lundi 22 septembre 2008

Vacances alsaciennes... et animalières !

Je reprends maintenant un billet que j'avais commencé à rédiger le 20 août, soit il y a plus d'un mois. Entre temps, la rentrée a eu lieu, la création de l'entreprise aussi, et ouf, on peut reprendre une vie "normale" pour une période de vendanges.

 

Cette année, nous avions décidé de partir au mois d'août dans la région de Grenoble, chez Olivier et Caroline, mes cousins, qui ont deux enfants de l'âge de nos deux aînés, et que nous ne connaissons toujours pas (ou très peu). (Les enfants, parce que Olivier, mon cousin, je le connais quand même un peu...)

 

Donc, nous devions partir le 10 août.

Sauf que le 2, devant la fuite d'eau persistante des WC du rez-de-chaussée, Jean-Luc a racheté un mécanisme pour la chasse d'eau, et a essayé de le mettre en place. Oui, mais voilà : l'ancien propriétaire avait tellement mal fait les choses, qu'il a été impossible de démonter l'ancien système : le réservoir s'est littéralement cassé en deux quand Jean-Luc a voulu le démonter ! Il a râlé, pesté... et finalement est retourné au magasin de bricolage pour rendre le mécanisme de la chasse d'eau, et racheter un WC complet, avec une cuvette suspendue et un mécanisme à encastrer dans le mur.

Il est rentré, et a commencé à démonter entièrement le WC, pour pouvoir mettre l'autre en place (le but du jeu était de gagner quelques centimètres dans cet espace très étroit (les visiteurs de ce blog qui se sont déjà rendu au Gobolistan savent de quoi je parle)). Oui mais voilà : quand Jean-Luc a commencé à mettre en place le mécanisme, il s'est rendu compte qu'au lieu de gagner de la place, on en perdait : à moins de creuser le mur arrière sur toute sa hauteur jusqu'à la fenêtre, et sur une profondeur importante, il était impossible de mettre en place la nouvelle cuvette sans qu'elle n'arrive quasiment jusqu'à la porte... qu'il aurait donc été impossible de fermer avec quelqu'un dedans. Ce qui bien entendu n'est pas du tout imaginable : vous imaginez un tel endroit dont la porte ne ferme pas, en plein milieu de l'entrée de la maison ????

 

Bref, deux décisions ont été prises à ce moment-là :

- La première, ce fut de racheter un autre WC, et de garder celui-ci pour la salle de bains (un jour, nous referons aussi totalement cette pièce, qui commence à donner par certains côtés, de sérieux signes de fatigue) ;

- La deuxième, ce fut de ne pas partir en vacances cette année, et de consacrer les dix jours qu'on avait à faire les travaux dans les toilettes (indispensable) et à se ballader dans la région.

 

Le 7 août, donc, après quelques jours sans WC au rez-de-chaussée, nous sommes donc partis visiter... les magasins de bricolage de la région. En commençant par ceux de Sélestat : Bricomarché, Mr Bricolage... rien de probant, ou alors très cher. Parce qu'entre temps, le projet à évolué : comme l'ancien propriétaire avait tout fait à l'économie, et qu'il ne savait pas poser du papier peint, Jean-Luc a décidé de décoller tout le papier des toilettes, et d'enlever le carrelage au sol, puis de tout refaire proprement, histoire d'avoir un lieu correct.

Nous étions donc à la recherche, le 7 août, non seulement d'un WC complet, mais aussi de carrelage pour le sol et les murs.

Rien à Sélestat.

Direction Colmar, à 20 km, chez Castorama. Et là, chouette ! Un grand choix de carrelages, de WC, et tout le matériel pour poser tout ça. Une bonne partie du budget vacances est donc partie dans le matériel, mais au moins, Jean-Luc avait les munitions pour débuter les travaux.

La vie s'est organisée de la manière suivante : Travaux le matin, et ballades l'après-midi.

Le 8 août, vendredi, Jean-Luc s'est attaqué au sol : il fallait enlever l'ancien carrelage, cassé, et ça s'est avéré plus long que prévu. Tout n'était pas donc enlevé à midi. Mais ça n'a pas empêché la famille de mettre à exécution l'emploi du temps décidé la veille : travaux le matin, ballades l'après-midi. Et ce jour-là, vendredi, c'est jour de livraison de fruits et légumes bio, vers 15h30... Pas de quoi aller très loin, donc. J'ai suggéré qu'on reste à Sélestat, et qu'on aille visiter la Maison du Pain, que nous n'avions jamais eu le temps ni l'occasion de voir... Ce fut chose faite, même si les enfants étaient particulièrement excités (impossible de faire en sorte que Rébecca tienne en place une seconde, et bien entendu, dans ces cas-là, elle entraîne joyeusement son frère et sa soeur derrière elle...) Bref, une visite, trois colères et trois Bretzels plus tard, nous voici de retour à la maison, juste à temps pour accueillir le livreur de légumes et de fruits.

Le 9, samedi, Jean-Luc a commencé à nettoyer les murs et le sol, et a découvert l'emplacement de l'ancien WC, avant la rénovation du précédent propriétaire : en biais, pour profiter de la diagonale la plus longue. C'était aussi la solution que j'avais suggérée, mais qui s'était révélée impossible à réaliser à cause du nouveau tuyau d'évacuation, installé par le précédent propriétaire...

L'après-midi, je devais animer un mariage : pas question, donc, de partir. Jean-Luc a donc commencé les travaux, et il avait été convenu qu'il mettrait du crépi sur le haut du mur, ainsi qu'au plafond, qu'il mettrait du carrelage jusqu'à 1,50 mètre du sol. Dont acte. Première étape : le crépi. Ca lui a pris tout l'après-midi, parce qu'il a fallu aussi le temps que ça sèche...

Le soir, nous avions de la visite, il a donc dû arrêter prématurément le chantier, pour que la maison soit présentable...

