Bon d'accord, ça fait longtemps que je n'ai plus écrit... C'est que je n'ai pas eu beaucoup de temps ces dernières semaines, vous allez sans doute comprendre très vite.
Il y a quelques temps, je vous avais parlé des anges en nouilles. Ceux qu'on a préparés lors d'une de nos réunions de parents d'élèves. Eh bien en fait, ce n'est pas du tout la seule chose que nous avons faite (et heureusement, sinon, 35 anges en nouilles, ça n'aurait pas fait beaucoup sur l'étal du marché de Noël, et puis surtout, la tête de liste de la FCPE aurait pour le coup eu raison en disant qu'on n'avait rien fait alors qu'on est deux fois plus nombreux qu'eux au conseil d'école (cherchez pas, il s'agit de rivalités débiles entre les fédérations de parents, et on n'y peut rien, quand on a en face de soi des militants à l'esprit revanchard, ça tourne fatalement à la prise de bec... et de tête d'ailleurs !)
Donc, dernièrement, je n'ai pas pu me mettre devant mon ordinateur pour vous écrire, pour plusieurs excellentes raisons :
La première, c'est que je suis repartie à Paris le 29 novembre (bon d'accord, ça ce n'est que pour une seule journée).
La deuxième, c'est que nos réunions bricolages, ben on a continué à en faire : notamment le mardi soir (sauf le 27, parce qu'on se voyait déjà le 28 pour un atelier savoir-faire Tupperware).
La troisième, c'est donc l'atelier savoir-faire Tupperware (monde nouveau découvert la veille de ma journée parisienne, je suis rentrée à 23h30, mon train partait à 5 h... Je ne vous dis pas dans quel état j'étais... Pour une fois, je n'ai eu aucun mal à dormir dans le train !)
La quatrième, c'est que les jours où je ne travaillais pas, pendant toute la fin du mois de novembre, et tout le début du mois de décembre, je suis allée chez les copines pour m'entraîner sur elles... (il faudra vraiment que je l'écrive, ce billet sur ma formation d'esthéticienne...)
La cinquième, c'est qu'accessoirement, je travaille à mi-temps à Mulhouse, et qu'à ce titre, je dois quand même... aller à Mulhouse de temps en temps, mais pas forcément le mardi et le jeudi, puisque ces derniers temps, c'est plutôt uniquement le mardi une semaine, et lundi, mardi et jeudi la semaine suivante, ou lundi et mardi au lieu de mardi et jeudi... Bref, je finissais par ne plus savoir quel jour on était... D'autant plus que ma montre m'avait lâchement lâchée lors de ma semaine parisienne, et que sans montre, ben je me sens un peu perdue, comme si en perdant l'heure, je perdais aussi la notion du temps... Bref, stress, bouleversements dans mon emploi du temps, horaires chamboulés, réunions multiples...
Finalement, avec notre équipe de mamans de choc, nous avons préparé en plusieurs séances (et pas forcément toutes à la fois, ni toutes sur tous les sujets, mais bon) : des cartes de voeux tendance scrapbooking, des carnets décorés aux motifs de Noël, des anges en nouilles (je vous en ai déjà parlé, non ???), des pères noël en rondins, ou plutôt des rondins décorés façon pères noël, des maisons en biscuits, des bonhommes de neige en bonbons... Et comme j'aime bien faire des essais, eh bien je me suis lancée dans la fabrications de boules en tissu. Et comme au bout d'un moment, je n'avais plus de boules, ben j'ai continué avec des sapins (merci Christine, pour les idées !).
Et puis, au bout d'un moment, j'ai décidé que j'en avais marre des décorations de Noël, et qu'il était temps de passer à autre chose.
