samedi 18 avril 2009

Sereinement bio évolue !

J'ai appris jeudi matin, par ma directrice, que je passais à 75% au mois de mai !

Bonne nouvelle !

Mais aussi mauvaise nouvelle si on prend en compte l'autre côté de la médaille : je dois faire une croix, sans doute définitivement, sur mon projet d'entreprise d'esthétique à domicile (oui, je ne l'avais pas encore totalement enterré, mais cette fois, je crois que ça y est...).

Pour l'instant, ce n'est que pour trois mois, le temps de résorber le surplus de travail dû à l'absence de mon collègue Casimir (vous vous souvenez ? Notre Champion du monde !) depuis le début du mois d'avril. Mais comme mon congé parental se termine en décembre, je ne retournerai pas pendant très longtemps à mi-temps... et compte-tenu des besoins à l'ISSM, il y a fort à parier qu'un quart-temps en plus ne sera pas de trop...

 

Bref, du coup, je vais redonner une nouvelle direction à mon blog "Sereinement bio", en l'axant davantage sur les trucs et astuces bios que j'ai pu glaner au fur et à mesure du temps qui passe, et qui peuvent intéresser les uns et les autres.

 

N'hésitez pas, donc, à aller faire un tour : c'est ici.

mercredi 8 avril 2009

De l'usage des volets

Dans un précédent billet, où il était question du temps, nous avons abordé rapidement la question de l'importance toute relative des volets.

Au Gobolistan comme ailleurs, les volets existent, mais permettez-moi d'abord une digression (comment ça, vous avez l'habitude ?)

Je viens d'écrire "Au Gobolistan comme ailleurs", et je viens de me rendre compte que c'est faux, archi-faux ! Les volets ne sont en aucun cas une donnée universelle. Notre expérience limitée en baroudage et voyages divers nous a montré qu'en certaines contrées, pas forcément très éloignées d'ailleurs, la notion de volet était inconnue. En Autriche, par exemple, on utilise des double-rideaux. En Bretagne, on peut trouver des Velux, des rideaux, des double-rideaux et des volets.

Au Gobolistan, on trouve des rideaux à certaines fenêtres, des volets à toutes les fenêtres sauf celles de l'escalier, des volets sans qu'il y ait des fenêtres derrière, des rideaux opaques, des rideaux transparents, voire pas de rideaux du tout.

(pour les volets sans fenêtre, il conviendra de préciser que la fenêtre devait exister, et qu'il se peut qu'elle ait été murée par un précédent propriétaire ou envahisseur, c'est selon) (il semble d'ailleurs que ce soit une coutume répandue dans les Etats limitrophes et ayant des frontières communes avec le Gobolistan).

 

Mais donc, pourquoi mettre des rideaux aux fenêtres, ou des volets, voire les deux ???

 

Les plus raisonnables d'entre vous se diront que ce billet, une fois de plus, est parfaitement inutile, et qu'au lieu d'écrire des bêtises, je ferais mieux de descendre préparer le repas (oui, je vais le faire, mais plus tard).

 

Nous avons évoqué dans le billet sus-cité, la question des volets pour évoquer le fait que BBK est facile à berner : il suffit de lui faire croire qu'il fait nuit, pour qu'elle accepte d'aller faire la sieste, et que les volets sont bien utiles dans ce cas-là.

Alors, me direz-vous, à quoi servent donc les volets ?

Réponse : à faire croire à BBK qu'il fait nuit. Certes. Mais encore ?

A provoquer la nuit.

Mais alors, il y a quelque chose d'illogique là-dedans : en général, les volets sont fermés la nuit, justement. Donc, quand c'est inutile de faire croire que, puisque justement "c'est".

Je me suis alors demandé ce qui se passerait si on omettait de fermer les volets la nuit. La nuit ne serait-elle plus la nuit ?

Nous avons donc testé, et fermé certains volets et pas d'autres. En pratique : les volets de la cuisine ont été fermés, et pas ceux du salon. Bilan : Nous avons pu observer par la fenêtre du salon (non volétisée, donc), que la nuit continuait d'être la nuit malgré la fermeture des volets.

