vendredi 30 janvier 2009

Sereinement Bio ferme…sereinement !


 

Eh oui, c’est définitif depuis le vendredi 16 janvier : J’ai demandé la radiation de mon entreprise du registre des métiers du Bas-Rhin.

A cela, plusieurs raisons.

 

La première, c’est tout simplement que je n’ai pas le temps actuellement de faire tourner mon entreprise.

Ce n’est pour l’heure pas une question d’argent : j’ai un déficit pour 2008, mais c’est normal compte tenu de ma faible activité. J’espérais pouvoir « décoller » en décembre, mais pour que cela soit possible, il aurait fallu que je puisse faire garder BBK au moins une journée par semaine. J’avais trouvé une nourrice disponible le vendredi, à partir du 1er décembre, seulement voilà : son mari tient un restaurant, et elle l’aide le samedi et le dimanche. Dans la semaine, elle garde donc des enfants, sauf le lundi.

Or en novembre, j’avais fait une demande pour travailler une journée de plus à Mulhouse, devant le surcroît de travail qu’il y avait au centre de doc. J’avais donc besoin, au pire, d’une nourrice le lundi, et au mieux d’une nourrice le lundi et le vendredi.

Or celle que j’avais contactée ne pouvait pas prendre BBK le lundi, parce que c’est le seul jour de la semaine où elle peut voir son mari… chose que je comprends, respecte et encourage à 100%, même si ça ne m’arrange pas du tout. Elle m’a donc dit qu’elle connaissait une autre nourrice qui elle, pourrait prendre BBK le lundi… sauf qu’entre-temps, ladite nourrice n’avait plus de place.

Plus de mode de garde pour BBK, donc. Et me voilà obligée d’attendre septembre 2009 au plus tôt pour travailler plus.

 

Ca n’aurait pas été vraiment un problème si la crise n’avait rattrapé Jean-Luc, ou plutôt son entreprise. Non pas la crise du mois de septembre, qui n’a finalement eu que des retombées très limitées sur l’exploitation de ma moitié en 2008, mais une autre beaucoup plus insidieuse, liée à plusieurs facteurs :

-         une année de grêle en 2006, et donc peu de vins à vendre en 2008

-         des investissements importants en 2008 (remplacement de matériel, travaux sur les bâtiments…) qui augmentent les dépenses de l’entreprise, et font donc diminuer les bénéfices

-         une fin d’année désastreuse au niveau de l’économie mondiale, qui a peut-être rendu les clients habituels plus méfiants, ce qui a fait sensiblement baisser les ventes de vins chers (ceux de Jean-Luc).

Du coup, entre des baisses de ventes sur les produits les plus rentables, une moindre quantité de bouteilles à vendre et des dépenses plus élevées, le salaire de Jean-Luc a été diminué de quasiment la moitié pour 2009.

Rien de dramatique, mais du coup, de mon côté, je peux difficilement me permettre de perdre encore de l’argent, en continuant avec mon entreprise, d’autant plus qu’à partir de septembre 2009, comme je ne satisferai pas à la condition de 1200 heures travaillées par an en tant que salariée (puisque je n’ai pas obtenu mon 75% à Mulhouse), je serai redevable de la totalité des cotisations sociales sur mon entreprise.

Entre des charges plus élevées sur mon entreprise et un salaire plus faible sur celle de Jean-Luc, plus la question de la garde de Rébecca, il devenait évident que je devais réduire les coûts…

 

Sereinement Bio a donc fermé ses portes officiellement le 16 janvier 2009, avec effet rétroactif au 31 décembre 2008.

Sans regrets, sans amertume, et en toute « sérénité » ! Parce que l’objectif de départ, ma « métamorphose », est atteint, je me sens désormais bien dans mes baskets, bien dans mon travail de documentaliste, et beaucoup mieux dans mon corps. J’ai pu apprendre ce que je voulais apprendre depuis longtemps, à savoir prendre soin de moi, et j’ai pu enfin mener un projet de bout en bout, même si c’est pour y mettre un terme au bout de 4 mois.

 

Hauts les cœurs : au 1er janvier 2009, un nouveau statut a fait son apparition dans le monde de l’entreprise : celui d’auto-entrepreneur. Concrètement, cela veut dire que les démarches pour créer son entreprise sont simplifiées, et surtout que, contrairement à ce qui se passait jusqu’à présent, où les cotisations sociales étaient d’abord prélevées, puis calculées et éventuellement remboursées si elles avaient été indûment perçues, ce statut permet de simplifier les calculs en procédant par déclarations mensuelles : soit on a gagné de l’argent au cours du mois, et on paie dessus des cotisations, soit on n’en a pas gagné, et on n’a rien à déclarer… De plus, ce n’est pas rétroactif : une fois payées, personne ne peut revenir sur les déclarations effectuées et les sommes versées pour la période considérée…

Ce qui veut dire que le plus simple, c’était, pour moi, de procéder à la radiation de mon entreprise, et de la recréer si la situation était plus favorable dans un an ou deux…

 

L‘avenir nous le dira…

Voyage à Bruges, jour 3


 

Après une bonne nuit de sommeil, nous voici arrivés au dimanche 13 juillet.

Les repérages faits la veille avaient montré une messe à l’église près de l’hôtel en milieu de mâtinée. Noémie et moi avons donc laissé les autres finir tranquillement le petit déjeuner, et sommes allées toutes les deux à la messe vers 10 heures du matin.

Autre pays, autres mœurs, mais même célébration eucharistique. Sauf que Bruges étant très touristique, tout était fait pour que les touristes se sentent à l’aise à la messe : feuille en plusieurs langues avec l’intégralité des lectures du jour, accueil en 6 langues (flamand, français, anglais, allemand, italien et espagnol), etc.

