Il y a une quinzaine de jours, nous sommes montés nous coucher, Jean-Luc et moi, et comme d'habitude, nous avons fait un tour dans les chambres des enfants pour vérifier qu'ils dormaient bien. En effet, il arrive que nous les retrouvions par terre, ou dans le mauvais sens, ou sans pyjama... Bref, nos enfants ont une vie nocturne assez mouvementée, comme les lecteurs de ce blog le savent déjà.
mercredi 30 juin 2010
lundi 14 juin 2010
Livraisons et week-end en amoureux !
La semaine dernière a été particulièrement chargée pour toute la famille.
Une fois n'est pas coutume, j'ai travaillé trois jours (pour une reprise, c'était une vraie reprise), mais trois jours consécutifs ! Du coup, mercredi soir, j'étais particulièrement fatiguée. Mais j'avais échappé à la "journée marathon" dont Jean-Luc a hérité : conduire les enfants à l'école de musique le matin, puis Noémi à son examen de violoncelle (oui, elle s'est très bien débrouillée !). Une heure après, elle a enchaîné avec l'orthophoniste, qui a confirmé qu'il n'y avait pas de problème actuellement ! Alléluia, de ce côté, ça semble aller de mieux en mieux !
Donc mercredi après-midi, Jean-Luc a emmené Nathanaël et Rébecca à Bergheim, chez ses parents, où ils devaient rester les trois jours suivants. De mon côté, je suis rentrée de Mulhouse plus tard que prévu, parce que ce mercredi 9, nous avions une rencontre avec Guy Delhasse, éducateur spécialisé et écrivain, qui venait parler aux étudiants et personnes intéressées (dont moi, forcément), de l'écriture, des liens entre écriture et travail social, et de l'importance de la littérature. L'après-midi s'est terminée autour d'un jus de fruits sur la place de la Réunion, en plein coeur de Mulhouse, et je suis rentrée par le train, en passant au préalable devant une librairie.
Aïe.
J'ai donc ramené au Gobolistan, en plus du livre de Guy, un livre sur l'histoire de la réunion de Mulhouse à la France en 1798, ainsi qu'un roman se déroulant en partie à Mulhouse, au 19e siècle...
Arrivée à la maison, j'ai terminé le sac de Noémi, que j'ai ensuite (après le dîner parce qu'il était déjà tard !) déposée chez Paul, un de ses grands copains depuis la maternelle.
Retour à la maison, et Vive la liberté ! Sans enfants pendant trois jours, Gobolof et moi étions un peu perdus... Mais que le lecteur se rassure : ça n'a pas duré très longtemps ! Nous avons bien vite retrouvé nos marques de jeunes mariés, et les choses sérieuses ont commencé le lendemain matin, dès 5h30. Nous sommes partis tous les deux en amoureux, livrer du vin en Moselle, puis à Paris. Le soir, après un crochet par Villers-Cotterêts, nous sommes allés jusqu'à Soissons où nous attendait une pizzeria sympa et un hôtel minable (si tant est qu'il mérite le nom d'"hôtel"). Minable, parce que la chambre était trop petite, le ménage n'avait sans doute pas été fait correctement (au vu du nombre incalculable de trucs noirs sur le sol). La literie était correcte, les draps et serviettes propres (c'est le minimum vital !). La salle de bain était microscopique, l'abattant des toilettes monté de travers, la télé était non pas accrochée en hauteur (forcément, les attaches avaient cédé et fait des trous dans le plafond), mais posée sur la toute petite table. Nous n'avions pas grand chose à y poser, mais comme les patères murales étaient inutilisables parce que cassées, la table entière aurait été la bienvenue pour que nous y posions sacs et vêtements... ce qui n'a bien sûr pas été possible. Enfin, il régnait dans cette chambre une odeur mêlant renfermé et vieille pisse... Si nous étions arrivés une heure trente plus tôt, j'aurais fait un scandale et demandé à changer de chambre. Mais dans ce type d'hôtel où tout est automatique (règlement par carte à l'entrée, obtention d'un badge et du numéro de chambre sur un ticket délivré par la machine), le contact humain est réduit à son strict minimum. Et bien entendu, ce ne sont pas les lutins de la machine qui sont responsables des dégradations dans la chambre...
