vendredi 15 avril 2016

Et Louise-Marie... que devient-elle ?

Notre petite dernière grandit. Elle prend son temps pour certaines choses, mais globalement, elle progresse bien. Notamment au niveau du langage, mais dans d'autres domaines aussi.

Par exemple, le premier jour du printemps, elle a confirmé son talent (et son amour !) pour le toboggan. Il faut dire que nous avons récupéré chez une amie, ancienne nourrice de Noémi (ouah ! Ça remonte !) un château avec toboggan intégré parce que ladite amie n'en avait plus l'utilité, ayant renoncé à la garde d'enfants au mois de septembre dernier.

Les deux sœurs s'en donnent à cœur joie !




Avec le retour des beaux jours, Louise-Marie redécouvre aussi le bac à sable. Il va falloir encore attendre un peu : avec les averses des jours derniers, Jean-Luc a tout refermé jusqu'à la prochaine embellie...



Un peu plus tôt dans la semaine, notre petite dernière posait toute fière dans son nouveau pyjama. Il faut dire qu'elle venait de passer à la taille 3 ans !


... et visiblement, ça la met en joie.

Et puis, depuis le début du mois d'avril, elle avance beaucoup dans un autre domaine : celui de la propreté. Au tout début des vacances (le lendemain de la profession de foi de Noémi), nous avions, avec l'aide de ma maman, retiré les couches (non pas que je ne sais pas retirer une couche, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, parce que je le fais quand même plusieurs fois par jour depuis bientôt trois ans, sans compter les enfants qui n'en portent plus depuis déjà plusieurs années ! Mais que Louise-Marie n'en porte pas pendant une heure ou deux, c'est une bonne performance si cela ne se solde pas par une inondation d'un autre type que celle du salon...). Et ce fut un échec, puisque durant deux jours, il a fallu changer les culottes, les chaussettes, nettoyer les planchers et carrés de moquette du premier étage, ainsi que l'assise d'un fauteuil. Bref. J'avais décidé d'attendre les vacances de Jean-Luc pour retenter l'expérience, et depuis mercredi dernier, 13 avril, Jean-Luc est effectivement en vacances. J'ai donc une fois de plus fait l'essai et nous avons découvert un "truc" qui marche bien avec notre petite dernière : quand je la mets sur le pot, il ne se passe strictement rien tant que je ne lui donne pas un demi-verre d'eau. Le fait de boire de l'eau semble déclencher chez elle une envie irrépressible de faire pipi... Du coup, elle me remplit le pot, au moins ce matin. J'ai retenté l'expérience un peu plus tard, sans succès, mais sans doute cela était-il du au fait qu'elle n'avait tout simplement pas envie de faire pipi...
Un peu plus tard, juste avant le déjeuner, je l'ai mise sur les toilettes (munies d'un réducteur de siège) et là, j'ai dû l'abandonner quelques minutes parce que mes pommes de terre étaient en train de griller sérieusement dans la sauteuse. Quand je suis revenue la voir, elle avait fait un magnifique pipi !
Encore plus tard, après le déjeuner, c'est avec une grande joie et une grande fierté qu'elle m'a montré la culotte... toujours sèche !
Je pense que Louise-Marie est résolument entrée dans l'âge des petites filles et qu'elle sort enfin progressivement de la catégorie "bébé". Ce qui n'est pas pour me déplaire !

jeudi 14 avril 2016

Rétrospective de la fin de l'année 2015 (oui, je sais... hem.)

J'ai laissé ce blog en friche depuis des lustres... depuis nos déboires avec la machine à pain et la table à repasser. En fait, à chaque fois que je me rends compte que je n'écris plus ici, je réalise aussi que si je n'ai pas écrit, c'est surtout parce que j'ai cruellement manqué de temps. Et vous allez vite comprendre pourquoi.

Dans la famille Platz, je demande la fille aînée, Noémi.

Au mois de septembre 2015, la rentrée des classes a eu lieu et, pour notre aînée, cela a voulu dire aussi un grand changement dans sa vie : elle a quitté le collège Mentel de Sélestat et ses amis de classe bilingue pour le collège du Bernstein, à Dambach-la-Ville (notre collège de secteur). Elle y a retrouvé cinq élèves qu'elle connaissait déjà par l'intermédiaire du catéchisme, puisque je prépare depuis un an un petit groupe de six jeunes à la confirmation et à la profession de foi.
Qui dit nouveau collège, dit aussi nouveaux copains, nouvelles copines et nouveaux professeurs. Pour le coup, nous étions plutôt contents de tout cela : la situation était devenue tellement conflictuelle à Sélestat et tellement compliquée avec l'administration qui ne savait visiblement plus que faire pour calmer les choses que le changement d'air a été salué par tous comme une excellente idée, une sorte de remise à zéro des compteurs... en bref, Noémi allait pouvoir repartir du bon pied.
Les difficultés étant ce qu'elles sont, j'ai profité de la rencontre avec le professeur principal, organisée quelques jours après la rentrée, pour "mettre au parfum" la prof d'Histoire-Géographie, prof principale de la 4e1, qui avait bien perçu certaines petites choses à propos de Noémi mais avait du mal à mettre des mots dessus. J'ai donc pu éclairer quelque peu sa lanterne et la rendre attentive au fait que Noémi avait besoin de méthodes pédagogiques très adaptées à son cas pour pouvoir apprendre quelque chose. Et la prof, comme ses collègues, n'était pas au bout de ses surprises.
Dans le même temps, j'ai rencontré aussi l'infirmière scolaire pour la mise en place du PAE (à Mentel, c'était un PAI mais entre-temps, le ministère de tutelle avait décidé de corser un peu les choses et de renommer le dispositif, histoire qu'on soit obligés, même si le contenu est identique, de refaire tout un tas de paperasse pour que notre fille puisse continuer à bénéficier des aides auxquelles elle avait droit)... Bref. Le truc a été signé au mois d'octobre et est entré en application au mois de novembre, après les vacances de la Toussaint.