Après la messe, nous avons… cherché les autres ! Ils devaient nous attendre à la sortie, mais comme il faisait frisquet, et connaissant la ponctualité légendaire de Hall, nous sommes retournées à l’hôtel par le chemin le plus court, histoire de mettre des vêtements un peu plus chaud… pour nous rendre compte qu’il n’y avait là plus personne, et que du coup, nous les avions sans doute ratés à la sortie de l’église. Il faut dire qu’il y a plusieurs portes, et qu’il suffisait d’être au mauvais endroit au mauvais moment pour se rater. Sauf que là, en fait, nous étions à l’heure, et eux en retard, mais comme nous sommes parties à l’hôtel, ils se sont retrouvés à l’heure et nous en retard… Vous suivez ?

Bref, nous avons quand même fini par nous retrouver… presque au complet : Hall avait décidé d’aller écouter le concert d’orgue qui suivait la messe. Sauf que du coup, ils avaient fermé une porte, il fallait donc faire le tour, bref, ça a été un tantinet compliqué pour retrouver tout le monde en même temps, au même endroit.

 

 

 

Je précise à toutes fins utiles que ces deux photos ont été prises par Noémi, pendant que nous attendions Hall...

 

Finalement, nous sommes repartis, bien décidés à finir ce que nous avions commencé la veille : retrouver le chemin suivi par Yoko dans la bande dessinée. La veille au soir, nous étions tombés sur le pont St Boniface où a lieu la dernière scène de la bande dessinée. Nous y sommes retournés pour y prendre des photos avec une meilleure lumière, et surtout, un peu plus de place sur nos cartes mémoires. Puis, avec l’aide du plan d’Hall, (si mes souvenirs sont bons), nous nous sommes retrouvés à l’embarcadère où nous avions pris le bateau le jour d’avant. La suite a été une sorte de jeu de piste, entre la chasse aux chocolats, le chemin suivi par Yoko et les photos à prendre selon l’angle le plus proche de celui qu’on voit dans la bande dessinée. Fou-rires garantis, et nous sommes certainement passés pour une bande de cinglés auprès des Brugeois, mais tant pis : ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de faire tout cela !

 


 

Il nous a quand même fallu le reste de la matinée pour aller jusque dans le quartier du Béguinage. Vers 13 heures, si mes souvenirs sont bons, nous nous sommes décidés pour aller manger du poulet et des frites (encore !) dans un petit restaurant du coin. Ce repas a donné lieu, bien entendu, à un tas de délires, de photos toutes plus absurdes les unes que les autres, et après pas mal de rires, nous avons repris le chemin du Béguinage.

 


 

Ont suivi les inévitables séances photos (toujours dans le même but de prendre la photo « comme dans la bd »), les délires, bien entendu, et nous sommes finalement repartis en sens inverse. La suite du programme était la suivante : la visite du musée du diamant, avec passage au magasin (les hommes étant chargés de sortir leur carte bancaire). Ils s’étaient sans doute donné le mot, et c’est peut-être pour cela que les choses se sont faites dans cet ordre-là : nous étions dimanche, et le magasin était fermé, même si le musée lui-même était ouvert ! Pas moyen, donc, de vider le compte en banque des garçons et de se faire offrir des diamants ! Dommage, mais bon, on s’en remettra…

 


 

(Là encore, il s'agit des photos prises par Noémi au Diamant : elle m'avait "piqué" l'appareil...)

 

Ceci dit, tous les magasins n’étaient pas fermés. Je vous parlais tout à l’heure d’un jeu de piste : il consistait à comparer les prix chez les différents chocolatiers devant lesquels nous passions. Nous avons donc repéré, au cours de la journée, au moins 5 chocolatiers avec des « offres » différentes, et avons fait un arrêt dans chacun d’entre eux au retour du Béguinage. Ce qui fait que notre arrivée à l’hôtel s’est faite les bras chargés de sachets divers et variés, et pas uniquement avec du chocolat : dans l’un des magasins, nous avons aussi trouvé… de la guimauve !

 

De retour à l’hôtel, donc, nous avons largement goûter à ces spécialités du coin, mais il me paraissait immoral, en tant que maman, de nourrir ma fille avec des sucreries uniquement. C’était contre tous les principes d’éducation que j’essaie de mettre en œuvre à la maison. Il a donc été décidé de trouver quelque chose à manger, quelque chose qui ne soit ni des frites, ni du poulet, ni du chocolat, ni de la pizza.

Ben vous allez rire, mais c’est très difficile ! Nous avions pensé, à un moment, à aller dans un supermarché pour y acheter de quoi faire une salade. Oui mais voilà, sans voiture, il semble que ce soit mission impossible à Bruges, étant donnée l’absence de supermarché ou d’épicerie (ou alors, nous n’avons pas du tout cherché au bon endroit).

Finalement, nous nous sommes de nouveau retrouvés sur la grande place, où se trouve toujours le Beffroi, et nous y avons trouvé un Quick, chez qui il restait… deux pauvres salades ! Les salades ont terminé dans nos paquets, et hop ! direction l’hôtel pour un dîner bien mérité !

 

La fatigue aidant, Noémie et moi sommes allées nous coucher assez rapidement. Qu’ont fait les autres ? Un jeu était prévu, mais finalement, une bonne partie de la soirée a, je crois, été passée à écouter des trucs débiles via Internet… Il faudra laisser aux intéressés la place pour en parler : les commentaires sont faits pour ça !