Nous avons tout de même pu dormir à peu près correctement (sauf le bruit des voitures sur l'autoroute voisine), et le petit déjeuner, sans être formidable, nous a tout de même requinqués. J'en ai profité pour râler un peu histoire de marquer le coup, et j'ai déballé mon sac au gentil jeune homme chargé de préparer le petit déjeuner. Il a pris note de nos griefs. Mais le mal est fait : N'allez jamais au Première Classe de Soissons !!!!!!
Heureusement, la journée du lendemain s'est très bien passée, et nous étions même en avance sur notre planning. Tellement en avance qu'au lieu de livrer un client du nord de la Belgique le samedi, nous avons eu le temps d'y aller le vendredi. Et comme, à force de les voir, ces clients deviennent un peu plus que ça, celui-ci comme les autres fois nous a offert à boire. Une pause bienvenue, avant le retour en France pour les trois derniers clients. Nous avons alors pris la route de Valenciennes où se trouvait notre hôtel. Chat échaudé craint l'eau, dit-on. Forts de cet adage, en chemin, nous avons annulé la réservation au Première Classe de Valenciennes pour réserver une chambre à l'Etap'Hotel en face. Bien nous en a pris : nous sommes passés devant l'hôtel où nous aurions dû loger, et il était strictement identique à celui de la veille !
Le soir, après avoir inspecté la chambre, nous sommes allés manger. Et là, surprise : personne ! Les rues désertes, les restaurants fermés... le seul ouvert à moins de 10km à la ronde était un chinois (ça tombait bien, c'était le plan A pour le dîner du soir). Nous y sommes allés et avons été agréablement surpris. Sans que ce soit le haut de gamme, les plats étaient tout à fait corrects ! Au cours du repas, une réflexion de notre voisin nous a donné une piste quant à l'explication de la fermeture de tous les restaurants que nous avions croisés jusque-là : vendredi soir, c'était l'ouverture de la Coupe du monde de foot ! L'explication était forcément là. Nous avons bien ri, parce que du coup, pour une fois, nous avions beau venir dîner assez tard, nous avons été servis très vite !
Après un bon repas, nous sommes retournés à notre hôtel (nous sommes maintenant des habitués des lieux, c'est la troisième fois que nous y faisons étape). Une bonne douche et une bonne nuit plus tard, nous voici repartis, direction la Belgique cette fois. Là encore, de belles rencontres et retrouvailles pour certains clients !
Le retour a été rapide (ou plutôt, Gobolof a roulé bien vite), et nous sommes rentrés épuisés, fourbus, un peu avant minuit ce samedi soir. Mais avec de beaux souvenirs en tête, et surtout la joie d'avoir pu passer trois jours seuls, sans les enfants. Un vrai bienfait dans un quotidien fait de questions des enfants, de réponses parfois agacées, de stress pour les conduire à l'école, pour qu'ils soient prêts à l'heure, qu'ils se lavent les dents ou se brossent les cheveux, que les devoirs soient faits...
L'impression, ce week-end, d'avoir passé une semaine de vacances, avec le dépaysement et les joies et déboires des voyages compris !
Vendredi, les enfants (Gobolovitch et BBK) ont été également fort occupés : c'était la kermesse de l'école. Emmenés par les grands-parents, ils se sont apparemment bien amusés. Mais comme d'habitude, nos enfants étant plutôt secrets, nous n'en saurons pas plus...
Une fois n'est pas coutume, j'ai travaillé trois jours (pour une reprise, c'était une vraie reprise), mais trois jours consécutifs ! Du coup, mercredi soir, j'étais particulièrement fatiguée. Mais j'avais échappé à la "journée marathon" dont Jean-Luc a hérité : conduire les enfants à l'école de musique le matin, puis Noémi à son examen de violoncelle (oui, elle s'est très bien débrouillée !). Une heure après, elle a enchaîné avec l'orthophoniste, qui a confirmé qu'il n'y avait pas de problème actuellement ! Alléluia, de ce côté, ça semble aller de mieux en mieux !
