mercredi 27 février 2013

Des dangers de la viticulture

On pourrait penser que le métier de viticulteur, c'est un métier sain, beau, au contact avec la nature, etc.
Oui, bien sûr ! Sauf si on utilise des pesticides, des engrais chimiques, divers produits, chimiques également, qu'ils rajouteront dans le vin et des insecticides pour protéger les vignes. Heureusement, Gobolof, lui, ne fait rien de tout cela. Vin 100% naturel, avec 0% de produits ajoutés dedans (sauf, il est vrai, le souffre naturel indispensable à la conservation du vin blanc, sans quoi, ce serait de la piquette que boiraient les clients. Au prix de la bouteille, autant ajouter un tout petit peu de souffre, histoire que le client soit sûr d'acheter ce qu'il boira réellement plus tard !).
Bref, trêve de bavardages, la viticulture, c'est quand même dangereux.

Surtout dans les vignes.

Bien sûr, il y a la période des vendanges : pendant les vendanges, le travail peut être dangereux. On peut se couper un doigt (ou couper le doigt du vendangeur d'en face) en lieu et place de la grappe de raisin. Ça, ça fait mal ( et j'ai testé pour vous, une année, Jean-Luc, lui, "teste" tous les ans : à croire qu'il en redemande et que la "leçon" ne sert jamais !).
Autre risque, toujours pendant les vendanges : les accidents avec les machines. Ce n'est pas parce qu'on travaille en bio qu'on n'utilise pas de machine. Notamment des tracteurs (pour rapporter les cuves des vignes à l'exploitation), une rogneuse (pour couper au-dessus et sur les côtés des rangées histoire de voir où on est et où on va), une charrue (ben oui, si on n'utilise ni engrais, ni désherbants, il faut bien trouver un moyen pour enlever les mauvaises herbes dans les rangées histoire qu'elles n'étouffent pas les pieds de vigne, et l'avantage de la charrue, c'est qu'elle enfouit les mauvaises herbes dans la terre et que, du coup, la décomposition des mauvaises herbes améliore quelque peu la qualité de la terre, sans pour autant utiliser des produits chimiques ni "surcharger" la terre. J'espère que mon propos est clair, j'avoue avoir un petit doute à ce sujet-là quand même), et d'autres machines diverses et variées, dont un pressoir ou deux, une étiqueteuse, une boucheuse, une capsuleuse, une laveuse de bouteilles, un trans-palettes pour déplacer les palettes de vin, etc, etc. Parmi toutes ces machines, il serait bien étonnant qu'aucune d'entre elles ne provoque jamais de dégâts chez ceux qui les utilisent, non ? Une année, c'est le pressoir qui a failli décapiter Jean-Luc alors qu'il était en train de le nettoyer. Il a eu "chaud", ce jour-là !

Mais bon, normalement, c'est un métier où on est à l'air pur, dans la nature. En hiver en particulier, quand c'est le moment de la taille. Pendant cette période, le viticulteur, armé de son sécateur (le même que pour les vendanges !) ou du sécateur électrique, c'est plus lourd, mais ça va plus vite, taille la vigne et arrache le bois. Pour les maladroits, il y a toujours la possibilité de se couper un doigt en taillant, ou encore de se faire une tendinite avec le sécateur (électrique ou pas) à force de faire toujours le même geste. Mais il y a aussi l'arrachage du bois, qui, lui, se fait à la main (avec des gants, ça fait moins mal !). La vigne étant une liane, elle s'accroche aux fils de fer avec des petites branches très fines qui s'entortillent autour du fil. Et là, gare au visage quand on tente de les décrocher de force ! C'est que ça tient bien, ces tortillons ! (bon, vous me direz avec une logique imparable que c'est quand même fait pour ça, certes...).

Seulement, il y a encore un danger que nous n'avions pas encore rencontré. Il a été inauguré cet après-midi, avec heureusement plus de frayeur que de mal, mais bon, j'imagine que Gobolof s'en serait bien passé.
Il était tranquillement dans les vignes en train de réparer (entendre par là remplacer les fils de fer et les poteaux cassés, par exemple), quand il a soudain entendu le bruit caractéristique d'animaux qui chargent. Une vingtaine de sangliers venaient à toute berzingue dans sa direction, dans la rangée où il était ! Il s'est mis à courir en criant à son frère et à ses neveu et nièce de se mettre à l'abri dans la camionnette. C'est sans doute ce qui l'a sauvé : le cri a du faire peur aux bestiaux, qui ont du coup dévié de leur trajectoire, partant en biais dans les vignes au lieu de suivre la pente et la rangée dans laquelle se trouvait Jean-Luc. Arrivés en bas (bien avant Gobolof, c'est que c'est rapide, ces bestiaux !), ils ont dû avoir peur des grues qui se trouvaient là (il y a un chantier en contrebas pour la nouvelle maison de retraite de Bergheim) et ils ont marqué un temps d'arrêt avant de repartir dans une autre direction, défonçant le grillage qui entourait le terrain voisin de celui du frère de Jean-Luc. Ledit voisin appréciera les dégâts, tout comme Gobolof, qui devrait se rendre dans la parcelle demain pour évaluer les réparations à (re)faire.

