mercredi 21 novembre 2007

Ballades parisiennes

Au début du mois de novembre, je suis partie en formation à Paris (pour les détails sur la formation, patientez un peu, je vous expliquerai tout dans un prochain billet). Et là, j'ai eu l'immense joie de revoir des amis.

Tout d'abord, j'ai squatté chez Odile (amie de l'IUT de Dijon) et Philippe, son cher et tendre, et j'ai eu le grand bonheur de revoir leur petite fille Sidonie (deux mois de moins que Nathanaël) et de faire enfin le connaissance de Simon (deux mois de plus que BBK).

Chez eux, j'ai aussi pu rencontrer Lucie, la soeur d'Odile, et le lendemain, Grégoire, leur frère. Ils ont gentiment accepté de me loger chez eux à Vincennes, à quelques stations de métro du lieu de ma formation à Paris.

J'ai particulièrement apprécié de revoir Odile. Je l'avais rencontrée à Dijon, à l'IUT Info-com, et on avait passé toute l'année (sauf le stage) ensemble, un vrai binôme : exposés, travaux dirigés, travail personnel, cinéma, sorties entre copines, papotage... Nous avons grandi, nous sommes devenues mamans, mais la parlotte, ça c'est quelque chose qui n'a pas beaucoup changé... Seulement, nous n'avons plus les mêmes sujets de conversation, mais ils sont et restent inépuisables !

 

Quand je suis arrivée le dimanche 4, j'ai commencé par aller à Montrouge, voir Denise Quesnel. Elle est actuellement en traitement, et selon les semines, elle est plus ou moins fatiguée, et plus ou moins disponible. Mais qu'à cela ne tienne : dimanche 4, quand j'ai pu la voir, elle était plutôt en bonne forme, et la présence de son amie Françoise y était sans doute pour quelque chose. En tout cas, j'ai pu faire d'une pierre deux coups : Denise me parlait tellement de Françoise, et je n'avais pas encore eu l'occasion de la rencontrer... C'est chose faite, et j'en suis très heureuse.

Puis je suis donc allée à Vincennes chez Odile et Philippe, et j'y ai passé la soirée et la nuit de dimanche à lundi, puis la soirée de lundi et la nuit suivante.

 

Le mardi soir, je ne suis pas rentrée du tout ! J'ai rejoint un autre ami, François, qui travaille à l'agence France Telecom près de la Place de la Madeleine, mais qui habite avec sa femme et leurs trois enfants (Cécile, 5 ans ces jours-ci, Vincent, bientôt 3 ans, et Claire, 10 mois aujourd'hui), à Igny, dans le Sud de la banlieue parisienne, près de Palaiseau pour ceux qui connaissent. Comme c'est assez loin, et pas très bien desservi par les transports en commun, on avait décidé que le mieux, c'était que je vienne avec de quoi dormir (trousse de toilette, pyjama et vêtements de rechange), et que François me ramène le lendemain matin au centre de Paris, que j'y reprenne un métro pour reprendre ma formation le mercredi. Aussitôt dit, aussitôt fait, et j'ai donc pu découvrir le quasi-quotidien dans la région parisienne : métro, boulot, bouchons, voitures, recherche de place pour se stationner, stress (pour moi !) d'arriver en retard... François est resté zen tout le long, alors que j'étais tellement angoissée à l'idée d'arriver en retard que j'ai dû quand même lui transmettre mon stress ! Il n'en a rien laissé paraître en tout cas !

Fanny, quant à elle, est une amie de fac aussi, mais c'est à Brest, en deuxième année de géographie, que je l'ai rencontrée. Ce n'est que plus tard que j'ai rencontré François... Ils ont trois enfants, comme nous, nés quelques semaines à 3 mois après les nôtres, Cécile 3 mois après Noémi, Vincent 2 mois après Nathanaël, et Claire 3 semaines après Rébecca. De quoi discuter entre mères de trois enfants, avec des difficultés similaires quoique des cadres de vie et des organisations différentes... mais tout de même des points communs. Le temps a manqué malheureusement pour approfondir...