Donc mercredi après-midi, Jean-Luc a emmené Nathanaël et Rébecca à Bergheim, chez ses parents, où ils devaient rester les trois jours suivants. De mon côté, je suis rentrée de Mulhouse plus tard que prévu, parce que ce mercredi 9, nous avions une rencontre avec Guy Delhasse, éducateur spécialisé et écrivain, qui venait parler aux étudiants et personnes intéressées (dont moi, forcément), de l'écriture, des liens entre écriture et travail social, et de l'importance de la littérature. L'après-midi s'est terminée autour d'un jus de fruits sur la place de la Réunion, en plein coeur de Mulhouse, et je suis rentrée par le train, en passant au préalable devant une librairie.
Aïe.
J'ai donc ramené au Gobolistan, en plus du livre de Guy, un livre sur l'histoire de la réunion de Mulhouse à la France en 1798, ainsi qu'un roman se déroulant en partie à Mulhouse, au 19e siècle...
Arrivée à la maison, j'ai terminé le sac de Noémi, que j'ai ensuite (après le dîner parce qu'il était déjà tard !) déposée chez Paul, un de ses grands copains depuis la maternelle.
Retour à la maison, et Vive la liberté ! Sans enfants pendant trois jours, Gobolof et moi étions un peu perdus... Mais que le lecteur se rassure : ça n'a pas duré très longtemps ! Nous avons bien vite retrouvé nos marques de jeunes mariés, et les choses sérieuses ont commencé le lendemain matin, dès 5h30. Nous sommes partis tous les deux en amoureux, livrer du vin en Moselle, puis à Paris. Le soir, après un crochet par Villers-Cotterêts, nous sommes allés jusqu'à Soissons où nous attendait une pizzeria sympa et un hôtel minable (si tant est qu'il mérite le nom d'"hôtel"). Minable, parce que la chambre était trop petite, le ménage n'avait sans doute pas été fait correctement (au vu du nombre incalculable de trucs noirs sur le sol). La literie était correcte, les draps et serviettes propres (c'est le minimum vital !). La salle de bain était microscopique, l'abattant des toilettes monté de travers, la télé était non pas accrochée en hauteur (forcément, les attaches avaient cédé et fait des trous dans le plafond), mais posée sur la toute petite table. Nous n'avions pas grand chose à y poser, mais comme les patères murales étaient inutilisables parce que cassées, la table entière aurait été la bienvenue pour que nous y posions sacs et vêtements... ce qui n'a bien sûr pas été possible. Enfin, il régnait dans cette chambre une odeur mêlant renfermé et vieille pisse... Si nous étions arrivés une heure trente plus tôt, j'aurais fait un scandale et demandé à changer de chambre. Mais dans ce type d'hôtel où tout est automatique (règlement par carte à l'entrée, obtention d'un badge et du numéro de chambre sur un ticket délivré par la machine), le contact humain est réduit à son strict minimum. Et bien entendu, ce ne sont pas les lutins de la machine qui sont responsables des dégradations dans la chambre...
Nous avons tout de même pu dormir à peu près correctement (sauf le bruit des voitures sur l'autoroute voisine), et le petit déjeuner, sans être formidable, nous a tout de même requinqués. J'en ai profité pour râler un peu histoire de marquer le coup, et j'ai déballé mon sac au gentil jeune homme chargé de préparer le petit déjeuner. Il a pris note de nos griefs. Mais le mal est fait : N'allez jamais au Première Classe de Soissons !!!!!!
Heureusement, la journée du lendemain s'est très bien passée, et nous étions même en avance sur notre planning. Tellement en avance qu'au lieu de livrer un client du nord de la Belgique le samedi, nous avons eu le temps d'y aller le vendredi. Et comme, à force de les voir, ces clients deviennent un peu plus que ça, celui-ci comme les autres fois nous a offert à boire. Une pause bienvenue, avant le retour en France pour les trois derniers clients. Nous avons alors pris la route de Valenciennes où se trouvait notre hôtel. Chat échaudé craint l'eau, dit-on. Forts de cet adage, en chemin, nous avons annulé la réservation au Première Classe de Valenciennes pour réserver une chambre à l'Etap'Hotel en face. Bien nous en a pris : nous sommes passés devant l'hôtel où nous aurions dû loger, et il était strictement identique à celui de la veille !
