samedi 29 septembre 2007

Petites explications sur ma vie professionnelle.

J'envoie un billet que j'espère court, pour vous expliquer un peu ce que je fais pour gagner ma vie. Parce que ce n'est pas forcément évident pour tout le monde, donc j'explique.

En fait, c'est à la fois très simple, et très compliqué (j'ai déjà entendu ça quelque part, mais où ???Tire la langue) : l'Issm, c'est l'Institut Supérieur Social de Mulhouse (voir le site dans les liens). Je ne vais pas redire ici ce qui est mieux expliqué sur le site de l'Institut, mais sachez que c'est en fait un centre de formation de travailleurs sociaux (en formation initiale, l'ISSM forme des éducateurs spécialisés et assistantes sociales, en formation continue, ben y'a tellement de choses différentes que je ne pourrais pas vous dire exactement, sauf qu'en se moment, nous avons des étudiants CAFERUIS (cadres), des surveillants de nuit, des auxiliaires de vie sociale, et d'autres pour des formations plus ou moins longues).


Mon rôle dans tout ça ? Ben je suis documentaliste. Ce qui ne veut pas dire que je fais des documentaires, mais plutôt que je mets de la documentation à disposition des étudiants de l'école. En gros, je suis payée pour décortiquer pour eux les livres et les revues qu'on reçoit, leur concocter des résumés, y mettre des mots-clés pour pouvoir les retrouver quand on fait une recherche par thème. Documentaliste, quoi. Ou bibliothécaire, si c'est plus parlant. Ca n'a l'air de rien, mais c'est passionnant comme métier (et surtout, ça me donne une très bonne excuse pour pouvoir laisser les enfants à mon cher et tendre mari, sans culpabiliser, deux jours par semaine, et notamment quand je deviens folle à force de m'occuper d'eux).

 

(Petite digression : un jour ma directrice arrive dans le bureau, c'était quelques jours après la reprise du travail après la naissance de BBK. Et elle me demande comment ça va, si j'arrive à gérer maison, enfants, boulot, transports (Mulhouse-Sélestat, c'est 70km deux fois par jour), etc. Je lui réponds que je me sens bien, que tout va bien, que je suis sereine au boulot, pour la simple raison que je n'ai pas l'impression de travailler. Etonnée, elle me demande ce que je veux dire, et j'éclaire sa lanterne : "Ben tu vois, quand je suis à la maison, je suis en vacances de l'ISSM. Et quand je suis à l'ISSM, je suis en vacances de la maison. Je suis donc tout le temps en vacances. La belle vie, quoi !" Bon d'accord, en fait, les vraies vacances, les vraies de vraies, c'est quand on est tous en congés, et  qu'on part (Autriche, Italie, Bretagne, peu importe, l'essentiel est d'être ensemble, et de ne pas avoir à partir pour Bergheim parce qu'il y a un client, ou ne pas avoir à se prendre la tête pour savoir comment gérer la situation avec les trois zouaves du Gobolistan...). Mais quand même, le boulot, qu'est-ce que c'est reposant !!!)

 

Bref, le boulot à mi-temps, c'est bien.

Et c'est d'autant mieux quand en plus, on fait ce qu'on aime. A l'ISSM, j'ai cette chance d'avoir une chouette directrice, et des chouettes collègues qui ne sont pas toujours sur mon dos à me demander si j'ai bien fini le travail pour vendredi, ou si j'avance bien dans le rapport truc-muche à rendre pour hier. J'ai mis le temps, mais je m'y sens bien maintenant, et je crois que j'y ai toute ma place, que mes compétences sont reconnues par mes collègues et ma directrice, et du coup, je me sens bien au travail. Bon d'accord, ce n'est pas tous les jours facile, il y a des situations complexes à gérer (un aide-documentaliste gay mentalement très perturbé, des secrétaires tout le temps remplacées à qui il faut tout réexpliquer, on ne sait même plus qui est la remplaçante de qui, puisque la remplaçante de la secrétaire-comptable, qui est en congé parental, est elle-même en congé parental et a été remplacée, mais la remplaçante a été opérée, et donc remplacée par l'actuelle remplaçante de la standardiste, remplaçante elle-même de la secrétaire qui était au standard mais qui est maintenant en formation continue... Vous suivez ? Moi non plus. Normal). Il y a aussi des tensions avec certains formateurs, qui demandent plus que ce qu'on peut humainement faire, mais on essaie quand même, parce qu'il faut bien qu'ils aient ce dont ils ont besoin pour travailler dans de bonnes conditions, il y a aussi la photocopieuse qui ne marche plus parce que la porte avant ne ferme plus correctement, alors on lui a mis du scotch, mais il se décolle périodiquement... Il y a également les ordinateurs de la bibliothèque, qui sont on ne peut plus capricieux : ils ont six mois à peine, et l'un des deux démarre en boucle sans jamais arriver là où il veut aller, visiblement, et l'autre a une souris capable de s'escamoter toute seule sans qu'on sache vraiment pourquoi, et qui ne réapparaît que si on redémarre la bête... Sympa, hein ?

A part ça, l'ISSM, c'est plutôt sympa.

 

La journée de jeudi, outre le petit déjeuner, était en fait une journée de travail autour d'un langage documentaire élaboré depuis plusieurs décennies par des documentalistes travaillant dans le secteur social, et réunies au sein de l'association PRISME. Le but de la manoeuvre étant de donner des outils communs à tous les documentalistes du secteur social, afin de faciliter tant le travail au quotidien de ceux et celles qui traitent les documents que d'apporter un catalogue collectif important, et potentiellement utile à tous les membres du réseau, avec à terme le rêve d'un catalogage partagé permettant d'éviter de saisir deux fois les mêmes références dans plusieurs bases de données du même secteur d'activité. Pour diverses raisons, le catalogue collectif est loin d'être opérationnel (problème d'accès aux bases, catalogage incomplet pour nombre de documentalistes, ou trop lent pour être exploitable pour d'autres, etc.). En revanche, le thésaurus permettant à chacun de travailler chez soi est certes en évolution constante (comme tous les thésaurus, il s'adapte à l'évolution tant du langage que des concepts, de leur utilisation ou de l'état des recherches dans le secteur auquel il se réfère), mais il est utile, et utilisé.

 

Le travail de notre petite commission de 8 documentalistes est d'élaborer ce thésaurus, en partant pour cela des candidats-descripteurs proposés par les documentalistes qui alimentent la base de données de l'association. Vaste chantier que le nôtre, sachant que notre thésaurus comporte d'ores et déjà plus de 2500 thermes, et pas moins de 3000 candidats...

Suite à de nombreux changements dans la commission à l'automne 2006 (trois départs en retraite, 2 en congé maternité, dont moi !), le travail de la commission, qui venait d'arriver à l'élaboration d'une nouvelle version du thésaurus, à jour, a été interrompu suite à une demande du Conseil d'Administration de l'association, pour des questions informatiques au départ (le logiciel de gestion de thésaurus que l'association avait acheté ne gère pas la polyhiérarchie, il fallait donc transformer notre thésaurus de façon à passer d'une structure polyhiérarchique à une structure monohiérarchique, autant dire tout reprendre au début).

Juin 2007, retour d'Amélie dans la commission, et découverte de notre nouvel axe de travail. Déception dans le camp gobolovien.

Septembre 2007, la pilule est passée, des propositions ont été faites par le prestataire (c'est un tel travail, ce qui nous est demandé, que ça nous demanderait 5 ans supplémentaires, alors qu'on avait déjà mis 5 ans à aboutir à la version de 2006...), et le travail est reparti sur de bonnes bases. Je suis donc tout à fait heureuse de continuer le travail là-dedans, sachant que du coup, nous aurons un outil cohérent, intégrable informatiquement dans nos bases de données et nos logiciels, et que nous pourrons surtout nous consacrer à l'essentiel : l'évolution du langage par l'ajout de certains termes et le retrait d'autres, sur propositions des "producteurs" (ceux qui alimentent les bases), et en fonction de l'évolution du secteur social. S'attaquer au fond après avoir mis 5 ans à patauer par rapport à la forme... j'exagère, mais à peine...

