mardi 26 août 2008

Cosmétiques, travail et entreprise


Petit point sur la création de l'entreprise : 

 

A ce jour, je n'ai toujours eu aucune nouvelle de Couleur Caramel : le directeur commercial n'a même pas daigné me rappeler, ni même m'envoyer un mail pour me dire "non"... De quoi décevoir et refroidir les plus aguerris. Dire que je conseillais leur marque... Maintenant, je la déconseille : quand on voit comment ils traitent leurs potentiels clients...

Bref, la décision est prise : je vais attendre la sortie de la gamme de maquillage bio "Les Sens des Fleurs", aux fleurs de Bach. Du maquillage et des produits cosmétiques certifiés Ecocert et Nature et Progrès (le deuxième label est de loin le plus contraignant sur le marché des cosmétiques bio). Au mois, là, je pars avec quelque chose de bien.

J'ai déjà deux rendez-vous pour Septembre, et peut-être trois. Ca démarre fort !

Dernière nouvelle : j'ai envoyé les papiers, la demande doit maintenant être arrivée à la chambre des métiers, complète cette fois-ci (la dernière fois, il manquait deux signatures et un papier). J'espère avoir rapidement un numéro de SIRET. J'ai rendez-vous demain, mercredi, à la banque pour ouvrir mon compte professionnel ! La grande aventure commence !

 

Petit point sur mon autre travail :

 

Hier, j'ai littéralement pété un câble avec les enfants. Du coup, au moment du dîner, je me suis carrément mise en grève (c'est-à-dire que j'ai attendu le retour de Jean-Luc pour lui confier les enfants, et ensuite, je suis montée dans la chambre, et je l'ai laissé se débrouiller avec nos trois monstres).

Et ouf, aujourd'hui, je suis de retour à Mulhouse !

YAISSE !

Ca fait du bien, je retravaille.

Ce soir, je serai donc ravie de retrouver mon petit monde, à la maison. Mais pour l'heure, qu'est-ce que je suis contente ! Casimir ne revient que dans une heure, j'ai donc encore une heure de tranquillité avant le début des ennuis. Faut en profiter ! Hauts les coeurs !

 

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16h45 :

Casimir est en pleine forme ! Il a réussi à travailler, en posant des questions sensées, voire pertinentes... On nous l'aurait changé ?

(il n'est pas parti en vacances, il s'est reposé, et il a changé de médecin : il va mieux ! (du coup, nous aussi !) YAISSE !)

vendredi 22 août 2008

News fraîches du Gobolistan

Un billet rapide pour vous dire où nous en sommes au Goblistan :

 

J'ai envoyé mercredi mon dossier de demande d'immatriculation. La décision est maintenant entre les mains de la chambre des métiers d'Alsace : vais-je avoir ou non le droit d'exercer mon deuxième métier ?

De cette décision dépend donc une partie de ce que je vais faire à partir du mois de septembre. Si le dossier est accepté, je peux, dès réception de mon numéro de Siret, commander le matériel qui me manque et les produits avec lesquels je souhaite travailler (hors maquillage, puisque je n'ai aucune nouvelle du directeur commercial de Couleur Caramel, et que je ne vois pas trop avec quelle marque je peux travailler pour l'instant...). Je commencerai donc sans maquillage, ou plutôt avec le maquillage que j'ai acheté pour la préparation de mon diplôme, à savoir du maquillage professionnel, mais pas bio.

 

Jeudi, nous étions le 21 août. Et donc, comme tous les 21 août, c'était à la fois l'anniversaire et la fête de Noémi.

Hier, donc, Noémi a reçu 4 cartes : une de sa marraine, venant d'Autriche, une autre de son arrière-grand-mère maternelle, venant de Mont-Saint-Aignan, une de sa grand-tante, venant de Sées, et la dernière d'un de nos amis hospitalier, venant d'Irlande. Plus un mail de ses grand-parents maternels, venant directement, photos à l'appui, du Canada, de Montréal pour être précise.

A 9 heures du matin, nous étions à la gare : le grand-père paternel des enfants était de retour de son pélerinage annuel à Lourdes, et ma mission consistait à venir le chercher et à le racompagner chez nous, pour qu'il puisse rentrer en camionnette à Bergheim. Il a commencé par vider sa valise dans le coffre pour y trouver les cadeaux qu'il avait ramené de Lourdes à ses petits-enfants : une médaille pour Noémi, une gourmette gravée à son nom pour Nathanaël, et un disenier pour Rébecca (avec des fleurs de toutes les couleurs). Les enfants ont donc fait la fête pour le retour de Papy (surtout les bras chargés de cadeaux, bien sûr) !

 

L'après-midi, Noémi et Nathanaël m'ont aidée à faire un gâteau pour le goûter. Il fallait bien fêter dignement l'événement, même si la "vraie" fête, ce sera dimanche après-midi, avec toute la famille (oncles, tantes, cousins, grands-parents). Noémi a donc soufflé ses 6 bougies, et apprécié le gâteau au chocolat tout chaud sorti du four.

Jean-Luc, à son retour, a également apprécié le gâteau, d'ailleurs ! Merci encore à Nathalie pour la recette : c'est un grand succès, au Gobolistan !

 

D'ailleurs, la recette, je vais vous la donner :

 

Moelleux au chocolat :

 

Préchauffer le four th. 6-7 (environ 180°C).

Mélanger 240 gr. de sucre et 6 jaunes d'oeufs jusqu'à ce que le mélange blanchisse.

Faire fondre dans une casserole 240 gr. de chocolat à cuire et 240 gr. de beurre, et bien mélanger le tout.

Verser le mélange chocolat-beurre dans le mélange sucre-jaunes d'oeufs, et bien mélanger le tout.

Ajouter progressivement 150 gr. de farine, en veillant à bien l'incorporer au reste.

Battre les 6 blancs d'oeufs en neige, et les incorporer progressivement au gâteau, en veillant à ne pas les casser.

Verser la préparation dans un moule à manqué.

Mettre au four pendant 25 à 30 minutes.

 

Comme la pâte contient beaucoup de beurre, il n'y a pas besoin de graisser le moule. On peut réduire un peut les quantités de sucre et de beurre, et j'ai déjà fait ce gâteau avec 5 oeufs seulement, mais c'est un rien moins bon...

L'intérieur du gâteau est moelleux, et il se forme une sorte de croûte sur le dessus. Ne pas essayer de démouler le gâteau : il s'effriterait... Le mieux est de le servir tel quel, dans son moule.

 

Bon appétit !

 

 

mercredi 20 août 2008

Première communion

Alors là je suis carrément à la bourre, depuis le temps que je voulais écrire quelques mots sur le deuxième événement d'importance qui a eu lieu dans la famille au mois de mai...

Le 25 mai, c'était le jour de la fête des mères. Mais c'était aussi et surtout le jour de la première communion d'Emeline Platz, la nièce et filleule de Jean-Luc.

