vendredi 30 novembre 2012

Gobolistan II : Ca avance !!!

Il semble que les choses prennent enfin le bon chemin, au Gobolistan II.

Depuis le début de la semaine, c'est un peu la valse des corps de métiers. Mardi dernier, l'électricien est donc venu pour commencer l'installation de l'électricité dans la cuisine. Mardi également, le poseur était à Sélestat, au Gobolistan I, pour démonter la cuisine existante.
Mercredi, retour de l'électricien, avec son apprenti cette fois, pour terminer l'électricité dans la cuisine et tout régler au niveau des lignes (nous nous étions un peu plantés de mur pour la prise du four, il a fallu recommencer. C'est que nous n'avions pas prévu, au départ, de rapatrier l'ancienne cuisine. Mais comme je le disais l'autre fois, quand on n'a pas de pétrole, il faut avoir des idées !). Et coup de bol, le même électricien a enfin pu joindre son copain le plombier, que nous essayions vainement d'avoir au bout du fil depuis une bonne semaine. Du coup, le-dit copain plombier a débarqué mercredi matin vers 11 heures et a vu l'étendue du travail à accomplir : écoulement de l'évier et raccordement du lave-vaisselle dans la cuisine, canalisation à changer dans la cave, WC à virer au rez-de-chaussée et nouveau WC suspendu à installer. Seulement, mercredi en fin de matinée, il avait beaucoup, beaucoup de travail et de chantiers et n'était pas du tout convaincu de pouvoir revenir avant la St-Glinglin. Sauf que pour nous, c'était un peu urgent côté cuisine, puisque le poseur, qui, lui, avait un autre chantier le mercredi, venait le jeudi matin poser la cuisine.
Finalement, le plombier est allé sur son autre chantier, où il a vu que le gars qui lui avait demander de faire le travail l'avait commencé lui-même, alors il est parti et revenu chez nous pour commencer l'installation dans la cuisine (et ouf !).
Jeudi, le poseur nous a appelés pour nous dire qu'il n'avait pas terminé sur son autre chantier, qu'il en avait encore au bas-mot pour une matinée, et qu'il ne viendrait que l'après-midi chez nous. Du coup, le plombier qui n'avait pas fini la cuisine a été soulagé : ça lui laissait un peu plus de temps pour le faire. Finalement, il a été pris par autre chose et les deux ont débarqué le jeudi après-midi, en même temps ou presque que Laurent, qui nous avait déjà fait la tapisserie au Gobolistan I en juillet et qui avait promis de revenir pour avancer un peu au Gobolistan II.
Jeudi soir, nous en étions donc à :
- dans notre chambre : le plafond a été recouvert de fibre de verre (parce que le plafond est vraiment abîmé et qu'il est impossible de le rattraper autrement, il faudra donc repeindre).
- dans la cuisine : le frigo est en place, ainsi que l'évier et le plan de travail, le casserolier et les deux meubles de rangement. Il manque encore : le four, le lave-vaisselle, le second plan de travail, la table, les meubles hauts.
- dans la cuisine également : l'écoulement est prêt, les raccords eau chaude et eau froide sont opérationnels, ne reste plus qu'à les relier à l'évier.
- dans les toilettes du rez-de-chaussée : le châssis est posé.
- au sous-sol : la canalisation bouchée a été remplacée par une neuve en PVC et le tout est à relier aux WC du rez-de-chaussée.

Aujourd'hui, le poseur de la cuisine a débarqué à 8h30. Pour une histoire de corniches à l'envers, il avait mis l'un des meubles hauts au mauvais endroit. Du coup, il a dû recommencer. Et à midi, il ne restait que les portes des meubles, le lave-vaisselle et le meuble haut au-dessus de la table. Ensuite, c'est une histoire de finitions : corniches, fileurs (ces bouts de bois qui permettent de faire la jointure entre le mur et le meuble quand le mur n'est pas vraiment droit, ce qui est le cas ici).
De son côté, le plombier est revenu vers 9h du matin, et s'est tout de suite attaqué au WC. Il en est à l'heure où j'écris ces lignes (14h30) aux finitions, et devrait s'attaquer ensuite au branchement du lave-vaisselle (côté écoulement) et de l'évier (branchement syphon, raccords eau et écoulement également).