 

Sur ce, il se fait tard, je vais donc aller me coucher, et je vous souhaite à tous une très belle nuit, et tout plein de belles choses...

 

Ah oui, petite anecdote (rien à voir avec ce qui précède) : Nathanaël s'est mis à crier dans son sommeil, en appelant son père (qui n'est pas encore rentré, mais ça fera l'objet d'un autre message). Je suis donc montée voir, et je lui ai demandé ce qui n'allait pas. Il m'a répondu, aux trois-quarts endormi "Je veux aller à l'école". A quoi j'ai répondu que je voulais bien qu'il aille à l'école, mais que comme c'était la nuit, et que demain c'est dimanche, il faudra qu'il patiente jusqu'à lundi. Je lui ai promis qu'il irait à l'école lundi. "Tu es content ?" ai-je demandé "Oui. Je vais à l'école lundi. Bonne nuit. Dors bien. Fais de beaux rêves. A demain. Je t'aime". (c'est-y-pas beau, ça ???)

 

(et oui, ce devait être un billet court... Faut croire que je ne sais pas ce que ça veut dire...)

Petites explications sur la Yokotsunie en général...

...et les Yokotsuniens en particulier.

 

Les Yokotsuniens sont une petite catégorie de personnes qui au départ n'ont qu'un seul point commun, ils aiment Yoko Tsuno (pour des raisons tout aussi diverses que variées). Et s'ils ont hérité de ce surnom de "Yokotsuniens", c'est qu'ils fréquentent, ou ont fréquenté à un moment ou à un autre le site mentionné plus bas dans les liens, yoko.tsuno.free.fr.

 

Tout cela n'aurait pu être qu'un banal site de fans, où on aurait parlé uniquement de la bande dessinée. Oui mais voilà, il faut croire que le génie de Roger Leloup (créateur et "père" de Yoko) attire autre chose... Parce qu'en réalité, ce qui s'est passé (et se passe encore) sur ce site, c'est que de "surfeurs" nous sommes devenus amis... pour certains en tout cas.

C'est ainsi qu'il y a quelques années déjà, de passage à Paris, j'ai eu le plaisir de rencontrer Hallberg pour la première fois, accompagné de Diablovagner, de passage à Paris également, mais parce qu'il était en transit entre Toulouse, où il habite, et Lille, où il devait rencontrer Rosée (autre membre de la Yokotsunie), ainsi que Englishman, qui lui, habite en banlieue parisienne, et qui connaissait déjà Hall et n'a pas résisté à un petit déjeuner en joyeuse compagnie.

 

Un peu plus tard, sur le trajet de nos vacances qui nous menait de l'Alsace vers la Bretagne, toute la Gobolskaïa (moins BBK qui n'était pas née à l'époque) a fait halte dans le Calvados, et y a rencontré un autre membre éminent de l'équipe, Kaldorion (+ grand posteur au postomètre, avant d'être dépassé par le Grand Migrateur), et son petit frère Koko. Après trois jours de vacances chez eux, où nous avons eu la surprise et la joie de retrouver Hallberg, nous sommes repartis pour nos vacances.

 

Un autre jour, après un de mes passages à Paris où j'avais pris le petit déjeuner avec Hall (décidément...), celui-ci a pris le train avec moi pour l'Alsace, où nous avions prévu de retrouver le Grand Migrateur. Et entre temps, au gré de leurs vacances, Diablovagner, Al'Lan Mandragoran et Gulroc, leur petit frère, sont venus boire un café avec Gobolovitch et moi, avant de passer sur l'exploitation de mon cher époux pour une dégustation (accompagnés de leurs parents bien sûr, ces trois Yokotsuniens étant tous mineurs à l'époque).

 

En septembre dernier (2006, quoi), Hall et LGM (Le grand migrateur en abrégé) sont revenus, l'un attendant le résultat de divers concours et l'autre ayant besoin de se changer les idées. Puis, cette année en septembre, ce fut la rencontre avec Emilie (jeudi dernier, donc), et là, vous avez le résultat en détail deux billets plus bas.

 

La Yokotsunie, c'est donc avant tout un groupe d'amis, qui au départ semblent n'avoir pour point commun que la lecture d'une bande dessinée. Seulement, quand les valeurs véhiculées par cette bande dessinée sont des valeurs humanistes, et que cette oeuvre porte vers le rêve, on comprend ce qui rapproche ces personnes... Alors on peut s'interroger sur ce qui fait que toutes ces personnes s'entendent si bien, une fois la première rencontre passée, puisque leur vie et leurs centres d'intérêts sont aussi divers que variés. Pourtant, les points communs sont nombreux : artistes, qu'ils soient dessinateurs, musiciens, photographes ou autres, scientifiques (beaucoup, beaucoup d'informaticiens, mais ça, c'est sans doute plus lié au support (internet) qu'à la bd elle-même, quoique Yoko soit une électronicienne reconvertie dans l'informatique...), etc... et surtout une immense envie pour ceux que je connais de discuter sur des sujets aussi sérieux que le mariage, la critique d'art, le romantisme, les dogmes de l'Eglise pour ne citer que quelques exemples, ou sur d'autres plus légers (les jeux ne se comptent plus, mais le forum, c'est aussi deux dictatures, avec des élections entre les deux, une parodie du Moyen-Age, une croisière qui tourne au naufrage, une discothèque virtuelle, un bar, un restaurant, un livre de recettes avec un index (si, et comme c'est moi qui l'ai fait...Clin d'oeil), etc...). Il y a donc tout à la fois des blagues, des délires, des discussions très sérieuses sur des sujets très sérieux ou d'autres un peu moins, des jeux, et évidemment beaucoup d'informations sur ceux qui nous ont d'abord rassemblés... Yoko et Roger Leloup.

L'adresse du site, à consulter si vous voulez en savoir plus, se trouve dans les liens de ce blog. 

Yaourts et compotes (bis repetita)

Alors là, juste un petit billet pour vous raconter les derniers développements concernant les multiples allergies de Gobolovitch.

Nous avons donc vu l'allergologue à la fin du mois d'août, en prévision de la rentrée. Le but était alors de déterminer si oui ou non, il fallait établir un PAI* pour la rentrée. Dans la mesure où Gobolovitch ne va pas encore à la cantine, il n'y a pas d'urgence, d'autant plus que le problème (qui n'en est pas toujours un, d'ailleurs) des allergies alimentaires, c'est qu'elles évoluent très vite (dans certains cas).
Dans le cas de Nathanaël, c'est à la fois un problème, et pas un problème. Problème parce que ce qui était valable il y a un mois ne l'est plus forcément. Pas problème, parce que justement, ce qui était valable il y a un mois ne l'est plus forcément. Je m'explique, parce que je me rends compte de l'absurdité de ces phrases.


Donc, en août, Nathanaël a officiellement été "déclaré" allergique à la caséine (la dernière qui reste quand on n'est plus allergique aux protéines du lait de vache). Mais nous avons testé, depuis, et alors qu'il y a un mois, il ne pouvait manger ni beurre, ni crème crus, ben aujourd'hui, y'a plus de problème ! Donc, le PAI qu'on fera dès que l'hôpital se souviendra qu'on existe, sera encore plus simple que prévu : il ne reste "que" l'allergie à l'arachide, et celle à l'oeuf cru (et encore, je me demande si celle-là est encore valable, faudrait qu'on fasse des tests maison, puisqu'à l'hôpital, il faut beaucoup plus de temps...).