Dans le même temps, il s'est passé d'autres choses qui nous ont aussi beaucoup occupés :
53 des 63 jeunes se préparant à la confirmation sont partis en retraite à Lucelle, histoire de préparer correctement le sacrement qu'ils allaient recevoir trois semaines plus tard. La retraite a eu lieu à la fin du mois d'octobre, en plein milieu des vacances de la Toussaint, dans un village d'Alsace à la frontière avec la Suisse (un coin paumé, humide et froid, surtout en automne, mais magnifique...), site d'une ancienne abbaye cistercienne. En tant que catéchiste, je me suis dit qu'il était important que je fasse le voyage avec les jeunes que j'accompagnais depuis déjà un peu plus d'un an et c'est comme ça que j'ai pris le bus avec une bande d'adolescents plus ou moins boutonneux et rebelles (et aussi avec 8 autres adultes, ouf.).
Trois semaines plus tard, nous avons fêté la confirmation de nos jeunes (nés en 2001 et 2002), à l'église de Scherwiller. Pour l'occasion, notre curé nous avait demandé (au groupe de prière "Suis-moi" dont je fais partie avec Jean-Luc et quelques amis) d'animer une partie de la messe (l'ordinaire étant assuré par les Chorales Sainte Cécile des différents villages d'où les jeunes étaient originaires). Nous nous sommes donc retrouvés dans le chœur avec guitares, synthé et micros pendant que les chorales s'étaient installées à la tribune de l'orgue.

 "Suis-moi" en pleine répétition

 Après la messe, le Chanoine Geissler s'adresse une dernière fois aux jeunes qu'il vient de confirmer

 Avec sa marraine...
 ... et son parrain !
 (photos : Nathanaël Platz)

La messe a été très belle, très priante et les jeunes ont tous reçu l'Esprit Saint par les mains et les prières du Chanoine Geissler, que les jeunes avaient rencontré durant leur retraite.

La journée s'est poursuivie autour d'un repas à la maison, mais là, je n'ai pas de photos : en effet, mon appareil photo numérique est tombé en panne à la fin du mois de mai 2015 et n'avait toujours pas été remplacé... Il aura fallu attendre Noël et l'intervention de mon papa pour réparer l'oubli !

Mais les choses ne se sont pas arrêtées là. En effet, après la confirmation vient la profession de foi. Du coup, j'ai rempilé pour quelques mois avec le groupe, histoire d'aller au bout de la démarche. Et il y a quelques jours, le 3 avril, les 24 jeunes de 2002 ont fait leur profession de foi à l'église d'Ebersheim. On a repris les mêmes et on a recommencé, avec quelques personnes en plus !


 Avec ses grands-parents maternels
 Noémi et son groupe de catéchisme : Marie, Manon, Fabiana, Marvin et Charlotte


 Rebecca et Nathanaël, servants de messe pour cette grande occasion.
 A l'église d'Ebersmunster, devant l'autel de Notre-Dame du Mont Carmel, après la prière mariale où les jeunes ont été consacrés à Marie et où il leur a été imposé le Saint Scapulaire.

 Avec sa marraine

Voilà pour ce qui nous a occupés durant ces derniers mois avec Noémi. Mais du point de vue scolaire, les choses évoluent également. En novembre dernier, juste après les vacances, j'étais convoquée au collège avec Noémi et à cette occasion, j'ai pu rencontrer quelques professeurs, dont le professeur principal, ainsi que la Conseillère Principale d'Education, l'infirmière scolaire (déjà rencontrée auparavant pour le PAE) et le Principal du collège. Les enseignants avaient préparé cette rencontre un peu comme un pré-conseil de classe et chacun, même ceux qui n'ont pu être présents à la réunion, avait préparé une liste de remarques et observations concernant Noémi, son attitude, son intégration dans le collège, les difficultés observées. Il en est ressorti pour ma part une impression très forte et très positive du collège et de l'équipe enseignante, bien loin devant ceux que j'avais rencontrés deux ans plus tôt à Sélestat, quant au sérieux dont ils ont fait preuve et à leur implication dans la scolarité de notre fille. Des pistes se sont dessinées clairement : le collège, c'est bien, les profs font ce qu'ils peuvent, mais ils sont démunis face à certaines difficultés, même si jamais ils ne laisseront une élève dans la panade.