Plus de peur que de mal, donc, heureusement ! C'est qu'un sanglier qui charge, même seul, c'est capable de défoncer la carrosserie d'une voiture ! Alors un troupeau de vingt, même avec des marcassins, je vous laisse imaginer ! Bien sûr, malgré le port du téléphone portable, mon cher et tendre rescapé n'a pas eu la présence d'esprit de prendre des photos des assaillants. Je ne vais pas l'en blâmer : je préfère l'avoir vu rentrer vivant !

mardi 26 février 2013

Vente de Gobolistan I : épisode II

Il y a quelques temps, je vous avais raconté nos déboires avec l'agence immobilière qui avait fait du forcing pour obtenir un mandat. 
Si mes souvenirs sont bons, je m'étais arrêtée à la fin du mandat, à l'envoi du courrier recommandé avec accusé de réception pour signifier que nous mettions fin au contrat.

Dans la foulée, à la fin des vacances de Noël, nous avons eu un nouvel harceleur, en la personne d'un agent immobilier de chez Guy Hoquet. Devant son insistance pour obtenir un rendez-vous avec nous, Jean-Luc l'a d'abord reçu à Sélestat et lui a fait visiter la maison, et il a repris rendez-vous, juste avant la rentrée scolaire, pour nous donner son estimation de notre maison. Nettement en-dessous, bien sûr, du prix que nous avions fixé à l'époque.
Il faut dire à la décharge de ce monsieur que je soupçonnais un truc du genre "baisse des prix" et "surévaluation de notre bien", et que son estimation ne m'a pas surprise outre mesure. J'ai donc attendu la suite avec sérénité. Tout en lui expliquant, au cours de l'entretien que nous avons eu avec lui, que le contrat d'exclusivité, nous avions déjà donné, que nous avions le nom d'un agent immobilier qui nous semblait correct, honnête et efficace, et que donc, si nous lui donnions le mandat, ce serait de toute façon un mandat simple, et non pas un mandat exclusif comme il nous le demandait.
Une semaine plus tard, je trouve dans la boîte aux lettres une pochette plastique avec l'offre de l'agent immobilier : Un mandat exclusif (oui, oui, vous avez bien lu) au même prix que celui que nous avions affiché sur Le bon coin, c'est-à-dire 15.000 euros de plus que l'estimation qu'il avait faite lui-même une semaine plus tôt, alors que nous savions qu'il serait impossible de vendre à ce prix-là, puisqu'il était, de son propre aveu, trop élevé.
Le papier en question est donc parti illico à la poubelle, et j'ai repris contact avec l'autre agent immobilier, celui que nous avions rencontré lors de l'achat de Gobolistan II et qui nous paraissait, pour le coup, honnête, correct et efficace. Parce qu'un agent immobilier qui n'est pas fichu de donner à son client potentiel ce qu'il demande (à savoir un chance de vendre sa maison quand même, et qui plus est avec un mandat contraire à ce que recherche le client), c'est vraisemblablement quelqu'un qui au mieux, n'écoute pas les clients, et au pire se fiche d'eux, tant qu'il a le mandat, tout va bien.

Donc, le plan B est entré en action : faire appel à l'agent immobilier que nous avions nous-même choisi, et non pas subir les pressions d'agents immobiliers qui sont uniquement à la recherche d'un mandat, eux-mêmes étant payés en premier lieu s'ils obtiennent un mandat, et non pas s'ils vendent la maison. Bien sûr, à la vente de la maison, ils ont une commission (les fameux "frais d'agence"), mais ils sont de toute façon gagnants du simple fait de faire signer un mandat au vendeur. Voici donc une chose que j'aurai apprise dans l'histoire.

Seulement, la mise en pratique du plan B a pris quelques semaines de retard (trois au bas-mot), suite à quelques impératifs auxquels nous avons du faire face. Tout d'abord, les délais de résiliation avec l'ancienne agence : il faut compter 15 jours entre le moment où ils reçoivent la lettre dénonçant le mandat et le moment où le client est effectivement libéré de son engagement envers l'agence. De plus, avant tout contrat, l'agent immobilier voulait, lui aussi, faire une évaluation, des photos, etc. Donc il a fallu le temps d'organiser tout ça (entre les jours où il a neigé, ceux où je travaillais, ceux où Gobolof était en vadrouille à l'autre bout de la France, ça n'a pas été simple). Et puis, suite à la visite et à l'évaluation (qui concordait parfaitement avec celle de l'agent précédent d'ailleurs), nous nous sommes mal compris, avec l'agent immobilier. Lui pensait que je le rappellerais après avoir parlé avec Jean-Luc, alors en salon à Vannes, et moi, je pensais que lui nous ferait une proposition que je ferai signer à Jean-Luc à son retour de Vannes. Bref, pendant une petite semaine, chacun a attendu que l'autre lui fasse signe, et j'ai fini par rappeler en lui demandant ce qui se passait.