St Nicolas


 

Bon d’accord, j’ai beaucoup, beaucoup, et encore plus de retard.

C’est que voyez-vous, entre les fêtes et la panne Internet et téléphone, il y a eu des impératifs.

Donc, je m’étais promis de faire un petit article sur la St Nicolas, journée ô combien fêtée dans nos contrées alsaciennes.

 

Pour le coup, St Nicolas était en avance.

En effet, les Sterickle (association des parents d’élèves bilingues de Sélestat) avaient demandé à St Nicolas de venir voir les enfants de l’école, le samedi 30 novembre. Bien entendu, les lecteurs avertis de ce blog savent tous que la St Nicolas, c’est le 6 décembre. C’est que St Nicolas, tout comme le Père Noël, peut avoir des difficultés à être partout à la fois, alors du coup, quand il est demandé « en avance », il se fait un plaisir de venir quelques jours plus tôt : c’est autant de moins à faire le jour « J ».

Seulement voilà, il devait être sérieusement occupé ce jour-là quand même, parce que quand on lui a demandé de venir, il a dit « oui », mais « seulement à partir de 16 heures ! »

Grave problème. Il fallait donc occuper les enfants !

Donc il a été décidé de faire venir une troupe de théâtre, histoire d’allier l’utile à l’agréable. Mais pas n’importe laquelle, cela va sans dire. Celle qui a été sélectionnée était allemande (sinon, c’est pas la peine que ce soit les parents d’enfants bilingues qui fassent venir St Nicolas, hein !), et s’appelait « Galli Theatre ». Certains lecteurs seront capables de dire ce que veut dire « Galli », pour ma part, j’ai retenu leur performance : Une jolie pièce adaptée de La Belle au Bois Dormant, avec un jeu d’acteurs sympathique. Je n’y ai rien compris, bien sûr, à l’exception d’un mot de temps en temps, mais les enfants, eux, ont tout suivi : il n’y avait qu’à entendre leurs rires ! Les acteurs étaient au nombre de 6, dont un enfant, et jouaient plusieurs rôles chacun, avec changements de costumes, etc. La sorcière était très convaincante, le roi et la reine très drôles (surtout quand le roi se retrouve à faire la cuisine… je crois !), et la Belle Aurore a… disons… dormi !

 

Bref, une jolie pièce, drôle, qui a bien occupé les enfants jusqu’à 15h30. Puis, des découpages, coloriages et bricolages étaient organisés pour faire patienter les petits jusqu’à l’arrivée de St Nicolas. Les adultes n’ont pas été oubliés, avec une buvette et un stand de pâtisseries. A lui seul, Jean-Luc l’a fait tourner pendant toute l’après-midi ! (il a été aidé des enfants, rassurez-vous !).

Evidemment, St Nicolas s’est fait attendre. Il est arrivé un certain temps après l’heure dite, mais les enfants n’ont pas été déçus. Ils ont pu l’approcher un par un, ils ont pu lui parler, il leur a posé des questions (pour savoir s’ils avaient été bien sages !), et leur a donné à chacun un mannala et une clémentine. Un « mannala », pour les non initiés, c’est un « petit homme » en alsacien, et c’est en réalité une sorte de pain au lait en forme de petit bonhomme, aux pépites de chocolat pour certains, nature pour d’autres. Ceux-là étaient natures, et très bons !

 

Quand St Nicolas est reparti, les enfants sont eux aussi rentrés chez eux. Nous avions en charge Louis et Victor, dont les parents étaient à un spectacle à partir de 17 heures, et que nous avions donc pour mission de ramener chez nous, et de garder en attendant que leur maman vienne les chercher. Et le même soir, Martine et Philippe arrivaient à la maison, où ils devaient dormir, en attendant de partir à l’aéroport le lendemain matin, pour aller chez leur fils en Nouvelle-Calédonie.

 


 

Bref, un week-end mouvementé, mais sympathique, comme on les aime !

dimanche 25 janvier 2009

Une nouvelle petite nièce !

Vous aviez suivi nos pérégrinations en Bretagne pour le mariage d'Elisabeth, sur ce même blog, en différé (forcément !).

Quelques mois après ces événements, j'avais appris de ma petite soeur jeune mariée qu'elle était enceinte, et que le bébé était prévu pour la mi-janvier.

Apolline s'est faite attendre, et a finalement débarqué dans notre monde et notre famille le 23 janvier un peu après 14 heures. Félicitations aux heureux parents, et bienvenue à la petite Apolline. Elle est déjà bien entourée...

(en fait, j'ai hâte de la voir, cette petite fille ! Dire qu'il va falloir patienter jusqu'en Avril, au mieux, pour la voir ! Je crois que je vais me faire une escapade dans le grand Ouest avec les enfants, pendant l'un des déplacements de Jean-Luc, à La Rochelle ou à Rennes... Faut organiser quelque chose, là...) !

 

Affaire à suivre, donc...

vendredi 23 janvier 2009

Retour au 21e siècle II


Vendredi 23 janvier de l'an de grâce 2009.

 

Finalement, les choses ont été encore un peu plus compliquées que prévu.

Le modem est bien arrivé, le 17 janvier (samedi). J’ai donc tenté de le brancher : j’ai ouvert la boîte et lu toutes les instructions (pour une fois, j’ai suivi la marche à suivre, en me disant que je n’avais pas intérêt à louper l’installation… sinon, ce serait encore plus compliqué !