Forte de ces observations, dont j'ai fait part à Jean-Luc, nous avons poursuivi nos investigations et avons exploré plus avant une piste que nous avait donnée le médecin qui suit Noémi depuis trois ans maintenant : la maison familiale rurale.
Je ne connaissais pas du tout le dispositif, mais nous avons pu nous y rendre, Jean-Luc, Noémi et moi, à la fin du mois de février. Nous y avons rencontré le directeur qui nous en a expliqué les origines et le fonctionnement. Nous sommes depuis lors convaincus que c'est une des meilleures solutions que nous puissions trouver pour Noémi et pour lui permettre d'envisager un avenir professionnel serein. Elle y entrera donc en classe de Troisième où elle préparera un Brevet qu'elle devrait valider à la fin de l'année. Les cours sont très concrets et pratiques, et sont alternés avec des périodes de stages (20 semaines de stages pour 16 semaines de cours). De fait, le Brevet validé n'ouvre pas droit à l'entrée au lycée mais peu importe : il permettra à Noémi d'entrer dès 15 ans en apprentissage, ce qu'elle devrait pouvoir faire sans trop de problème après avoir exploré différents métiers durant ses stages. 
Nous espérons donc que les choses vont s'éclairer pour elle et surtout qu'elle sera mieux dans ses baskets dans un environnement où elle devrait se sentir moins "décalée"...

Voici pour les grands événements de la fin de l'année 2015 et du début de l'année 2016 concernant Noémi.
Evidemment, la famille ne se résume pas à notre aînée, et les autres évoluent et grandissent aussi.
Nathanaël, en 6e bilingue, se débrouille plutôt bien et Rebecca poursuit son petit bonhomme de chemin en CM1 au village. Elle rencontre un certain nombre de difficultés et nous ne sommes pas arrivés au bout de nos surprises avec elle !
Quant à Louise-Marie, elle est passée du "Eitssss!!" à un vocabulaire bien plus étendu et varié. L'une de ses premières phrases a été "Faim ! Lait Socolat !" qu'elle a développé en "Biberon lait chocolat chaud ? Oui ?" Elle est très espiègle, enchaîne les bêtises... mais il y en a tant que cela mériterait un billet à part !
Par ailleurs, Jean-Luc avance bien dans la maison, aidé pour les deux derniers chantiers par un professionnel de la plomberie. Mais ceci fera l'objet d'un autre billet !

samedi 2 avril 2016

Aventures gobolistanaises en janvier - épisode 2

Nous en étions donc restés aux jours ayant suivi le dégât des eaux à la maison. Et au retour de Gobolof le 25 janvier, un lundi soir. Entre-temps, la machine de l'assurance s'était mise en branle et je n'allais pas tarder à avoir des appels téléphoniques et des messages m'informant de l'avancée de mon dossier sur mon téléphone portable ou ma messagerie internet. Mais bon, jusqu'à présent, je n'ai pas eu à me plaindre de la manière dont le dossier a été traité, si ce n'est un rien de "trop vite" dans les conclusions tirées et des erreurs - vite réparées - qui m'ont valu quelques sueurs froides.

Mais nos aventures n'étaient pas terminées pour autant.

Rentré le 25 janvier, Jean-Luc repartait en salon le jeudi suivant, soit le 28. J'ai oublié où c'était (sans doute du côté de Paris), mais en fait on s'en fiche un peu. Le tout, c'est qu'une fois de plus, je me retrouvai seule avec les quatre enfants et un lourd dossier à gérer avec l'assurance. Tout cela en plein hiver, bien sûr...
Bref.
Ce vendredi 29 janvier, vers 21h30, j'étais au téléphone avec mon époux, les enfants étaient couchés depuis un peu plus d'une heure et dormaient tous profondément. Installée dans l'un des fauteuils de la bibliothèque, je terminais ma conversation avec mon mari, projetant dans l'immédiat de retourner dans le garage pour y chercher deux ou trois pieds de vigne à brûler dans le poêle pour la nuit, avant de monter me coucher.
Oui mais voilà, à peine avais-je raccroché le téléphone que j'entendais du bruit, au premier étage. Je me dirigeai vers l'entrée, par où je devais passer pour aller dans le garage, en pestant déjà contre Noémi que je soupçonnais être toujours en train de lire dans son lit, contrairement à ma demande express qui avait été, ce soir-là, qu'elle se couche tout de suite et éteigne la lumière immédiatement, histoire de récupérer de la fatigue accumulée durant la semaine. Quelque peu irritée, j'appelais donc :
"Noémi ? Qu'est-ce que tu fais encore debout ?"
Mais rien, pas de réponse. En revanche, je perçus un bruit au premier, comme si quelqu'un marchait en essayant de faire le moins de bruit possible et s'arrêtait sur une lame de parquet grinçante en espérant ne pas être entendu. J'appelai de nouveau, certaine cette fois-ci (puisque depuis l'entrée je pouvais voir la chambre de Noémi par la porte entrouverte) que Noémi était profondément endormie et qu'il y avait quelqu'un d'autre au premier étage, espérant contre toute logique que ce soit Nathanaël ou Rebecca qui se soit levé(e) pour se rendre aux toilettes situées sur le pallier et qui, pour une raison que j'ignorais, aurait décidé de me jouer une mauvaise blague en me faisant peur à un peu plus de 21h30.

N'obtenant pas de réponse et de plus en plus certaine que les enfants étaient bien tous dans leurs lits, je décidai de gagner l'autre escalier, celui qui monte devant la cuisine et mène aux chambres des trois plus jeunes, histoire de vérifier la présence des enfants dans leurs chambre... et de donner le temps et la possibilité à un éventuel intrus de prendre la poudre d'escampette.
J'entrai dans la chambre de Nathanaël en faisant exprès assez de bruit pour alerter l'intrus et réveillai sans vraiment le vouloir mon second dont le sommeil est plutôt léger.
"Maman ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, sans doute rien. Dors bien.
- Bonne nuit."
Et hop, le voilà retombé dans les bras de Morphée et moi, seule une fois de plus face à l'adversité (en même temps, je ne pouvais décemment pas faire retomber sur les épaules d'un garçon de 11 ans la responsabilité de sauver sa mère et ses sœurs de l'attaque d'un intrus. À son âge, on a encore besoin d'être défendu par ses parents parce qu'on n'est pas encore un homme, que les choses soient claires).

