Cette année, nous avons fait dans l'inédit.
Au mois de juillet, mes parents sont venus nous voir deux fois. Oui, deux fois ! La première, c'était pendant le tout premier week-end, pour le double mariage de mes cousins (mon cousin et sa sœur se sont mariés tous les deux aux États-Unis, et ont voulu fêter ça avec nous, en France). Donc, mes parents ont fait le trajet, nous les avons logés, ainsi que mon oncle Bernard et ma petite sœur, le dimanche soir, avant leur retour en Bretagne.
Et puis, fin juillet, retour de mes parents (sans mon oncle ni ma sœur), pour quelques jours de vacances chez nous avant qu'ils n'accompagnent les enfants (les nôtres) chez eux. Ca va ? Vous suivez ?
Le 27 juillet, nous avons donc chargé le gros sac à dos avec les vêtements des enfants dans la voiture de mes parents, ainsi que les sièges auto, les doudous, les CD pour les trajets en voiture... et hop ! Les voilà partis pour la Bretagne, sans papa et maman... pour la première fois ! Jean-Luc, lui, était déjà parti, le 25, pour des livraisons du côté de Bordeaux, La Rochelle et Nantes... Il n'a donc pas vu les enfants à partir du 24 au soir.
(petit aparté : ça fait tout drôle de se retrouver jeunes mariés sans enfants au bout de 9 ans. Et plus encore de se rendre compte que les enfants vont vivre des tas de choses sans nous, voire vivre des choses que nous ne vivrons, nous, jamais. Si, je vous promets, c'est très étrange comme sensation. L'impression qu'ils ne sont déjà plus nos enfants. Ou plutôt, la préparation à leur départ plus ou moins lointain, quand ils seront grands, autonomes, et qu'ils vivront leur vie, indépendants, sans leurs parents aux petits soins pour eux... je dois dire que ça fait vraiment une drôle d'impression, et que ça fait du bien aussi. De se dire que nos enfants sont des êtres à part entière, et non pas des morceaux de nous, sortes d'excroissances pensantes et capables des pires bêtises comme des plus doux câlins... ça m'a permis de réaliser un truc auquel je n'avais jamais pensé auparavant : si je suis bien leur mère, je n'ai aucune prise sur ce qu'ils pensent, ce qu'ils s'imaginent, ce qu'ils aiment... ils sont des êtres humains indépendants, dotés d'une vie indépendante de la mienne, sont désormais capables de penser, de vivre sans être scotchés à moi en permanence, ils ont grandi et peuvent, au moins pour un petit temps, vivre sans nous, leurs parents. Je sais que ce que je dis, là, maintenant tout de suite, paraît totalement absurde, niais, naïf, candide ou débile, que c'est une évidence, que c'est normal et parfaitement naturel, mais croyez-moi, ça n'est pas du tout si évident que ça, en fait, de se rendre compte que l'on n'est pas tout pour ses enfants, qu'ils ont une existence distincte de la mienne, et que, surtout, moi aussi, j'ai une existence et une vie distincte de la leur... c'est juste très bizarre... Fin de l’aparté, désolée pour cette interruption dans mon récit.)
Le 28 en fin d'après-midi, donc, Gobolof était de retour, dans une maison bien vide, sans les petits Goboloviens... mais quel calme ! Quelle tranquillité !!! Et ça fait du bien. Beaucoup de bien, croyez-moi ! Qu'on ne se méprenne pas : j'aime beaucoup mes enfants, Gobolof aussi. Mais 9 ans non stop (sauf nos trois jours à Rothenburg il y a deux ans) avec nos enfants, c'est long, très long, et nous avions bien besoin de nous retrouver seuls tous les deux, au calme.
Direction Amsterdam, donc, le 30 juillet, le temps pour Jean-Luc de se reposer de ses 3000 km de camionnette en 4 jours. Et nous n'avons pas été déçus du voyage ! Nous sommes arrivés le soir avec presque une heure d'avance sur l'horaire prévu. Et pourtant, nous avions vu assez juste, si l'on tient compte du fait que c'était le premier week-end "noir" sur les routes en France, chassé-croisé des vacances entre juillettistes et aoûtiens oblige. Mais c'était sans compter sur notre organisation sans faille (merci Google Maps et madame Papate, notre GPS formidable quand il veut bien nous donner l'itinéraire à temps, et non pas une fois qu'on est arrivés à destination !), qui nous a vus préférer l'itinéraire par l'Allemagne ! A nous donc les joies des autoroutes allemandes, leurs toilettes payantes (mais propres), et surtout leur Mc Café bien mieux achalandé que chez nous (y'a pas à dire, les portions allemandes, c'est quelque chose ! Jean-Luc a même calé devant le brownie géant... il n'a pas osé ! C'est dingue, non ??? :) )
Bref, nous voici à Amsterdam, chez Taco et Mili (lecteurs assidus de ce blog, qui doivent me haïr d'y poster si peu...). Amsterdam... que dis-je ! Nous nous trouvions exactement dans la petite ville de Diemen, située dans la banlieue sud-est, oui ! Son tram, ses bus, ses ponts qui se relèvent régulièrement avant notre passage, nous obligeant à attendre patiemment le passage des bateaux (non, en fait, j'exagère : nous avons toujours pu passer juste avant, nananananère !), ses canaux avec leurs canards et tout plein d'algues dedans, son centre commercial avec son magasin de bonbons (et de réglisse !!! j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup la réglisse !!!!) absolument démentiel... Bref, une petite ville qui a l'air bien tranquille, même s'il paraît qu'elle ne l'est pas tant que ça !
Et... Amsterdam, me direz-vous ???
Ben j'ai fait des tas de photos. Si. Et je vous les montrerai très bientôt (en tout cas un petit échantillon), dès que j'aurai compris comment on fait pour les enregistrer dans un format moins "gourmand" sur Picasa. Sinon, ça va mettre des plombes à charger quand vous voudrez ouvrir ce blog, et en plus, ça va me prendre toute la place sur Picasa et je ne pourrai vous en mettre que deux ou trois...
En tout cas, sachez que nous avons passé une excellente semaine à Amsterdam ! Nous avons vu des tas de choses, visité le musée Anne Franck et la ville (une partie au moins), mangé dans un très bon restaurant, regardé plein de films (Jean-Luc a eu le temps de réparer l'erreur : il avait vu Taxi 4, mais pas Taxi, Taxi 2 et Taxi 3 ! Faut le faire, hein ? Et en plus, il a aussi pu regarder quelques James Bond encore inconnus au Gobolistan ! C'est-y pas beau, ça ???).
Bref, dans quelques temps (je ne peux pas être plus précise, malheureusement !), vous aurez la joie, le bonheur et l'immense avantage de voir quelques photos... et de connaître la suite de nos palpitantes aventures au pays des tulipes et des moulins (et au pays de la bière et du chocolat ensuite, mais ça, c'est une autre histoire !).