 

Le 10, c'était dimanche. Et comme tous les dimanche, Jean-Luc ne travaille pas. Le chantier n'a donc pas avancé ce jour-là. En revanche, il faisait beau, et nous sommes allés nous promener. Pas très loin non plus : Jean-Luc avait entendu parler d'un jardin de papillons. Nous avons donc voulu savoir de quoi il retournait, surtout qu'il nous avait dit aussi qu'il y avait également des poissons...

15h30 : nous voici au Jardin des Papillons de Hunawihr, dans le bas du village. Et là, ça a très bien commencé : ballade dans un jardin très fleuri, puis sous une serre reproduisant les conditions climatiques des pays tropicaux (chaud et humide, quoi). Un enchantement pour les yeux : des centaines de papillons à portée de main, en liberté... ainsi que des caméléons, des grenouilles tropicales... mais pas de poissons.

Déçus de ne pas les avoir vus, nous sommes repartis, il était environ 17 heures. Et après avoir tourné dans le coin, nous avons réalisé que les poissons ne sont pas au même endroit que les papillons, mais juste à côté, au parc des Cigognes et des Loutres de Hunawihr (juste derrière en fait). Sauf que bien sûr, nous n'avions pas apporté de goûter pour les enfants, que nous n'avions qu'un peu d'eau, et que BBK n'avait pas fait de sieste. En plus, j'avais oublié l'appareil photo (sinon, il y en aurait sur le sujet des papillons !).

Bref, Jean-Luc et moi avons décidé de rentrer à Sélestat, en passant par les vignes : le frère de Jean-Luc, Vincent, avait appelé la veille pour dire qu'il y avait des chasselas précoces mûrs dans certaines parcelles. Le 10 août, du raisin  !

Direction Bergheim, donc, et là nous avons rencontré un ami de Jean-Luc, viticulteur également, avec ses trois enfants, qui venait vérifier l'état sanitaire de ses vignes, toutes proches de celles de Jean-Luc et Vincent.

Ils sont donc partis dans les parcelles entre copains, et ont discuté un moment. Quand ils sont revenus, ce fut pour nous apprendre qu'il n'y avait plus de chasselas : les oiseaux avaient tout mangé ! Jean-Luc a pu ramener deux grappes de muscat quasiment mûr également, et vraiment très bon ! Désaltérant, pas trop sucré... excellent !

 

Lundi 11 août : les travaux ont pu débuter vraiment : Jean-Luc a commencé à poser le carrelage, en commençant par les murs. Avant, il avait pu s'énerver un peu sur le tuyau de raccordement, trop court. Le samedi, il avait donc passé une partie de l'après-midi au magasin de bricolage pour trouer un tuyau souple permettant de raccorder le WC au tuyau d'évacuation existant. Pour se rendre compte qu'il était impossible d'installer le système sans creuser le mur, sous peine de ne pas pouvoir fermer la porte... Retour à la case départ. Avant mon départ pour le mariage, l'après-midi, il est donc retourné chercher un marteau-piqueur à Bergheim, histoire d'avoir le bon matériel : au burin et au marteau, il lui aurait fallu plusieurs jours...

Ce lundi 11 donc, le trou était fait, et il ne restait qu'à installer le WC. Le carrelage pouvait donc être posé. Compte-tenu de l'étroitesse de la pièce, il lui a fallu toute la matinée pour faire deux murs et commencer le troisième.

L'après-midi, nous avions besoin de nous aérer, nous somme donc repartis à Hunawihr, avec cette fois-ci suffisamment d'eau. Et nous sommes allés au parc des Cigognes et des Loutres, qui est en réalité un centre de réintroduction de ces animaux en voie de disparition dans une bonne partie de la France. Notez qu'avec le temps, je deviens moins bête : je n'ai pas oublié l'appareil photo !

 

Nid de cigognesP1010185Cigognes en libertéLes nouveaux-nés de 2008

 

Alors, bien sûr, au Parc des Cigognes et des Loutres de Hunawihr, il y a... des cigognes !

 

Mais il y a aussi... des loutres ! Si si ! La preuve en images :

 

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Alors je ne sais pas si vous avez déjà vu une loutre, mais je peux vous dire que ça nage bien, et très vite ! Pour avoir quelques photos correctes où on peut la deviner, vous n'imaginez pas le nombre de clichés que j'ai dû effacer... Heureusement que ce sont des photos numériques ! La loutre, elle, sait se faire désirer !

 

Toujours dans ce parc, il y a d'autres animaux tout aussi intéressants : des ragondins, des oiseaux d'eau, des poissons... Toute une faune plus ou moins aquatique plutôt rigolote.

Et surtout, il y a le spectacle ! A ne rater sous aucun prétexte. Parce que le spectacle, c'est un show fait par les animaux eux-mêmes : une démonstration de pêche. Au menu : la loutre, le cormoran, les manchots, l'otarie... que du beau monde pour assurer le spectacle. Nous avons même vu des ragondins, qui nous avaient échappé dans leur habitat "naturel" lors de la visite juste avant.

 

Et revoici quelques photos pour vous faire une idée :

 

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Alors j'ai bien essayé de prendre en photos la loutre, mais elle était tellement rapide, que cette opération s'est révélé être une mission totalement impossible. Donc, voici le résultat. Sur la première photo : c'est un ragondin (une bestiole qui nage très bien, et qui est une sorte de croisement entre un gros rat et un castor (sans la queue plate)). La deuxième photo rappelle que nous sommes dans le parc des Cigognes : l'une d'elles a assité au spectacle du haut de son perchoir, en faisant régulièrement des allers-retours au-dessus de nos têtes, au grand plaisir des enfants bien sûr. La troisième photo était une tentative pour vous montrer la loutre, mais finalement, on ne voit que le bassin... Sur la quatrième et la cinquième, vous pouvez admirer les manchots à l'ouvrage, et sur les deux dernières, nous avons pu bénéficier du "métier" de l'otarie, qui s'est mise à poser devant les spectateurs, en faisant tout le tour du bassin...

