dimanche 23 décembre 2012

Joyeux Noël !

Eh ! Vous avez vu ça ?
Pour une fois, je ne suis même pas en retard. Moi, je vous dis, 2012 post-apocalypse est à marquer d'une pierre blanche ! (bon, il faut dire aussi que depuis quelques jours, d'autres blogueurs se mettent à souhaiter plein de jolies choses à leurs lecteurs, alors j'aurais vraiment été une quiche si je n'y avais pas pensé !)

En tout cas, je vous souhaite à tous, à vous, fidèles lecteurs, de très belles fêtes de fin d'année.
Que la joie de Noël illumine vos coeurs et vos familles, que la paix emplisse vos maisons, que la lumière de Noël éclaire vos visages et vos maisons !

Belles fêtes à tous, je vous retrouve en janvier (ou après, je ne sais pas : j'ai trop peu de temps pour écrire en ce moment !)


samedi 1 décembre 2012

Gobolistan II : les photos (enfin !) !!!

Alors ça y est, j'ai réussi à trouver le chargeur de la batterie de l'appareil photo en rangeant les cartons de la cuisine. Du coup, j'ai aussi commencé à habiter ma cuisine, et je peux vous dire que faire un pain d'épices pour la première fois dans un four qu'on connaît, qui obéit au doigt et à l'oeil, où en plus les temps de cuisson sont les bons, ça fait un bien fou, c'est presque exaltant... Du coup, je pense aux futurs bredelas que je vais faire dans les prochains jours (quand je me serai ravitaillée en oeufs et en farine en particulier), je ne vous dis que ça !

Mais pour l'heure, voici les photos !

La cuisine du Gobolistan I (pour rappel, pour ceux qui ont connu !) :


Et la cuisine du Gobolistan II, quelques jours après notre arrivée :

Le "vaisselier", qui a perdu ses pieds entre notre premier appartement et notre seconde maison. La porte de droite, c'est la porte du sas qui mène à l'entrée, la porte de gauche, c'est celle qui conduit au bureau (ou petit salon, ça fait tout de suite plus chic) :


La table de jardin, bien malmenée par les intempéries (elle a quand même passé deux hivers dehors, on a oublié de la rentrer...), sert de plan de travail. A côté, un frigo qu'on nous a prêté, et la cuisinière électrique avec laquelle je n'ai jamais réussi à cuisiner quoi que ce soit de bon :


Sous le "manteau" de la "cheminée" se trouvait la hotte. Nous y avons mis une étagère, puis une seconde (pas encore sur la photo), pour pouvoir y ranger un minimum nos réserves :


Et voici la cuisine aujourd'hui (en fonction depuis hier, ça, c'est de l'information !) :

Ca, c'est là où se trouvait le vaisselier jusqu'au début de la semaine :


Là, vous reconnaîtrez sans doute l'emplacement de notre jolie table de jardin, remplacée par un vrai plan de travail ! (et un meuble haut, des meubles bas, pour le rangement) :


La hotte a disparu, ainsi que le faux manteau de cheminée qui la dissimulait, de même que le magnifique carrelage marron hideux, le linoléum et l'évier en grès, remplacé par notre évier en inox. Et tout à droite : le four !!!


Alors bien sûr, il reste des tas de choses à faire dans cette cuisine : poser un nouveau carrelage aux murs et au sol par exemple. Ca ne se voit pas, mais par terre, il y a un plancher en chêne massif, posé en chevrons. Nous voulions le garder et le mettre en valeur en le ponçant et le vitrifiant pour qu'il soit protégé. Sauf que du côté de la fenêtre, c'est aussi du plancher, mais ce sont de bêtes planches de sapin posées platement les unes à côté des autres, très abimées (à certains endroits, le plancher est tout noir). J'avais pensé carreler du côté de la fenêtre et poncer et vitrifier le reste, sauf que ça me paraît difficile à ravoir en l'état : même protégé par le lino, le plancher d'origine a été vraiment bien malmené. De plus, carreler une partie seulement de la cuisine créerait un seuil et deux niveaux différents. C'est moins pratique pour le ménage, d'autant plus que les pieds de la table se retrouveraient à cheval sur les deux niveaux différents. Et puis, franchement, nettoyer du plancher quand il y a des miettes de pain, des grains de sucre ou de riz tombés à terre, c'est un peu galérien au quotidien. On va donc essayer de se simplifier un peu la vie au Gobolistan. Mais que nos visiteurs soient rassurés : ils auront le temps de profiter de notre magnifique plancher lors de leurs visites à Noël et un peu après : nous n'aurons pas le temps de faire tout cela avant la fin de l'année. Gobolof prévoit ces travaux-là au mieux pour la fin de l'hiver (février peut-être !). 
Autre travaux : poser un papier peint digne de ce nom, et digne d'une cuisine surtout. Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais des murs en brique recouverts par endroit de plâtre ou, comme c'est le cas près de la fenêtre, d'une hideuse peinture marron, ça vous donne des envies de meurtre. C'est froid, ça pue, ça résonne, c'est moche et déprimant. Donc on va tenter de pacifier un peu tout ça avec un papier un peu joyeux, clair et de préférence assorti à la cuisine, histoire de ne dézinguer personne au cours de l'année.

Sinon, voici à quoi ressemble le reste du rez-de-chaussée actuellement, après quelques menus travaux sous l'escalier :

Ô joie, ô bonheur : des WC suspendus, qui fonctionnent, et dont, en plus, la canalisation d'évacuation n'est pas bouchée !!! Y'a pas de petits bonheurs, vous dis-je !!!


Du côté de la bibliothèque, voilà ce que ça donne :


Bon alors d'accord, là, il n'y a rien de fait, apparemment. Toujours le lino moche, les tentures en tissu moche, le plafond en placo brut et même pas poncé moche, etc. Sauf que vous pouvez voir, sur la gauche, la fameuse table de jardin, qui a migré dans la bibliothèque, le temps pour les poseur, plombier et électricien, de travailler dans la cuisine à nous installer le confort moderne.  Ce que vous ne savez pas, c'est que pendant une bonne semaine, nous avons eu ici le seul appareil électroménager en fonction dans cette "annexe" de la cuisine : le micro-ondes, le reste étant débranché et impossible à rebrancher ailleurs pour raison de sécurité (à l'exception du frigo, déplacé plusieurs fois avant de prendre sa place contre la porte du petit salon). C'est également là que se trouvait toute la vaisselle, les réserves de pâtes, riz, légumes et autres compotes et biscuits pour les goûters des enfants, ainsi que tout ce qui se trouvait auparavant dans la cuisine (à ce sujet : nous n'avons pas encore vidé totalement Gobolistan I : tout le petit électroménager, comme le gaufrier, la crêpière ou l'appareil à raclette s'y trouve encore, ainsi que diverses autres choses égarées au sous-sol... on ne va pas chômer la semaine prochaine !). La vaisselle se faisait tout au fond de la bibliothèque, dans la salle de bains. Et à cette occasion, j'ai compris pourquoi, dans la salle de bains, le point d'eau s'appelle "lavabo", alors que dans la cuisine, il s'appelle "évier". Ca a la même fonction, ça se ressemble, mais ça n'est pas du tout, du tout la même chose !!!! Et, me direz-vous, où mangions-nous donc ???
Ben... dans le bureau. Il fallait donc aller du bureau à la cuisine, puis traverser toute la bibliothèque jusqu'à la salle de bain (soit au bas mot une dizaine de mètres de couloir) pour aller porter la vaisselle sale jusque dans le lavabo pour la laver ! J'en ai fait, des kilomètres, en quelques jours !).
Ce que vous voyez au fond, ce sont les cartons que j'ai déballés aujourd'hui (une bonne dizaine au total), juste devant la machine à laver le linge (le truc carré blanc pile au milieu de la photo). Au fond, la porte qui donne sur la pièce en vert, c'est celle de la salle de bains (l'unique de notre palais). Et en bas à gauche : les derniers cartons qui restent à déballer et ranger. Ca n'a l'air de rien, mais on a fait de grands pas avec le rangement. Un jour, si, si, ce grand et magnifique couloir moche sera une belle bibliothèque. Mais vous comprendrez aisément que nous avons quelques autres priorités pour l'instant ! :)

Enfin, dernière pièce d'importance du rez-de-chaussée (en dehors de la salle de bains et de l'entrée-buanderie que je ne vous montrerai pas ici pour l'instant) : le salon (le grand) :


Alors oui, sur la table, il y a un peu du bazar : les enfants ont investi l'endroit pour jouer (et du même coup redécouvert les jeux de société et autres puzzles) parce que le salon, par opposition à la salle de jeux, a l'immense avantage d'être chauffé, lui. Va donc falloir faire quelque chose si nous voulons garder à ce salon son identité de salon.


Le fauteuil blanc n'a bien sûr strictement  rien à faire ici, en plein milieu de l'espace salon du grand salon. Il devrait être dans la bibliothèque, qui pour l'instant (voir plus haut) est plutôt un entrepôt de stockage. Donc le fauteuil est devant la télé, mais comme nous n'avons pas encore réussi à savoir quel câble brancher sur la télé (parce que je ne vous dis pas tout le fatras de câbles qu'il peut y avoir à différents endroits de la maison, câbles d'antennes classiques, mais aussi de paraboles diverses et variées), ben pour l'instant, la télé n'est tout simplement pas branchée. De toute façon, nous n'avons pas énormément de temps pour la regarder, alors ça ne manque pas à grand-monde ici.
Au fond, en haut du petit escalier, l'ancienne maîtresse de maison avait installé ses plantes vertes. J'ai préféré pour ma part y faire un "salon de musique", histoire de donner à Nathanaël un endroit où s'installer pour travailler sa guitare (c'est encore très spartiate, et il y joue plus aux dominos qu'autre chose pour l'instant, mais on y travaille !) et surtout avoir un lieu pour entreposer les instruments de musique (violon, guitare, bien sûr, et violoncelle de Noémie que nous n'avons toujours pas revendu).


Et donc, ici, admirez la belle horloge de Tante Louisette (la belle-soeur de ma grand-mère paternelle), qui habitait Colmar. Il y a quelques semaines, après sa mort, ses enfants nous ont demandé de venir chez elle : ils vidaient la maison et ne savaient que faire d'un certain nombre de ses meubles, eux-mêmes ayant l'âge de mes parents et étant donc installés dans leurs propres meubles depuis des lustres. Nous avons donc hérité du buffet se trouvant sur la première photo du salon, du meuble sur lequel est posée la télé, de cette horloge (un jour, quand on n'aura plus rien d'autre à faire, on la fera peut-être réparer), même si elle me fait bien rire comme ça (parce qu'elle renferme des trésors !!!), et de trois tables gigogne, également présentes dans le salon. 

J'oubliais une pièce d'importance : le bureau-petit salon !

