Ce matin, il m'est arrivé un « truc de ouf », comme ils disent à la télé.
Ou plutôt, quelque chose de très marrant, et de totalement inattendu. Je vous explique.
Il y a deux mois, quand j'ai eu les premiers exemplaires de « La messagère du temps », j'en ai déposé un au Journal l'Alsace, à la demande de l'éditeur. J'ai été reçue par Anne Suply, directrice de l'agence et réceptionniste quand la réceptionniste n'est pas là, ce qui était le cas le 24 juin dernier. Je lui parle du roman, elle le feuillette, trouve le concept du plan rigolo, me dit que si la journaliste chargée des infos culturelles n'a pas le temps, c'est elle qui fera l'article, etc.
Fin juillet, quelques jours avant de partir en vacances, j'ai rencontré Madame Marissal, la journaliste, qui a fait son boulot, m'a interviewée, et un article est paru début août.
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais non.
Parce que dans l'article, madame Marissal a parlé de Yoko Tsuno, qu'elle connaît bien pour en être fan aussi, mais que des aventures terrestres (elle n'est pas trop fan de science fiction). Seulement, quand Anne Suply a lu l'article, ça a fait tilt. Parce qu'elle est fan aussi. Inconditionnelle, même. Et du coup, quand j'ai rappelé à la demande du libraire pour annoncer la séance de dédicaces du 10 septembre, elle m'a dit qu'elle voulait faire un article sur moi. On a un peu parlé, de Yoko, du plan (qui l'intéresse toujours), et de Rothenburg, de photos... et je lui ai dit que j'avais fait imprimer un petit livre à partir des photos de notre voyage de trois jours en 2009, et que je lui montrerai le résultat, puisqu'elle ne connaît pas Rothenburg (et elle rate quelque chose), et qu'elle aime Yoko Tsuno. Je ne pouvais pas ne rien faire.
J'y suis donc allée ce matin, sans prévenir. Je lui ai montré le petit livre en question, elle l'a feuilleté, a beaucoup aimé, et m'a demandé de but en blanc si je voulais être correspondante locale du journal. Oui, moi.
Gros blanc.
Écrire, j'aime bien, vous le savez. Encore me faut-il un sujet. Là, elle me disait en gros : « Vous avez carte blanche, vous choisissez un sujet, vous le traitez, si votre sujet est accepté, il est publié, et vous avez des honoraires variables en fonction de la taille de l'article ».
Soit. Ce serait formidable. Sauf que ma pauvre imagination ne parvient à se mettre au travail que si j'ai une contrainte au départ. Je lui explique la chose, comment je travaille, comment j'écris, comment vient l'inspiration, et elle me dit que si je veux, elle a une contrainte pour moi. Et pas des moindres.
Il s'agit ni plus ni moins qu'une série d'articles sur une œuvre d'art qui se trouve sur les anciens remparts de Sélestat, et qui consiste en une série de plaques de rues apposées les unes à côté des autres.
« Une plaque, un article par semaine. Ça vous va comme contrainte ??? »
Nous avons topé là.
Je suis correspondante locale pour l'Alsace, à compter de là maintenant tout de suite, et plus précisément à partir du moment où j'aurai écrit un article.
Elle est pas belle, la vie ???
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