Seulement, pour pouvoir installer la Livebox, il fallait… les identifiants, qui devaient arriver par courrier dès que la ligne serait activée : Or, rien, pas de courrier de France Télécom à l’horizon…

J’ai donc rongé mon frein… et de toute façon, en l’absence de Jean-Luc, parti faire une foire à Vannes depuis le 14, j’avais bien d’autres chats à fouetter que de me prendre la tête avec Internet. Et j’avais gardé la clé de secours de SFR histoire d’avoir quand même la possibilité de lire mes mails, au cas où.

Lundi 19, retour de Jean-Luc, et constatation : rien de nouveau sur le front Internet. Mais le téléphone fonctionne toujours, ce qui, en soi, est déjà formidable. (oui, je deviens admirative devant la technologie moderne qui fonctionne !)

Mardi 20 : retour de Mulhouse. Boîte aux lettres : Miracle ! Un courrier de France Télécom m’informant que ma ligne est active (ce que je sais déjà par le SMS reçu quelques jours plus tôt) et me donnant mes identifiants pour la connexion internet. Mais c’est qu’ils font vite ! Ils avaient annoncé 15 jours de délai, et on est à J+6 seulement depuis la demande officielle !

Cours de Tai Chi du mardi soir oblige, je patiente jusqu’à mercredi matin (le 21 donc) pour brancher le modem et tenter de me reconnecter au monde moderne et au réseau.

Opération réussie à 9h35 exactement, et j’ai passé le reste de la matinée à lire les mails reçus… depuis le 27 décembre ! Parce que j’avais bien eu accès à ma messagerie, surtout depuis la reprise du travail, mais n’avais pu traiter, logique, que les urgences !

 

Les copains, amis lecteurs, vous m’excuserez donc de ce long silence, et de n’avoir pas répondu à vos messages et vos vœux par Internet : je m’y mets bientôt, c’est-à-dire dès que j’aurai fait les courses, et la lessive, et rangé la table du petit déjeuner, et préparé le repas… en gros, peut-être cet après-midi... !Clin d'oeil

Retour au 21e siècle !


Les lecteurs (ceux qui ont continué à garder espoir, et qui ont cru que nous étions toujours parmi les vivants, mais dans l'incapacité temporaire de communiquer) (en gros, un peu comme dans un univers parallèle) ont pu suivre le début de nos aventures avec le téléphone et SFR. Nous en étions restés aux retrouvailles tardives avec mon portefeuille (j’avais fait opposition sur la carte bancaire, il a donc fallu attendre son renouvellement pour récupérer un moyen de paiement).

 

Ce que nos lecteurs ne savent pas, c’est que les soucis ne s’arrêtaient pas au téléphone.

En effet, depuis déjà quelques temps, depuis la fin de l’été, en vérité, notre bonne vieille voiture avait quelques soucis au démarrage. Elle réussissait quand même, moyennant un peu (beaucoup, parfois !) de patience et d’acharnement, à démarrer cahin-caha. Néanmoins, il devenait de plus en plus évident qu’il faudrait faire quelque chose, un jour ou l’autre.

Seulement voilà, faire réparer une voiture, ça coûte souvent assez cher. Le souci a donc été de pouvoir attendre des jours « meilleurs » pour pouvoir emmener la voiture chez Renault, c’est-à-dire qu’il fallait un moment où nous n’en avions pas besoin, en gros, et d’autre part, il fallait prévoir un budget pour cette dépense supplémentaire.

Les finances du Gobolistan n’étant pas extensibles, il a été décidé par Gobolof, maître es-voiture, d’attendre le mois de janvier pour effectuer cette réparation.

Comme le souci se posait au démarrage, et que la voiture démarrait au départ sans problème quand on branchait sur la batterie celle d’une autre voiture déjà en marche, nous avons d’abord résolu ce « petit » problème en la faisant démarrer avec le Kangoo de l’entreprise, puis avec la Focus de mes parents, pendant leur séjour chez nous à la fin de l’année. L’essai avec le Trafic n’a pas été concluant, dans la mesure où il est plus récent que le Kangoo, et que la batterie y est inaccessible, sauf à tout démonter, ce qui fait qu’après, le moteur ne peut pas démarrer de toute façon.

Toujours est-il que finalement, Gobolof a eu la sage idée d’acheter une batterie, après avoir remarqué que le niveau d’eau de celle de l’Espace était à zéro (je n’y connais rien, mais il paraît qu’il doit y avoir de l’eau dans une batterie pour qu’elle fonctionne…). Dans les premiers jours de janvier, donc, Jean-Luc s’est mis en quête d’une batterie, qu’il a lui-mêmet installée, et la voiture a gentiment démarré… du moins dans l’immédiat.

Seulement voilà, le lendemain matin, c’était comme si la batterie n’avait pas été installée du tout, ou plutôt comme s’il n’y avait carrément pas de batterie branchée sur le moteur. Bref, il devenait urgent de confier la voiture aux vétérinaires spécialisés dans ces bêtes-là : les lutins étaient vraiment dans le coma, cette fois-ci.

Le 9 janvier, nous avions donc un rendez-vous chez Renault pour faire réparer la voiture. Entre-temps, nous avons heureusement pu nous servir de la voiture d’amis qui nous l’ont laissée en pension pendant leur voyage à l’autre bout du monde. Comme cette voiture n’avait pas roulé depuis un mois, l’utilisation que j’en ai faite sur deux jours a permis au moins de la faire circuler un peu. Le 7 janvier, à ma grande surprise, Jean-Luc m’a donc annoncé d’une part que nous avions rendez-vous chez le Renault le vendredi suivant, et d’autre part que le mieux était d’aller déposer la voiture le jour même, soit le mercredi, parce que sinon, entre mes horaires de travail et les siens (je rappelle à nos aimables lecteurs que nous étions sans téléphone, et que donc, pour appeler les clients, Jean-Luc devait rester jusque vers 20h30 à Bergheim, et à cette heure-là, le parking Renault est fermé…), nous ne pourrions pas déposer la voiture pour le jour du rendez-vous.