 

Alors notre Nathanaël, au mois de juillet, pouvait manger 2 cuillers à café de Yaourt. Aujourd'hui, il peut allier l'utile à l'agréable, et demande souvent "un yarout et une copote dans un 'tit ramequin !". Ca promet...

 

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*PAI : Protocole d'accueil individualisé, mis en place en Alsace pour l'accueil des enfants atteints d'allergies alimentaires en milieu scolaire et périscolaire, de manière à éviter toute stigmatisation, mise à l'écart et autres choses drôlement sympas pour des enfants déjà fragilisés par leur pathologie. Ce protocole est établi par le médecin scolaire, en lien avec la famille et le médecin traitant, pour permettre à l'enfant une vie aussi normale que possible en milieu scolaire, et donner à l'équipe enseignante tous les moyens d'agir en cas de problème.

vendredi 28 septembre 2007

Les ballades de Doudou Blédina

Peut-être connaissez-vous déjà Doudou Blédina. En fait, pour cela, plusieurs possibilités. Soit vous avez rencontré quelqu'un du Gobolistan, soit vous vous êtes rendus au Gobolistan, soit la Gobolskaïa est venue chez vous, ou encore, vous avez eu récemment un bébé, et êtes donc les heureux possesseurs d'un doudou Blédina. Pourquoi un doudou Blédina, et pas un doudou Girafe, Kangourou, vache ou autre ? Tout simplement parce que le concept du doudou Blédina est très simple, il est promotionnel. Et donc il est arrivé au Gobolistan par le biais de la boîte rose (distribuée dans toutes le bonnes maternités à la naissance de votre enfant, qu'il soit le premier, le deuxième, le troisième, ou plus de la série). Et il s'appelle Blédina, parce que comme tous les cadeaux promotionnels, il faut que le nom de la marque qui l'offre soit écrit dessus pour que ce soit promotionnel, sinon, au bout d'un certain temps, on oublie que c'est une promotion pour Blédina, et non pas pour Nestlé, le Crédit Agricole, Pampers ou autre (pardon pour la pub, je sais, je devrais pas, mais si je dois effacer les noms, on ne comprends plus rien à ce que j'écris, et l'objectif étant que je sois comprise, je me vois dans l'obligation d'être la plus claire possible, sinon, ça ne sert à rien, vous ne croyez pas ?).

 

Donc, Blédina était venu avec nous mercredi pour accompagner Noémi à l'école de Musique (2e cours d'éveil musical, 9h30 à 10h30 le mercredi matin). Et en fait, c'était surtout une idée de BBK, qui est actuellement dans sa phase "Je veux tout attraper, et quand j'ai attrapé, je jette par terre, histoire de voir ce qui se passe : 1- ça remonte tout seul ; 2- j'arrive à le rattraper toute seule et à le rejeter par terre ; 3- quelqu'un, qui a du temps et n'a pas compris que je teste, le ramasse et me le redonne pour que je puisse recommencer.

Mais Gobol commence à bien comprendre la psychologie des bébés de 10 mois, et mercredi matin, Gobol a bien ramassé le doudou (pour ne pas le perdre), mais ne l'a pas rendu à BBK (qui visiblement s'en fichait complètement en plus), mais l'a glissé dans son sac à main pour avoir les mains libres et monter BBK au premier étage sans la poussette récupérer Gobolovna à la fin de son cours.

 

Et il se trouve que le lendemain, jeudi, (hier, quoi), Gobol devait se rendre à Paris pour une réunion de travail sur le thésaurus Prisme, thésaurus utilisé à l'ISSM (où je travaille, pour situer, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore toute l'histoire, ou qui seraient un peu perdus, ce qui serait normal avec toutes ces parenthèses ouvertes, et parfois pas tout à fait fermées). Prisme étant une association de documentalistes travaillant dans le secteur social au sens large (protection de l'enfance, instituts de formation, associations d'aide aux handicapés, conseils généraux, j'en passe et des meilleures). Bref, donc, jeudi matin, à 5h40, Gobol monte courageusement dans le train, en direction de Strasbourg, avant de prendre le tigivi pour Paris. C'est bien, le tigivi. Maintenant, je pars à 5h40 du matin, j'arrive à 8h34 à Paris, ma réunion est à 9h30 au CNAM, et je repars à 16h24, pour arriver à 19h11 au Gobolistan (petit état indépendant au coeur de la belle ville de Sélestat, les lecteurs de ce blogs sont les bienvenus, prévenir avant de débarquer, SVP).

(avant l'époque tigivi, il y avait l'époque "trains de nuit" et "téoz", et là, c'était formidable aussi, pour d'autres raisons : d'abord, la joie de passer une nuit dans le train : nuit courte, puisque le départ était à 23h34 de Sélestat, arrivée 00h à Strasbourg, départ en couchettes à 00h20, arrivée à Paris à 6h41, petit déjeuner soit à Montrouge chez Denise (ah, les bons petits déjeuners !), soit à Oberkampf chez Hallberg (un autre yokotsunien, je vous en reparlerai plus tard sans doute). Quand j'allais chez Hall, je passais par la boulangerie, j'apportais une baguette et une baguette viennoise, et le petit déjeuner durait environ 2h15 parce qu'il a la chance d'habiter tout près du CNAM. Puis, après ma réunion, je repartais à 15h44 de Paris, pour être à Sélestat à environ 20h15 quand les TER étaient à l'heure. Le tigivi a donc raccourci le temps du trajet, mais aussi celui du petit déjeuner, et de la nuit, paradoxalement, puisque maintenant, au lieu d'être réveillée par le contrôleur à 6h30, je suis réveillée par mon réveil à 4h50. Vive le tigivi. Et fin de la digression.)

 

Bref, donc, hier, j'ai débarqué à Paris à 8h34, et là, chouette, qui je retrouve sur le quai de la gare ? Hallberg ! (Bon d'accord, on s'était un peu donné rendez-vous, mais bon, se retrouver dans une gare, surtout les gares parisiennes, c'est toujours un grand moment de bonheur). Ensuite, en attendant Emilie (Pearl-of-Light, surnom de cette autre Yokotsunienne (il faudra vraiment que je vous explique un jour qui sont les Yokotsuniens)), je me suis vue faire une chose inédite pour moi : recharcher mon téléphone portable (c'est un peu comme un gros mot, pour moi...), pendant que Hall envoyait un texto à Emilie pour lui expliquer où on était (téléphone offert gracieusement par ses amis pour "pouvoir prévenir d'un retard ou d'un changement de lieu de rendez-vous au dernier moment" comme dit joliment Hall.). Nous sommes donc entrés de plein pied tous les deux dans la "modernité", celle qui consiste à oublier de parler avec les gens qui sont en face de nous, pour pouvoir parler avec ceux qui ne sont pas là... Bref, heureusement que ça n'a pas duré, et que nous avons vite rengainé les portables... non sans avoir échangé nos numéros (puisqu'on en a maintenant, autant qu'ils servent... ainsi va le monde...).

Et hop, nous voilà partis pour le CNAM, histoire d'être à deux pas pour la réunion si on papote trop pendant le petit déjeuner. Oui, mais voilà, il y a quelques temps, Cécile, une amie de Quimper du temps où on y vivait toutes les deux, m'avait appelée quand pour avoir des nouvelles, et quand elle a su que je venais régulièrement à Paris, elle m'a dit qu'elle aimerait bien que l'on s'y revoie. Enthousiamée à cette idée, j'avais accepté, et lui avait donné l'adresse de notre QG entre 8h45 et 9h30, le dernier jeudi du mois, un mois sur deux. Et mercredi soir elle m'a donc rappelée pour me demander si c'était toujours d'accord pour jeudi matin, pour le petit déjeuner. Et j'avoue que je dois manquer de neurones, parce que fixer deux rendez-vous à la même heure à plusieurs personnes différentes, qui de plus ne se connaissent pas, semble ne pas m'avoir posé du tout de problème... Heureusement que j'avais fixé rendez-vous à tout le monde au même endroit...

