vendredi 28 septembre 2012

Gobolistan I : Episode II-bis

Je ne mets pas "Épisode III", parce qu'en fait, j'ai parlé un peu trop vite en début d'après-midi. Nos aventures du jour étaient, contrairement à ce que je pensais, loin d'être terminées.
Après les premiers appels (infructueux) au service après-vente de But, je tombe par hasard sur la carte de l'agence immobilière à qui on a confié notre maison. Ni une, ni deux, j'appelle et laisse un message sur le portable de notre chargée de clientèle (c'est joli, non ?) pour lui demander, un peu énervée, pourquoi on n'a pas de nouvelles d'elle depuis plus de deux semaines.Quelques minutes après, je reçois un coup de fil sur le téléphone fixe, c'était la chargée de clientèle en question qui tenait à s'expliquer... et qui m'a appris à cette occasion qu'elle avait essayé de me joindre pas moins de trois fois, et sa patronne au moins une fois, pour prendre un rendez-vous avec des acheteurs potentiels (qui se sont révélés non intéressés, mais quand même, c'est dommage de les avoir loupés). J'en ai donc conclu que notre cher fournisseur d'accès ne faisait pas son boulot : Nous avions mis en place un système d'alertes par mail, qui devait nous prévenir en cas de message sur le répondeur, puisqu'avec les nouvelles technologies, il n'y a plus besoin d'enregistreur sur le téléphone lui-même et qu'on peut avoir ses messages directement sur sa boîte mail. Encore faut-il que les messages soient transférés... Ce qui, chez nous, n'est visiblement pas le cas (dans quelques temps, si j'ai du temps et de l'argent à perdre, j'aurai peut-être envie de coller un procès à Orange pour nous avoir mis des bâtons dans les roues pour la vente de notre maison, mais dans l'immédiat, j'ai donné mon numéro de portable à la chargée de clientèle, histoire qu'elle puisse me joindre).
Sauf que dans l'intervalle, j'ai eu trois appels (un du service après-vente, un de la chargée de clientèle qui réessayait mon numéro de portable parce que je l'avais appelée le matin même avec, puisque mon téléphone était toujours coupé parce que je n'avais pas réussi à me décider à remettre le courant (mais que je suis bête, des fois, puisque le congélateur était toujours débranché !!!) et un d'une de mes ex-collègues devenue une amie, qui cherchait à me joindre...) sans que le téléphone ne sonne !!! Argh. Je suis maudite ou quoi ?

La chargée de clientèle ayant rappelé un peu après 11h30, j'ai pu papoter un bon moment avec elle en fin de matinée, ce qui m'a permis de m'excuser pour nos non-réponses à ses coups de fil, et lui conseiller de tenir les clients informés de ce que les arnaques pullulent sur Internet quand il s'agit d'immobilier (ça, je vous en reparle bientôt !). De son côté, elle m'a donné quelques tuyaux pour ne pas faire trop d'erreurs dans notre stratégie de vente, et au bout d'une demi-heure, je l'ai laissée vaquer à ses occupations, et je suis allée sur le site internet  du service après-vente,  pour les suites du début d'incendie du congélateur. (Ils sont gentils : quand les bureaux sont fermés, le message change et on a droit à l'adresse du site en plus des horaires d'ouverture. Ils pensent à tout !) J'ai donc laissé un message sur leur boîte mail en leur demandant de me rappeler.

Une fois que j'ai fini mon exploration et mon mail, je me suis attaquée au linge propre et sec qu'il a fallu mettre dans le panier pour faire de la place sur les fils pour étendre le linge propre et mouillé qui sortait de la machine. Et le temps de faire tout ça, plus de rédiger le billet précédent, eh bien figurez-vous qu'il était déjà plus de 14 heures quand je suis montée dans la cuisine pour manger ! J'ai du coup plus grignoté que fait un vrai repas, mais c'est pas grave : je n'avais de toute façon plus faim, l'heure étant largement passée... Je suis donc partie en quête du numéro de téléphone de mon ex-collègue, parce qu'elle avait fait l'effort d'appeler, et que peut-être elle aurait encore un peu de temps avant d'aller chercher ses enfants à l'école (elle en a trois elle aussi). Et ça n'a pas loupé : nous avons papoté, et papoté, et papoté encore, si bien qu'il était pas loin de 16h30 quand j'ai réalisé que je n'avais encore presque rien fait de vraiment productif (du genre aller à la banque, passer à la pharmacie et chez Intersports... avant d'aller chercher les enfants).
Ni une, ni deux, j'ai filé à la banque, en me disant qu'il n'y en aurait sans doute pas pour très longtemps, puisque je n'avais qu'une question à poser à la chargée de clientèle (oui, encore, mais c'est pas la même que celle du matin !). Sauf que quand je suis arrivée, il était 16h40, et qu'elle était en rendez-vous jusqu'à 17 heures avant de recevoir un autre client à 17 heures. "Mais je la préviens, et je vous intercale entre les deux !"
Et puis j'ai vu l'heure tourner, et je me suis dit que la pharmacie était à deux pas... j'ai donc tout laissé tomber à la banque et j'ai filé à la pharmacie... bondée !! Qu'est-ce qu'ils ont, tous, à être malades en même temps ? C'est donc pas possible, ça !!!
Le pire du pire, c'est que quand la personne juste devant moi est passée au comptoir pour avoir son traitement, le monsieur d'à côté, à sa gauche, que je trouvais déjà très pâle avec un teint jaunâtre, voire cireux, a commencé à s'affaisser sur le comptoir. Le monsieur à la gauche du monsieur malade a alors retenu son voisin et a fait appel au préparateur en pharmacie qui était en train de le servir pour l'aider. Ils s'y sont mis à deux pour le soutenir et l'allonger par terre... il venait de faire un malaise. Le pauvre monsieur était diabétique, et visiblement, il avait un besoin urgent de sucre. Après s'être assuré qu'il allait bien, et pendant que les collègues appelaient les secours, le responsable de l'officine est allé chercher un chaise pour qu'il puisse attendre le médecin sans risquer de tomber, et les clients ont pu être servis tant bien que mal.

Et moi, pendant ce temps, je regardais tour à tour l'homme et l'horloge, que je voyais avancer de plus en plus vite. Il était près de 16h55 quand je suis sortie de la pharmacie avec mon traitement. Heureusement que la banque est juste à côté !
Bref, j'ai fini par voir ma conseillère, ai pu lui poser ma question, qui en a amené une autre, puis une autre. J'allais sortir du bureau quand je suis revenue sur mes pas : il m'avait été impossible le matin même d'accéder à mon compte par Internet ! Ni une, ni deux, retour au bureau, et "Je vous donne un nouveau code d'accès, Madame Platz !".

