Ma maman m'a reproché (gentiment et avec raison) de ne pas mettre ce blog à jour. Et quand je vois le retard, je me dis que les mises à jour vont faire mal en temps à y consacrer ! Parce qu'il y a du boulot. Si je n'ai pas le temps, concrètement, de mettre ce blog à jour, c'est tout simplement parce qu'il se passe bien trop de choses et que je ne peux pas être partout. Alors je me dis que c'est pas grave, que j'aurai bien le temps un autre jour... et finalement ça n'avance pas. Donc je dois en venir à la conclusion suivante : pour que ça avance ici, ben il va tout simplement falloir que je m'y mette ! Sérieux.
Donc pour la reprise de ce blog, voici un sujet on ne peut plus intéressant et qui va passionner tous mes lecteurs : les travaux de Gobolistan II. Parce que ce n'est pas parce que je n'en dis rien qu'il ne se passe rien, au contraire !
Donc au printemps dernier, Gobolof, en bon père et famille et en bon mari, s'est attelé à la réfection/transformation de notre future chambre. Et il y avait du boulot, croyez-moi !
Dans
le billet précédent,
je vous faisais part des avancées de l'électricien. Eh bien,
aujourd'hui, j'ai le plaisir et la joie immense de vous montrer les
différentes étapes du travail qu'a abattu Jean-Luc dans ce qui devrait
être bientôt notre chambre à coucher (ta-daaaaammmm, roulements de
tambours...) :
Jean-Luc en plein travail. Première étape : démonter le plancher flottant moche pour voir ce qu'il y a en-dessous.
Et en-dessous, il y avait... de la tapisserie ! Bon sang, mais pourquoi diantre de la tapisserie sous le plancher ??? Isolation ? thermique ? phonique ? Des tapisseries ou des bouts de tapisserie comme ça, plutôt, on en a vu un peu partout dans la maison. Mais c'était la première fois sous un parquet flottant. Et ça ne nous a pas beaucoup surpris, ça nous a fait plutôt rigoler, en fait. Parce que cette façon de faire était bien dans les us et coutumes des anciens propriétaires de la maison, cordonniers, mais surtout tapissiers de père en fils ! Et qui, du coup, ont utilisé pour les travaux divers et variés à réaliser dans la maison la matière qu'ils avaient en abondance : les tissus d'ameublement.
Et sous cette tapisserie, qu'y avait-il ? Du plancher !!! Et du vrai, cette fois !
Pari gagné. Ouf. (parce que sinon, il aurait fallu remettre un faux plancher par-dessus l'hypothétique dalle... ce qui nous aurait fait grincer des dents parce que dégager le faux plancher pour en remettre un neuf juste après, c'est... comment dire... idiot, non ?)
Autre indispensable à terminer : la cloison entre notre future chambre (celle où on a retiré le plancher, donc), et notre future salle de bains (où rien n'est encore fait, mais ça va venir un jour ou l'autre, c'est promis). Et pour ce faire, il fallait y mettre une porte.
Voilà qui est fait. Pour la clenche et la serrure, ce n'est pas encore tout à fait ça, mais bon. On a le temps !
Enfin, "dans" notre future chambre, nous avons aussi ce que nous avons appelé entre nous le "passage secret", c'est-à-dire une sorte de couloir, comme une annexe à la chambre, qui mène à une porte ouvrant sur un escalier qui débouche directement dans une des deux pièces au-dessus du garage. Il fut un temps où je voyais dans ce couloir une sorte de boudoir avec table et fauteuils pour profiter du soleil avec un bon bouquin le matin. Et puis j'ai dû me rendre à l'évidence : profiter du soleil du matin quand on a quatre enfants dont un bébé, c'est presque de l'utopie, si vous voyez ce que je veux dire. Alors je me suis dit qu'on pourrait restaurer ce couloir pour en faire un accès à cette fameuse pièce au-dessus du garage et transformer ladite pièce en salle de sport à domicile. Sauf que, pour cela, il faudrait que je me motive un minimum pour faire du sport, et je peux vous garantir que, seule, c'est pas gagné. Donc je tente de faire du sport en groupe, c'est-à-dire à la salle communale, et c'est déjà pas mal quand j'arrive à m'y tenir une fois par semaine. Et puis, en faisant les travaux, l'électricien a eu une brillante idée : un dressing ! Yes ! Cette fois-ci, ça y est ! Et en plus, ça n'empêche pas d'y mettre une petite table et une chaise pour mes nuits d'insomnies que je pourrai donc, enfin, consacrer à l'écriture. Bref, tout va bien. Seulement, auparavant, il y a du travail là-dedans aussi. Jugez vous-mêmes !

Tout d'abord, il y avait un gros problème d'isolation (et en fait, plus qu'un problème d'isolation, c'était carrément un problème de murs à trous. Ce qui est un peu gênant au quotidien, surtout dans une région comme l'Alsace où il risque quand même de geler assez souvent en hiver). Donc Gobolof a commencé par démonter ce qui était du grand n'importe quoi pour dégager la vue et refaire correctement ou à peu près ce qui devait rester. En gros, ça consistait à enlever les ajouts successifs, sortes de rustines moches et surtout parfaitement inutiles, pour repartir de la base, donc du mur. Parce que cette toute petite partie (voir la photo ci-dessous), c'est tout ce qu'il reste de la maison du Moyen-Âge qui existait à cet endroit avant que la maison ne soit déplacée plus près de la rue. Et donc, ce mur-là, on essaie de le garder.

Je vous passe les détails, mais là où on voit les "poissons", c'est l'ancien mur avec le colombage. On a trouvé par-dessus les poissons, à l'intérieur, une "isolation" faite de bouts de carton, de dessins d'enfants (oui !), de carrés de mousse (re-oui !!!!) et de tout un fatras de planches enchevêtrées, sans doute pour que tout tienne ensemble. Nous ne pouvions donc pas faire ces travaux en hiver, puisque ça revenait à ouvrir la maison à tous vents (la lumière qui passe à travers les poissons, c'est directement dehors !)
Et puisqu'il fallait fermer le mur, ou plutôt le recréer, Jean-Luc a réutilisé les lames intactes du plancher flottant pour boucher les trous avant de monter l'isolant. Sur la photo suivante, remarquez le formidable "mur" de mousse à droite de la fenêtre ! C'est magnifique, non ?

Voilà... Depuis le mois de juin (au moment où j'ai pris ces photos), les travaux ont quelque peu avancé. Tout d'abord, les planchers (dans la chambre et dans l'annexe, le futur dressing) ont été poncés. Les murs de l'annexe sont maintenant totalement isolés, plâtrés, le plafond est peint, ainsi que les murs (en blanc pour l'instant). Les deux fenêtres de l'annexe ont aussi été changées, au profit de fenêtres à double vitrage. On gagne en luminosité et en chaleur ! Une première couche de vitrificateur a été posée il y a quelques jours, à notre retour de vacances en Bretagne dans les deux parties de la chambre. Reste à poser les deux suivantes, mais ce ne sera fait qu'une fois que le plafond de la chambre aura reçu la fibre et que celle-ci sera peinte, puis que les murs auront été tapissés. Ensuite, il suffira de monter les étagères dans le dressing puis d'emménager. Nous espérions un peu que ce serait fait pour la fin de l'été, mais la rentrée approche à grands pas et Jean-Luc a de plus en plus de travail sur l'entreprise avec de nouveaux salons, sans compter les vendanges qui débuteront durant la première semaine de septembre. Avec un peu de chance, tout sera fini en octobre !