Dimanche dernier, à l'initiative des Sterickle (association des parents d'élèves bilingues de Sélestat), nous sommes partis, avec une bonne quinzaine d'autres familles, à l'écomusée d'Alsace, à Ungersheim (près de Soultzmatt, au nord de Mulhouse). Au programme de la journée : visites guidées en groupes de 25 personnes, et ateliers (poterie, école d'antan, animaux de la ferme...).
Nous étions du premier groupe pour la visite du matin, pendant que l'autre moitié partait pour les ateliers. Nous avons donc fait le tour du village reconstitué par les bénévoles et les salariés de l'écomusée, et découvert de nombreuses choses.
Cet écomusée a été créé il y a plus de vingt ans, par des passionnés des maisons alsaciennes qui refusaient de voir ce patrimoine détérioré et détruit, faute d'entretien. Le maire du village leur a mis à disposition ce terrain de 15 hectares, à charge pour eux de l'aménager. Ce qu'ils ont fait, en sauvant de la destruction des maisons de toute l'Alsace, depuis la maison forte de Mulhouse jusqu'à la petite maison du potier de Soufflenheim. Les cours et la vie de l'époque sont reconstitués, quatre maisons du village étant habitées le dimanche par des bénévoles qui entretiennent eux-mêmes la maison et le petit jardin et y vivent "à l'ancienne". Nous avons ainsi rencontré plusieurs personnes "vivant" là ce jour-là, et préparant qui une tarte à la rhubarbe, qui un boeuf bourguignon... avec le matériel et les moyens de l'époque (chauffage et cuisson au bois en particulier).
Les enfants s'en sont donné à coeur joie : manège, ballade en charrette et en barque, découverte des animaux de la ferme, nourrissage des moutons, chèvres et autres cochons... ils ont même pu voir 6 petits porcelets tout juste nés, dont un "dalmatien", selon Noémi (ils sont de race gasconne, la même race que celle qui existait en Alsace autrefois, avant l'industrialisation des élevages).
Nous avons aussi pu manger sur place d'excellentes tartes flambées et de très bonnes bretzels, et Jean-Luc et les filles ont succombé aux glaces (pour ma part, j'ai opté pour la tarte à la rhubarbe, Nathanaël pour le cheesecake).
Nous sommes rentrés très fatigués et presque brulés par le soleil (qui a été très généreux !), juste à temps pour la messe du soir. Une excellente journée, donc !
mardi 10 mai 2011
dimanche 1 mai 2011
Tante Germaine
Le vendredi précédant les vacances, le 15 avril, je m'étais rendue à Colmar, au Diaconat, au chevet de la sœur de ma grand-mère, malade depuis plusieurs mois et hospitalisée depuis quelques semaines. Je n'avais pas pu venir auparavant, et j'ai apprécié de pouvoir y aller ce jour-là. Parce que quand je l'ai vue, j'ai su qu'elle n'en avait plus pour très longtemps à vivre : elle était très faible, décharnée, elle avait de grandes difficultés à respirer, et j'ai eu le sentiment que je ne la reverrai pas vivante.
Le vendredi suivant, 22 avril et Vendredi Saint, nous avons appris par la cousine de papa qu'elle était morte entre 15h30 et 16 heures.
Jacqueline (la cousine) nous a informés chaque jour de son état de santé, et à partir du vendredi, des dispositions prises par ses sœurs pour son enterrement. La célébration a eu lieu le jeudi suivant (28 avril), à 10 heures à Colmar. Tante Françoise, l'une des deux sœurs encore en vie de tante Germaine, m'a appelée durant le retour à Sélestat pour m'informer qu'elle souhaitait que je vienne avec Jean-Luc, mais sans les enfants. Sans comprendre vraiment les raisons de cette demande, j'ai fini par lui dire que j'allais y aller seule, puisqu'il était très difficile de faire garder les enfants un jour de vacances scolaires.