17h15, je sors enfin de la banque et file chercher les enfants. Le projet initial était de les emmener chez le médecin pour les certificats, mais il aurait alors fallu attendre un long moment, et j'étais déjà franchement crevée. J'ai donc fait ma feignante et ai raccompagné tout le monde à la maison, sauf qu'en arrivant, je me suis souvenue que demain matin, les trois partent au couvent d'à côté pour une récollection qui démarre à 9h30 et se termine à 16h30. Et que donc ils ont tous les trois besoin d'un pique-nique. Et bien sûr, je n'ai rien pour préparer ce pique-nique. Ca se saurait si j'étais devenue prévoyante à ce point-là.
Donc merci les DVD baby-sitter, j'ai appelé Jean-Luc pour savoir où il en était et à quelle heure il comptait rentrer, et le prévenir que je laissais les enfants seuls à la maison pendant que j'allais faire quelques courses pour le pique-nique de demain. Et en route, je me suis dit que tant qu'à être partie, autant en profiter pour aller tout de suite en zone industrielle nord, chez Intersports. Il n'était que 18h20, avec un peu de chance, le magasin serait encore ouvert. Sinon, Gobolovna serait dans l'obligation de se passer de tenue pour le cours de danse de mercredi, parce que lundi, c'est fermé, mardi, je bosse, et mercredi matin, je n'aurai pas le temps.
Retour vers 19h, avec les courses, le justaucorps, les collants, les demi-pointes et la jupette (noire, comme le justaucorps, contrairement à Rébecca qui voulait absolument du rose), et là, les enfants ont fait tout un cirque en voyant les petits paquets de chips et le pain de mie.
A peine arrivée, voilà le téléphone fixe (le numéro qui commence par 03) qui sonne : c'était ma petite soeur Donatienne qui appelait Gobolovna pour savoir si elle avait bien reçu son cadeau d'anniversaire (arrivé la veille au Gobolistan). Quelques secondes plus tard, l'autre téléphone (celui qu'on peut appeler avec le numéro qui commence par 09) sonne également : c'était ma maman, qui demandait si Gobolovna avait bien reçu le cadeau de Donatienne pour son anniversaire. Les grands esprits se rencontrent !!!

Après échange de téléphones, appels, rappels..., j'ai pu constater aux cris de Nathanaël qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais comme c'est comme ça tous les jours ou presque, je ne m'en suis pas vraiment formalisée. Et j'ai bien fait. Ce qui lui posait problème, c'est qu'il ne trouvait pas le film plastique pour emballer les sandwiches. Comme si, à 19h30, il n'y avait rien d'autre à faire que de râler et de se coucher par terre dans la cuisine en réclamant du film plastique pour des sandwiches que je voulais faire le lendemain...
En fait, j'ai été très contente, quand ils ont été couchés, mes trois "monstres".
Et là, il est pas loin de 22 heures, je crois que Morphée m'attend...

A bientôt, pour de nouvelles aventures au Gobolistan !

Gobolistan I : Episode II

Il est des choses bizarres, parfois, dans la vie. On ne demande rien, on a un planning hyper chargé (surtout quand bien sûr on a très peu de temps pour tout faire), et sans qu'on ne comprenne pourquoi, tout part en vrille.
Hier soir, j'avais un tas de choses à faire. Mais bien sûr, comme c'est souvent le cas quand je suis fatiguée et que j'allume l'ordinateur, j'ai surfé sur Internet et sur Facebook, et je ne me suis pas couchée bien tôt (enfin tout dépend du point de vue : il était très tôt, ce 28 septembre...).
Du coup, j'avoue que j'étais un peu (en fait, non. Très) fatiguée ce matin, mais que comme j'avais un certain nombre de choses à faire, autant y aller et on verrait après pour le repos.

Allez, juste pour le fun :
- Faire la lessive (et pour ça, remplir le flacon de lessive avec la recharge, préalable indispensable pour pouvoir verser la lessive dans le bac à lessive. Les initié(e)s comprendront).
- Faire les comptes (parce qu'on va changer de banque, alors autant savoir où on en est).
- Imprimer les contrats d'assurance habitation du Gobolistan II, les signer.
- Porter les contrats signés à la banque qui fait aussi l'assurance (et non pas à l'assurance qui fait aussi la banque comme c'est le cas actuellement. Ca va, c'est clair ? Oui, je sais, mais c'est pas de ma faute : ces professionnels de la banque et de l'assurance ont une fâcheuse tendance à vouloir mélanger leurs métiers et de fait à brouiller les cartes pour les péquins moyens comme vous et moi qui cherchons à nous y retrouver).
- Aller chez l'assureur qui fait aussi la banque pour récupérer les attestations d'assurance des filles et modifier le contrat d'assurance puisque le Gobolistan I ne sera bientôt plus considéré comme résidence principale et qu'on n'aura plus besoin d'assurer les meubles qui seront bientôt assurés au Gobolistan II par la banque qui fait aussi assurance (re-oui, je sais).
- Passer à la pharmacie.
- Aller chez Intersports pour acheter une tenue de danse pour Gobolovna, puisqu'elle veut suivre l'exemple de BBK et s'y mettre aussi.
- Ranger le linge propre qui séchait dans la buanderie (qu'il faut donc au préalable avoir repassé), pour pouvoir étendre celui que j'ai mis dans la machine.
- Travailler sur la finalisation de l'atelier d'écriture que je vais animer la semaine prochaine à l'ISSM.
- Relire le mémoire de mon stagiaire du printemps dernier pour sa soutenance prévue mardi après-midi.
- Faire le bilan de la session de formation que nous avons organisée en juin pour le CA de l'association de documentalistes commanditaire de ladite formation, qui a lieu le 12 octobre à Paris.
- Faire les billets comptes-rendus de lectures pour Replay, Le Tueur de Temps et Bons baisers de Cora Sledge sur le blog "Les lectures d'Amélie".
- Aller voir le médecin pour faire établir les certificats médicaux nécessaires à la pratique de la danse pour Gobolovna et BBK (après, bien sûr, être allée chercher les enfants à l'école, cela va sans dire, mais cela va aussi mieux en le disant).

Bref, un beau paquet de choses à faire.