Alors donc, je me suis attelée au problème de Nathanaël, du PAI et de la cantine. Bon en fait, j'ai pas eu l'idée toute seule : le service de l'Education m'appelle régulièrement pour me demander où on en est de notre rendez-vous avec l'allergologue. Donc, le 28 novembre (oui, la veille de mon départ à Paris, et le jour de la fameuse réunion Tupper), je suis partie avec mari et enfants à Strasbourg, et Nathanaël a subi d'autres tests : bilan : fin de l'allergie à la caséine, allergie à la morue, au lupin, à la sardine, et au soja jaune (mais pas le vert, plus connu sous le nom d'"Haricot mungo"). Nous voici donc rassurés : Nathanaël va pouvoir aller à la cantine et manger de tout. Oui, je sais, ça paraît contradictoire avec la phrase précédente. Mais il faut quand même se rendre compte que quand on parle d'allergie à la morue et à la sardine, c'est vrai. Mais comme dans le même temps, Nathanaël mange du poisson pané... et que d'autre part, les seules réactions qu'il a faites sur le poisson venaient des sardines en boite et du poisson fumé... on peut penser qu'il n'y a que peu de risques à la cantine, dans la mesure où ce genre de mets est quand même assez rare en collectivités...
Reste quand même le problème des pépins de tomate, mais là encore, rien n'est évident : hier soir, par exemple, il a mangé un bon morceau de pizza du commerce (même pas une pizza d'une pizzeria, puisqu'on n'avait pas le temps de commander... on a pris dans les surgelés), et là, pas de problèmes non plus, alors que je doute qu'ils poussent le vice jusqu'à retirer les pépins des tomates quand ils font les sauces, dans ces pizzas-là...
Toujours est-il que donc, il devait avoir le droit d'aller à la cantine le lundi 10 (lundi dernier, quoi), moyennant un rendez-vous avec le médecin scolaire, et l'établissement d'un PAI (Protocole d'Accueil Individualisé). Oui, mais voilà. Jeudi 6 décembre, coup de fil à 11h45 de Jean-Luc à l'ISSM, pour me dire que la mairie (service de l'éducation) vient de l'appeler pour lui dire qu'il a un rendez-vous avec le médecin scolaire le jour même à 14 heures. Question : qu'est-ce qu'on doit dire au médecin ??? (C'est moi qui me suis occupée de tout depuis le début, alors question paperasse, Jean-Luc est un peu paumé parfois...). Donc, je lui dis qu'il dise au médecin qu'il n'y a aucun problème d'alimentation, mais qu'on n'a pas encore reçu le papier...
Re-coup de fil environ 15 minutes plus tard : De nouveau Jean-Luc qui ne trouve pas le numéro de téléphone de l'allergologue parce que le service de l'éducation a précisé que sans le papier du médecin, le PAI est impossible, et que ce n'est même pas la peine de venir au rendez-vous de deux heures. Il faut donc appeler l'allergologue pour qu'ils activent la manoeuvre question paperasse, histoire qu'on puisse faire un PAI avant les calendes grecques. Je lui donne donc le numéro trouvé sur Internet (Merci Internet !), et je vais manger.
20 minutes plus tard, re-coup de fil : le secrétariat d'allergologie a un problème de personnel, la secrétaire est malade, ils feront ce qu'ils peuvent, mais ce n'est pas sûr qu'on puisse avoir le courrier avant la fin de la semaine. Ce sera même plutôt en début de semaine... Jean-Luc rappelle donc le secrétariat du service de l'éducation pour leur dire que le rendez-vous, ben ce n'est pas la peine de s'exciter pour 14 heures, parce qu'au mieux, le papier, on ne l'aura que le 10... Rendez-vous annulé, c'est reparti pour une semaine.
Et puis, vendredi, je suis à la maison, et que trouve-je dans la boîte aux lettres en ramenant les enfants de l'école ??? Un courrier de l'hôpital Lyautey, avec le compte-rendu du rendez-vous de la semaine précédente et les préconisations du médecin ! Bon sang ! On a tout !
Je fonce sur le téléphone, je préviens le service de l'éducation : "Oui, madame, on est au courant, on a reçu le même par fax, comme vous l'aviez demandé, on vous rappelle pour fixer un rendez-vous, mais pour aujourd'hui c'est trop tard, et le médecin scolaire n'est pas là lundi, et au fait, c'est quoi vos disponibilités à vous ????
Finalement, elle note mes possibilités, mercredi matin, ou jeudi, et je me retrouve à patienter tout le week-end.
