Voyage en Belgique
Alors voilà, je prends enfin le temps de l’écrire, ce fameux récit de vacances en Belgique, avec Gobolovna, Hallberg, Le Grand Migrateur, Val et Pearl of Light.
« Qui ??? » me direz-vous ?
Ah oui, ça demande quelques explications.
Tout est parti d’une idée d’Emilie, alias Pearl of Light, sur le site internet mentionné dans les premiers billets de ce blog : partir en vacances entre Yokotsuniens.
Au printemps, donc, la demoiselle a envoyé un mail à plusieurs membres européens, et a proposé qu’on se rencontre à plusieurs pendant les vacances (un week-end, par exemple), comme ça avait déjà pu se faire deux ans avant, à Paris. L’idée, c’était d’aller ailleurs qu’à Paris, et de préférence dans une ville visitée par Yoko, dans la bd.
Le choix s’est vite porté sur la Belgique, et sur Bruges en particulier. Après quelques tergiversations (qui vient ? avec qui ? Petit ami ou pas ? etc.), il a été finalement décidé qu’on cherchait d’abord un hôtel, pas trop cher, pour ceux qui étaient quasiment sûrs de venir, et que ceux qui voudraient s’ajouter à la liste des partants pourraient toujours le faire… à condition qu’il reste des places.
Je me suis donc chargée de faire les recherches, et j’ai trouvé un charmant petit hôtel à quelques minutes à pied du centre-ville de Bruges, qui avait l’immense avantage d’avoir des chambres allant de deux à 6 personnes (les chambres de 6 étant en réalité de véritables petits appartements, avec 1 chambre de deux, une de trois personnes, et un salon avec canapé qui pouvait aussi faire chambre.
Après avoir fait la proposition aux six partants sûrs, Hallberg (Jean-Luc en réalité) s’est chargé de faire la réservation, pour la seule raison qu’il fallait donner un numéro de carte bancaire, et qu’il jugeait qu’entre les étudiants et la famille du Gobolistan, il était le seul, avec Taco (Le Grand Migrateur) à ne pas avoir trop de nécessité monétaire, et qu’il pouvait donc faire l’avance des frais pour tout le monde sans que ça ne grève trop son budget.
La suite a été simple à organiser : trouver un billet de train, se mettre d’accord sur les heures d’arrivée, etc.
Finalement, j’avais décidé, travail oblige, de ne pas partir avec mon cher Gobolof, mais avec Gobolovna. Pour deux raisons : la première, c’est que si je partais avec mon mari, la question de la garde des petits Goboloviens risquait de devenir épineuse, mes parents étant sur le point de partir au Canada à ce moment-là, et mes beaux-parents dans l’incapacité de prendre les trois enfants en charge pendant tout un week-end (pétage de plombs garanti !). L’autre raison, c’était que Gobolovna avait manifesté à plusieurs reprises le sentiment d’être abandonnée de sa maman, et que la maman en question se disait que passer un peu de temps avec sa fille pouvait être une bonne idée.
Après moult discussions avec le papa, la décision fut prise : départ de Gobol et Gobolovna le 11 juillet, par le train Intercity qui relie Bâle à Bruxelles, avec arrêt à Sélestat à 7h41 du matin.
Le 11 juillet, donc, nous voilà parties toutes les deux en train. L’arrivée était prévue à Bruxelles à 13h30 environ. Mais les chemins de fer européens étant ce qu’ils sont, nous avons commencé à Luxembourg par un petit détour, et aux environs de Namur par un grand détour, à cause d’un suicide sur la voie près de Bruxelles…
14 heures, donc, nous voici en gare de Bruxelles Centrum. L’objectif était d’y passer quelques heures (au centre-ville, pas à la gare !), et de reprendre un train vers 17 heures pour Bruges.
Après avoir pris la mauvaise sortie, puis le boulevard dans le mauvais sens, nous voici sur le bon chemin, en direction de la Grand’Place, où j’avais repéré un musée du Chocolat, l’Hôtel de Ville, ainsi que la Maison du Roi. De quoi occuper Noémi avant de retourner à la gare.
Voici quelques photos prises sur la Grand'Place, et oui, il y a des trucs affreux sur la photo : c'est pas ma faute : y'avait un concert qui faisait un barouf' du diable cette après-midi là...
