samedi 29 novembre 2008

Voyage à Bruges Jour 1


Voyage en Belgique

 

Alors voilà, je prends enfin le temps de l’écrire, ce fameux récit de vacances en Belgique, avec Gobolovna, Hallberg, Le Grand Migrateur, Val et Pearl of Light.

 

« Qui ??? » me direz-vous ?

 

Ah oui, ça demande quelques explications.

 

Tout est parti d’une idée d’Emilie, alias Pearl of Light, sur le site internet mentionné dans les premiers billets de ce blog : partir en vacances entre Yokotsuniens.

Au printemps, donc, la demoiselle a envoyé un mail à plusieurs membres européens, et a proposé qu’on se rencontre à plusieurs pendant les vacances (un week-end, par exemple), comme ça avait déjà pu se faire deux ans avant, à Paris. L’idée, c’était d’aller ailleurs qu’à Paris, et de préférence dans une ville visitée par Yoko, dans la bd.

Le choix s’est vite porté sur la Belgique, et sur Bruges en particulier. Après quelques tergiversations (qui vient ? avec qui ? Petit ami ou pas ? etc.), il a été finalement décidé qu’on cherchait d’abord un hôtel, pas trop cher, pour ceux qui étaient quasiment sûrs de venir, et que ceux qui voudraient s’ajouter à la liste des partants pourraient toujours le faire… à condition qu’il reste des places.

Je me suis donc chargée de faire les recherches, et j’ai trouvé un charmant petit hôtel à quelques minutes à pied du centre-ville de Bruges, qui avait l’immense avantage d’avoir des chambres allant de deux à 6 personnes (les chambres de 6 étant en réalité de véritables petits appartements, avec 1 chambre de deux, une de trois personnes, et un salon avec canapé qui pouvait aussi faire chambre.

Après avoir fait la proposition aux six partants sûrs, Hallberg (Jean-Luc en réalité) s’est chargé de faire la réservation, pour la seule raison qu’il fallait donner un numéro de carte bancaire, et qu’il jugeait qu’entre les étudiants et la famille du Gobolistan, il était le seul, avec Taco (Le Grand Migrateur) à ne pas avoir trop de nécessité monétaire, et qu’il pouvait donc faire l’avance des frais pour tout le monde sans que ça ne grève trop son budget.

 

La suite a été simple à organiser : trouver un billet de train, se mettre d’accord sur les heures d’arrivée, etc.

 

Finalement, j’avais décidé, travail oblige, de ne pas partir avec mon cher Gobolof, mais avec Gobolovna. Pour deux raisons : la première, c’est que si je partais avec mon mari, la question de la garde des petits Goboloviens risquait de devenir épineuse, mes parents étant sur le point de partir au Canada à ce moment-là, et mes beaux-parents dans l’incapacité de prendre les trois enfants en charge pendant tout un week-end (pétage de plombs garanti !). L’autre raison, c’était que Gobolovna avait manifesté à plusieurs reprises le sentiment d’être abandonnée de sa maman, et que la maman en question se disait que passer un peu de temps avec sa fille pouvait être une bonne idée.

Après moult discussions avec le papa, la décision fut prise : départ de Gobol et Gobolovna le 11 juillet, par le train Intercity qui relie Bâle à Bruxelles, avec arrêt à Sélestat à 7h41 du matin.

 

Le 11 juillet, donc, nous voilà parties toutes les deux en train. L’arrivée était prévue à Bruxelles à 13h30 environ. Mais les chemins de fer européens étant ce qu’ils sont, nous avons commencé à Luxembourg par un petit détour, et aux environs de Namur par un grand détour, à cause d’un suicide sur la voie près de Bruxelles…

14 heures, donc, nous voici en gare de Bruxelles Centrum. L’objectif était d’y passer quelques heures (au centre-ville, pas à la gare !), et de reprendre un train vers 17 heures pour Bruges.

 

Après avoir pris la mauvaise sortie, puis le boulevard dans le mauvais sens, nous voici sur le bon chemin, en direction de la Grand’Place, où j’avais repéré un musée du Chocolat, l’Hôtel de Ville, ainsi que la Maison du Roi. De quoi occuper Noémi avant de retourner à la gare.

 

Voici quelques photos prises sur la Grand'Place, et oui, il y a des trucs affreux sur la photo : c'est pas ma faute : y'avait un concert qui faisait un barouf' du diable cette après-midi là...

