vendredi 31 mai 2013

BB4 : Crash-test #1 : done !

Les lecteurs assidus de ce blog (quand il est alimenté) savent qu'au Gobolistan, nous attendons une hausse sensible de la population, et ce dans les tous prochains jours. Et bien vous savez quoi ? Même quand c'est le 4e enfant, il n'est jamais évident de savoir si on est fin prêt à l'accueillir ou non.

Eh bien, figurez-vous que BB4 (c'est son nom en attendant que nous sachions s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon) a décidé de nous obliger à une organisation drastique, en déclenchant le plan Orsec tous les deux jours ou à peu près.

Donc dimanche dernier, le 26 mai (jour de la Manif pour Tous à Paris, mais aussi de la fête des mères), vers 21 heures, bébé a décidé que c'était le grand jour pour un test grandeur nature. Contractions, douleurs dans le dos, tout y est passé, au point que vers 22 heures 30, j'ai appelé Christine, une amie qui, heureusement, n'habite pas trop loin de chez nous (en fait, elle habite même la rue à côté, ce qui facilite grandement les choses). Je n'ai pas eu besoin de grands discours, elle a compris tout de suite ce qui était possiblement en train de se passer. Le problème, c'est que moi, je n'ai pas tout compris. Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que le déclenchement du travail "au naturel", pour ma part, je ne connais pas. Pour Gobolovna, Gobolovitch et BBK, le déclenchement s'est fait par perfusion, à l'hôpital, et ce n'était pas franchement une partie de plaisir (en tout cas pas dans mes souvenirs). Donc, même si c'est le 4e, ben c'est un peu une première pour moi. Affluent donc les questions du type : "Mais comment on sait s'il faut y aller ou pas ?" "Il faut attendre qu'elles soient espacées de combien de temps, les contractions, avant d'aller à l'hôpital ?" "Et si j'attends trop longtemps, j'accouche à la maison ? Mais je ne veux pas accoucher à la maison, moi !" etc., etc. Vous voyez le tableau ?

Donc Christine m'a gentiment rassurée, me disant au passage que je pouvais lui déposer les enfants si nous devions y passer la nuit, mais que "attends, je vais appeler Agata, parce qu'elle est médecin, et que je ne suis que maîtresse, moi".
Dix minutes plus tard, Christine me rappelait avec un message d'Agata disant qu'il valait mieux aller à l'hôpital, même si c'était pour rien, et que je pouvais l'appeler, comme ça, au lieu de déménager les enfants, ce serait elle qui viendrait à la maison pendant notre absence (elles sont sympa, hein, les copines-voisines d'Ebersheim !). Dont acte. Après discussion avec Agata au téléphone, puis avec la sage-femme de garde ("Mais oui, Madame, il vaut mieux venir !"), puis de nouveau avec Agata, j'ai réveillé Gobolof qui était monté se coucher. Dix minutes après, Agata débarquait à la maison avec armes et bagages (ou plutôt sac de couchage) et s'installait dans le canapé de la (future) bibliothèque pour y passer éventuellement la nuit.

À 1 heure 30 du matin, nous étions de retour. Pas de perte de liquide, plus de contractions (ben tiens ! ça aurait été marrant, pourtant, qu'"il" arrive spontanément une semaine avant le déclenchement "officiel" !), mais une bonne nouvelle quand même : "Madame, le col s'est modifié, ça pourrait être pour bientôt !" (ah ben quand même ! de toute façon, c'est pour bientôt : la date a été fixée au 3 juin au matin). 
Bébé, tu as donc le choix : une semaine pour sortir tranquillement, à ton rythme, et si ce n'est pas fait le 2 au soir, ben ce sera la manière forte, le 3 au matin.

Visiblement, un crash-test ne lui suffisait pas, il a voulu nous re-tester (et tester aussi, peut-être, notre résistance aux nuits blanches, qui sait ? Manière de nous préparer à ce qui nous attend quand il sera "dehors" ?), et dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3 heures cette fois, re-belotte. Cette fois-ci, les contractions m'avaient réveillée plusieurs fois, à 0h45, 1h35 et 2h45. Vers 3 heures, une autre est arrivée, puis à 3h04, 3h08 et 3h14. On peut penser qu'une contraction toutes les 4 minutes au bas mot, c'est une urgence accouchement. Ben oui, sauf que je me méfiais : les contractions étaient certes bien là, mais, à l'exception de celles qui m'avaient réveillée, elles n'étaient pas douloureuses pour deux sous. Si bien que je me demandais s'il ne s'agissait pas encore d'un faux travail... Pas facile de faire la part des choses, surtout en pleine nuit (parce que vous, je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, j'ai une fâcheuse tendance à voir le trouillomètre grimper sensiblement la nuit, allez comprendre pourquoi). Comment, en effet, déterminer ce qu'il convient de faire entre rester chez soi sous le prétexte que les contractions ne sont pas douloureuses et que donc ce ne sont a priori pas des contractions de travail, et le fait qu'elles se répètent toutes les 4 minutes, auquel cas le risque, c'est carrément une naissance à domicile... ce dont je n'ai pas vraiment envie. Dans le doute, j'ai rappelé la sage-femme de garde (ça fait juste trois fois, parce qu'il y a eu un précédent au début du mois de mai, mais pour des raisons tout à fait différentes), qui m'a bien confirmé que les contractions, normalement, c'est quand même douloureux, mais qui ne m'a pas demandé de rester à la maison pour autant... Nous voici donc repartis sur le mode "bébé arrive, c'est imminent !", et après avoir appelé Agata, direction l'hôpital. Cette fois-ci, l'examen montrait un col qui n'avait pas bougé depuis l'avant-veille (preuve que les contractions ressenties étaient totalement inefficaces) et le monitoring a montré, quant à lui, deux choses : BB4 est particulièrement en forme d'une part, et d'autre part, les contractions ont totalement cessé ! Calme plat, plat, et toujours plat...
Encore un coup pour rien...

Du coup, cette fois, c'est sûr, nous sommes "rodés" pour une arrivée surprise de nuit. J'espère que BB4 est rassuré sur notre capacité à réagir en cas d'urgence. Mais attention, Bébé, il ne te reste que trois nuits pour débarquer à l'improviste (et deux jours aussi, mais ça, c'est nettement moins "flippant"). Lundi matin, tu sors !!!