Au final, je crois bien que nous allons sortir de la période camping dès ce soir. J'ai rebranché le four (que par sécurité, l'électricien avait mis hors tension en coupant le fusible dédié), et il faudra juste qu'il revienne : les lampes sous les meubles hauts, destinées à éclairer le plan de travail, ne fonctionnent pas... Mais très honnêtement, je crois que je m'en fiche un peu : ce soir, j'aurai une cuisine et vraisemblablement aussi des toilettes neufs au rez-de-chaussée !
Elle est pas belle, la vie ???
(ou "il n'y a pas de petits bonheurs !")

Ah ! Un bonheur ne venant jamais seul : ce soir, je pourrai donc ranger la cuisine, la vaisselle, les victuailles. Ce soir aussi, donc, il y a des chances pour que nous mangions chaud et cuit (ce qui n'était pas arrivé depuis quelques temps maintenant, sauf si on considère que réchauffer une pizza au micro-ondes, c'est de la cuisson), et que demain, je puisse faire un gâteau pour la St Nicolas. C'est quand même sympa, la vie !

mardi 27 novembre 2012

Travaux Gobolistanais

Il y a des fois où on aimerait que le temps passe plus vite... Je sais, c'est parfaitement en contradiction avec ma plainte rituelle qui est le manque chronique de temps pour tout faire (même si "tout", ce n'est carrément pas possible). Et pourtant...

Petit rappel des épisodes précédents : Nous avons emménagé le 4 novembre dans notre nouveau palais, et depuis ce jour, nous découvrons un certain nombre de "petits" soucis, notamment au niveau des canalisations. Le 12 novembre, je vous faisais part ici de nos déboires avec la canalisation reliant les WC du rez-de-chaussée et l'évier de la cuisine au tout-à-l'égout, avec une réparation que je savais temporaire mais qui, je l'espérais, allait "tenir" un certain temps quand même. Ben en fait, non. Moins d'une semaine plus tard, la réalité nous rattrapait, avec un magnifique bouchon dans la canalisation des toilettes. A partir du dimanche 18, donc, ça ne s'évacuait plus, et à compter du lundi, j'ai dû demander aux enfants de profiter au maximum des toilettes de l'école, du périscolaire et de la cantine, alors que moi-même j'utilisais ceux du bureau, du supermarché, du médecin... Bref, quand faut y aller...

Mais le mercredi 21 novembre, j'avais vraiment, vraiment hâte qu'il arrive. Parce que nous avions donc un gros problème de toilettes et que le plombier sauveur du 12 devait revenir ce matin-là pour faire quelques menus travaux. Il les a faits, mais pas tout à fait comme je le pensais au départ. Le problème de la canalisation de la cave étant trop important pour lui, il a décidé de contourner le problème en créant un deuxième "lieu d'aisances", ce qui permet de condamner le premier tant que nous n'avons pas de temps ni d'argent pour nous y attaquer.

Ceci étant réglé, nous avons décidé d'entamer le second chantier d'importance : la cuisine. Parce que je vous laisse imaginer ce que ça donnait jusque là : une cuisinière électrique qui ne fonctionne pas comme je veux parce que tout simplement, j'ai un mauvais fluide avec la cuisson à l'électricité (en gros, soit ça ne cuit pas, soit ça crame, ce qui, dans les deux cas, est extrêmement embêtant). Alors pour le four, j'avais du bon matériel à Sélestat, un four que je connaissais bien, et je me suis dit que ça, au moins, je maîtrisais. Ben non. Parce qu'il faut croire que qui dit cuisinière électrique et four électrique dit fonctionnement différent à chaque appareil. En bref, pour le dernier cheesecake que j'ai fait, samedi matin, j'ai programmé la cuisson sur 35 minutes, comme toujours. Sauf qu'il a fallu plus d'une heure au final pour que ça ressemble à quelque chose. Alors là, je dis "stop", parce que doubler tous les temps de cuisson, je ne pourrai pas (comment vais-je donc faire mes bredeles à ce rythme-là ???).