Grand'Place1Grand'Place2Grand'Place3Grand'Place4Hôtel de Ville 1Hôtel de Ville 2Maison du Roi

 

Seulement voilà, le plan prêté par Pearl lors de notre dernière rencontre à Paris, en Juin, datait un peu. Si bien que nous avons pas mal tourné en rond sur la Grand’Place, avant de comprendre que le musée du chocolat avait déménagé à l’autre bout, dans une petite ruelle parallèle à celle où il était précédemment situé. Qu’à cela ne tienne : faire deux fois le tour de la place nous a permis de trouver la maison de Tintin (autre curiosité pas loin), d’y acheter les cadeaux d’anniversaire des neveux de Jean-Luc, qui fêtaient leurs 8 et 10 ans la semaine suivante, et de rencontrer des militants flamands, qui distribuaient des ballons de baudruche aux couleurs de leur patrie.

Après avoir trouvé un distributeur (j’étais en panne pour l’entrée du musée du chocolat), nous avons pu enfin visiter le fameux « Saint des Saints ». Et là, surprise : de belles rencontres, notamment celle d’une chocolatière amoureuse de l’Alsace et du bon vin !

Fort contentes de cette après-midi, nous sommes retournées sur la place d'Espagne, pour y goûter une gaufre. Eh oui ! Pas question de passer à Bruxelles sans goûter la spécialité du coin ! Et comme il était trop tôt pour les moules…

La fameuse Gaufre !Noémi Place d'Espagne

 

Bref, à 17 heures, après le goûter, nous voici de retour à la gare, pour y prendre un train en direction de Bruges. Après quelques détours, plantages, attente au guichet pour obtenir des renseignements compte tenu du manque d’affichage (le billet étant valable depuis Bruxelles Midi, pouvons-nous prendre le train à Bruxelles Centre ? Question ô combien épineuse !), nous voici sur le quai à attendre le train pour Oostende et Gand, qui s’arrête au bout d'un peu plus d'une heure, si mes souvenirs sont bons, à Bruges.

 

18 h 00 environ, donc, débarquement dans la petite gare de Bruges, et là, je me mets à paniquer un peu : j’ai bien le nom de l’hôtel et son adresse, mais pas moyen de savoir comment y aller… Qu’à cela ne tienne : ici nous sommes en Belgique, en Flandre, et même si la langue officielle est le Flamand, il y a fort à parier que les habitants causent au moins un peu français… Donc, je prends la valise dans une main, et la main de Noémi dans l’autre, et direction le centre-ville.

Et là, par je ne sais quel miracle, nous nous sommes retrouvées nez-à-nez avec Taco, le Grand Migrateur, parti à la gare chercher Hallberg (Jean-Luc, donc). Admirez le timing !

Taco, sachant que je partais le matin avec Gobolovna, était arrivé en éclaireur en début d’après-midi, et avait déjà repéré les lieux et pris ses quartiers à l’hôtel. Jean-Luc lui avait annoncé qu’il arriverait à 19 heures environ, il avait donc pris un peu d’avance.

Nous avons donc patienté un peu sur le parvis de la gare, et un peu après 19 heures, Jean-Luc a débarqué à son tour.

 

Du coup, nous sommes tous les quatre allés à l’hôtel, situé à une dizaine de minutes à pieds de la gare. L’appartement était spacieux, clair, situé au deuxième et dernier étage de l’hôtel. Petite cuisine équipée (avec de quoi faire du thé, surtout), télévision, salle de bains, deux chambres et salon : tout le confort, quoi !

A peine installés, nous sommes repartis : Valérie (Val) et Emilie devaient arriver à la gare vers 20 heures. Evidemment, nous sommes arrivés en retard… et sommes repartis une nouvelle fois à l’hôtel pour y déposer les valises de ces demoiselles. S’est ensuite posée la question du dîner : qu’allait-on bien pouvoir manger ? Direction le centre-ville, pour y trouver un petit restaurant. Evidemment, nous étions bien heureux de nous voir, et nous avions déjà, depuis nos arrivées respectives, pris l’option de bien délirer ensemble, les délires des premiers arrivés s’ajoutant à ceux des suivants. L’arrivée au restaurant, à plus de 21h30, ne passa donc pas inaperçue, et nous avons passé plus de temps à prendre des photos qu’à manger…

 

Toute l'équipe enfin arrivée à l'hôtel BonoboVal et PearlHal et Le Grand MigrateurHalRe-HalLes deux LGM (dur, les photos de nuits !) 