Nous sommes tous partis, donc, à Kintzheim, où le frère de Jean-Luc et sa famille habitent, et où avait lieu cet important événément. Nous avons eu droit à une belle célébration, avec un garde suisse pour ouvrir la marche (procession d'entrée et de sortie), et ce même garde faisait en même temps office de vigile : il intimait aux personnes un peu trop bruyantes l'ordre de se taire, ou du moins de parler moins fort.

Parce qu'il ne faut pas se leurrer : ce genre de célébration, c'est comme les baptêmes et les mariages, c'est le cirque général. Peu d'enfants et de familles sont conscients de ce qui se joue réellement à ce moment-là... et ne voient que la grande fête et les cadeaux qui vont avec...

Bref, de toute façon, je me dis que finalement, je ne suis ni dans la tête, ni dans le coeur des communiants et que je dois leur laisser le bénéfice du doute : d'ailleurs, Emeline avait l'air particulièrement heureuse ce jour-là, et elle était très concentrée, et très concernée par ce qui se passait.

Une jolie chose a eu lieu après la célébration : le prêtre et les communiants sont partis, avec tous les participants à leur suite, en procession, à travers le village. Et pas n'importe quelle procession : une procession du Saint Sacrement. Nous sommes finalement arrivés devant la maison d'un viticulteur, dont la femme avait aménagé un autel pour que le prêtre y pose le Saint Sacrement, et qu'on puisse avoir un temps d'adoration. Après une dernière prière à Marie, tous sont repartis vers l'église.

 

La deuxième partie de la journée a été beaucoup plus classique : nous sommes tous partis chez mon beau-frère, qui avait préparé, avec sa femme, une fête digne des plus grandes : apéritif, repas excellent, et pas moins de trois gâteaux différents...

 

Premier gâteau : le vacherin glacéDeuxième gâteauTroisième gâteau

 

(en fait, il y en avait un quatrième, mais nous ne l'avons vu que plus tard : il était sur la table des enfants, et comme de toute façon, plus personne n'avait faim...)

 

Pour digérer tout cela, toute la famille est ensuite partie pour une bonne ballade dans les vignes, par la piste cyclable qui passe tout près de chez eux.

 

BBK ne veut pas du chapeau !Sur la piste cyclable...Même Grand-Mère était de la partie !

 

Après la ballade, les enfants sont retournés jouer dans le jardin, et s'en sont donné à coeur joie ! Puis, ce fut la traditionnelle séance de photos, avec l'héroïne du jour...

 

Nathanaël à la recherche du tracteur...BBK descendant les marches (oui, en marche arrière !)BBK dans la remorque du tracteur...Emeline et son parrain.Emeline, son frère et tous ses cousinsEmeline et ses parents

lundi 18 août 2008

Régime social des Indépendants

Alors j'en étais donc à la création de l'entreprise.

Et j'ai eu des surprises !
D'abord, les choses ont changé. J'explique.

Il y a quelques années, il existait un statut qui permettait de créer une entreprise, et d'être imposé au forfait. C'est à dire que le régime fiscal de l'entreprise était basé sur une déclaration du chiffre d'affaires global de l'année, et l'Etat demandait en fin d'année un forfait, censé représenter les taxes à payer. En gros, moins on faisait de dépenses, et plus on y gagnait (on payait les produits TTC aux fournisseurs, on vendait des prestations ou des produits TTC, l'Etat percevait donc la TVA sur les produits achetés par les entreprises, et non sur les produits vendus, et les entreprises étaient ensuite imposées sur les bénéfices réalisés, mais calculés de manière très arbitraire, donc le plus souvent au bénéfice de l'entreprise). Oui, mais voilà, les choses ont changé.

Le statut "forfait" n'existe plus depuis quelques années, il a été remplacé par le statut "micro-entreprise". Sur le papier, ça ne change pas grand-chose : on paye toujours les produits TTC, on les revend toujours TTC, et comme on revend en général plus cher que ce le prix où on a acheté, en général, on est gagnant sur la question de la TVA.

Sauf que le système n'a pas changé que pour une question de nom.

Il a changé aussi pour obliger les pluriactifs à devenir mono-actifs.

En voici la preuve.

Quand je me suis renseignée, pour le régime social, j'ai appelé le RSI (voir le titre de ce billet pour la traduction), et on m'a dit qu'il n'y avait pas à se poser de question les deux premières années : avec le régime "micro-entreprise", je suis exonérée des charges sociales les deux premières années, sous certaines conditions : avoir travaillé au moins 910 heures pendant les douze mois précédant la création de l'entreprise, et travailler au moins 455 heures au cours des douze mois suivant la création de l'entreprise.

J'ai donc fait le calcul : avec mon mi-temps, j'arrive au total à 910,08 heures de travail sur les douze mois précédant la date de la création de l'entreprise. C'est donc OK pour ça, et comme je continue mon mi-temps, je serai donc en 2008-2009 (de septembre 2008 à novembre 2009 inclus), à 910,08 heures également. Ouf, je suis donc exonérée des charges sociales pour les deux premières années, à savoir 2008 et 2009, puisque le calcul des charges se fait sur l'année civile, au prorata du temps travaillé pour la première année, si la création de l'entreprise intervient en cours d'année, comme c'est le cas pour moi.

Mais quand j'ai posé une autre question, tout à fait anodine, à la personne qui me renseignait au RSI, à savoir si je devais déclarer les enfants sous mon nom, alors qu'ils sont déjà sous mon nom à la sécurité sociale "salariée de régime local" à laquelle je cotise déjà en tant que salariée à l'ISSM, la personne m'a demandé si on m'avait informée des conditions de cotisation pour les années qui suivent les deux premières.

Sur ma réponse négative, elle m'a expliqué comment ça fonctionne.

En fait, quand on est à la fois chef d'entreprise et salarié, à partir de la troisième année, on est obligé de cotiser au RSI, qui est le régime social des travailleurs indépendants. En gros, quel que soit le chiffre d'affaires ou le temps que j'y passe, c'est l'entreprise qui prime, pas le travail salarié. Sauf si je réunis deux conditions : pour garder mon régime social actuel, je dois travailler 1200 heures au cours de la troisième année et mon salaire doit être supérieur à mon bénéfice réalisé sur mon entreprise.

Avec les 35 heures, un mi-temps correspond en gros à 910 heures. J'ai fait le calcul : 1200 heures, c'est en gros 70% d'un temps plein.

 

Si je reprends ma situation actuelle, je suis cadre, salariée, à mi-temps, en congé parental à mi-temps jusqu'au 1er décembre 2009. Je cotise au régime local, qui rembourse à 90% les frais médicaux courants (visites chez le médecins, médicaments au taux sécu, hospitalisation...) contrairement au régime général "normal", qui rembourse ces mêmes frais à 70%. C'est pour cette raison que nous avons affilié les enfants sous mon nom : Jean-Luc, lui, dépend du régime agricole, qui rembourse de la même manière que le régime général normal. De plus, l'ISSM a souscrit une mutuelle complémentaire obligatoire, à laquelle nous serons tous affiliés (Jean-Luc également) à compter du 1er janvier 2009.