Entre temps, une de nos amies nous avait interpellés au sujet de cette maison vide qui ne servait à personne depuis deux mois. Dans une situation un peu délicate au niveau conjugal, elle a tâté le terrain pour savoir si nous étions susceptibles de lui louer la maison si jamais elle devait quitter son appartement avec ses enfants en urgence. Il a bien sûr été évident tout de suite que nous l'aiderions si elle devait en arriver là, et nous avons convenu d'un loyer et d'un fonctionnement permettant à chacun de s'en sortir. Parce qu'il faut avouer que payer deux fois les factures (gaz, électricité, eau, poubelles, etc.), c'est un peu trop pour notre budget...
Le 8 février, alors que nous n'avions pas d'autres nouvelles de cette amie, nous avions rendez-vous avec l'agent immobilier pour signer enfin le mandat. Le même jour, j'avais aussi envoyé à l'assureur le nouveau contrat, corrigé, assurant Gobolistan I en tant que maison inhabitée (plus de 80€ de différence, ça fait quand même réfléchir).
Oui mais voilà : le lendemain, 9 février, la copine en question appelle... du commissariat, me disant qu'elle a quitté sa maison et nous demandant si elle peut emménager dans la nôtre, à Sélestat. Ni une, ni deux, nous acceptons, bien sûr, parce qu'il était hors de question de la laisser tomber après lui avoir dit qu'on l'aiderait, et nous voilà à réorganiser la journée autrement pour que le choc soit le moins rude possible pour les enfants.

Le lundi suivant, le 11, l'agent immobilier est revenu chercher les clés, pour pouvoir organiser les visites avec les clients potentiels... et j'ai donc du lui annoncer que désormais, la maison était louée... Ce qui n'a d'ailleurs pas semblé le perturber outre mesure : "Vous savez, si la maison est habitée, ça va peut-être permettre aux clients de se projeter davantage ?"

Bref, notre plan B tourne au plan B-C (non, pas BBC (1), ne pas confondre, hein !), avec location en prime, nous permettant à la fois d'organiser nous-mêmes des visites (certains acheteurs potentiels refusant purement et simplement d'avoir recours à une agence), de bénéficier des connaissances et du réseau d'un agent immobilier, et de ne pas perdre trop d'argent grâce au loyer que nous verse notre amie. Du coup, nous n'avons plus trop le couteau sous la gorge : si on vend la maison dans trois mois, ou dans six, pour nous, ça ne nous coûte que très peu, contrairement à ce que ça aurait été si elle était restée inhabitée.
Elle est pas belle, la vie ?

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1 Selon que l'on est anglo-saxon ou Français, le sigle BBC ne veut absolument pas dire la même chose. En Angleterre, il désigne une (ou plutôt des) chaînes de télévision, et en France, il veut dire Bâtiment Basse Consommation. Dans le deuxième cas, on est quand même plus proche de notre sujet d'aujourd'hui, mais on n'y est quand même pas encore tout à fait !

lundi 25 février 2013

Latence

Nous sommes dans une période de latence. Ou plutôt, nos enfants, oui, les trois, sont en plein dedans. Et ça fait du bien.
La période de latence, c'est quoi ? Je ne sais pas au juste quand et comment ça commence, mais ce que je sais, c'est que c'est le moment où les enfants sortent de la toute-puissance de la petite enfance (celle où l'enfant pense, et croit sincèrement, qu'il a le pouvoir sur ses parents et où lesdits parents doivent absolument se battre contre l'enfant pour qu'il comprenne que ceux qui décident, ce sont les parents (nan mais des fois !)) et le moment où ils ne sont pas encore entrés dans l'adolescence (vous savez, l'âge "bête" ? Celui de l'opposition, du conflit permanent, du vague à l'âme, des essais en tous genre, du langage codé, des amis qui ont toujours raison contre les parents qui ont toujours tort, de l'adolescence dans toute sa splendeur, quoi !).

Ça donne, chez nous, des choses assez étonnantes.
Par exemple, quand je demande, actuellement, aux enfants de me laisser un peu tranquille parce que je suis franchement crevée par la grossesse, ben... ils m'obéissent ! Si !
Quand je leur dis aussi qu'ils peuvent regarder la télé jusqu'à 15h45, ils débarquent dans le bureau à 15h45 tapantes en me disant qu'il est 15h45, et "est-ce qu'on peut goûter ?"
Ou encore, ça donne un Nathanaël qui se transforme en moine-copiste, et qui passe donc une matinée à recopier sa Bible illustrée ("parce que j'ai envie").
Ou aussi une Rébecca qui me dit : "Maman, j'ai pas fait mes devoirs ! Tu peux m'aider ?" à une heure où je suis absolument éreintée. Alors le moine-copiste lui dit "Viens, Rébec', je vais t'aider" et qu'en plus, il le fait.
Ou bien le moine-copiste a une dictée à préparer, et Noémi se propose presque spontanément pour l'y aider... Elle est pas belle, la vie ?