Je repris le couloir allant vers le bureau puis ma chambre et celle de Noémi, et donnant également accès à l'entrée, pour constater qu'il n'y avait strictement personne dans la maison, du moins au premier étage, en dehors des enfants qui étaient bien sagement endormis chacun dans son lit.
Rassurée quant à leur sécurité, j'étais en train de me dire que j'avais sûrement rêvé... quand je me rendis compte que la porte d'entrée était ouverte. Pourtant, je la ferme toujours soigneusement en hiver, tout simplement parce que la chaleur a une malheureuse tendance à s'échapper vers les endroits froids et que j'ai horreur de chauffer la maison pour rien...

Là, j'avoue que j'ai (re)paniqué, après la panique du dimanche précédent. J'ai donc rappelé Jean-Luc pour le prévenir, en me rendant compte immédiatement que c'était idiot parce qu'il ne pouvait rien faire pour moi et que j'allais donc l'inquiéter pour rien, une fois de plus. Après avoir promis de le rappeler pour le tenir informé des événements, j'appelai mes amis du village. Quelques minutes plus tard, Manu frappait à la porte et je le découvrais armé de son sabre de Kendo, prêt à en découdre avec mes éventuels agresseurs/intrus/fuyards.
Bref. Nous avons fait le tour de la maison, sécurisé les différentes parties les unes après les autres, fermé les portes à clé pour prévenir toute nouvelle intrusion, en commençant par la porte d'entrée pour isoler la maison du garage et de la salle de jeu, dans l'hypothèse où l'intrus s'y serait caché.
Après avoir vérifié chaque pièce, placard, cellier... et tout endroit susceptible de servir de cachette, au rez-de-chaussée, nous sommes arrivés dans le couloir des enfants, au premier étage... pour constater que la porte-fenêtre donnant sur le balcon était ouverte, ce que je n'avais pas remarqué lors de mon premier passage un quart d'heure plus tôt. Mais j'avoue ne pas avoir du tout regardé cette porte alors je ne sais pas si c'était déjà le cas avant ou si elle avait été ouverte entre-temps. Sorti sur le balcon, Manu s'est alors étonné d'entendre du bruit à l'extérieur, mais en provenance du hangar des voisins, cette fois-ci. Un bruit qui ressemblait à des coups portés sur un mur ou une paroi en métal...
Après la maison, nous avons exploré la cave, puis le garage et la salle de jeu, ainsi que le jardin, sans rien trouver d'anormal. Manu est donc rentré chez lui, son sabre à la main. Quant à moi, je m'apprêtais à aller me coucher, pas vraiment rassurée, quand le téléphone a sonné. Jean-Luc s'inquiétait à plus de 500 km de là... et je n'avais pas eu le temps de le rappeler. Je le rassurai comme je pus, lui expliquant que Manu était venu et que nous avions fait le tour de la maison, et je lui promis de le rappeler si un événement nouveau survenait. À peine avais-je raccroché que le téléphone sonnait à nouveau. Cette fois-ci, c'était Manu qui me demandait si j'avais appelé la gendarmerie pour signaler l'intrusion et les bruits entendus à l'extérieur, chez la voisine. Bêtement, je n'y avais même pas pensé...
J'ai donc composé le 17 et suis tombée sur la gendarmerie de Sélestat. Dix minutes plus tard, trois gendarmes débarquaient dans la cour avant de partir directement voir dans le hangar de la voisine si ils trouvaient quelque chose d'anormal. Quelques minutes plus tard, l'un des gendarmes vint me voir en me disant qu'il n'y avait rien d'anormal chez la voisine, mais qu'ils allaient faire des rondes dans le village pendant la nuit, histoire de voir s'ils repéraient des rôdeurs. Ce n'est qu'à ce moment-là que je compris qu'ils avaient mal interprété mon appel : ils pensaient que j'avais entendu du bruit dehors et que je m'étais inquiétée pour ma voisine... sans savoir que le ou les intrus étaient d'abord venus chez moi. J'expliquai la situation, ce qui me valut le débarquement des gendarmes dans mon entrée pendant que j'expliquais ce qui s'était passé (les deux escaliers, le bruit que j'avais fait en montant pour prévenir l'intrus, la porte d'entrée ouverte à mon retour en haut de l'escalier...). 
Le gendarme me dit alors que j'avais eu les bons réflexes, à savoir qu'il est toujours difficile de savoir comment un intrus va réagir s'il est découvert par les habitants de la maison dans laquelle il s'est introduit. Soit c'est un cambrioleur et il fera tout pour quitter la maison sans violence, quitte à abandonner sur place les objets qu'il était en train de dérober. Soit il cherche à faire du mal et il vaut mieux éviter de se retrouver face à lui. Dans tous les cas, ce sont des tendances générales et on n'est jamais à l'abri d'un cambrioleur stressé et violent qui pourrait se mettre à frapper l'habitant des lieux juste parce qu'il aurait paniqué à l'idée d'avoir été découvert (en même temps, faut vraiment être débile pour cambrioler une maison à 21h30, alors que les lumières sont encore allumées, montrant bien clairement que les occupants des lieux sont debout...)
Pour ma part, j'avais plutôt pensé aux enfants : que faire si, en montant l'escalier, je me retrouve face-à-face avec un homme qui risque de me frapper pour pouvoir s'échapper ? Et si je me retrouvais blessée, ou pire, qui prendrait soin des enfants jusqu'au lundi suivant ? Comment prévenir mon mari si je me retrouvais dans les pommes en pleine nuit ?