 

Au parc des Cigognes et des Loutres, il y a aussi... des aquariums ! Les fameux poissons que nous n'avions pas vus !

Donc, les voici :

 

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Et comme un parc animalier sans attractions pour enfants n'en est pas un, celui-ci n'a pas dérogé à la règle. Nous avons donc fait un détour par les toboggans et autres parcours de santé :

 

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Même BBK s'y est mise ! Et elle n'était pas la dernière...

 

Bref, tout ça, c'est bien, et on en a pris plein les mirettes...

 

Mais voilà, les vacances, ce n'était pas fini !

Le jour suivant, malheureusement, il a plu. Comme durant un certain nombre de jours du mois d'août par la suite. Donc, nous sommes restés à la maison. De toute façon, il fallait avancer les travaux.

Mais le jour suivant, il ne pleuvait plus ! Et nous avons pu continuer nos ballades alsaciennes. Cette fois-ci nous avions jeté notre dévolu sur la volerie des aigles. Un circuit que j'avais déjà eu l'occasion de faire quand j'étais petite fille, couplé à la montagne des singes, à Kintzheim. Là, nous avons décidé de faire les deux, mais pas le même jour (les enfants n'auraient pas suivi...).

Donc, nous avons commencé par les aigles. Et les enfants ont beaucoup apprécié ! Là aussi, un spectacle nous a permis de voir les rapaces en pleine action, certains volant au ras des têtes. J'ai même dû forcer Nathanaêl à se baisser : il aurait pu se faire "taper" par un faucon...

 

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Le lendemain, après la sieste de BBK, nous sommes repartis à Kintzheim, mais pour y voir les singes. Seulement, là encore, il faudra me croire sur parole : j'avais une fois de plus oublié l'appareil photo... Ceci dit, les enfants ont apprécié : les singes sont en liberté dans un parc immense, de plusieurs dizaines d'hectares, et on peut les approcher, moyennant quelques précautions. Seul un quart du parc est ouvert au public, histoire de préserver la qualité de vie des singes, puisque le parc a là encore une mission de protection et de réintroduction, avec des programmes réguliers de réintroduction des singes en Afrique du Nord.

Noémi a pu montrer qu'elle n'avait pas peur des singes : au bout de deux essais, elle a finalement réussi à donner au singe le pop-corn qu'on lui avait confié. Quant à Nathanaël, un peu plus impressionné, il m'a délégué cette tâche, en me montrant régulièrement un singe, à qui il destinait un morceau de pop-corn : "Tiens maman, tu peux lui donner ?" Il a donc testé "par procuration", et a beaucoup aimé ! BBK, de son côté, a voulu approcher un singe de très près, et celui-ci n'a pas du tout aimé l'intrusion. Il a donc foncé sur notre petite intrépide, et lui aurait vonlontiers griffé le visage si Jean-Luc n'était pas intervenu... BBK aurait-elle un tempérament d'aventurière ?

 

Les vacances ont petit à petit pris fin. Nous sommes encore allés à Bergheim voir la Grand-mère de Jean-Luc, ainsi que les grands-parents des enfants... quelques ballades en ville, et il a ensuite été temps de terminer les courses pour la rentrée. Les travaux ont pris fin, et nous avons maintenant un joli lieu au rez-de-chaussée... plus agréable qu'avant, en tout cas !

 

La suite, vous la connaissez...

 

 

mercredi 17 septembre 2008

Vendanges

Ca y est ! Les vendanges ont débuté !

 

Les réjouissances ont commencé lundi matin, le 15, date officielle de l'ouverture des vendanges pour le Crémant d'Alsace.

Depuis lundi, donc, notre rythme de vie a pris une autre tournure, qui sera désormais la nôtre chaque jour de récolte. Lever tôt le matin, coucher tard le soir, voire pendant la nuit...

La journée type, quand je ne "travaille" pas (c'est-à-dire quand je ne suis pas à l'ISSM), ça donne à peu près ceci :

Lever 6h30-6h40 en même temps que Jean-Luc, douche pour moi, puis on descend préparer les enfants pour l'école, les jours où ils vont à l'école, bien entendu.

7h30 : Jean-Luc est en général prêt à partir, et je n'ai plus qu'à houspiller Noémi pour qu'elle se dépêche de terminer son petit déjeuner.

Jean-Luc parti, le stress commence à monter chez moi (je ne sais pas pourquoi, quand je suis seule, je suis plus irritable...).

A 8 heures au plus tard, Noémi doit être à l'école, CP oblige. Lundi dernier, il était 8h05 (on était déjà en retard...), et mardi, elle a énervé son père et a traîné tellement qu'ils ne sont arrivés qu'à 8h15... et comme elle avait honte d'être en retard, il a même fallu que son papa l'accompagne jusque dans la classe... Ce qui lui a encore fait perdre du temps, parce qu'après, il fallait accompagner Nathanaël à la maternelle et le préparer (lui faire mettre ses chaussons, retirer la veste, mettre le ticket de cantine dans la boîte aux lettres de l'entrée... Bref, l'entrée de Nath à l'école, c'est en gros 15 minutes... sans compter BBK qui en général file visiter la classe d'en face au moment où il faut partir...).