Le soir, après avoir inspecté la chambre, nous sommes allés manger. Et là, surprise : personne ! Les rues désertes, les restaurants fermés... le seul ouvert à moins de 10km à la ronde était un chinois (ça tombait bien, c'était le plan A pour le dîner du soir). Nous y sommes allés et avons été agréablement surpris. Sans que ce soit le haut de gamme, les plats étaient tout à fait corrects ! Au cours du repas, une réflexion de notre voisin nous a donné une piste quant à l'explication de la fermeture de tous les restaurants que nous avions croisés jusque-là : vendredi soir, c'était l'ouverture de la Coupe du monde de foot ! L'explication était forcément là. Nous avons bien ri, parce que du coup, pour une fois, nous avions beau venir dîner assez tard, nous avons été servis très vite !
Après un bon repas, nous sommes retournés à notre hôtel (nous sommes maintenant des habitués des lieux, c'est la troisième fois que nous y faisons étape). Une bonne douche et une bonne nuit plus tard, nous voici repartis, direction la Belgique cette fois. Là encore, de belles rencontres et retrouvailles pour certains clients !
Le retour a été rapide (ou plutôt, Gobolof a roulé bien vite), et nous sommes rentrés épuisés, fourbus, un peu avant minuit ce samedi soir. Mais avec de beaux souvenirs en tête, et surtout la joie d'avoir pu passer trois jours seuls, sans les enfants. Un vrai bienfait dans un quotidien fait de questions des enfants, de réponses parfois agacées, de stress pour les conduire à l'école, pour qu'ils soient prêts à l'heure, qu'ils se lavent les dents ou se brossent les cheveux, que les devoirs soient faits...
L'impression, ce week-end, d'avoir passé une semaine de vacances, avec le dépaysement et les joies et déboires des voyages compris !
Vendredi, les enfants (Gobolovitch et BBK) ont été également fort occupés : c'était la kermesse de l'école. Emmenés par les grands-parents, ils se sont apparemment bien amusés. Mais comme d'habitude, nos enfants étant plutôt secrets, nous n'en saurons pas plus...
vendredi 4 juin 2010
Cours de philo, de métaphysique et de cosmologie dès le matin
Pour continuer dans la série des questions existentielles, Noémi nous a posé ce matin la question suivante :
"Dis, maman, dis, papa, quand on meurt, on va chez Dieu pour toute la vie ?"
Alors comment dire... déjà, si tu meurs, c'est que tu n'es plus vivant. Donc le "pour toute la vie" est un peu étrange. Mais nous voyons ce que tu veux dire, donc la réponse est "Oui, quand on meurt, on va auprès de Dieu" (pour ceux qui y croient, bien sûr, mais les lecteurs de ce blog savent que nous y croyons et ne seront donc pas surpris de notre réponse).
Elle semblait apaisée par la réponse et n'a pas cherché plus loin (pour l'instant), mais Nathanaël a enchaîné :
"Mais quand le soleil va mourir, on va tous mourir aussi ?"
Alors là, on n'est plus dans la métaphysique, mais dans la cosmologie. C'est un autre domaine, hein ! La question nous a surpris, parce que derrière, nous avons senti comme une pointe d'inquiétude, du style "si le soleil meurt demain, on va tous mourir demain !"
Donc, j'ai répondu à Nathanaël :
"Ben tu sais, le soleil, c'est une étoile, qui est née il y a très longtemps, et qui a encore autant de temps à vivre. Donc quand le soleil va mourir, ça ne posera pas de problème parce qu'a priori, on sera déjà tous morts avant".
"Mais maman, comment il fait, le soleil, pour se lever ?"
Comment dire, mon chéri ?????
"Tu vois, le soleil, c'est une grosse boule de feu. Elle ne bouge pas, c'est la terre qui tourne sur elle-même, et le soleil l'éclaire". Comme je n'avais ni pomme, ni orange, ni rien d'autre qui puisse symboliser le soleil et la terre, je l'ai fait avec mes mains, et lui ai montré que si la main gauche ne bouge pas et que la main droite tourne sur elle-même, il y un côté sombre, et un côté éclairé. Pour l'instant, il semble que ça suffise comme explication.
Mais nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles questions demain.
Je vais me préparer psychologiquement.
