dimanche 21 juin 2009

Rothenburg, suite et fin (snif !)

Nous nous étions couchés bien tard, le dimanche soir. Le lundi matin, donc, nous avons émergé un peu tard aussi. Mais comme je voulais profiter du temps qu'il nous restait pour repartir à la recherche de la maison d'Ernst Schiffers, nous avons "décollé" vers 9 heures, direction la partie de la ville dans laquelle nous n'étions pas allés : le nord-est. Seulement voilà : il nous fallait d'abord trouver pour nos amis et les parents de Jean-Luc un petit cadeau. Hors de question de retourner en Alsace chercher les enfants sans ramener à ceux qui nous les avaient gardés si gentiment un souvenir...

Depuis deux jours, nous tombions sans arrêt sur des magasins vantant les "Schneeballen", ces pâtisseries fabriquées uniquement à Rothenburg (paraît-il). Dès le premier jour, nous y avions goûté en allant à la boulangerie, et ma foi, ce n'est pas mauvais, loin de là. Seulement, que choisir ? Après avoir fait le tour des magasins, nous nous sommes rendus compte que le moins cher semblait être la boulangerie où nous les avions goûtés, justement. Seulement, comme nous n'avions rien goûté d'autre, il était difficile de nous faire une opinion. Le mieux était donc de demander à Birgit ce qu'elle ne pensait.

Elle nous a conseillé d'éviter les gros magasins (tous ceux que nous avions vu, en fait),e t d'aller dans une boulangerie (celle où nous étions allés le premier jour était parfaite), d'une part, et d'autre part de ne pas prendre les "enrobés" comme nous les avions appelés, mais les schneeballen au sucre (glace ou roux), qui sont les originaux.

La boulangerie étant tout près de la pension, nous sommes allés là d'abord, pour la trouver fermée... Mais le boucher à côté nous a précisé qu'elle allait ouvrir d'ici peu, c'est-à-dire vers 10 heures. Oui mais voilà, nous avions encore pas mal de choses à faire, et perdre bêtement une heure nous ennuyait sérieusement. Donc, nous sommes remontés un peu vers la marktplatz pour y trouver un autre boulanger. Après avoir goûté, décision fut prise d'investir chez eux (tant pis pour les autres, ils n'avaient qu'à ouvrir plus tôt), et nous voilà repartis à la conquête de Rothenburg, nos Schneeballen sous le bras.

 

Le quartier Nord-est est tout aussi joli que le reste, cela va sans dire. Simplement, nos pérégrinations nous avaient emmenés là uniquement par les remparts. Le but du jeu était de repartir de la Rödertor et de remonter jusqu'à la Schrannenplatz, à la recherche de la maison d'Ernst Schiffers (le long des remparts, mais pas "sur" les remparts, donc !). Déception : pas de maison ressemblant de près ou de loin à celle de la bd. Et pas de plan non plus, donc (on peut toujours rêver, hein !). Pourtant, après avoir vu les remparts sud la veille, il n'y avait pas d'autre endroit possible : la hauteur des remparts est bien plus importante au nord et à l'est qu'au sud : forcément, au sud, la ville donne directement sur un escarpement abrupt et sur la vallée de la Tauber. Pas besoin donc de hautes murailles pour protéger la ville : la nature l'avait déjà très bien fait ! En revanche, au nord et à l'Est, la ville continue sur un plateau, les murs sont donc bien plus hauts.

Mais peu importe. Si Roger est très précis dans son dessin, je savais qu'il invente aussi certains lieux (comme la maison de Madame Pohlen, ou le Kampong, par exemple, pour des raisons diplomatiques, parfois, ou pour que ça "colle" mieux à l'intrigue).

En retournant dans la ville depuis la Galgentor, nous sommes tombés par hasard sur une nouvelle librairie, ouverte, celle-là. Et comme d'habitude, je sors la bd, je la montre au libraire en lui demandant si par hasard, il connait, et s'il peut m'indiquer où se trouve la maison en question. Il me dit qu'il ne connait pas la maison elle-même (et pourtant, il connaît parfaitement Rothenburg, et me dit que ce doit être une maison qui donne sur la Schrannenplatz, étant donné la hauteur des remparts, ou bien du côté de Mülhacker. Je le détrompe, en lui disant que nous n'avons rien trouvé dans ces deux endroits, et il me dit qu'il ne peut en dire plus, sauf que peut-être ça n'existe pas... Je lui demande alors s'il a la version allemande de la bd, et il me montre ... l'intégrale !