 

Toujours est-il que lundi, donc, à 8h05, Noémi a passé le portail de l'école, et est entrée en classe. 8h25, je sors de l'école maternelle avec BBK, je la mets dans la voiture, et c'est parti pour les courses. Oui, le lundi matin, je fais les courses. Ca évite d'avoir à les faire avec les enfants le soir, et en général, le matin, il y a moins de monde, donc on va plus vite parce qu'on attend moins longtemps aux caisses. Seulement voilà, lundi dernier, les courses ont été plus longues que d'habitude (la semaine dernière, j'étais rentrée à 9h05, record imbattable actuellement au Gobolistan, sachant que Leclerc n'ouvre ses portes qu'à 8h30, j'ai donc tout fait en moins de 30 minutes, puisqu'il faut 10 minutes pour rentrer du Leclerc à la maison, en voiture). Lundi 15, donc, les courses ont été plus longues, parce que cet après-midi, mercredi, Noémi fête son anniversaire avec ses copains de classe. D'habitude, on fait ça en été, mais là, c'était un peu juste à organiser, avec les examens, les résultats des examens, les anniversaires des copains... Donc, j'ai préféré reporter en septembre (après tout, elle est du 21 août, ce qui fait que la fête est quand même plus proche de sa date d'anniversaire que si je le fais le 3 juillet...).

Organiser un anniversaire, c'est un minimum de préparatifs quand même : s'assurer qu'on a assez d'oeufs, de levure et de sucre vanillé pour faire les gâteaux et les crêpes pour les enfants, racheter quelques bougies d'anniversaires (elles ont tendance à s'user assez vite, quand on fête plusieurs fois les anniversaires des enfants), prévoir quelques petits cadeaux pour les enfants invités, ne pas oublier les serviettes en papier, la nappe, les décorations, et zut, ils n'ont plus de ballons, mais bon, on fera avec ou plutôt sans... et puis il faut penser aux bonbons, aux sodas, aux chocolats à distribuer l'après-midi... Que des choses que nous n'achetons que pour les anniversaires, justement (à part les chocolats...).

Donc, lundi matin, j'étais de retour avec BBK à 9h45...

Et là, je me rends compte qu'il n'y a plus de pain. Je mets les lutins à contribution, parce que si nous avons des "esclaves" au Gobolistan, c'est pour qu'ils travaillent, pas pour que je fasse tout à leur place par bonté d'âme. Donc, j'ai mis ce qu'il fallait dans le bol mélangeur et la machine a fait le reste.

Même chose à la buanderie : une tonne de linge sale à laver, et donc, du travail pour les lutins de la machine du sous-sol. On en profite pour ranger quelque peu la salle de jeu, et j'ai fini par démonter la tente de Noémi (cadeau de sa marraine pour son anniversaire, que je remonterai tout à l'heure pour que les enfants puissent y jouer, mais qu'il me fallait à tout prix ranger, pour pouvoir faire un peu de place et de ménage là-dedans...).

Autre tâche : depuis quelques temps, à l'ISSM (depuis la rentrée, en fait), certains formateurs ont eu une très bonne idée : on prépare chacun le repas de midi à tour de rôle, les mardi et jeudi. Ca évite d'avoir à penser à la préparation d'un repas chaque jour, et c'est très convivial : les informations s'échangent aussi beaucoup de cette manière informelle, soit autour d'un repas, soit devant un thé ou un café. Je n'ai malheureusement jamais le temps de participer aux petits déjeuners avec les autres, à cause de la masse de travail en doc. En revanche, ces déjeuners communs sont formidables, ça tombe de toute façon les jours où je travaille, et en plus, à l'heure de ma pause. Jeudi dernier, donc, Sébastien nous avait préparé des lasagnes, avec framboises et fraises du jardin (si si, il en avait encore !), melon, et un petit vin rouge.

Je n'ai pas fait si élaboré, mais mardi, hier, c'était mon tour. Il restait du paté en croûte de l'anniversaire de François, j'ai complété avec une salade de tomates du jardin avec de la feta (pas du jardin celle-là) et des pommes bio. Le repas a été apprécié, notamment de Julie, la fille d'une des formatrices. Mais tout ça, ça veut dire aussi qu'il faut y penser avant... Mon autre tâche a donc été de réfléchir intensément au sujet de ce repas : en général, j'ai beaucoup, beaucoup de mal à trouver des idées de repas. Et quand je dis beaucoup de mal, je devrais dire plutôt que s'il était possible de se passer de repas le soir, je le ferais volontiers (et à midi aussi, tant qu'à faire). Autrement dit, le jour où on aura inventé les pilules nutritives, je serai contente..., et je regretterai le temps où on cuisinait à la maison, sans doute. Parce que ne croyez surtout pas que je n'aime pas ça. C'est juste que je manque cruellement d'imagination, quand il faut trouver tous les jours des menus différents pour manger sain et équilibré...

 

Bref, Lundi, je suis donc rentrée des courses à 9h45, j'ai mis la lessive en route, j'ai vidé la machine à laver la vaisselle (qui s'était terminée entre temps), et j'ai rangé les courses. Et comme je suis finalement une grande enfant, ça m'a pris le reste de la matinée, parce que oui, j'ai profité des cadeaux des enfants. J'ai tout sorti des boîtes, et je les ai tous essayés les uns après les autres ! Du coup, c'est vrai que ça prend pas mal de temps. Ce ne sont que de petits jouets, mais il y a des choses sympas : toupie, crécelle, trucs qui font du bruit quand on souffle dedans, trucs qui volent quand on tire sur le fil, bidules à trous où il faut mettre des billes, mini-flippers où selon l'endroit où tombe la bille, on gagne 100, 500, 1000, 2000 ou 5000 points, mini voiture, scooter, camion ou moto... Bref, de quoi remplir de petits sachets pour faire plaisir aux enfants.

Oui mais voilà, se pose un autre problème : après vérification, mon stock de sachets est épuisé. Il m'en reste en tout et pour tout 2. 2 pauvres malheureux et solitaires sachets à Bredalas... Et bien entendu, chez Leclerc, des sachets, ils n'en ont pas encore, tout simplement parce que ce n'est pas encore l'Avent, et que les Bredalas, on n'en fait que pendant l'Avent. Donc, on n'a pas besoin de sachets à Bredalas hors période de l'Avent, sauf si on utilise les sachets à Bredalas pour autre chose que pour y mettre des Bredalas, ce qui est mon cas, mais du coup, ben des sachets, je n'en ai pas assez...

