La semaine dernière a été particulièrement chargée pour toute la famille.
Une fois n'est pas coutume, j'ai travaillé trois jours (pour une reprise, c'était une vraie reprise), mais trois jours consécutifs ! Du coup, mercredi soir, j'étais particulièrement fatiguée. Mais j'avais échappé à la "journée marathon" dont Jean-Luc a hérité : conduire les enfants à l'école de musique le matin, puis Noémi à son examen de violoncelle (oui, elle s'est très bien débrouillée !). Une heure après, elle a enchaîné avec l'orthophoniste, qui a confirmé qu'il n'y avait pas de problème actuellement ! Alléluia, de ce côté, ça semble aller de mieux en mieux !
Donc mercredi après-midi, Jean-Luc a emmené Nathanaël et Rébecca à Bergheim, chez ses parents, où ils devaient rester les trois jours suivants. De mon côté, je suis rentrée de Mulhouse plus tard que prévu, parce que ce mercredi 9, nous avions une rencontre avec Guy Delhasse, éducateur spécialisé et écrivain, qui venait parler aux étudiants et personnes intéressées (dont moi, forcément), de l'écriture, des liens entre écriture et travail social, et de l'importance de la littérature. L'après-midi s'est terminée autour d'un jus de fruits sur la place de la Réunion, en plein coeur de Mulhouse, et je suis rentrée par le train, en passant au préalable devant une librairie.
Aïe.
J'ai donc ramené au Gobolistan, en plus du livre de Guy, un livre sur l'histoire de la réunion de Mulhouse à la France en 1798, ainsi qu'un roman se déroulant en partie à Mulhouse, au 19e siècle...
Arrivée à la maison, j'ai terminé le sac de Noémi, que j'ai ensuite (après le dîner parce qu'il était déjà tard !) déposée chez Paul, un de ses grands copains depuis la maternelle.
Retour à la maison, et Vive la liberté ! Sans enfants pendant trois jours, Gobolof et moi étions un peu perdus... Mais que le lecteur se rassure : ça n'a pas duré très longtemps ! Nous avons bien vite retrouvé nos marques de jeunes mariés, et les choses sérieuses ont commencé le lendemain matin, dès 5h30. Nous sommes partis tous les deux en amoureux, livrer du vin en Moselle, puis à Paris. Le soir, après un crochet par Villers-Cotterêts, nous sommes allés jusqu'à Soissons où nous attendait une pizzeria sympa et un hôtel minable (si tant est qu'il mérite le nom d'"hôtel"). Minable, parce que la chambre était trop petite, le ménage n'avait sans doute pas été fait correctement (au vu du nombre incalculable de trucs noirs sur le sol). La literie était correcte, les draps et serviettes propres (c'est le minimum vital !). La salle de bain était microscopique, l'abattant des toilettes monté de travers, la télé était non pas accrochée en hauteur (forcément, les attaches avaient cédé et fait des trous dans le plafond), mais posée sur la toute petite table. Nous n'avions pas grand chose à y poser, mais comme les patères murales étaient inutilisables parce que cassées, la table entière aurait été la bienvenue pour que nous y posions sacs et vêtements... ce qui n'a bien sûr pas été possible. Enfin, il régnait dans cette chambre une odeur mêlant renfermé et vieille pisse... Si nous étions arrivés une heure trente plus tôt, j'aurais fait un scandale et demandé à changer de chambre. Mais dans ce type d'hôtel où tout est automatique (règlement par carte à l'entrée, obtention d'un badge et du numéro de chambre sur un ticket délivré par la machine), le contact humain est réduit à son strict minimum. Et bien entendu, ce ne sont pas les lutins de la machine qui sont responsables des dégradations dans la chambre...
Nous avons tout de même pu dormir à peu près correctement (sauf le bruit des voitures sur l'autoroute voisine), et le petit déjeuner, sans être formidable, nous a tout de même requinqués. J'en ai profité pour râler un peu histoire de marquer le coup, et j'ai déballé mon sac au gentil jeune homme chargé de préparer le petit déjeuner. Il a pris note de nos griefs. Mais le mal est fait : N'allez jamais au Première Classe de Soissons !!!!!!
Heureusement, la journée du lendemain s'est très bien passée, et nous étions même en avance sur notre planning. Tellement en avance qu'au lieu de livrer un client du nord de la Belgique le samedi, nous avons eu le temps d'y aller le vendredi. Et comme, à force de les voir, ces clients deviennent un peu plus que ça, celui-ci comme les autres fois nous a offert à boire. Une pause bienvenue, avant le retour en France pour les trois derniers clients. Nous avons alors pris la route de Valenciennes où se trouvait notre hôtel. Chat échaudé craint l'eau, dit-on. Forts de cet adage, en chemin, nous avons annulé la réservation au Première Classe de Valenciennes pour réserver une chambre à l'Etap'Hotel en face. Bien nous en a pris : nous sommes passés devant l'hôtel où nous aurions dû loger, et il était strictement identique à celui de la veille !
Le soir, après avoir inspecté la chambre, nous sommes allés manger. Et là, surprise : personne ! Les rues désertes, les restaurants fermés... le seul ouvert à moins de 10km à la ronde était un chinois (ça tombait bien, c'était le plan A pour le dîner du soir). Nous y sommes allés et avons été agréablement surpris. Sans que ce soit le haut de gamme, les plats étaient tout à fait corrects ! Au cours du repas, une réflexion de notre voisin nous a donné une piste quant à l'explication de la fermeture de tous les restaurants que nous avions croisés jusque-là : vendredi soir, c'était l'ouverture de la Coupe du monde de foot ! L'explication était forcément là. Nous avons bien ri, parce que du coup, pour une fois, nous avions beau venir dîner assez tard, nous avons été servis très vite !
Après un bon repas, nous sommes retournés à notre hôtel (nous sommes maintenant des habitués des lieux, c'est la troisième fois que nous y faisons étape). Une bonne douche et une bonne nuit plus tard, nous voici repartis, direction la Belgique cette fois. Là encore, de belles rencontres et retrouvailles pour certains clients !
Le retour a été rapide (ou plutôt, Gobolof a roulé bien vite), et nous sommes rentrés épuisés, fourbus, un peu avant minuit ce samedi soir. Mais avec de beaux souvenirs en tête, et surtout la joie d'avoir pu passer trois jours seuls, sans les enfants. Un vrai bienfait dans un quotidien fait de questions des enfants, de réponses parfois agacées, de stress pour les conduire à l'école, pour qu'ils soient prêts à l'heure, qu'ils se lavent les dents ou se brossent les cheveux, que les devoirs soient faits...
L'impression, ce week-end, d'avoir passé une semaine de vacances, avec le dépaysement et les joies et déboires des voyages compris !
Vendredi, les enfants (Gobolovitch et BBK) ont été également fort occupés : c'était la kermesse de l'école. Emmenés par les grands-parents, ils se sont apparemment bien amusés. Mais comme d'habitude, nos enfants étant plutôt secrets, nous n'en saurons pas plus...