Après un repas tout à fait honorable malgré l’heure tardive, nous sommes retournés à l’hôtel, fourbus, mais très heureux de la journée…

 

La suite de nos aventures un autre jour !

dimanche 23 novembre 2008

Sécurité sanitaire au Gobolistan


Nouveau billet à propos des enfants, version « sécurité sanitaire » cette fois-ci.

 

La semaine dernière, nous avons connu un épisode épidémique inédit depuis de longs, très longs mois. En réalité, depuis le mois d’avril, où nous avions subi une attaque rangée de varicelle, nous n’avions pas connu un tel encombrement de médicaments. Et pour tout dire, la dernière fois, en avril, donc, c’était quand même plus simple : ils avaient tous les même chose, et il suffisait donc d’appliquer la même recette pour tout le monde… Oui, mais voilà, les choses ne peuvent pas toujours être aussi simples, ce ne serait sans doute pas assez drôle…

 

Vendredi 14 novembre, donc, je me suis rendue avec Noémi, Nathanaël et Rébecca chez le bon Docteur Firer, notre médecin de famille. Et la première question qu’il m’a posée, après la traditionnelle heure d’attente, a été pour savoir qui des 4 était malade. Et là, j’ai bien rigolé, et je lui ai dit qu’en réalité, je venais pour une consultation globale, et lui ai demandé s’il faisait un tarif de groupe. Parce que nous étions tous les 4 malades. Eh oui, mais remarquez que quelque part, c’est mieux comme ça, au moins je ne fais qu’une seule fois la queue dans la salle d’attente. Si on était malades à tour de rôle, il faudrait y aller au minimum 3 fois…

 

Bref, il a commencé par Nathanaël. Nez, gorge, oreilles, pesée, taille… « Ben c’est costaud : trachéite et bronchite ! » (Bon, la bronchite, ça va, je connais, c’est comme au mois d’octobre, je sais gérer. La trachéite, ça faisait longtemps, mais bon…).

Au tour de Noémi. Observation attentive des mêmes zones, pesée, taille… « Ah, là, c’est pas pareil : j’vous mets une angine et une bronchite ! » (Ben oui, c’est pas drôle s’ils ont tous la même chose ! Faut bien un peu d’originalité !)

A BBK maintenant. Taille et poids, et puis ensuite, bras de fer : la petite ne veut pas se laisser faire, et refuse catégoriquement de montrer sa gorge et ses oreilles ! Il faut se mettre à deux pour la maîtriser, et le verdict tombe enfin : « Double ottite moyenne ! A droite et à gauche ! » (Ah ben ça ! Quand je pense que je venais pour un contrôle, pour elle… Je ne savais pas qu’elle était malade ! Elle a l’air en pleine forme, pourtant !).

A qui le tour ?

A moi.

« Dites, les enfants, votre maman, c’est un rouge-gorge ! Si, si ! Pour vous, ce sera une angine, et une ottite également ! »

(ben zut, je me serais donc trompée dans mon pronostic ? J’aurais juré qu’il s’agissait d’une bronchite aussi !)

 

Retour à la maison après un détour par la pharmacie, et début du traitement dès le soir :

Pour Nathanaël : expectorant, paracétamol, « pschitt » dans le nez, et antibiotique.

Pour Noémi : sirop contre la fièvre, expectorant, comprimé d’antibiotique.

Pour BBK : « pschitt » dans le nez et les oreilles, antibiotique, cortisone.

Pour Gobol : traitement « light » parce que peu de temps pour le prendre (merci, docteur, de penser à moi !) : cortisone le matin, antibiotique matin et soir.

 

Bilan des courses : après 2 jours de traitement, soit le dimanche soir, les troupes du Gobolistan vont mieux.

Ah non… le Général en chef donne des signes inquiétants de fatigue…

« Mon chéri, soigne toi, je t’en prie ! Sinon, on va tous retomber malades ! »

 

Mercredi, fin du traitement pour tous, et ouf, Gobolof va mieux aussi. Parce que non, je ne reviendrai pas chez le médecin avec tout le monde la semaine prochaine ! Oui, je reviens chez le médecin lundi (demain…), mais c’est pour faire le bilan qu’on n’a pas pu faire pour BBK. Rien de plus. Le bilan, d’ailleurs, est obligatoire : elle aura deux ans dans deux semaines, il est temps de s’en occuper !