Alors il m'arrive de me dire que j'ai engendré des extra-terrestres. Ou bien que les extra-terrestres, c'est nous, les parents. Parce que bien sûr, nous connaissons les disputes entre les enfants, les crises de larmes, les coups qu'ils se donnent les uns aux autres, les "Mamaaaannn !!!! Rébecca m'a fait mal !" et la réponse immédiate de la dite Mamaaaannn : "Et tu lui as fait quoi, avant qu'elle te fasse mal ?" (et du coup la réponse pleine de candeur de Noémi : "Je lui ai donné un coup de coude dans le dos") (ou de pied dans la jambe, ou... à faire varier selon les goûts et l'humeur du jour).

Mais grosso modo, nos enfants sont, en ce moment (je dis bien en ce moment, parce que je ne sais pas du tout combien de temps, ni même si ça va durer) des perles, des enfants fantastiques, attentifs les uns aux autres (quand ils ont décidé de ne pas se taper dessus, bien sûr) et surtout, très câlins. 
Alors ça, c'est drôle à voir !
En gros, depuis qu'ils ont appris qu'ils allaient avoir un petit frère ou une petite sœur, j'ai droit à une Rébecca qui redevient un bébé (entendre par là : pot de colle, sangsue, réclamant des câlins et des bisous à longueur de journée, comme si elle avait peur d'en être privée à l'arrivée de bb4), un Nathanaël qui joue au grand frère et une Noémi très inquiète de savoir si je vais bien, si le bébé va bien, et qui ne manque pas une occasion, le soir en particulier, de faire des bisous au bébé-dans-le-ventre.

Alors je rassure tout de suite les parents qui liront ce blog : oui, les nôtres semblent aussi être normaux : nous avons droit aux gros mots, aux refus d'aller se laver, et oui, même les dents, aux disputes, aux larmes parce que "je veux aller chez les copains, mais ils sont en vacances", etc. Mais cette période de latence, quand même, qu'est-ce que je l'aime !

lundi 11 février 2013

Vente de Gobolistan I : épisode I

Il est des circonstances où on se donnerait des baffes, je vous jure !

Nous avons mis la maison en vente au mois de juillet, en mettant un grand panneau sur la maison et une annonce sur Le Bon Coin. C'était juste ça au départ : nous voulions vendre Gobolistan I sans passer par une agence, pour éviter les arnaques et les frais d'agence trop élevés qui nous auraient fait perdre des clients.

Sauf que nous étions totalement novices dans ce domaine. Et ça n'a pas raté. Quelque 24 heures après la mise en ligne de l'annonce, nous avons eu un premier texto sur le téléphone de Jean-Luc, nous disant que des acheteurs étaient intéressés et nous donnant l'adresse d'un site internet où nous pouvions les contacter. Ni une, ni deux, pleins d'espoir, nous sommes allés sur le site en question et avons décidé de nous inscrire à ce site, moyennant finances, bien sûr, en nous disant que quelques dizaines d'euros pour vendre notre maison, ce n'était pas trop cher payer.
Sauf que, bien sûr, il n'y avait pas d'acheteurs. En tout cas, ils n'ont jamais répondu au mail que j'ai envoyé suite à leur "demande de contact".
Échaudés, nous sommes donc revenus à la première option : vendre nous-mêmes.
Par la suite, nous avons été contactés par un certain nombre d'autres sites internet : De Particulier à Particulier, Entre particuliers.com, etc. De Particulier à Particulier étant le premier à nous contacter, nous avons creusé un peu en regardant les conditions de vente, et avons fini par répondre à leur sollicitation : un contrat d'un mois, une annonce en ligne, à un tarif proche de celui que l'on aurait eu si nous avions fait passer une annonce dans le journal... Bref, nous avons tenté. Sans résultat.
Dans la foulée, Entre Particuliers.com nous a lui aussi contactés, mais là, j'étais devenue méfiante. D'autant plus qu'au même moment, j'ai été contactée par téléphone par un autre site internet proposant exactement le même service, toujours moyennant finances, et que cette fois, j'avais fait une recherche sur le net et découvert que Entre Particuliers.com avait des pratiques plus que douteuses. J'ai fait la recherche pour le second site internet, sans rien trouver du même genre, mais pour le coup, la méfiance était là, et j'en ai eu marre de payer des sites internet pour des annonces en ligne qui ne donnaient absolument rien.
Et puis sont arrivées les vacances. Et au cours de celles-ci, nous avons eu plusieurs appels d'une agence immobilière de Sélestat qui a fait du "forcing" pour vendre notre maison. Avec des conditions que nous n'avons pas vraiment comprises au début. Notamment un contrat d'exclusivité. Or on nous avait alertés contre ces contrats, qui nous lient à une agence et nous interdisent de vendre par nous-mêmes ou de contacter une autre agence pour vendre la maison.
Devant notre refus, l'agence a proposé un contrat de "semi-exclusivité" : nous pouvions vendre par nous-mêmes, moyennant le paiement de la moitié des frais d'agence. Et là, nous avons juste halluciné. En gros, l'agence nous disait : "vous nous confiez votre bien à vendre, et si vous trouvez un acheteur, nous ne faisons rien mais en contrepartie, vous ne paierez que la moitié des frais d'agence". Là, bien sûr, présenté comme ça, nous avons dit non et raccroché, faut quand même pas pousser mamie dans les orties non plus.