Les volets ne servent donc pas à faire disparaître la nuit.

Qui plus est, nous avons également observé que plus la nuit vient tôt (en hiver en particulier), plus les volets sont fermés tôt.

Hypothèse : les volets servent à se protéger de la nuit, et permettent donc que la nuit n'entre pas dans la maison.

Là encore, nous avons expérimenté : En réalité, qu'on ferme ou non les volets, la nuit entre toujours dans la maison. La vraie protection contre la nuit, dans une maison ou un appartement, est en réalité la lumière électrique, sous quelque forme qu'elle soit : lampe hallogène, guirlande électrique, ampoule basse consommation, ampoule "classique", etc.

Donc, les volets ne servent pas à se protéger de la nuit, ni à empêcher la nuit d'entrer dans la maison.

Nous avons donc cherché dans les comportements des adultes. Et nous avons observé ceci : Il semble que les volets soient plus souvent et plus longtemps fermés en hiver qu'en été. Or, en hiver, il fait souvent plus froid, plus gris, plus pluvieux qu'en été (voire plus neigeux, logique, sauf si on habite dans l'hémisphère sud et qu'on bénéficie de l'hiver en juillet et de l'été en janvier).

La corrélation "volet fermés - mauvais temps" semble donc être une réalité.

Serait-ce donc du mauvais temps qu'on se protège en fermant les volets ?

Objectivement il semble que non : pour empêcher le vent, la pluie, le froid ou la neige d'entrer, il suffit de fermer la fenêtre. Ce qui, soit dit en passant, fait qu'en réalité, le fait de fermer les volets contredit cette volonté de protection puisque dans beaucoup de cas (en tout cas au Gobolistan), pour fermer les volets, il faut d'abord... ouvrir les fenêtres...

 

Bref, il semble que la raison des volets ne soit pas à chercher dans les éléments extérieurs, mais bien dans la tête des gens.

D'ailleurs, nous avons observé le comportement d'une amie venue à une réunion exceptionnelle au Gobolistan. Par deux fois déjà, cette amie est entrée le soir chez nous, et a commencé par fermer les rideaux de la fenêtre qui était dans son dos, et uniquement ceux-là. Comme s'il y avait là une question de survie. Les volets et autres rideaux auraient-ils une raison psychologique d'exister ?

Dans le cas de BBK, la relation est flagrante : les volets sont fermés dans la journée, donc elle dort. Ils sont ouverts : elle se réveille (évidemment, il est hors de question dans son cas d'allumer la lumière quand on ferme les volets), ce qui amène à une autre explication :

Les volets servent-ils à se protéger de la lumière, plutôt que de la nuit ?

Que se passe-t-il si on omet de fermer les volets ?

En hiver : pas grand-chose : le jour se lève tard, et la plupart du temps, en tout cas sous nos latitudes, il fait nuit quand on part au travail, et renuit quand on en revient.

En été, le jour se lève très tôt (vers 5 heures du matin). L'omission des volets a pour conséquence immédiate de précipiter le réveil, et de retarder le coucher (puisque le soleil se couche vers 22h30). Donc, nous pouvons dire que les volets protègent non pas de la nuit, mais du soleil.

 

Certes. Mais alors pourquoi dans certains cas faut-il absolument, de jour, fermer les volets (hormis pour obliger BBK à dormir) ?

J'ai eu une cliente l'autre jour chez moi, venue pour une épilation. Et nous avons fermé tous les rideaux du salon et de la cuisine, alors justement que la lumière du soleil aurait été la bienvenue... histoire de voir les poils à enlever.

Oui mais voilà, la cliente ne se sentait pas à l'aise, volets ouverts.

J'en reviens donc à l'hypothèse psychologique : les volets et rideaux jouent un autre rôle que simplement protéger du soleil.

Ils protègent donc d'autre chose, mais de quoi ???

Du regard.

De l'autre.