 

Mercredi soir, retour chez Odile, mon point de chute. J'y avais donné rendez-vous à Jean-Luc (Hall, pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents), parce que nous étions invités tous les deux à dîner chez Kaldorion (vous savez, celui des Yokotsuniens que j'avais rencontré dans le Calvados, chez ses parents !). Bref, maintenant, il habite Vincennes avec Delphine, et cette soirée était la mieux pour aller les voir et faire enfin la connaissance de Delphine, dont j'entends parler depuis quelques années maintenant (en fait, depuis la mi-2005...). J'ai été très heureuse de le revoir, et de la rencontrer, même si là encore, le temps a manqué pour découvrir vraiment cette jeune femme. La soirée a été plus qu'animée, bien arrosée aussi (Hall avait apporté une bouteille de notre vin...), mais j'ai déclaré forfait à 23 heures : je n'arrivais plus à suivre leur conversation à propos du protestantisme... ou d'un sujet approchant...

 

Le jeudi soir, avant dernier jour de la formation, j'ai pu revoir Hall, et surtout Pearl (Emilie), à qui j'avais donné rendez-vous à 17 heures à la sortie du métro. Nous avons retrouvé Hall à l'autre bout de la ligne, et comme nous étions dans un quartier sympa (Opéra !), nous sommes sortis à l'air libre, et là, nous avons pu découvrir les premières illuminations ! Et nous voilà partis tous les trois le long des Galeries, à explorer les vitrines et à en prendre plein la vue. Il a même "neigé'" !!!

030511192122232728323334353637404142

 

 

Comme il se doit, la soirée s'est terminée au café (et non, pas à la pizzeria, il était trop tôt pour ça !), avant de repartir en métro, direction Vincennes...

 

Le lendemain, dernier jour de formation. Et un train au départ de Paris, direction Strasbourg, à 20h24. Et que faire entre 17 heures et l'heure du train ? Squatter. Chez Cécile, une copine de Quimper émigrée dans la Capitale, la même Cécile dont il était question deux mois plus tôt, dans les "ballades de doudou Blédina", vous vous souvenez ?

Sauf que là, on a eu plus de temps pour discuter, et que c'était quand même mieux ! Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas passé autant de temps avec elle, et j'avais du retard à rattrapper ! Non pas qu'on puisse tout se dire en 3 heures de temps, mais du coup, sachant que c'est court, on va à l'essentiel. Et coup de bol, le train avait du retard ! On a pu grapiller dix bonnes minutes...

 

Promis, dans très peu de temps, vous saurez tout sur le but de ma présence à Paris, en dehors des rencontres avec les copains ! Mais j'ai préféré commencer par là, c'est plus drôle ! (et ça me donne l'occasion de mettre des jolies photos ! Merci Emilie !)

Une nouvelle orientation ?

Il y a quelques temps, déjà, j'ai entamé une formation que d'aucuns jugeront sans doute loufoque pour moi. Ou plutôt qu'ils ne s'attendaient pas à me voir commencer. Je vais devenir esthéticienne. Oui, je sais, ça surprend, mais finalement, comme vous le verrez, c'est assez logique.

 

Il y a plus de 15 ans, maintenant, je terminais mon parcours au sein du MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes), par ce qu'on appelle dans le mouvement l'Envoi apostolique. C'est une sorte d'envoi en mission, avec un projet de vie. En fait, il s'agit de quitter le mouvement une fois qu'on a atteint l'âge limite (17 ans), mais pas sans "filet". La dernière année dans le MEJ, pour ceux qui souhaitent faire cette démarche, est ponctuée de rencontre avec un "accompagnateur", qui aide le jeune à discerner quels sont les aspects importants de sa vie, et quels sont les projets qu'il souhaite mettre en oeuvre dans l'avenir (en théorie, "l'avenir", ce sont les quelques années qui suivent, tellement il est difficile de savoir ce qu'on veut faire "plus tard" quand on a 17 ans).
Bref, à l'époque, j'avais effectué cette démarche, avec plusieurs objectifs : le premier était de réussir mes études (je venais de passer le bac). Le deuxième était de vivre une vraie vie de famille (en gros, j'avais le projet de me marier et d'avoir des enfants, mais sans date limite). Le troisième était de continuer la musique (chose pas vraiment évidente quand on change de ville, de statut, d'environnement, de repères), et le dernier était de prolonger mon engagement auprès de personnes handicapées et âgées, et de me mettre, d'une manière ou d'une autre, à leur service.