"Dis, maman, dis, papa, quand on meurt, on va chez Dieu pour toute la vie ?"
Alors comment dire... déjà, si tu meurs, c'est que tu n'es plus vivant. Donc le "pour toute la vie" est un peu étrange. Mais nous voyons ce que tu veux dire, donc la réponse est "Oui, quand on meurt, on va auprès de Dieu" (pour ceux qui y croient, bien sûr, mais les lecteurs de ce blog savent que nous y croyons et ne seront donc pas surpris de notre réponse).
Elle semblait apaisée par la réponse et n'a pas cherché plus loin (pour l'instant), mais Nathanaël a enchaîné :
"Mais quand le soleil va mourir, on va tous mourir aussi ?"
Alors là, on n'est plus dans la métaphysique, mais dans la cosmologie. C'est un autre domaine, hein ! La question nous a surpris, parce que derrière, nous avons senti comme une pointe d'inquiétude, du style "si le soleil meurt demain, on va tous mourir demain !"
Donc, j'ai répondu à Nathanaël :
"Ben tu sais, le soleil, c'est une étoile, qui est née il y a très longtemps, et qui a encore autant de temps à vivre. Donc quand le soleil va mourir, ça ne posera pas de problème parce qu'a priori, on sera déjà tous morts avant".
"Mais maman, comment il fait, le soleil, pour se lever ?"
Comment dire, mon chéri ?????
"Tu vois, le soleil, c'est une grosse boule de feu. Elle ne bouge pas, c'est la terre qui tourne sur elle-même, et le soleil l'éclaire". Comme je n'avais ni pomme, ni orange, ni rien d'autre qui puisse symboliser le soleil et la terre, je l'ai fait avec mes mains, et lui ai montré que si la main gauche ne bouge pas et que la main droite tourne sur elle-même, il y un côté sombre, et un côté éclairé. Pour l'instant, il semble que ça suffise comme explication.
Mais nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles questions demain.
Je vais me préparer psychologiquement.
jeudi 3 juin 2010
Dis maman, comment on fait... ?
Nathanaël m'a bien fait rire hier soir. J'étais en train de lui raconter l'histoire d'Ursule la Libellule, bien à l'aise dans sa petite maison, et qui a un jour un nouveau voisin en la personne de monsieur Rénato Rainette. Qui est amoureux, se fiance, et fait plein de petits tétards, qui grandissent, tombent amoureux, et à leur tour font plein de petits tétards, au point qu'Ursule décide de vendre sa maison aux rainettes et de s'installer dans une mare un peu plus loin.
En plein milieu du livre, Nathanaël m'interrompt, visiblement très embêté, et me demande :
"Dis, maman, comment elles font, les mamies, pour avoir un bébé ?"
Interloquée par la question, je lui réponds que les mamies ne font pas de bébés, qu'elles ont eu des bébés, et que leurs bébés ont grandi, et qu'ils ont eu des bébés, et que c'est comme ça que les mamies deviennent des mamies.
Il me répond alors "Mais non, c'est pas ça ! Mais Comment elles naissent, les mamans ?????"
Alors bien sûr, je lui explique que les mamans ne naissent pas mamans, elle le deviennent en grandissant, une fois qu'elles ont des bébés. Et il me dit : "Mais comment elles deviennent des mamans ????" avec une insistance de plus en plus impatiente, comme s'il se demandait si je n'étais pas débile au point de ne pas comprendre ses questions.
Alors j'ai voulu en avoir le coeur net :
"Tu es en train de me demander comment on fait les bébés, c'est ça ???" (question que redoutent un peu tous les parents, je crois... !
)
"Ben oui, enfin...!" (à dire et à lire avec une pointe d'agacement dans la voix).
OK.
"Alors tu vois, le papa met une petite graine dans le ventre de la maman, si la graine du papa rencontre la graine de la maman, ça fait un oeuf, et l'oeuf grandit, il devient un bébé, et quand le bébé est assez grand, il sort du ventre".
"Mais comment il fait pour sortir ? Il coupe le ventre ?"
Une toute petite leçon d'anatomie s'est alors révélée indispensable.
"Ben tu vois, les filles et les garçons, on n'est pas fait pareil : les filles elles ont un petit trou entre les jambes pour faire passer le bébé".