Ils protègent sans doute l'intimité de ceux qui sont à l'intérieur du regard de ceux qui sont à l'extérieur.

 

D'où la réaction de ma cliente de fermer les rideaux avant d'enlever son pantalon pour l'épilation.

D'où la réaction de cette amie de fermer les rideaux dans son dos alors qu'il faisait nuit.

Elles se protègent de quelque chose : dans un cas, du potentiel regard du voisin ou de la voisine.

Dans l'autre, d'un événement qui a dû se produire et qui fait qu'elle se sent sans doute observée quand elle est dos à une fenêtre...

D'ailleurs, nous avons tous un comportement étrange avec les volets : quand nous partons en vacances, nous fermons les volets, alors qu'il n'y a personne à protéger du soleil, puisque la maison est vide. Souhaiterions-nous protéger la maison de la lumière ? Ou par les volets, nous prémunir contre l'intrusion de personnes indésirables dans la maison ?

Mais alors, le fait de fermer les volets le jour n'est-il pas le meilleur moyen de les prévenir que la maison est inhabitée temporairement ou de manière permanente ?

 

Au Gobolistan, les choses sont relativement simples : les volets qui sont fermés sont ceux qui sont accessibles, c'est-à-dire ceux qui ne nécessitent pas le déménagement du canapé pour y accéder, ou encore qui n'obligent pas à vider totalement le plan de travail pour pouvoir ouvrir la fenêtre...

Bien sûr, il y a l'option "volets roulants électriques", ce qui supprime la question de l'accessibilité, et permet de fermer ou d'ouvrir des volets sans même avoir à ouvrir les fenêtres... Mais au Gobolistan, nous n'en sommes pas encore là...

 

Pipi au lit : et de 2 !!!!!

D'aucuns trouveront sans doute que décidément, j'écris pour pas grand-chose...

Certes.

Oui, mais voilà, au Gobolistan, les "pas-grand-chose" peuvent avoir une importance énorme, par les proportions que peuvent prendre certains problèmes.

Dans le cas de Gobolovna, nous étions depuis plus de 4 ans maintenant, devant un problème qui s'annonçait insoluble : l'énurésie.

 

Alors certes, dans certains milieux, il est de très mauvais ton de parler de ces choses-là : il vaut mieux les cacher. Oui, je suis d'accord, en réalité, ça ne regarde personne d'autre qu'elle et nous, ses parents.

Sauf que je me dis que parmi les lecteurs de ce blog, certains sont peut-être, ou seront peut-être concernés par ce problème, beaucoup plus fréquent qu'on ne le pense généralement (puisque c'est "honteux"), et qui touche environ 1 enfant de plus de 6 ans sur 10 (eh oui, c'est énorme !).

Aucune honte à avoir, donc, face à ce souci quotidien.

Dans le cas de Gobolovna, les choses semblaient prendre le bon chemin, puisque la petite demoiselle a été propre à tout juste 2 ans, le jour, et dans la foulée, la nuit, pendant... 2 semaines !

Ensuite, les choses se sont gâtées. Retour de la couche la nuit, sous peine d'inondations, et naissance de Gobolovitch dans la foulée : retour de la couche le jour, au moins partiellement (pour les longs trajets en particulier), sinon, il fallait tout changer deux ou trois fois dans la journée.

Je ne me suis pas pris la tête pour autant, sachant pertinemment que Gobolovna n'avait aucune obligation d'être propre le jour avant le mois de septembre (quelques jours après son troisième anniversaire, donc), pour l'entrée en maternelle. Et ô miracle : durant l'été, nous nous sommes rendu compte qu'elle pouvait très bien se passer de couche, moyennant des accidents réguliers et quotidiens.

Durant les mois qui ont suivi la rentrée, nous nous sommes rendu compte également que les accidents en question, pour nombreux qu'ils soient, ne se produisaient jamais à l'école, mais systématiquement à la maison. A cela, deux explications étaient possibles et avec le recul, j'en privilégierai une :

- première explication : tout se passait dans la tête, et notre Gobolovna nous expliquait par là qu'elle était en conflit avec nous, et spécialement avec moi, puisque c'était en priorité les jours où je m'occupais d'elle qu'elle faisait pipi dans la culotte.