Bref, nous avons donc sérieusement cogité. Parce qu'à ce problème de cuisson s'ajoute un autre souci : nous n'avons toujours pas vendu notre première maison. Et ce même mercredi 21 avril, j'ai eu un appel de l'agence me disant que vraiment, il faudrait baisser le prix. Soit, je veux bien (je ne suis pas imbécile au point de penser que c'est le vendeur qui fixe le prix de vente en temps de crise ! surtout pas dans l'immobilier !), mais si je baisse encore, je ne pourrai plus la changer, ma cuisine ! Je n'aurai plus un centime pour le faire !
Alors comme au Gobolistan, nous aimons bien recycler les vieux slogans ("En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées", celui-là, on l'aime bien ici), ben on a tout simplement décidé de récupérer notre cuisine de Sélestat (les connaisseurs apprécieront). Il a fallu négocier un tout petit peu avec le poseur, lui faire prendre conscience que si tout n'était pas parfait, ce n'était pas non plus un drame, et surtout trouver du temps pour le démontage et le remontage, sachant que pour que ce soit correct quand même et pas trop précipité, il fallait au minimum que l'électricien revienne avant pour refaire l'installation électrique de la cuisine, en attente jusque là.

Du coup, ce matin, le poseur a débarqué au Gobolistan I pour tout démonter, et l'électricien est venu au Gobolistan II pour tout démolir et reconstruire (entendez-là faire l'électricité, ce qui suppose de faire d'abord un certain nombre de tranchées, d'installer les câbles, les gaines, les boitiers, les interrupteurs... avant de replâtrer). Mais au préalable, pour que ces messieurs puissent travailler dans des conditions correctes, il a fallu que Gobolof y aille au burin et casse tout ce qui était gênant dans la cuisine (depuis le carrelage marron moche jusqu'au faux manteau de cheminée qui cachait la hotte). Ce qui a été fait samedi matin, avant notre départ en week-end (et pendant que je faisais le fameux cheesecake. Ce qui, en soit, est un peu un exploit, c'est de se dire que j'ai été assez prévoyante (ou clairvoyante ?) pour éviter les éclats de céramique dans le gâteau. Parce que bon, l'épiphanie, c'est pas encore pour tout de suite, si vous voyez ce que je veux dire).

Bref, tout ça pour dire que maintenant, j'ai la table de la cuisine dans le petit salon, auquel on n'accède que par la cuisine, et j'ai les étagères, les réserves, le micro-ondes, la bouilloire, etc. dans la future bibliothèque (oui, ça va devenir un vrai parcours du combattant de se faire un thé si ça continue comme ça), sachant que dans le même temps, le vaisselier que nous avions récupéré de Bergheim est toujours dans la cuisine parce qu'on n'a juste pas eu le temps de le déplacer (trop long, trop lourd, et un peu la flemme de le vider pour le re-remplir : j'ai déjà fait ça toute la journée de vendredi et la matinée de samedi, c'est bon, j'ai donné !).
La bonne nouvelle de l'histoire, c'est que l'électricien a bien avancé, quasiment tous les boitiers sont installés, les tranchées sont faites, les circuits à peu près tous à leur place. Il manque les interrupteurs pour l'éclairage sous les meubles, mais ça, l'électricien va demander directement au poseur les infos que je suis en incapacité de lui fournir (du style : un élément haut, c'est haut de combien de cm ? ça s'installe à quelle hauteur par rapport au plan de travail qui se trouve en-dessous ? etc.). Il y a donc du progrès côté circuit électrique, et l'électricien revient demain pour terminer le travail. Ensuite, ce sera opérationnel.

L'autre bonne nouvelle, c'est que le poseur a démonté toute la cuisine, et que la seule chose qui n'est pas entrée dans la camionnette, faute de place, c'est... le four ! Argh. Suis pas certaine que ce soit une bonne nouvelle, ça, sauf si Gobolof a le temps demain ou jeudi de récupérer le four en question.

Enfin, dernière nouvelle d'importance, le poseur revient au Gobolistan II pour installer la cuisine jeudi et vendredi (il a prévu deux jours de travaux lui aussi). Et là, c'est quand même super-top : ça veut dire que dès vendredi soir, j'aurai une cuisine fonctionnelle. Moche, certes, puisque les murs sont encore nus, soit blancs, plâtrés, soit d'un marron hideux aux endroits où il n'y a pas eu besoin de faire des trous, mais une cuisine fonctionnelle aussi. Je vais donc pouvoir passer une partie de mon week-end à me réorganiser (ça me fera passer le temps en l'absence de Gobolof, et surtout me donnera un objectif réaliste et motivant pour ranger tout le bazar qui m'attend dans le couloir !). Reste plus à espérer que le plâtre sèchera vite. Parce que s'il y a une chose que j'ai apprise cette semaine, c'est que le plâtre frais, ça pue. Beaucoup. Et c'est très désagréable ! (ça, il fallait quand même que je le dise : on ne le sait pas assez, à mon avis !).