Pour l'instant, les meubles sont quelque peu disparates : l'ancienne armoire de Noémi, le clic-clac de la cave du Gobolistan I, le fauteuil de Tante Louisette, ainsi que la table de sa salle à manger et 5 de ses six chaises (la dernière est tellement abimée qu'elle n'a plus de dossier, alors nous l'avons mise dans l'entrée-buanderie, histoire d'avoir un endroit où s'asseoir pour lacer les chaussures !), notre table de cuisine provisoire, provisoirement installée dans ce lieux plutôt incongru (parce que ça fait bizarre de manger à 1,5 mètre de l'ordinateur quand même...). Quand nous aurons rendu le frigo en trop qui se trouve devant la double-porte du petit salon à ses propriétaires légitimes, nous pourrons rouvrir la double porte et faire sortir la table du bureau pour la remettre dans la cuisine, ainsi que les chaises. Parce qu'il ne faut pas rêver : la petite table ronde me sert désormais plus de plan de travail et de "bar" que de table pour y faire manger la famille : les enfants grandissent et on y est quand même plutôt serrés ! J'espère juste qu'il y aura assez de place pour mettre la table en bois de Tante Louisette, qui a quand même des dimensions assez honorables ! Enfin, tout ça, on le saura au retour de Gobolof, parti en vadrouille du côté de Chartres pour y vendre du vin. Faut bien, par les temps qui courent et la crise que nous traversons, assurer la pitance quotidienne des Gobolistanais !

D'ici quelques temps, je vous montrerai d'autres photos, si tant est que le peintre trouve le temps de venir un peu pour s'occuper du premier étage... Parce que là-haut aussi, il y a des surprises de taille ! (pour savoir à quoi ça ressemblait au moment où nous avons acheté la maison, vous pouvez toujours vous faire une petite idée ici).

vendredi 30 novembre 2012

Gobolistan II : Ca avance !!!

Il semble que les choses prennent enfin le bon chemin, au Gobolistan II.

Depuis le début de la semaine, c'est un peu la valse des corps de métiers. Mardi dernier, l'électricien est donc venu pour commencer l'installation de l'électricité dans la cuisine. Mardi également, le poseur était à Sélestat, au Gobolistan I, pour démonter la cuisine existante.
Mercredi, retour de l'électricien, avec son apprenti cette fois, pour terminer l'électricité dans la cuisine et tout régler au niveau des lignes (nous nous étions un peu plantés de mur pour la prise du four, il a fallu recommencer. C'est que nous n'avions pas prévu, au départ, de rapatrier l'ancienne cuisine. Mais comme je le disais l'autre fois, quand on n'a pas de pétrole, il faut avoir des idées !). Et coup de bol, le même électricien a enfin pu joindre son copain le plombier, que nous essayions vainement d'avoir au bout du fil depuis une bonne semaine. Du coup, le-dit copain plombier a débarqué mercredi matin vers 11 heures et a vu l'étendue du travail à accomplir : écoulement de l'évier et raccordement du lave-vaisselle dans la cuisine, canalisation à changer dans la cave, WC à virer au rez-de-chaussée et nouveau WC suspendu à installer. Seulement, mercredi en fin de matinée, il avait beaucoup, beaucoup de travail et de chantiers et n'était pas du tout convaincu de pouvoir revenir avant la St-Glinglin. Sauf que pour nous, c'était un peu urgent côté cuisine, puisque le poseur, qui, lui, avait un autre chantier le mercredi, venait le jeudi matin poser la cuisine.
Finalement, le plombier est allé sur son autre chantier, où il a vu que le gars qui lui avait demander de faire le travail l'avait commencé lui-même, alors il est parti et revenu chez nous pour commencer l'installation dans la cuisine (et ouf !).
Jeudi, le poseur nous a appelés pour nous dire qu'il n'avait pas terminé sur son autre chantier, qu'il en avait encore au bas-mot pour une matinée, et qu'il ne viendrait que l'après-midi chez nous. Du coup, le plombier qui n'avait pas fini la cuisine a été soulagé : ça lui laissait un peu plus de temps pour le faire. Finalement, il a été pris par autre chose et les deux ont débarqué le jeudi après-midi, en même temps ou presque que Laurent, qui nous avait déjà fait la tapisserie au Gobolistan I en juillet et qui avait promis de revenir pour avancer un peu au Gobolistan II.
Jeudi soir, nous en étions donc à :
- dans notre chambre : le plafond a été recouvert de fibre de verre (parce que le plafond est vraiment abîmé et qu'il est impossible de le rattraper autrement, il faudra donc repeindre).
- dans la cuisine : le frigo est en place, ainsi que l'évier et le plan de travail, le casserolier et les deux meubles de rangement. Il manque encore : le four, le lave-vaisselle, le second plan de travail, la table, les meubles hauts.
- dans la cuisine également : l'écoulement est prêt, les raccords eau chaude et eau froide sont opérationnels, ne reste plus qu'à les relier à l'évier.
- dans les toilettes du rez-de-chaussée : le châssis est posé.
- au sous-sol : la canalisation bouchée a été remplacée par une neuve en PVC et le tout est à relier aux WC du rez-de-chaussée.

Aujourd'hui, le poseur de la cuisine a débarqué à 8h30. Pour une histoire de corniches à l'envers, il avait mis l'un des meubles hauts au mauvais endroit. Du coup, il a dû recommencer. Et à midi, il ne restait que les portes des meubles, le lave-vaisselle et le meuble haut au-dessus de la table. Ensuite, c'est une histoire de finitions : corniches, fileurs (ces bouts de bois qui permettent de faire la jointure entre le mur et le meuble quand le mur n'est pas vraiment droit, ce qui est le cas ici).
De son côté, le plombier est revenu vers 9h du matin, et s'est tout de suite attaqué au WC. Il en est à l'heure où j'écris ces lignes (14h30) aux finitions, et devrait s'attaquer ensuite au branchement du lave-vaisselle (côté écoulement) et de l'évier (branchement syphon, raccords eau et écoulement également).

Au final, je crois bien que nous allons sortir de la période camping dès ce soir. J'ai rebranché le four (que par sécurité, l'électricien avait mis hors tension en coupant le fusible dédié), et il faudra juste qu'il revienne : les lampes sous les meubles hauts, destinées à éclairer le plan de travail, ne fonctionnent pas... Mais très honnêtement, je crois que je m'en fiche un peu : ce soir, j'aurai une cuisine et vraisemblablement aussi des toilettes neufs au rez-de-chaussée !
Elle est pas belle, la vie ???
(ou "il n'y a pas de petits bonheurs !")

Ah ! Un bonheur ne venant jamais seul : ce soir, je pourrai donc ranger la cuisine, la vaisselle, les victuailles. Ce soir aussi, donc, il y a des chances pour que nous mangions chaud et cuit (ce qui n'était pas arrivé depuis quelques temps maintenant, sauf si on considère que réchauffer une pizza au micro-ondes, c'est de la cuisson), et que demain, je puisse faire un gâteau pour la St Nicolas. C'est quand même sympa, la vie !

mardi 27 novembre 2012

Travaux Gobolistanais

Il y a des fois où on aimerait que le temps passe plus vite... Je sais, c'est parfaitement en contradiction avec ma plainte rituelle qui est le manque chronique de temps pour tout faire (même si "tout", ce n'est carrément pas possible). Et pourtant...

Petit rappel des épisodes précédents : Nous avons emménagé le 4 novembre dans notre nouveau palais, et depuis ce jour, nous découvrons un certain nombre de "petits" soucis, notamment au niveau des canalisations. Le 12 novembre, je vous faisais part ici de nos déboires avec la canalisation reliant les WC du rez-de-chaussée et l'évier de la cuisine au tout-à-l'égout, avec une réparation que je savais temporaire mais qui, je l'espérais, allait "tenir" un certain temps quand même. Ben en fait, non. Moins d'une semaine plus tard, la réalité nous rattrapait, avec un magnifique bouchon dans la canalisation des toilettes. A partir du dimanche 18, donc, ça ne s'évacuait plus, et à compter du lundi, j'ai dû demander aux enfants de profiter au maximum des toilettes de l'école, du périscolaire et de la cantine, alors que moi-même j'utilisais ceux du bureau, du supermarché, du médecin... Bref, quand faut y aller...

Mais le mercredi 21 novembre, j'avais vraiment, vraiment hâte qu'il arrive. Parce que nous avions donc un gros problème de toilettes et que le plombier sauveur du 12 devait revenir ce matin-là pour faire quelques menus travaux. Il les a faits, mais pas tout à fait comme je le pensais au départ. Le problème de la canalisation de la cave étant trop important pour lui, il a décidé de contourner le problème en créant un deuxième "lieu d'aisances", ce qui permet de condamner le premier tant que nous n'avons pas de temps ni d'argent pour nous y attaquer.

Ceci étant réglé, nous avons décidé d'entamer le second chantier d'importance : la cuisine. Parce que je vous laisse imaginer ce que ça donnait jusque là : une cuisinière électrique qui ne fonctionne pas comme je veux parce que tout simplement, j'ai un mauvais fluide avec la cuisson à l'électricité (en gros, soit ça ne cuit pas, soit ça crame, ce qui, dans les deux cas, est extrêmement embêtant). Alors pour le four, j'avais du bon matériel à Sélestat, un four que je connaissais bien, et je me suis dit que ça, au moins, je maîtrisais. Ben non. Parce qu'il faut croire que qui dit cuisinière électrique et four électrique dit fonctionnement différent à chaque appareil. En bref, pour le dernier cheesecake que j'ai fait, samedi matin, j'ai programmé la cuisson sur 35 minutes, comme toujours. Sauf qu'il a fallu plus d'une heure au final pour que ça ressemble à quelque chose. Alors là, je dis "stop", parce que doubler tous les temps de cuisson, je ne pourrai pas (comment vais-je donc faire mes bredeles à ce rythme-là ???).

Bref, nous avons donc sérieusement cogité. Parce qu'à ce problème de cuisson s'ajoute un autre souci : nous n'avons toujours pas vendu notre première maison. Et ce même mercredi 21 avril, j'ai eu un appel de l'agence me disant que vraiment, il faudrait baisser le prix. Soit, je veux bien (je ne suis pas imbécile au point de penser que c'est le vendeur qui fixe le prix de vente en temps de crise ! surtout pas dans l'immobilier !), mais si je baisse encore, je ne pourrai plus la changer, ma cuisine ! Je n'aurai plus un centime pour le faire !
Alors comme au Gobolistan, nous aimons bien recycler les vieux slogans ("En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées", celui-là, on l'aime bien ici), ben on a tout simplement décidé de récupérer notre cuisine de Sélestat (les connaisseurs apprécieront). Il a fallu négocier un tout petit peu avec le poseur, lui faire prendre conscience que si tout n'était pas parfait, ce n'était pas non plus un drame, et surtout trouver du temps pour le démontage et le remontage, sachant que pour que ce soit correct quand même et pas trop précipité, il fallait au minimum que l'électricien revienne avant pour refaire l'installation électrique de la cuisine, en attente jusque là.