Et puis, après les vacances, l'agence a rappelé une fois de plus, demandant à nous rencontrer pour nous expliquer comment ça fonctionne. Et pour faire une évaluation gratuite de la maison. Chose que nous avions déjà faite bien sûr, et par deux fois, mais nous nous sommes dit qu'un troisième avis ne pouvait pas nuire.
La responsable de l'agence et une jeune femme, agent immobilier depuis peu, ont donc débarqué à la maison un soir, ont visité la maison, nous ont fait une estimation nous confortant dans le prix que nous avions fixé au départ et l'augmentant même de leur commission, nous assurant par là même que, si elles arrivaient à vendre la maison, nous aurions quand même le prix que nous demandions... Sauf que ce prix, depuis le début, je le trouvais quelque peu surévalué, et que c'était peut-être pour cette raison que la maison ne se vendait pas. Mais elles ont su être très persuasives, toutes les deux, et nous ont dit qu'elles connaissaient bien le marché sélestadien et se faisaient fort de vendre la maison au meilleur prix pour nous.

Nous n'aurions jamais dû les croire.
Pendant trois mois, durée du mandat semi-exclusif, nous avons eu 3 visites de la part de l'agence. Dans les trois cas, le "problème" qui freinait les acheteurs potentiel était la cuisine. "Trop vieille", "Pas assez moderne", "J'ai déjà une cuisine", etc. L'autre problème était lié à la salle de bains, mais ça, ça concernait bizarrement plus les visites que nous avons faites nous-mêmes : "La salle de bains est au deuxième étage, alors que je la préférerais au 1er", ou bien "mon mari fait 1,95m, alors les toilettes sous la pente du toit, ça oblige à tout refaire". Etc.
Finalement, un mois et demi après le début du mandat, l'agent immobilier nous recontacte pour nous dire que la maison est trop chère (quand je lui ai dit que je le lui avais dit dès le début, elle m'a répondu qu'il fallait tenter le coup, parce qu'il pouvait y avoir un coup de cœur sur la maison. Mouais...).
Donc la maison est trop chère, il faut baisser le prix. Nous négocions donc une baisse des frais d'agence en parallèle : aucune raison que nous soyons les seuls à faire des efforts, d'autant plus que visiblement, tous les moyens n'étaient pas mis en œuvre par l'agence pour assurer la vente, notamment en matière de communication. Et ça, c'était évident, vu le faible nombre de visites.


Sur le conseil de l'agence, nous avons donc mis une nouvelle annonce, avec un prix inférieur de plusieurs milliers d'euros, sans plus de résultats qu'auparavant. Deux semaines après, nouvel appel de l'agence : la maison est toujours trop chère, il faut encore baisser le prix. Nous commencions à être vraiment limite en termes de prix, puisque nous comptions sur la vente de la maison, dans laquelle nous laissions la cuisine intégrée, pour racheter une nouvelle cuisine. Mais comme la seule réponse que nous avions sur le "pourquoi la maison ne se vend pas", c'était "parce que la cuisine ne plaît pas", Gobolof m'a dit que puisque le problème c'était la cuisine, nous n'avions plus qu'à la récupérer, notre cuisine, et à l'installer dans notre nouvelle maison. Ce que nous avons fait, après avoir, par correction, prévenu l'agence que la "donne" avait changé.
Dans la foulée, nouvelle visite (après notre déménagement, en décembre, donc), et là, sans aucune nouvelle de l'agence, j'ai moi-même rappelé pour savoir si la vente était conclue ou non. Réponse de l'agent immobilier : "Madame, vous avez récupéré la cuisine !"
- Ben oui, je vous avais prévenue, et en plus, c'était la cuisine, le problème. Plus de cuisine, plus de problème, si ?
- En fait, si, parce que maintenant, votre maison, elle n'a plus de cachet"