Toujours est-il que, métro bondé oblige, nous sommes arrivés à trois à la brasserie, à un peu plus de 9 heures du matin, ce qui laissait peu de temps pour le petit déjeuner (d'autant plus que la mémoire du serveur était semble-t-il aussi trouée que la mienne, puisqu'il a dû revenir pour s'assurer de ce qu'Emilie avait commandé), et surtout peu de temps pour discuter, délirer, refaire le monde, bref, ce qu'on fait d'habitude entre copains, quoi.

Et là, au moment où je m'assois, qu'est-ce que je vois ? Bon sang ! Un passager clandestin (les messieurs du Tigivi n'ont même pas vu qu'il n'avait pas payé son billet, nananère !!!) ! Blédina !!!!

Cécile, Emilie et Hall ont donc fait la connaissance de Blédina, des photos avec lui ont été prises pour immortaliser cet instant mémorable, le petit déjeuner fut bon, et je dus vite partir à ma réunion (tellement pressée, que j'ai failli partir sans régler la note, je suis sûre que les copains auraient apprécié...), en les laissant là... J'ai réalisé quelques minutes après le comique de la situation : c'est à cause de moi que tous se sont déplacés tôt le matin, à cause de moi aussi si une rencontre inattendue entre Cécile et les Yokotsuniens a pu se produire, et moi, hop, au bout de 20 minutes, je plante tout le monde pour partir à ma réunion... J'attends en fait avec impatience le récit d'Emilie sur son blog (voir dans le livre d'or pour le consulter), pour voir quelle fut la suite de la matinée.

 

Un jour, je vous expliquerai un peu plus pourquoi je vais à Paris, qui sont les Yokotsuniens, et tout plein d'autres choses qui vous intéressent peut-être, ou pas du tout selon les cas, sauf si vous vous intéressez à ce que devient la Gobolskaïa du Gobolistan. Si ça ne vous intéresse pas, de toute façon, vous n'êtes pas obligés de lire, donc il n'y a pas de problème... Hihihihi !!!

 

Bonne journée à tous, la "routine" du Gobolistan a repris ses droits : dans moins d'un quart d'heure maintenant, je dois récupérer Gobolovitch et Gobolovna à l'école.


Très prochaînement, donc, un article sur :

- l'ISSM et mes activités,

- La Yokotsunie en général,

- La suite de la "métamorphose" de Gobol,

- Les implications de cette métamorphose (je n'en dis pas plus...),

Et plus encore au gré de l'inspiration.  Rire

 

P.S. : Les photos sont d'Emilie, qui a accepté que je les publie sur ce blog. Merci !

vendredi 21 septembre 2007

Petit traité de "magazinage"

Or doncques, je vous faisais part récemment (hier !), de mes déboires à la pharmacie pour apprendre à me maquiller. Ben c'est pas mieux pour les fringues, en fait...

 

J'en étais restée au problème vestimentaire à l'occasion du baptême de BBK. Le 28 décembre, donc, nous sommes parties à trois, Michelle, BBK et moi, faire les courses à Colmar. Pourquoi Colmar ? Parce que dans la zone industrielle, il n'y a pas moins de trois ou quatre enseignes de vêtements, et que là, au moins, on n'a pas besoin de se casser la tête pour pouvoir se stationner.

Premier arrêt devant Kiabi. Et on commence par... les rayons enfants ! Ben oui, Noémi non plus n'a rien à se mettre pour le baptême de sa petite soeur ! Et hop, chaussettes, collants, slips, vêtements... Faut en profiter : 15 jours avant les soldes, Kiabi fait des "pré-soldes", avec des tarifs dégressifs en fonction du nombre d'articles. Pas à hésiter, donc.

 

La suite est assez ahurissante pour moi. Le choix pour les enfants est assez rapide. On s'attaque ensuite au coeur du problème : de quoi m'habiller. Et là, toutes les surprises sont au rendez-vous ! D'abord, Michelle, en bonne "shopping-addict", commence à faire le tour des rayonnages : "Alors, tu cherches quoi ? Bon on commence par là, tu me dis ce qui te plaît, on essayera plus tard". Je la laisse faire, parce que de mon côté, je suis plutôt du genre : "Ca ? Bof... Non, y'a rien, là, qui me plait... On s'en va !" (fin de l'expérience). Ici, pas question, je suis venue pour trouver quelque chose, et je me suis fait accompagner par une "maître" en la matière. Je vais donc suivre ma première leçon.

Michelle a donc passé en revue tous les rayons femmes, y compris ceux dans lesquels spontanément, je ne serais jamais allée... pour trouver pas moins de 10 ou 12 vêtements, allant de la robe au caraco, en passant par les pulls, boléros, jupes, pantalons, t-shirts, chemises, etc...

 

Le choix fait, reste la partie la plus longue, et pour moi, la plus pénile, à savoir les essayages... Eh oui ! C'est pas le tout, de vouloir acheter. Encore faut-il ne pas acheter pour rien, et croyez-moi, vu la tonne de vêtements sélectionnés, y'avait de quoi faire. J'ai donc pris mon courage à deux mains, et commencé à enlever mes frusques pour essayer des vêtements (ben oui, c'est ça la réalité : j'étais l'heureuse propriétaire de loques, et il me fallait faire le pas de m'habiller décemment si je voulais me remettre à vivre correctement).

Le démarrage a été plutôt simple : les pantalons, soit on rentre dedans, soit non. Et comme l'objectif était de trouver des vêtements mettables tout de suite, y'avait pas photo : pas question d'attendre d'avoir retrouvé mon hypothétique "ligne", il me fallait trouver quelque chose, quitte à ce que ce soit trop grand par la suite. Dont acte, j'essaie. Et Oh surprise ! Rien ne va ! En tout cas pas dans les pantalons... Au moins, là, j'ai une bonne excuse pour retirer vite fait les beaux vêtements tout neufs ! Je passe donc à la suite : une jupe. Et celle-là, ben elle me va, dites ! Bon d'accord, c'est pas encore terrible : pour la mettre, je suis obligée de la monter très haut à la taille, sinon je ne peux pas la fermer. Mais au moins, elle est mettable immédiatement, c'est donc tout bon pour le baptême. En plus, elle me plaît vraiment ! Bon sang, serais-je en train de prendre goût à tout ça ??? Pas possible !!!!

 

Je passe à la suite. Parce que c'est bien gentil, une jupe. Mais si je ne m'active pas, je ne pourrai quand même pas la mettre, parce que je n'aurai rien à mettre avec. Eh oui, c'est comme ça : on ne peut pas mettre n'importe quoi avec n'importe quoi. Un vieux jean avec un vieux t-shirt, ça passe. Bon c'est vrai, pas pour un baptême, mais pour traîner à la maison, pas de problèmes. Une jolie jupe avec un vieux t-shirt, ça ne passe pas, même pour traîner à la maison... Y'a des choses comme ça, on n'y peut pas grand-chose, hein ?