- deuxième explciation : elle ne pouvait tout simplement pas faire pipi dans la culotte à l'école, puisque en maternelle, les enfants vont très régulièrement aux toilettes, en groupe, à la queue-leu-leu, et que du coup, ce genre de chose est quasiment impossible, sauf si l'enfant a échappé à la surveillance des instits et n'est pas allé aux toilettes. Oui, mais ça ne peut pas être le cas de Gobolovna, qui depuis le début de sa scolarité, fait montre d'une incroyable capacité à l'obéissance, si tant est qu'on lui demande d'obéir à quelqu'un d'autre que sa propre mère...

 

Je privilégierai donc cette hypothèse n°2, parce qu'elle me semble plus conforme à l'esprit un tantinet tordu de ma fille, qui prend un malin plaisir au quotidien à s'opposer en tout à nous, mais aussi est d'une sagesse exemplaire (un peu trop d'ailleurs), quand elle est avec un autre adulte. Ce qui tendrait à montrer d'ailleurs qu'en réalité, elle n'était pas tout à fait propre le jour quand elle est entrée à l'école...

 

La question de la nuit est littéralement passée aux oubliettes à ce moment-là, parce que l'urgence était précisément de régler la question le jour...

 

Quand notre Gobolovna a eu 4 ans, j'en ai parlé au médecin, quand même, parce que je me disais qu'il était quand même temps de faire quelque chose. Il a donc posé des questions, histoire de savoir si c'était un problème nouveau, récurrent, physiologique, mental, ou autre.

Le généraliste (remplaçant de notre généraliste habituel), a tout d'abord passé un "contrat" avec Noémi, lui demandant de faire attention, et de ne pas faire pipi dans la culotte le jour (la question de la nuit étant toujours secondaire d'après lui). Noémi a pris très sérieusement les choses, et s'est exécutée, avec un résultat très probant pendant... 3 jours. Dès le 4e jour, les choses ont empiré. Et le 7e jour, où nous avions un rendez-vous bilan avec le médecin, on était revenus à la case départ.

Du coup, il m'a adressée à un pédopsychiatre, parce que ce que je lui décrivais était hors de son champ de compétences, et que pour lui, c'était une énurésie diurne et nocturne secondaire (Gobolovna avait été propre à un moment donné, et ne l'était plus), ce qui ne relevait donc pas d'une malformation quelconque, mais bien d'un souci mental.

J'ai mis du temps à prendre rendez-vous avec le Pédo-psy, en me disant que ça allait peut-être s'arranger avec le temps. Et puis, de toute façon, j'attendais BBK, et je ne pouvais pas faire grand-chose d'autre à ce moment-là.

Et il se trouve qu'au cours de la grossesse, des tas d'angoisses sont revenues à la surface, et que ma gynéco m'a conseillé d'en parler avec une psychologue qui intervenait à l'hôpital. Ce que j'ai fait, parce que j'en avais marre des cauchemards. Et celle-ci m'a dit que mon problème était trop compliqué pour pouvoir être réglé en 1 seance, et qu'elle me conseillait de voir une de ses collègues, qui intervenait elle aussi à l'hôpital, mais qui elle, pourrait assurer un suivi dans le temps. J'ai donc recommencé tout depuis le début, pris rendez-vous... et me suis retrouvée au même endroit que là où j'avais pris rendez-vous pour Noémie, mais avec un autre psychologue.

Du coup, j'ai décidé de mener les 2 de front, prenant conscience que le comportement de Noémi reflétait sans doute l'inadéquation du mien en certaines circonstances.