 

Et puis, à l'époque, j'étais une jeune femme un peu tête en l'air, et surtout assez papillonnante : de tels objectifs étaient assez difficiles à atteindre en un laps de temps restreint. Cela me demanderait au mieux quelques années, Mais je serais plus réaliste en disant que ça risquait de me prendre toute la vie... Bref, j'ai fini par "oublier" un peu tout ça, embarquée qe j'étais dans mes études de géographie, dans mon organisation un peu loufoque d'étudiante, et surtout dans ma nouvelle vie à Brest. Parce que qui dit vie étudiante, dit nouveaux repères, nouvelles activités, nouvelles connaissances, etc. Un monde tout neuf s'offrait à moi, avec tant de choses à voir, à accomplir, à découvrir...

En quatre ans d'études, dont 1 à Quimper et le reste à Brest, j'ai fait partie de deux aumôneries, d'un groupe de prière du Chemin Neuf (communauté nouvelle installée à Brest, qui accueillait en plus des membres proprement dits de la communauté un foyer d'étudiants, dont bon nombre fréquentaient comme moi l'aumônerie des étudiants), d'une chorale (annexe de l'aumônerie), d'un groupe d'animation liturgique, j'ai pris des cours de breton, de danse bretonne, je suis allée en boîte (une fois, et ça m'a vaccinée à vie), j'ai tenté d'intégrer la bande de falluchards de la fac de Brest, mais l'ambiance était trop... "fallucharde" (je ne trouve pas d'autres mots) pour moi (en gros, le but du jeu était de faire la fête, par tous les moyens : boire, aller en boîte, rentrer à pas d'heure... tout ça avec l'objectif officiel de créer des ponts entre les étudiants des différentes filières exitantes à Brest, chose dont je n'avais pas expressément besoin, avec mes amis des chorale, foyer, aumônerie... et surtout avec une soeur en fac de médecine, qui amenait tout le temps plein de copains à la maison, et que du coup, je voyais très régulièrement...). J'ai pris des cours de guitare avec un copain, à qui je donnais des cours de solfège, et c'est à la même époque que j'ai dû démissionner de l'école de musique de Quimper, et arrêter les cours de violon : trop de choses à faire, trop peu de temps pour travailler un instrument si exigeant...

 

Et puis, surtout, j'ai fait connaissance avec l'Hospitalité Diocésaine de Lourdes. Et ça, ça a radicalement transformé ma vie. En fait, je n'ai plus jamais été la même depuis. La première fois que je suis allée à Lourdes, j'avais 14 ans, et c'était avec des jeunes de mon diocèse, en pélerinage. L'année suivante, on a pris les mêmes et on a recommencé, ou presque. Et là, une des copines de la première année, qui avait un an de plus que moi et s'était retrouvée dans un autre groupe, avec des jeunes plus âgés que nous m'a demandé si nous avions passé comme elle une après-midi avec les malades. Il n'en avait pas été question dans notre programme, mais les malades, à Lourdes, il faut vraiment être aveugle pour ne pas les voir. Ils sont partout, ainsi que ceux qui les aident.

 

A 18 ans, en attendant la reprise des cours, je suis revenue à Lourdes, mais dans l'Hospitalité Diocésaine de Quimper : j'avais fait le saut, je suis partie non pas pour moi, mais pour aider des personnes malades, âgées, handicapées, à partir en pélerinage. En gros, on devenait leurs jambes, leurs bras, on était là pour les servir.
Et cette notion de service n'a pas cessé de m'accompagner, depuis. A Lourdes, j'ai découvert ce que c'est que de se mettre au service de l'autre. Ce que c'est aussi que de s'éclipser pour faire passer l'autre devant soi, et d'en être heureuse.