Si je continue un mi-temps en 2010 (à partir du 1er janvier), je passerai automatiquement au RSI, puisque je ne pourrai pas justifier de 1200 heures de travail sur l'année. Donc, je serai là, obligée de cotiser au RSI. Mais en plus, je serai dans l'obligation de souscrire une nouvelle mutuelle, puisque du coup, je ne serai plus du tout remboursée par la sécurité sociale régime local, je ne serai donc plus affiliée à la mutuelle d'entreprise, qui elle est calculée sur les cotisations du régime local, perçues sur mon salaire. Mais ce n'est pas tout ! Je continuerai en plus à payer les cotisations sociales sur mon salaire versé par l'ISSM, puisque je resterai salariée à mi-temps !

Donc, je paierai plus, deux fois, en fait, avec une mutuelle plus chère, pour être moins bien remboursée...

Je suis donc devant le choix suivant :

- Si l'entreprise marche très fort, je reste à mi-temps et je paie plus pour recevoir moins ;

- En décembre 2009, à la fin de mon congé parental, je passe à 70%, et j'ai un meilleur salaire, mais moins de temps pour mon entreprise ;

- Si l'entreprise ne marche pas, en décembre 2009, je reste à mi-temps, et j'arrête mon entreprise parce qu'elle ne sera pas rentable : les coûts seront trop élevés par rapport au temps que je pourrai y consacrer.

 

On verra donc dans deux ans : pour l'heure, je vais envoyer les papiers pour l'immatriculation (j'ai trouvé toutes les pièces qui doivent être jointes au dossier), et on verra par la suite ce que ça donne : j'ai en gros 16 mois pour voir venir...

mercredi 13 août 2008

Recherche fournisseurs désespérément...

Alors voilà, j'ai eu ce fameux rendez-vous avec le "fournisseur" mystère de Mr. Ekobio (notre fournisseur de légumes biologiques).

Et ce n'est pas du tout un fournisseur. Mais un particulier, banquier, qui tente d'arrondir ses fins de mois avec un système de vente directe multi-niveaux de cosmétiques biologiques. Les cosmétiques eux-mêmes, il n'y connaît rien du tout, et il était là uniquement pour me parler des avantages de la vente directe multi-niveaux.

Sur le papier, le système est très bien : Je deviens distributeur. J'achète les cosmétiques moins chers que leur prix public, je fais donc une marge quand je les revends. A chaque nouvelle vente, mon parrain gagne un pourcentage sur mes ventes, sans avoir à vendre les produits lui-même. Pour que ce soit rentable, il faut avoir un réseau de distributeurs et de sous-distributeurs assez étendu (plus de 4 niveaux d'après ce qu'il m'a dit).

Oui, mais voilà. Ce qui m'intéressait là-dedans c'était pas le système de vente, mais les produits cosmétiques. Or, ces produits, il paraît qu'ils sont formidables, mais on ne peut pas les essayer. Pour cela, il faut devenir distributeur, et les acheter (avec la remise). J'ai étudié leur gamme, et elle m'a paru plutôt "limite" en termes d'utilisation professionnelle : pas de produits selon les différents types de peaux, un gommage identique pour le corps et pour le visage, alors que la peau est différente (plus fine sur le visage, plus fragile aussi), une crème-masque anti-rides, pas de masque autrement, bref, pas assez pour un usage en institut.

Je suis allée faire une comparaison sur Excel entre le prix de vente de ces cosmétiques et celui des cosmétiques à base de fleurs de Bach que j'avais déjà repérés.

Et y'a pas photo.

Premièrement, la gamme avec les Fleurs de Bach est bien plus étendue, et couvre tous les besoins d'un institut, hors maquillage.

L'autre, ben y'a pas grand-chose...

Deuxièmement, quand on regarde le prix de vente au litre, avec ou sans remise, la comparaison est sidérante... En achetant le même type de produits dans chacune des deux gammes (une crème hydratante, un démaquillant, une lotion, une crème pour les mains, une crème pour les pieds, un gommage et un masque), le prix total revendeur est nettement moins élevé pour les cosmétiques aux fleurs de Bach, idem pour le prix public, et le prix au litre est carrément deux fois plus important pour la gamme présentée par le monsieur.

Pas d'hésitation, donc : ce sera la gamme à base de fleurs de Bach... D'autant plus que celle-là, elle a l'avantage d'être disponible en échantillons. Je pourrai donc l'essayer, dès que j'aurai un numéro de SIRET.

L'autre gros avantage de cette gamme, c'est qu'elle règle du même coup mon problème de cire, puisqu'ils ont aussi de la cire biologique. Et en plus, ils ont l'habitude de travailler avec les instituts, donc il y a aussi des produits conditionnés spécialement pour le travail en cabine (à usage professionnel uniquement).

 

Reste le problème épineux du maquillage. Je dis épineux, parce que c'est carrément le casse-tête pour trouver une gamme de maquillage biologique exploitable pour moi.

Jugez plutôt.

Sachant que Couleur Caramel ne travaille pas avec les esthéticiennes à domicile, j'ai commencé à prospecter d'autres marques. Je suis retombée sur les trois mêmes : Dr Hauschka, Logona et Lavera. Plus une autre : Santé.

Après étude de leurs catalogues, voici ce que j'ai trouvé :

- Chez Lavera : pas d'Eyeliner, ni de crayon à lèvres, ni de vernis à ongles. Les prix semblent corrects par rapport aux deux autres marques.

- Chez Logona : ils ont tout, sauf du vernis à ongles. Le hic, ce sont les couleurs des fards à paupières : seulement 8 teintes, dans des couleurs plutôt ternes (gris, marron, bleu, vert). On peut sans doute jouer sur les couleurs des crayons à paupières ? Pour moi, ça ne me semble pas satisfaisant, mais faute de mieux...

Les prix sont légèrement plus élevés que chez Lavera, mais la gamme est bien plus complète. Reste le problème du vernis à ongles.

- Chez Dr Hauschka : pas de crème teintée, pas de crayon pour le contour des yeux, pas de vernis à ongles. Le maquillage n'est en plus pas certifié "biologique" mais "naturel", ce qui n'est pas la même chose. En plus, les produits sont très chers par rapport aux deux marques précédentes.

- Dernière gamme trouvée par la suite : la marque Santé : La gamme est à peu près complète, sauf la crème teintée et la poudre libre qui n'existent pas dans cette gamme. Les prix sont nettement moins élevés que les autres gammes. Grand choix de rouges à lèvres (27 teintes) et de vernis à ongles (23 teintes), pauvreté en revanche côté ombres à paupières (9 teintes seulement). On peut pallier l'absence de crème teintée en utilisant du fond de teint, mais l'absence de poudre libre est un réel problème : la poudre permet au maquillage de tenir... Sans elle... En plus, je ne sais pas du tout ce que vaut ce maquillage, alors que les trois autres marques sont plutôt réputées dans le petit monde du bio.