En tout cas, deux mois après, je me pose toujours la question : y avait-il vraiment quelqu'un dans la maison ce soir-là ? N'ai-je pas rêvé ? Le bruit que j'ai entendu, se peut-il que ce soit simplement le grincement du lit de Noémi, que j'ai pu entendre parce que la porte de sa chambre était entrouverte ? Mais si c'est bien le lit de Noémi, pourquoi la porte menant au garage était-elle ouverte, ainsi que la porte extérieure (qui, elle ne ferme pas bien, sauf si elle est verrouillée de l'intérieur, soit dit en passant, ce qui n'était pas le cas ce soir-là) ?


En tout cas, intrus réel ou imaginé, depuis ce soir-là, la porte extérieure est verrouillée en permanence. J'ai eu bien trop peur !


Nous en sommes restés là, mais environ un mois plus tard, alors que Jean-Luc et moi nous promenions dans le village, un dimanche après-midi, nous avons vu une feuille placardée sur les panneaux d'affichage du village, un peu partout. C'était un appel à témoins émanant de la gendarmerie de Sélestat, concernant des crevaisons des pneus de six véhicules appartenant à des villageois de la rue des Francs et de la rue Saint Martin. Soit la rue qui commence une maison après la nôtre et celle qui est dans le prolongement de la rue des Francs. Interpellée, j'ai cherché la date de l'affichage... qui précisait que les faits avaient eu lieu dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 janvier, soit le lendemain de l'intrusion chez moi et, sans doute, chez ma voisine.
Était-ce une bande de voyous qui repéraient les lieux et qui avaient décidé de ne pas s'en prendre à nous parce que je les avais entendus ? Ou bien ces deux faits n'avaient-ils rien à voir entre eux ?

En tout cas, je pensais que la vie était tranquille dans un village comme Ebersheim. Je finis par croire qu'il va falloir créer une armée gobolistanaise pour défendre notre petit territoire, moi ! J'ai déjà pu embaucher sur le vif un copain ceinture noire de Kendo, armé de son sabre de combat. Et ce n'est déjà pas si mal. En attendant, heureusement, les gendarmes font bien leur travail !

dimanche 20 mars 2016

Aventures gobolistanaises en janvier - épisode 1

Des fois, au Gobolistan, on se fait quelques frayeurs...
Il se trouve qu'au mois de janvier, le 22 pour être précise, il y avait de la neige un peu partout près de chez nous. Oh pas 15 cm, non, ni même 5 d'ailleurs. Juste une petite pellicule et de jolis cristaux sur les branches des arbres. Rien de très embêtant, on pouvait d'ailleurs très bien circuler.
Mais voilà, de la neige, il y en avait aussi sur les toits, en particulier sur celui de notre maison. Et comme je ne suis pas très rapide à la comprenette, parfois, eh bien j'en viens à tirer trop rapidement des conclusions erronées ou bien à ne pas réagir assez vite à une situation quelque peu problématique. C'est selon l'humeur du jour, si vous voyez ce que je veux dire.

Donc, le 22 janvier, il y avait encore de la neige sur le toit. Et il faisait un bon petit -4°C, ce qui incitait à rester au chaud. Cette semaine-là, Jean-Luc était parti le mercredi précédent (le 20, quoi), pour un salon à Vannes et les livraisons qui vont avec. Il ne devait rentrer que le lundi suivant. De plus, nous avions Thibault, le fils aîné de ma soeur, qui passait une semaine chez nous pour son stage de découverte du monde professionnel de classe de Troisième. Les enfants étaient plutôt contents, Thibault aussi... Bref, tout allait bien ou presque dans le meilleur des mondes.

Le samedi matin, 23 janvier, le réveil fut un peu plus facile que les jours précédents, à cause d'un redoux impressionnant. Et la tendance s'est confirmée : +10°C dans l'après-midi ! Bien sûr, toute la neige du toit se mit à fondre. Et c'est sans surprise aucune que j'ai vu des cataractes d'eau couler par la gouttière jusque dans le caniveau situé devant la maison.
Seulement voilà, le 24 janvier, vers 8h30 du matin, alors que je revenais de Sélestat où j'avais déposé Thibault à la gare pour son voyage de retour vers l'appartement qu'il habite avec son frère et sa maman (ma soeur, quoi !), je vis avec beaucoup de circonspection que l'eau coulait toujours par la gouttière. Et j'en fus quelque peu étonnée, parce que je ne pensais tout de même pas qu'il y ait assez de neige sur le toit pour que ça coule non-stop depuis la veille au matin...
Un peu pressée par le temps (je n'avais pas encore mangé et les enfants n'étaient pas prêts alors que Nathanaël était noté au tableau des servants d'autel pour la messe de 10h30 ce matin-là), je décidai de remettre la réponse au problème à plus tard et m'en fus ouvrir les volets du salon, les seuls que je n'avais pas eu le temps d'ouvrir ce matin-là, histoire de faire profiter cette pièce de la relative chaleur ambiante.
J'ai allumé la lumière... et je l'ai éteinte immédiatement. Je venais d'un coup de comprendre ce que c'était que ce bruit de cataracte que j'entendais depuis la veille et que je pensais au départ venir du toit, puis de la cave où se trouve la pompe immergée qui se met automatiquement en route en cas d'inondation (nous sommes 30cm au-dessus de la nappe phréatique, apparemment), ce qui arrive somme toute assez régulièrement en hiver et ne m'alarme pas outre mesure d'habitude, mais là, c'était quand même bizarre... parce qu'il n'avait pas plu depuis des lustres (à l'exception notable de la neige tombée en début de semaine) et que les routes, habituellement coupées en cas d'inondation, ne l'étaient pas du tout à ce moment-là. Bref, il y avait un truc qui ne collait pas dans le paysage, et je venais de comprendre lequel.