Du coup, ce matin, le poseur a débarqué au Gobolistan I pour tout démonter, et l'électricien est venu au Gobolistan II pour tout démolir et reconstruire (entendez-là faire l'électricité, ce qui suppose de faire d'abord un certain nombre de tranchées, d'installer les câbles, les gaines, les boitiers, les interrupteurs... avant de replâtrer). Mais au préalable, pour que ces messieurs puissent travailler dans des conditions correctes, il a fallu que Gobolof y aille au burin et casse tout ce qui était gênant dans la cuisine (depuis le carrelage marron moche jusqu'au faux manteau de cheminée qui cachait la hotte). Ce qui a été fait samedi matin, avant notre départ en week-end (et pendant que je faisais le fameux cheesecake. Ce qui, en soit, est un peu un exploit, c'est de se dire que j'ai été assez prévoyante (ou clairvoyante ?) pour éviter les éclats de céramique dans le gâteau. Parce que bon, l'épiphanie, c'est pas encore pour tout de suite, si vous voyez ce que je veux dire).

Bref, tout ça pour dire que maintenant, j'ai la table de la cuisine dans le petit salon, auquel on n'accède que par la cuisine, et j'ai les étagères, les réserves, le micro-ondes, la bouilloire, etc. dans la future bibliothèque (oui, ça va devenir un vrai parcours du combattant de se faire un thé si ça continue comme ça), sachant que dans le même temps, le vaisselier que nous avions récupéré de Bergheim est toujours dans la cuisine parce qu'on n'a juste pas eu le temps de le déplacer (trop long, trop lourd, et un peu la flemme de le vider pour le re-remplir : j'ai déjà fait ça toute la journée de vendredi et la matinée de samedi, c'est bon, j'ai donné !).
La bonne nouvelle de l'histoire, c'est que l'électricien a bien avancé, quasiment tous les boitiers sont installés, les tranchées sont faites, les circuits à peu près tous à leur place. Il manque les interrupteurs pour l'éclairage sous les meubles, mais ça, l'électricien va demander directement au poseur les infos que je suis en incapacité de lui fournir (du style : un élément haut, c'est haut de combien de cm ? ça s'installe à quelle hauteur par rapport au plan de travail qui se trouve en-dessous ? etc.). Il y a donc du progrès côté circuit électrique, et l'électricien revient demain pour terminer le travail. Ensuite, ce sera opérationnel.

L'autre bonne nouvelle, c'est que le poseur a démonté toute la cuisine, et que la seule chose qui n'est pas entrée dans la camionnette, faute de place, c'est... le four ! Argh. Suis pas certaine que ce soit une bonne nouvelle, ça, sauf si Gobolof a le temps demain ou jeudi de récupérer le four en question.

Enfin, dernière nouvelle d'importance, le poseur revient au Gobolistan II pour installer la cuisine jeudi et vendredi (il a prévu deux jours de travaux lui aussi). Et là, c'est quand même super-top : ça veut dire que dès vendredi soir, j'aurai une cuisine fonctionnelle. Moche, certes, puisque les murs sont encore nus, soit blancs, plâtrés, soit d'un marron hideux aux endroits où il n'y a pas eu besoin de faire des trous, mais une cuisine fonctionnelle aussi. Je vais donc pouvoir passer une partie de mon week-end à me réorganiser (ça me fera passer le temps en l'absence de Gobolof, et surtout me donnera un objectif réaliste et motivant pour ranger tout le bazar qui m'attend dans le couloir !). Reste plus à espérer que le plâtre sèchera vite. Parce que s'il y a une chose que j'ai apprise cette semaine, c'est que le plâtre frais, ça pue. Beaucoup. Et c'est très désagréable ! (ça, il fallait quand même que je le dise : on ne le sait pas assez, à mon avis !).

Voili voilà les dernières nouvelles du chantier, je vous dis donc, chers lecteurs et lectrices, à très bientôt pour la suite de nos palpitantes aventures !

(ah oui, petite information supplémentaire : j'ai bien trouvé l'appareil photo, et j'ai pu prendre quelques clichés de la cuisine avant les travaux. Sauf que je ne peux pas en prendre d'autres : la batterie est en rade et, malheureusement, je n'ai pas encore réussi à retrouver le carton dans lequel j'ai mis le chargeur. Les photos "avant-après" vont donc devoir attendre un peu. Avec les plus plates excuses de la rédaction à l'égard de ses fidèles lecteurs !)

lundi 12 novembre 2012

On n'était pas dans la m... !!!

Attention, billet 100% trivial !

Jean-Luc est parti en salon à Lille (et livraisons dans le Nord et la Belgique) depuis mercredi, et bien entendu, depuis mercredi, j'enchaîne les petits problèmes qui, pour certains, deviennent de gros problèmes avec le temps.
Mercredi dernier, il y avait déjà un petit souci avec les toilettes, mais nous avions pu trouver une solution temporaire en débouchant une à deux fois par jour avec la ventouse (parce que bien entendu, le destop, ça ne marchait pas du tout). Mais voilà, c'était sans compter les caprices de notre tuyauterie-vieille-de-1927-à-changer-c'est-urgent !
Jeudi soir, j'allais monter me coucher, et auparavant, je passe aux toilettes, débouche une fois de plus, et ô surprise ! l'évier de la cuisine (dont l'écoulement est branché sur la même canalisation que celle des toilettes) se débouche subitement et toute l'eau de la vaisselle de midi (et du soir bien sûr) se met à couler joyeusement dans le syphon ! J'étais tellement contente que j'en aurais sauté de joie et fait des galipettes si j'avais été assez souple pour ça ! (faut dire que quand on accumule les soucis comme ça et qu'on est seule pour y faire face avec trois enfants qui demandent vingt fois par jour "Dis, maman, tu as vu que les WC sont bouchés ? Tu peux pas les déboucher ???", la moindre petite parcelle de bonne nouvelle est une excellente occasion de jubiler.)
Bref, j'étais toute contente, et suis partie me coucher jeudi soir le cœur très léger, en me disant que peut-être, cette maison, elle n'était pas aussi "pourrie" que ça (du point de vue de l'évacuation de l'eau, j'entends !). Et du coup, dans la nuit de jeudi à vendredi, j'ai vraiment très bien dormi !
Le répit fut de courte durée.
Vendredi soir, je me suis étonnée de voir l'eau de vaisselle de midi encore dans l'évier. Et samedi matin, elle y était toujours. J'ai donc fait la vaisselle de samedi en une fois, avec le souci majeur d'économiser l'eau, et quand j'ai vu dimanche matin que l'eau y était encore, je me suis vraiment demandé ce que j'allais faire...

La première chose, c'était de ne pas faire la vaisselle. Faut pas que ça dure trop longtemps quand même, mais c'était l'unique solution parce que sinon, ça allait se mettre à déborder (parce que je n'ai aucun doute sur la capacité du trop-plein, normalement fait pour ça, à ne pas évacuer l'eau de l'évier). Et le soir, j'ai fait un pique-nique avec les enfants, histoire de me retrouver avec le minimum de vaisselle.

Et ce matin, au retour de l'école et des courses, j'ai eu la grande joie d'accueillir un monsieur que Jean-Luc avait déjà appelé pour faire les raccords dans les toilettes du premier étage, qui s'y connait pas mal en plomberie (il ne fait pas de gros travaux, mais pour tout ce qui est petites réparations, installation de conduites, etc..., il assure). Et je lui ai montré mes deux "monstres" : l'évier bouché depuis le vendredi (3 jours quand même !) et les toilettes qui à ce moment-là avaient décidé de fonctionner à peu près normalement mais menaçaient de recommencer à faire des siennes très vite. Il a tout de suite vu le problème : la vétusté des canalisations. Et n'a pas été très optimiste : s'il fallait remplacer la grosse tuyauterie, c'était impossible pour lui : trop de travail, trop de matériel spécifique, trop compliqué... Bref, impossible.
Sauf que quand je lui ai dit qu'à l'autre bout de la canalisation en question, à l'autre extrémité de la maison, je pouvais lancer une lessive sans que ça pose de problème, il m'a un tout petit peu rassurée en me disant que peut-être, alors, il pourrait faire quelque chose. Ni une, ni deux, il est allé chercher ses outils et s'est mis au travail.
D'abord, il n'a rien compris de ce qui se passait. Compte-tenu de la quantité d'eau dans l'évier, il s'attendait à un jet et une inondation dans la cave quand il aurait ouvert la trappe de la canalisation, mais rien ! A cet endroit-là, la canalisation était tout à fait à même de laisser passer de l'eau. Il a vérifié vers le haut et le bas, la canalisation était libre jusqu'au-dessus du raccord avec le tuyau d'évacuation en PVC de l'évier (beaucoup plus récent donc que la canalisation en fonte qui vient des toilettes). Mais alors, pourquoi ça bouche ???
En trifouillant dans la canalisation avec un bâton en métal, il s'est rendu compte qu'au-dessus du fameux raccord, en revanche, c'était très très encrassé. Mais pour autant, ça n'expliquait pas le bouchon dans l'évier.
Nous sommes donc retournés dans la cuisine, et là, je lui ai montré le syphon. L'installation est très bizarroïde, assez biscornue, avec des bouchons de liège pour boucher les arrivées d'eau inutilisées, mais a priori, tout devait fonctionner correctement. La seule solution était donc d'ouvrir... Et là, nous avons eu de belles surprises ! en retirant le syphon, rien ne s'est mis à couler !! C'était donc bouché entre l'évier et le syphon, et pas qu'un peu puisque c'était quasiment étanche alors que les deux éviers étaient pleins d'eau !

Une bonne heure de nettoyage et de réglage de la chasse d'eau (qui avait décidé de ne plus fonctionner autrement qu'en soulevant le couvercle et en tirant manuellement dessus) plus tard, j'ai eu l'impression fort satisfaisante ma foi de revivre et de revenir d'un seul coup du Moyen-Age domestique. J'avais maintenant de quoi aller aux toilettes sans avoir à déboucher à chaque chasse d'eau (c'est provisoire parce que ça va fatalement se reboucher assez vite, mais les travaux de rénovation sont prévus !), mais également de quoi faire la vaisselle (celle de dimanche matin et midi, ainsi que du petit déjeuner d'aujourd'hui qui attendait patiemment sur la table que je m'occupe d'elle !) dans des conditions sinon optimum, du moins vivable.
Y'a pas à dire, c'est que quand on est dans la m**** qu'on se rend compte de la chance qu'on a de vivre à notre époque du confort domestique moderne !

mercredi 7 novembre 2012

Gobolistan II : Déménagement !