Seulement voilà, le plan prêté par Pearl lors de notre dernière rencontre à Paris, en Juin, datait un peu. Si bien que nous avons pas mal tourné en rond sur la Grand’Place, avant de comprendre que le musée du chocolat avait déménagé à l’autre bout, dans une petite ruelle parallèle à celle où il était précédemment situé. Qu’à cela ne tienne : faire deux fois le tour de la place nous a permis de trouver la maison de Tintin (autre curiosité pas loin), d’y acheter les cadeaux d’anniversaire des neveux de Jean-Luc, qui fêtaient leurs 8 et 10 ans la semaine suivante, et de rencontrer des militants flamands, qui distribuaient des ballons de baudruche aux couleurs de leur patrie.
Après avoir trouvé un distributeur (j’étais en panne pour l’entrée du musée du chocolat), nous avons pu enfin visiter le fameux « Saint des Saints ». Et là, surprise : de belles rencontres, notamment celle d’une chocolatière amoureuse de l’Alsace et du bon vin !
Fort contentes de cette après-midi, nous sommes retournées sur la place d'Espagne, pour y goûter une gaufre. Eh oui ! Pas question de passer à Bruxelles sans goûter la spécialité du coin ! Et comme il était trop tôt pour les moules…
Bref, à 17 heures, après le goûter, nous voici de retour à la gare, pour y prendre un train en direction de Bruges. Après quelques détours, plantages, attente au guichet pour obtenir des renseignements compte tenu du manque d’affichage (le billet étant valable depuis Bruxelles Midi, pouvons-nous prendre le train à Bruxelles Centre ? Question ô combien épineuse !), nous voici sur le quai à attendre le train pour Oostende et Gand, qui s’arrête au bout d'un peu plus d'une heure, si mes souvenirs sont bons, à Bruges.
18 h 00 environ, donc, débarquement dans la petite gare de Bruges, et là, je me mets à paniquer un peu : j’ai bien le nom de l’hôtel et son adresse, mais pas moyen de savoir comment y aller… Qu’à cela ne tienne : ici nous sommes en Belgique, en Flandre, et même si la langue officielle est le Flamand, il y a fort à parier que les habitants causent au moins un peu français… Donc, je prends la valise dans une main, et la main de Noémi dans l’autre, et direction le centre-ville.
Et là, par je ne sais quel miracle, nous nous sommes retrouvées nez-à-nez avec Taco, le Grand Migrateur, parti à la gare chercher Hallberg (Jean-Luc, donc). Admirez le timing !
Taco, sachant que je partais le matin avec Gobolovna, était arrivé en éclaireur en début d’après-midi, et avait déjà repéré les lieux et pris ses quartiers à l’hôtel. Jean-Luc lui avait annoncé qu’il arriverait à 19 heures environ, il avait donc pris un peu d’avance.
Nous avons donc patienté un peu sur le parvis de la gare, et un peu après 19 heures, Jean-Luc a débarqué à son tour.
Du coup, nous sommes tous les quatre allés à l’hôtel, situé à une dizaine de minutes à pieds de la gare. L’appartement était spacieux, clair, situé au deuxième et dernier étage de l’hôtel. Petite cuisine équipée (avec de quoi faire du thé, surtout), télévision, salle de bains, deux chambres et salon : tout le confort, quoi !
A peine installés, nous sommes repartis : Valérie (Val) et Emilie devaient arriver à la gare vers 20 heures. Evidemment, nous sommes arrivés en retard… et sommes repartis une nouvelle fois à l’hôtel pour y déposer les valises de ces demoiselles. S’est ensuite posée la question du dîner : qu’allait-on bien pouvoir manger ? Direction le centre-ville, pour y trouver un petit restaurant. Evidemment, nous étions bien heureux de nous voir, et nous avions déjà, depuis nos arrivées respectives, pris l’option de bien délirer ensemble, les délires des premiers arrivés s’ajoutant à ceux des suivants. L’arrivée au restaurant, à plus de 21h30, ne passa donc pas inaperçue, et nous avons passé plus de temps à prendre des photos qu’à manger…
Après un repas tout à fait honorable malgré l’heure tardive, nous sommes retournés à l’hôtel, fourbus, mais très heureux de la journée…
La suite de nos aventures un autre jour !