C'est aussi là que j'ai rencontré... tous mes flirts, sans exception : Nicolas, Frédéric, Patrick, et plus tard, celui qui est devenu mon mari, Jean-Luc.

Lourdes, c'est aussi mon lieu d'études pour mon mémoire de maîtrise, qui avait pour objet l'évolution de la ville de Lourdes depuis la création des pélerinages (très peu de temps après les apparitions de Marie à Bernadette). Bref, autant dire que ces années d'études, je les ai passées sur les routes, à faire un tas de choses que j'ai aimées...

 

Et puis, un jour, il a bien fallu me rendre à l'évidence : la géographie, c'est formidable, mais je ne voyais pas du tout où ça allait me mener. Par contre, la documentation... Et hop : en même temps que la maîtrise, j'ai passé 7 concours d'entrée dans les IUT qui permettaient aux titulaires d'un DEUG ou d'une Licence d'intégrer un IUT information communication, afin de passer le DUT en un an. Beaucoup de boulot, de déplacements, mais au final, j'ai obtenu le droit d'aller à Dijon. Maîtrise en poche, je reprends donc la route pour m'installer à l'autre bout de la France. Là, les choses étaient devenues beaucoup plus sérieuses : plus question de perdre du temps, mon DUT, je devais l'avoir. A part le ciné et quelques sorties avec les copains et copines de la promotion, c'était boulot, boulot, boulot. Et ça a payé : entrée en septembre 1997 à l'IUT, j'ai obtenu le DUT après un stage de 3 mois à Mulhouse, en juillet 1998. Et coup de bol : en août, j'ai appris qu'un post se libérait à Mulhouse, et qu'il me suffisait de postuler. Pari gagné, j'ai eu le poste, et l'aventure ISSM a commencé.

 

Oui, mais tout cela, ça m'éloignait pas mal de mes objectifs premiers (voir plus haut). De manière très pratique, j'étais maintenant embarquée dans une aventure dont je savais qu'elle ne serait pas facile tous les jours. Deux possibilités : soit je prends l'option "J'observe, je vois ce que ça donne, et si ça ne va pas, je rentre chez mes parents", soit je considère que je m'installe ici, et je prends les moyens nécessaires à une intégration durable en Alsace.

J'ai choisi la deuxième voie, et ne connaissant que deux systèmes d'intégration rapides, j'en ai appliqué dès mon arrivée : j'ai intégré la chorale de la paroisse. Première tentatives, rencontres plaisantes, mais pas assez "nourrissantes" à mon goût, à l'exception de l'amitié naissante avec l'organiste, jeune mère de famille qui me ramenait chez moi après chaque répétition. Sauf qu'au bout d'un peu plus d'un an, son mari et elle (enseignants) ont été mutés dans le Bas-Rhin, et que je n'ai plus jamais eu de ses nouvelles. Et ce à un moment où les choses étaient devenues difficiles pour moi.

Dès que j'ai su que mon emploi était sûr (CDI), j'ai appliqué le "plan B d'intégration", c'est-à-dire la vie associative. Et là, j'ai choisi ce que je connaissais déjà, et que je savais exister dans toutes les régions : l'Hospitalité Diocésaine. A partir de là, les choses ont commencé à aller mieux, dans la mesure où j'ai pu trouver à l'Hospitalité soutien, amis, et même des hospitalières qui m'ont initiée aux us et coutumes, notamment culinaires, alsaciens. L'intégration était en marche. Dès le premier jour, j'ai recontré Jean-Luc. Evidemment, au début, lui ne m'avait pas vue, mais ça, c'est une autre histoire. Toujours est-il qu'au bout d'un an et quatre mois à Mulhouse, j'ai dû faire un choix : soit je déménage, soit je rentre chez mes parents, parce que c'est trop dur.

 

J'ai choisi de déménager, et là, les choses se sont tout doucement mises en place : "La" rencontre avec Jean-Luc, l'intégration définitive en Alsace par le biais de la chorale Coeurs Chantants de Sélestat, le boulot, les amis... pour aboutir au mariage, aux enfants...