Donc, la suite. T-shirts, caraco d'abord. Là, pas de problème : t-shirt marron bien large, ok. Caraco vert bouteille, ok. En plus, vous savez quoi ? Le vert du caraco est exactement le même que le liseré vert de la déco de la jupe marron ! Bon sang ! Aurais-je trouvé ??? Oui, mais c'est pas le tout, parce que un simple caraco un 31 décembre, ça va pas le faire du tout, même si l'hiver est particulièrement chaud cette année ! On continue donc. Allez zou, un boléro ! Pourquoi pas ? Mais bon, celui-là, pas terrible... Ah oui, y'en a un deuxième (zut, je pensais y échapper...), et... devinez ? Il me va drôlement bien ! Bon d'accord, il ne va pas avec le caraco vert. Faut une autre couleur. Le blanc ? Pourquoi pas ??? Non... vraiment... Ah, mais c'est vrai, il y a encore le débardeur noir, là, je ne l'ai pas essayé... Mais oui, ça peut être pas mal. Et l'autre ??? Non, celui-là, non, mais le premier noir, c'est plutôt pas mal. Et zou, nous avons donc dit... une jupe marron, un t-shirt marron, un caraco vert bouteille, un boléro noir, un débardeur noir... Le blanc, les pantalons, tout ce qui ne va pas, on vire. Et il reste ??? Un autre boléro noir. Alors ? Va-t-il ou va-t-il pas ? Va pas. Tant mieux, ça m'évitera d'avoir à choisir. Et ça, c'est... ? Une surchemise en voilage blanc quasi-transparent. Bon sang. Tu crois vraiment, Michèle, que je dois essayer ça ? Parce que tu sais, là, moi, je commence à saturer, et puis BBK a sûrement faim, et il doit se faire tard, et bon, je ne veux pas te faire perdre toute ta matinée, et tu as sûrement d'autres choses à faire, et... Non ? Rien d'autre à faire ce matin que de "magaziner" avec moi ??? Bon d'accord, je l'essaie la surchemise, puisque tu sembles persuadée qu'elle m'ira très bien...

 

J'essaie, et je sors peu convaincue de la cabine. Michelle me regarde, visiblement convaincue. "Mais c'est super ! Ca te va drôlement bien... Tu sais quoi ? Je ne sais pas pourquoi, mais tu sembles... différente !" "Euh oui, peut-être, mais là, tu vois, je ne sais pas, je me sens plutôt mal à l'aise, en réalité, je ne me sens pas bien du tout, je crois que je vais être malade, il faut que je sorte d'ici, trop chaud, pas bien..." "C'est vrai ? Mais tu sais, c'est pas la peine de pleurer... Tu ne te sens réellement pas bien ? Je pensais que tu allais me dire que la matière n'allait pas, ou une autre excuse, mais si tu te sens mal, n'insiste pas... C'est quand même bizarre que tu aies un malaise avec cette surchemise..."

Je retourne illico presto dans la cabine d'essayage, enlève le vêtement incriminé en un tournemain, et ressors, plus à mon aise. Et là, Michelle me regarde, et me dit : "Tu sais pourquoi ça t'allait si bien et que ça te changeait ? Ce que je trouvais de différent, c'était que là, tu étais très féminine !"

Et... je ne sais pas pourquoi, mais là, j'ai littéralement fondu en larmes !!!! Bon sang mais qu'est-ce que j'ai, là ? On me dit que je suis belle, féminine, et ça me transforme en fontaine, que dis-je ! en chutes du Niagara ! Mais c'est que je suis pas normale du tout, moi ! Une vraie bête de foire !

Mais non, aujourd'hui, pas moyen d'aller plus loin. Je reprends mes frusques, Michelle fait ses essayages, je récupère ce qui me va, mets de côté ce qui ne va pas, et me préparer à passer à la caisse, totalement perturbée par l'expérience passée... Mais contente quand même, parce que j'ai trouvé des tas de choses, finalement : une jupe, un caraco, un t-shirt, un débardeur, un boléro, un pull (orange, très chouette). Objectif n°1 (trouver des vêtements pour le baptême de Rébecca) : Atteint. Objectif n°2 (renouveler en partie ma garde-robe) : Atteint. Objectif n°3 (découvert en cours d'essayage : Survivre à l'épreuve et devenir une femme) : j'ai survécu, pour le reste, ce n'est pas encore gagné, mais je me soigne.

 

Voilà donc ma toute première expérience de "magazinage", comme disent nos amis Québecois. Y'a encore du boulot, mais petit à petit, on y arrivera !

 

lundi 17 septembre 2007

Rentrée scolaire !

Chose promise, chose dûe ! Donc, la rentrée. Epique. Jugez plutôt.

 

Tout a donc commencé un beau matin de septembre, un mardi, et le 4 pour être précise. 8 heures du matin, toute la Gobolskaïa est prête. Ben oui, aujourd'hui, c'est un grand jour, c'est la rentrée ! Et pourtant, si tout se présente bien ce matin, ça a failli ne pas arriver...

Petit retour en arrière pour les péripéties pré-rentrée, histoire de vous donner un aperçu.

 

Gobolovitch a 2 ans et un peu plus de 8 mois. Nous sommes à Quimper, ce sont les vacances, et l'un des gros soucis, c'est la question : "Va-t-il être propre ?" Question anxiogène que se posent toutes les mamans (enfin j'espère, parce que sinon, ça veut dire qu'on n'est pas du tout normaux, au Gobolistan) juste avant la rentrée, quand le petit de trois ans doit intégrer la maternelle et qu'il a pris un peu de retard question autonomie-propreté (on peut pas tout faire en même temps, d'accord, mais il y a des échéances à ne pas rater, que diable !). Donc, on ne voulait pas lui mettre la pression, mais depuis deux mois, déjà, tout en sachant qu'il n'était pas franchement prêt, Jean-Luc le papa et moi la maman, on lui disait régulièrement : "Tu sais, Nathanaël, il faut faire pipi dans le pot, sinon, la maîtresse ne voudra pas que tu viennes à l'école, parce qu'elle n'a pas le temps de changer les couches des enfants... Alors si tu veux aller à l'école jouer avec les copains et faire du toboggan, tu dois être propre, et ne plus faire pipi dans la couche !". Répété inlassablement pendant tout le mois de mai, tout le mois de juin, et une partie de juillet (parce qu'il y a des moments où on se décourage un tout petit peu, et que comme je continuais à travailler, mais que dans le même temps, vacances obligent, les enfants étaient chez les grands-parents paternels, je n'ai pas eu trop le temps de m'occuper de tout ça en juillet.

Bref, on a finalement décidé de prendre les choses en mains, et pendant les vacances (les vraies, celles où on quitte la maison, où les allers-retours à Bergheim pour voir le vin ou servir les clients sont impossibles), on a commencé à mettre notre futur écolier sur le pot. Il connaissait déjà, acceptait d'y faire un petit pipi de temps en temps, mais pas moyen d'éviter la couche jusque là... Donc, on reprend tout depuis le début, et on recommence. Le pot, le pipi dedans... bien ! bravo ! Caca aussi ? Oui ? Non ? Ah ben zut, alors... Bon, tant pis, pipi c'est déjà bien, le reste, ce sera plus tard.

Et puis, un jour, Jean-Luc était venu me chercher sur mon lieu de stage (détails dans un autre message), avec Nathanaël, en short (pas de slip, mais pas de couche non plus !) Et O miracle ! de retour à la maison, le short était toujours sec ! Lueur d'espoir côté maternel, et hop, direction le supermarché immédiatement, puisque l'une des promesses qu'on avait faites à Nathanaël, c'était de lui acheter des slips de garçon quand il serait propre ! Alors bon, je ne suis pas naïve au point de penser que deux heures au sec et hop, c'est gagné, mais histoire de marquer le coup, et surtout de l'encourager, ni une, ni deux, me voilà en train d'acheter des slips à Nathanaël.

Evidemment, si ça avait été aussi simple... A la fin des vacances, les slips étaient régulièrement mouillés, voire totalement souillés... Désespoir dans le camp des grands parents, lueur quand même côté parental : ben oui, de rien du tout, on était quand même arrivé à "maman, c'est mouillé"... Pas si mal que ça. Mais par prudence, pour le retour, on remet la couche, hein...