Banco ! J'achète, donc, parce que là, pour le coup, j'en ai trois en une ! Plus le cahier de croquis et d'explications... Bon, d'accord, c'est en Allemand (bien entendu, puisque c'est ce que je cherchais), et qui plus est j'ai déjà la même en français, mais quand on aime...

 

Retour dans la rue, j'ai décidé de laisser tomber la recherche de la maison d'Ernst Schiffers : nous avons fait deux fois le tour des remparts, en passant dans les remparts, et au pied des remparts, dans les deux sens. Impossible que nous l'ayions ratée... Elle n'existe donc pas. Du coup, à force de me concentrer sur les remparts, j'en ai oublié que nous n'avions pas vu une partie du centre-ville, et pas la moindre.

Je repris donc mon appareil photo et commençais à tout mitrailler.

 

Voici le résultat :

 


 

(La photo du mur a été prise en face de la maison du Docteur Schultz, et je l'ai prise non pas à cause du mur, qui finalement n'est qu'un mur, mais à cause de l'échelle : ce qu'on ne voit pas sur la photo, c'est qu'elle est faite d'un blog... Il y en avait deux sur le mur...)

 

Voici d'ailleurs la maison du Docteur, dans la bd. Et figurez-vous que... C'est celle d'un docteur. D'un centre de soins, pour être exacte. Marrant, non ?

 


 

Bon d'accord, ce n'est pas le médecin de famille des Pohlen, mais bon...

 

Notre périple touchait à sa fin. Nous avions un peu plus de 3 heures de route avant d'arriver à Sélestat, une heure supplémentaire pour aller chez nos amis récupérer les enfants, et nous ne voulions pas arriver trop tard quand même.

Nous avons donc fait une dernière halte sur la Marktplatz, histoire de prendre une dernière part de Forêt Noire pour Jean-Luc, et un dernier chocolat chaud pour moi (dans le même salon de thé, que la veille, donc). Seulement voilà, de Forêt Noire, il n'y avait plus, et le petit déjeuner n'étant pas loin, le chocolat chaud ne me disait pas grand-chose. Une part d'autre chose pour Jean-Luc et un bon thé pour moi firent l'affaire avant que nous ne levions l'ancre définitivement et ne quittions Rothenburg...

 

Au moment de partir, nous avons fait le tour de la ville en sortant par la Rödertor et en contournant l'enceinte par la droite. En arrivant à la Kobolzeller Tor, nous avons pris le chemin qui descend dans la vallée et passé le pont sur la Tauber. Les lecteurs yokophiles comprendront...

 

Après avoir admiré la vue, nous sommes repartis, cette fois-ci en direction de l'Alsace, des souvenirs pleins l'appareil photo, et des rêves pleins la tête...

 


 

mardi 16 juin 2009

Rothenburg, deuxième jour

Dimanche de Pâques, le 12 avril, donc, nous nous sommes réveillés un peu tard (vers 8h30, si je me souviens bien, ce qui n'est pas tard pour certains, mais qui pour nous l'est, puisque nous sommes habitués à des réveils vers 6h30-7h : merci les enfants !). Comme annoncé par notre hôte Birgit, le petit déjeuner nous attendait dans le couloir, et quel petit déjeuner !

 

Quelques photos valant mieux qu'un long discours, je vous laisse juges :

 


 

Comme vous pouvez le constater, c'était un vrai petit déjeuner à l'allemande : brötchen, fromage, charcuterie, thé, café, beurre, confiture, jus de fruits, diverses sortes de pains et de brioches... et surprise du chef : le dimanche matin, Birgit s'occupe de ses 4 enfants et de sa maison. C'est donc son mari qui s'occupe du petit déjeuner des hôtes, et ce jour-là, il nous a proposé des oeufs. Mais quand nous l'avons vu arriver, c'était mieux que des oeufs : des oeufs brouillés à la tomate, bien chauds, bien appétissants... De quoi bien démarrer la journée !