Ben voyons.
Dans la foulée, nouvelle baisse du prix, mais cette fois-ci, nous commencions à voir un peu plus où nous allions, c'est-à-dire dans le mur. De plus en plus, l'idée de mettre fin au mandat semi-exclusif dès que le délai des trois mois serait arrivé se faisait jour.
Le 17 décembre, dernier jour du mandat, nous étions près des vacances, et j'ai décidé de ne pas me prendre la tête avec la paperasse pendant les fêtes. Donc de résilier le contrat au début du mois de janvier.
Début janvier, le mandat étant arrivé à expiration (je vous ai passé sous silence les multiples appels d'agences "ayant un client très intéressé par notre maison" qui n'ont pas arrêté de nous appeler à chaque nouvelle annonce sur Le Bon Coin), d'autres agences ont recommencé à nous appeler. Dont un "jeune loup" qui voulait faire une estimation (encore !) de la maison. Et à cette occasion, il nous a dit que même plus bas, le prix était encore trop haut. Par ailleurs, nous lui avons fait part de notre volonté de ne pas avoir de mandat exclusif ou semi-exclusif pour cette vente, parce que nous nous étions fait avoir la première fois. Le contact a bien sûr été très cordial, l'évaluation plus conforme à ce que je pensais être un "juste prix" pour notre maison, et nous avons donc accepté qu'il nous fasse un contrat.
Sauf qu'avant de signer le contrat, nous devions d'abord résilier le premier. Et attendre les 15 jours légaux (dont j'ignorais tout bien sûr) que la résiliation soit effective...
Bref, nous avons attendu, et du même coup, reçu le mandat de l'autre agent... qui s'est avéré être non seulement quasiment aussi élevé que le prix précédent, mais en plus, c'était un contrat d'exclusivité. Qui est donc parti à la poubelle. Faut pas non plus nous prendre pour des imbéciles : pas question de se faire avoir deux fois de suite avec le même type de contrat ! Cette aventure avec ce jeune agent immobilier nous a appris que dans ce domaine, il n'y a aucune parole qui tienne, seul le contrat compte. Et qu'en plus, ils font ce qu'ils veulent : s'ils veulent nous faire signer un contrat d'exclusivité, rien ne va les en empêcher, même si on dit explicitement qu'on refuse l'exclusivité. Il faut donc bien lire, vérifier les clauses... pour être certain de ce que l'on signe.

Mais nous avions un "plan B"... que je vous raconterai au prochain épisode !

samedi 9 février 2013

Vous avez dit... Egalité ?

Il est beaucoup question d'égalité, dans les débats sociétaux du moment. Soit. La revendication d'égalité me paraît tout à fait légitime, mais il y a quand même quelques petites choses à savoir sur l'égalité : ce n'est pas quelque chose de très, très simple.

Pour prendre un exemple, j'ai un peu "bondi" l'autre jour à la lecture de commentaires sur un blog consacré à l'éducation, et en particulier à la réforme prévue des rythmes scolaires (celle de Vincent Peillon, vous savez ?). Un des lecteurs/commentateurs faisait part des légitimes soucis des instituteurs (notamment, si je me souviens bien, par rapport à la "mission" actuelle de l'école qui revient plus à éduquer les enfants en lieu et place des parents qu'à les instruire, comme c'est normalement son rôle). Mais il parlait aussi des difficultés des enseignants liées aux conditions de travail, en mentionnant par exemple le fait que la loi avait changé, et que dorénavant, en cas de maladie, les fonctionnaires avaient un jour de carence avant de voir leur salaire versé par l'assurance-maladie.
Et là, je me suis posé une question : en quoi est-ce un problème, cette histoire de jour de carence ? OK, les fonctionnaires n'y sont pas habitués : cette disposition est récente, et à chaque arrêt maladie, elle ampute leur salaire d'une journée de paye. Soit.
Les fonctionnaires sont pourtant bien informés que, dans le privé, cette disposition existe aussi, mais que pour le coup, la carence est de trois jours, contre un pour eux ? Non ? Ils l'ignorent ? C'est pourtant quelque chose de connu, cette différence de traitement public-privé.

Un autre exemple : 
Dans le privé, quand je suis en congé maternité, j'ai droit au maintien de mon salaire (je ne sais plus trop s'il s'agit là d'une disposition particulière liée au Concordat, puisque j'habite en Alsace, mais peu importe, ça ne change strictement rien au problème). Le maintien de mon salaire, ça veut dire que c'est mon employeur qui continue à me payer, et qui reçoit à ma place les indemnités journalières de l'assurance-maladie. Ce qui est intéressant pour moi, puisque si mon salaire journalier est supérieur aux indemnités en question, je gagne plus que si j'étais payée directement par l'assurance-maladie. La contrepartie, c'est que ces indemnités sont déclarées sur ma fiche de paye, et que je les déclare aux impôts, même si ce n'est pas moi qui les ai touchées, mais mon employeur. Bref, la question n'est pas là.
La question, c'est que si je travaille à temps partiel, ce qui est actuellement mon cas, je serai payée à temps partiel, tel que le dit mon contrat de travail. Normal, me direz-vous.
Ben c'est différent pour les fonctionnaires.
Quand on est fonctionnaire et en congé maternité, même si le contrat est à temps partiel, les indemnités maternité sont versées à taux plein, au motif que là, il s'agit non pas d'un calcul sur le temps de travail, mais sur le fait qu'un agent ne peut pas travailler. La logique est donc différente : agent immobilisé versus temps de travail.