 

Bref, la question étant loin d'être tranchée, j'ai repris ma documentation "couleur caramel" : c'est de loin la gamme la plus étendue du marché (à titre d'exemple, ils ont 61 teintes de fards à paupière !), avec tout ce qui faut, plus le reste. C'est-à-dire que ce sont les seuls à faire en plus des paillettes, des strass, des nacres, une huile de soins pour les ongles, des bases teintées de maquillage... Connaissant la qualité de leurs produits (j'ai testé l'eyeliner, le crayon contour des yeux et des lèvres, le vernis à ongles), j'ai laissé un mail sur leur site internet. La commerciale du siège m'a rappelée ce matin. Mon mail était suffisamment flou pour les induire en erreur et les inciter à me rappeler (je n'ai pas fait mention dans mon message qu'il s'agissait d'esthétique à domicile : je n'aurais sans doute pas eu de réponse...). Elle m'a écoutée, et m'a dit que le problème, c'était que le concept avait changé, et que l'objectif était de présenter toute la gamme aux clientes. D'où le système de présentoirs. Je lui ai dit que j'étais prête à avoir le présentoir chez moi, et à accueillir éventuellement les clientes que ça intéresse chez moi pour qu'elles voient toute la gamme, mais ça n'a pas eu l'air de suffire. Je vais donc avoir droit à un message du directeur commercial (ils n'ont plus de représentant sur l'Alsace, les Vosges et le Territoire de Belfort depuis mon appel du mois dernier : "Paula" comme s'appelait la personne que j'avais pu joindre au téléphone à ce moment-là ayant demandé sa mutation dans le Sud...). La réponse, à mon avis, sera négative, sauf si j'arrive à l'avoir au téléphone, auquel cas je pourrai tenter de le convaincre... Si c'est par mail, je n'ai aucune chance...

 

En attendant, je crois que je vais prendre contact avec les autres marques repérées... histoire de voir si j'ai une chance de trouver ce que je cherche chez eux...

Je vous tiendrai bien sûr au courant de l'évolution de mes démarches !

 

Hauts les coeurs ! Les difficultés sont faites pour être surmontées. S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème...

 

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Info supplémentaire : il semblerait que dans la gamme de cosmétiques avec les fleurs de Bach, un projet de gamme de maquillage biologique, toujours à base de fleurs de Bach, soit à l'étude. Il me faudrait peut-être simplement être patiente ? Utiliser mon maquillage (non biologique, mais professionnel) d'ici la sortie de leur gamme ? Ca m'éviterait d'avoir plusieurs fournisseurs... A voir.

 

(quand je vous disais que s'il n'y avait pas de solution, c'est qu'il n'y avait pas de problème !Clin d'oeil)

 

dimanche 10 août 2008

Dentelle : premiers essais

Je vous parlais l'autre jour de mes projets de travaux d'aiguilles... Je viens vous en donner quelques nouvelles.

 

J'ai passé un certain temps sur Internet pour y trouver des modèles de napperons pour la petite table en bois héritée de ma grand-mère maternelle, et qui a trouvé une place de choix dans notre entrée (et qui sera mise en valeur dès que les travaux des toilettes seront terminés, ce qui permettra de retirer de sous la table le carrelage, le globe de la lumière, les outils, etc. et de redonner à l'entrée sa fonction d'origine, à savoir un lieu d'accueil, chaleureux et pas trop bordélique. C'est pas gagné !).

 

Donc, depuis, j'ai progressé. J'ai commencé par imprimer un modèle d'écharpe au crochet trouvé sur le site Bergère de France, mais au lieu de le faire avec de la laine, je l'ai fait avec du coton mercerisé. Ca a donné un truc bien plus petit que ce à quoi je m'attendais, une sorte de mini-chemin de table, en somme.

Voici en photo le résultat :

 

Echarpe-chemin de table

 

Alors c'est sûr, c'est pas mal, mais pas suffisant pour la petite table, qui est quand même plus large que ça, et plus longue aussi...

Bref, je suis retournée sur Internet (c'est bien, Internet, on trouve plein de choses, quand on commence à comprendre comment il faut y chercher ce qu'on veut y trouver), et j'y ai trouvé un modèle (gratuit, le modèle) de napperon, avec explications et schéma. Comme il me semblait que ce n'était pas trop compliqué à faire, j'ai tenté le coup.

Ca a donné ça :

 

Napperon

 

Comme le résultat est à peu près à la hauteur de ce que j'espérais, j'ai décidé de le garder. Il reste à l'amidonner et à le repasser pour qu'il ait vraiment la tête d'un napperon, et non pas d'une petite jupe à volants... qu'il soit tout plat et présentable, présentable, quoi ! Parce que pour l'instant, il aurait tendance à avoir des volants...

Mais voilà, une fois ce napperon terminé, ben il me reste encore tout plein de coton. Alors j'ai recommencé. Et j'ai cette fois-ci essayé de faire un truc sans modèle, pour voir. Et finalement, c'est plutôt pas mal, même si c'est trop petit pour mériter le nom de napperon (en tout cas pas pour la table de l'entrée, mais allez savoir si ça ne sera pas utile un jour...)

Je vous le montre ???

Allez, je vous laisse juges :

 

Essai de napperon

 

Bon, tout ça est très bien, mais finalement, j'ai téléchargé sur Internet trois tomes d'un livre tombé dans le domaine public sur ce qu'on appelle la "Guipure d'Irlande", soit de la dentelle Irlandaise, mais au crochet. Livre en français heureusement, parce qu'il faut déjà bien s'y connaître en crochet pour pouvoir lire des modèles en anglais, je vous le garantit !

Donc, j'ai pris le taureau par les cornes, et me suis mise à la tâche, avec pour objectif premier de tenter de comprendre les explications, qui sont données dans un style sûrement très clair pour les personnes pour qui il a été écrit au départ, mais bien plus obscur pour une apprentie crocheteuse comme moi, d'aujourd'hui. Il faut dire qu'à l'époque (19ème siècle, ou début 20ème, je pense), les lectrices de ces ouvrages étaient des maîtresses de maisons tout à fait au fait de ces travaux d'aiguilles, et donc n'avaient pas besoin de modèles avec des grilles de points aussi précises que celles qu'on a maintenant : elles étaient capables de lire et de comprendre sans problème un livre qui à moi, me semble écrit en chinois...

Bref, j'ai donc commencé à tenter quelque chose, et pour l'instant, j'ai réussi à faire une rose et un tour du "réseau", comme cela s'appelle, qui entoure la rose.