Dans l'intervalle, nous ne sommes bien sûr pas restés inactifs : sur le conseil de ma petite soeur médecin, j'ai fabriqué un calendrier, sur lequel j'ai noté les dates, et que Noémi devait remplir tous les matins, avec un soleil si elle n'avait pas fait pipi, et un nuage et de la pluie si elle avait fait pipi. Seulement voilà, Noémi trouvait bien plus drôle de dessiner des nuages qu'un soleil (ne me demandez pas pourquoi), et elle a commencé à faire exprès de faire pipi dans la couche pour justement pouvoir mettre un nuage dans la case. Je me suis dit qu'il fallait donc que ce soit moi qui remplisse le calendrier, mais elle n'a jamais accepté, et du coup, le calendrier ne servant strictement à rien d'autre qu'à provoquer des conflits supplémentaires entre Gobolovna et moi, il a été supprimé de notre arsenal anti-pipi.

Retour à la case départ.

 

Du coup, nous avons laissé tomber pendant un temps, c'est-à-dire pendant les 6 mois suivants, histoire de nous habituer à la présence de notre BBK qui venait de naître, et de ne pas tout affronter en même temps. J'ai continué les deux consultations parallèles : l'une pour Noémi, l'autre pour moi, au Centre pour l'enfant et sa famille, et au fil du temps, des améliorations se sont vues, d'abord dans mon propre comportement avec les enfants (en gros, je suis devenue une maman "normale"), puis, par ricochet, dans le comportement de Noémi. Mais rien côté énurésie, si ce n'est du mieux dans la journée, et la disparition totale durant la grande section de maternelle de l'énurésie diurne.

Au mois de mars 2008, Noémi devait partir en classe verte. Nous avons profité des mois précédant ce premier grand départ pour tenter un nouvel essai côté énurésie nocturne. Ma petite soeur, toujours la même, m'avait parlé d'un dispositif appelé "pipi-stop" : une sorte de bande hygiénique, reliée par un fil électrique à une petite valisette dotée d'une alarme. Quand l'enfant fait pipi, l'alarme se met à sonner, réveille l'enfant (en théorie), et rééduque ainsi le cerveau afin que l'enfant en vienne à se réveiller avant de faire pipi... Le processus jusqu'à la propreté nocturne prend environ 4 à 5 semaines en général.

Oui mais voilà, chez Noémi, le "pipi-stop" réveillait tout le monde, toutes les nuits, sauf Noémi... qu'il fallait donc porter jusqu'aux toilettes où elle faisait pipi par réflexe, et la recoucher, la plupart du temps sans qu'elle ne se réveille une seule seconde... Epuisant donc pour Jean-Luc, Nathanaël et moi, et sans aucun effet pour Noémi.

Au bout de 7 semaines de ce traitement, nous avons rendu l'appareil à la parapharmacie en leur disant que ça ne marchait pas. En revanche, cela nous avait appris que les sonneries se produisaient en général entre 23 heures et minuit. Nous avons donc commencé à réveiller Noémi avant 23 heures pour la conduire aux toilettes, et pendant 3 nuits, elle n'a plus fait pipi au lit. Sauf qu'au bout de trois nuits, tout était à refaire de nouveau...

 

Nous avons laissé tomber une fois de plus : aucun bénéfice pour Noémi, et des réveils nocturnes pour nous pour des "prunes"...

Jusqu'au mois de février 2009.

Retour une fois de plus chez le pédo-psy, qui nous avait promis un traitement en novembre, mais l'ordonnance n'était jamais arrivée. Après avoir appelé plusieurs fois, j'ai compris qu'elle hésitait à donner un anti-dépresseur à une enfant de 6 ans, et qu'elle avait attendu pour voir si la situation avait évolué d'elle-même. Elle souhaitait nous revoir en février, pour en parler, d'autant plus que dans l'intervalle, Nathanaël, lui, était devenu propre de nuit... ce qui n'avait pas manqué de provoquer des réactions violentes de la part de Noémi... 

Retour donc en février, et là, elle nous a dit de tout recommencer :

- pipi-stop la nuit

- calendrier le matin

- rétention d'urines la journée, quand Noémi était à la maison, pour rééduquer la vessie.