Jean-Luc a donc emmené les enfants à Bergheim et je suis partie ce jeudi matin pour Colmar, en train. J'ai d'abord retrouvé Stéphanie, ma tante, et son fils Dorian, chez eux, avant d'aller à la Collégiale St Martin pour la célébration. Là, nous avons retrouvé tous ceux de la famille qui avaient pu se libérer : Tantes Denise et Françoise, Oncle Robert et sa femme Edith, les derniers de la fratrie, Raymond et Eugénie, cousins de Colmar, Denise Quesnel, arrivée de Paris la veille, Tante Louisette et ses fils Pierre et Philippe, venu avec Catherine, sa femme, Jacqueline, leur cousine, Michel et Louis accompagné de Brigitte, les fils de Thérèse, ma grand-mère, mais aussi Robert et Véronique Hartemann avec leur mère, cousine des tantes, Jean-Paul, beau-frère de Jacqueline, et Michel et Marguerite Papineau, cousins de la famille également. Je connaissais la plupart d'entre eux, excepté les Papineau, et j'avais tellement entendu parler d'eux que ce fut une vraie joie de les rencontrer, malgré les circonstances. Hasard du calendrier : ils fêtent ce week-end leurs 30 ans de mariage et ont invité leurs cousins Gravrand, dont mes parents ainsi que Bernard, le frère de mon père, à cette fête. Parce que je ne pouvais pas laisser à Jean-Luc la charge des enfants toute la journée, je suis rentrée après un rapide pique-nique sur la place Rapp avec Stéphanie et j'ai eu la surprise et la joie de faire le trajet avec Marguerite et Michel, qui repartaient en Normandie en début d'après-midi.
La journée a donc été assez étrange, entre joie des retrouvailles et des rencontres et tristesse de la séparation : j'aimais beaucoup Tante Germaine, toujours très attentive à ce que devenait chacun... Elle nous a vus grandir, mes frère, soeurs, cousins et moi, elle était à notre mariage et a vu les enfants tout petits, elle les aimait beaucoup... j'étais heureuse d'avoir pu aller lui dire au revoir et l'accompagner un moment encore.
Ce fut donc une belle journée, malgré les circonstances. Un seul regret : que Jean-Luc et les enfants n'aient pas pu m'accompagner...
Le vendredi suivant, 22 avril et Vendredi Saint, nous avons appris par la cousine de papa qu'elle était morte entre 15h30 et 16 heures.
Jacqueline (la cousine) nous a informés chaque jour de son état de santé, et à partir du vendredi, des dispositions prises par ses sœurs pour son enterrement. La célébration a eu lieu le jeudi suivant (28 avril), à 10 heures à Colmar. Tante Françoise, l'une des deux sœurs encore en vie de tante Germaine, m'a appelée durant le retour à Sélestat pour m'informer qu'elle souhaitait que je vienne avec Jean-Luc, mais sans les enfants. Sans comprendre vraiment les raisons de cette demande, j'ai fini par lui dire que j'allais y aller seule, puisqu'il était très difficile de faire garder les enfants un jour de vacances scolaires.
Jean-Luc a donc emmené les enfants à Bergheim et je suis partie ce jeudi matin pour Colmar, en train. J'ai d'abord retrouvé Stéphanie, ma tante, et son fils Dorian, chez eux, avant d'aller à la Collégiale St Martin pour la célébration. Là, nous avons retrouvé tous ceux de la famille qui avaient pu se libérer : Tantes Denise et Françoise, Oncle Robert et sa femme Edith, les derniers de la fratrie, Raymond et Eugénie, cousins de Colmar, Denise Quesnel, arrivée de Paris la veille, Tante Louisette et ses fils Pierre et Philippe, venu avec Catherine, sa femme, Jacqueline, leur cousine, Michel et Louis accompagné de Brigitte, les fils de Thérèse, ma grand-mère, mais aussi Robert et Véronique Hartemann avec leur mère, cousine des tantes, Jean-Paul, beau-frère de Jacqueline, et Michel et Marguerite Papineau, cousins de la famille également. Je connaissais la plupart d'entre eux, excepté les Papineau, et j'avais tellement entendu parler d'eux que ce fut une vraie joie de les rencontrer, malgré les circonstances. Hasard du calendrier : ils fêtent ce week-end leurs 30 ans de mariage et ont invité leurs cousins Gravrand, dont mes parents ainsi que Bernard, le frère de mon père, à cette fête. Parce que je ne pouvais pas laisser à Jean-Luc la charge des enfants toute la journée, je suis rentrée après un rapide pique-nique sur la place Rapp avec Stéphanie et j'ai eu la surprise et la joie de faire le trajet avec Marguerite et Michel, qui repartaient en Normandie en début d'après-midi.
La journée a donc été assez étrange, entre joie des retrouvailles et des rencontres et tristesse de la séparation : j'aimais beaucoup Tante Germaine, toujours très attentive à ce que devenait chacun... Elle nous a vus grandir, mes frère, soeurs, cousins et moi, elle était à notre mariage et a vu les enfants tout petits, elle les aimait beaucoup... j'étais heureuse d'avoir pu aller lui dire au revoir et l'accompagner un moment encore.
Ce fut donc une belle journée, malgré les circonstances. Un seul regret : que Jean-Luc et les enfants n'aient pas pu m'accompagner...