 

Vive l’automne, au Gobolistan !

 

On ne m’y reprendra plus : à partir de maintenant, c’est cure d’oligo-éléments pour moi, et tentative de cure de probiotiques pour les enfants ! J’espère qu’ils accepteront, les premiers signes indiquent que ce n’est pas si évident que ça… Paraît que le comprimé à croquer n'a pas bon goût ! En plus, il faudrait que ce soit bon ? Mais les médicaments, ce ne sont pas des bonbons, que diable !

 

Allez zou, finalement, tout est rentré dans l'ordre, et nous voici prêts à reprendre une activité normale !

 

 

______________

 

 

24 novembre.

Eh bien non. Il semble que reprendre une activité normale ne soit pas au programme !

Aujourd'hui, lundi, les enfants sont comme d'habitude allés à l'école. Et pourtant, Nathanaël avait bien tenté de rester à la maison : "Maman, j'ai mal au cou !", nous a-t-il dit ce matin, après avoir passé une demi-heure devant la télé, et nous avoir dit qu'il n'avait pas envie d'aller à l'école. Seulement voilà, Nath, on le connaît : il est soit malade, et dans ce cas-là, il comate sur le canapé, comme dimanche soir, soit en pleine forme, et il va à l'école. Donc, pas de raison de rester à la maison : tout le monde va en classe !

Sauf que pour une fois, Gobolovitch avait raison : à 9 heures du matin, la maîtresse a appelé Jean-Luc pour le prévenir qu'il avait vomi ! Chouette ! Le problème, c'est que Jean-Luc était à Bergheim avec BBK, parce que de mon côté, j'étais chez la sage-femme... Ensuite, je devais aller faire les courses (il faut bien remplir le frigo de temps en temps), et comme je ne suis pas non plus dans une forme olympique, je ne suis rentrée qu'à 11h40 du matin, et n'ai eu le message qu'à midi moins 5 petites minutes... A midi 10, donc, Nathanaël était de retour à la maison, il avait mangé une tranche de pain et et un peu de yaourt à la cantine, et semblait en pleine forme...

15h30, donc, je me rends chez le médecin pour le bilan des deux ans de BBK. Et là, je lui dis "Oui, je sais, docteur, je ne devais venir qu'avec BBK, mais voyez-vous, ils m'ont rendu Nath à l'école ce matin, il paraît qu'il est malade... Un truc du genre gastro..."

Pour la petite histoire, dès que le docteur a ouvert la porte, Nathanaël et BBK se sont précipités dehors. Et dès que BBK a reconnu le médecin, elle a fait demi-tour et est retournée en salle d'attente, signifiant par là qu'elle avait très bien compris ce qu'on venait faire là ! 

Un examen, et un bras de fer avec BBK plus tard, les doutes sont confirmés : Nath a la gastro, et BBK est guérie et en pleine forme. Re-détour par la pharmacie, et Nathanaël, tout content, prend son goûter en me demandant "le sirop à la banane !"

Eh oui... apparemment, il aime autant les médicaments que BBK les déteste...

Fête des Lanternes


Je viens vous parler un peu des enfants. Et plus exactement de la fête de la Saint Martin, le 11 novembre. A Sélestat, cette fête est célébrée le vendredi précédent le 11 novembre, soit le 7 cette année, et est organisée conjointement par la Mairie de la ville et l’association Schlettstadter Sterickle, association de parents d’élèves bilingues de la ville de Sélestat.

 

Alors, me direz-vous, qu’est-ce donc que la St Martin ???

 

Parce que c’est bien gentil, tout ça, mais la St Martin, on n’en a jamais entendu parler, et elle n’est célébrée nulle part ! Eh bien, en réalité, la St Martin est au départ une fête allemande, et c’est une célébration du partage. Alors quel rapport entre St Martin et le partage ?

 

Peut-être connaissez-vous St Martin de Tours ? C’était un soldat romain, au Moyen-âge. Une nuit, en songe, il a vu le Christ, nu, dans le froid. Plus tard, en ville, il a croisé un mendiant, qui avait faim et froid. Il a partagé son manteau en deux, et en a donné la moitié au mendiant.