 

Dilemme.

Que faire ?

Comment faire pour préparer des paquets de jouets, bonbons et chocolats pour 12 loustics entre 2 et 6 ans, sans contenants ???

 

Internet.

Origami.

Ouais !

 

L'après-midi, donc, après le déjeuner (vous vous souvenez ? Il m'a fallu tout le reste de la matinée pour ranger les courses !), après le déjeuner donc, j'ai couché BBK, et je suis montée au bureau. Et là, les lutins de l'ordinateur ont formidablement bien coopéré. Ils m'ont donné ce que je voulais : des patrons de boîtes en papier, en origami.

Oui mais voilà, une boite en papier, pour qu'elle soit solide, elle doit être bien faite. Et en plus, je suis limitée par la taille des feuilles de papier. Je m'explique. Une boite carrée, ça se fait avec un papier carré. Logique. Et pour obtenir un papier carré avec une feuille A4, il faut en couper un bout, de manière à obtenir un carré de 21 cm de côté (le plus petit côté de la feuille A4, donc). Et la taille finale de la boîte, c'est 1/4 de la dimension d'origine. Autrement dit, avec un carré de 21 cm de côté, on obtient une boîte de 21/4=5,25 cm de côté.

Pas bien grand comme boite, donc.

Alors j'ai essayé autre chose : j'ai essayé d'agrandir le carré, en collant deux feuilles A4 l'une contre l'autre, et d'avoir un carré de 29,7 cm de côté. Mais du coup, je l'ai recouvert de papier autocollant, pour avoir une boîte plus solide, sinon, ça ne tient pas. Ben oui, mais je n'ai pas assez de papier autocollant pour 12 boîtes, donc l'idée ne peut pas marcher non plus.

Alors, j'ai cherché un autre modèle de boîte. Qui semblait très bien sur le site. Mais soit je n'ai rien compris aux explications, soit c'est infaisable, toujours est-il que j'ai tourné dans tous les sens sans trouver comment ça marche.
Bref, j'ai quand même fait mes 12 petites boîtes carrées, et j'ai mis les petits cadeaux dedans. C'est bien, ça tient, mais si je leur donne les boîtes comme ça, elles n'arriveront jamais jusqu'à chez eux intactes...

Bon sang, que faire ????

 

Idée : emballer les boîtes. Oui, mais il faut pour cela du papier d'emballage. Le papier cadeau, ça ne va pas, le craft, ce n'est pas joli, le papier transparent, qu'on utilise pour couvrir les livres, c'est trop épais, et de toute façon, ça sert surtout à couvrir les livres...

Les serviettes en papier ! Des vertes pour les garçons, des roses pour les filles, ça devrait le faire.

Ni une, ni deux, je teste, mais il faut un lien pour fermer la serviette, sinon, même conséquence : ça n'arrivera pas entier au domicile des enfants... Donc, je fouille et farfouille... et finis par trouver un reste de ficelle dorée que j'utilisais l'an dernier pour fermer les sachets de Bredalas. Ca ira : je commence l'emballage.

 

Bon sang ! Il est déjà 17h15 ! Il faut aller chercher les enfants à l'école !

Au moment où je m'apprête à partir, bien entendu, BBK se réveille ! Je file dans sa chambre, la récupère, la change, et c'est parti pour le biberon : les autres auront goûté au périscolaire : si je lui donne à manger en rentrant, ils voudront manger aussi, c'est courru d'avance.

Donc, biberon pour BBK, et c'est parti pour l'école.

Une fois arrivée, je me gare devant la porte du préau, histoire de m'éviter de faire le tour... pour me rendre compte qu'elle est fermée à clef... Zut, je vais donc avoir à faire le tour... Mais non ! Bizarrement, le portillon qui donne sur le bâtiment où se trouve le RASED (Réseau d'Aide Scolaire aux Enfants en Difficulté) est ouvert, ainsi que le portail, un peu plus loin. Etonnée, je passe par là, et rentre dans la cour, accompagnée de BBK. Et là, je tombe sur Louise, la responsable, qui m'interpelle d'emblée à propos de ce qu'a dit Noémi la semaine précédente : selon elle, elle doit attendre sous le préau à 17h15, après l'étude surveillée, que Jean-Luc aille la chercher, avant qu'il n'aille chercher aussi Nathanaël. Oui mais voilà, Louise n'est pas du tout de cet avis. Noémie est inscrite au périscolaire après l'étude surveillée, elle doit donc y aller, même si c'est seulement pour 2 minutes. Louise me fait donc tout un sermon pour un truc que je ne comprends qu'à peine (qu'en est-il de la réalité ? Noémi a-t-elle bien compris ce que Jean-Luc lui a dit ???). Bref, je n'épilogue pas, j'approuve à 100% ce que dit Louise, et je vais chercher mes deux loustics. Retour à la voiture : on retraverse toute la cour dans l'autre sens, et on passe cette fois, guidés par Nathanaël qui ouvre la marche, par le portail tout au fond de la cour. Re-interrogation muette de ma part : et si un enfant se sauvait ? Est-il normal que 3 points d'entrée (et de sortie) soient ouverts, alors que la porte du préau est fermée ? Dans la cour, le soir, il y a des enfants entre 3 et 8 ans. Si les plus grands savent qu'ils ne doivent pas sortir, je ne suis pas convaincue que les petits de trois ans le comprennent. Alors bien sûr, ils ne sont pas seuls, livrés à eux-mêmes. L'équipe d'encadrement est là, et en hiver, les enfants sont à l'intérieur à dessiner. Mais quand il fait beau, comme c'est le cas cette semaine, ils sont beaucoup dehors...

Bref, ceci m'amène donc à la voiture, et là, ça devient formidable. Je n'ai plus grand-chose à faire en réalité. Parce que ce qui est bien, avec les enfants, c'est qu'ils grandissent tous les jours. Et qu'en plus, ils ont cette faculté de toujours vouloir faire "tout seul" !