Le résultat est sur la photo suivante. Bien entendu, le carré n'est pas terminé, on ne peut pas se rendre compte de ce que ça donnera, mais c'est promis, je vous montrerai le carré terminé (dès que je l'aurai fini... ou quand je l'aurai fini, plutôt...)...

 

Rose en dentelle d'Irlande

 

Voilà voilà le résultat de mes premières expériences au crochet (enfin pas tout à fait les premières, j'avais déjà crocheté il y a deux ans, en Italie, mais je n'avais fait depuis qu'une brassière pour Rébecca et le doudou qui l'accompagnait, et un pull en laine crochetée, avec le même point tout le temps : rien de difficile en somme, une fois qu'on a compris le point en question...).

 

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Autre sujet de préoccupation, en ce moment :

 

Un jour, il faudra que je retrouve le temps de lire... J'ai emprunté des tas d'ouvrages à la bibliothèque de l'ISSM, et pour l'instant, je n'en ai pas ouvert un seul...

Dites, vous connaissez une formule magique pour rajouter des heures aux journées ? Ce serait bien pratique...

 

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Dernières nouvelles des lutins du Gobolistan :

 

Une nouvelle troupe a intégré l'équipe des lutins cuisiniers, et remplacé l'équipe défaillante et continuellement en grève de la machine à pain. Nous avons depuis hier matin une nouvelle machine, et les premiers essais semblent montrer que le choix se révèle judicieux. En plus, cette machine fait la pâte à pizzas, les gâteaux, les confitures, c'est-à-dire en fait qu'elle fait ce que faisait l'autre avant que les lutins ne décident de se mettre en grève illimitée, mais il semble que ce soit en mieux : le pain le plus petit de la nouvelle machine correspond à la taille maximum qu'on pouvait faire avant.

Les Goboloviens apprécient.

vendredi 8 août 2008

Immatriculation

 

... Ou la naissance d'une toute petite entreprise artisanale...

 

Donc, vous avez compris que je vais vous parler ce matin des démarches à faire et faites pour préparer la création de ma petite entreprise.

Dès que j'ai eu les résultats des examens, je me suis dit : "Chouette ! Maintenant, je suis esthéticienne, je peux travailler !"

Oui, mais ce n'est pas si simple.

Pour pouvoir travailler en tant qu'esthéticienne, y compris à domicile, il faut un minimum de préalables.

Le premier, c'est que je dois être inscrite au registre de la chambre des métiers. Il me faut donc créer une entreprise, que je dois immatriculer, c'est-à-dire que cette entreprise doit avoir un numéro de SIRET (ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n'en sais rien, mais je sais que c'est le sésame pour avoir le droit de travailler). Un numéro de SIRET va me permettre de commander du matériel auprès de fournisseurs qui ne vendent qu'à des professionnels (table de soins, produits cosmétiques, petit matériel introuvable en grandes surfaces, ou beaucoup moins chers qu'en grande surface, par exemple).

Deuxième condition : trouver un fournisseur, c'est-à-dire que je dois sélectionner la marque (ou les marques) avec laquelle (lesquelles) je vais travailler. Le plus simple, c'est un même fournisseur pour tout (produits de soins, cire et maquillage). Là où ça devient rigolo, c'est que je veux travailler avec des produits biologiques uniquement. Pourquoi ce choix ? Parce que quand on apprend pour le CAP, on apprend à reconnaître les composants des produits cosmétiques. Et franchement, ce qu'on y trouve n'est pas des plus rassurant : dérivés du pétrole, produits chimiques, parfums de synthèse... Tous ces produits ont obtenu des autorisations de commercialisation, et ont fait l'objets de nombreux tests d'innocuité. Mais pour ma part, tant qu'à faire, je préférerais ne pas les utiliser si j'en avais la possibilité. Donc, puisque ça existe, je prospecte auprès des marques de cosmétiques biologiques.

 

Alors, me direz-vous, qu'est-ce donc que ça a de compliqué de faire tout ça (trouver des fournisseurs, et immatriculer l'entreprise) ?

Ben c'est pas si simple que ça.

Je suis d'abord allée sur Internet pour y trouver le numéro de téléphone de la chambre des métiers d'Alsace. Et là, on m'a dit qu'il y avait une première chose à faire, obligatoirement, c'est un stage de préparation à l'installation, où on me donne en premier lieu des éléments quant à la structure juridique de l'entreprise (entreprise individuelle, société...) et au régime d'imposition (micro-entreprise, réel simplifié, réel), en fonction tant du nombre d'heures que du chiffre d'affaires réalisés dans l'année. Et la personne de la chambre des métiers, appelée le 20 juillet, me fait savoir que la personne qui s'occupe de ces dossiers à Sélestat est en vacances jusqu'au 29 juillet (soit mon dernier jour de travail à l'ISSM) et n'assure de permanences à Sélestat que le mardi. Bon, d'accord, j'irai donc le mardi 5 août, premier mardi possible pour moi.

Entre temps, que faire ? Une chose simple : aller à la banque pour prendre des renseignements sur les questions financières : faut-il un comptable ? Quelles sont les obligations légales en termes de gestion financière ? etc.

Lors de mon dernier rendez-vous avec notre conseillère privée, j'ai évoqué avec elle la question de la création d'entreprise, et elle m'a remis la carte de sa collègue, spécialisée dans la gestion et l'accompagnement des entreprises (en gros, elle est conseillère pour les professionnels). Heureusement, j'avais gardé sa carte, et j'ai pu prendre rendez-vous avec elle le 30 juillet. Là, elle m'a confirmé que j'en apprendrai beaucoup lors du SPI (Stage de Préparation à l'Installation), et que je n'avais qu'à la recontacter après, quand j'aurai rempli mon dossier d'immatriculation.

Le 5 août, donc, je vais à la chambre des métiers de Sélestat, et j'y rencontre le monsieur chargé de ces questions de créations d'entreprises. Il me dit de but en blanc qu'il sait tout de moi (???), et il commence à me poser des questions. En fait, mon appel à la CMA avait été enregistré, un dossier avait été créé et il avait donc toutes les informations que j'avais données par téléphone (ce qui somme toute est plutôt cool, dans la mesure où ça évite de répéter plusieurs fois la même chose, et surtout ça lui a permis de se renseigner avant le rendez-vous sur les possibilités de stage avant la fin de l'été, puisque je suis salariée à mi-temps, et que je ne dispose pas de mon emploi du temps comme je le veux en dehors de mes congés).

Bref, il m'annonce qu'il y a un stage du 18 au 22 août à Colmar, mais qu'il ne peut pas m'y inscrire parce que ça ne dépend pas directement de lui puisque c'est dans le Haut-Rhin, alors que lui dépend du Bas-Rhin, mais que pour l'immatriculation c'est bien à Schiltigheim, dans le Bas-Rhin, qu'il va falloir m'adresser.

Suivent des informations pratiques sur les cotisations sociales, les caisses de prévoyance, les aides financières, les prêts d'honneur, la concurrence, etc.