Ca y est ! Nous avons emménagé dans notre nouveau "royaume" !
Alors du côté des bonnes nouvelles, il y en a plusieurs :
tous les cartons que j'avais préparés sont arrivés en bon état ! Pas de casse à déplorer du côté de la vaisselle, que ce soit celle de tous les jours ou la belle vaisselle du mariage. Le seul truc, c'est que je n'ai pas eu le temps de tout emballer. J'ai donc refait un premier tour avec Jean-Luc hier soir, et un second seule cet après-midi pour récupérer les papiers, les classeurs, les fiches de paie, coordonnées bancaires et autres trucs un peu super importants quand on a des démarches à faire. Et c'est pas fini : j'ai encore toutes les partitions, et puis bien sûr, j'ai oublié le livret de famille, les carnets de santé des enfants, les dictionnaires... Bref, j'ai de quoi en emmener encore. Ca tombe bien, j'y retourne demain !
Par ailleurs, l'électricité fonctionne, même si tout n'est pas terminé. L'électricien revient encore demain matin pour terminer le travail à la cave, là où le chantier est le plus important (parce qu'il faut quand même préciser qu'il y a là-dedans des trucs hyper dangereux avec plusieurs générations de systèmes électriques qui se côtoient, et que rien, du coup, n'y est aux normes !). Il y a encore des trucs bizarres (un cache qui manque dans le salon, en fait, le cache n'a pas disparu, il n'a tout simplement jamais été installé, et les fils étaient planqués directement sous le papier peint !), mais là aussi, ça va s'arranger très bientôt. Côté électricité, donc, je crois qu'on tient le bon bout !
Enfin, le chauffage, autre gros point noir de la maison quand on l'avait visitée pour la première fois au mois de juin, fonctionne. Et il fonctionne même plutôt bien. On arrive à une vingtaine de degrés partout dans la maison en chauffant uniquement (ou presque) le rez-de-chaussée, selon le principe bien connu de la chaleur qui monte. Et un peu de bon sens suffit à maintenir une température plutôt agréable en ce début d'hiver (3°C ce matin, 5° à midi, autant dire qu'on entre là dans les premiers frimas !) : par exemple, notre future entrée n'a pas de radiateur, n'est pas isolée, et n'est donc pas chauffée. En conséquence, il y fait plutôt frisquet, vous vous en doutez. Du coup, on y a mis le linge à sécher (en attendant de faire une vraie buanderie à la cave), ainsi que le congélateur (et les vestes, les chaussures, le linge sale en attente d'être lavé parce que du coup, je n'ai pas assez de place sur le tancarville pour le faire sécher, il faut donc attendre !). Le congélateur, du coup, ne risque pas la surchauffe !

Du côté des mauvaises nouvelles (parce qu'il y en a, sinon je n'aurais pas fait un paragraphe "bonnes nouvelles", j'aurais mis "nouvelles" tout court), il y en a aussi plusieurs :
Tout d'abord, il y a un problème d'écoulement des eaux usées. Ce qui donne de l'eau stagnante dans l'évier de la cuisine (à notre arrivée, tout s'écoulait entre deux vaisselles, mais là, ce n'est même plus le cas !), des toilettes bouchés très régulièrement (on a dit "adieu" au Destop et "bonjour" à la ventouse, bien plus efficace, économique, écologique et rapide que tous ces produits chimiques qui ne servent à rien d'autre qu'à engraisser les industriels et engorger les stations d'épuration) et l'eau de la douche qui s'écoule difficilement. Ca va pour le premier, mais pour les suivants, c'est moyennement agréable. Du coup, dès mardi prochain, on va essayer de faire revenir le monsieur qui avait déjà été très efficace pour les tuyauteries du premier étage pour qu'il nous fasse tout ça aux petits oignons, en remplaçant les tuyauteries anciennes, vraisemblablement encrassées par plusieurs décennies d'utilisation quotidienne et intensive (ceux qui vivaient là avant nous avaient 5 enfants et les grands-parents vivaient avec eux !).
Autre mauvaise surprise en arrivant : la machine à laver le linge ! Ca, ça a quand même été assez difficile à encaisser. Samedi soir, Jean-Luc a rentré notre lave-linge dans la maison, et dimanche matin, j'ai voulu laver du linge (parce que j'en ai quand même pas mal, du linge sale, en ce moment !). Sauf que bien sûr, j'avais oublié la lessive, l'anti-calcaire... et les paniers de linge (pleins, bien sûr, et toujours sale, le linge). Donc lundi, j'ai rapporté les paniers de linge et la lessive, et lundi en fin de journée, après avoir paré au plus pressé (à savoir l'organisation de la cuisine), j'ai essayé de mettre la machine en route, pour me rendre compte qu'elle ne se remplissait pas d'eau ! Mardi matin, l'électricien était là, Gobolov et lui ont tenté de ressusciter les lutins, sans aucun succès. Du coup, comme pour le congélateur le 28 septembre, nous avons adopté une nouvelle bande qui a commencé directement son office mardi en fin de matinée. C'était juste pas prévu au budget...
Enfin, je vous parlais de l'organisation de la cuisine... Ce qui est assez épique, pour la raison évoquée plus haut (le problème d'écoulement d'eau) mais pas uniquement. Nous avions, dans notre Gobolistan I, fait installer une cuisine entièrement équipée (avec l'électroménager inclus, four, cuisinière, lave-vaisselle et réfrigérateur). Sauf que nous ne pouvions pas démonter la cuisine pour l'embarquer au Gobolistan II, et que je savais qu'on n'aurait donc plus l'électroménager indispensable à une famille de 5 personnes. Heureusement, nous avons une bonne étoile (et des amis plutôt sympas) qui nous ont prêté un frigo (avec ordre de le leur rendre au mois de mai, période à partir de laquelle ils en ont besoin dans leur cuisine d'été) et nous ont donné une cuisinière électrique. Alors là, il faut quand même que je fasse preuve d'un peu d'adaptation, parce que la cuisson sur plaque électrique et moi, ça a toujours été quelque chose d'assez compliqué. Mais quand on n'a pas le choix, hein...
Bref, lundi soir, Gobolof est allé chez les amis en question pour y récupérer leurs biens (on ne pouvait pas y aller avant, les amis étant partis en vacances à Ténérife où ils ont essuyé les restes de la tempête Sandy), et tout a été installé en fin de matinée mardi. Alors, je vois d'ici les questions fuser :
"Mais comment avez-vous fait entre samedi soir, jour du déménagement, et mardi midi pour conserver les aliments frais, sans frigo ????" Question épineuse, non ? La réponse est simple : nous avons condamné l'entrée de la maison. En fait, dans la cuisine, il y a un sas de quelques mètres carrés (à peine deux, c'est-à-dire l'espace pour ouvrir la porte extérieure et guère plus), qui donne sur l'escalier extérieur et l'allée qui longe la maison. Depuis que nous avons visité la maison, nous voulons condamner cette entrée, parce que c'est quand même trop bizarre, une si petite entrée où on ne peut même pas suspendre sa veste et retirer ses chaussures. D'où l'entrée à l'arrière, par l'actuelle buanderie (un jour, il faudra que je mette des photos, ce sera plus clair. Un jour. Quand j'aurai le temps de faire des photos). Bref, cette pseudo-entrée, donc, nous a servi de frigo, puisque la porte d'entrée n'est pas isolée du tout, et que, coup de bol, nous sommes en novembre (et si vous avez bien tout suivi, il fait plutôt frisquet par chez nous, ces derniers jours). Alors certes, nous n'avons pas réussi à obtenir, dans ce frigo de fortune, la température optimale recommandée sur tous les manuels de la sécurité alimentaire, mais nous avons quand même réussi à limiter la casse au moyen de glacières. Ce qui n'est déjà pas si mal.
Et puis, lundi, nous aurions dû avoir le téléphone. Ca, ça aurait été vrai si ces gentils techniciens de France Télécom avaient daigné lire les panneaux et de ce fait ne pas confondre "Route nationale" et "Rue Principale"... J'avais fait mon possible pour limiter la casse au niveau du déménagement. Pour être certaine de ne pas avoir de coupure de téléphone pendant trop longtemps (à l'agence, le commercial pronostiquait 15 jours, oui, 15 jours ! d'interruption de service, ce qui n'est même pas envisageable pour Jean-Luc, qui utilise le téléphone tous les jours pour joindre ses clients !), j'avais donc pris la décision de souscrire un nouvel abonnement, avec une nouvelle ligne, un nouvel accès internet, etc. Donc jusqu'à ce que je puisse résilier la ligne de Sélestat (nous sommes engagés jusqu'au 14 décembre), j'ai donc deux abonnements fixes à payer, et deux abonnements internet aussi. Mais tant pis, ça ne va durer qu'un peu plus d'un mois, ce n'est pas non plus la mer à boire. Le souci, c'est que ces chers techniciens ne sont pas venus ! J'ai pourtant guetté toute la matinée à la fenêtre ! Le rendez-vous avait été pris le 16 octobre pour le 5 novembre, confirmé par SMS puis par téléphone ! Ben non. Personne. En prime, j'ai eu droit à une dispute avec Gobolof parce que, bien sûr, dimanche soir, j'avais débranché le matériel de Sélestat pour pouvoir le rebrancher au plus vite lundi midi à Ebersheim ! Sauf que du coup, pour appeler ses clients, Gobolof a du retourner avec le matériel à Sélestat... et qu'il ne savait pas trop comment le brancher pour que ça fonctionne (parce que Gobolof et la technologie, c'est toujours très compliqué). Il a donc fallu que j'y retourne moi aussi pour refaire les branchements... comme si je n'avais que ça à faire !
Du coup, lundi midi, j'ai rappelé le service client, qui m'a dit ne pas comprendre pourquoi les techniciens n'étaient pas venus, et m'a proposé un rendez-vous le... 13 novembre ! Ben voyons ! J'ai donc râlé en disant que zut, j'avais pris toutes les précautions possibles, que je payais deux abonnements, et que si je l'avais fait, c'était bien pour éviter toute rupture de service, alors qu'ils devaient me trouver un autre rendez-vous, et fissa ! Le monsieur me demande ce que j'entends par là, et quand je lui ai dit que ça voulait dire "aujourd'hui ou demain", il m'a dit qu'il fallait au moins 48 heures à la machine pour trouver un technicien, modifier son emploi du temps et libérer une plage horaire pour moi. Là, j'ai franchement cru que j'hallucinais ! Et les agendas papier, les rendez-vous de clientèle, on ne connaît plus du tout ? C'est une machine qui nous gouverne ? Terminator !!! Au secours !!!
Bref, il a rappelé une demi-heure plus tard pour m'apprendre qu'une plage horaire avait été libérée pour ce jour, mercredi 7 novembre, entre 13h et 15h. J'ai ri intérieurement : quand on leur secoue les puces, donc, ils arrivent à trouver des gens pour faire le travail ! CQFD ! 
A 13h50, j'ai eu la surprise de voir un numéro inconnu s'afficher sur mon portable (coup de bol, à ce moment-là, le réseau fonctionnait. Deux minutes plus tard, ils seraient tombés sur la messagerie !), c'était le technicien qui m'informait qu'ils partaient de Benfeld ! Dont acte. A 14h15, ils étaient devant la porte et à 15h, le téléphone fixe fonctionnait. A 15h30, j'étais en partance pour Sélestat : j'avais oublié le contrat me donnant les identifiants de connexion internet. A 16h15, j'étais de retour à la maison avec 6 cartons de plus et le contrat qui, en fait, était resté dans la voiture depuis le mois d'octobre (oui, hem...). A 17h, Internet fonctionnait à la maison. C'est fou comme on peut être accro au fait d'être relié au monde extérieur. J'ai juste l'impression d'être moins perdue, depuis tout à l'heure. Peut-être parce que justement, le portable passe très mal à Ebersheim et que du coup, je suis plutôt injoignable si je n'ai que lui... paradoxe, quand tu nous tiens !

