Eh oui, comme vous avez pu le constater, cela fera bientôt deux mois que je n'ai rien écrit ici. Et pourtant, je n'ai pas rien fait. Non. J'ai même été débordée, carrément.
Pour vous donner une petite idée de mes activités diverses et variées (je vous épargnerai celles des autres membres de notre joyeuse Gobolskaïa, sinon, on en a pour deux heures ! vous avez sûrement des tas d'autres choses bien plus intéressantes à faire que me lire, donc je vous épargnerai ça), je vous fais ici un petit bilan de nos dernières aventures.
Au mois de septembre, nous avons commencé par un week-end à Walbourg, plus exactement à Durrenbach, à 1 km environ, au nord de Haguenau. Pour ceux qui ne situent pas (et je comprendrais que vous soyez nombreux à ne pas vraiment situer), ça se trouvent entre Strasbourg et la frontière allemande, soit tout au nord de l'Alsace, à un peu plus d'une heure de voiture de Sélestat. Nous devions aller là-bas, parce que notre ancien vicaire, Philippe Jacquemin, a été nommé curé des paroisses de Durrenbach, Walbourg, et quatre autres clochers dont j'ai oublié les noms. Du coup, il avait besoin de quelques bras pour son déménagement, et c'était urgent, parce qu'en fait, le 5 septembre, pour lui comme pour nous, c'était la rentrée. Et qu'en plus de sa charge de curé, il a hérité de celle d'aumônier du "Petit séminaire", à savoir d'un collège et lycée où l'on envoie les enfants qui ont été virés de partout ailleurs. Lui-même, d'ailleurs, y a été élève, ce qui prouve bien que les voies de Dieu sont impénétrables...
Bref, nous sommes partis tous les 5 dans le grand Nord, et y avons rejoint non seulement Philippe, mais aussi une autre famille de nos amis, et quelques autres. Au total, nous nous retrouvâmes à 19 au dîner. Le lendemain, Jean-Luc partait faire une foire à 2 heures de route de là, (- 1 donc côté repas), et une autre famille nous a rejoints (+ 3). Après une nuit blanche ou quasiment, tant pour nous que pour les enfants (qui ont passé trois bonnes heures à changer de chambre, allant de la salle de jeux où ils étaient tous installés au départ au camping car à l'extérieur, puis à la chambre d'amis de Philippe, au premier étage, pour finir par se dispatcher entre le camping-car et la chambre d'amis), Jean-Luc a levé le camp dès 7 heures du matin. Nous avons pour notre part bénéficié d'une messe à domicile (dans le salon, seule pièce totalement aménagée du presbytère), puis d'un repas dans le jardin, sous un soleil radieux. Le retour s'est fait vers 18 heures, sous la pluie (eh oui !), mais sans anicroches, si ce n'est quelques ralentissements aux environs de Strasbourg (normal, quoi). Et le lendemain, les enfants ont retrouvé le chemin de l'école.
Un peu plus tard au mois de septembre toujours, c'est-à-dire deux semaines après, Philippe (toujours le même) est revenu à Sélestat pour y célébrer sa messe de départ. Et nous avons eu droit à un verre de l'amitié offert par la paroisse. Il fallait bien ça, et au vu du nombre de personnes toujours présentes à un peu plus de 13 heures, on peut dire que notre ex-vicaire était très apprécié des fidèles !
La semaine suivante, le 25, nous avons repris les mêmes et recommencé. C'est-à-dire que nous nous sommes levés aux environs de 4 heures du matin et avons embarqué les enfants dans le car qui devait nous emmener à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, pour y voir le Pape. Rien que ça !
Le voyage a été épique. Partis à 5 heures, nous ne sommes arrivés qu'à 7 heures et demie, le chauffeur ayant eu du mal à trouver le chemin jusqu'à l'aéroport où était prévue la messe en plein air. Et pour cause : toutes les routes "habituelles" étaient barrées et surveillées par la police. Mais attention : les effectifs étant trop faibles pour faire face à l'afflux de pèlerins, des centaines de policiers venant de tout le pays ont été dépêchés sur place. Bien sûr, ceux qui venaient de loin ne connaissaient pas le chemin. Et comme les organisateurs avaient omis de flécher le chemin depuis l'autoroute et oublié d'enlever les barrages à certains endroits, notre chauffeur (mais il n'était pas le seul), a pas mal tourné en rond. Nous avons fini par confier la route au Seigneur en lui demandant de nous guider et... nous sommes finalement arrivés à bon port. Il a ensuite fallu terminer la route à pieds (en gros, 4 km de marche, avec sacs à dos et drapeaux), les parkings n'étant pas tout près de l'aérodrome...
