Question pipi (excusez-moi d'être triviale), l'année 2009 a été plutôt faste.
Jugez plutôt.
Petit rappel des faits :
- en février de l'an de grâce 2009, Nathanaël en eut marre des couches la nuit, et décida qu'il serait temps de s'en passer.
- fin mars, Noémi, qui ne voulait pas être en reste, décida qu'il n'était pas question que son petit frère soit propre avant elle, et, avec l'aide du pipi-stop, passa de l'intention aux faits. Le problème de l'énurésie fut réglé dans la foulée.
- depuis le début de l'été (en gros, depuis le mois de juin), Rébecca nous enquiquine sérieusement avec ses couches. elle les enlève elle-même régulièrement, demande le pot, fait pipi et caca dans la couche puis nous dit "Pipi !" (ou "Caca !", selon le cas), d'un air triomphant, en nous montrant ses fesses pour qu'on soit bien certains de ne pas nous tromper dans l'interprétation.
Nous avions donc tenté de la laisser sans couche, puisqu'apparemment, c'était dans ses intentions de s'en passer. Mal nous en prit, les jours où nous l'avons tenté se soldant par des inondations régulières, autant qu'impromptues, et en tout point de la maison, ce qui ne facilite en rien la gestion quotidienne.
Il fallut le savoir-faire et l'intervention de ma maman pour décider la petite demoiselle à retirer la couche, et surtout à en assumer les conséquences. Les premiers jours se sont là encore soldés par de cuisants (je devrais dire "mouillés") échecs, et la solution qui fut trouvée fut de laisser la petite toute nue, le temps qu'elle comprenne qu'une couche et une culotte, voire un pantalon, ce n'est pas tout à fait la même chose, et que l'usage n'est pas le même.
Ce matin, donc, j'ai laissé ma dernière fesses nues jusqu'à 11h30, en me disant qu'au moins, s'il y avait un accident, il n'y aurait qu'à éponger, mais que je n'aurais pas plus de lessive à faire. Et bizarrement, il n'y a pas eu d'acident. Elle est même allée elle-même aux toilettes trois ou quatre fois dans la matinée, sans me demander quoi que ce soit.
Chouette !
Ne pouvant décemment pas la laisser jouer dehors les fesses à l'air, je décidai vaillamment de lui mettre une culotte, histoire qu'elle soit un peu plus décente, justement.
La crainte que j'avais était qu'elle confonde la culotte avec une couche, et fasse pipi dedans allègrement. Quelle ne fut pas ma surprise en constatant qu'une demi-heure après, elle était toujours sèche, mais qu'en plus, elle était allée aux toilettes pour y faire caca... Les deux d'un coup ? Mais c'est du jamais vu au Gobolistan !
Alleluia, cette fois-ci, je crois qu'on tient le bon bout. Noémi avait été propre à 3 ans tout juste (et encore, il avait fallu se battre sérieusement pendant plus de deux ans pour qu'il n'y ait plus d'accidents dans la journée, sans parler de la nuit), Nathanaël, lui, avait attendu l'avant-veille de la rentrée pour être propre (oui, j'ai stressé, il y a deux ans...), Rébecca fait mieux : les records sont battus, toutes catégories confondues !
Alors bien entendu, je ne suis pas naïve au point de penser que parce que une demi-journée s'est passée sans inondations, tout est acquis, mais l'espoir, cette fois, est de mise, et bien réel. Je vous tiendrai au courant de l'évolution de tout cela. Après tout, c'est une étape importante dans la vie d'un enfant (et de ses parents : pensez que si un enfant n'est pas propre, il peut ne pas être admis à l'école maternelle ! Mon Dieu ! Que ferions-nous ????)
C'est bien. Le budget couches va donc diminuer une nouvelle fois.
Tout arrive, même chez nous !