 

Au Gobolistan, ça donne ceci :

 

Nathanaël s'habille seul le matin, ainsi que Noémi. BBK allume la lumière seule quand elle est sur la table à langer. Gobolovitch et Gobolovna se lavent seuls les dents et les mains, Gobolovna prend seule sa douche, Gobolovitch se lave et se rince seul dans le bain. BBK innonde seule la salle de bains. Gobolovitch et Gobolovna montent seuls dans leur chambre et se mettent seuls en pyjama le soir, ils montent seuls dans la voiture, et s'y attachent seuls. BBK enlève seule ses chaussures, et ses chaussettes, dès qu'elle a dix secondes devant elle, et que je ne regarde pas ce qu'elle fait.

Conséquences :

1- Je n'ai plus besoin de faire deux fois le tour de la voiture pour attacher les enfants à leurs sièges.

2- En cas d'urgence, je peux démarrer la voiture avant qu'ils ne soient attachés, et ils s'attachent pendant qu'on roule : en général, c'est fait avant même que j'aie quitté l'allée de la maison.

3- J'ai acheté des chaussons et des chaussures à lacets à BBK le même lundi 15 septembre : maintenant, elle ne peut plus les enlever seule. En revanche, elle s'entraîne maintenant à mettre seule des chaussettes par-dessus les chaussons. Il y a encore du boulot.

 

Retour à la maison. Avec tout ça, il est déjà plus de 18h. Et bien entendu, les deux grands me posent la rituelle question : "Est-ce qu'on peut aller chez Clément ?" (je précise que Clément est un enfant de 4 ans, qui se trouve être notre voisin, et également dans la même école que les enfants). Il est donc impossible de ne pas voir Clément tous les jours. Et d'aller chez Clément tous les jours. Et de jouer avec Clément tous les jours, de l'inviter tous les jours. Heureusement, les parents de Clément et nous, on s'entend plutôt bien. Ce qui fait que cet été, c'était à tour de rôle : Clément venait 1 heure à la maison, puis il allait goûter chez lui, et les nôtres allaient ensuite chez lui (en vélo, il faut bien s'entraîner !) pour une petite heure. A 18 heures, chacun retournait dans ses pénates, et en route pour le bain. Oui mais voilà : les vacances sont finies, et le retour le soir se fait vers 18 heures. Il est donc impossible d'aller chez Clément après l'école.

Heureusement, il y a les mercredi et les samedi. Ca aide.

 

18 heures 30, il est l'heure pour les enfants de se mettre en pyjama. Bien entendu, ils se décident à ce moment-là pour aller prendre un bain, alors que ça fait déjà environ une demi-heure que je leur demande de monter à la salle de bains. Seulement voilà : A 20 heures, j'ai une réunion pour la rentrée de Noémi, à l'école primaire. Les enfants n'ont pas mangé, le repas n'est de toute façon pas prêt... Je vais devoir sévir, pour qu'ils aillent se mettre en pyjama. Tant pis, demain c'est le même cirque, encore pire même parce que je ne rentre qu'à 19 heures et je repars à 20 heures, le bain attendra donc mercredi. Pendant les vendanges, il faut s'adapter.

 

19h15 : j'appelle la baby-sitter pour qu'elle vienne 10 minutes avant 20 heures (bien entendu, quand j'ai demandé la veille si elle pouvait venir, je lui ai donné l'heure de la réunion, et je n'ai, comme d'habitude, pas tenu compte du temps qu'il me fallait pour aller à la réunion. Ce qui fait que si je lui dis de venir à 20 heures et que la réunion est à 20 heures, je serai forcément en retard à la réunion. Vous suivez ?).

Donc, je téléphone pendant que les carottes cuisent. 19h20 : j'appelle les enfants. Noémi et Nathanaël sont en pyjama, ils descendent manger, et bien entendu, regardent avec suspicion ce qu'il y a dans la poêle. Quand Noémi découvre qu'il s'agit de carottes à la crème avec un reste de pâtes et des lardons (des macaroni carbornara aux carottes, donc), elle donne son accord, et du coup, Nathanaël déclare que c'est bon et qu'il aime les carottes. J'installe BBK devant son assiette et je la laisse se dépatouiller avec ses carottes. Elle souffle dessus, me signifiant donc, comme d'habitude, et même si ce n'est pas le cas, que c'est trop chaud, je souffle avec elle, elle croit que c'est moins chaud, et accepte de manger.

19h35 : après la compote de Nathanaël et de BBK et le chocolat liégeois de Noémi, direction les chambres : histoire, prière, bisous, dodo.

19h50 : Béatrice, la baby-sitter, arrive, comme d'habitude à l'heure pile (avec cette jeune fille, au moins, pas de stress...). Elle s'attendait à devoir mettre les enfants au lit après leur avoir donné à manger, découvre qu'ils sont déjà au lit, et me demande donc si je peux lui donner une feuille de papier pour qu'elle puisse écrire une lettre... puisqu'elle pensait avoir plus de choses à faire et qu'elle n'a du coup rien prévu... Je file au 2e lui trouver une feuille blanche et un stylo, et je file à ma réunion.

 

Et les vendanges, dans tout ça, me direz-vous ?

J'ai appelé mon cher mari au moins dix fois dans la journée. Il est content : il y a du vent, et du Nord, de surcroît, ce qui a l'immense avantage de sécher très rapidement les vignes, et donc d'éviter de récolter trop d'eau, ou plutôt de récolter des grappes plus mûres, avec un taux de sucre plus élevé. L'inconvénient, c'est qu'il a beaucoup plu les derniers jours, et qu'il a commencé à faire froid. Donc, ça pourrit. Très vite. Pour le premier jour, ça va : les grappes pourries ne sont pas trop importantes : il suffit de couper ce qui n'est pas bon (parce que pour faire du Crémant, le raisin récolté doit être parfaitement sain...). D'autre part, il a eu la visite de pas moins de 4 camping-cars aujourd'hui, donc 4 clients, qu'il a dû servir (il faut expliquer comment on travaille, comment est fait le vin, faire déguster les différents types de vins... ça prend du temps !), mais il était content : c'était une bonne vente ce soir !