Le jeudi 8, alors que j’étais en plein travail à Mulhouse, Jean-Luc m’a appelée pour me dire qu’il pouvait venir me chercher à la gare. Sur le coup, j’ai cru qu’il était dans un bon jour, et qu’il avait décidé de me faire une belle surprise… ou qu’il avait eu pitié de moi à cause du froid. Ben pas du tout. En fait, la voiture était déjà réparée (le fait de l’avoir déposée le mercredi avait « boosté » les mécanos de Renault qui, sans doute faute de travail en ces temps de crise, l’avaient réparée 24 heures plus tôt), et Jean-Luc avait pu la récupérer en fin d’après-midi, mais pour s’y rendre, il y était allé avec le Trafic, qu’il avait laissé sur le parking d’en face, et il était allé chercher les enfants à l’école avec l’Espace, mais il fallait récupérer le Trafic dont il aurait besoin le lendemain… Bref, en fait, il voulait simplement venir me chercher pour que je puisse le déposer en face de Renault pour qu’il puisse récupérer le Trafic… Ce que c’est que d’avoir plusieurs véhicules : on devient feignant, et on oublie qu’il existe des transports en commun…

 

Donc, première bonne nouvelle de la semaine : la voiture était réparée ! Miracle ! Les bougies étaient foutues, et c’est pour cela qu’elle ne démarrait pas !

 

Boostée par le succès de la veille, le vendredi 9, j’ai profité de ma première journée « zen » à la maison pour appeler France Télécom, et leur demander la réactivation de notre ligne téléphonique chez eux le plus rapidement possible. Après une longue conversation avec la conseillère, il est ressorti de l’échange que la ligne serait rétablie dès le lendemain midi ! Je n’osais pas croire au miracle…

 

J’ai bien fait.

Le samedi midi : rien.

Samedi soir : rien.

Dimanche matin : rien.

Ni Dimanche soir.

Lundi 12, je devais aller travailler à Mulhouse en prévision du départ de Jean-Luc pour Vannes le 14. Impossible donc de m’occuper de rappeler France Télécom pour leur faire activer les choses. Jean-Luc a donc été mandaté pour le faire.

Ce premier coup de fil a permis à Jean-Luc de prendre la mesure du temps qu’on peut perdre pour rien au téléphone, et m’a décidée à acquérir un téléphone portable. Seulement, pour acheter un téléphone, il faut avoir le temps d’aller dans une agence (France Télécom, parce qu’il était hors de question pour moi d’aller chez SFR que nous tentions de quitter par ailleurs. Logique, non ?). Or, ce lundi, j’étais tellement fatiguée, que je n’ai pas vu l’heure passer, et je me suis « réveillée » à 18h10… alors que mon train partait à 18h11. Impossible donc de prendre le train prévu, il me fallait prendre le suivant. Comme le travail ne manque pas actuellement, j’en ai profité pour avancer un peu encore, en me disant que du coup, j’aurais du temps le lendemain…

 

Le lendemain, mardi 13, donc, j’ai quitté le travail plus tôt que d’habitude, pour deux raisons : la première, c’est que j’avais fait une heure de plus la veille, et que la politique de l’ISSM, c’est que chacun gère son temps,e t qu’en tout état de cause, les heures en plus ne sont pas payées, mais rattrapées. Du coup, c’est à moi de noter mes heures supplémentaires, et de m’organiser dans mon travail pour « récupérer » les heures en trop dans mon emploi du temps. En plus, l’agence France télécom de Sélestat fermait à 18 heures 30, il me fallait donc impérativement prendre le train de 17h11 pour être à 17h45 à Sélestat et avoir encore le temps d’aller à l’agence pour y acheter un téléphone portable.

D’autre part, Jean-Luc avait rappelé France Télécom dans la journée, et la réponse à la question du « Pourquoi ça traîne ? » a été stupéfiante.

L’échange a été quelque peu surréaliste : Il est ressorti de la conversation qu’SFR faisait obstruction en refusant de laisser France Télécom reprendre le contrôle de notre ligne de téléphone !

Le technicien a précisé à mon cher et tendre qu’il se retrouvait dans l’obligation d’envoyer un mail à SFR pour les sommer de rendre la ligne, que le mail partirait immédiatement après le coup de fil de Jean-Luc, et qu’il faudrait attendre ensuite que la situation soit débloquée.

Le même jour, Jean-Luc a reçu un appel de SFR sur son portable, le premier depuis le début de notre « incident » de ligne : ils ne comprenaient pas pourquoi nous avions demandé la résiliation de la ligne chez eux ! Jean-Luc les a « félicités » d’avoir enfin réussi à nous appeler, alors que ça faisait 10 jours que soi-disant, ils nous envoyaient des SMS pour nous prévenir de l’état d’avancement des travaux, et leur a ensuite dit qu’ils se fichaient de nous depuis le début, et que nous les avions prévenus dès le 2 janvier que si la ligne n’était pas rétablie dans les délais les plus brefs, nous retournerions chez France Télécom… Il a ensuite coupé court aux explications vaseuses du commercial, et s’est fait un plaisir de lui raccrocher au nez…

Moyennant quoi, le mardi soir, la ligne n’étant toujours pas rétablie, je suis partie chez France Télécom à Sélestat pour y acheter un téléphone portable digne de ce nom, doté d’une Mobicarte pour pouvoir être jointe et pouvoir appeler à partir du lendemain : Jean-Luc partait en livraisons le lendemain matin à 7h30 : c’est la deuxième raison pour laquelle je devais donc partir plus tôt de mon travail, et avoir un téléphone en attendant le « vrai » !