Voili voilà les dernières nouvelles du chantier, je vous dis donc, chers lecteurs et lectrices, à très bientôt pour la suite de nos palpitantes aventures !

(ah oui, petite information supplémentaire : j'ai bien trouvé l'appareil photo, et j'ai pu prendre quelques clichés de la cuisine avant les travaux. Sauf que je ne peux pas en prendre d'autres : la batterie est en rade et, malheureusement, je n'ai pas encore réussi à retrouver le carton dans lequel j'ai mis le chargeur. Les photos "avant-après" vont donc devoir attendre un peu. Avec les plus plates excuses de la rédaction à l'égard de ses fidèles lecteurs !)

lundi 12 novembre 2012

On n'était pas dans la m... !!!

Attention, billet 100% trivial !

Jean-Luc est parti en salon à Lille (et livraisons dans le Nord et la Belgique) depuis mercredi, et bien entendu, depuis mercredi, j'enchaîne les petits problèmes qui, pour certains, deviennent de gros problèmes avec le temps.
Mercredi dernier, il y avait déjà un petit souci avec les toilettes, mais nous avions pu trouver une solution temporaire en débouchant une à deux fois par jour avec la ventouse (parce que bien entendu, le destop, ça ne marchait pas du tout). Mais voilà, c'était sans compter les caprices de notre tuyauterie-vieille-de-1927-à-changer-c'est-urgent !
Jeudi soir, j'allais monter me coucher, et auparavant, je passe aux toilettes, débouche une fois de plus, et ô surprise ! l'évier de la cuisine (dont l'écoulement est branché sur la même canalisation que celle des toilettes) se débouche subitement et toute l'eau de la vaisselle de midi (et du soir bien sûr) se met à couler joyeusement dans le syphon ! J'étais tellement contente que j'en aurais sauté de joie et fait des galipettes si j'avais été assez souple pour ça ! (faut dire que quand on accumule les soucis comme ça et qu'on est seule pour y faire face avec trois enfants qui demandent vingt fois par jour "Dis, maman, tu as vu que les WC sont bouchés ? Tu peux pas les déboucher ???", la moindre petite parcelle de bonne nouvelle est une excellente occasion de jubiler.)
Bref, j'étais toute contente, et suis partie me coucher jeudi soir le cœur très léger, en me disant que peut-être, cette maison, elle n'était pas aussi "pourrie" que ça (du point de vue de l'évacuation de l'eau, j'entends !). Et du coup, dans la nuit de jeudi à vendredi, j'ai vraiment très bien dormi !
Le répit fut de courte durée.
Vendredi soir, je me suis étonnée de voir l'eau de vaisselle de midi encore dans l'évier. Et samedi matin, elle y était toujours. J'ai donc fait la vaisselle de samedi en une fois, avec le souci majeur d'économiser l'eau, et quand j'ai vu dimanche matin que l'eau y était encore, je me suis vraiment demandé ce que j'allais faire...

La première chose, c'était de ne pas faire la vaisselle. Faut pas que ça dure trop longtemps quand même, mais c'était l'unique solution parce que sinon, ça allait se mettre à déborder (parce que je n'ai aucun doute sur la capacité du trop-plein, normalement fait pour ça, à ne pas évacuer l'eau de l'évier). Et le soir, j'ai fait un pique-nique avec les enfants, histoire de me retrouver avec le minimum de vaisselle.