 

Vers 10 heures, nous avons donc levé le camp, pour la messe de Pâques. De retour dans la jolie église près de la Marktplatz, j'ai été un peu moins perturbée que la veille, et surtout, j'ai trouvé les livrets de chants, ce qui m'a permis de mieux "suivre"...  Sitôt après la messe, nous sommes allés un peu plus loin, derrière l'église, où se tient le Kriminalmuseum (Musée du crime et de la criminologie au Moyen-Age). Plutôt rigolo, comme musée, d'ailleurs, on y voit les engins de torture, les piloris... L'un d'eux m'a particulièrement plu : il s'agissait d'un morceau de bois classique, avec un gros trou pour la tête et deux petits pour les bras (oui, vous l'avez déjà vu, j'en suis sûre !). Celui-là avait la particularité d'être double : de gauche à droite (ou de droite à gauche, c'est symétrique !) : un gros trou, deux petits, deux autres petits trous, un gros trou, et il était destiné aux couples qui s'étaient querellés : le mari et la femme étaient attachés ensemble, face à face, et y restaient jusqu'à ce que leurs différends soit réglés... Une façon un peu étrange de faire la paix des ménages, mais quand on n'a pas envie d'étaler ses problèmes conjugaux sur la place publique, le mieux est peut-être de ce réconcilier le plus rapidement possible... (ou de ne pas se disputer ? Ou de le faire discrètement ?)

 


 

Après le musée, direction la chambre, histoire de nous changer (il faisait très beau, ce week-end-là, et mine de rien, il faisait aussi plutôt chaud : nous avons donc opté pour des tenues plus légères, et profité de la halte pour récupérer la bd et une bouteille d'eau et ajouter un pull au cas où...).

 

Retour en ville : l'objectif du jour : faire le tour des remparts en démarrant dans l'autre sens par rapport à la veille : départ de la Röderschütt, remparts sud-est, direction  la Rödertor, la porte par laquelle nous étions arrivés la veille, et la seule que l'on peut visiter. A l'intérieur, une exposition de photos retrace le martyr de Rothenburg le 31 mars 1944... Nous voilà dans le vif du sujet... et plongés directement dans la bd, puisque c'est de cet événément tragique qu'est née "La Frontière de la Vie"...

Ce qui m'a le plus touchée, au début de ce périple, ce sont les remparts : le long des murs, il y avait des tas d'ex-votos, ces petites pierres sculptées aux noms et villes des donateurs : le monde entier s'est lié pour reconstruire les remparts de cette si jolie ville...

 


 

Certains portent une date, ce qui permet de voir que les travaux, ou tout au moins leur financement, a duré jusqu'au début de ce siècle (les plus récents datent de 2001-2002, si mes souvenirs sont bons), et d'autres portent un métrage, signifiant par là combien de mètres de remparts le donateur a financé...

 

Nous sommes ensuite montés dans la Rödertor, pour voir l'exposition et la vue. Nous n'avons pas été déçus...

 


 

Je vous laisse apprécier la magie...

 

Finalement, nous sommes redescendus et avons continué le tour des remparts, en partant vers le nord. Arrivés à la Galgentor, nous nous sommes dits qu'il était quand même temps d'aller nous sustenter (le Früstück était loin, mine de rien puisqu'il n'était pas loin de 13h30...). Direction le centre-ville, donc, en passant par les ruelles. Retour à la Klingengasse, là où nous étions la veille, où nous avons trouvé ce qu'on appelle en Alsace un "Winstub", plus connu sous le nom de "Brasserie"... Il était près de 14 heures quand nous avons été servis : saucisses du coin, pommes de terre... bien lourd, bien gras, mais tellement bon !

Après deux Apfelchorle pour moi, et deux bières pour Gobolof, plus le déjeuner en lui-même, il n'était pas question de prendre de dessert... D'autant plus que nous avons découvert qu'ici, à Rothenburg (mais peut-être est-ce la même chose ailleurs en Allemagne ?), les desserts en tant que tels n'existent pas. Il faut aller les chercher dans les pâtisseries...