"Ah. Mais il est trop gros, le bébé, pour passer par le petit trou !"
Certes. Il a des arguments, ce petit, il ira loin.
J'ai donc dû passer par l'analogie avec le rectum, en lui expliquant que le petit trou pour faire sortir le caca il était tout petit, presque fermé, et que le caca, même quand c'était un gros caca, il pouvait quand même sortir.
"Eh ben pour le bébé, c'est pareil, sauf que ce n'est pas par le même trou".
"Mais alors, après, il y a un gros trou par où le bébé est passé ?"
Alors là, je me suis demandé comment j'allais bien pouvoir m'en sortir. Parce que c'est bien gentil, mais lui expliquer le périnée, tout ça... J'ai fini par lui dire que le trou se refermait parce qu'une fois que le bébé était passé, les muscles (il sait ce que c'est, même s'il ne connaît pas le nom) faisaient leur travail et leur travail, c'est justement de fermer le trou.
"Ah bon. Tu racontes la suite de l'histoire, maintenant ?"
J'avais répondu (pour l'instant !) à ses questions, on pouvait en revenir à l'essentiel : mais que devient donc Ursule la Libellule avec ses si bruyants voisins ?
Ouf, une étape de passée. A quand la suivante ???
En plein milieu du livre, Nathanaël m'interrompt, visiblement très embêté, et me demande :
"Dis, maman, comment elles font, les mamies, pour avoir un bébé ?"
Interloquée par la question, je lui réponds que les mamies ne font pas de bébés, qu'elles ont eu des bébés, et que leurs bébés ont grandi, et qu'ils ont eu des bébés, et que c'est comme ça que les mamies deviennent des mamies.
Il me répond alors "Mais non, c'est pas ça ! Mais Comment elles naissent, les mamans ?????"
Alors bien sûr, je lui explique que les mamans ne naissent pas mamans, elle le deviennent en grandissant, une fois qu'elles ont des bébés. Et il me dit : "Mais comment elles deviennent des mamans ????" avec une insistance de plus en plus impatiente, comme s'il se demandait si je n'étais pas débile au point de ne pas comprendre ses questions.
Alors j'ai voulu en avoir le coeur net :
"Tu es en train de me demander comment on fait les bébés, c'est ça ???" (question que redoutent un peu tous les parents, je crois... !
"Ben oui, enfin...!" (à dire et à lire avec une pointe d'agacement dans la voix).
OK.
"Alors tu vois, le papa met une petite graine dans le ventre de la maman, si la graine du papa rencontre la graine de la maman, ça fait un oeuf, et l'oeuf grandit, il devient un bébé, et quand le bébé est assez grand, il sort du ventre".
"Mais comment il fait pour sortir ? Il coupe le ventre ?"
Une toute petite leçon d'anatomie s'est alors révélée indispensable.
"Ben tu vois, les filles et les garçons, on n'est pas fait pareil : les filles elles ont un petit trou entre les jambes pour faire passer le bébé".
"Ah. Mais il est trop gros, le bébé, pour passer par le petit trou !"
Certes. Il a des arguments, ce petit, il ira loin.
J'ai donc dû passer par l'analogie avec le rectum, en lui expliquant que le petit trou pour faire sortir le caca il était tout petit, presque fermé, et que le caca, même quand c'était un gros caca, il pouvait quand même sortir.
"Eh ben pour le bébé, c'est pareil, sauf que ce n'est pas par le même trou".
"Mais alors, après, il y a un gros trou par où le bébé est passé ?"
Alors là, je me suis demandé comment j'allais bien pouvoir m'en sortir. Parce que c'est bien gentil, mais lui expliquer le périnée, tout ça... J'ai fini par lui dire que le trou se refermait parce qu'une fois que le bébé était passé, les muscles (il sait ce que c'est, même s'il ne connaît pas le nom) faisaient leur travail et leur travail, c'est justement de fermer le trou.
"Ah bon. Tu racontes la suite de l'histoire, maintenant ?"
J'avais répondu (pour l'instant !) à ses questions, on pouvait en revenir à l'essentiel : mais que devient donc Ursule la Libellule avec ses si bruyants voisins ?
Ouf, une étape de passée. A quand la suivante ???