Ce même mardi 13 janvier, au courrier, j’ai eu la bonne surprise de trouver une lettre de la banque m’informant que ma nouvelle carte bancaire était à ma disposition au guichet ! J’en avais presque oublié que je n’avais plus de moyen de paiement !

 

Le mercredi matin, donc, je me suis retrouvée avec les trois enfants seule à la maison. J’ai commencé par aller à la banque chercher ma nouvelle carte, puis au Phone House pour y acheter une recharge pour mon portable (5€ offerts avec le téléphone, ça ne fait quand même pas beaucoup de temps de communication…), et j’ai eu l’impression très agréable que je commençais à revenir petit à petit à la civilisation. Le seul grand souci cette journée-là a été le verglas : bilan des chutes : Rébecca a ouvert le bal en sortant précipitamment de la maison : 1 chute. Nathanaël a été très prudent pendant toute la matinée, et a réussi à ne tomber qu’à notre retour à la voiture. Noémie a battu tout le monde, en tombant 7 fois au cours de la matinée… Ca l’a d’ailleurs bien fait rigoler, jusqu’à ce qu’elle se cogne la tête sur le macadam, juste devant la voiture. Là, elle a compris pourquoi cela faisait une heure que je lui disais de faire attention…

 

Nous sommes rentrés en vie et entiers à la maison, et puis, vers midi, le téléphone a sonné. Pas le portable, non ! Le fixe ! Si !

J’ai été tellement surprise, que j’ai d’abord mis quelques secondes à retrouver le téléphone fixe : j’étais à la limite de l’hallucination… C’était la baby-sitter qui appelait pour vérifier qu’il n’y avait pas de changement par rapport à ma demande qui datait du mois de novembre ! Elle voulait juste me dire que sa sœur viendrait au lieu d’elle-même, le jeudi 15 (hier, donc), et le vendredi 16 (ce soir).

Elle a du me prendre pour une cinglée : je l’ai remerciée mille fois d’avoir appelée, je lui ai dit que c’était merveilleux, fantastique… Bref, je suis définitivement « grillée » auprès d’elle et de ses sœurs, mais la présence de sa cadette hier et ce soir m’a quand même un peu rassurée : elle n’a pas l’air d’avoir peur de moi et de mes excentricités...

Bref, du coup, j’ai passé l’après-midi du mercredi « pendue » au téléphone : Jean-Luc, d’abord, puis ma mère, ma petite sœur (qui attend un bébé pour la fin de cette semaine), et ensuite France Télécom.

Parce qu’il faut vous dire que le plan pour retrouver l’usage plein et entier de notre ligne est plutôt compliqué.

 

Phase 1 : récupérer la ligne chez SFR. Effective le 14 janvier, donc.

 

Phase 2 : envoyer le mandat pour résilier le dégroupage total chez SFR pour pouvoir obtenir Internet chez France Télécom. Le mandat était attendu pour le lundi, il n’est arrivé que le mardi. Je l’ai donc signé, et Vincent, le petit frère de Jean-Luc, est passé le prendre le mercredi matin, pour l’envoyer par fax depuis l’entreprise, ce qui a l’avantage d’accélérer un peu les choses, dans la mesure où on s’affranchit par là des délais postaux, qui auraient rallongé le délai jusqu’au lundi 19 environ.

Le mercredi 13, donc, dès que la ligne a été rétablie, j’ai appelé France Télécom pour savoir quelle suite on devait donner aux événements.

 

Phase 3 : la demande de dégroupage totale arrivée, il faut demander une « formule » Internet et téléphonie illimitée (l’équivalent du dégroupage partiel chez les autres opérateurs), de manière à avoir deux lignes de téléphone : une en 03.88…, avec l’abonnement téléphonique, et une en 09… pour Internet et le téléphone illimité vers les fixes en France et à l’Etranger. Alors pourquoi garder l’abonnement ? Tout simplement parce que sinon, le téléphone est recoupé lors de l’installation de l’ADSL et de la téléphonie illimitée… Cette deuxième ligne permet de garder le téléphone en fonction pendant que la ligne 03 est regroupée avec la ligne 09. Dans les faits, il faut donc, pour éviter toute nouvelle coupure, avoir une ligne de secours en état de marche, le temps que la ligne ADSL en dégroupage total, sans abonnement donc, soit activée totalement. Le délai est officiellement de 15 jours pour obtenir la « formule », puis de 15 jours pour le dégroupage total.

 

Seulement voilà : hier, jeudi 15, je reçois un SMS de France Télécom, sur mon nouveau téléphone portable, m’informant que ma demande avait été prise en compte pour l’activation d’Internet, et qu’un second SMS me préviendrait de l’activation de la ligne. Le modem, par ailleurs, est parti mercredi 14, et devrait arriver à destination incessamment sous peu, je n’aurai donc qu’à le brancher à réception de ce fameux deuxième SMS.

Et aujourd’hui, vendredi 16, je reçois un SMS, toujours de France Télécom, m’informant que ma ligne Internet est… active !

Seulement, pour une fois, ils sont allés (trop ?) vite : le modem n’est pas encore arrivé…

Dès que j’aurai reçu le modem (demain ? Lundi ?), il me restera à le brancher, puis à attendre que le téléphone de la deuxième ligne fonctionne.