Mais ça, c'était avant.
Avant le suicide collectif des lutins du congélateur.
J'étais dans la buanderie, en train de me battre avec ma lessive (vous savez, celle que je devais transvaser dans le flacon pour pouvoir la verser dans la machine ?) quand j'ai senti comme une odeur de brûlé, venant du côté de la chaudière (derrière la douche, donc, pour ceux qui ont suivi l'épisode précédent).
Et alors là, il s'est passé un truc bizarre : j'ai le cerveau qui s'est mis à fonctionner de manière étrange. Fatigue ? Incrédulité ? Rêve éveillé ?
Je ne sais pas. Mais j'ai d'abord cherché, forcément, à savoir d'où ça pouvait bien venir. J'ai vu de la  fumée, j'ai donc couru jusqu'au congélateur (parce que bon, ça se voyait que ça ne venait pas de la douche, ni de la chaudière d'ailleurs), et j'ai regardé sans trop comprendre en me demandant ce qui pouvait bien se passer.
Ben je vous le donne en mille : c'était tout bonnement un début d'incendie !!! Si !
Donc la première chose à laquelle j'ai pensé, ça a été de mettre de l'eau pour éteindre. Juste quelques petites flammes, pas bien méchantes en soi, mais j'ai hésité. Et j'ai bien fait. Parce que ce que j'ai remarqué quelques millièmes de secondes plus tard, c'est que c'était le bloc électronique (contrôle de la température et tout) qui était joyeusement en train de cramer. Un court-circuit, quoi, sur lequel je m'apprêtais à jeter de l'eau !
J'ai donc tiré sur le fil d'alimentation pour le débrancher, et me suis ruée sur le téléphone pour appeler Gobolof au secours. 
Sur son conseil avisé, je suis ensuite allée couper le disjoncteur (au premier étage, donc avec un certain nombre de marches à monter et à redescendre), (ce qui après réflexion ne servait en fait plus vraiment à grand-chose puisque j'avais déjà débranché le congélateur) et sans trop savoir quoi faire ensuite, je suis redescendue à la buanderie. Pour constater que loin de s'arrêter, l'incendie prenait de l'ampleur. Grosses flammes, odeur manifeste de brûlé et de plastique fondu... pas très réjouissant, tout ça !
Début de panique. Et gros moment de solitude. Que faire ?
Je suis remontée à la recherche du téléphone, pour appeler les pompiers. Sauf qu'en coupant le disjoncteur, j'avais aussi coupé l'alimentation des téléphones. Et c'est là qu'on est content d'avoir un portable.
Sauf que pour une fois, je ne l'avais pas dans ma poche, parce que sur le chemin du retour hier soir, Jean-Luc m'avait appelée pour savoir ce que je devenais (j'étais en retard, mais on ne peut pas faire plus vite quand on doit porter un sac de légumes, une mallette de pique-nique, un sac à mains et une pochette de documents ramenés du bureau pour pouvoir y travailler durant le week-end, et en plus passer au guichet pour acheter le billet du mois d'octobre après avoir payé les légumes au maraîcher et retraversé la gare et le parking pour récupérer la voiture et enfin rentrer à la maison). Donc, le téléphone, il était tout bonnement resté sagement dans la voiture, sur le siège passager.
Je suis donc sortie en courant (et en chaussons, sans pull et dans le froid) dans la cour pour récupérer le téléphone (en oubliant, dans la panique, de prendre la clé pour ouvrir la voiture, bien sûr, parce que sinon c'est moins drôle), et j'y ai vu le voisin en train de maçonner des parpaings sur le mur mitoyen. Ni une, ni deux, je lui ai expliqué que le congélo avait pris feu et "s'il vous plaît, vous pouvez m'aider ?" Il est descendu de son échelle et est arrivé, le temps que je rentre pour chercher la clé et prendre mon portable dans la voiture. Retour à la maison, direction la buanderie, où le début d'incendie continuait toujours de ne pas vouloir finir, alors dans la panique, j'ai pris la première serviette de toilette qui se trouvait là et ai assommé les flammes avec.
Ben croyez-le ou non, ça l'a "mouché" vite fait, bien fait ! Entre-temps, le voisin était arrivé, et m'a confirmé que mon congélateur était mort, mais que c'était terminé et que ça n'irait pas plus loin, sauf s'il me prenait l'envie saugrenue de le rebrancher.

Ben oui, mais je fais quoi, moi, avec mes pizzas, mes mirabelles, mes poissons panés, mes saucisses et tout le reste ???
Dans les trois minutes qui ont suivi, Gobolof est arrivé, a constaté les dégâts, et m'a donné son avis imparable : "Il est foutu".
Ok, ça, je le savais. Mais concrètement, on fait quoi, là ???
Il ne nous a pas fallu plus de deux minutes pour nous décider à en acheter un autre (heureusement qu'on ne va pas faire tous les travaux tout de suite, au Gobolistan II, et qu'on a fini ceux du Gobolistan I, parce que d'autres dépenses comme ça, on ne pourra pas faire face, si vous voyez ce que je veux dire). Et c'est sur le chemin du magasin que nous avons pensé à l'assurance (vous savez ? celle qui fait aussi banque ?) et que ni une, ni deux, nous avons bifurqué vers le centre-ville pour voir si pour une fois, ça servait à quelque chose de cotiser...
Évidemment, en cas de sinistre, on n'a pas le temps de prendre rendez-vous avec son assureur. Alors nous sommes arrivés comme ça, et j'ai bien vu que la personne dans le bureau face à la salle d'attente ne comprenait pas bien pourquoi on était si speed... Jusqu'à ce que je lui dise un peu vertement, depuis la salle d'attente : "Quand on vient d'avoir un début d'incendie chez soi et qu'il n'est pas encore 9h30 du matin, on a le droit d'être speed, au moins un peu !". Elle n'a plus bronché, et une autre conseillère, qui nous a pris pour le client qu'elle attendait mais qui était en retard, nous a mis en relation avec le service sinistres.
Après avoir fait notre déclaration, j'ai quand même réussi à demander à la charmante première conseillère de nous imprimer les fameuses attestations pour les enfants (histoire de ne pas avoir à revenir immédiatement) et je voulais faire le changement de contrat quand elle m'a dit que je pouvais le faire par téléphone ! Incrédulité de ma part. Ah bon ? Et y'a rien à signer ?
Bref, je démêlerai ça un autre jour, parce que là, l'urgence, c'était quand même de trouver un congélateur. Retour au magasin, exploration, tractations, et à 10 heures 30 pétantes, nous étions de retour avec un beau congélateur... sans aucune place pour le brancher dans la maison, bien sûr (sinon, on n'aurait pas besoin de changer de maison, soit dit en passant, et ce serait quand même bien moins fun !). Du coup, il est dans l'entrée, ce qui facilitera le déménagement quand on y sera (et j'espère qu'on y sera très vite !!!). Reste qu'il faut attendre plusieurs heures avant de pouvoir "charger" le congélateur avec ce que contenait l'ancien.
Comme vous pouvez le constater, mon planning a donc été un tantinet chamboulé. Parce que bien sûr, du coup, à part aller chercher les attestations et lancer une lessive, je n'ai encore rien fait de ce que j'étais censée faire aujourd'hui. Il faut maintenant contacter le service après-vente (j'ai déjà essayé deux fois, mais ça ne répond pas) pour le papier nécessaire à l'assurance pour le remboursement, remplir le congélateur, aller chercher les enfants à l'école... et au lieu de ça, je suis là à écrire dans ce blog.