Lundi, rien.
Lundi soir, coup de téléphone : "J'ai essayé de la joindre, mais elle ne pourra pas vous voir avant plusieurs jours, dites-moi quand vous serez disponible !" (j'ai vaguement l'impression d'avoir déjà eu cette conversation quelques jours plus tôt, mais bon, on recommence, donc).
Mardi, à l'ISSM, appel de la secrétaire du service de l'éducation : "Madame, le médecin sera là le jeudi 13 et vous propose un rendez-vous à 14 heures (bon sang, heureusement que Jean-Luc est en déplacement, finalement, et que du coup, j'aie été obligée de prévoir de rester à la maison, tant pis, je travaillerai trois jours la semaine prochaine). Mais c'est ma collègue qui s'occupe de votre dossier, et elle ne m'a pas dit où aura lieu le rendez-vous. Je vous rappelle dès que j'en sais plus. Demain (mercredi), ça irait ?"
"Euh... Ben en fait, je ne serai pas là le matin, Noémie va à l'éveil musical, et l'après-midi, je ne serai pas là non plus, donc euh..."
"Je peux lui dire de vous appeler avant votre départ ? 9 heures mercredi ?"
"Oui, je partirai un peu après 9 heures, donc..."
Mardi soir, en rentrant, Jean-Luc m'annonce que l'école de musique a téléphoné : le professeur est malade, le cours du lendemain est annulé. Mais trop tard pour prévenir le service de l'éducation, et c'est pas grave de toute façon.
Mercredi, 8 heures 02 : coup de fil du service de l'Education : "Bonjour Madame Platz ! Votre rendez-vous avec le médecin scolaire aura lieu à la restauration (cantine, quoi !), jeudi 13 à 14 heures. Pensez à apporter les médicaments et l'ordonnance."
"Euh, il faut une ordonnance ? Pour quoi faire ?"
"Pour pouvoir lui donner des médicaments en cas de crise !"
"Oui, ça je sais bien, mais j'ai déjà donné une ordonnance à l'école, au début de l'année, avec les médicaments qui vont avec !"
"Ben il en faut une autre pour la cantine !"
(bien sûr, et je vais sans doute la sortir de mon chapeau, cette ordonnance...)
Bref, sitôt raccroché, je recherche le numéro de téléphone de l'allergologue. Miraculeusement, je parviens à joindre le service du premier coup, mais le médecin n'est pas arrivé. Je préviens l'infirmière de l'urgence de la chose, et elle me dit qu'elle transmets la demande, avec le numéro de fax de l'entreprise de Jean-Luc, pour qu'on puisse l'avoir dans la journée.
J'appelle Jean-Luc pour qu'il surveille le fax et me prévienne dès l'arrivée de l'ordonnance.
Et puis je vais m'occuper des enfants, et plus précisément de Rébecca.
Quand je redescends, à 9 heures du matin, il y avait un message sur le répondeur, laissé à 8h41 par l'infirmière d'allergologie, me demandant de la rappeler.
Pressentant la crise, je rappelle au numéro qu'elle m'avait laissé sur le répondeur, et là, le téléphone me dit "Les lignes de votre interlocuteur sont actuellement hors service". Pas possible! Manquait plus que ça !
Je réessaye, parce que j'imagine mal un hôpital qui m'a appelé 20 minutes plus tôt avec des lignes HS dès le matin... fût-il aussi vieux que Lyautey... Et hop, même message... Je rappelle du coup au secrétariat, et explique mon problème. Elle essaye, et me dit : "Rappelez dans cinq minutes : elles n'ont pas raccroché correctement, je vais aller les prévenir !"
Ouf, ce n'était donc que ça.
Cinq longues minutes plus tard, je rappelle donc la gentille infirmière qui me dit toute contente "Le médecin dit que c'est à votre médecin traitant de faire l'ordonnance, vous devez donc appeler votre généraliste !"
Ben dites donc, quand vous aurez fini de jouer à la patate chaude, vous nous préviendrez qu'on puisse savoir à qui on doit s'adresser !