 

Premiers essais : rien. Nuages, nuages, pluie. (le pipi-stop sonnait bien, mais ça ne l'empêchait pas de faire pipi dans la couche après)

Lueur d'espoir au bout de 4 jours. (sonnerie, et couche sèche le matin)

Retour de la pluie.

Soleil à la fin de la première semaine.

Re-pluie.

Soleil pendant 2 jours.

Pluie pendant 2 jours.

Soleil pendant 4 jours d'affilée.

Absence de sonnerie de toute la nuit, réveil "sec".

Réveil spontané à 5 h 30 avec envie de faire pipi.

Absence de sonnerie pendant 5 jours consécutifs.

 

Au bout de 14 jours "secs", et après un bilan par téléphone avec le pédo-psychiatre, j'ai pris la décision de retirer couche et pipi-stop. Et ça tient !

Depuis 18 nuits maintenant, Noémi n'a plus fait pipi dans la couche, ou dans le pyjama, ou au lit... Un grand bonheur est enfin arrivé au Gobolistan !

Du coup, des perspectives s'ouvrent devant Noémi :

- pouvoir dormir chez des amis

- pouvoir inviter des amis à dormir à la maison

- pouvoir leur dire sans honte, et sans crainte de mentir : "Non, je n'ai plus besoin de couches !" (parce que bien entendu, à la classe verte, toutes les filles s'étaient rendu compte qu'elle en portait encore la nuit, et elle était devenue la tête de turc de ses camarades de classe à cause de ça...)

- pouvoir être fière d'elle et du chemin accompli.

 

Des jours heureux et paisibles s'écoulent donc au Gobolistan, et pour l'instant, tout va bien : il est encore un peu tôt pour demander à BBK de faire la même chose : elle réclame le pot dans la journée, mais c'est uniquement un jeu pour l'instant, et elle n'a absolument pas fait le lien entre le pot et l'absence de couche...

 

Mais ceci est une autre aventure...

lundi 6 avril 2009

Nouvelles printanières

Bientôt un mois que je n'ai plus écrit ici ! Bon sang, mais qu'est-ce qui me prend ?

 

Quelques explications s'imposent...

1- Nous avons déménagé le bureau hier. Ceci expliquant cela, j'ai présentement un ordinateur dans l'ancien bureau, à savoir notre chambre au deuxième étage, mais sans le bureau. Concrètement, ça donne ceci : je suis assise par terre, le clavier sur les genoux, la souris posée à ma droite, l'écran par terre en face de moi, le téléphone à mes pieds, la tour et l'imprimante à ma gauche... pas très confortable, mais paradoxalement, c'est pour cette raison que j'ai le temps d'écrire ce message ce soir : pas de papier, pas de stylo, rien à classer... puisque tout le matériel est en bas, au sous-sol, dans notre ex-salle de jeux-chambre d'amis, devenue bureau-chambre d'amis.

2- Découlant directement de la première explication, je ne peux rien faire pour avancer le travail "familial", n'ayant rien sous la main pour le faire. J'ai donc le choix, actuellement, et jusqu'au déménagement de l'ordinateur, entre bloguer et travailler... Ce soir, donc, j'ai choisi de bloguer.

3- Le travail qui est à faire est un peu dingue :

Parmi les projets en cours :

- établir une table de classification des livres, bandes dessinées, mangas et revues que nous avons au Gobolistan. Il est temps, y'en a partout (va falloir créer un champ "localisation" si on veut s'y retrouver un peu).

- établir une table de classification des recettes de cuisine (oui, je suis documentaliste, et tant qu'à faire, autant être organisée aussi en cuisine, même si je ne cuisine pas autant que je le voudrais et le pourrais avec toutes les recettes que j'ai emmagasinées depuis quelques années. Mais on ne se refait pas, et donc je vais commencer par les classer, avec une cote, des mots-clés et tout le toutim, parce que tant qu'à faire, autant le faire jusqu'au bout, sinon c'est moins drôle).