Journée bizarre... 
Mais nous en sortirons vainqueurs ! (ce qui n'est pas le cas de nos lutins du congélateur, que nous enterrerons d'ici peu à la décharge, parce que je crois que malheureusement, il n'y a plus grand-chose d'autre à faire pour eux !).

C'était nos aventures gobolistanaises, épisode je ne sais plus combien... merci de votre attention ! (hauts les cœurs : la maison est toujours debout, toujours vendable et, cerise sur le gâteau, nous n'avons aucun mort humain à déplorer).

Gobolistan I : Etape I (attention, spin-off !)

Alors j'espère que vous allez pouvoir vous y retrouver. Je viens de me rendre compte que je suis en train de créer le spin-off de mes précédents billets. Va bien falloir regarder les chiffres romains pour savoir de quoi je parle. Vous voilà prévenus.

Bon, et à part ça ?

Alors l'hiver dernier, et c'était la même chose les trois ou quatre hivers précédents, nous avions pu constater des petites... malfaçons, dirons-nous, en particulier dans la salle de bains du Gobolistan I, située au deuxième étage. Quand je parle de malfaçons, je veux plutôt dire des choses assez étranges qui se produisaient dans les canalisations, laissant penser que l'ancien propriétaire, maçon de son état, avait laissé faire un certain nombre de bourdes lors de la rénovation de la maison et de la création de la salle de bains.
Parce qu'il faut quand même vous dire que sur neuf hivers passés au Gobolistan I, au moins 4 nous ont vus privés d'eau chaude dans la douche et les lavabos, voire d'eau tout court dans les toilettes. Et ça exclusivement quand la température extérieure descendait sous les -10°C pendant plus de 48 heures.
Au bout de quatre fois, donc, Gobolof en a eu marre, et il a décidé d'aller voir derrière les murs pour savoir à quoi était due cette sécheresse hivernale chronique. Et comme nous manquions de rangement et que les petits goboloviens ne sont plus si petits que ça et que donc la baignoire s'avérait moins indispensable, nous avons pris l'option "Je casse les murs, je vire la baignoire, pour savoir ce qui se trame là-dessous".
Bien nous en a pris.
La démolition a débuté sous la fenêtre, là où passaient les canalisations aboutissant à l'évier. Et là, la surprise a été de taille : les canalisations en question n'étaient tout simplement pas isolées, mais plaquées directement contre le mur extérieur. Orienté plein nord, le mur, je tiens à préciser cette donnée qui peut avoir son importance.
Oui, je sais. Dans une région comme la nôtre où, certains hivers (comme lors de notre escapade à Rothenburg-ob-der-Tauber), il peut faire -18°C, ça semble un peu aberrant de faire passer des canalisations d'eau directement contre le mur extérieur. Enfin, ça ne le serait pas s'il y avait un minimum d'isolation. Là, il y en avait bien, mais par-dessus les canalisation, donc à l'intérieur. Je ne sais pas si le propriétaire a voulu isoler la maison des fuites, mais en tout cas, il me semble que ça tombe sous le sens qu'il vaut mieux mettre l'isolant avant de mettre les canalisations et non pas l'inverse.
Bref. Restait un problème : comment résoudre la quadrature du cercle sans tout casser ? Parce que dans l'immédiat, nous avions quand même besoin d'un peu d'eau au 2e étage, ne serait-ce que pour la chasse d'eau et la douche (je ne parle même pas de prendre un bain, on est bien d'accord !). Donc Gobolof a gentiment cassé le carrelage qui recouvrait le contre-placage passant derrière les toilettes, histoire de voir pourquoi, là aussi, ça gelait (parce que bon, à cet endroit-là, comme ça donne sur l'escalier intérieur, il n'y a pas vraiment de raisons pour que ça gèle aussi !). Dont acte. Et là, deuxième découverte fort intéressante : la canalisation donnait en fait dans la soupente, où l'ancien propriétaire avait monté un mur. Les tuyaux passaient donc derrière ce mur et étaient masqués depuis l'intérieur de la salle de bains (ça va ? vous voyez ce que je veux dire ?), et se retrouvaient, à nu, directement sous le toit. Sauf que là, le toit, il n'était pas du tout, du tout isolé... Pas étonnant, donc, que ça gèle en hiver... Y'en a, des fois, qui pensent à rien dans leur tête, ma pov'dame !

Bref, après avoir cassé le carrelage aux deux angles opposés de la salle de bains, Jean-Luc a tout colmaté avec de la laine de verre histoire que ça ne gèle plus, et a mis le chauffage d'appoint sous le toit pour chauffer les tuyaux durant les deux ou trois jours où la température s'annonçait encore très, très basse. Et l'eau a fini par revenir.
Ce fut le premier jour la première étape.

Mais tout n'était pas terminé pour autant. Nous avions donc deux trous dans la salle de bains, et un gros problème d'isolation sur les bras (et toujours pas de placard).
Et puis, en février et mars, Gobolof a eu de nombreux déplacements professionnels et n'a plus pu toucher à quoi que ce soit à cet endroit-là. Et nous avons réfléchi (oui, ça nous arrive aussi). Il y avait pas mal d'urgence à faire quelques travaux au Gobolistan, en dehors même de la salle de bains. Parce qu'en fait, c'était déjà le chantier dans la cage d'escalier, où les enfants avaient commencé à arracher la tapisserie depuis le mois de novembre. Et où j'avais continué, à l'aide d'une éponge et d'une bassine d'eau (ah, si j'avais fait la connaissance de ma meilleure amie du moment, la décolleuse, plus tôt, je me serais épargné bon nombre de nuits blanches, mais passons).
Donc nous avons décidé de commencer par retirer le papier peint de la cage d'escalier pendant que Gobolof était en vadrouille, et projeté de le faire aussi dans la cuisine et le salon, une fois que le reste (salle de bains, cage d'escalier) serait terminé. C'était sans compter les enfants, qui, me voyant décoller à tout va dans les escaliers, ont pris l'initiative de m'aider... dans le salon.
Je vous laisse imaginer le chantier qui a régné ici pendant plusieurs mois.