 

Finalement, on peut dire que mes objectifs de mes 17 ans ont dans un sens été atteints :

 

Le premier était de réussir mes études (je venais de passer le bac) : j'ai non seulement réussi mes études, mais j'ai pu me réorienter, terminer mes études, obtenir diplôme et travail dans la foulée.

Le deuxième était de vivre une vraie vie de famille (en gros, j'avais le projet de me marier et d'avoir des enfants, mais sans date limite) : Ca a pris du temps, ça s'est fait dans la douleur et l'éloignement, mais finalement, je suis arrivée à ce que je voulais.

Le troisième était de continuer la musique (chose pas vraiment évidente quand on change de ville, de statut, d'environnement, de repères) : là encore, entre mes activités de chef de choeur et d'animatrice liturgique, on peut dire que je "baigne" dans la musique.

Le dernier était de prolonger mon engagement auprès de personnes handicapées et âgées, et de me mettre, d'une manière ou d'une autre, à leur service : je l'ai fait pendant un temps avec l'hospitalité, d'abord celle de Quimper, puis celle d'Alsace. Mais pour diverses raisons, incluant la vie de famille, mais pas uniquement, ce dernier engagement a pris définitivement fin l'an dernier, quand nous avons payé nos arriérés de cotisations à l'association, mais sans renouveler pour 2006.

 

Alors, pourquoi ce titre, si ces objectifs ont (presque) tous été atteints ?

 

Vous le saurez dans quelques jours, parce que là, j'ai de la lessive à faire. Eh oui, le quotidien me rattrape vite...

 

 

samedi 10 novembre 2007

Poux Wars Episode IV : Un nouvel espoir : l'Arme Fatale !

 

 

Eh bien oui, nous avons REUSSI !!!!!

 

En fait, après le traitement d'il y a deux mercredis, il n'y avait plus rien dans mes cheveux. J'ai donc vérifié les cheveux de Noémi, et là non plus, rien. J'ai continué à regarder, peigner, épouiller... rien.

Pleine d'espoir, j'ai attendu une semaine, et de nouveau épouillé pour savoir si les poux étaient revenus. Mais non ! Rien ! Ni dans mes cheveux, ni dans ceux de Noémi. Que faire, alors ? Refaire un traitement ???

 

J'y ai renoncé. Je me suis dit que s'il n'y avait pas de poux vivants dans les cheveux, un traitement mécanique, qui agit en asphyxiant les poux, n'aurait absolument aucune utilité, puisqu'il n'y avait rien à asphyxier.

J'ai donc attendu encore. Jeudi, à J+8, rien. J+9, rien.

Et puis, à J+10, je me suis décidée à aller chez le coiffeur (parce que le lendemain, dimanche, je devais partir à Paris en formation, et que je tenais à avoir les cheveux plus courts, je vous expliquerai très bientôt pour quelles raisons). Et là, je savais que le verdict serait net, définitif et sans retour : soit les poux étaient partis, et la coiffeuse me coupait les cheveux, soit ils étaient encore là, et je devrai renoncer à une coupe à ce moment-là.

Et comme l'oeil d'une coiffeuse est plus aguerri que le mien...

 

Je me suis donc aventurée jusqu'au salon de coiffure, et j'ai retrouvé la jeune fille qui m'avait coiffée 5 mois auparavant. J'ai mis ma tête entre ses mains, et elle a fouillé... et n'a rien trouvé !

 

VICTOIRE TOTALE sur l'envahisseur.

 

La bataille est finie... jusqu'à la prochaine. Mais maintenant, au Gobolistan, on a toutes les armes qu'il faut pour repousser l'envahisseur, la principale étant POUXIT, la seconde étant le peigne, et le tout doit être manié avec dextérité, précision, et beaucoup, beaucoup, beaucoup de patience. Ceci dit, les Poux ont été vaincus, pour cette fois. ALLELUIA !

vendredi 2 novembre 2007

Livraisons un jour de Toussaint

J'ai hésité entre vacances et travail, pour la catégorie, mais comme "vacances" n'existe pas (j'aurais pu le créer, mais bon...), j'ai mis dans "travail".