Je passe sur les péripéties d'aménagement temporaire de la cuisine, sur les travaux qui se sont poursuivis dans la salle de bains du rez-de-chaussée, m'obligeant à déménager deux fois tout son contenu, sur la tonne de cartons qui attendent dans notre gigantesque couloir et future bibliothèque que je puisse les ouvrir, ce qui ne sera pas le cas avant que les travaux du couloir soient faits parce que je ne suis pas fan du tout de la poussière qui pourrait s'y retrouver, étant donné que les travaux en question consistent à poncer puis à peindre le plafond... si vous voyez ce que je veux dire !
Il y a encore quelques petites choses qui manquent : Noémi n'a pas d'armoire, il manque un tasseau dans celle de Nathanaël, la nôtre n'est toujours pas montée, exactement pour les mêmes raisons que celles qui font que je laisse la bibliothèque du rez-de-chaussée dans les cartons... sans oublier tout ce qui est encore à Sélestat (chaine Hi-Fi, albums photos, partitions, Tupperware, matériel à pâtisserie, livres (oui, il en reste !), canapé, thés...) mais sinon, le camping s'organise et s'améliore tous les jours. Il reste qu'il est difficile de garder le moral quand on voit le chantier qui m'attend, sachant que Gobolof est parti à Lille ce matin pour des livraisons et une foire au vin qui devrait durer de jeudi à dimanche inclus, avec des livraisons en Belgique lundi toute la journée. Il devrait rentrer lundi soir. Ca tombe bien : mardi, le 13, je retravaille. Chouette.

Sur ce, je vais voir si mon évier a réussi à se vider et je vais faire la vaisselle de ce soir. Comme ça, au moins, j'aurai le plaisir d'avoir des assiettes propres pour demain midi. Ca n'a l'air de rien, mais ça fait du bien au moral, ce genre de trucs !
Bonne nuit à tous : demain, la suite de nos aventures ! Avec quelques photos, j'espère...

mercredi 31 octobre 2012

Déminéralisation dentaire

Je ne me souviens pas en avoir parlé ici, mais voilà, Noémi a un souci dentaire que nous avons découvert lors de ses premiers rendez-vous avec le dentiste (vous savez ? M't'dents ?). Son diagnostic a été rapide, efficace et assez affolant aussi : elle est atteinte d'une déminéralisation dentaire, dont l'origine serait à chercher dans l'administration de cortisone à haute dose entre 0 et 18 mois. De plus, il y aurait aussi un lien à faire avec sa dyscalculie, les 3 autres enfants que suit ce dentiste (dont son fils) qui présentent ce type de problème dentaire ayant tous des soucis à l'école de type "dys", et ayant tous reçu de la cortisone à haute dose avant 2 ans (ce qui a été le cas pour Noémi à 6 mois à cause de son eczéma).

Donc pour résumer : la cortisone modifierait l'ADN des enfants, celui-ci n'étant pas fixé avant 18 mois. Or les "dys" ont une composante psychologique, mais également génétique, et il est difficile de connaître la part du génétique dans le trouble en question.
Toujours est-il que la conséquence pour Noémi, c'est que quand les dents de lait tombent et que les dents définitives repoussent, voire poussent pour ce qui est des molaires, elles sont friables, fragiles, parce que l'émail n'est pas assez costaud. Il faut donc appliquer des traitements fluorés, suivre l'évolution des dents au moyen de radios à intervalles réguliers. L'une des dernières (en juin 2011) avait révélé une molaire en cours de croissance dont les racines étaient "ouvertes" vers le bas, dans la gencive, et donc extrêmement sensibles, avec un début d'abcès au niveau de la racine ainsi que sous la dent, à la jonction avec la gencive. Cette dent en particulier inquiétait le dentiste parce que c'était la porte ouverte à n'importe quelle infection, et qu'il fallait que les racines se développent et se "ferment" pour assurer la pérennité de la dent, sans quoi, dans quelques années, il aurait fallu la retirer et poser un implant. Pas drôle pour une enfant de 10 ans, quoi.

Ce matin, je suis allée avec Noémi pour son rendez-vous de contrôle (un tous les 6 mois, je ne sais pas si tous les enfants de sa classe y vont aussi souvent, même si aucun d'entre eux ne veut croire que le "jaune" qu'elle a sur les dents n'est pas du tartre mais l'émail poreux des dents lui-même, émail très fragile donc...), et lors de ce rendez-vous, le médecin a pratiqué une énième radio. J'ai ainsi pu voir les futurs problèmes que notre fille aura quand toutes les dents auront poussé (l'orthodontiste va avoir du boulot : il n'y a pas assez de place !), mais aussi que le traitement avait admirablement bien fonctionné : les racines de la dent incriminée il y a un peu plus d'un an se sont allongées (environ deux fois la longueur constatée au mois de juin 2011), et fermées dans la gencive. Les abcès ont disparu, il faut donc maintenant assurer la minéralisation de la dent et de celles qui sont en train de pousser ailleurs.

Pour la première fois, le dentiste a été très optimiste aujourd'hui : il m'a dit que dans un an, deux au maximum, le traitement serait terminé. Il faut dire que Noémi a compris la leçon : elle n'oublie plus de se brosser les dents avec un dentifrice hyper-fluoré, et ces gestes quotidiens ont sauvé, semble-t-il, sa dentition.
Enfin une bonne nouvelle !

Question dentaire, on va en reparler bientôt : Nathanaël a perdu une incisive à 2 ans tout juste et la conséquence aujourd'hui, c'est que la repousse des dents définitives est de plus en plus bizarroïde. Va falloir trouver un orthodontiste rapidement : apparemment, on peut commencer les traitements assez tôt chez les enfants. Comme quoi, quand c'est en passe d'aller mieux chez l'un, ça embraye chez l'autre. Mais il vaut mieux faire ça maintenant : à son âge, la mâchoire est bien plus malléable que chez un ado ! (j'ai intérêt à avoir une bonne mutuelle... :) )

dimanche 28 octobre 2012

Gobolistan II : Episode III

Quoi de neuf sur le front du chantier au Gobolistan ?
Ben des tas de choses.
Vous vous souvenez de nos péripéties concernant le chauffage et l'électricité ? Eh bien pour le chauffage, c'est terminé, et tout fonctionne normalement. En fait, c'était une histoire de tuyau trop petit et encrassé. Le chauffagiste a fait le ménage là-dedans, et les trois radiateurs incriminés fonctionnent correctement maintenant.
Côté électricité, c'est sensiblement plus long.
L'électricien travaille bien, mais il est un peu surchargé (pas moins de 6 chantiers en cours, incluant le nôtre). Du coup, ça avance, mais pas aussi vite qu'on le voudrait. Ceci dit, les chambres sont opérationnelles (les 4 !), ainsi que le grand salon et le couloir du premier. Le petit salon est en cours (il manque encore une ampoule pour qu'on y voie clair là-dedans), le couloir du rez-de-chaussée n'a pas été touché du tout (il faut faire l'isolation d'abord !), et la cuisine est encore à terminer (prises de courant, problème de néon...).

Cet après-midi, nous avons donc commencé le grand nettoyage. C'est que tout doit être prêt à la fin de la semaine prochaine : nous déménageons samedi prochain ! Démarrage à 8 heures, et si nous avons assez de bras pour charger les quelques meubles que nous avons, tout devrait être terminé pour midi. Ensuite, il restera le rangement, et le reste des travaux !
Mais ça, c'est une autre histoire !

vendredi 19 octobre 2012

A trop tirer sur la corde...

... elle finit par casser, dit le dicton.
Ben voilà. J'aurais dû le savoir. En fait, je le savais, et je n'ai pas voulu (ou pu ?) en tenir compte. Le résultat, c'est que j'ai vécu trois semaines exaltantes, fatigantes, éreintantes, même, entre programmation de l'atelier d'écriture avec les étudiants de première année, l'atelier lui-même et la finalisation du thésaurus sur lequel je travaille avec d'autres documentalistes depuis plusieurs années maintenant.
Et que je le paie aujourd'hui.
Mercredi de la semaine dernière (ça fait donc environ dix jours maintenant), je me suis levée avec un beau mal de gorge. Sans en être étonnée outre mesure : la veille, le mardi, deux étudiantes du groupe étaient malades (l'une d'elles était déjà quasiment aphone le lundi et n'est pas venue le mardi, l'autre a quitté l'atelier un peu plus d'une heure avant la fin pour aller chez son médecin). Je me doutais donc que j'avais attrapé un truc qu'elles m'avaient gentiment refilé.
Heureusement, j'avais rendez-vous chez le médecin le jeudi (le lendemain, donc), et j'en ai profité pour lui demander de me retaper. Sauf qu'une semaine après (le mardi suivant, celui de cette semaine), j'étais au trente-sixième dessous. J'ai commencé la matinée en refaisant la queue dans la salle d'attente, et là, il m'a carrément arrêtée... pas de travail pour une semaine. Histoire de récupérer.
Hier, jeudi, ça allait beaucoup, beaucoup mieux ! J'ai donc bien profité de la soirée, après avoir passé la matinée à Ebersheim à décoller du papier peint (vous vous souvenez, les fleurs des années 60 ou 70 ?). Sauf que j'ai dû attraper quelque chose : aujourd'hui, j'ai de nouveau des frissons, des courbatures;.. Bref, ça a l'air d'être gentiment reparti pour un tour.

Vivement les vacances.