Au mois de mai, une fois les salons à peu près terminés et les beaux jours à peu près revenus (ça n'a pas été de la tarte quand même au printemps, où on a eu plus l'impression d'approcher de la Toussaint que des vacances d'été), Gobolof a décidé qu'il était temps de faire quelque chose dans la salle de bains. Parce que le problème était double : en plus de la perte irrémédiable de la baignoire, si on faisait les travaux, il nous fallait aussi assurer l'intendance question hygiène, durant les travaux de la salle de bains, justement. Donc installer une autre douche, ailleurs. D'autant plus que ça devenait urgentissime : mes parents et ma soeur venaient loger à la maison pour la première communion de Gobolovna... De quoi engorger singulièrement la salle de bains à l'heure de la douche, et retarder joyeusement toute la troupe le jour J. Nous avons donc profité des jours fériés et multiples ponts (viaducs ? J'ai dit ça, moi ?) pour attaquer le problème de la douche dans la buanderie, histoire d'assurer quand même face à la hausse prévisible de locataires gobolistanais, fussent-ils très provisoires.
Après moults essais, rebondissements, montages à l'envers, arrachage de cheveux pour cause d'inondations et fuites répétées, Gobolof sortit vainqueur de la lutte acharnée qu'il a menée contre la cabine de douche. Et s'est juré qu'on ne l'y reprendrait plus, et que la prochaine fois, ce serait une douche "en dur", parce que bon, ce serait sans doute beaucoup plus simple (on verra si l'avenir lui donnera raison, je crois qu'il se refera un épisode "douche" dans pas trop longtemps, au Gobolistan II cette fois).
Une fois réglé le problème de la douche du bas, il a fallu s'attaquer à la douche du haut. Mais tant qu'à faire, autant éviter la période d'affluence, aussi nous avons remis les travaux au mois de juin... Sauf que le mois de juin a été particulièrement occupé, pour chacun d'entre nous. Gobolof a donc commencé seul, en virant manu militari la baignoire. Et, croyez-moi ou non, mais ça n'a pas pris plus d'une demi-heure : l'isolant et le carrelage du mur contre lequel la baignoire était fixée sont venus avec ! Un samedi après-midi, j'ai donc eu le plaisir de voir descendre du second étage une baignoire, des plaques d'isolant, des carreaux cassés, une multitude de carreaux cassés, et aussi des carreaux pas cassés d'ailleurs, qui ont trouvé place dans l'angle de la salle de bains, sous la fenêtre, en vue de resservir pour recouvrir les trous laissés en janvier (ça va, vous suivez toujours ?).
Bref, tout était parti, y'avait plus qu'à reconstruire.
Mais en juin, nous avons eu une bonne nouvelle, qui nous a obligés à repenser tous nos plans. Et à envisager plus que sérieusement l'achat d'un autre chez-nous.
Dont acte. Mais la maison était en chantier partout. 
Je récapitule :
- Papier peint de la cage d'escalier retiré totalement
- Papier peint du salon en partie arraché
- Salle de bains sans baignoire, mais avec un immense trou laissant voir les tuiles, avant isolation.
- Carrelage retiré derrière les toilettes et sous la fenêtre pour isoler les tuyauteries.
- Sol en béton à l'emplacement de la baignoire.

Début juillet, au moment où nous avons trouvé Gobolistan II, nous avions donc un certain nombre de problèmes au Gobolistan I:
- Impossibilité de trouver du carrelage identique à celui qui était au sol, parce que le modèle n'existe plus (et entre temps, les tailles des carreaux standard ont changé. Eh oui, nul n'est parfait en ce bas monde).
- Toit isolé, mais grand trou au fond de la salle de bain. Il fallait faire un placard à cet endroit-là pour ne pas perdre de place et gagner en rangement, mais aussi remettre le chauffage que nous avions enlevé au mois de mai pour pouvoir accéder aux canalisations.
- Refaire les murs et les coffrages des tuyauteries pour redonner un semblant de neuf à la salle de bains (et accessoirement en assurer l'étanchéité).
- Une surface incroyable à tapisser (le mur le plus haut, entre le 1er et le 2e étage, dans la cage d'escalier, mesure quand même 5,60 mètres. Vous voyez ce que je veux dire ?), tant dans la cage d'escalier que dans le salon. Et pour couronner le tout, nous nous sommes aperçus que la tapisserie de la cuisine était absolument dégueulasse (notamment contre la table, sous la table et près des fenêtres). Et que tant qu'à faire, autant refaire aussi la cuisine (oui, parce qu'en fait, nous n'avions pas vraiment assez de travail comme ça. Et puis Gobolof m'avait dit, au mois de mai, qu'il commençait à s'ennuyer...).

Donc mon cher et tendre, devant l'ampleur de l'ouvrage, a décidé que seul, il ne pourrait pas tout faire. Et que puisque nous devions changer de Home, Sweet Home, autant refaire vite et bien la maison avant de la mettre en vente (parce que c'est difficile de vendre une maison quand le chantier est omniprésent). Il a donc fait appel à un copain de ma belle-soeur, qui s'est chargé à lui tout seul (ou presque, il a quand même eu besoin d'aide dans l'escalier) de la tapisserie. Pendant ce temps, Gobolof s'est chargé de la salle de bains. Et moi des cartons, des transactions avec le courtier, avec l'agent immobilier et le notaire. Bref, la paperasse, quoi.
Nous devions partir en vacances le 26 juillet. Eh bien, croyez-le ou non : le dernier lé de papier peint a été posé le 25 juillet en début d'après-midi.
Et dans le même temps, Jean-Luc avait réglé la question du carrelage au sol en le remplaçant par un plancher spécial salle de bains et avait monté un placard sous-pente utilisant la moitié du mur, pour pouvoir y accrocher le radiateur, non sans avoir au préalable avancé toutes les canalisations de quelques centimètres pour pouvoir isoler le mur extérieur (Nord, toujours !) et éviter le gel l'an prochain. Parce que tant qu'à vendre, autant vendre en ayant la conscience tranquille. Je préfère largement pouvoir dire à un acheteur qu'il aura de l'eau chaude l'hiver, plutôt que de devoir lui mentir parce que nous aurions eu la flegme de faire quelques travaux...

Aujourd'hui, le Gobolistan peut donc se prévaloir d'une tapisserie neuve dans la cage d'escalier, la cuisine et le salon-salle à manger, et d'une salle de bains avec double vasque, douche, WC, placard, et, le must du must, chauffée et isolée, avec la garantie que l'eau chaude y coule toute l'année, même en hiver ! C'est pas beau, ça ?

La suite au prochain épisode !!

dimanche 23 septembre 2012

Gobolistan II : Etape II

Après notre premier épisode, voici le second, pas piqué des vers : les premiers aménagements.
Parce que cette magnifique maison d'Ebersheim, ben faut l'avouer, extérieurement et intérieurement, elle semble, à première vue, plutôt bof-bof. Mais pleine de surprises.