La Klingengasse nous a ramenés vers la Marktplatz, où nous avons assisté aux préparatifs de la fête du moment, en costumes d'époque (Moyen-Age) pour une série de danses. Seulement, nous avions pu voir la veille que l'office de tourisme fermait à 15 heures le dimanche. Et comme je voulais des précisions à propos du plan en relief qui se trouve dans la bd, nous avons commencé par ça. Coup de bol, l'office de tourisme était encore ouvert, et la jeune femme à l'accueil avait le double avantage de parler un peu français et très bien anglais (ce qui m'a simplifié les choses, vu mon niveau d'allemand), et de connaître Yoko (normal, me direz-vous, quoi que...). Bref, elle m'a conseillé d'aller au Reichsstadtmuseum pour voir le plan, qui en réalité n'est pas le plan, mais un plan fait après la publication de "La Frontière de la Vie". Mais Jean-Luc lui, avait une autre idée en tête, et puisque la place était bouclée pour le spectacle de l'après-midi, nous avons fait halte sur une terrasse non loin de l'office de tourisme, sur la Marktplatz. Voici le résultat :

 


 

Après cette pause gourmande et bien méritée (et je conseille ce glacier : il était bien meilleur que celui de la veille !), nous avons repris nos pérégrinations dans la ville, en passant par la Herrngasse. Retour du côté du Burg, à l'ouest de la ville, mais à l'intérieur des remparts, cette fois. Nous avons longé la Klostegasse, et sommes "tombés" sur l'ancien couvent, qui abrite désormais le Reichsstadtmuseum. Seulement,  quand nous sommes arrivés devant le musée, il était déjà plus de 17 heures, et le musée fermait à 17h30... Comme ce musée est immense, nous avons préféré remettre la visite au lendemain, si nous en avions le temps, ou à une autre visite de Rothenburg.

 

La visite s'est poursuivie : quelques photos de la Schrannenplatz, bien sûr, puis retour sur les remparts, ceux du nord, en direction de la Galgentor (vers l'est). Nous sommes ensuite partis à la recherche d'une librairie : tant qu'à être en Allemagne, autant ramener des livres pour enfants dans la langue de Goethe. Nous avons trouvé, dans la Spitalgasse, un petit libraire (le magasin), vieux (le libraire), mais très sympa, qui nous a montré ce qu'il avait en matière de lives pour enfants, de bandes dessinées, etc. et qui nous a dit gentiment que nous ne trouverions pas Yoko en Allemand à Rothenburg : ils ne sont plus édités en Allemagne.

Dépitée, mais contente d'avoir trouvé mon bonheur pour les enfants, nous avons  poursuivi notre visite, et sommes tombés sur deux autres librairies, en y faisant la même constatation : point de Yoko. Pire : dans la 3e, elle y était totalement inconnue ! (la bd dans son ensemble aussi, semble-t-il...) Il faut croire que les Allemands ne lisent pas de bandes dessinées ! Diantre !

 

Comme nous avions bien mangé, et fort tard, nous nous sommes passés de dîner, ce jour-là. Et nous avons continué à marcher. Parce qu'à force d'interroger les gens, les libraires en particulier, il était devenu évident que l'endroit que je n'avais pasencore trouvé (la maison d'Ernst Schiffers, le "créateur" du plan en relief de Rothenburg dans la bd), pouvait se trouver dans deux endroits : soit le long des remparts nord, que nous avions déjà explorés, soit le long des remparts su, où nous n'étions pas encore allés. La nuit tombant, c'est dans la pénombre que nous avons fait le tour des remparts en partant de l'Est, au niveau de la Sterngasse, jusqu'à la Kobolzeller Tor : by night, c'est bien aussi !

 

 

Ah oui ! Nous n'avions pas pris de dessert, à midi. Et au goûter, le pâtissier était plutôt un glacier... Alors, comme Jean-Luc aime vraiment beaucoup, mais beaucoup, la Forêt Noire (le gâteau, hein !), il s'en est offert une part, dans l'un des plus beaux salons de thé de la Marktplatz. Du coup, j'ai "craqué" pour un chocolat viennois : chocolat chaud (du vrai, pas de l'instantané !) et chantilly, avec des du chocolat en poudre par dessus... C'était bon !!!