 

Phase 4 : quand cette ligne fonctionnera, il me faudra rappeler France Télécom, pour demander le regroupement des deux lignes, la ligne « 03 » devant être coupée à partir de l’activation du service, pour permettre le regroupement en question. Délais : 15 jours environ.

 

Donc, il me reste pour l’instant à attendre le modem pour être connectée à Internet et pouvoir reposter ici plus régulièrement. Le reste est une question de temps, sachant que le temps, justement, et surtout la perception qu’on en a, est décidément très subjective… Les trois semaines qui viennent de passer sont parmi les plus longues que j’aie vues !

 

mercredi 14 janvier 2009

Voyage à Bruges : Jour 2 !


Deuxième épisode de notre épopée dans la Venise du Nord ! (vous verrez, elle n'a pas "volé" son nom !)

 

Parties le vendredi 11 juillet, à 7h41, nous étions bien arrivées à bon port, le soir, c’est-à-dire à Bruges. Les protagonistes étant tous là (Hall, Le Grand Migrateur, Pearl of Light, Val, Gobol et Gobolovna), les réjouissances pouvaient commencer.

 

Le samedi 12 était tout indiqué pour une visite de la ville.

Il a d’abord fallu récupérer de la veille : dîner encore plus tardif que dans mes souvenirs (merci Emilie !), puis infusion avant de dormir, tergiversations pour se re-décider et être bien sûrs que le choix des lits ne serait pas remis en cause, visionnage des photos et délires pris dans le train pour les deux demoiselles, nouveaux délires et nouvelles photos (en groupe, cette fois…), etc., la soirée a donc été bien occupée.

Le samedi, donc, nous avons commencé par réparer les dégâts de la veille devant un solide petit déjeuner. Et nous n’avons pas été déçus : buffet à volonté, jus de fruit, thé, café, lait chaud, chocolat, céréales, pains et viennoiseries variés, vermicelles au chocolat à mettre au choix dans le lait chaud ou sur le pain (3e option : dans la valise !), confiture, beurre, fruits… pas de quoi mourir de faim.

 


 

C’est donc les estomacs bien calés que nous sommes partis à l’assaut de la ville. Le tout à pieds, bien entendu, c’est plus long, mais on a plus le temps de prendre des photos, de délirer, de voir ce qui nous entoure. Dont acte.

 


 

Après avoir circulé un bon moment, nous être arrêtés dans une librairie de la Grande Place (où nous avons d’ailleurs vu le seul volume de Yoko Tsuno : celui qui se passe à Bruges, forcément), pris des tas de photos du Beffroi, voulu monter au Beffroi, et renoncé devant la foule, fait un arrêt pipi dans la cour du Beffroi, nous voici repartis, de bon pied et de bonne humeur, vers le musée du chocolat, premier arrêt programmé. Passage devant le Musée de la Frite, repéré la veille au restaurant (je ne sais plus si c’était avant ou après le musée du chocolat, mais peu importe), nous sommes donc entrés au musée du chocolat. Photos, délires, apprentissage, et démonstration. La partie la plus ludique, forcément, avec dégustation à l’appui !

 


 

Après le musée, il était temps de trouver un endroit pour casser la croûte. Direction la place Van Eyck, où nous avons pu trouver quelques restaurants sympathiques (deux, pour être exacte). Un seul suffisant, nous voici installés, prêts à goûter les fameuses frites belges.

 


 

Evidemment, la petite bande étant incapable de faire les choses sérieusement, nous avons bien profité de ce moment de pause pour délirer, comme il se doit, en particulier à cause de ce qui nous tombait dessus au cours du repas, à savoir les fruits de l’arbre en-dessous duquel nous étions installés. Coup de bol, ce n’est tombé ni dans les assiettes, ni dans les verres, et c’était trop petit pour assommer quelqu’un.

Question : L’un des protagonistes lecteurs de ce blog se souvient-il de quoi il s’agissait ?

 

Bref, la visite a continué en direction de l’ancienne Hanse, vers le nord de la ville, le long des canaux. Pour avoir visité Venise il y a quelques années avec Gobolof, j’ai eu l’impression de retrouver certaines choses… sauf que Venise est nettement plus touristique, nettement moins « vivante », dans le sens où on a plus l’impression d’être dans un écrin que dans une ville… Toujours est-il que nous sommes arrivés au but que nous nous étions fixé : la roue que l’on voit dans la bande dessinée, et dont un exemplaire se trouve au nord de la ville.

 


 

Le retour s’est fait de nouveau à pieds, par l’autre côté, jusqu’au centre, où nous avons cherché à prendre un bateau pour finir la visite, histoire de reposer un tantinet nos petits petons. Du coup, comme il était tard, il nous était difficile de visiter le béguinage et toute cette partie-là de la ville. Mais nous nous sommes promis de revenir le lendemain !

Restait à trouver de quoi dîner !

Après un moment de repos à l’hôtel, nous voilà repartis au centre-ville. Nous nous sommes rapidement mis d’accord pour une pizza. Et coup de bol : un Pizza-Hut nous tendait les bras ! Ni une, ni deux, nous voilà entrés, en espérant obtenir bien vite une place assise (ou plutôt 6, pour être précise). Seulement voilà, c’était sans compter sur le zèle du personnel de Pizza-Hut. La gentille demoiselle à qui Taco s’est adressé en Néerlandais au bout d’un certain temps d’attente nous a proposé une table de 4 personnes ! En nous disant qu’on pouvait rajouter une chaise. Oui, mais nous étions 6 ! Après une nouvelle attente, ils ne se sont sans doute même pas aperçus que nous étions partis… à la recherche d’une nouvelle pizzeria.