Nous avons eu une grande chance : la rencontre avec les propriétaires (enfants de la dame qui y habitait jusqu'en mai 2011), le jour de la signature du compromis, a été un moment très sympathique. De fil en aiguille, la discussion s'est prolongée, nous permettant de mieux faire connaissance. Et finalement, lorsque l'un des enfants a demandé à ses soeurs et beaux-frères s'ils étaient d'accord pour nous laisser une clé avant même la signature de l'acte authentique, tous ont approuvé, sachant que nous avions pas mal de travaux à réaliser avant de pouvoir emménager, et que le temps, vendanges obligent, allait nous manquer.
Nous avons donc pu avoir une clé dès la fin du mois d'août, et commencer les premières réparations. 
En réalité, nous avons d'abord commencé par y déposer un certain nombre de cartons. Parce que du coup, tout cela encombrait sérieusement Gobolistan I, notre jolie petite maison sélestadienne. Il fallait donc faire un peu de place, histoire de mettre de nouveaux cartons (vides, à remplir bien sûr) dans la cave (pour notre plus grand bonheur, vous vous en doutez. A ce propos, je me vois dans l'obligation de vous révéler notre mode d'approvisionnement en cartons. Parce que bon, c'est pas tous les jours qu'on peut en avoir autant en si peu de temps. Premier fournisseur : le libraire. Oui, mon libraire que j'aime beaucoup, qui me voit très souvent, et qui vide régulièrement mon porte-monnaie. Oui, je crois que lui aussi, il m'aime bien. Deuxième fournisseur : le fils de l'ancienne propriétaire de la maison que nous allons acheter. Si. Parce que ce cher monsieur a une amie qui habite la même rue que nous, à Sélestat, et qui travaille à la pharmacie de l'hôpital de cette même ville. Et qui a donc tous les samedis une bonne dizaine de cartons à disposition, pile-poil pour nous. Récup', donc, mais c'est la loi du genre, tous ceux qui ont déjà déménagé au moins une fois comprendront ce que je veux dire par là.). Et là, nous avons pu sérieusement commencer à nous projeter dans notre futur chez-nous. Et ça n'a pas traîné : dès la deuxième visite seuls, j'ai débarqué avec éponges, bassines et couteaux pour commencer à virer le papier-peint psychédélique des années 70 qui habillait les murs des futures chambres de nos enfants. Sans parler des projets dans la grande cuisine du premier, qui deviendra une salle de bains et une chambre avec un passage secret donnant sur la salle de jeux et la grange.

Et puis, au bout de 4 demi-journées à m'acharner sur le papier de la plus petite des chambres, j'ai réalisé qu'à ce rythme-là (à peine un mur sur 4 en l'équivalent de 2 jours), j'en aurais pour au moins deux ans à tout décoller, la maison comptant pléthore de pièces... J'ai donc crié grâce et nous avons fait fi des dires d'un vendeur d'un magasin de bricolage, qui avait soutenu à mon cher beau-frère, quelques jours plus tôt, qu'une décolleuse n'offrait aucun avantage par rapport à la bassine d'eau et à l'éponge. Sauf que ce monsieur n'a vraisemblablement jamais décollé de papier-peint à l'eau et à l'éponge de sa vie, sinon, il saurait que ce qu'il a dit ce jour-là est une belle c*****ie : La décolleuse est déjà rentabilisée, puisqu'en deux heures, j'ai terminé la chambre, et qu'en une matinée, j'ai réussi à faire les toilettes (là, c'est une sorte d'exploit en soi : il y avait un papier peint vinyle, parfaitement étanche, recouvert d'une peinture jaune, elle aussi étanche : mouillée à la vapeur, elle prend une consistance élastique... c'est dire si elle est résistante ! Mais rien ne vient troubler la décolleuse, qui est depuis devenue ma meilleure amie du moment. Si. En une semaine (lundi matin, mercredi après-midi, vendredi toute la journée, et deux heures dimanche), j'ai réussi à faire la chambre de Rébecca, la nôtre, et j'ai quasiment terminé celle de Nathanaël. C'est-y pas beau, ça ?






(petit florilège des papiers-peint du premier étage. J'ai pas menti !)


En plus du papier peint, il y avait un problème de radiateurs, dans cette maison. L'hiver dernier avait été rude, engendrant un certain nombre de problèmes au Gobolistan I, nous obligeant à faire sauter la baignoire pour pouvoir isoler les canalisations qui passaient derrière et qui gelaient en hiver dès que la température descendait sous les -10°C, c'est-à-dire 4 fois en 9 hivers. Au Gobolistan II, les dégâts ont aussi été importants : la maison n'étant plus habitée et la cuve de fuel devant assurer le chauffage de la maison étant quasiment vide, les héritiers ont laisser le chauffage tourner sur "hors-gel", ce qui n'a pas vraiment suffi. Bilan : sur 10 radiateurs dans la maison, 8 ont explosé, ou ont commencé à se fissurer, provoquant inondations et dégâts. Par ailleurs, au même moment, une canalisation d'eau a rendu l'âme dans la salle de bains du 1er étage, provoquant là aussi une inondation, avec un important dégât des eaux (le plafond du rez-de-chaussée est, du coup, tout neuf !). Ce qui est assez marrant, c'est que comme il faisait très froid (-10, c'est pas rien dans une maison), au fur et à mesure que l'eau coulait dans la douche, ça gelait en gouttant. Quand le fils est arrivé dans la maison, il a trouvé un mètre-cube de glace dans le bac à douche, qu'il a dû casser à l'aide d'une masse... Je vous laisse imaginer.
Donc, la première chose qu'a faite Jean-Luc pendant que je faisais un sort au papier-peint, ça a été de virer la quasi-totalité des radiateurs de cette vénérable maison (de 1927. L'avais-je déjà précisé ?). Et de les remplacer par des neufs. Avant de se rendre compte que son installation n'irait pas, faute de raccords au bon endroit. Du coup, nous avons fait venir un chauffagiste qui nous a fait tout ça bien comme il faut, nous assurant un hiver bien douillet...
Sauf qu'en remettant la chaudière en route (et il a d'abord fallu acheter du fuel pour pouvoir la faire fonctionner), ses ouvriers ont entendu de l'eau couler dans le mur du salon qui donne sur la rue. Perplexité du côté de Gobol, incompréhension du côté du chauffagiste, et une seule solution : "Vous voulez qu'on ouvre ou vous préférez le faire vous-même ?" Euh... Comment dire... faites-le, si vous le voulez bien, parce que là, moi, je ne sais pas où ouvrir, en fait.
Ils ont fini par découper un carré dans l'angle du plafond, et trouvé un coude en cuivre qui n'avait pas survécu à l'hiver rigoureux. Mais personne ne s'en était rendu compte, parce que les héritiers avaient coupé le chauffage après le premier dégât des eaux ! Bref, on n'est pas rendu, comme on dit en Bretagne, mais ça avance.
Le chauffage fonctionne, ou presque. Il semble qu'il y ait une petite erreur de branchement dans trois endroits, tous branchés sur le même tuyau : la chambre de Nathanaël, la nôtre et l'oratoire. Les radiateurs n'y chauffent pas du tout ! Va falloir régler ça, mon bon monsieur ! Sinon, on va vraiment... geler, nous !!! Allez, au boulot, on vous attend de pied ferme pour finir le travail !