N'allons pas faire de procès d'intention là où il n'y a pas lieu d'en faire : loin de moi l'idée de demander des comptes sur la différence de traitement entre le public et le privé. S'il y a trois jours de carence dans le privé et seulement un dans le public, c'est qu'il y a des raisons. D'abord, il ne s'agit pas de la même caisse : dans un cas, le régime général, dans l'autre, le régime particulier des fonctionnaires, dont les règles sont visiblement différentes. Même chose pour les congés maternité : il s'agit là d'une question de logique : dans un cas on considère la personne, dans l'autre le temps de travail mentionné au contrat.

On pourrait dire qu'il y a là inégalité. Certes. Flagrante, même. En quoi la situation d'un enseignant fonctionnaire de l’Éducation Nationale, est-elle différente de celle d'un formateur travaillant dans une école de travail social, relevant du régime privé ? Dans les deux cas, il s'agit d'enseignement, d'un professeur ou assimilé. La différence entre les deux est uniquement liée au statut : l'un appartient à la fonction publique, l'autre non. Zut alors ! J'aurais dû tenter ma chance à l’Éducation Nationale ?
Deux situations différentes, deux traitements différents. Normal. Ca ne choque visiblement personne. C'est un acquis dans la fonction publique et un fait dans le privé. Sans doute que je ne connais pas non plus toutes les raisons qui font que c'est comme ça et pas autrement.

En revanche, ce qui me choque, c'est qu'au nom de cette même égalité, on se permette de demander des traitements équivalents dans des situations qui ne le sont pas.
Je m'explique.
Un certain Erwann Binet, rapporteur à l'Assemblée Nationale du projet de loi sur le "mariage" pour tous, a été interviewé à la radio (je crois que c'était France Inter), le 20 décembre dernier, et a clairement et explicitement dit que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ne signifiait aucunement l'ouverture des droits des couples d'hommes à la GPA (Gestation Pour Autrui, autrement dit les mères porteuses). Et si cette disposition est "exclue", c'est au motif qu'un couple d'hommes et un couple de femme, c'est "différent", selon M. Binet.
Soit. Donc un couple d'hommes et un couples de femmes, c'est différent, mais un couple du même sexe et un couple pas de même sexe, c'est la même chose ?
Là, j'avoue que je commence à avoir un peu de mal à saisir la logique. Parce qu'il s'agit bien là d'un gros problème de logique. Au nom de l'égalité, les homosexuels, hommes et femmes, réclament le droit de se marier, et par voie de conséquence, le droit d'adopter des enfants, peu importe qu'il s'agisse des enfants du conjoint ou d'enfants adoptables car sans parents (à l'international ou en France). Soit. Dit comme ça, ça se tient, forcément. Les couples hétérosexuels ont le droit de se marier, d'avoir des enfants, d'adopter, pourquoi pas les couples homosexuels ?
Sauf que si on considère, comme Erwann Binet, qu'un couple d'hommes et un couple de femmes, c'est différent, alors la question de l'égalité entre couples homosexuels et couples hétérosexuels se pose forcément et le "fait" qu'ils soient égaux (puisque c'est présenté comme ça par les militants homosexuels) ne tient plus du tout. Il y a même encore plus de différences entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, qu'il soit composé d'hommes ou de femmes.
Un couple hétérosexuel, c'est un homme et une femme qui ont uni leurs vies (peu importe que ce soit sur le mode du mariage, du PACS ou de l'union libre). Cet homme et cette femme sont complémentaires, dans le sens où ils peuvent avoir des enfants.
La différence entre les couples d'hommes et les couples de femmes est beaucoup plus ténue : dans les deux cas, il s'agit d'homosexuels (j'espère que je n'apprend rien à personne) et dans les deux cas aussi, l'engendrement est impossible, puisqu'il faut un homme et une femme pour faire un bébé (parfois, je me demande s'il est bien nécessaire de rappeler de telles évidences).
Donc, entre un couple d'hommes et un couple de femmes, la différence fondamentale, c'est le sexe des partenaires. Le reste, c'est kif-kif, finalement, puisque les conséquences pour le "couple" sont exactement les mêmes (stérilité liée à la sexualité du couple, et non pas à une maladie).
Alors je me demande au nom de quoi il y a égalité entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, qu'il soit composé d'hommes ou de femmes, puisque par ailleurs, un couple d'hommes et un couple de femmes, c'est différent (dixit Erwann Binet soi-même).

Vous voyez mon problème de logique ?