 

Et au retour, on recommence. Le pot, le slip à laver... pour finalement arriver une semaine avant la rentrée, au déclic : "Maman, ze veux faire pipi !" Victoire !!!!

 

Et hop ! Direction les toilettes, parce que le pot, il n'en veut pas, "Ze veux faire pipi sur les toilettes, comme les grands !" (Ben voyons... Mais bon, si ça le motive, après tout, Noémi nous avait fait le même cirque deux ans avant...). Et ça marche ! Les accidents se raréfient... On en est quand même à un slip mouillé par jour, mais l'heure où il "s'oublie" recule de plus en plus, et passe de 10h du matin le lundi 27 août à 7h du soir le lundi 3 septembre. Pour l'école, ça ira... Enfin j'espère !

 

Arrive donc le fameux mardi 4 septembre, et la rentrée tant attendue par les enfants et redoutée par moi, à cause de cette histoire de propreté. La veille au soir, encore, j'ai réprimandé (gentiment quand même, pour ne pas le décourager) Nathanaël histoire de lui rappeler que le pipi dans la culotte, c'est maintenant interdit, on ne rigole plus !

 

A Sélestat, nous avons deux particularités. La première, c'est que l'école est autorisée pour les enfants de moins de trois ans (c'est à dire ceux qui auront trois ens dans l'année de leur rentrée scolaire), mais pas la cantine ou le périscolaire (question d'agrément). En résumé, Nathanaël, qui aura trois ans en décembre, peut aller à l'école dès septembre, mais devra attendre ses trois ans révolus pour aller à la cantine... Ce qui implique d'aller le chercher tous les jours...

Autre particularité de la belle Cité des Humanistes, c'est que l'école pratique une semaine d'adaptation pour les petites sections, à savoir une rentrée "en douceur", avec des demi-matinées au début. En terme d'horaires, ça donne ça :

Arrivée à l'école entre 7h50 et 8h30, et retour à la maison à 9h45, retour à l'école entre 13h20 et 13h30 pour la sieste, retour à la maison entre 15h50 et 16h. Ca, c'est pour la semaine de la rentrée. A partir de la deuxième semaine, les horaires deviennent les suivants : arrivée entre 7h50 et 8h30, retour entre 11h20 et 11h30, arrivée entre 13h20 et 13h30, retour entre 15h50 et 16h.

Oui, mais ça, c'est plutôt chouette quand on n'a qu'un seul enfant scolarisé. Dans notre cas, il y a Noémie en plus, chez les grands. Là, ça complique un peu les choses, parce que pour permettre une rentrée encore plus en douceur pour les petits, les grands ne rentraient le 4 septembre qu'à 10h... jusqu'à 11h30 ! Ce que faisait 5 allers-retour dans la journée...

Dès le jeudi 6, Noémi a pu bénéficier des horaires normaux. Mais pas Nathanaël... vous voyez le souci ?

Bref, entre les allers-retours, les courses, les démarches administratives de dernière minute (il y en a toujours à la rentrée), l'inscription à l'école de musique en éveil musical pour Noémie, etc., ma semaine de congé est passé très vite, et j'ai fait plus de 50 km en trois jours, rien que sur les trajets école-maison et maison-centre-ville pour les courses...

 

La rentrée, c'est donc une période éprouvante, surtout pour les parents !!!

 

Donc, Nathanaël est entré sans encombre à l'école, et il n'y a pas eu d'accidents... On a eu chaud !

 

dimanche 16 septembre 2007

Métamorphose (suite)

J'ai donc continué ma grossesse tranquillement, puisque j'avais mon plan d'action, et qu'il ne devait pas débuter avant un an. Sauf que... sauf que je suis plutôt impatiente de nature, et que je me suis demandé ce que je pourrais bien faire pour moi en attendant de pouvoir renouveler ma garde-robe.

Et là, éclair de génie, bon sang mais c'est bien sûr ! Y'a bien quèqu'chose que j'pourrais bien faire, moi, c'est apprendre à me maquiller. Ca n'a l'air de rien, mais quand on n'a jamais appris, ben c'est pas si simple que ça. Et puis d'abord, à quoi ça sert, tous ces trucs, là ???

Donc, je me rends dans ma pharmacie préférée, et je commence par demander conseil à la préparatrice que je sais être très au fait de toutes ces choses subtiles auxquelles je ne comprends rien. Et là, la gentille pharmacienne me dit : "Venez le 6 octobre, je vous prends rendez-vous avec notre démonstratrice, vous saurez tout sur le maquillage, et en plus, elle vous fera un diagnostic gratuit de votre peau !"

Mais c'est formidable, tout ça ! Donc, je viens le 6 octobre à l'heure dite, et là, déception : "Votre peau n'est pas hydratée ! alors, pour remédier à ce problème, il vous faut : une crème de jour, une crème de nuit, un sérum hyper-hydratant, un masque, une crème contour des yeux, un gommage à utiliser une fois par semaine avant le masque..."

Euh... et mon maquillage, alors ? Ben là, on va commencer donc par le commencement, mais si je vous prends la totale, vous me faites un prix, là ? Parce que... 380 € ??? Euh non, ça va pas être bien possible, c't'affaire, m'dame... Mais je prends bonne note de tout ce qu'il me faut, et je vous prends la crème hydratante, là, oui, juste celle pour le jour, hein, parce que 50€ les 50ml... ah, le sérum est offert ? Chouette !... Dites, une question, pourquoi faut-il une crème de jour et une de nuit ? Ah, elles ne font pas la même chose ? Elles sont intelligentes, alors, c'est ça ? Et pourquoi on peut pas mettre la crème hydratante pour les yeux ? Pourquoi il en faut deux ? Ah, la crème pour le visage, ce serait trop fort si on la mettait sur les yeux ? Et si on mettait la crème des yeux sur le visage, il se passerait quoi ? Ah bon, pas assez corsé... C'est une question de peau ? Ben oui, c'est sûr... Dommage quand même, hein...

 

Donc, me voilà de retour à la maison avec ma crème, et toujours aussi ignare question maquillage... Qu'à cela ne tienne, j'ai tout plein de temps devant moi, après tout, je ne me suis pas maquillée depuis mon mariage, ça attendra bien six mois de plus, pensez pas ????

 

Et puis voilà, BBK a fait son apparition, et le baptême était prévu pour le 31 décembre, jour de la St Sylvestre, comme chacun sait, mais aussi de la Ste Famille, pour l'année 2006. Tractations avec la famille, histoire de pouvoir faire venir tout le monde, et hop, on confirme. Discussion avec Bertrand, parrain de BBK, et avec Michèle, son épouse. On parle de choses et d'autres, et d'un coup, Michèle me demande de but en blanc : "Dis-donc, Amélie, tu as quelque chose à te mettre, pour le baptême ???" Et moi : "Euh... Ben... Je dois bien avoir quelque chose au fond de l'armoire, faut que je regarde, pourquoi ? Tu crois que ça (en montrant mes vêtements de grossesse pourris), ça pourrait pas aller ???"

"Tu as bien autre chose, non ?" "Ben c'est même pas sûr, tu sais..." (et je lui explique mon problème dans les magasins de vêtements, et comment je limite les achats au strict minimum du nécessaire vital). "OK, je vois. Ben si tu veux, je t'emmène faire les magasins, on te trouvera bien quelque chose !"

 

Date est prise pour le 28 décembre (il y a intérêt à faire vite, et surtout à trouver, parce que sinon...)

Le récit épique de cette séance de shopping au prochain épisode !

mercredi 5 septembre 2007

Petite rétrospective...

Sur le site "non-officiel" de Yoko, j'en ai déjà parlé un certain nombre de fois, les membres qui ont lu tout ça ont même eu le privilège des détails des différentes étapes. Je vais faire un résumé, parce que sinon, vous n'arriverez même pas au bout...