Et ce matin, au retour de l'école et des courses, j'ai eu la grande joie d'accueillir un monsieur que Jean-Luc avait déjà appelé pour faire les raccords dans les toilettes du premier étage, qui s'y connait pas mal en plomberie (il ne fait pas de gros travaux, mais pour tout ce qui est petites réparations, installation de conduites, etc..., il assure). Et je lui ai montré mes deux "monstres" : l'évier bouché depuis le vendredi (3 jours quand même !) et les toilettes qui à ce moment-là avaient décidé de fonctionner à peu près normalement mais menaçaient de recommencer à faire des siennes très vite. Il a tout de suite vu le problème : la vétusté des canalisations. Et n'a pas été très optimiste : s'il fallait remplacer la grosse tuyauterie, c'était impossible pour lui : trop de travail, trop de matériel spécifique, trop compliqué... Bref, impossible.
Sauf que quand je lui ai dit qu'à l'autre bout de la canalisation en question, à l'autre extrémité de la maison, je pouvais lancer une lessive sans que ça pose de problème, il m'a un tout petit peu rassurée en me disant que peut-être, alors, il pourrait faire quelque chose. Ni une, ni deux, il est allé chercher ses outils et s'est mis au travail.
D'abord, il n'a rien compris de ce qui se passait. Compte-tenu de la quantité d'eau dans l'évier, il s'attendait à un jet et une inondation dans la cave quand il aurait ouvert la trappe de la canalisation, mais rien ! A cet endroit-là, la canalisation était tout à fait à même de laisser passer de l'eau. Il a vérifié vers le haut et le bas, la canalisation était libre jusqu'au-dessus du raccord avec le tuyau d'évacuation en PVC de l'évier (beaucoup plus récent donc que la canalisation en fonte qui vient des toilettes). Mais alors, pourquoi ça bouche ???
En trifouillant dans la canalisation avec un bâton en métal, il s'est rendu compte qu'au-dessus du fameux raccord, en revanche, c'était très très encrassé. Mais pour autant, ça n'expliquait pas le bouchon dans l'évier.
Nous sommes donc retournés dans la cuisine, et là, je lui ai montré le syphon. L'installation est très bizarroïde, assez biscornue, avec des bouchons de liège pour boucher les arrivées d'eau inutilisées, mais a priori, tout devait fonctionner correctement. La seule solution était donc d'ouvrir... Et là, nous avons eu de belles surprises ! en retirant le syphon, rien ne s'est mis à couler !! C'était donc bouché entre l'évier et le syphon, et pas qu'un peu puisque c'était quasiment étanche alors que les deux éviers étaient pleins d'eau !

Une bonne heure de nettoyage et de réglage de la chasse d'eau (qui avait décidé de ne plus fonctionner autrement qu'en soulevant le couvercle et en tirant manuellement dessus) plus tard, j'ai eu l'impression fort satisfaisante ma foi de revivre et de revenir d'un seul coup du Moyen-Age domestique. J'avais maintenant de quoi aller aux toilettes sans avoir à déboucher à chaque chasse d'eau (c'est provisoire parce que ça va fatalement se reboucher assez vite, mais les travaux de rénovation sont prévus !), mais également de quoi faire la vaisselle (celle de dimanche matin et midi, ainsi que du petit déjeuner d'aujourd'hui qui attendait patiemment sur la table que je m'occupe d'elle !) dans des conditions sinon optimum, du moins vivable.
Y'a pas à dire, c'est que quand on est dans la m**** qu'on se rend compte de la chance qu'on a de vivre à notre époque du confort domestique moderne !

mercredi 7 novembre 2012

Gobolistan II : Déménagement !