Ah non. Pendant les vacances, on va déménager. Diantre. Je ne suis pas près de me remettre !

vendredi 28 septembre 2012

Gobolistan I : Episode II-bis

Je ne mets pas "Épisode III", parce qu'en fait, j'ai parlé un peu trop vite en début d'après-midi. Nos aventures du jour étaient, contrairement à ce que je pensais, loin d'être terminées.
Après les premiers appels (infructueux) au service après-vente de But, je tombe par hasard sur la carte de l'agence immobilière à qui on a confié notre maison. Ni une, ni deux, j'appelle et laisse un message sur le portable de notre chargée de clientèle (c'est joli, non ?) pour lui demander, un peu énervée, pourquoi on n'a pas de nouvelles d'elle depuis plus de deux semaines.Quelques minutes après, je reçois un coup de fil sur le téléphone fixe, c'était la chargée de clientèle en question qui tenait à s'expliquer... et qui m'a appris à cette occasion qu'elle avait essayé de me joindre pas moins de trois fois, et sa patronne au moins une fois, pour prendre un rendez-vous avec des acheteurs potentiels (qui se sont révélés non intéressés, mais quand même, c'est dommage de les avoir loupés). J'en ai donc conclu que notre cher fournisseur d'accès ne faisait pas son boulot : Nous avions mis en place un système d'alertes par mail, qui devait nous prévenir en cas de message sur le répondeur, puisqu'avec les nouvelles technologies, il n'y a plus besoin d'enregistreur sur le téléphone lui-même et qu'on peut avoir ses messages directement sur sa boîte mail. Encore faut-il que les messages soient transférés... Ce qui, chez nous, n'est visiblement pas le cas (dans quelques temps, si j'ai du temps et de l'argent à perdre, j'aurai peut-être envie de coller un procès à Orange pour nous avoir mis des bâtons dans les roues pour la vente de notre maison, mais dans l'immédiat, j'ai donné mon numéro de portable à la chargée de clientèle, histoire qu'elle puisse me joindre).
Sauf que dans l'intervalle, j'ai eu trois appels (un du service après-vente, un de la chargée de clientèle qui réessayait mon numéro de portable parce que je l'avais appelée le matin même avec, puisque mon téléphone était toujours coupé parce que je n'avais pas réussi à me décider à remettre le courant (mais que je suis bête, des fois, puisque le congélateur était toujours débranché !!!) et un d'une de mes ex-collègues devenue une amie, qui cherchait à me joindre...) sans que le téléphone ne sonne !!! Argh. Je suis maudite ou quoi ?

La chargée de clientèle ayant rappelé un peu après 11h30, j'ai pu papoter un bon moment avec elle en fin de matinée, ce qui m'a permis de m'excuser pour nos non-réponses à ses coups de fil, et lui conseiller de tenir les clients informés de ce que les arnaques pullulent sur Internet quand il s'agit d'immobilier (ça, je vous en reparle bientôt !). De son côté, elle m'a donné quelques tuyaux pour ne pas faire trop d'erreurs dans notre stratégie de vente, et au bout d'une demi-heure, je l'ai laissée vaquer à ses occupations, et je suis allée sur le site internet  du service après-vente,  pour les suites du début d'incendie du congélateur. (Ils sont gentils : quand les bureaux sont fermés, le message change et on a droit à l'adresse du site en plus des horaires d'ouverture. Ils pensent à tout !) J'ai donc laissé un message sur leur boîte mail en leur demandant de me rappeler.

Une fois que j'ai fini mon exploration et mon mail, je me suis attaquée au linge propre et sec qu'il a fallu mettre dans le panier pour faire de la place sur les fils pour étendre le linge propre et mouillé qui sortait de la machine. Et le temps de faire tout ça, plus de rédiger le billet précédent, eh bien figurez-vous qu'il était déjà plus de 14 heures quand je suis montée dans la cuisine pour manger ! J'ai du coup plus grignoté que fait un vrai repas, mais c'est pas grave : je n'avais de toute façon plus faim, l'heure étant largement passée... Je suis donc partie en quête du numéro de téléphone de mon ex-collègue, parce qu'elle avait fait l'effort d'appeler, et que peut-être elle aurait encore un peu de temps avant d'aller chercher ses enfants à l'école (elle en a trois elle aussi). Et ça n'a pas loupé : nous avons papoté, et papoté, et papoté encore, si bien qu'il était pas loin de 16h30 quand j'ai réalisé que je n'avais encore presque rien fait de vraiment productif (du genre aller à la banque, passer à la pharmacie et chez Intersports... avant d'aller chercher les enfants).
Ni une, ni deux, j'ai filé à la banque, en me disant qu'il n'y en aurait sans doute pas pour très longtemps, puisque je n'avais qu'une question à poser à la chargée de clientèle (oui, encore, mais c'est pas la même que celle du matin !). Sauf que quand je suis arrivée, il était 16h40, et qu'elle était en rendez-vous jusqu'à 17 heures avant de recevoir un autre client à 17 heures. "Mais je la préviens, et je vous intercale entre les deux !"
Et puis j'ai vu l'heure tourner, et je me suis dit que la pharmacie était à deux pas... j'ai donc tout laissé tomber à la banque et j'ai filé à la pharmacie... bondée !! Qu'est-ce qu'ils ont, tous, à être malades en même temps ? C'est donc pas possible, ça !!!
Le pire du pire, c'est que quand la personne juste devant moi est passée au comptoir pour avoir son traitement, le monsieur d'à côté, à sa gauche, que je trouvais déjà très pâle avec un teint jaunâtre, voire cireux, a commencé à s'affaisser sur le comptoir. Le monsieur à la gauche du monsieur malade a alors retenu son voisin et a fait appel au préparateur en pharmacie qui était en train de le servir pour l'aider. Ils s'y sont mis à deux pour le soutenir et l'allonger par terre... il venait de faire un malaise. Le pauvre monsieur était diabétique, et visiblement, il avait un besoin urgent de sucre. Après s'être assuré qu'il allait bien, et pendant que les collègues appelaient les secours, le responsable de l'officine est allé chercher un chaise pour qu'il puisse attendre le médecin sans risquer de tomber, et les clients ont pu être servis tant bien que mal.

Et moi, pendant ce temps, je regardais tour à tour l'homme et l'horloge, que je voyais avancer de plus en plus vite. Il était près de 16h55 quand je suis sortie de la pharmacie avec mon traitement. Heureusement que la banque est juste à côté !
Bref, j'ai fini par voir ma conseillère, ai pu lui poser ma question, qui en a amené une autre, puis une autre. J'allais sortir du bureau quand je suis revenue sur mes pas : il m'avait été impossible le matin même d'accéder à mon compte par Internet ! Ni une, ni deux, retour au bureau, et "Je vous donne un nouveau code d'accès, Madame Platz !".

17h15, je sors enfin de la banque et file chercher les enfants. Le projet initial était de les emmener chez le médecin pour les certificats, mais il aurait alors fallu attendre un long moment, et j'étais déjà franchement crevée. J'ai donc fait ma feignante et ai raccompagné tout le monde à la maison, sauf qu'en arrivant, je me suis souvenue que demain matin, les trois partent au couvent d'à côté pour une récollection qui démarre à 9h30 et se termine à 16h30. Et que donc ils ont tous les trois besoin d'un pique-nique. Et bien sûr, je n'ai rien pour préparer ce pique-nique. Ca se saurait si j'étais devenue prévoyante à ce point-là.
Donc merci les DVD baby-sitter, j'ai appelé Jean-Luc pour savoir où il en était et à quelle heure il comptait rentrer, et le prévenir que je laissais les enfants seuls à la maison pendant que j'allais faire quelques courses pour le pique-nique de demain. Et en route, je me suis dit que tant qu'à être partie, autant en profiter pour aller tout de suite en zone industrielle nord, chez Intersports. Il n'était que 18h20, avec un peu de chance, le magasin serait encore ouvert. Sinon, Gobolovna serait dans l'obligation de se passer de tenue pour le cours de danse de mercredi, parce que lundi, c'est fermé, mardi, je bosse, et mercredi matin, je n'aurai pas le temps.
Retour vers 19h, avec les courses, le justaucorps, les collants, les demi-pointes et la jupette (noire, comme le justaucorps, contrairement à Rébecca qui voulait absolument du rose), et là, les enfants ont fait tout un cirque en voyant les petits paquets de chips et le pain de mie.
A peine arrivée, voilà le téléphone fixe (le numéro qui commence par 03) qui sonne : c'était ma petite soeur Donatienne qui appelait Gobolovna pour savoir si elle avait bien reçu son cadeau d'anniversaire (arrivé la veille au Gobolistan). Quelques secondes plus tard, l'autre téléphone (celui qu'on peut appeler avec le numéro qui commence par 09) sonne également : c'était ma maman, qui demandait si Gobolovna avait bien reçu le cadeau de Donatienne pour son anniversaire. Les grands esprits se rencontrent !!!

Après échange de téléphones, appels, rappels..., j'ai pu constater aux cris de Nathanaël qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais comme c'est comme ça tous les jours ou presque, je ne m'en suis pas vraiment formalisée. Et j'ai bien fait. Ce qui lui posait problème, c'est qu'il ne trouvait pas le film plastique pour emballer les sandwiches. Comme si, à 19h30, il n'y avait rien d'autre à faire que de râler et de se coucher par terre dans la cuisine en réclamant du film plastique pour des sandwiches que je voulais faire le lendemain...
En fait, j'ai été très contente, quand ils ont été couchés, mes trois "monstres".
Et là, il est pas loin de 22 heures, je crois que Morphée m'attend...

A bientôt, pour de nouvelles aventures au Gobolistan !

Gobolistan I : Episode II

Il est des choses bizarres, parfois, dans la vie. On ne demande rien, on a un planning hyper chargé (surtout quand bien sûr on a très peu de temps pour tout faire), et sans qu'on ne comprenne pourquoi, tout part en vrille.
Hier soir, j'avais un tas de choses à faire. Mais bien sûr, comme c'est souvent le cas quand je suis fatiguée et que j'allume l'ordinateur, j'ai surfé sur Internet et sur Facebook, et je ne me suis pas couchée bien tôt (enfin tout dépend du point de vue : il était très tôt, ce 28 septembre...).
Du coup, j'avoue que j'étais un peu (en fait, non. Très) fatiguée ce matin, mais que comme j'avais un certain nombre de choses à faire, autant y aller et on verrait après pour le repos.