(fin du jour 2, bientôt, le jour 3)

 

 

 

 

 

jeudi 11 juin 2009

Visite de Rothenburg-ob-der-Tauber

Alors ça y est, je vais essayer de prendre un peu de temps pour vous parler de notre voyage à Rothenburg-ob-der-Tauber, en Bavière.

 

Tout a commencé un jour où Jean-Luc était en vadrouille une fois de plus (à Rennes ou ailleurs, peu importe au fond). Les enfants ont été proprement odieux ce week-end-là, à tel point que j'en suis arrivée à "péter un fusible" et à me demander si je n'étais pas bonne pour l'asile.

Ce "petit" accroc dans l'organisation quotidienne m'a bien vite fait remettre les pendules à l'heure avec Gobolof, et décision a été prise de prendre du temps rien que nous deux, sous peine de voir notre couple imploser.

Il se trouve que le vendredi suivant, une de nos amies venait déjeuner à la maison. Et là, je lui ai parlé de mes soucis de la semaine précédente, et Jean-Luc lui a dit que pour le week-end pascal, il prenait 4 jours de congés !

Elle a sauté immédiatement sur l'occasion, et nous a dit que si nous étions d'accord, elle nous prenait les trois zouaves et que nous pouvions en profiter pour passer un week-end prolongé seuls tous les deux.

 

Je n'en croyais pas mes oreilles. Car il faut sans doute préciser que l'amie en question est elle aussi mariée, et elle aussi mère de famille... nombreuse : 4 enfants de 6 à 1 an... ce qui avec les nôtres, portait le compte à 7 entre 6 et 1 ans. Beaucoup, beaucoup de travail en perspective, donc. Coup de bol, nous la revoyions le lendemain, avec mari et enfants. J'ai donc discuté avec son mari, et lui ai demandé si sa femme lui avait fait part de son offre. Il m'a dit que oui, et qu'en plus il avait accepté. Je lui ai demandé s'il était conscient qu'elle était barge. Il m'a redit que oui, et qu'en plus il assumait.

Bref, je les ai bien entendu remerciés vivement, et commencé à en parler avec Jean-Luc.

Il a commencé par me dire : "Chouette, j'aurai enfin le temps de bricoler !"

(j'ai un doute subitement : ne vous ai-je pas déjà raconté cette partie de l'histoire ?)

 

Bref, de fil en aiguille, nous avons décidé de partir. Vraiment.

Premier acte : vendredi saint.

17 heures : départ de Sélestat pour nous rendre à Morschwiller le bas, où habitent nos amis. Une heure de route, en comptant les plantages et erreurs d'aiguillage.

18 heures, nous débarquons avec nos trois zouaves chez nos amis, juste à temps pour la fin du bain.

20h15 : nous voici de retour à Sélestat, et comme c'est vendredi Saint, il y a un concert d'orgue : Orgue en prière. Ca fait plusieurs années que ça existe, et c'est la première fois que nous pouvons nous permettre d'y aller.

Dont acte. C'est déjà commencé, mais peu importe.

21 heures, nous voici sur le parvis de St Georges, notre "cathédrale", tout étonnés d'y être seuls, sans avoir à courir après la marmaille...

 

La nuit est chaude (au sens propre) : on resterait bien dehors, mais la fatigue est là, et il est temps d'aller faire dodo...

 

Samedi 11 avril, samedi Saint. Le départ est prévu vers 9h, direction Strasbourg : ma grand-mère est arrivée la veille en Alsace, et mes cousins nous ont envoyé moults messages, SMS et autres, disant qu'elle aimerait bien nous voir ! Mais comment faire, alors que nous devons justement partir ?

Grand dilemme, vendredi soir, et la décision est finalement prise d'aller la voir avant de filer en Allemagne.

Dont acte.

Vers 10h, nous voici au centre-ville de Strasbourg, pour un deuxième petit-déjeuner en compagnie de ma tante, mon oncle, ma cousine et mon cousin. Comme c'est bientôt Pâques, les religieuses du lycée (la congrégation qui a créé Ste Clotilde, lycée que dirige mon oncle et où il vit avec sa famille) ont préparé un Kougelhopf maison, ainsi que des Lammala (spécialité alsacienne qu'on ne mange que le matin de Pâques). Pour le lammala, c'est trop tôt (ce sera pour le lendemain), mais pour le Kougelhopf, point ! Et je n'en ai jamais mangé d'aussi bon ! Et pourtant, j'en ai gouté, des Kougelhopfs !!!