La messe était bien sûr en Allemand, les enfants n'ont pas vraiment compris, mais ils se sont bien amusés. Nous avons pique-niqué sur place et sommes repartis tous contents, crevés bien sûr, mais heureux. Le retour a été finalement moins épique que l'aller (alors qu'on s'attendait à des bouchons monstres), et nous sommes arrivés à la maison vers 15 heures, sous un soleil et une chaleur accablants (comme à Fribourg d'ailleurs, mais le matin, c'était moins gênant !).
On aurait pu penser que nos aventures s'arrêtaient là. Eh ben non. Une plus tard, nous sommes repartis à Durrenbach. Pour la messe d'installation de Philippe cette fois ! Certains avaient commencé la fête en squattant le presbytère dès la veille au soir, mais pour notre part, nous sommes partis à 8h30 presque tapantes. Et sommes arrivés à l'heure ! Si !
Après la messe, nous avons pu partager le verre de l'amitié (c'est ça qui est bien, avec les messes d'installation et d'adieux : y'a toujours de bonnes choses à manger et à boire !), et ensuite, eh ben... on était 35 pour le déjeuner. Et comme on est en Alsace, ce fut après-midi tartes flambées ! Si ! Des salées, des sucrées, et tout ça jusqu'à 16 heures, quasiment non-stop ! Moment convivial où nous avons donc revus ceux qui étaient déjà à Sélestat en septembre pour la messe d'adieux, dont les parents, la soeur et le beau-frère de Philippe. Ce qui a aussi été l'occasion de mieux les connaître, d'ailleurs !
Mais ce n'était toujours pas terminé ! Nous sommes en octobre, et là, il faut bien avouer que, normalement, les choses devraient se calmer un tout petit peu. Sauf que... non. Parce que dans la foulée, il fallait bien qu'il y ait quelques petits soucis question santé, sinon c'est moins drôle. Donc ma nuit blanche du début du mois de septembre m'a laissée avec une bronchite que je n'ai pas pu soigner tout de suite, rentrée oblige. J'ai donc attendu une semaine avant d'aller voir le médecin. J'ai été bien soignée, c'est vrai, mais aussi très préoccupée par tout plein de choses : le départ de ma collègue Mathilde pour les Etats-Unis, en voyage avec un groupe d'étudiants, la préparation du "coup de coeur littéraire" à l'ISSM, ma participation à des ateliers d'écriture sur le net, ma participation (voire la demande d'une de mes collègues pour que j'anime moi-même) un atelier d'écriture à l'ISSM... m'ont pas mal fatiguée nerveusement, m'empêchant de dormir et m'ajoutant des jours de travail pour remplacer ma collègue absente. Si bien que, trois jours après son départ, je suis retournée chez le médecin en lui demandant de trouver une solution pour que je puisse dormir (je lui ai laissé le choix des armes : massue, abrutissement, sédation... il avait carte blanche). Il m'a examiné et, ô joie, ô bonheur, m'a dit qu'en plus d'être insomniaque, j'étais tout simplement... malade ! Si ! Rhino-sinusite et trachéite ! Qui dit mieux ?
Bref. Je me suis donc re-soignée, j'ai repris mes livres histoire de m'endormir un peu plus sereinement (les somnifères, ça a fait de l'effet la première nuit, et puis après, plus rien. Un roman, c'est mieux : c'est plus efficace). Et moins dangereux pour mon cerveau : il paraît que les somnifères, ça provoque la maladie d'Alzheimer !!!
En septembre, j'ai aussi repris les cours d'anglais. Trouvés sur le site du Monde, un peu par hasard ! Et finalement, je suis très contente : des cours sympas, simples, mais avec un suivi rigoureux et des révisions régulières, qui permettent de bien comprendre et de voir les progrès.
Ah et puis, dernière chose : les veillées de prière vont reprendre. Mardi prochain. Donc on repart sur un rythme d'une toutes les 6 semaines environ, et ça demande pas mal de travail, finalement ! Le plus dur étant le début. Quand on sera rodés, ça ira mieux !
Ceci, c'était pour vous expliquer le long silence sur ce blog !
J'espère quand même avoir le temps de vous montrer quelques photos de nos vacances de cet été, et ce avant l'été prochain ! Si, ce sera notre défi bloguesque. Il en faut, pour avancer !