J'appelle donc notre généraliste (il est 9h20), pour lui expliquer le problème. "Pas de problème, je vous la prépare, vous n'aurez qu'à passer la prendre"... Oui, mais le souci, c'est qu'il n'est pas là le mercredi après-midi, notre bon docteur... ça attendra demain, parce que là, vous voyez, du coup, comme je ne dois pas emmener Noémie à l'école de musique, ben je vais en profiter pour faire avec elle des biscuits.
Donc vers 9h30, Noémie et Nathanaël ont inauguré le set "Petite pâtissière" de Tupperware, que j'avais commandé avec le reste. Et c'est parti pour une séance pâtisserie (non, pas "tapisserie", Noémie ! "Pâtisserie" !). 10 heures, la pâte est prête, reste plus qu'à l'étaler, y découper des formes, mettre au four et cuire. Nathanaël, lui, a été assez vite lassé, et après avoir terminé la préparation de la pâte, il a sans doute jugé que le reste ne le concernait pas : il est retourné jouer avec ses petites voitures.
Et nous voilà donc parties dans les bredalas.
Les bredalas, ce sont ces petits biscuits secs que l'on prépare entre la St Nicolas et le 24 décembre, et qu'on sert ensuite à partir de Noël et jusqu'à épuisement des stocks, aux amis, visiteurs... qu'on offre, aussi, lorsqu'on est invité quelque part... Une tradition alsacienne plutôt sympa, mais complètement chronophage... Heureusement que j'avais atteint mon seuil de tolérance question bricolages, ça m'a permis de repartir sur autre chose...
L'après-midi, je pars à mon rendez-vous, et je me dis : "je vais faire d'une pierre deux coups : la banque est juste à côté, l'agence où je dois aller récupérer mon chèque (ma grand-mère avait souscrit une assurance-vie au nom de ses dix-neuf petits-enfants, et à son décès en juin dernier, nous avons donc tous hérité. Le temps que la banque comprenne que le notaire avait fait tout le boulot et qu'ils n'avaient pas besoin de nous redemander des papiers qu'on avait déjà signés et renvoyés... et voilà, on en est donc arrivés à début (quasiment mi-) décembre. Enfin, vaut mieux tard que jamais, hein ?
Donc, vers 14 heures 45, je me rends à la Société Générale pour récupérer mon chèque. Et là, on me dit que je dois attendre deux minutes, parce que la personne qui s'occupe de mon dossier est en ligne. Fort bien, j'attendrai donc.
Petites explications pour bien comprendre l'énervement dans lequel j'étais : le 5 décembre, je reçois un appel de cette fameuse personne chargée de mon dossier, qui me dit essayer de me joindre. Sauf que l'appel, je ne l'ai vu que le 6 au soir, par hasard, parce que Jean-Luc avait déjà écouté les messages, et qu'il avait oublié de me faire part de celui-là. Je n'y ai d'ailleurs pas prêté pas plus attention que ça : le nombre de fois où je reçois des appels des banques, des opérateurs téléphoniques ou des services du gaz et de l'électricité pour me dire, au choix, que j'ai gagné un téléphone, ou que je fais partie des heureux couples retraités qui..., ou encore pour me proposer un diagnostic énergétique, ou pour me dire qu'ils ont des nouveaux plans concernant les revenus imposables (oui, mais nous avons tellement peu de revenus, qu'en ce qui nous concerne, l'Etat dans sa grande bonté, a décidé de nous laisser ce qui nous reste après paiement de la taxe foncière, de la taxe d'habitation + redevance TV, et des autres taxes diverses et variées...). Supputant donc qu'il s'agissais sûrement d'un appel commercial, une fois de plus, je ne rappelle pas tout de suite (et puis d'abord, j'ai autre chose à faire le mercredi que de papoter avec une banquière qui n'est même pas de la banque où je suis cliente, et à ma décharge, je n'avais aucune raison de penser qu'il pouvait être question de l'héritage, pour la simple raison que le notaire avait donné à la Société Générale mon RIB, et que ma part devait donc m'être versée directement sur mon compte.