Allez, juste pour le fun :
- Faire la lessive (et pour ça, remplir le flacon de lessive avec la recharge, préalable indispensable pour pouvoir verser la lessive dans le bac à lessive. Les initié(e)s comprendront).
- Faire les comptes (parce qu'on va changer de banque, alors autant savoir où on en est).
- Imprimer les contrats d'assurance habitation du Gobolistan II, les signer.
- Porter les contrats signés à la banque qui fait aussi l'assurance (et non pas à l'assurance qui fait aussi la banque comme c'est le cas actuellement. Ca va, c'est clair ? Oui, je sais, mais c'est pas de ma faute : ces professionnels de la banque et de l'assurance ont une fâcheuse tendance à vouloir mélanger leurs métiers et de fait à brouiller les cartes pour les péquins moyens comme vous et moi qui cherchons à nous y retrouver).
- Aller chez l'assureur qui fait aussi la banque pour récupérer les attestations d'assurance des filles et modifier le contrat d'assurance puisque le Gobolistan I ne sera bientôt plus considéré comme résidence principale et qu'on n'aura plus besoin d'assurer les meubles qui seront bientôt assurés au Gobolistan II par la banque qui fait aussi assurance (re-oui, je sais).
- Passer à la pharmacie.
- Aller chez Intersports pour acheter une tenue de danse pour Gobolovna, puisqu'elle veut suivre l'exemple de BBK et s'y mettre aussi.
- Ranger le linge propre qui séchait dans la buanderie (qu'il faut donc au préalable avoir repassé), pour pouvoir étendre celui que j'ai mis dans la machine.
- Travailler sur la finalisation de l'atelier d'écriture que je vais animer la semaine prochaine à l'ISSM.
- Relire le mémoire de mon stagiaire du printemps dernier pour sa soutenance prévue mardi après-midi.
- Faire le bilan de la session de formation que nous avons organisée en juin pour le CA de l'association de documentalistes commanditaire de ladite formation, qui a lieu le 12 octobre à Paris.
- Faire les billets comptes-rendus de lectures pour Replay, Le Tueur de Temps et Bons baisers de Cora Sledge sur le blog "Les lectures d'Amélie".
- Aller voir le médecin pour faire établir les certificats médicaux nécessaires à la pratique de la danse pour Gobolovna et BBK (après, bien sûr, être allée chercher les enfants à l'école, cela va sans dire, mais cela va aussi mieux en le disant).

Bref, un beau paquet de choses à faire.

Mais ça, c'était avant.
Avant le suicide collectif des lutins du congélateur.
J'étais dans la buanderie, en train de me battre avec ma lessive (vous savez, celle que je devais transvaser dans le flacon pour pouvoir la verser dans la machine ?) quand j'ai senti comme une odeur de brûlé, venant du côté de la chaudière (derrière la douche, donc, pour ceux qui ont suivi l'épisode précédent).
Et alors là, il s'est passé un truc bizarre : j'ai le cerveau qui s'est mis à fonctionner de manière étrange. Fatigue ? Incrédulité ? Rêve éveillé ?
Je ne sais pas. Mais j'ai d'abord cherché, forcément, à savoir d'où ça pouvait bien venir. J'ai vu de la  fumée, j'ai donc couru jusqu'au congélateur (parce que bon, ça se voyait que ça ne venait pas de la douche, ni de la chaudière d'ailleurs), et j'ai regardé sans trop comprendre en me demandant ce qui pouvait bien se passer.
Ben je vous le donne en mille : c'était tout bonnement un début d'incendie !!! Si !
Donc la première chose à laquelle j'ai pensé, ça a été de mettre de l'eau pour éteindre. Juste quelques petites flammes, pas bien méchantes en soi, mais j'ai hésité. Et j'ai bien fait. Parce que ce que j'ai remarqué quelques millièmes de secondes plus tard, c'est que c'était le bloc électronique (contrôle de la température et tout) qui était joyeusement en train de cramer. Un court-circuit, quoi, sur lequel je m'apprêtais à jeter de l'eau !
J'ai donc tiré sur le fil d'alimentation pour le débrancher, et me suis ruée sur le téléphone pour appeler Gobolof au secours. 
Sur son conseil avisé, je suis ensuite allée couper le disjoncteur (au premier étage, donc avec un certain nombre de marches à monter et à redescendre), (ce qui après réflexion ne servait en fait plus vraiment à grand-chose puisque j'avais déjà débranché le congélateur) et sans trop savoir quoi faire ensuite, je suis redescendue à la buanderie. Pour constater que loin de s'arrêter, l'incendie prenait de l'ampleur. Grosses flammes, odeur manifeste de brûlé et de plastique fondu... pas très réjouissant, tout ça !
Début de panique. Et gros moment de solitude. Que faire ?
Je suis remontée à la recherche du téléphone, pour appeler les pompiers. Sauf qu'en coupant le disjoncteur, j'avais aussi coupé l'alimentation des téléphones. Et c'est là qu'on est content d'avoir un portable.
Sauf que pour une fois, je ne l'avais pas dans ma poche, parce que sur le chemin du retour hier soir, Jean-Luc m'avait appelée pour savoir ce que je devenais (j'étais en retard, mais on ne peut pas faire plus vite quand on doit porter un sac de légumes, une mallette de pique-nique, un sac à mains et une pochette de documents ramenés du bureau pour pouvoir y travailler durant le week-end, et en plus passer au guichet pour acheter le billet du mois d'octobre après avoir payé les légumes au maraîcher et retraversé la gare et le parking pour récupérer la voiture et enfin rentrer à la maison). Donc, le téléphone, il était tout bonnement resté sagement dans la voiture, sur le siège passager.
Je suis donc sortie en courant (et en chaussons, sans pull et dans le froid) dans la cour pour récupérer le téléphone (en oubliant, dans la panique, de prendre la clé pour ouvrir la voiture, bien sûr, parce que sinon c'est moins drôle), et j'y ai vu le voisin en train de maçonner des parpaings sur le mur mitoyen. Ni une, ni deux, je lui ai expliqué que le congélo avait pris feu et "s'il vous plaît, vous pouvez m'aider ?" Il est descendu de son échelle et est arrivé, le temps que je rentre pour chercher la clé et prendre mon portable dans la voiture. Retour à la maison, direction la buanderie, où le début d'incendie continuait toujours de ne pas vouloir finir, alors dans la panique, j'ai pris la première serviette de toilette qui se trouvait là et ai assommé les flammes avec.
Ben croyez-le ou non, ça l'a "mouché" vite fait, bien fait ! Entre-temps, le voisin était arrivé, et m'a confirmé que mon congélateur était mort, mais que c'était terminé et que ça n'irait pas plus loin, sauf s'il me prenait l'envie saugrenue de le rebrancher.

Ben oui, mais je fais quoi, moi, avec mes pizzas, mes mirabelles, mes poissons panés, mes saucisses et tout le reste ???
Dans les trois minutes qui ont suivi, Gobolof est arrivé, a constaté les dégâts, et m'a donné son avis imparable : "Il est foutu".
Ok, ça, je le savais. Mais concrètement, on fait quoi, là ???
Il ne nous a pas fallu plus de deux minutes pour nous décider à en acheter un autre (heureusement qu'on ne va pas faire tous les travaux tout de suite, au Gobolistan II, et qu'on a fini ceux du Gobolistan I, parce que d'autres dépenses comme ça, on ne pourra pas faire face, si vous voyez ce que je veux dire). Et c'est sur le chemin du magasin que nous avons pensé à l'assurance (vous savez ? celle qui fait aussi banque ?) et que ni une, ni deux, nous avons bifurqué vers le centre-ville pour voir si pour une fois, ça servait à quelque chose de cotiser...
Évidemment, en cas de sinistre, on n'a pas le temps de prendre rendez-vous avec son assureur. Alors nous sommes arrivés comme ça, et j'ai bien vu que la personne dans le bureau face à la salle d'attente ne comprenait pas bien pourquoi on était si speed... Jusqu'à ce que je lui dise un peu vertement, depuis la salle d'attente : "Quand on vient d'avoir un début d'incendie chez soi et qu'il n'est pas encore 9h30 du matin, on a le droit d'être speed, au moins un peu !". Elle n'a plus bronché, et une autre conseillère, qui nous a pris pour le client qu'elle attendait mais qui était en retard, nous a mis en relation avec le service sinistres.
Après avoir fait notre déclaration, j'ai quand même réussi à demander à la charmante première conseillère de nous imprimer les fameuses attestations pour les enfants (histoire de ne pas avoir à revenir immédiatement) et je voulais faire le changement de contrat quand elle m'a dit que je pouvais le faire par téléphone ! Incrédulité de ma part. Ah bon ? Et y'a rien à signer ?
Bref, je démêlerai ça un autre jour, parce que là, l'urgence, c'était quand même de trouver un congélateur. Retour au magasin, exploration, tractations, et à 10 heures 30 pétantes, nous étions de retour avec un beau congélateur... sans aucune place pour le brancher dans la maison, bien sûr (sinon, on n'aurait pas besoin de changer de maison, soit dit en passant, et ce serait quand même bien moins fun !). Du coup, il est dans l'entrée, ce qui facilitera le déménagement quand on y sera (et j'espère qu'on y sera très vite !!!). Reste qu'il faut attendre plusieurs heures avant de pouvoir "charger" le congélateur avec ce que contenait l'ancien.
Comme vous pouvez le constater, mon planning a donc été un tantinet chamboulé. Parce que bien sûr, du coup, à part aller chercher les attestations et lancer une lessive, je n'ai encore rien fait de ce que j'étais censée faire aujourd'hui. Il faut maintenant contacter le service après-vente (j'ai déjà essayé deux fois, mais ça ne répond pas) pour le papier nécessaire à l'assurance pour le remboursement, remplir le congélateur, aller chercher les enfants à l'école... et au lieu de ça, je suis là à écrire dans ce blog.

Journée bizarre... 
Mais nous en sortirons vainqueurs ! (ce qui n'est pas le cas de nos lutins du congélateur, que nous enterrerons d'ici peu à la décharge, parce que je crois que malheureusement, il n'y a plus grand-chose d'autre à faire pour eux !).

C'était nos aventures gobolistanaises, épisode je ne sais plus combien... merci de votre attention ! (hauts les cœurs : la maison est toujours debout, toujours vendable et, cerise sur le gâteau, nous n'avons aucun mort humain à déplorer).

Gobolistan I : Etape I (attention, spin-off !)

Alors j'espère que vous allez pouvoir vous y retrouver. Je viens de me rendre compte que je suis en train de créer le spin-off de mes précédents billets. Va bien falloir regarder les chiffres romains pour savoir de quoi je parle. Vous voilà prévenus.

Bon, et à part ça ?