 

Seulement, ça se gâte dès le deuxième jour... Alors que lundi soir, en rentrant à 23 heures, pendant que j'étendais la lessive, Jean-Luc m'avait dit qu'il vendangerait toute la semaine, et que ce serait fini samedi, il m'a annoncé hier soir qu'il vendangerait certainement aussi lundi... Sauf que moi, de mon côté, j'ai prévenu ma directrice que comme il ne vendangerait pas lundi prochain, je pouvais venir remplacer Magali, qui part jeudi en congé maternité (les premières lettres de candidature pour son remplacement à compter du 15, pour qu'on ait le temps de former la suivante sont arrivées... lundi 15 !).

Bref, une fois de plus, on va être coincés... Mais l'habitude aidant, on trouvera bien une solution à tout ça.

Le Crémant commence donc tout doucement à rentrer.

Dans un premier temps il faut presser le raisin. Jean-Luc le fait le soir, à partir de 17 ou 18 heures (à cette heure-là, le soleil est encore bien présent, mais il se couchera un peu après 18h30, ce n'est donc pas une question de lumière, mais surtout de température et de temps) : il faut peser les cuves, les benner dans les pressoirs, presser le raisin lentement, goûter les jus de manière à arrêter avant qu'il ne soit astringent... Le tout prend quand même environ 6 heures... ce qui est peu ! Pour les génériques, le cycle prend plus de 10 heures, et une de plus pour les vendanges tardives et les grains nobles...

 

Mardi, le même cirque recommence : emmener les enfants à l'école, aller vendanger, rechercher les enfants à l'école, préparer le dîner, s'assurer que les enfants mettent leur pyjama pour Jean-Luc. De mon côté, départ à 7h30 avec le repas pour les collègues, retour à 19 heures par le train (5 minutes de retard, une fois de plus), départ de Jean-Luc à mon retour (il doit retourner au pressoir, Vincent étant de garde auprès de ses propres enfants pendant que sa femme travaille de nuit, trois jours de suite, cette semaine), dîner, coucher des enfants, rangement de la cuisine, accueil de la baby-sitter (Mathilde, la petite soeur de Béatrice), changement de vêtements pour mon premier cours de Tai Chi Chuan (oui, je sais, ça fait beaucoup, mais c'est finalement le seul truc que je ne fais pas pour les autres... mais pour moi ! et ça fait un bien fou !!!), retour à 22 heures (parce qu'avec Charlotte (la maman de Louis, qui est dans la classe de Noémie), qui commence le Tai Chi en même temps que moi, on a un peu papoté, juste une demi-heure !), payer la baby-sitter, fermer la maison, envoyer un mail au curé pour les dates où je serai disponible pour l'animation des messes (sinon, je devrai aller à une troisième réunion, ce soir, après avoir passé la journée avec 12 loustics...), et enfin, me coucher, au moment où Jean-Luc sort enfin de la douche : il est rentré un peu après 23 heures, et il a moins vendangé qu'hier : le raisin a eu le temps de pourrir plus, il a fallu faire plus de tri...

 

Aujourd'hui mercredi, c'est le jour des enfants... et de l'anniversaire. Il est bientôt 11 heures, je vais aller mettre une lessive en route, faire un gâteau au chocolat, préparer la pâte à crèpes, faire du pain, préparer le déjeuner... et si j'ai encore le temps, ranger un peu le salon (pas forcément tout dans cet ordre-là, sachant qu'il faudra quand même faire manger les enfants dans environ une heure...).

 

A bientôt, donc, pour le récit des prochaines aventures des Goboloviens au Gobolistan !

vendredi 12 septembre 2008

Un si long silence...

Rien depuis 10 jours !

Rien, pas un message, mais pourquoi ?

 

Parce que figurez-vous que c'est la rentrée, et que ce sont bientôt les vendanges, et que je suis en train de démarrer mon entreprise, version outils commerciaux, cette fois-ci.

Depuis 10 jours, donc, je n'ai pas chômé :

- réunion de rentrée pour Gobolovitch

- création et édition de cartes de visites, tarifs, tracts pour la publicité (ben oui, c'est bien de créer une entreprise, mais c'est mieux si en plus on peut trouver des clientes, parce qu'une esthéticienne sans clientes, ça ne peut pas survivre très longtemps).

- distribution desdits tracts et tarifs, aux personnes susceptibles d'être intéressées : ma sage-femme pour ses patientes (qui cherchent des huiles de massages pour leurs bouts'choux), et pour elle-même aussi, la sage-femme d'Aurélie, très portée sur les Fleurs de Bach, les copines (elles m'ont soutenue pendant mon apprentissage, elles ont droit à mes tarifs et à ma carte de visite "pro"), ma collègue à l'ISSM (elle a découvert il y a trois jours que j'étais esthéticienne, et ça l'intéresse beaucoup, au moins pour les produits), le livreur de légumes et de fruits bio (je l'ai loupé cet après-midi, il a laissé les légumes dehors et est reparti en pensant sans doute que je n'étais pas là, je crois qu'il n'a pas encore repéré la sonnette...), l'unité Alzheimer de l'hôpital, où ma visite est attendue (j'aurais d'ailleurs dû y faire un stage si j'en avais eu le temps), et je vais bientôt aller prospecter dans les magasins bios, mais il y en a un qui va sans doute fermer (la propriétaire a décidé de travailler comme commerciale pour "Les Sens des Fleurs", la gamme avec laquelle je travaille), et un autre qui va ouvrir à la place de la mercerie qui a fermé l'an dernier... Reste la superette du centre-ville, et le supermarché de la ZI Nord, ainsi que l'esthéticienne qui m'a accueillie en stage, mais là, je ne dois faire de la pub qu'avec ma carte de visite, il ne serait pas honnête pour moi de chercher à lui piquer sa clientèle...