Donc, à ce moment-là de l'écriture, je me rends compte que vous ne savez même pas de quoi je vais parler... Fichtre ! C'est pas du tout comme ça qu'on doit faire "normalement" ! Ca va pas du tout, ça !

 

Donc, on recommence. A la fin de l'année 2005, ou plutôt à la fin du mois d'août, j'étais allée voir mon médecin pour un problème de poids : normalement, après la naissance d'un enfant (dans ce cas précis, il s'agissait de Gobolovitch), on perd un peu de poids, voire beaucoup dans certain cas. Dans le mien, j'avais perdu pas mal, jusqu'à m'approcher du poids que je faisais au moment de mon mariage, mais je ne sais pas pourquoi (stress ? maladie de Nathanaël ? inquiétude ???), j'avais beaucoup repris, pour arriver à peu de chose près au poids-pendant-grossesse ! Un comble, puisque là, pour le coup, je n'étais plus enceinte. Donc, que faire ? Ben y'a qu'une solution : demander à la faculté son avis et ses solutions pour ce type de problème. Dont acte. Je me rends donc chez qui de droit, et le verdict est implacable : "Madame, vous mangez trop !" Ah ben ça, fallait bien faire médecine pour s'en rendre compte ! mais vous, docteur, vous avez pas un "truc" pour que je mange moins ?

Bref, il me donne son truc, et miracle, ça marche ! Si si ! 13 kg de moins en 8 mois ! Et zou, 8 mois plus tard, j'avais atteint le poids que je m'étais fixé... et je m'aperçois que je suis enceinte de BBK ! Eh oui ! Pas grave, j'ai réussi une fois, je pourrai donc le refaire !

Seulement, cette histoire de poids n'était en réalité qu'un des multiples symptômes de mon problème : parce que si ce n'était que ça, logiquement, j'aurais dû me sentir hyper bien dans ma peau juste avant la troisième grossesse. Or, ce n'était pas du tout le cas, et pire : malgré les douleurs habituelles pour moi quand je suis enceinte, je me sentais mieux dans mon corps que si je n'avais pas été enceinte. Bon sang, mais il est où, le problème, alors ???

 

Grosses questions, grandes conversations avec l'élu de mon coeur, et conclusion : ben y'a un problème, mais pour l'instant, je ne peux pas le régler, "because" je suis enceinte. En fait, le problème, je l'avais intuitivement identifié depuis très longtemps, sauf que je ne voulais pas le voir en face, parce que ça remettait trop de choses en question. Sauf qu'à un moment, faut quand même arrêter de délirer. Parce que être enceinte c'est bien, se sentir bien dans son corps, c'est encore mieux (mieux que de ne pas supporter cet état), mais ça ne peut pas être une solution à long terme pour être bien dans sa peau. Parce qu'il paraît quand même qu'une grossesse, c'est neuf mois, mais que ça ne s'arrête pas là : un jour, BB naît, et la maman redevient "seule" dans son corps et doit assumer au quotidien. Alors bien sûr, il y a la solution toute bête qui consiste à ne pas s'écouter, et à vivre comme ça toute sa vie, après tout il y a bien assez d'occupations comme ça avec trois enfants. Seulement, un jour, les enfants, ils partent. Et alors, je vais faire quoi ? Continuer à ne pas me supporter ?

Il y a une chose qui me turlupinait depuis longtemps : ce sont ces paroles du Nouveau Testament à propos du corps : en gros, le Christ dit que le corps qu'on a est un cadeau de Dieu, et que ce cadeau, il faut en prendre soin, qu'il est précieux, et qu'on ne peut aimer les autres que si on s'aime soi-même. Ben oui, mais si on ne s'aime pas... est-ce qu'on ne peut pas aimer les autres, alors ? Et comment je vais faire si je n'aime pas, ou mal, mon mari et mes enfants (mes plus proches prochains, quand même ?). Zut alors, va bien falloir que je trouve une solution à cet épineux problème, et la question du poids n'est pas la seule en cause, j'ai pu m'en rendre compte.


Donc, sur les conseils de la gynécologue (quoi ? Vous êtes enceinte, mais vous n'avez pas réglé les problèmes qui ont rendu vos deux premières grossesses si difficiles... Il faudrait retourner voir le psychologue, ce serait une bonne façon d'avancer), je prends donc contact avec la psychologue qui intervient à l'hôpital. Et là, de fil en aiguille, au fur et à mesure des séances, je prends conscience que beaucoup de questions que je me pose tournent autour de l'identité, de la personnalité, de l'image que j'ai de moi, de mon corps. Et que bizarrement, l'image que j'ai de moi ne correspond absolument pas à l'image que je vois dans le miroir. Et de repenser à la remarque d'une amie qui visitait la maison : "C'est marrant, chez toi, il n'y a pas de miroirs !" (Forcément, puisque je me "faisais peur" en me regardant dans un miroir, et que je ne supportais pas de me "voir")...

Vient l'été, et la décision de me reprendre un peu en mains, après la naissance de BB n°3 : avec un objectif tout simple : renouveler ma garde-robe. Ca n'a l'air de rien, mais en faisant le tour, je me suis aperçue que le contenu de mon armoire ne changeait pas, et surtout que ce qui en sortait, c'était toujours la même chose : de vieux t-shirts, des jeans et des sous-vêtements pourris. Fallait faire quelque chose... Mais comment Gobolof pouvait-il bien supporter une femme aussi peu féminine ??? Je profite alors d'un passage chez une de nos amies, en Italie, pour lui faire promettre de venir l'année suivante chez nous pour quelques jours, et faire les courses avec moi : faire une chose qui me répugnait jusque-là, à savoir les magasins.

 

Les premiers jalons de ma "métamorphose" étaient posés...

Les vacances de la Gobolskaïa

Eh oui, un mois et demi vient de passer, et honte à moi, je n'ai toujours rien écrit ici, sur ces pages, de ce que devient notre petite famille...

Nous en étions donc restés aux expériences culinaires de Gobolovitch, à propos du yaourt en particulier.

Depuis, il s'est passé pas mal de choses au Gobolistan. Tout d'abord, les enfants étaient en vacances (vous savez, ce truc qui pousse tout le monde sur les routes, en particulier au début et à la fin des mois de juillet et août, avec ce que les comentateurs du journal de 13h appellent le "grand chassé croisé"... Et bien là, pas de doute, les enfants étaient en vacances. Oui, mais pas les parents. Premier hic, donc. Parce que le fait que les uns travaillent et pas les autres complique un tantinet les choses au Gobolistan : en temps tout à fait normal, jusqu'à la fin de l'année scolaire, l'organisation était parfaitement rodée : Si Gobolof est au travail, Gobol est à la maison, et se charge d'emmener Gobolovna à l'école, le matin, et de la rechercher le soir. Gobolovitch est du voyage, la plupart du temps, mais pas BBK, grosse dormeuse devant l'Eternel, qui préfère passer son temps libre au plumard.

Bref, toute cette belle organisation s'est trouvée un tant soit peu chamboulée avec les vacances : que faire donc de la marmaille, quand eux peuvent se lever à l'heure qu'ils veulent (à savoir 6 heures du matin, au mieux), pour regarder "Shrek 1 ! à la télé, alors que les parents n'aspirent qu'à grapiller encore quelques minutes de sommeil avant une dure journée de labeur pour l'un (ou l'une, ça dépend des jours), et de prise de tête enfantine pour l'autre... ???

Donc, si les vacances ont ceci de formidable qu'elles permettent à tous de prendre du repos, encore faut-il pour cela que tout le monde vive au même rythme, ce qui n'est pas forcément le cas au Gobolistan.