Alors l'hiver dernier, et c'était la même chose les trois ou quatre hivers précédents, nous avions pu constater des petites... malfaçons, dirons-nous, en particulier dans la salle de bains du Gobolistan I, située au deuxième étage. Quand je parle de malfaçons, je veux plutôt dire des choses assez étranges qui se produisaient dans les canalisations, laissant penser que l'ancien propriétaire, maçon de son état, avait laissé faire un certain nombre de bourdes lors de la rénovation de la maison et de la création de la salle de bains.
Parce qu'il faut quand même vous dire que sur neuf hivers passés au Gobolistan I, au moins 4 nous ont vus privés d'eau chaude dans la douche et les lavabos, voire d'eau tout court dans les toilettes. Et ça exclusivement quand la température extérieure descendait sous les -10°C pendant plus de 48 heures.
Au bout de quatre fois, donc, Gobolof en a eu marre, et il a décidé d'aller voir derrière les murs pour savoir à quoi était due cette sécheresse hivernale chronique. Et comme nous manquions de rangement et que les petits goboloviens ne sont plus si petits que ça et que donc la baignoire s'avérait moins indispensable, nous avons pris l'option "Je casse les murs, je vire la baignoire, pour savoir ce qui se trame là-dessous".
Bien nous en a pris.
La démolition a débuté sous la fenêtre, là où passaient les canalisations aboutissant à l'évier. Et là, la surprise a été de taille : les canalisations en question n'étaient tout simplement pas isolées, mais plaquées directement contre le mur extérieur. Orienté plein nord, le mur, je tiens à préciser cette donnée qui peut avoir son importance.
Oui, je sais. Dans une région comme la nôtre où, certains hivers (comme lors de notre escapade à Rothenburg-ob-der-Tauber), il peut faire -18°C, ça semble un peu aberrant de faire passer des canalisations d'eau directement contre le mur extérieur. Enfin, ça ne le serait pas s'il y avait un minimum d'isolation. Là, il y en avait bien, mais par-dessus les canalisation, donc à l'intérieur. Je ne sais pas si le propriétaire a voulu isoler la maison des fuites, mais en tout cas, il me semble que ça tombe sous le sens qu'il vaut mieux mettre l'isolant avant de mettre les canalisations et non pas l'inverse.
Bref. Restait un problème : comment résoudre la quadrature du cercle sans tout casser ? Parce que dans l'immédiat, nous avions quand même besoin d'un peu d'eau au 2e étage, ne serait-ce que pour la chasse d'eau et la douche (je ne parle même pas de prendre un bain, on est bien d'accord !). Donc Gobolof a gentiment cassé le carrelage qui recouvrait le contre-placage passant derrière les toilettes, histoire de voir pourquoi, là aussi, ça gelait (parce que bon, à cet endroit-là, comme ça donne sur l'escalier intérieur, il n'y a pas vraiment de raisons pour que ça gèle aussi !). Dont acte. Et là, deuxième découverte fort intéressante : la canalisation donnait en fait dans la soupente, où l'ancien propriétaire avait monté un mur. Les tuyaux passaient donc derrière ce mur et étaient masqués depuis l'intérieur de la salle de bains (ça va ? vous voyez ce que je veux dire ?), et se retrouvaient, à nu, directement sous le toit. Sauf que là, le toit, il n'était pas du tout, du tout isolé... Pas étonnant, donc, que ça gèle en hiver... Y'en a, des fois, qui pensent à rien dans leur tête, ma pov'dame !

Bref, après avoir cassé le carrelage aux deux angles opposés de la salle de bains, Jean-Luc a tout colmaté avec de la laine de verre histoire que ça ne gèle plus, et a mis le chauffage d'appoint sous le toit pour chauffer les tuyaux durant les deux ou trois jours où la température s'annonçait encore très, très basse. Et l'eau a fini par revenir.
Ce fut le premier jour la première étape.

Mais tout n'était pas terminé pour autant. Nous avions donc deux trous dans la salle de bains, et un gros problème d'isolation sur les bras (et toujours pas de placard).
Et puis, en février et mars, Gobolof a eu de nombreux déplacements professionnels et n'a plus pu toucher à quoi que ce soit à cet endroit-là. Et nous avons réfléchi (oui, ça nous arrive aussi). Il y avait pas mal d'urgence à faire quelques travaux au Gobolistan, en dehors même de la salle de bains. Parce qu'en fait, c'était déjà le chantier dans la cage d'escalier, où les enfants avaient commencé à arracher la tapisserie depuis le mois de novembre. Et où j'avais continué, à l'aide d'une éponge et d'une bassine d'eau (ah, si j'avais fait la connaissance de ma meilleure amie du moment, la décolleuse, plus tôt, je me serais épargné bon nombre de nuits blanches, mais passons).
Donc nous avons décidé de commencer par retirer le papier peint de la cage d'escalier pendant que Gobolof était en vadrouille, et projeté de le faire aussi dans la cuisine et le salon, une fois que le reste (salle de bains, cage d'escalier) serait terminé. C'était sans compter les enfants, qui, me voyant décoller à tout va dans les escaliers, ont pris l'initiative de m'aider... dans le salon.
Je vous laisse imaginer le chantier qui a régné ici pendant plusieurs mois.

Au mois de mai, une fois les salons à peu près terminés et les beaux jours à peu près revenus (ça n'a pas été de la tarte quand même au printemps, où on a eu plus l'impression d'approcher de la Toussaint que des vacances d'été), Gobolof a décidé qu'il était temps de faire quelque chose dans la salle de bains. Parce que le problème était double : en plus de la perte irrémédiable de la baignoire, si on faisait les travaux, il nous fallait aussi assurer l'intendance question hygiène, durant les travaux de la salle de bains, justement. Donc installer une autre douche, ailleurs. D'autant plus que ça devenait urgentissime : mes parents et ma soeur venaient loger à la maison pour la première communion de Gobolovna... De quoi engorger singulièrement la salle de bains à l'heure de la douche, et retarder joyeusement toute la troupe le jour J. Nous avons donc profité des jours fériés et multiples ponts (viaducs ? J'ai dit ça, moi ?) pour attaquer le problème de la douche dans la buanderie, histoire d'assurer quand même face à la hausse prévisible de locataires gobolistanais, fussent-ils très provisoires.
Après moults essais, rebondissements, montages à l'envers, arrachage de cheveux pour cause d'inondations et fuites répétées, Gobolof sortit vainqueur de la lutte acharnée qu'il a menée contre la cabine de douche. Et s'est juré qu'on ne l'y reprendrait plus, et que la prochaine fois, ce serait une douche "en dur", parce que bon, ce serait sans doute beaucoup plus simple (on verra si l'avenir lui donnera raison, je crois qu'il se refera un épisode "douche" dans pas trop longtemps, au Gobolistan II cette fois).
Une fois réglé le problème de la douche du bas, il a fallu s'attaquer à la douche du haut. Mais tant qu'à faire, autant éviter la période d'affluence, aussi nous avons remis les travaux au mois de juin... Sauf que le mois de juin a été particulièrement occupé, pour chacun d'entre nous. Gobolof a donc commencé seul, en virant manu militari la baignoire. Et, croyez-moi ou non, mais ça n'a pas pris plus d'une demi-heure : l'isolant et le carrelage du mur contre lequel la baignoire était fixée sont venus avec ! Un samedi après-midi, j'ai donc eu le plaisir de voir descendre du second étage une baignoire, des plaques d'isolant, des carreaux cassés, une multitude de carreaux cassés, et aussi des carreaux pas cassés d'ailleurs, qui ont trouvé place dans l'angle de la salle de bains, sous la fenêtre, en vue de resservir pour recouvrir les trous laissés en janvier (ça va, vous suivez toujours ?).
Bref, tout était parti, y'avait plus qu'à reconstruire.
Mais en juin, nous avons eu une bonne nouvelle, qui nous a obligés à repenser tous nos plans. Et à envisager plus que sérieusement l'achat d'un autre chez-nous.
Dont acte. Mais la maison était en chantier partout. 
Je récapitule :
- Papier peint de la cage d'escalier retiré totalement
- Papier peint du salon en partie arraché
- Salle de bains sans baignoire, mais avec un immense trou laissant voir les tuiles, avant isolation.
- Carrelage retiré derrière les toilettes et sous la fenêtre pour isoler les tuyauteries.
- Sol en béton à l'emplacement de la baignoire.

Début juillet, au moment où nous avons trouvé Gobolistan II, nous avions donc un certain nombre de problèmes au Gobolistan I:
- Impossibilité de trouver du carrelage identique à celui qui était au sol, parce que le modèle n'existe plus (et entre temps, les tailles des carreaux standard ont changé. Eh oui, nul n'est parfait en ce bas monde).
- Toit isolé, mais grand trou au fond de la salle de bain. Il fallait faire un placard à cet endroit-là pour ne pas perdre de place et gagner en rangement, mais aussi remettre le chauffage que nous avions enlevé au mois de mai pour pouvoir accéder aux canalisations.
- Refaire les murs et les coffrages des tuyauteries pour redonner un semblant de neuf à la salle de bains (et accessoirement en assurer l'étanchéité).
- Une surface incroyable à tapisser (le mur le plus haut, entre le 1er et le 2e étage, dans la cage d'escalier, mesure quand même 5,60 mètres. Vous voyez ce que je veux dire ?), tant dans la cage d'escalier que dans le salon. Et pour couronner le tout, nous nous sommes aperçus que la tapisserie de la cuisine était absolument dégueulasse (notamment contre la table, sous la table et près des fenêtres). Et que tant qu'à faire, autant refaire aussi la cuisine (oui, parce qu'en fait, nous n'avions pas vraiment assez de travail comme ça. Et puis Gobolof m'avait dit, au mois de mai, qu'il commençait à s'ennuyer...).

Donc mon cher et tendre, devant l'ampleur de l'ouvrage, a décidé que seul, il ne pourrait pas tout faire. Et que puisque nous devions changer de Home, Sweet Home, autant refaire vite et bien la maison avant de la mettre en vente (parce que c'est difficile de vendre une maison quand le chantier est omniprésent). Il a donc fait appel à un copain de ma belle-soeur, qui s'est chargé à lui tout seul (ou presque, il a quand même eu besoin d'aide dans l'escalier) de la tapisserie. Pendant ce temps, Gobolof s'est chargé de la salle de bains. Et moi des cartons, des transactions avec le courtier, avec l'agent immobilier et le notaire. Bref, la paperasse, quoi.
Nous devions partir en vacances le 26 juillet. Eh bien, croyez-le ou non : le dernier lé de papier peint a été posé le 25 juillet en début d'après-midi.
Et dans le même temps, Jean-Luc avait réglé la question du carrelage au sol en le remplaçant par un plancher spécial salle de bains et avait monté un placard sous-pente utilisant la moitié du mur, pour pouvoir y accrocher le radiateur, non sans avoir au préalable avancé toutes les canalisations de quelques centimètres pour pouvoir isoler le mur extérieur (Nord, toujours !) et éviter le gel l'an prochain. Parce que tant qu'à vendre, autant vendre en ayant la conscience tranquille. Je préfère largement pouvoir dire à un acheteur qu'il aura de l'eau chaude l'hiver, plutôt que de devoir lui mentir parce que nous aurions eu la flegme de faire quelques travaux...

Aujourd'hui, le Gobolistan peut donc se prévaloir d'une tapisserie neuve dans la cage d'escalier, la cuisine et le salon-salle à manger, et d'une salle de bains avec double vasque, douche, WC, placard, et, le must du must, chauffée et isolée, avec la garantie que l'eau chaude y coule toute l'année, même en hiver ! C'est pas beau, ça ?

La suite au prochain épisode !!