- Mise à jour du site internet. Et là, ben c'est difficile. Donc, j'abanonne le site, et je transfère ce que je peux transférer sur le blog.

D'ici peu, je retirerai le lien du site pour ne laisser ici que celui du blog.

- Programmer mes soins. J'ai un rendez-vous demain ! comme quoi, ça sert à quelque chose de distribuer ma carte aux copines de l'école des enfants ! Là, c'est la maman de l'ex-fiancée de Nathanaël, Elisa, qui a besoin de mes services ! Epilation des sourcils, c'est peu, mais il faut bien commencer par quelque part...

- Bataille avec Casimir, à Mulhouse, qui angoisse pour le départ en congé mat' de Magali. Du coup, il me fait stresser parce qu'il fait bourde après bourde, et que je dois tout reprendre derrière. Ca s'annonce costaud pour la suite, d'autant plus qu'on n'a pas encore de remplaçante pour Magali, et que vendanges obligent, je ne pourrai pas venir beaucoup plus que ce que je fais déjà, vu qu'on n'a pas de nounou pour BBK... Ca s'annonce corsé !

- Reporter les rendez-vous pour Nathanaël et moi, la semaine prochaine : mercredi matin, je devais aller voir l'allergologue, et ce n'est pas possible, parce que j'ai les trois enfants, que Jean-Luc vendangera ce jour-là, et que l'après-midi, on a invité les copains d'école de Noémi pour fêter ses six ans...

 

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes, si ce n'est qu'il manque toujours au moins 3 heures dans chaque journée... pour pouvoir tout faire dans les temps !

 

Ceci dit, je n'aime pas l'inactivité. Je suis donc servie. Impossible de s'enuyer au Gobolistan ! et quand on veut, ben on n'y arrive pas...  Vous savez quoi ? J'aimerais bien m'ennuyer un peu de temps en temps...

Bientôt reviendra le temps des bricolages pour le marché de Noël des enfants de maternelle, et puis le temps des bredalas pendant l'Avent, et ça, ça va être une belle période. En attendant, on ne va pas s'ennuyer, et ça, c'est quand même plutôt chouette.

 

Encore bonne rentrée à toutes et à tous !

mardi 2 septembre 2008

Dates...

J'aime bien les dates.


Jean-Luc et moi, on s'est fiancés le 27 décembre 2000. Juste après Noël, parce que c'était pas possible de le faire le jour de Noël.

Nous avons pris la décision de nous marier le 1er juin 2000, un jeudi de l'Ascension.

Nous nous sommes mariés le 30 juin 2001, histoire de couper l'année pile-poil en deux.

BBK a été baptisée le 31 décembre 2006, jour de la Sainte Famille.

etc.

 

Hier, le 1er septembre, j'ai fêté avec moi-même deux événements importants pour mon travail (mes, en fait).

Hier, le 1er juin, cela a fait exactement 10 ans jour pour jour que je suis entrée à l'ISSM. 10 ans. L'âge de la mâturité ? Je ne sais pas, mais quand je regarde un tout petit peu en arrière, je me dis que j'ai fait du chemin, et que la situation a très nettement évolué...

 

Hier, le 1er juin, c'était aussi le premier jour officiel de ma deuxième activité, et en plus, j'ai eu ma première cliente !

Un double anniversaire, donc, qui me fait regarder les choses avec un peu de nostalgie (un tout petit peu), et beaucoup de joies ! Joie dans mon travail de documentaliste, parce que c'est un métier (en tout cas à l'endroit où je l'exerce) qui ne connaît pas la routine, qui bouge tout le temps, où des tas de choses sont toujours en construction, en évolution, au gré des idées des uns et des autres... et qui est surtout passionnant à travers tous ces documents qui nous passent entre les mains.

Joie aussi dans mon travail d'esthéticienne, parce que malgré les incertitudes, malgré les doutes, les difficultés qui ne manqueront pas de se poser un jour ou l'autre, c'est aussi un travail passionnant par les promesses de rencontres... et tout ce qui peut être construit au fil du temps avec les personnes que je vais avoir la lourde tâche de rendre "belles", au moins à leurs yeux. Je n'ambitionne rien de plus, si ce n'est de contribuer à leur (re)donner une bonne image d'elles.

 

Hier, j'ai créé un site internet. Et vous savez quoi ? Il faut que je recommence ! Parce qu'il ne me plaît pas, parce que je ne peux pas le modifier comme je veux, et parce que je n'ai pas noté l'URL et que je vais avoir du mal à le retrouver dans tout ce fourbi des sites webs...

C'est bête, hein ? C'est drôle aussi, non ?

 

Et vous savez quoi ? Aujourd'hui, c'est la rentrée des classes ! (on en parle tellement à la télé, à la radio, autour du café du matin ou dans le bistrot d'à côté que je me demande si c'est vraiment un scoop).

La rentrée des classes, cette année, c'est vraiment très chouette : Je suis au travail, Noémi entre au CP et elle en est plutôt contente, semble-t-il, malgré un chouia de stress (le retour de l'eczéma il y a deux jours en est la preuve), et Nathanaël peut aller à la cantine directement le premier jour ! YAISSE ! On fait des progrès tous les jours au Gobolistan !

 

Sur ces belles paroles, je vous laisse vaquer à vos occupations favorites !

 

Bonne rentrée à tous !

 

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Vous savez quoi ? J'ai retrouvé mon site ! Si si !

 

Vous pouvez le voir à l'adresse suivante :

 


 

Il est tout neuf, pas tout beau, et toujours en construction. Les critiques constructives et bonnes idées sont les bienvenues !!