Et me voilà partie avec un dossier complet d'informations et des tas de personnes à joindre (RSI Régime social des Indépendants, INPI Institut national de la propriété industrielle, etc.).

Le lendemain, je me plonge dans le dossier d'inscription pour le stage, et là, j'y lis, outre les conditions d'inscription, le déroulement du stage et le règlement intérieur, un petit paragraphe intitulé "Conditions de dispense". Je regarde les conditions : Peuvent être dispensés de suivre le stage :

- Les titulaires du Brevet de Maîtrise ou d'un titre ou diplôme homologué de niveau 3 (DUT, TTS...) et comportant un enseignement en matière d'économie et de gestion d'entreprise (ce qui n'est pas mon cas),

- Les artisans ayant été immatriculés au Répertoire ou REgistre tenu par une Chambre des Métiers, ou mentionné comme dirigeant plus de 3 ans (ce qui n'est pas non plus mon cas),

- Les futurs artisans précédemment inscrits au REgistre du Commerce depuis plus de 3 ans (non plus),

- Les chefs d'exploitations agricoles ayant exercé depuis plus de 3 ans l'activité envisagée (non plus),

- Les personnes ayant exercé pendant plus de 3 ans une profession libérale (toujours pas),

- Les salariés ayant cotisé pendant plus de 3 ans à une caissede retraite des cadres" (Ah, tiens, ça, oui, c'est mon cas !)

 

Je resaute donc sur le téléphone, et appelle la CMA de Colmar, qui me confirme que je n'ai pas besoin de faire le stage (Et Hop, 250€ économisés par la même occasion), et me dit que la prochaine étape, c'est donc le dossier d'immatriculation, à demander à... Schiltigheim !

Je rappelle donc le conseiller vu la veille, et tombe sur une autre personne, à Sélestat, qui me dit que non, je n'ai pas besoin de faire le stage, qu'elle m'envoie mon dossier, que je n'ai qu'à le remplir, en joignant la photocopie de mes attestations de cotisations de retraite cadre, ainsi que les autres pièces demandées.

 

Bon, cette partie là semble en bonne voie, j'ai même sauté une case ! L'étape suivante, ce sera donc le dossier à remplir, l'ouverture d'un compte entreprise, les contacts pour les cotisations sociales, sachant que j'en paye déjà une bonne partie avec mon autre travail,  la souscription d'une assurance professionnelle, l'affiliation à la corporation des esthéticiennes d'Alsace (obligatoire également), etc.

 

Reste le problème des fournisseurs.

 


Parce que la question de la recherche des fournisseurs est cruciale.

 

D’une part, ce sont des marques avec lesquelles je vais travailler, tous les jours ou presque. Je dois donc bien les connaître, et surtout, connaître les produits, les textures, les actions, les bienfaits, etc.

D’autre part, ce sont des produits que je vais utiliser sur mes clientes, et je dois donc être certaine de leur efficacité, de leur innocuité.

 

Je me suis donc orientée directement vers les produits biologiques.

Quand on va sur Internet et qu’on tape « Cosmétiques biologiques » sur Google, on tombe sur des tas de choses, mais au final, quand on sélectionne vraiment entre les sites marchands et les fournisseurs réels, il n’y a pas tant de choix que ça.

 

Par exemple, la marque « Melvita » fait surtout des parfums, gels douche, crèmes de jour… mais rien de probant pour les instituts.

La marque Logona a un site quasiment inaccessible (impossible d’avoir accès au site de leur revendeur en France, et la seule fois où j’ai pu y aller et envoyer un message pour avoir des informations, je n’ai jamais eu de réponse).

Sinon, j’ai pu trouver quelques marques intéressantes :

 

Dr Hauschka (soins et maquillage), Les Sens des Fleurs, pour les soins, et Couleur Caramel et Elysambre pour le maquillage.

J’ai donc été sur leurs sites internet.

Pour Dr Hauschka, il ne s’agit pas de produits biologiques à proprement parler. Ce sont plutôt des produits « classiques » dont les principes actifs sont issus de l’agriculture biodynamique (un concept issu de la philosophie de Rudolf Steiner, le « père » de l’Anthroposophie). A priori, donc, à garder en deuxième choix, car ces produits ne sont pas certifiés biologiques. En revanche, c’est une des marques les plus anciennes sur le marché des cosmétiques naturels, et a donc une très longue expérience, y compris en instituts. La question est donc de savoir s’ils travaillent aussi avec des esthéticiennes à domicile, et quels sont les coûts de leurs formations internes, formations indispensables au vu des protocoles de « soins » développés, ainsi que les coûts de leurs produits.

Je suis donc allée vers la marque « Les Sens des Fleurs », arrivée dans le commerce récemment. Cette marque m’intéresse parce que le concept est d’utiliser comme principes actifs non seulement des ingrédients biologiques, mais aussi des fleurs de Bach, réputées pour leurs propriétés et leur action sur les troubles personnels d’ordre affectif, ou de caractère, ou d’anxiété, etc. Comme je me destine toujours à travailler avec des personnes particulièrement fragiles (à l’hôpital, en maison de retraite, en foyer pour personnes handicapées), ce concept est très intéressant dans la mesure où il permet d’allier une action purement esthétique à une action apaisante, de bien-être.

L’autre aspect intéressant de cette marque, c’est qu’ils ont développé deux cires pour l’épilation, deux cires totalement biologiques : l’une d’utilisation classique, avec spatule et bande, et l’autre utilisable selon la technique d’épilation orientale, c’est-à-dire entièrement à la main. L’avantage énorme de cette cire par rapport à la cire « classique » qu’on trouve en institut, c’est d’une part sa composition (ingrédients 100% naturels), et d’autre part sa facilité de traitement : c’est une cire soluble dans l’eau, alors que les autres ne se nettoient qu’avec des solvants plus ou moins dangereux, sans parler des huiles qu’il faut mettre sur la peau de la cliente après l’épilation pour enlever les résidus de cire…

Bref, une cire qui serait formidable… si elle n’était pas deux fois plus chère que la plus chère des cires classiques…

D’ailleurs, quand j’ai vu les prix des produits de cette marque, j’ai été un peu refroidie… Ils vendent les produits à un tarif revendeur équivalent, voire plus cher que le tarif grand public de certaines autres marques biologiques… A réfléchir, donc, quand on sait que je ne vais travailler que quelques heures par semaine ! La rentabilité n'est donc pas évidente du tout, à moins d'appliquer des tarifs plus élevés, ce qui enlève tout l'intérêt de l'esthétique à domicile par rapport à l'institut classique...