La Toussaint est donc une fête, contrairement à ce qu'on pourrait penser en entendant les expressions (temps de Toussaint, têtes de Toussaint...), seulement, c'est toujours un peu ambigu, cette fête surtout quand comme moi, on a vécu récemment un deuil (Mamie, si tu savais comme j'ai pensé à toi hier, et à Grand-Père...). Bref, après la messe de 9h30, nous sommes vite rentrés à la maison pour emmener les enfants aux toilettes avant de partir, puis, ce fut le début d'un sympathique périple dans le nord de notre belle Alsace.

 

Première destination : un bled du nom de Roppenheim, chez Alice Curot, soeur du mari de la soeur de ma belle-mère (je ne sais pas si vous avez suivi, mais c'est donc de la famille de mon mari). Alice nous reçoit très gentiment, il est un peu plus de midi, et elle est en train de déjeuner. Je l'enjoint à ne pas s'interrompre, mais elle termine très vite son déjeuner, et débarrasse la table illico pour nous permettre de nous asseoir...

 

Pendant que Jean-Luc fait les calculs avec elle, et que je remplis les chèques (elle sert de "dépôt" pour ses enfants qui ont aussi commandé du vin, et qui viendront le chercher plus tard), les enfants filent jouer aux toilettes (que c'est amusant, chez les autres...). Je finis les chèques, mets le hola dans la salle de bains, et nous voici prêts à repartir chez le client suivant, quand Alice s'éclipse, puis revient avec bonbons, chocolats et carambars pour les enfants... Les voilà tout contents, mais interdiction de manger tout ça avant le déjeuner !

 

On réembarque tout le monde, et hop, nous voici à l'autre bout du village, chez Monsieur Diderlé, très surpris de nous voir puisqu'il n'a rien commandé. C'est que Jean-Luc soigne ses clients, et Monsieur Diderlé en est un fidèle, et de longue date. Alors, il lui apporte un peu de vin nouveau, du jus de raisin à peine pressé, qui n'a pas encore commencé à fermenter... Mais Monsieur Diderlé apprend à Jean-Luc que ni lui, ni son épouse ne boivent de vin nouveau... Chou blanc pour cette fois, mais la prochaine fois, on le saura, et on passera juste dire bonjour !

 

Heureusement que les enfants étaient restés dans la voiture... Nous repartons, cette fois-ci pour Drusenheim, un autre petit village à 15 minutes de route de Roppenheim, dans la direction de Strasbourg-Sélestat (on se rapproche de chez nous, quoi). Un peu avant 13 heures, nous débarquons donc chez Robert et Christine, le frère et la belle-soeur de Marie-Thérèse, la maman de Jean-Luc. Explications avec les enfants, pour qu'ils comprennent qui est qui, par rapport à qui, et questions incessantes de Noémi à Christine : "Et toi, tu as des enfants ? Et ils sont où tes enfants ? Et pourquoi ils ne sont pas ici ?..." Retour aux toilettes pour les deux zouaves Platz, et apéritif. Parce que Christine et Robert nous ont invités à déjeuner chez eux, en plus. Et Christine a mis les petits plats dans les grands pour l'occasion : petits fours, bretzels, sticks d'Alsace, alcools et jus de fruits...

Vers 14 heures, nous passons à table : bouchées à la reine, riz et carottes, tarte aux pommes et café. Et toujours ces questions : "on peut manger les bonbons ?" devant ma réponse négative ("pas avant le repas, les enfants"), Christine contourne le problème en leur donnant... d'autres bonbons ! Discussions diverses : nouvelles des Platz (les parents de Jean-Luc, sa grand-mère), des enfants de Robert et Christine (Olivier va être papa d'un petit garçon en janvier, Jean-Marc est de retour aux Etats-Unis après quelques semaines en Chine pour parfaire sa connaissance de la langue, et il commence dans une des plus grandes banques d'affaires de New York, après avoir été brillamment reçu à son diplôme de la prestigieuse School of Management de Yale...), des aménagements prévus dans leur maison, du travail de Robert, de sa proche retraite, etc... Le repas est excellent, la compagnie sympathique, les enfants ont mangé, et correctement en plus, sans en mettre partout... J'autorise Noémi à manger un bonbon, et elle jette son dévolu sur les carambars... Dont elle ne mange que la moitié, et elle revient ensuite me voir pour me dire qu'elle n'aime pas ça ! (je sens qu'elle va changer d'avis dans quelques temps, mais pour l'heure, c'est plutôt une bonne nouvelle).