Ca y est ! Nous avons emménagé dans notre nouveau "royaume" !
Alors du côté des bonnes nouvelles, il y en a plusieurs :
tous les cartons que j'avais préparés sont arrivés en bon état ! Pas de casse à déplorer du côté de la vaisselle, que ce soit celle de tous les jours ou la belle vaisselle du mariage. Le seul truc, c'est que je n'ai pas eu le temps de tout emballer. J'ai donc refait un premier tour avec Jean-Luc hier soir, et un second seule cet après-midi pour récupérer les papiers, les classeurs, les fiches de paie, coordonnées bancaires et autres trucs un peu super importants quand on a des démarches à faire. Et c'est pas fini : j'ai encore toutes les partitions, et puis bien sûr, j'ai oublié le livret de famille, les carnets de santé des enfants, les dictionnaires... Bref, j'ai de quoi en emmener encore. Ca tombe bien, j'y retourne demain !
Par ailleurs, l'électricité fonctionne, même si tout n'est pas terminé. L'électricien revient encore demain matin pour terminer le travail à la cave, là où le chantier est le plus important (parce qu'il faut quand même préciser qu'il y a là-dedans des trucs hyper dangereux avec plusieurs générations de systèmes électriques qui se côtoient, et que rien, du coup, n'y est aux normes !). Il y a encore des trucs bizarres (un cache qui manque dans le salon, en fait, le cache n'a pas disparu, il n'a tout simplement jamais été installé, et les fils étaient planqués directement sous le papier peint !), mais là aussi, ça va s'arranger très bientôt. Côté électricité, donc, je crois qu'on tient le bon bout !
Enfin, le chauffage, autre gros point noir de la maison quand on l'avait visitée pour la première fois au mois de juin, fonctionne. Et il fonctionne même plutôt bien. On arrive à une vingtaine de degrés partout dans la maison en chauffant uniquement (ou presque) le rez-de-chaussée, selon le principe bien connu de la chaleur qui monte. Et un peu de bon sens suffit à maintenir une température plutôt agréable en ce début d'hiver (3°C ce matin, 5° à midi, autant dire qu'on entre là dans les premiers frimas !) : par exemple, notre future entrée n'a pas de radiateur, n'est pas isolée, et n'est donc pas chauffée. En conséquence, il y fait plutôt frisquet, vous vous en doutez. Du coup, on y a mis le linge à sécher (en attendant de faire une vraie buanderie à la cave), ainsi que le congélateur (et les vestes, les chaussures, le linge sale en attente d'être lavé parce que du coup, je n'ai pas assez de place sur le tancarville pour le faire sécher, il faut donc attendre !). Le congélateur, du coup, ne risque pas la surchauffe !