 

Cette fête a lieu chaque année à Sélestat, et permet aux enfants plusieurs activités à l’école, dont la confection de lanternes. Les enfants partent en cortège de l’une des places du centre-ville, et se rendent avec leurs lanternes, après un circuit dans tout le centre historique, à une autre place. Là, des bénévoles racontent l’histoire, et la saynète est jouée avec le mendiant, repoussé et hué par les enfants. St Martin arrive ensuite à cheval, déchire son manteau et en donne la moitié au mendiant, qui n’a plus froid. La soirée se termine par une distribution de pain à tous les participants. Cette année, l’association avait rajouté la vente de vin chaud, fort apprécié d’ailleurs ! Les enfants sont tous contents, en général, avec leurs lanternes. Partie de quelques-uns, cette fête s’étend désormais à toute la ville, et tous les enfants des écoles de Sélestat participent, en confectionnant leurs propres lanternes (jusqu’au CE1-CE2, après, ils sont un peu trop grands, ça ne les intéresse plus beaucoup…). Pour les petits Goboloviens, cette fête est aussi l’occasion d’apprendre et de chanter des chansons allemandes, et nous avons maintenant notre « Tube » de l’automne :

 

Laterne, Laterne,

Sonne, Mond und Sterne

Brenne auf mein Licht

Brenne auf mein Licht

Aber nur meine Liebe Laterne nicht

 

(toutes mes excuses aux germanophones qui lisent ces lignes : j’avoue ne pas être certaine de l’orthographe des paroles de cette jolie chanson…).

 

C’est bien dommage : une fois de plus, j’avais oublié l’appareil photo… En revanche, les enfants ont comme tous les ans fait la « une » de la presse locale…

 

 

Toutefois, voici quelques photos prises la veille du défilé, à la maison :

 


 

La grande lanterne, c'est celle de Noémie, la lanterne en forme de citrouille (c'était Halloween la semaine précédente...), celle de Nathanaël. L'an prochain, il y en aura trois !

 

jeudi 20 novembre 2008

Noémi et le violoncelle


Alors voilà, ça fait un petit moment que je ne vous ai plus parlé des enfants. Et pourtant, des choses à dire, il y en aurait !

 

Le titre de ce billet est explicite (ou alors, je suis devenue idiote, ce qui pourrait bien se faire un jour, et pourtant, j'espère bien que Dieu m'en préservera !) : Noémi, depuis la rentrée, fait du violoncelle.

Alors vous me direz : « Où donc a-t-elle été pêcher une idée pareille ? »

La réponse est simple : au cours d'éveil musical, l'an dernier.

Depuis le printemps, Noémi nous disait régulièrement qu'elle voulait faire du violoncelle et de la flûte traversière quand elle serait au CP.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas bien, y'a de l'hérédité là-dedans. Si je me souviens bien, quand j'étais petite (j'avais alors environ 5 ans, peut-être un peu plus), ma maman travaillait le violoncelle à la maison. Eh oui ! Et nous étions là, Hélène et moi (Hélène, ma petite soeur de quasiment pile un an de moins), autour de maman, à regarder cette grosse bête d'où sortait un son somme toute plutôt agréable, grave, soutenu. Et puis, mon papa, lui, faisait de la flûte traversière, à la même époque. Il a même continué bien plus longtemps que maman, qui, elle, s'est arrêtée, peut-être faute de temps (mais il faudrait le lui demander...). Qu'à cela ne tienne, ma deuxième petite soeur, Elisabeth (un an de moins qu'Hélène : vous savez, celle qui s'est mariée au mois de mai ?), quand elle en a eu marre de jouer seule du piano, a décidé de faire du violoncelle en plus pour pouvoir jouer avec d'autres, dans un orchestre. Elle a donc récupéré celui de maman, qui entre temps était allé à un de mes cousins, qui avait commencé à en jouer après que maman a arrêté. Et finalement, aujourd'hui, le violoncelle, si je ne m'abuse, se trouve à Brest, dans l'appartement de Zabeth et Sylvain.

 

Toujours est-il qu'étant moi-même violoniste (pas pro, non, mais j'en ai quand même fait pendant près de 15 ans), je me suis dit que le mieux pour commencer, c'était de passer d'abord par le plus difficile (non, je ne suis pas sadique !), à savoir le violoncelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que le violoncelle va lui permettre, mieux que la flûte, je pense, de développer son oreille musicale qui ne demande que ça. A la flûte, c'est autre chose qu'on développe : la respiration, en particulier. En revanche, les instruments à cordes ont cela de commun, et de difficile, que la note n'est pas déjà « faite », il faut la chercher, la créer, en quelque sorte, et c'est un long apprentissage avant d'en avoir la maîtrise. Comme Noémi n'était pas capable de se décider, j'ai un peu forcé les choses, et ai choisi pour elle.