Alors il y a autre chose qui me turlupine. On parle d'égalité par rapport au droit au mariage, et ça soulève des débats incroyables. Normal, on touche là à l'identité même des personnes, à quelque chose de fondamental qui est lié à l'intime le plus profond, la sexualité. Soit.
Et au nom de cette "égalité", qui reste d'ailleurs à démontrer (voir plus haut), on demande une égalité de traitement, alors même que cette "égalité" n'est pas revendiquée pour des personnes qui ont simplement des statuts différents (fonction publique vs secteur privé) ?
J'avoue que là, j'ai un peu de mal à comprendre.
S'il y a réellement égalité, alors il ne devrait y avoir aucune différence entre le congé maternité d'une femme de la fonction publique et celui d'une femme du privé. Il devrait y avoir un jour de carence pour tous, ou trois jours pour tous, en cas de maladie. Il devrait y avoir des départs à la retraite au même âge pour tous, quel que soit le métier exercé. Et là, on me répondra "Stop, tu vas trop loin ! Et la pénibilité au travail ?". Oui. C'est exactement là où je voulais en venir : cette pénibilité de certains métier justifie à elle seule la différence de traitement, puisqu'elle compense une diminution de l'espérance de vie dans certains métiers dits "pénibles". Donc l'égalité, c'est un tout petit peu différent en fonction des personnes et des situations. La loi prend en compte ces différences liées aux situations, de manière à faire face à des inégalités de fait (espérance de vie, fatigabilité, risques professionnels...). Alors si la loi entérine déjà ce principe (qui est plutôt un principe d'équité), pourquoi cela ne peut-il pas être le cas au niveau du mariage ?

Je suis sûrement naïve en écrivant ça. Et je n'ai pas de réponse à cette question. Seulement, j'aimerais vraiment que quelqu'un m'explique en quoi, exactement, un couple homosexuel et un couple hétérosexuel, c'est pareil au point de justifier qu'on les traite tous les deux de la même manière ?

vendredi 8 février 2013

To be or not to be...

... handicapée !
Non, je rassure tout de suite mes lecteurs, je n'ai rien qui "cloche" au niveau santé, je ne suis pas handicapée ou atteinte d'une maladie avec des conséquences lourdes.
Je suis juste enceinte.
Et qui dit "grossesse", chez moi, dit aussi "hyperlaxité ligamentaire" et "syndrome de Lacôme" (pardon pour l'orthographe, je ne sais pas si c'est la bonne, mais j'ai vraiment la flemme de chercher.) 
Donc, le syndrome de Lacôme, c'est tout bonnement une hyperlaxité ligamentaire qui s'accentue pendant la grossesse, sous l'effet des hormones. Et c'est loin d'être sympa à vivre. Chez moi, ça se traduit immanquablement par des douleurs (normalement dont l'intensité augmente progressivement) dans toutes les articulations. Quand j'attendais Rébecca, le dernier mois a été particulièrement pénible à ce niveau-là, me laissant quasiment paralysée le matin, au réveil, sauf si je dormais en position demi-assise (moins pratique pour récupérer, mais plus simple pour le lever le matin). Là, le problème, c'est que je n'en suis qu'à la moitié de la grossesse, et que les douleurs s'accentuent très très rapidement. J'ai un peu l'impression d'être une mamie percluse d'arthrose au niveau de la hanche droite !

Et, vous allez me dire, il y a quelque chose à faire ???
Oh que oui ! L'ostéopathie, par exemple, peut aider, dans les cas légers (autant dire pas le mien). Les antalgiques étant plutôt déconseillés pendant la grossesse, à l'exception du paracétamol, il n'y a pas grand-chose pour soulager la douleur par un moyen médicamenteux.
L'autre "solution", la dernière, est l'acupuncture. Et coup de bol, à l'hôpital de Sélestat, une sage-femme est formée dans cette discipline. J'ai rendez-vous mercredi matin, histoire de voir comment je peux vivre ces 4 prochains mois de manière plus humaine et moins douloureuse, surtout. Parce que là, ça s'apparente à un parcours du combattant. Ce matin, il m'a fallu pas moins de 40 minutes entre mon lit et la douche ! (d'habitude, douche comprise, je ne mets que 5 minutes chrono !). Bref, c'est... handicapant, ce truc.

Mais finalement, dans tout cela, il y a une bonne nouvelle, plusieurs, même. La première, c'est que, coup de bol, j'ai vu le médecin vendredi dernier (le 1er février), et que compte-tenu de la distance qui me sépare de mon lieu de travail, elle n'a pas jugé raisonnable que j'y retourne mardi dernier. Re-coup de bol, ce n'est que mercredi que j'ai eu les premières vraies douleurs, celles qui rendent la marche difficile. Du coup, l'arrêt me semble vraiment définitif, là.
Et la deuxième bonne nouvelle ? Le Syndrome de Lacôme étant provoqué par l'augmentation des hormones de grossesse, il s'arrête aussi dès qu'il n'y a plus de grossesse, donc dès la naissance du bébé. Bon, en fait, pour Rébecca, ça avait duré un peu plus longtemps (quelques jours supplémentaires, mais c'était fini à la sortie de l'hôpital). Donc, même si on ne peut rien faire, c'est une "maladie" uniquement temporaire. Ouf !
Rendez-vous dans 4 mois ?