L'eau coulait bien, mais en provenance du plafond du salon, en passant par le lustre situé au-dessus du tapis du coin télé. Eh oui. Rien que ça.
J'ai beau être un peu lente parfois, je sais quand même que le mélange eau + électricité ne fait pas bon ménage en général. J'ai donc éteint la lumière, atteint (dans le noir complet) la première fenêtre à droite et ouvert le volet, histoire de voir ce qui se passait à la lumière du jour. Et je n'ai pas été déçue.
Ce que j'ai vu était assez délirant, avec une sorte de robinet ouvert en grand dans le lustre, qui déversait des litres et des litres d'eau directement sur le tapis. Ça gouttait sérieusement, éclaboussant au passage les fauteuils Ikea blanc et les poufs verts des enfants. J'ai contourné le tapis pour atteindre la deuxième fenêtre, avant de m'apercevoir que le tapis lui-même (pourtant d'une bonne surface) était totalement imbibé d'eau... J'ai donc évalué rapidement la situation et me suis mise à éponger l'eau, avant de comprendre que pour que ce travail de titan ne ressemble pas au tonneau des Danaïdes, il fallait d'abord que je trouve d'où venait la fuite pour pouvoir l'arrêter. Comme ça venait du plafond, j'ai réfléchi au moins trois secondes avant de réaliser que le seul point d'eau au-dessus du salon, c'était le robinet se trouvant sur le balcon du côté des chambres des enfants. Ni une, ni deux, je suis montée au premier étage, j'ai ouvert la porte-fenêtre... et ai trouvé le robinet ouvert à fond, déversant des litres d'eau à n'en plus finir. Avec beaucoup de peine, j'ai réussi à fermer le robinet, en me disant qu'il y avait quand même un "truc" qui n'allait pas dans tout ça : si le robinet avait été ouvert, pourquoi l'eau coulait-elle dans le salon et par la gouttière, et non pas simplement par la gouttière ? Il y avait donc forcément un problème quelque part ailleurs.

Je suis retournée au salon et ai commencé mon travail de titan consistant à éponger. J'ai commencé par les côtés du tapis, histoire de pouvoir approcher le tapis lui-même sans risquer de me casser un jambe en glissant dans la pataugeoire qu'était devenue mon salon. Et puis, alors que le robinet était fermé, je me suis rendu compte que le débit de l'eau ne diminuait pas du tout. Il y avait donc bien un autre problème ailleurs.
Entre-temps, Nathanaël s'était levé et avait fini son petit déjeuner et mon manège ne lui avait pas échappé. Il prit donc le relais à la serpillière et j'allai cette fois-ci à la cave pour trouver une solution à ce déluge. Entre-temps, j'avais attrapé le téléphone et j'essayais de joindre Jean-Luc qui, lui, s'en allait à la messe. Mais j'ai eu de la chance, j'ai réussi à l'appeler juste avant, ce qui m'a permis de savoir où chercher. Il m'a alors confirmé ce que je pressentais : il avait bien coupé l'arrivée d'eau du robinet du jardin, avant l'hiver... mais il avait oublié celui de la terrasse. Le gel avait donc fait son effet... et le dégel le sien. Il n'y avait aucun doute que la canalisation menant au robinet extérieur du premier étage avait gelé puis explosé sous l'effet du gel. Le dégel venu, le trou avait laissé filer l'eau qui s'infiltrait maintenant dans le plafond du salon et inondait toute la pièce. Youpi.

J'ai donc abandonné Nathanaël au salon, j'ai foncé à la cave où j'ai trouvé l'arrivée d'eau de la maison, que j'ai coupée avant de chercher la vanne qui fermait le tuyau d'eau du premier étage. Puis je suis remontée dans le bureau du premier étage, espérant y trouver la marche à suivre pour appeler l'assurance et déclarer le dégât des eaux, sachant que c'était dimanche et qu'il risquait de n'y avoir personne à l'autre bout du fil.
J'ai quand même eu de la chance : mon assurance maison a une permanence pour les dimanches et les jours fériés, avec une vraie personne chargée de prendre les appels, de faire la déclaration du sinistre même s'il faut attendre le jour ouvré suivant pour engager la procédure.
Rassurée, j'ai envoyé Nathanaël se changer avant de reprendre l'épongeage du salon et n'ai arrêté que quand 10h15 a sonné et qu'il était temps d'aller à la messe.
Entre-temps, les filles, au premier étage, m'avaient signalé une drôle d'odeur. Mais quand j'étais montée pour chercher des vêtements pour habiller Louise-Marie, je n'avais rien constaté d'anormal et en avait donc conclu que les enfants paniquaient un peu trop.

