mercredi 31 octobre 2012

Déminéralisation dentaire

Je ne me souviens pas en avoir parlé ici, mais voilà, Noémi a un souci dentaire que nous avons découvert lors de ses premiers rendez-vous avec le dentiste (vous savez ? M't'dents ?). Son diagnostic a été rapide, efficace et assez affolant aussi : elle est atteinte d'une déminéralisation dentaire, dont l'origine serait à chercher dans l'administration de cortisone à haute dose entre 0 et 18 mois. De plus, il y aurait aussi un lien à faire avec sa dyscalculie, les 3 autres enfants que suit ce dentiste (dont son fils) qui présentent ce type de problème dentaire ayant tous des soucis à l'école de type "dys", et ayant tous reçu de la cortisone à haute dose avant 2 ans (ce qui a été le cas pour Noémi à 6 mois à cause de son eczéma).

Donc pour résumer : la cortisone modifierait l'ADN des enfants, celui-ci n'étant pas fixé avant 18 mois. Or les "dys" ont une composante psychologique, mais également génétique, et il est difficile de connaître la part du génétique dans le trouble en question.
Toujours est-il que la conséquence pour Noémi, c'est que quand les dents de lait tombent et que les dents définitives repoussent, voire poussent pour ce qui est des molaires, elles sont friables, fragiles, parce que l'émail n'est pas assez costaud. Il faut donc appliquer des traitements fluorés, suivre l'évolution des dents au moyen de radios à intervalles réguliers. L'une des dernières (en juin 2011) avait révélé une molaire en cours de croissance dont les racines étaient "ouvertes" vers le bas, dans la gencive, et donc extrêmement sensibles, avec un début d'abcès au niveau de la racine ainsi que sous la dent, à la jonction avec la gencive. Cette dent en particulier inquiétait le dentiste parce que c'était la porte ouverte à n'importe quelle infection, et qu'il fallait que les racines se développent et se "ferment" pour assurer la pérennité de la dent, sans quoi, dans quelques années, il aurait fallu la retirer et poser un implant. Pas drôle pour une enfant de 10 ans, quoi.

Ce matin, je suis allée avec Noémi pour son rendez-vous de contrôle (un tous les 6 mois, je ne sais pas si tous les enfants de sa classe y vont aussi souvent, même si aucun d'entre eux ne veut croire que le "jaune" qu'elle a sur les dents n'est pas du tartre mais l'émail poreux des dents lui-même, émail très fragile donc...), et lors de ce rendez-vous, le médecin a pratiqué une énième radio. J'ai ainsi pu voir les futurs problèmes que notre fille aura quand toutes les dents auront poussé (l'orthodontiste va avoir du boulot : il n'y a pas assez de place !), mais aussi que le traitement avait admirablement bien fonctionné : les racines de la dent incriminée il y a un peu plus d'un an se sont allongées (environ deux fois la longueur constatée au mois de juin 2011), et fermées dans la gencive. Les abcès ont disparu, il faut donc maintenant assurer la minéralisation de la dent et de celles qui sont en train de pousser ailleurs.

Pour la première fois, le dentiste a été très optimiste aujourd'hui : il m'a dit que dans un an, deux au maximum, le traitement serait terminé. Il faut dire que Noémi a compris la leçon : elle n'oublie plus de se brosser les dents avec un dentifrice hyper-fluoré, et ces gestes quotidiens ont sauvé, semble-t-il, sa dentition.
Enfin une bonne nouvelle !

Question dentaire, on va en reparler bientôt : Nathanaël a perdu une incisive à 2 ans tout juste et la conséquence aujourd'hui, c'est que la repousse des dents définitives est de plus en plus bizarroïde. Va falloir trouver un orthodontiste rapidement : apparemment, on peut commencer les traitements assez tôt chez les enfants. Comme quoi, quand c'est en passe d'aller mieux chez l'un, ça embraye chez l'autre. Mais il vaut mieux faire ça maintenant : à son âge, la mâchoire est bien plus malléable que chez un ado ! (j'ai intérêt à avoir une bonne mutuelle... :) )

dimanche 28 octobre 2012

Gobolistan II : Episode III

Quoi de neuf sur le front du chantier au Gobolistan ?
Ben des tas de choses.
Vous vous souvenez de nos péripéties concernant le chauffage et l'électricité ? Eh bien pour le chauffage, c'est terminé, et tout fonctionne normalement. En fait, c'était une histoire de tuyau trop petit et encrassé. Le chauffagiste a fait le ménage là-dedans, et les trois radiateurs incriminés fonctionnent correctement maintenant.
Côté électricité, c'est sensiblement plus long.
L'électricien travaille bien, mais il est un peu surchargé (pas moins de 6 chantiers en cours, incluant le nôtre). Du coup, ça avance, mais pas aussi vite qu'on le voudrait. Ceci dit, les chambres sont opérationnelles (les 4 !), ainsi que le grand salon et le couloir du premier. Le petit salon est en cours (il manque encore une ampoule pour qu'on y voie clair là-dedans), le couloir du rez-de-chaussée n'a pas été touché du tout (il faut faire l'isolation d'abord !), et la cuisine est encore à terminer (prises de courant, problème de néon...).

Cet après-midi, nous avons donc commencé le grand nettoyage. C'est que tout doit être prêt à la fin de la semaine prochaine : nous déménageons samedi prochain ! Démarrage à 8 heures, et si nous avons assez de bras pour charger les quelques meubles que nous avons, tout devrait être terminé pour midi. Ensuite, il restera le rangement, et le reste des travaux !
Mais ça, c'est une autre histoire !

vendredi 19 octobre 2012

A trop tirer sur la corde...

... elle finit par casser, dit le dicton.
Ben voilà. J'aurais dû le savoir. En fait, je le savais, et je n'ai pas voulu (ou pu ?) en tenir compte. Le résultat, c'est que j'ai vécu trois semaines exaltantes, fatigantes, éreintantes, même, entre programmation de l'atelier d'écriture avec les étudiants de première année, l'atelier lui-même et la finalisation du thésaurus sur lequel je travaille avec d'autres documentalistes depuis plusieurs années maintenant.
Et que je le paie aujourd'hui.
Mercredi de la semaine dernière (ça fait donc environ dix jours maintenant), je me suis levée avec un beau mal de gorge. Sans en être étonnée outre mesure : la veille, le mardi, deux étudiantes du groupe étaient malades (l'une d'elles était déjà quasiment aphone le lundi et n'est pas venue le mardi, l'autre a quitté l'atelier un peu plus d'une heure avant la fin pour aller chez son médecin). Je me doutais donc que j'avais attrapé un truc qu'elles m'avaient gentiment refilé.
Heureusement, j'avais rendez-vous chez le médecin le jeudi (le lendemain, donc), et j'en ai profité pour lui demander de me retaper. Sauf qu'une semaine après (le mardi suivant, celui de cette semaine), j'étais au trente-sixième dessous. J'ai commencé la matinée en refaisant la queue dans la salle d'attente, et là, il m'a carrément arrêtée... pas de travail pour une semaine. Histoire de récupérer.
Hier, jeudi, ça allait beaucoup, beaucoup mieux ! J'ai donc bien profité de la soirée, après avoir passé la matinée à Ebersheim à décoller du papier peint (vous vous souvenez, les fleurs des années 60 ou 70 ?). Sauf que j'ai dû attraper quelque chose : aujourd'hui, j'ai de nouveau des frissons, des courbatures;.. Bref, ça a l'air d'être gentiment reparti pour un tour.

Vivement les vacances.

Ah non. Pendant les vacances, on va déménager. Diantre. Je ne suis pas près de me remettre !