(la suite... au prochain épisode !)

samedi 22 septembre 2012

Gobolistan II : Etape I

Alors bon, voilà, il faut que je vous explique un peu le silence qui subsiste sur ce blog, même si j'ai des tas de choses à dire. Des tonnes, même.

Nous sommes en pleine acquisition d'une maison. Une grande maison, très grande, même, exactement comme on la voulait. Avec plein de pièces partout, avec des tas de trucs bizarres dedans, exactement à notre image, un peu folle, un peu sage, un peu excentrique, et surtout, surtout, avec tout plein de choses à imaginer dedans. Une vie qui nous attend.

La première étape a consisté essentiellement en tractations, marchandages, prises de rendez-vous, etc.
Et c'est assez usant, en fait. Mais intéressant, stimulant aussi.
De visite en rendez-vous chez divers experts, nous avons rencontré des tas de gens, depuis l'agent immobilier jusqu'aux vendeurs, en passant par le conseiller bancaire et le courtier, le notaire ou les amis des vendeurs. C'est dire si la vente d'une maison mobilise des acteurs divers et variés !

Nous avons donc commencé cette première étape le 25 juin 2012, avec la visite de la maison. La première visite, devrais-je dire. Ce matin-là, il était 9 heures et nous avions rendez-vous avec l'agent immobilier en charge de la maison. En réalité, nous étions allés à Ebersheim la veille, et avions très vite trouvé la maison en question, qui, extérieurement, nous avait beaucoup déçus. Mais nous avions rendez-vous, et il n'était pas question de nous "défiler". Parce qu'elle nous intriguait, cette maison. 
Nous avons donc commencé la visite, en débutant par la cuisine. Et là, le choc. Une grande pièce, quasiment vide, à l'exception de quelques meubles, une chaise percée, des sacs poubelle et des prospectus qui traînaient. Premier choc, première impression, positive pour moi, négative pour Jean-Luc, habitué à notre cuisine intégrée fonctionnelle...
Et puis, le reste de la maison, et des tas de détails qui nous ont plu... ou pas. Une rambarde improbable dans l'escalier donnant sur le salon, un petit espace surélevé dans le salon lui-même, dont on se demande au départ à quoi il va bien pouvoir servir. Un couloir énorme, laid, avec une tenture marron hideuse, mais avec un potentiel impressionnant. Un escalier en bois massif avec une jolie rambarde. Une pièce nue, en béton, sombre, avec une porte capitonnée comme on en trouve dans les cabinets des médecins ou les études des notaires. Une salle de bains quasi-neuve juste à côté. 4 chambres avec des papiers-peint tous plus psychédéliques les uns que les autres. Un passage secret vers la grange. Une surface impressionnante. Une micro-salle de bains au premier étage. Un grenier incroyable, du genre de celui dont j'aurais rêvé pouvoir bénéficier, étant petite (vous vous souvenez, les histoires avec les malles de vieux vêtements, les trésors que l'on peut trouver au grenier ?). Un immense balcon.

Mais voilà. Trop chère. Pas de chauffage, tous les radiateurs à remplacer, chauffage existant au fuel dont on se demande s'il fonctionne encore. Des trous dans les murs. Des trous dans les sols. Une salle de bains à créer entièrement. Des pièces qui ne sont pas à leur place, d'autres à réaménager... Mais voilà, le charme a opéré, il y aura un avant et un après cette visite.

Deuxième jour, le 26 juin, nous revenons à Ebersheim pour visiter une autre maison. Déception. Circulez, y'a rien à voir ! Second choc. C'est l'autre qu'on veut.

Quelques jours plus tard, début juillet, le même agent immobilier nous propose de visiter une autre maison, dans le même genre, même surface habitable, mais beaucoup plus de terrain.
Troisième choc. 17 ares de terrain. Un verger et un potager immenses, des granges, des hangars, des celliers, une écurie, une étable, des logements annexes pour les ouvriers saisonniers... sans compter la maison de maître, magnifique, meublée dans le style années 50. Un vrai rêve éveillé.
Mais trop loin. Trop chère. Et surtout, qu'aurions-nous fait de cette maison ? Comment entretenir une telle surface, un tel jardin, et comment habiter une maison pareille, si chargée d'histoire ? J'ai eu l'impression, quand je l'ai visitée pour la première fois, d'entrer dans un musée, ou un sanctuaire, au choix. Étrange. Nous étions là dans la demeure d'un paysan riche, sans doute le plus riche de ce petit village distant de Sélestat d'environ 15 km. Et étonnamment, ce qui nous a plu dans cette maison, ce sont essentiellement les meubles. Certains meubles en tout cas. Des armoires magnifiques, une table de cuisine incroyable, des chaises pour enfants adorables, des buffets superbes... en fait, nous voulions la maison d'Ebersheim et les meubles de Baldenheim. Nous avons donc fait une proposition aux vendeurs de ce corps de ferme : nous étions prêts à acheter les meubles, pour un prix raisonnable, sachant que les vendeurs les laissaient pour rien dans la maison.
C'était sans compter l'esprit du monde... Les vendeurs, à tort ou à raison, estiment que la maison a plus de valeur meublée. Donc ils refusent de vendre les meubles à part. C'est à prendre ou à laisser. Et devant notre proposition, ils font estimer les meubles. Ce que nous pouvons leur donner ne représente que 10% du prix estimé par le brocanteur. Leur réponse est donc négative...
Pourtant, il y a une donnée à laquelle ils semblent n'avoir pas pensé : la vente de cette maison est impossible ou presque en l'état. Justement à cause des meubles. La maison a trop de personnalité, il est impossible pour un acheteur de s'y projeter, d'y mettre ses propres meubles, ses souvenirs, sa vie. C'est comme si les vendeurs voulaient vendre leur maison et leur propre vie avec. J'ai trouvé assez étonnant qu'ils ne souhaitent pas garder des souvenirs de leurs parents, de leur enfance, de leur vie...
Enfin, chacun a ses raisons. Mais depuis, s'il y a eu quelques visites, personne n'a acheté la maison. Justement à cause des meubles.

Finalement, après une deuxième visite de la maison d'Ebersheim et une négociation avec les vendeurs, nous nous mettons d'accord pour une baisse du prix et signons un compromis de vente le 20 juillet. La seconde partie peut commencer : la recherche d'un prêt !