Sauf que le 6, en rentrant, je trouve un courrier de la Société Générale me prévenant qu'un chèque était à ma disposition au guichet et que je devais prendre contact avec eux pour fixer un rendez-vous. Ou bien qu'un conseiller prendrait contact avec moi pour fixer un rendez-vous.
OK, l'appel du mercredi, c'était donc pour l'héritage... Sauf que là, il est 19 heures, et connaissant les banques, ils doivent tous être rentrés chez eux... J'appellerai donc plus tard.
Oui, mais le lendemain, le 7, j'avais rendez-vous le matin avec Aurélie pour une épilation 1/2 jambes, maillot et aisselles. Toute la matinée occupée. L'après-midi, bien sûr, entre la vaisselle et les finitions des derniers bricolages, je n'ai pas eu le temps de m'occuper de ça (et puis très honnêtement, avec BBK à la maison et les deux autres à aller chercher à l'école à 15h50, ça fait juste).
Donc, vers 17 heures 30, enfin, je trouve quelques minutes pour appeler la banque. Et là, la conseillère me dit : "Je suis en rendez-vous, je vous rappelle".
17h45, rien.18 heures, rien.Supputant que l'autre ne rappellerait pas, et avant qu'elle ne parte, je rappelle, et là, personne. Zut alors. Mais on se fiche de qui, là ?
Tant pis, je rappelle aux renseignements (vous savez, les numéros en 08... qui remplacent les standards dans les grandes entreprises ?), et après plusieurs minutes d'attente, je finis par "être mise en relation avec un conseiller" (une conseillère, en fait), à qui j'expose mon problème. Elle me dit qu'elle a envoyé un message à la conseillère en question, qui me rappellera sans faute le lendemain matin.
Samedi 8, donc, je me prépare à discuter, et... RIEN.
Pas de coup de téléphone.
Donc, vous imaginez maintenant mon agacement, quand on me fait attendre dans un couloir, en me disant que la personne est au téléphone... Certes, mais bon, ce serait bien qu'elle active, parce que je n'ai pas toute la journée, et Jean-Luc m'attend à la maison pour que je prenne le relais avec les enfants et... CA Y EST ! Elle sort de son bureau ! Entre temps, évidemment, trois autres personnes sont arrivées, mais le monsieur qui est arrivé après moi, et à qui j'ai cédé mon fauteuil, fait signe à la conseillère qu'elle me prenne avant.
"Vous auriez dû téléphoner, c'est que j'ai un rendez-vous !" (bonjour l'accueil... ça commence bien!)
"J'ai téléphoné ! Trois fois ! J'ai même appelé le standard, et personne, bien sûr, et puis finalement, on m'a dit que la personne me rappellerai, ce qu'elle n'a pas fait"
"Bon, je m'occupe de vous, mais j'ai un client qui m'attend"
"Oui, et moi j'ai trois enfants qui m'attendent".
(et toc. C'est vrai, quoi, pour qui se prend-elle, celle-là, avec ses grands airs de Madame Importante ! C'est pas parce qu'elle est banquière qu'elle peut se permettre de traiter les autres comme de la m... !!!)
Bref, c'était mal parti.
Finalement, toujours sans s'être présentée, elle finit par me sortir les papiers, le chèque, commence à faire un foin parce que ma carte d'identité est à mon nom de jeune fille et pas à mon nom d'épouse, alors que le courrier est adressé à Madame Platz et non à Amélie Gravrand... Et puis, je lui fais remarquer qu'il s'agit de ma grand-mère, Thérèse Gravrand, et que donc, là, le nom doit lui suffire, normalement, puisque c'est le même...
C'est comme à la poste, ça, mais bon... Finalement, elle accepte mes arguments, remplit les papiers, et me dit "C'est moi qui vous ai téléphoné, et je n'ai pas eu la possibilité de vous rappeler, vous auriez dû prendre rendez-vous..."
"Et vous vous auriez dû me rappeler. J'ai préféré venir directement, puisqu'au bout de 5 jours, je n'avais toujours pas de nouvelles de vous !"Cette fois-ci, ce sujet-là était clos, elle a arrêté de vouloir me rejeter la faute, et m'a fait signer les papiers, m'a donné le chèque, et hop, je suis partie.