Après la messe, nous sommes rentrés à la maison où j'ai préparé un repas rapide, histoire de profiter des quelques heures de jour qui restaient encore pour terminer le nettoyage du salon. Seulement voilà, quand j'ai voulu coucher Louise-Marie vers 13h30, j'ai cette fois-ci nettement senti une forte odeur de brûlé en haut de l'escalier menant au premier étage, soit juste au-dessus du salon inondé.

Et là, j'ai paniqué.
Odeur de brûlé après une inondation dans le salon, où l'eau a emprunté le circuit lumière pour se frayer un chemin vers le tapis, ça ne me disait rien d'autre que "et si tu avais un incendie dans le faux-plafond que le détecteur de fumée n'a pas encore détecté ?"

Que faire ? Où aller avec les enfants ? Comment les mettre en sécurité si jamais il le fallait ?

J'ai alors appelé à la rescousse des amis du village, espérant qu'ils pourraient prendre les enfants le temps que je trouve l'origine de l'odeur. Sauf que les copains en question étaient à l'autre bout de l'Alsace. J'ai raccroché, au bord de la panique cette fois, et j'ai rappelé mon cher mari, toujours à 1000 km de là et sans doute tout autant paniqué que moi, avec en plus la certitude qu'en étant aussi loin, il ne pouvait strictement rien faire pour m'aider... Bref, je lui ai fait part de mon inquiétude et j'ai raccroché parce qu'on sonnait à la porte. Avant de raccrocher, j'ai quand même eu le temps de l'entendre me dire qu'il allait appeler l'électricien, histoire qu'il voie ce qui se passait dans le plafond. Je me disais, en allant ouvrir la porte, que ce n'était pas gagné parce que trouver un électricien un dimanche, c'était quand même une sacrée gageure. Et en ouvrant la porte, quelle n'a pas été ma surprise en voyant débarquer une autre amie, pharmacienne du village, accompagné d'un homme à peu près de son âge (et du mien) qui m'était totalement inconnu. Je les ai fait entrer, un peu sonnée qu'ils soient là alors que je ne savais pas du tout comment ils avaient pu savoir quand mon amie me dit qu'elle venait d'avoir un appel de notre ami commun (celui que j'avais appelé un peu avant) et qu'il lui avait demandé de passer pour voir si elle pouvait m'aider avec mon début d'incendie. Et coup de chance, son frère, pompier, était avec elle pour le déjeuner... et il me proposait son aide !

Un peu rassurée, nous avons fait le tour de la maison, depuis la cave jusqu'au grenier, histoire de voir de près cette histoire d'odeur de brûler (si je peux parler ainsi). Dans la panique, mon premier réflexe, avant d'appeler les copains, avait été de faire disjoncter les deux disjoncteurs de la maison. Je n'avais donc plus d'électricité ni de téléphone et j'avais dû utiliser le portable pour appeler à l'aide, malgré un réseau de téléphonie mobile plus qu'aléatoire. Du coup, après nous être assurés qu'il n'y avait pas de départ de feu apparent, nous sommes revenus vers les deux disjoncteurs et nous avons commencé à remettre progressivement l'électricité, pièce par pièce, en attendant à chaque fois pour voir si le fusible "tenait" ou s'il se mettait à disjoncter sous un éventuel court-circuit. Il n'y eut rien, heureusement, mais par sécurité, nous n'avons pas remis le circuit électrique du salon sous tension (pas fous, non plus !). 

Nous en étions là quand on a à nouveau sonné à la porte d'entrée. Cette fois-ci, c'était l'électricien qui s'était occupé de refaire toute l'électricité de la maison, sauf dans le salon, justement, où nous avions décidé d'attendre d'avoir un peu plus d'argent avant de tout refaire... 
Il a démonté en partie le lustre (heureusement que j'avais épongé et réussi à rouler le tapis situé juste en-dessous, sinon l'opération aurait sans doute été à la fois dangereuse et digne des aventures de Moogli dans la jungle humide du Bengale version Grand Ried) et vérifié ce qu'il pouvait voir depuis l'échelle sans démonter tout le plafond... et il n'a rien vu de particulier, si ce n'est que les fils électriques étaient en parfait état mais mouillés et que ça ne pouvait pas venir de là, parce que la gaine qui les protège est en plastique imperméable et en très bon état. 
Seule conclusion possible : si départ de feu il y a eu, ce ne peut être que dans le plafond, à cause d'un court circuit provoqué par l'eau sur un domino situé quelque part entre la boîte de dérivation dans le mur et le lustre.
J'ai donc remercié à la fois mon amie et son frère d'être venus à la rescousse et l'électricien d'avoir pris sur son repos dominical bien mérité pour pouvoir secourir une pauvre mère de famille nombreuse et temporairement monoparentale d'un pseudo incendie consécutif à une véritable inondation due elle-même à un vrai dégât des eaux provoqué par les intempéries hivernales. Maintenant que la situation était quelque peu clarifiée et la maison sécurisée, j'ai pu refermer les volets avant la nuit complète et fermé la porte en interdisant aux enfants d'entrer dans la pièce tant qu'il ferait nuit et que leur père ne serait pas rentré. Parce que, bien sûr, il était impossible de remettre en route l'électricité...

Le lendemain, je suis quand même retournée sur les lieux du sinistre histoire de prendre quelques photos au cas où l'assurance contesterait. Le soir, Jean-Luc rentrait à la maison, encore paniqué à l'idée de ce que j'avais eu à affronter dans la journée, même si je l'avais rassuré plusieurs fois au téléphone.