 

Le maquillage, maintenant. Je suis allée sur le site de la marque Couleur Caramel, dont les produits, testés au magasin bio de Sélestat, m’ont littéralement conquise. Bonne tenue, facile à retirer, excellente tolérance cutanée, vernis d’une tenue incroyable (au bout de trois semaines, j’ai dû l’enlever au dissolvant : il n’avait pas commencé à s’écailler, alors qu’il était sur l’un des doigts les plus exposés de la main : le pouce !). Bref, j’ai appelé au numéro mentionné sur le site, et j’ai demandé à travailler avec eux. Oui, mais voilà : ils ne travaillent pas avec les esthéticiennes à domicile ! En cause : leurs présentoirs en métal, de 1,80 m de haut, indéplaçables. Si je dois aller chez une cliente pour la maquiller, c’est pas facile sans matériel…

Donc, je demande pour l’autre marque du groupe, Elysambre, qui a l’avantage par rapport à Couleur Caramel, d’être conditionnée en flacons rechargeables. Réponse de la personne que j’ai eu au bout du fil : « Nous ne travaillons qu’avec les pharmacies, pour cette marque ! »

 

Deux coups pour rien, donc, et toujours pas de maquillage !

 

Commençant à me désespérer, je continue de chercher sur Internet. Impossible de trouver d’autre maquillage biologique que ces deux marques, hormis Dr Hauschka, Logona et Lavera. Mais là, pour ces deux dernières marques, ils n’ont qu’une gamme très limitée, tant dans les coloris que dans les produits eux-mêmes (sans parler du problème d'accès au site et donc aux contacts pour la marque Logona).

 

Un peu désespérée, je reçois le vendredi suivant notre fournisseur de légumes biologiques, et lui fait part de mes soucis. Et il me dit : « Soyez patiente, j’ai un projet en cours, il devrait être finalisé début août, je vous rappelle ».

La semaine suivante, je lui demande où il en est, et il me dit qu’il prendra contact avec moi le lundi ou le mardi suivant (donc le 4 ou le 5 août), pour prendre un rendez-vous entre le fournisseur, lui et moi. Le fournisseur a des produits cosmétiques pour tout (soins du corps, du visage, maquillage, déodorants, etc.), et il pourrait travailler avec moi.

Je demande à en savoir plus : marque ? types de produits ?

Rien à faire, il reste muet…

Et aujourd’hui, c’est de nouveau vendredi, et je n’ai toujours aucune nouvelle…

Vais-je trouver ?

 

J'ai donc actuellement deux solutions : soit le fournisseur de notre maraîcher prend contact avec moi, et on peut travailler ensemble, à condition que je puisse tester ses produits avant, soit je me retourne vers Dr Hauschka, dont les produits ne sont pas biologiques, mais qui a l'avantage d'être quand même du cosmétique naturel, avec une gamme complète de soins corporels, soins du visage, maquillage, produits solaires.

J'attends donc, d'une part que le maraîcher revienne cet après-midi, et d'autre part que le dossier d'immatriculation arrive. J'ai rendez-vous avec le banquier le 19 août pour l'ouverture du compte. J'espère que les démarches auprès de la chambre des métiers auront abouti d'ici -là !

lundi 4 août 2008

Loisirs créatifs

Y'a un truc qui est très à la mode, en ce moment, sur Internet (et ailleurs aussi, d'ailleurs !), ce sont les loisirs créatifs. Alors, qu'est-ce que c'est qu'un loisir créatif ? Ben c'est un loisir... créatif. 

Certes. Mais encore ?

 

Un loisir, je suppose que tout le monde sait ce que c'est. Pour mémoire, voici la définition du Petit Larousse (1999, je n'ai pas plus récent) :

Loisir n.m. (lat.licere, être permis). Temps dont qqn peut disposer en dehors de ses occupations ordinaires. A loisir, tout à loisir : à son aise, sans se presser. - Avoir le loisir de : avoir le temps disponible, la possibilité de. pl. Distractions pendant le temps libre. Des loisirs coûteux.

 

Donc, un loisir, c'est du temps. Et un loisir créatif, c'est donc du temps créatif, du temps que l'on passe à créer quelque chose, donc. Par extenstion, les loisirs créatifs, ce sont toutes les choses que l'on fait, que l'on crée soi-même, pendant son temps libre.

Alors, les loisirs créatifs, ça inclue donc ce que nos mamans et grands-mamans appelaient "les travaux d'aiguilles", à savoir tricot, broderie, crochet, couture..., mais également le patchwork, le cartonnage, la pâte à sel, etc.

 

Et donc, Amélie, ben elle n'échappe en rien à la règle : sans le savoir, en 2002, quand j'ai passé 9 mois allongée pendant ma première grossesse, je suis venue gonfler les rangs des loisirettes créatives. Avec le tricot. Et là, je m'en suis donnée à coeur joie : gigoteuse, manteaux pour les divers bébés à naître cette année-là, layette, chaussons (plein, plein, plein de chaussons pour bébés, au moins 8 paires, sans exagérer !). Et puis comme au bout d'un moment, je n'avais plus de laine, je me suis mise à la broderie. Le projet, c'était une grande nappe avec une bordure de fleurs brodées, et ensuite, nos invités devaient écrire leurs noms, et moi je devais les broder ensuite. Puis, ça a été une couverture brodée pour Nathanaël, puis de layette pour Rébecca, des chaussettes pour tout le monde, des pulls, des tops et diverses choses pour moi, pour les enfants... Et pendant la troisième grossesse, j'ai aussi appris à crocheter. En Italie, chez Silvia (il faisait tellement chaud que c'était la meilleure occupation que je pouvais avoir, et Franca s'y entend formidablement en crochet). Et puis, là, en ce moment, il semblerait que je m'oriente de nouveau vers le crochet, mais cette fois-ci, pour faire un napperon en coton, pour la petite table de l'entrée. En regardant sur Internet, hier soir, après la visite de Monique et Charles, je suis tombée sur de vieux livres tombés dans le domaine public, donc téléchargeables, de points de dentelle irlandaise au crochet. Et quand je dis "points", c'est un peu un abus de langage, parce qu'en fait, ce sont carrément des tas de motifs, des assemblages, et c'est carrément super joli.

Donc, l'un des projets (en plus des nappes pour notre grande table), c'est de faire un joli napperon. Reste à apprendre les points spéciaux de la dentelle irlandaise. Pas facile, mais je vais m'y mettre, parce que si j'y arrive, le résultat devrait être superbe !

Rendez-vous dans quelques semaines !

Broderie, épilation, internet et barbecue

La journée d'hier a été riche !

Comme tous les dimanches matin, nous sommes allés à la messe. Jusque-là, rien de très nouveau ni très sensationnel. Oui, mais c'était quand même un peu particulier dans la mesure où nous sommes partis en deux fois : Jean-Luc et les deux grands à 9h30 à Notre-Dame-de-la-Paix, et moi à 11 heures à St Georges, puisque j'étais d'animation, et que BBK commence à être sacrément remuante (plus que les deux grands réunis au même âge, c'est dire !). Du coup, ça devient très sportif quand Jean-Luc est seul pour surveiller les trois, donc on évite quand on peut.