- Finir de reprendre toutes les recettes de cuisine éparpillées dans la cuisine (j'ai déjà rempli un classeur, mais j'entends bien "normaliser" la présentation des recettes, et donc toutes les reprendre, les recopier, les illustrer comme j'ai fait avec le premier classeur, ce qui sous-entend aussi de reprendre les deux gros classeurs où j'ai fait un pré-classement par régions, d'une part, et par "sucré" ou "salé" d'autre part. Classement trop simpliste à mon goût, et qui ne permet pas de savoir rapidement quoi faire avec des poivrons, des oignons ou pour Pâques... Je vais donc remédier à cet état de fait, d'où la classification mentionnée plus haut (si un jour j'arrive au bout du projet).

- reconstituer les images, tableaux et fichiers utilisés pour les premières étapes de l'écriture d'"Une journée (presque) ordinaire" (non, ne vous faîtes pas de fausse joie, je n'ai pas fini d'écrire ce futur best-seller...) pour publier les étapes de construction sur le blog "Atelier d'écriture".

- finir d'écrire l'ébauche de "Une journée (presque) ordinaire", (admirez la logique !) histoire de pouvoir enfin écrire une histoire, à partir de la trame (voir le blog "Atelier d'écriture"  pour les détails).

- télécharger PMB ou Kentika Express (pour les non-initiés, ce sont des logiciels documentaires gratuits) et donner "corps" à mes bases de données (parce que c'est bien d'avoir une classification, mais si les bouquins, recettes, bds et autres ne sont pas entrés dans une base de donnée, ça ne sert à rien de les classer, parce qu'on ne peut pas les retrouver...).

- tant qu'à faire, établir aussi un index de ces recettes, et un thésaurus (je deviens spécialiste de la question, si, si !)

- déménager les livres qui sont éparpillés un peu partout dans la maison dans notre futur salon de lecture, projet qui pourra être mis à exécution dès que nous aurons d'une part enlevé la tapisserie des murs de notre chambre, dont une moitié (l'ex-bureau) deviendra le salon de lecture, et d'autre part, mis de l'engrain et peint en blanc tous les murs, puis que Jean-Luc aura construit des étagères murales, qui prendront moins de place qu'une bibliothèque, mais seront tout aussi efficaces compte-tenu de la place en sous-pente et surtout du fait que sinon, c'est du sur-mesure qu'il faut faire... encore !

- déménager l'ordinateur (oui, étape importante pour pouvoir réaliser les autres, on s'en doute !), et y brancher le disque dur externe, histoire de régler le problème récurrent de place que j'ai sur le présent ordinateur : entre les photos, les fichiers "lourds" tels journal de l'association, de la famille, recettes de cuisine etc. : notre ordinateur familial "rame" pas mal (les lutins rament, plus exactement) et met un temps assez incroyable pour charger les logiciels, et tout le bazar qu'il met en route quand on l'allume... il faut parfois attendre plus de 10 minutes pour avoir l'accès à Internet, et encore, il fonctionne au ralenti... alors que nous sommes passés à l'ADSL Haut débit en janvier !)

- faire les comptes (oui, bon, ça, c'est moins drôle...)

etc.

 

Et là, je ne mentionne pas le travail extérieur, qui revient à Gobolof :

- trier ce qu'il y a dans le débarras

- repeindre les murs extérieurs

- reconstruire le portail (on ne peut pas en racheter un cette année, on va donc bricoler celui qui est là)

- repeindre les encadrements de fenêtres et les volets

- etc

 

Donc, une fois de plus, au Gobolistan, nous ne manquons pas de projets, et ça tombe bien : l'ennui est inconnu, ici !

 

Voilà, vous savez tout ou presque du pourquoi du comment de ce long silence sur le blog, mais rassurez-vous, je vais me rattraper !

(ah oui, la principale raison, en réalité, pour laquelle je n'ai pas eu le temps d'écrire ici, c'est que j'ai réécrit toutes ces recettes de cuisine... mine de rien, ça prend un temps fou... et ce n'est pas fini : je n'ai fait qu'un classeur sur trois...).