Quelques jours auparavant, j'avais pris rendez-vous avec le courtier pour étudier la faisabilité de notre projet. Et à notre retour de vacances, début août, j'ai pu lui donner le dossier complet, incluant le compromis de vente, les informations personnelles et bancaires, etc...
Mi-août, j'avais un nouveau rendez-vous avec le courtier et notre future conseillère financière à la banque qui allait nous prêter l'argent, pour signer la demande de prêt. Le contact a été très bon, très cordial, sympathique, même, augurant de bonnes relations avec notre future banque.
Et mi-septembre, nous avons signé l'offre de prêt et planifié la signature de l'acte authentique d'achat de la maison. Ce sera pour dans très peu de temps, puisque nous signons le 1er octobre !

Gobolistan II, nous voici ! (suite au prochain épisode !)

vendredi 7 septembre 2012

Oh purée !!

... J'ai du retard.

En regardant rapidement ce blog, je me suis rendu compte que je n'ai toujours pas publié les photos de nos vacances de... l'année dernière ! Ni donné vraiment de nouvelles de celles que nous avons passées en Italie (et pourtant, c'était drôlement bien !), ni parlé du travail (en même temps, ça, on peut peut-être éviter :) ), ni posté de photos récentes des enfants, ni raconté les derniers coups pendables qu'ils nous ont concocté...

Bref, j'ai du retard.
Et croyez-le ou non, je ne sais pas du tout si j'aurai un jour le temps de le rattraper.
Mais bon, c'est pas bien grave, au fond, parce que les nouvelles importantes, il n'y a pas besoin d'un blog pour les donner. Celles-là, elles finissent toujours par se savoir, par courrier, par mail, par téléphone. Et ça, c'est quand même bien mieux !

(sauf que la question que je me pose, c'est de savoir si ça sert vraiment d'avoir un blog qu'on n'alimente pas... Mais là, tout de suite, je vais me coucher, j'y verrai peut-être plus clair demain !)

jeudi 6 septembre 2012

Facebook et la rentrée...

Alors voilà, ça y est, on y est, il paraît que la rentrée des classes, c'était mardi.
Chouette !
J'ai vu, depuis mardi soir (et j'y ai volontairement participé), des tas de messages sur Facebook, photos à l'appui parfois, de la rentrée des enfants, des parents, etc.
Et ça m'a un peu interpellée : un de mes cousins a mis un mot sur son profil où il se moquait ouvertement de tous ceux et celles qui faisaient un rapide "compte-rendu" de la rentrée de leurs enfants (moi y compris, donc), et je me suis demandé pourquoi.

Pourquoi tant de haine ???

Plus sérieusement, pourquoi ce message, après d'autres du même accabit (sur la fin des vacances, sur les départs en vacances, etc.) ?
Après tout, Facebook, c'est fait pour informer les autres de ce qu'on fait, ni plus, ni moins. On joue, on dit aux autres où on est, comment on va, on leur montre nos photos de vacances (mais pas que), nos découvertes sur Youtube et Dailymotion (mais pas que non plus), les articles qu'on a lus, les informations choquantes, drôles, incroyables, inattendues... qu'on a glanées au cours de la journée... On dit aussi comment on va, et la plupart du temps, c'est pour dire qu'on va bien (parce que quand même, c'est difficile de dire, comme dans la vraie vie, qu'on ne va pas bien (à part à son médecin !). Vous avez déjà remarqué que quand on croise quelqu'un qu'on connaît (dans la rue, au boulot, à l'école...) et qu'on lui dit bonjour, en général, ça donne un truc du genre :
- Salut ! Comment ça va ?
- Bien, merci, et toi ?
- Bien, bien ! C'est cool !
etc. Alors que parfois, on a mal au dos, on est crevé par le boulot, les enfants, on vient de se disputer avec son mari ou ses parents, sa soeur ou oncle Marcel, bref, ça va pas, mais pas, mais pas du tout, quoi ! Et pourtant, on dit que tout va bien, pour je ne sais quelle raison (j'ai jamais compris !). Pudeur ? Peur d'embêter l'autre ? Peur de la pitié ? De la compassion ? Manque de temps ? De confiance ? Bref, cette question, elle me turlupine depuis la Fac (donc avant l'ère Facebook en ce qui me concerne, et je suis toujours frappée de voir que sur le réseau, c'est finalement comme dans la vraie vie. Fin de la parenthèse, et félicitations à ceux et celles qui arrivent à suivre mes digressions. Mais c'est mon blog, et j'y écris ce que je veux ! Na !)
Donc je me pose pas mal de questions : Quelle est la validité de toutes ces informations ? Quelle est la véracité de tous ces "statuts" publiés sur nos murs respectifs ? Sont-ils sincères ? Véridiques ? Honnêtes ?

Et puis, finalement, je me suis dit deux choses :
- d'abord, il y a des tas de gens qui s'en fichent éperdument de savoir que Trucmuche a réussi le niveau X du jeu Bidule, ou que Machin-Chouette est en week-end et que zut, il pleut.
- et puis aussi que finalement, ce n'est pas grave de le dire quand même, parce qu'après tout, personne n'est vraiment obligé de lire ce que les autres publient sur leurs propres murs. Et surtout, que si vraiment, vraiment, les statuts de l'un ou de l'autre me "gavent", je peux toujours le ou la retirer de mes contacts, non ?

Finalement, je me dis que si telle ou telle personne ne le fait pas, de me retirer de ses contacts, même si il semble que je l'exaspère profondément, c'est peut-être pour une raison toute simple : "que pensera cette personne si je la vire de mes "relations" facebookiennes ? Et que penseront mes autres contacts qui peut-être connaissent la personne en question, du fait que je l'ai virée de mes contacts ? M'aimeront-ils toujours ? Accepteront-ils toujours de faire partie de mes "amis" ?"

Bref, je me pose de plus en plus de questions sur ce fameux réseau social. Il a un côté très sympa, qui permet de suivre de loin ceux dont on ne veut pas perdre la trace mais que l'on n'a pas le temps d'appeler tous les jours. J'ai ainsi pu apprendre que Gwennyn avait gagné le prix du Télégramme pour son nouvel album, qu'une de mes connaissances avait eu son 4e bébé (je ne savais même pas qu'elle était enceinte !), ou que ma cousine souffrait toujours du genou, avec toutefois un léger mieux. 
Mais très honnêtement, Facebook, c'est surtout un super calendrier qui permet de ne pas oublier de souhaiter un bon anniversaire à tous ceux qu'on oublierait sans ce rappel.
Encore faut-il y être connecté tous les jours, pour être sûr de ne pas en rater !

Allez, hauts les coeurs, amis lecteurs : au moins, ceux qui viennent ici, je sais qu'ils le veulent vraiment ! (et je vous en remercie !)