Je ne sais pas ce qui est le pire, pour un bon père de famille : être à la maison quand il y a un problème de ce genre et ne pas trop savoir quoi faire pour le régler, ou bien ne pas y être, tout en sachant que ceux qu'on aime y sont et se retrouvent seuls pour trouver des solutions... En tout cas, il a eu encore plus peur que nous, mon cher Gobolof !

dimanche 13 mars 2016

Neige hivernale

Cet hiver, nous avons eu quelques jours de neige, au mois de janvier. Et je venais d'avoir un tout nouvel appareil photo numérique (merci, papa et maman !) que je n'avais pas encore beaucoup eu l'occasion d'utiliser. 
Un vendredi, alors que je devais aller chercher Noémi au collège de Dambach, j'ai décidé de partir un peu plus tôt, histoire d'en profiter pour faire quelques clichés.

Et j'ai bien fait : le lendemain, tout avait fondu...








dimanche 6 mars 2016

Ballade en amoureux

Au mois de janvier, nous avons profité, Jean-Luc et moi, d'une journée ensoleillée pour nous promener dans le village. Et nous avons suivi le cours de la rivière qui le longe, l'Aubach. Et c'était drôlement joli !










jeudi 24 septembre 2015

Rentrée des classes !

Ça n'aura échappé à personne, l'été est terminé. Et, il y a un tout petit peu moins de trois semaines, nos chers bambins ont gentiment repris le chemin de l'école.
Avec une amie du village, nous avons désormais une tradition : à chaque fois que l'école recommence (notez : pas uniquement en septembre, c'est valable aussi après les congés de la Toussaint, de Noël, de Février, de Pâques), nous nous retrouvons chez l'une ou chez l'autre pour un thé ou une infusion, histoire de fêter ensemble ce moment formidable où nous nous retrouvons chacune avec un bébé et non plus tous les enfants ensemble. Ce qui veut dire, pour chacune d'entre nous, que nous aurons le temps de faire enfin le ménage, la lessive, et que, ô joie, ô bonheur, la cuisine et les autres pièces à vivre pourront être rangées et qu'il y a un petit espoir pour qu'elles le restent au moins quelques heures. Ce qui n'est déjà pas si mal.

Bref, les enfants sont retournés à l'école. Avec plus ou moins d'entrain, il faut bien le dire, mais en gros, ça s'est bien passé.
Alors pour cette rentrée 2015, nous avons quand même fait les choses en grand. Il fallait bien ça. Nous avons donc trois enfants scolarisés dans trois villes et trois établissements différents, et aucun d'entre eux ne fréquente le même établissement que l'année précédente. Quand je vous disais que nous étions capables de belles performances, au Gobolistan !

Alors en détail, Rebecca est passée du CE2 à l'école des filles (dans le bâtiment qui abrite aussi la mairie et la bibliothèque municipale d'Ebersheim) au CM1 à l'école des garçons (dans le bâtiment situé deux rues plus loin, en face de l'église du village). Elle y a retrouvé une partie de ses copines de l'an dernier, mais sa classe a été coupée en deux et nous avons donc deux classes de CM1-CM2, ce qui veut dire aussi de nombreux visages quasi-inconnus pour elle (dans la mesure où les actuels CM2 étaient déjà à l'école des garçons l'an dernier alors qu'elle était à l'école des filles. En même temps, il ne faut rien exagérer non plus : de nombreuses activités de l'an dernier étaient organisées avec les trois classes (du CE2 au CM2) et il y a eu aussi de nombreux échanges de maîtresses en fonction des matières de prédilection des unes et des autres, afin d'en faire profiter tous les élèves plus longtemps. Une organisation plutôt bien rodée donc, mais qui avait quelque peu effrayé notre Rebecca l'année dernière, au point qu'elle appréhendait de changer de classe. Finalement, elle s'y trouve aujourd'hui comme un poisson dans l'eau, et même plutôt enthousiaste quand il s'agit d'aller à la piscine, comme c'était le cas aujourd'hui.

Nathanaël, lui, est entré en 6e bilingue au collège Mentel, celui où Noémi a passé les deux premières années de collège. Il y a lui aussi retrouvé un certain nombre d'élèves de sa classe de l'an dernier et y semble plutôt à l'aise maintenant. Les deux premières semaines ont été plutôt compliquées pour lui, le plus perturbant étant sans doute le fait d'avoir à emporter un cahier (voire deux selon les matières) différent pour chaque matière. Les premiers jours, il a frôlé la punition plusieurs fois parce qu'il oubliait tout le temps quelque chose (un cahier, du matériel de dessin, une règle ou des feuillets simples...). La leçon a semble-t-il porté certains fruits, puisque depuis quelques jours, il est bien plus organisé dans sa tête et fait de gros efforts pour ne rien oublier.

Noémi a elle aussi changé de collège, les difficultés avec l'une des élèves qui la harcelaient ne semblant pas du tout sur le point de s'amoindrir. Nous avons donc pris la décision, douloureuse mais salutaire pour elle, de la sortir de son ancien collège pour l'intégrer dans le collège de secteur, à Dambach-la-Ville. Et ceci sans aucun problème d'ailleurs, puisqu'elle n'était déjà plus en section bilingue depuis la fin du premier trimestre de Sixième et que l'Education Nationale n'a pas le droit de refuser le transfert d'un élève dans le collège du secteur dont il dépend...
Son intégration est encore problématique pour l'instant, car trop récente pour porter des fruits. Mais l'ambiance paraît d'ores et déjà plus studieuse et moins anxiogène que celle du collège Mentel.
Affaire à suivre !