Vers 15h30, nous décidons de partir, c'est qu'il y a encore deux clients à livrer, et nous aimerions rentrer à une heure raisonnable quand même (nous sommes à 1 heure de route de Sélestat).

 

Quelques minutes plus tard, nous voici chez François Klingler, accueillis par son épouse, très heureuse de nous voir (la plupart de ces personnes n'avaient pas vu les enfants depuis deux ans, date de notre dernier passage à la Toussaint, puisque l'an dernier, à la même époque, j'attendais Rébecca : Nathanaël avait donc l'âge qu'a Rébecca maintenant, et Noémi avait trois ans et demi...).

Comme lors de nos passages précédents, nous voici reçus... pour le goûter ! Nous qui venons juste de sortir de table... Et comme c'est le lendemain d'Halloween, Madame Klingler se débarrasse de ses restes de bonbons, cotillons, sifflets et autres serpentins décorés en noir et rouge, et les offre aux enfants, ravis ! S'ensuit une discussion entrecoupée des fous-rires des enfants, très heureux de pouvoir faire du bruit et perturber nos hôtes. Marc, leur fils, nous a rejoint, et a la bonne idée de ressortir ses anciens jouets, soit un reste de collection de petites voitures... qui font vite le bonheur de nos deux aînés, évidemment.

Du coup, Marc et sa maman ne font ni une ni deux, et en profitent pour se défaire du stock de petites voitures qu'ils avaient encore.

Montant du butin : un avion, une ambulance, une camionette orange, un camion vert, un 4*4 rouge et une camionette rouge.

Nous décidons de partir avant qu'ils ne vident leur maison pour en donner le contenu aux enfants, et ils promettent de venir nous voir à Sélestat d'ici peu.

 

16h30, nous arrivons chez Albert, un autre frère de Marie-Thérèse, parrain de Jean-Luc. Et là, le cirque recommence : jus de fruits, biscuits salés (on est donc entre le goûter et l'apéro), et les enfants commencent à se gaver de Curly, avant même d'avoir enlevé leurs manteaux.

Ceci dit, vers 17 heures, Rébecca commence à avoir faim. Donc, après avoir une fois de plus rempli les chèques pour tout le monde (Albert, comme Alice plus tôt, fait dépôt pour ses enfants), je pars en quête d'eau chaude pour le biberon. Et hop, c'est parti. Bref, on n'est pas rentrés... d'autant plus que l'assiette de curly est vide, et que Marie-Thérèse, la femme d'Albert, la remplit à chaque fois qu'elle ne contient plus rien. Ca peut durer longtemps comme ça : ils ont déjà fini la boite, et elle a ouvert un autre paquet. Jean-Luc et moi mettons le holà, mais Nathanaël semble avoir encore faim, fait qui n'échappe pas à Marie-Thérèse, qui mandate donc sa fille pour aller chercher de quoi manger. Et la voilà qui revient quelques minutes plus tard, avec lard, pain, paté, saucisse et autres charcutailles...

Il faut dire aussi que Albert et Marie-Thérèse ont hérité de la ferme familiale, et qu'ils ont encore, bien que maintenant retraités, deux cochons, plusieurs poules, et pas moins de trois gros dindons qui nous ont accueillis à notre arrivée... Une vraie basse-cour, qui a quelque peu impressionné Noémi et Nathanaël...

Voyant qu'on en était aux préparatifs du repas, et sachant que si nous commencions, nous n'étions pas partis, nous avons décliné poliment l'invitation à rester dîner, sauf que pendant ce temps-là, les enfants avaient commencé à réclamer de quoi dessiner... Voilà donc Albert parti fouiller, et qui revient avec du papier de brouillon et une trousse pleine de crayons, feutres et stylos... Grand cri de Noémi, en découvrant ce que peut faire un stabylo : "Maman ! Tu as vu ? C'est un crayon magique !" (Et vive les émerveillements de l'enfance !)