 

Eh bien, figurez-vous que ça lui plaît !

La petite a donc eu son premier cours à la mi-septembre, deux semaines après la rentrée. Le premier cours a été épique : il n'y avait tout simplement pas de violoncelle à sa taille. Parce qu'à 6 ans, un « vrai » violoncelle, c'est bien trop grand, bien trop gros, bien trop lourd, et l'archet est impossible à ternir pour les petites mains d'une enfant de cet âge. Donc, sa prof a commencé par aller au secrétariat lui chercher le seul et unique violoncelle en location de l'école de musique : un demi (les violoncelles, comme les violons, les altos, existent en plusieurs tailles : 1/8e, 1/4, 1/2, 3/4, entier. Il en existe même des plus petits, je crois, mais c'est assez peu fréquent). Même le demi était trop grand !

Pour la première semaine, nous avons fait avec, parce qu'il n'y avait rien à faire d'autre : il fallait attendre que le violoncelle soit prêt chez le luthier à Strasbourg, et la prof se chargeait de le ramener à Sélestat. Ce qui fut fait la semaine suivante, et Noémi a pris possession de son nouvel instrument.

Les cours durent une demi-heure maximum, mais c'est largement suffisant pour Noémi : elle a encore du mal à se concentrer assez longtemps. Il faut donc varier les activités, et 30 minutes de violoncelle, c'est déjà pas mal !

Alors c’est sûr, pour l’instant, Noémi n’est pas très « productive » : la dernière fois, sa prof m’a dit en rigolant que la langue marchait bien, qu’elle était bavarde ! Son professeur de solfège m’a fait la même remarque la semaine précédente : Noémi est un tantinet dissipée en classe, et joue beaucoup. Du coup, j’ai dû sévir et interdire les porte-clefs sur la trousse, histoire de ne pas favoriser les égarements et les « décrochages ». Mais quelque part, ça me réjouit aussi : il semble aujourd’hui que Noémi commence à jouer, ce qui est assez inédit chez elle et méritait d’être souligné. Peu importe quelle forme prend le jeu chez elle : le principal, c’est qu’elle y prenne goût ! Après tout, elle n’a que 6 ans, et bien le temps de se prendre la tête avec des questions graves… Tant qu’à faire, autant profiter de l’âge qu’on a, et faire ce qu’il faut, au moment où il le faut… (et fin de la parenthèse).

 

Pour les cours, ça va. La prof semble très contente, et trouve les progrès constants, même si la petite n'est pas très régulière question travail. Hier, Noémi est sortie de son cours toute fière, une partition dans les mains (la première !), avec un morceau à jouer, en première position, en pizzicatti (corde pincée, et non frottée avec l'archet comme on le ferait habituellement), tout simplement parce qu'elle ne sait pas encore tenir assez bien l'archet pour pouvoir jouer des notes variées en même temps : c'est trop difficile ! Bref, la consigne pour la semaine : travailler l'archet sur les cordes « à vide » (c'est-à-dire sans chercher à faire des notes avec les doigts de la main gauche), uniquement au talon (apprendre à allonger l'archet, ça viendra plus tard, il faut d'abord maîtriser la prise en main de l'outil !). Et le morceau, Noémi doit le jouer en « pizz », note à note, pour apprendre le placement correct des doigts de la main gauche.

 

A la sortie du cours, j'ai eu la surprise d'entendre la prof me dire qu'il y aurait une audition le 4 décembre (jour des 2 ans de BBK !), et que Noémi jouerait !

 

Je vous en dirai sans doute plus d'ici deux semaines...

 

jeudi 13 novembre 2008

Un nouveau blog !

J'ai créé un nouveau blog !

Oui, bon, d'accod, ça en fait trois, maintenant, c'est peut-être un peu beaucoup.

Oui, mais voilà, ce nouveau blog est public.

Je vais y mettre ce que j'écris. Les récits, je veux dire. Les fictions.

Histoire que ce blog-ci reste privé, à accès réservé. Et que toute la communauté d'internautes ne puisse pas mettre son nez dans notre vie privée.

En revanche, le nouveau blog est visible par tous à l'adresse suivante :

 


 

Bonne lecture !