Une bonne chose de faite, ma foi. En tout cas, ils ne sont pas prêts de me revoir, à la Société Générale...
Donc, jeudi matin (aujourd'hui, quoi), je dépose les enfants à l'école (Jean-Luc est parti livrer des clients dans les Ardennes à 6 heures, je suis seule à bord jusqu'à vendredi soir, ça va être chaud!), puis je me rends dare-dare chez le médecin (vous vous souvenez ? L'ordonnance !).
Je patiente dans le hall, histoire de l'attraper au vol entre deux patients (pas du tout envie de faire la queue pour un papier : BBK n'a pas encore eu son biberon, et il est déjà 8 heures 45). Gentiment, le médecin me donne mon ordonnance, et je m'empresse d'aller à la pharmacie : c'est pas le tout, mais une ordonnance sans les médicaments qui vont avec, ça ne sert pas à grand chose...
Retour à la maison, il est 9h30. Biberon pour BBK. Factures à payer. Ranger le bureau. Répondre au courrier, aux mails... Bon sang ! 11 heures 15 : faut y aller, ça va être l'heure d'aller chercher les enfants !
Retour à la maison, déjeuner avec les trois zouaves, BBK en dernier pendant que les deux autres regardent pour la énième fois "Les Mystérieuses Cités d'Or" (au moins, comme ça, ils me laissent le temps de donner son petit pot à Rébecca et de faire la vaisselle).
12h30 : déjeuner terminé, petit pot OK, vaisselle quasi-finie. C'est bon, j'ai le temps de préparer ma pâte pour les "anesbredla" (petits fours à l'anis en Alsacien).
13h10, la pâte est finie, les petits fours sont sur la plaque de cuisson, reste plus qu'à les laisser reposer quelques heures avant de les faire cuire. Mais il est temps d'aller à l'école ! Les enfants ! Chaussures ! Manteaux ! On y va !
Trois répétitions et une colère plus tard, les deux grands commencent à comprendre qu'il vaut mieux obéir avant d'affronter la tempête. Et c'est parti pour l'école.
13h30 : j'ai rendez-vous dans une demi-heure, j'ai bien les médicaments et l'ordonnance, mais pas le carnet de santé de Nathanaël ! Bon, je retourne donc à la maison... J'en profiterai pour changer Rébecca, qui est dans la même couche depuis ce matin (pas eu le temps de m'occuper de ça, il y a des jours, comme ça...). Bref, BBK changée, je cours partout dans la maison, et vais même jusqu'à appeler Jean-Luc et le médecin pour savoir si l'un des deux sait où se trouve ce fichu carnet de santé... Rien ! Tant pis, il est l'heure, j'y vais, on se passera du carnet.
13h55 : je suis à l'heure, je vois le médecin qui arrive, avec la personne du service de l'éducation... C'est parti pour le PAI.
Alors un PAI, ben c'est finalement très simple : on prend un médecin (M), on lui donne des papiers à remplir et des questions à poser, on ajoute une correspondante de la mairie(C) (responsable de tout ce qui se passe durant la restauration scolaire) et une responsable de l'accueil des enfants (R). Et ensuite, on demande son avis à la maman (A): M: "et alors, finalement, le médecin n"a préconisé aucune restriction alimentaire ! Vous êtes d'accord, madame ?"
A : "Ben oui, que je suis d'accord ! Je mettrais juste un bémol sur les sardines en boite et le poisson fumé, mais..."
R :"Et la tomate ? Vous savez, quand il fait de la ratatouille, le traiteur, il n'enlève pas les pépins, et il ne prépare pas de repas spécifiques pour les enfants allergiques, donc les jours où il y a de la tomate, vous devrez préparer un plat spécial à apporter dès 8 heures, dans une boite avec le nom de l'enfant dessus..."
A: "Euh... Vous savez, la tomate, ça fait un moment qu'il n'en a pas mangé... Si ça se trouve, il n'y est même plus allergique, puisque par exemple, hier soir, il a mangé de la pizza du commerce, sans réaction..."