Du côté des mauvaises nouvelles (parce qu'il y en a, sinon je n'aurais pas fait un paragraphe "bonnes nouvelles", j'aurais mis "nouvelles" tout court), il y en a aussi plusieurs :
Tout d'abord, il y a un problème d'écoulement des eaux usées. Ce qui donne de l'eau stagnante dans l'évier de la cuisine (à notre arrivée, tout s'écoulait entre deux vaisselles, mais là, ce n'est même plus le cas !), des toilettes bouchés très régulièrement (on a dit "adieu" au Destop et "bonjour" à la ventouse, bien plus efficace, économique, écologique et rapide que tous ces produits chimiques qui ne servent à rien d'autre qu'à engraisser les industriels et engorger les stations d'épuration) et l'eau de la douche qui s'écoule difficilement. Ca va pour le premier, mais pour les suivants, c'est moyennement agréable. Du coup, dès mardi prochain, on va essayer de faire revenir le monsieur qui avait déjà été très efficace pour les tuyauteries du premier étage pour qu'il nous fasse tout ça aux petits oignons, en remplaçant les tuyauteries anciennes, vraisemblablement encrassées par plusieurs décennies d'utilisation quotidienne et intensive (ceux qui vivaient là avant nous avaient 5 enfants et les grands-parents vivaient avec eux !).
Autre mauvaise surprise en arrivant : la machine à laver le linge ! Ca, ça a quand même été assez difficile à encaisser. Samedi soir, Jean-Luc a rentré notre lave-linge dans la maison, et dimanche matin, j'ai voulu laver du linge (parce que j'en ai quand même pas mal, du linge sale, en ce moment !). Sauf que bien sûr, j'avais oublié la lessive, l'anti-calcaire... et les paniers de linge (pleins, bien sûr, et toujours sale, le linge). Donc lundi, j'ai rapporté les paniers de linge et la lessive, et lundi en fin de journée, après avoir paré au plus pressé (à savoir l'organisation de la cuisine), j'ai essayé de mettre la machine en route, pour me rendre compte qu'elle ne se remplissait pas d'eau ! Mardi matin, l'électricien était là, Gobolov et lui ont tenté de ressusciter les lutins, sans aucun succès. Du coup, comme pour le congélateur le 28 septembre, nous avons adopté une nouvelle bande qui a commencé directement son office mardi en fin de matinée. C'était juste pas prévu au budget...
Enfin, je vous parlais de l'organisation de la cuisine... Ce qui est assez épique, pour la raison évoquée plus haut (le problème d'écoulement d'eau) mais pas uniquement. Nous avions, dans notre Gobolistan I, fait installer une cuisine entièrement équipée (avec l'électroménager inclus, four, cuisinière, lave-vaisselle et réfrigérateur). Sauf que nous ne pouvions pas démonter la cuisine pour l'embarquer au Gobolistan II, et que je savais qu'on n'aurait donc plus l'électroménager indispensable à une famille de 5 personnes. Heureusement, nous avons une bonne étoile (et des amis plutôt sympas) qui nous ont prêté un frigo (avec ordre de le leur rendre au mois de mai, période à partir de laquelle ils en ont besoin dans leur cuisine d'été) et nous ont donné une cuisinière électrique. Alors là, il faut quand même que je fasse preuve d'un peu d'adaptation, parce que la cuisson sur plaque électrique et moi, ça a toujours été quelque chose d'assez compliqué. Mais quand on n'a pas le choix, hein...
Bref, lundi soir, Gobolof est allé chez les amis en question pour y récupérer leurs biens (on ne pouvait pas y aller avant, les amis étant partis en vacances à Ténérife où ils ont essuyé les restes de la tempête Sandy), et tout a été installé en fin de matinée mardi. Alors, je vois d'ici les questions fuser :
"Mais comment avez-vous fait entre samedi soir, jour du déménagement, et mardi midi pour conserver les aliments frais, sans frigo ????" Question épineuse, non ? La réponse est simple : nous avons condamné l'entrée de la maison. En fait, dans la cuisine, il y a un sas de quelques mètres carrés (à peine deux, c'est-à-dire l'espace pour ouvrir la porte extérieure et guère plus), qui donne sur l'escalier extérieur et l'allée qui longe la maison. Depuis que nous avons visité la maison, nous voulons condamner cette entrée, parce que c'est quand même trop bizarre, une si petite entrée où on ne peut même pas suspendre sa veste et retirer ses chaussures. D'où l'entrée à l'arrière, par l'actuelle buanderie (un jour, il faudra que je mette des photos, ce sera plus clair. Un jour. Quand j'aurai le temps de faire des photos). Bref, cette pseudo-entrée, donc, nous a servi de frigo, puisque la porte d'entrée n'est pas isolée du tout, et que, coup de bol, nous sommes en novembre (et si vous avez bien tout suivi, il fait plutôt frisquet par chez nous, ces derniers jours). Alors certes, nous n'avons pas réussi à obtenir, dans ce frigo de fortune, la température optimale recommandée sur tous les manuels de la sécurité alimentaire, mais nous avons quand même réussi à limiter la casse au moyen de glacières. Ce qui n'est déjà pas si mal.
Et puis, lundi, nous aurions dû avoir le téléphone. Ca, ça aurait été vrai si ces gentils techniciens de France Télécom avaient daigné lire les panneaux et de ce fait ne pas confondre "Route nationale" et "Rue Principale"... J'avais fait mon possible pour limiter la casse au niveau du déménagement. Pour être certaine de ne pas avoir de coupure de téléphone pendant trop longtemps (à l'agence, le commercial pronostiquait 15 jours, oui, 15 jours ! d'interruption de service, ce qui n'est même pas envisageable pour Jean-Luc, qui utilise le téléphone tous les jours pour joindre ses clients !), j'avais donc pris la décision de souscrire un nouvel abonnement, avec une nouvelle ligne, un nouvel accès internet, etc. Donc jusqu'à ce que je puisse résilier la ligne de Sélestat (nous sommes engagés jusqu'au 14 décembre), j'ai donc deux abonnements fixes à payer, et deux abonnements internet aussi. Mais tant pis, ça ne va durer qu'un peu plus d'un mois, ce n'est pas non plus la mer à boire. Le souci, c'est que ces chers techniciens ne sont pas venus ! J'ai pourtant guetté toute la matinée à la fenêtre ! Le rendez-vous avait été pris le 16 octobre pour le 5 novembre, confirmé par SMS puis par téléphone ! Ben non. Personne. En prime, j'ai eu droit à une dispute avec Gobolof parce que, bien sûr, dimanche soir, j'avais débranché le matériel de Sélestat pour pouvoir le rebrancher au plus vite lundi midi à Ebersheim ! Sauf que du coup, pour appeler ses clients, Gobolof a du retourner avec le matériel à Sélestat... et qu'il ne savait pas trop comment le brancher pour que ça fonctionne (parce que Gobolof et la technologie, c'est toujours très compliqué). Il a donc fallu que j'y retourne moi aussi pour refaire les branchements... comme si je n'avais que ça à faire !
Du coup, lundi midi, j'ai rappelé le service client, qui m'a dit ne pas comprendre pourquoi les techniciens n'étaient pas venus, et m'a proposé un rendez-vous le... 13 novembre ! Ben voyons ! J'ai donc râlé en disant que zut, j'avais pris toutes les précautions possibles, que je payais deux abonnements, et que si je l'avais fait, c'était bien pour éviter toute rupture de service, alors qu'ils devaient me trouver un autre rendez-vous, et fissa ! Le monsieur me demande ce que j'entends par là, et quand je lui ai dit que ça voulait dire "aujourd'hui ou demain", il m'a dit qu'il fallait au moins 48 heures à la machine pour trouver un technicien, modifier son emploi du temps et libérer une plage horaire pour moi. Là, j'ai franchement cru que j'hallucinais ! Et les agendas papier, les rendez-vous de clientèle, on ne connaît plus du tout ? C'est une machine qui nous gouverne ? Terminator !!! Au secours !!!
Bref, il a rappelé une demi-heure plus tard pour m'apprendre qu'une plage horaire avait été libérée pour ce jour, mercredi 7 novembre, entre 13h et 15h. J'ai ri intérieurement : quand on leur secoue les puces, donc, ils arrivent à trouver des gens pour faire le travail ! CQFD ! 
A 13h50, j'ai eu la surprise de voir un numéro inconnu s'afficher sur mon portable (coup de bol, à ce moment-là, le réseau fonctionnait. Deux minutes plus tard, ils seraient tombés sur la messagerie !), c'était le technicien qui m'informait qu'ils partaient de Benfeld ! Dont acte. A 14h15, ils étaient devant la porte et à 15h, le téléphone fixe fonctionnait. A 15h30, j'étais en partance pour Sélestat : j'avais oublié le contrat me donnant les identifiants de connexion internet. A 16h15, j'étais de retour à la maison avec 6 cartons de plus et le contrat qui, en fait, était resté dans la voiture depuis le mois d'octobre (oui, hem...). A 17h, Internet fonctionnait à la maison. C'est fou comme on peut être accro au fait d'être relié au monde extérieur. J'ai juste l'impression d'être moins perdue, depuis tout à l'heure. Peut-être parce que justement, le portable passe très mal à Ebersheim et que du coup, je suis plutôt injoignable si je n'ai que lui... paradoxe, quand tu nous tiens !