 

Bref, 11 heures, nous voici repartis, direction l'Allemagne. Trois heures de route, pique-nique dans la voiture pour aller plus vite.

Et vers 14 heures, nous voici arrivés à destination. Sitôt passée la partie "neuve" de la ville, nous entrons par une des "portes" ouverte dans l'enceinte médiévale. Et la féérie commence : A l'intérieur des remparts, nous sommes saisis par la magie du lieu. Contrairement à l'Alsace, où dans certains villages, les rues piétonnes et/ou principales ont été restaurée, ici, tout (à une ou deux exceptions près, certaines parties sont encore en travaux) a été restauré. Et de bien belle manière, en plus !

 

Première étape : trouver la pension de famille où j'ai réservé une chambre pour deux nuits, et prendre nos marques.

 

La petite maison jaune, au centre, c'est notre pension !

L'enthousiasme est tel, que rien n'aurait su être "moche" ce jour-là... La chambre est donc jolie au premier coup d'oeil, même si un examen plus attentif nous révèle que les tapisseries ne sont plus si fraîches que ça, que la salle de bains est un chouia trop petite, et que le plafond aurait besoin d'un sérieux rafraîchissement. Mais peu importe ! Après une heure de repos, nous voici dans les rues de Rothenburg, à la découverte de la ville enchanteresse.

 

Et pour bien commencer, direction la Plönlein. Et là, que voit donc Jean-Luc ???

 

Un GLACIER !!!!

Premier arrêt :

 


 

Sans commentaire.

 

Le reste de la journée a été marqué par plusieurs événements : repérage des lieux : objectif numéro 1 : dénicher une église catholique en pays protestant pour y suivre la messe de la Vigile Pascale le soir même, puis du Jour de Pâques le lendemain.

Objectif numéro 2 : prendre des photos, prendre des photos, prendre des photos, et retrouver les lieux de la bd pour prendre des photos.

 

Nous avons donc trouvé, tout près, la seule église catholique de la vieille ville, pris l'horaire de la messe pour le soir, et commencé le tour de la ville, en commençant par la Marktplatz, et en redescendant ensuite la Plönlein, puis la Spitalgasse, après un détour par les remparts et l'auberge de jeunesse.

 


 

Bien sûr, nous ne nous sommes pas arrêtés là. La Spitalgasse nous a ramenés à la Plönlein, et de là, nous étions près de la Marktplatz. Comme je commençais à repérer les lieux, y compris dans la bd (la Frontière de la Vie, bien entendu), nous avons continué, et trouvé divers endroits, comme la rue voutée située entre la Herrngasse et l'arrière de la Marktplatz, ou encore la Burggasse, où se situe la maison de Madame Pohlen (qui en réalité n'existe pas telle quelle), le Burggarten, le chemin suivi par Yoko à l'extérieur, puis l'entrée dans la vieille ville, le petit pont de la Klingentor, les remparts, la Klingengasse, etc.

 

Mettre ici les photos en intégralité serait fastidieux et inutile. Je vous invite donc à les consulter ici.

 

Le soir, nous sommes allés au restaurant (le pique-nique était bien loin !), à l'Alter Keller (dans l'Alter Keller, bien sûr), et nous avons pu goûter la cuisine bavaroise, riche, mais appréciée !

Puis ce fut l'heure de la messe, étonnante, sobre, silencieuse au début, à tel point que j'ai cru qu'il n'y avait pas d'orgue dans cette église ! Le contraste a été saisissant, au moment où l'orgue a commencé à jouer, après le texte de la Résurrection du Christ.

Après avoir fait un nouveau tour dans les ruelles adjacentes, histoire de digérer le copieux repas que nous avions pris plus tôt, nous sommes rentrés prendre un repos mérité à la pension, avec des images et des rêves plein la tête en ce qui me concerne...

 

La suite de notre périple un peu plus tard !