M : "Bon alors, vous dites qu'il faut lui donner de tout ?"
A : "Ben oui..."
C : "Mais pour le poisson ?"
A :"Ben le poisson, ça, on est sûr qu'il y a des réactions..."
M : "Donc, je mets "éviter le poisson"
A : "Non, "éviter les poissons fumés et les sardines en boite" serait plus juste..."
Assez bizarre, mais au moins, cette fois-ci on ne peut pas dire que les décisions sont prises sans nous... D'ailleurs, le médecin se dédouane totalement : "C'est vous, madame, qui prenez la responsabilité du contenu du PAI" (euh... ben oui, bien sûr, seulement j'y suis pas, moi, à la cantine...)
Bref, bilan des courses : Demain, Nathanaël pourra aller à la cantine pour la première fois ! Du coup, j'ai encore dû courir : le CCAS pour établir la carte de réduction (ben oui, vous savez, on n'est pas imposables, alors on a les tickets moins chers, mais pour ça, faut obtenir une carte de réduction au CCAS, puis aller au service de l'éducation à l'autre bout du centre-ville pour y acheter les tickets.)
Je suis donc rentrée à 14 heures 30, j'ai mis BBK au lit, je suis repartie vers 15 heures quand j'ai été sûre qu'elle dormait, j'ai filé au CCAS, renseigné une dame perdue, obtenu ma nouvelle carte, puis j'ai foncé au service de l'éducation, acheté 4 carnets de 10 tickets (histoire de ne pas avoir besoin d'y retourner trop tôt), puis je suis revenue à la voiture : 15h32. J'ai 18 minutes ! Retour à la maison pour la pause pipi : téléphone ! Le secrétariat du médecin pour le prochain rendez-vous ! 15h42 : retour à la voiture. BBK dort toujours. Je peux partir chercher les deux grands. Prévenir les maîtresses pour la cantine et la garderie demain. Inscrire les enfants sur les feuilles du mois de décembre pour les animatrices du périscolaire. Retour à la maison. Goûter. Faire cuire les Anesbredla. Pause d'une demi-heure avec les enfants (Les Mystérieuses Cités d'Or !), et biberon pour BBK qui vient de se réveiller. 18 heures : tout le monde au bain ! 18 heures 30 : BBK est au lit pour que je puisse m'occuper des deux grands. Quand je reviens dans la salle de bains, ils l'ont transformée en piscine... Je sors de mes gonds, et leur ordonne de sortir de la baignoire, de se sécher et de se mettre seuls en pyjamas, puis de nettoyer leurs bêtises.
18h45 : tout le monde est prêt. Petit tour au sous-sol pour voir ce qu'il y a dans le congélateur pour le dîner. Poêlée paysanne, parfait !
20 heures : Noémie et Nathanaël sont au lit, reste BBK. Appel chez la baby-sitter pour la soirée de demain : Réunion-soirée Mannalas avec l'équipe du CPM (un jour, j'expliquerai plus en détails ce que sont les mannalas...)
Coup de fil à Jean-Luc : il est encore en route, il vient de livrer son dernier client de la journée. Il rappellera quand il sera à l'hôtel.
En attendant, je prends les noix qui me restent, et commence à les casser pour ne garder que les cerneaux. Autant de temps gagné pour plus tard : car demain est un autre jour, avec d'autres tâches : lessive, leçons à apprendre, tranches aux noix et losanges à la cannelle à faire pour la soirée CPM.
21 heures : BBK donne des signes de fatigue. Dodo !
21h30 : Coup de fil de Jean-Luc qui m'annonce qu'il va se coucher ! Tant mieux pour lui, je n'en suis pas encore là. Ah ! Une soirée télé !!! Ca fait longtemps !
22h30 : je décide de monter, je suis fatiguée... et je me mets à écrire.
00h53 le vendredi 14 décembre : vous comprenez maintenant, pourquoi que je n'ai pas tous les jours le temps d'écrire ???

A bientôt pour de nouvelles aventures ! (et pardon, je ne me relis plus à cette heure... S'il y a des fautes, et il y en a sûrement, je les corrigerai plus tard !)