Je passe sur les péripéties d'aménagement temporaire de la cuisine, sur les travaux qui se sont poursuivis dans la salle de bains du rez-de-chaussée, m'obligeant à déménager deux fois tout son contenu, sur la tonne de cartons qui attendent dans notre gigantesque couloir et future bibliothèque que je puisse les ouvrir, ce qui ne sera pas le cas avant que les travaux du couloir soient faits parce que je ne suis pas fan du tout de la poussière qui pourrait s'y retrouver, étant donné que les travaux en question consistent à poncer puis à peindre le plafond... si vous voyez ce que je veux dire !
Il y a encore quelques petites choses qui manquent : Noémi n'a pas d'armoire, il manque un tasseau dans celle de Nathanaël, la nôtre n'est toujours pas montée, exactement pour les mêmes raisons que celles qui font que je laisse la bibliothèque du rez-de-chaussée dans les cartons... sans oublier tout ce qui est encore à Sélestat (chaine Hi-Fi, albums photos, partitions, Tupperware, matériel à pâtisserie, livres (oui, il en reste !), canapé, thés...) mais sinon, le camping s'organise et s'améliore tous les jours. Il reste qu'il est difficile de garder le moral quand on voit le chantier qui m'attend, sachant que Gobolof est parti à Lille ce matin pour des livraisons et une foire au vin qui devrait durer de jeudi à dimanche inclus, avec des livraisons en Belgique lundi toute la journée. Il devrait rentrer lundi soir. Ca tombe bien : mardi, le 13, je retravaille. Chouette.

Sur ce, je vais voir si mon évier a réussi à se vider et je vais faire la vaisselle de ce soir. Comme ça, au moins, j'aurai le plaisir d'avoir des assiettes propres pour demain midi. Ca n'a l'air de rien, mais ça fait du bien au moral, ce genre de trucs !
Bonne nuit à tous : demain, la suite de nos aventures ! Avec quelques photos, j'espère...