Donc, au retour de Jean-Luc, je suis partie, et quand je suis revenue à midi et quelques minutes, ce fut pour apprendre que Philippe et Martine, qui eux, étaient allés à la messe au bout de la rue, près de chez nous, à 10 heures, étaient passés boire l'apéro avec mon cher mari. Et que je les avais loupés, quoi.

 

Passée la première déception, je m'apprêtais à vérifier que tout était prêt pour l'apéritif (Monique, la marraine de Jean-Luc, et Charles, son mari, étaient invités à déjeuner à la maison), quand Jean-Luc m'interpelle depuis la cour : "Eh Amélie, t'as oublié de faire le dessert !"

Bon sang ! Le Tiramisu !

Pas grave, j'ai encore le temps : nos invités ne sont pas arrivés, et comme il n'y a pas de cuisson, ça sera vite fait : le temps qu'on le mette au frigo, l'apéro ne sera pas fini, et il aura le temps de refroidir correctement avant qu'il ne soit l'heure de le manger.

Oui, mais voilà : j'ai bien le mascarpone, mais je n'ai plus qu'un oeuf, ça va être compliqué.

Qu'à cela ne tienne, y'a qu'à adapter la recette. Alors, il me reste donc un oeuf, j'ai du sucre glace, du mascarpone, de la crème fraîche, on va bien pouvoir faire quelque chose de tout cela...

A peine avais-je commencé que ça sonne : Monique et Charles arrivent ! Bon sang ! Pas le temps ? Je ne vais quand même pas m'arrêter : mon seul et unique oeuf serait perdu, pour le coup ! Tant pis, je continue. Je me penche par la fenêtre, m'excuse auprès de nos invités, et Jean-Luc leur fait les honneurs de la maison : ils n'étaient pas venus depuis la canicule, le 15 août 2003. Et depuis, y'a eu du changement dans la maison !


A son arrivée, Monique offre un cadeau à Jean-Luc : une très belle broderie, un abécédaire en lettres gothiques avec tous les symboles alsaciens : Kougelhopf, poterie, St Nicolas, Costumes, cigogne, grappe de raisin, village typique... tout y est ! Consigne : "C'est pour la dégustation !" (personnellement, je le trouve trop beau pour la dégustation, mais je n'ai pas mon mot à dire : il est à Jean-Luc !).

 

Je termine vite fait mon tiramisu, le mets au frais, et hop, je suis disponible ! On attaque l'apéritif (pas question de se laisser abattre, hein !), et pendant ce temps, Jean-Luc met le barbecue en route. Les grillades sont sur le feu, la ratatouille est chaude, le riz aussi, tout est prêt !

Après le déjeuner (le Tiramisu était honorable, même si la recette n'était pas vraiment celle de Franca, notre "mama" Italienne), nous continuons l'activité principale de cette journée : le papotage. C'est qu'il faut prendre des nouvelles des uns et des autres : les frères et soeurs de Monique, ses enfants, ses deux petites-filles, et comment ça va dans le Nord, etc.

Et puis, Monique ayant appris que j'avais mon diplôme, elle m'a demandé ce que je peux faire pour ses sourcils. Ni une, ni deux, nous voici installées sur le canapé, et je commence l'épilation des sourcils. Et d'avoir un peu plus d'intimité pour parler entre femmes des sujets qui fâchent (les soucis avec son aîné, en particulier), et des sujets qui ne fâchent pas aussi (tricot, broderie, travaux d'aiguilles, quoi), de nos centres d'intérêts proches même si pas identiques, Internet, et tout et tout. De fil en aiguille, c'est le cas de le dire, nous voici à parler de formation professionnelle, de formation Internet, de matériel à acheter... et voici que Jean-Luc arrive, s'immissant dans la conversation, puis Charles, à qui du coup, sa femme demande son avis. Réponse : "Tu es belle". Ouf. Au moins, le mari apprécie mon travail ! Allez ouste, les hommes, allez causer entre vous, et laissez-nous entre femmes. Nous avons à parler.

Direction le deuxième étage, pour donner à Monique l'adresse de ce blog. Cela lui permettra d'avoir quelques nouvelles régulières !

 

Il est un peu plus de 17 heures, l'heure pour Monique et Charles de nous quitter, s'ils veulent avoir le temps de passer voir la soeur de Charles avant de rentrer à Drusenheim. Et là, Jean-Luc me dit qu'il préférerait mettre le tableau de Monique à la maison : il risque d'être peu mis en valeur à Bergheim, où il y a déjà beaucoup de choses. "YAISSE !" me dis-je ! Mon mari est formidable !

Donc, toute la question est maintenant de savoir où on va mettre ce très bel objet. Dans le salon ? C'est l'endroit le plus logique. Mais quand on enlève Yoko, on se rend compte que le tableau est trop sombre pour aller là. Il faut donc un endroit plus lumineux. Donc, l'autre endroit, c'est l'entrée. Oui, mais dans l'entrée, on a déjà le projet de mettre le beau miroir que papa et maman nous ont offert à Noël dernier, et qui attend sagement dans la cave à bouteilles qu'on ait fini les travaux (tiens, au fait, les travaux, ils sont finis, maintenant ! on pourrait s'en occuper aussi, du miroir !). Aussitôt dit, aussitôt fait : le miroir est sorti de la cave, et on fait les essayages. Ben non, ça ne va pas non plus. Le miroir est trop imposant pour permettre un autre tableau à côté : ça rapetisse la broderie, la ternit... Et il n'y a qu'un mur disponible pour ça. Dommage, mais va falloir trouver autre chose. Du coup, Jean-Luc a commencé par insaller le miroi. Au moins, celui-là, on savait où on voulait le mettre.

Miroir dans l'entrée

 

Restait le problème de la broderie. Où la mettre ???

Mais oui ! l'escalier ! Y'a tout plein de place, et on le monte et le descend tellement souvent que c'est l'endroit idéal ! Reste à trouver où exactement dans l'escalier. Parce qu'il y a trois étages, donc six murs potentiels, puisque chaque étage est composé de deux demi-étages avec chacun un mur... On essaie donc dans la première partie. Pas concluant : trop sombre.

Sur le pallier, alors : Non, à côté de l'armoire, ça ne met pas en valeur la broderie, et on voit encore plus les défauts du murs.

Sur le mur de la première moitié du premier étage ? Oui, ça serait bien... mais bof...

Là ! Le pallier entre le rez-de-chaussée et le premier ! Oui, là, à côté du rideau ! Là, on le verrait bien ! Un essai, deux pour que Jean-Luc se rende compte aussi... Et Hop, adjugé, vendu ! Jean-Luc va chercher de quoi accrocher tout ça, et c'est parti !

Petit aperçu :

 

La broderie de Monique

Voilà, petit à petit, notre maison commence à ressembler à autre chose qu'à un chantier permanent : décoration, petits meubles, idées d'embellissement... tout ça prend vie petit à petit.