Donc, Amélie travaillait jusqu'au 31 juillet inclus, malgré les travaux entamés à l'ISSM dès le 28 (cloisons, faux-plafonds à refaire... je vous passe les détails), et Jean-Luc, lui, a toujours du travail, même quand il est en vacances. Or donc, si les trajets sont simplifiés, puisque quasi inexistants, il n'en reste pas moins vrai que trois enfants à la maison, ça remue plus que deux, d'autant que la "Zouavounette n°3" (autre surnom de BBK) compte pour l'instant pour du beurre dans l'agitation familiale, ou presque, et que si (et seulement si) Zouave n°2 est seul, on peut être assuré d'un minimum de deux heures de tranquillité, au moins le matin (puisqu'il est passé maître dans l'art de s'occuper tout seul, ce qui n'est pas encore le cas de sa grande soeur...).

 

Bref, cahin-caha, les vacances sont donc arrivées pour tout le monde en même temps, à partir du 1er août.

Ou presque, mais ça, je vous en parlerai dans un autre message.

Donc, le 1er août à 7 heures du matin, nous devions prendre la route pour aller à Quimper, chez "Papapa et Mamama" (parents de Gobol-Amélie). En fait, après un premier départ raté, puis un passage à la banque histoire de renflouer les caisses avant le grand départ, nous quittions le Gobolistan vers 7h40 seulement (merci les distributeurs automatiques, sinon, il nous aurait fallu attendre deux heures de plus l'ouverture de la banque...).

Le voyage s'est déroulé aussi bien qu'on pouvait l'espérer : pas trop de crises de larmes, pas d'inondations dans la voiture, mais ce n'est qu'au prix de multiples arrêts-pipi que nous avons pu accomplir cet exploit, et c'est vers 21h15 que nous sommes arrivés à destination.

 

Au programme : ballades, plage, farniente (littéralement "Ne rien faire" en Italien), cinéma si le temps avait décidé de se couvrir, bref, il y avait de quoi faire. Et nous avons eu beaucoup de chance ! Partis sous le soleil alsacien, nous sommes arrivés au soir du troisième jour de beau temps en Finistère ! Pendant ce temps-là, le soleil, qui semble-t-il, ne peut être partout, et avait décidé de nous suivre cet été, avait déserté l'Alsace, au point de faire peur aux viticulteurs locaux ! Les vendanges auront-elles lieu à la date prévue ? Le millésime sera-t-il bon ? Le raisin pourra-t-il mûrir ??? Autant de questions existentielles, que nous aborderons un autre jour également. Toujours est-il qu'à l'exception de la journée où nous sommes allés voir Ratatouille au cinéma (très bien, d'ailleurs !), grand beau temps à l'Ouest, et pluie à l'Est !

Au moment de notre départ, le ciel nous a montré toute sa tristesse de nous voir déserter les côtes bretonnes, mais a délégué le soleil pour nous accompagner sur la route ! Le 13 août, donc, à 20h, nous étions de retour dans nos pénates, avec le soleil dans nos bagages... et la tempête en Finistère ! (véridique !).

 

Nous avons donc pleinement profité de notre séjour, avec le soleil qui nous gratifia généreusement de sa présence : la plage de Kervel, puis celle de Cap-Coz, mais aussi Locronan, Quimper, Argol et nos amis... les activités n'ont pas manqué, d'autant plus qu'Hélène, ma petite soeurette, nous a rejoints avec ses deux enfants, Thibault et Martin. Les 4 Fantastiques n'ont pas manqué de faire les 400 coups, et se sont, je crois, bien amusés : manège, parc de loisirs, toboggan, cinéma (eh oui, ils étaient presque tous de la partie, à l'exception du benjamin de la troupe, BBK comptant pour du beurre), et bien sûr, plage, et crèperie ! Ah, les crèpes... Tout un programme...

 

Le retour a été nettement moins réjouissant... Et tout à fait improvisé. Etienne, mon cher témoin-petit-frère-expatrié-au-Canada-pour-ses-études-de-cinéma a débarqué dans l'Est après un passage exprès dans l'Ouest (on n'est plus à 1000km près quand on vient d'en faire 6000, hein !), et nous avons eu le privilège de rencontrer son amie Elisabeth et sa petite fille Hannah, venues faire connaissance avec notre petite famille (faut bien profiter des occasions quand elles se présentent, surtout quand on sait que la prochaine fois, ce sera au mariage de notre autre soeur, Zabeth !) (à ne surtout pas confondre avec Elisabeth, d'ailleurs, vous voilà avertis). Donc, Etienne est resté quelques jours en Alsace, ce qui m'a permis de profiter à fond de la présence inespérée d'un baby-sitter taillable et corvéable à merci (faut bien qu'il s'entraine !) : j'ai ainsi pu accomplir toutes les démarches que je ne pouvais pas faire avant, sauf à emmener toute la Gobolskaïa avec moi, ce qui multiplie par trois le temps passé pour n'importe quel déplacement normalement peu chronophage...

Le 24 août, Jean-Luc est parti en région Rhône-Alpes (à St Triviers pour être exacte), pour une foire aux vins et quelques livraisons. Le 25, c'est Etienne qui est parti pour Paris avant de rejoindre Montréal, et le 26, Manuela (la marraine autrichienne de Noémi) a débarqué à 8h30 du matin (le chauffeur de taxi a mis 1/4 d'heure à trouver le chemin pour aller chez nous, alors que je ne mets que 9 minutes à pieds... y'en a qui sont pas doués...), pour fêter avec nous l'anniversaire de sa filleule (ah oui, ça, c'est toujours le grand événément de l'été, parce que l'anniversaire de Noémi, c'est au minimum trois fêtes distinctes : l'une en classe, fin juin, avec tous les copains, la seconde, à la maison avec les copains les plus proches, au tout début des vacances (en général, début juillet, donc), et la troisième fin août, c'est-à-dire à la date réelle de son anniversaire, avec les cousins, parrain, oncles, tantes, grands-parents, et ceux qui sont là. Seulement cette année, aux trois fêtes traditionnelles, on en a ajouté une autre, une semaine après la fête familiale de Sélestat, avec sa marraine, spécialement venue passer la journée avec sa filleule pour l'occasion). Comme d'habitude, elle a donc une fois de plus été pourrie gâtée, et semble y prendre goût très vite. Nous allons donc tenter un changement d'approche sur cette question de l'anniversaire pour l'an prochain. Histoire de ne pas trop l'habituer à recevoir des cadeaux. Elle risque de penser que c'est normal d'en avoir toutes les semaines...

Le 26 au soir, après le départ de Manuela, Jean-Luc est revenu, et le 28, j'ai repris le travail. Juste une semaine (soit deux jours de travail, mardi et jeudi), mais bon sang, que ça fait du bien ! Ne plus avoir à passer son temps à demander à un enfant de 2 ans et demi s'il a envie de faire pipi, à lui rappeler ainsi qu'à sa grande soeur, qu'on fait pipi aux toilettes ou sur le pot, mais pas dans la culotte... Parce que figurez-vous que cette histoire a l'air tout à fait anecdotique, mais qu'en réalité, elle était d'une importance capitale ! L'apprentissage de la propreté, pour Nathanaël, ça a commencé à Quimper, seul moment où nous étions à peu près disponibles pour ça. Mais jusqu'à lundi dernier (veille de la rentrée, je vous le rappelle), ce n'était pas gagné, mais alors pas du tout ! Mais ça aussi, c'est une autre histoire...

 

D'ici peu, donc, vous saurez tout sur les projets professionnels et les dessous des vacances quimpéroises de votre serviteur Gobol, sur les péripéties de la rentrée scolaire, sur l'apprentissage de la propreté par Gobolovitch, sur les vendanges et le cru 2007, sur nos projets pour la fin de l'année... Bref, dans peu de temps, toutes les news du Gobolistan...