Après trois dessins, quatre feuilles découpées et trois tentatives de tailler les crayons, nous décidons de lever le camp, histoire de ne pas rentrer trop tard, et surtout de ne pas mettre la maison sens dessus dessous. Re-passage aux toilettes, habillage des zouaves, et hop, nous voici sur le départ, quand Albert revient avec un sachet de viande congelée : "Ce sera pour votre repas de demain midi !" (de la viande de porc maison, bien sûr). Et avant que nous ayions pu dire "ouf", pendant que Marie-Thérèse triait les crayons de couleur afin d'en offrir une partie aux enfants, Marie-Madeleine, leur fille, était partie chercher des oeufs au poulailler, et Albert faisait les fonds de tiroir pour y dénicher deux autres petites voitures qu'il voulait offrir aux enfants...

Bref, une fois de plus, nous voici de retour à Sélestat avec beaucoup, beaucoup de choses, des cadeaux pour les enfants, des bonbons pour tous, le déjeuner de demain, et pleins de bons souvenirs de cette belle journée...

 

Réflexion de Noémi, qui sort en pleurs, et à qui je demande pourquoi : "Je suis trop gâtée !!!"

Je lui explique que ce n'est pas grave, et que ce n'est pas une raison pour refuser et faire la tête. Elle me dit qu'elle est quand même trop gâtée, et je comprends le problème : il y a quelques temps, nous lui avons fait la leçon, parce qu'elle voulait aller avec Jean-Luc chez le dentiste, pour que le dentiste lui donne, comme à chaque fois, un petit cadeau (animaux miniatures, genre kangourou ou buffle, coffre au trésor, etc.). J'ai dû expliquer à Noémi qu'on ne demandait pas de cadeaux comme elle le faisait, que ça ne se fait pas, et que de toute façon, elle était déjà tellement gâtée, qu'elle n'avait pas besoin de cadeaux supplémentaires, surtout quand il n'y a aucune raison. Du coup, elle a renoncé à demander des cadeaux, mais l'avalanche qui leur est tombée dessus hier l'a un peu dépassée... d'où le refus des derniers jouets donnés par Albert... C'est donc Nathanaël qui en a hérité, jusqu'à ce que Noémi comprenne qu'il y a une différence entre demander quelque chose, et accepter de recevoir quelque chose qu'on n'a pas demandé. Et qu'elle comprenne aussi le pourquoi de tous ces cadeaux ("ce n'est plus mon anniversaire !"). Certes, mais toutes ces personnes sont âgées, ce sont des membres de la famille de Jean-Luc que nous ne voyons pas souvent, et qui ont des liens affectifs forts avec Jean-Luc, et avec toute la famille. Ils ont vu Jean-Luc et ses frères à l'âge qu'ont nos enfants maintenant, et ont toujours été très heureux de donner un "petit quelque chose" aux enfants. Jean-Luc devenu adulte et père de famille, la tradition continue, et ce sont nos enfants qui héritent de ces "petits quelques choses" sans comprendre toujours pourquoi d'ailleurs...

 

Une belle et bonne journée, plus de détente et de visites familiales que de travail, donc...

L'arrivée à la maison est épique : les trois dorment dans la voiture. Je sors Rébecca, la mets vite en pyjama (enfin, vite, c'est beaucoup dire : pendant que je la changeais, elle a fait pipi, bien sûr, et j'ai donc dû tout recommencer : enlever le pyjama miraculeusement reté sec, retirer le body trempé, en mettre un propre, et me battre avec elle, bien réveillée maintenant, pour qu'elle accepte que je lui remette son pyjama. Quand j'ai enfin terminé, Jean-Luc avait déjà mis Noémi au lit, et terminait avec Nathanaël...). Ceci dit, à 19h45, les trois étaient au lit, et retombés illico dans les bras de Morphée... Une petite soirée tranquilles, seuls tous les deux, sans clients à appeler ou séance de bricolage, ça faisait longtemps que ça ne nous était plus arrivé !