Retour sur la Grande Place où nous étions le matin même, et là, le but du jeu a consisté à trouver une brasserie pas trop chère. Pour finalement nous retrouver devant une pizzeria qui avait l’air bien sympathique !

Deuxième tentative pour dîner : mais nous sommes vernis, cette fois : il y a de la place ! Pour 6, à l’intérieur (c’est qu’en terrasse, il risquait de faire un peu frais…). Le serveur arrive à la table, prend les commandes, et repart.

Un certain temps (temps certain ???) plus tard, Noémie, fatiguée, s’était endormie sur mes genoux, et les pizzas et autres pâtes italiennes se faisaient toujours attendre ! Nous avons attrapé un serveur au passage, et lui avons demandé où ils en étaient, et il nous a dit que ça arrivait ! J’ai demandé à ce qu’ils annulent l’assiette de Noémie, sachant qu’elle ne mangerait rien de toute façon ! Un bon moment plus tard, les plats sont (enfin !) arrivés ! Nous les avons avalés en vitesse, parce que bon, il était vraiment, vraiment tard, cette fois-ci ! Et Emilie a réglé l’addition pour tout le monde (c’était le principe de base : chacun son tour !). Le serveur lui a proposé de laisser… un pourboire ! Non mais, qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! Un pourboire, alors qu’on a dû batailler pour avoir à manger ? Y’en a qui rêvent tout éveillés !

 

Bref, au retour, Taco a fait le porteur, Noémie étant dans les bras de Morphée depuis un moment. Mais comme elle pèse son poids quand même, il n’a pas pu aller jusqu’au bout (non, Taco, tu n’es pas l’homme le plus fort du monde ! et tu sais, je ne t’en veux même pas !), et elle a fini le chemin à pieds, à moitié réveillée… Le retour a donc été rude, mais nous sommes finalement arrivés à l’hôtel, fourbus, fâchés pour le dîner, mais contents de la journée !

samedi 3 janvier 2009

Moyen-âge...

Bon, alors là, il me faut absolument donner des explications.

 

Tout d'abord, bonne année à tous ! J'espère qu'elle se passera mieux pour vous qu'elle n'a commencé pour nous !

 

Oui, oui, j'explique.

 

Tout a commencé le 15 décembre, quand nous avons (j'ai, plutôt), cédé à la pression de notre fournisseur d'accès internet pour passer du dégroupage partiel au dégroupage total. J'avais dit que je ne voulais pas de ce truc à la maison parce qu'en cas de panne, y'a plus rien : ni internet (on peut vivre sans), ni téléphone (là, c'est plus difficile : on ne fait plus que survivre, et ça inquiète beaucoup de monde inutilement). Bref, après avoir eu la promesse que l'installation ne durerait pas plus de 24 heures, et qu'il était fort probable que nous ne nous en rendions même pas compte, j'ai accepté.

Oui mais voilà.

Le nouveau modem est bien arrivé. Chouette.

J'ai bien branché le modem, et re-chouette, il a fonctionné tout de suite.

J'ai téléphoné pour voir si le téléphone marchait, en même temps que je me connectais à Internet, et re-re-chouette, ça marchait bien ! On était donc le 23 décembre, et tout fonctionnait très bien.

Le 25 décembre, j'ai même pu appeler mon petit frère au Canada ! Et ça a très bien marché !

Oui, mais voilà, le 26 au matin, quand nous sommes descendus, nous avons vu le téléphone portable de Jean-Luc quasi-saturé de messages : apparemment, Vincent, son frère, et mes parents, qui devaient arriver le soir même au Gobolistan, avaient essayé de nous joindre sur le portable. Bizarre, quand on sait que tout le monde a notre numéro fixe et qu'il n'y avait pas de raison qu'ils ne nous appellent pas dessus.

Gobolof a donc appelé Vincent, qui lui a dit qu'il avait appelé plusieurs fois sur le fixe et que personne ne répondait. Même son de cloche chez les parents de Gobol. Etonnée, je prend le téléphone, et appelle le service technique.

"Allo ? Oui, je suis cliente chez vous, et je ne comprends pas, personne n'arrive à nous joindre, alors que nous pouvons appeler !"

"Oui, votre ligne n'est pas totalement activée : elle est activée pour internet (merci, j'avais remarqué), elle est déconnectée pour la télé (normal, on ne peut pas brancher notre télé sur le modem, qui se trouve deux étages au-dessus), et elle est activée partiellement pour la téléphonie : elle est activée en émission, mais pas en réception."

"Hein ???" fait Gobol. "Et ça va durer longtemps ?"

"Entre 7 et 21 jours, madame !"

"QUOI ???????" Rugit Gobol. "7 à 21 jours ? Entre 1 et 3 semaines ? Mais vous vous foutez du monde, là ! On m'avait dit 24 heures ! Sinon, j'aurais jamais accepté !"

"La personne qui vous a dit ça n'est sans doute pas de chez nous, c'est impossible."

(c'est ça, traitez-moi de menteuse, en plus)

"Si, je vous l'assure, j'avais même refusé la première fois parce que l'activation de la ligne devait prendre 72 heures, alors vous pensez que 1 à 3 semaines, j'aurais refusé ! En tout cas, vous avez intérêt à ce que ça se fasse vite, parce que le téléphone qui ne fonctionne qu'à moitié, pendant les fêtes, mais c'est impensable ! Vous me réglez ça vite fait !"

"Oui, madame, je demande l'activation en urgence de votre ligne, le maximum sera fait !"

(ben y'a intérêt !)

 

Fin du premier round.

 

29 décembre, au moment du déjeuner, ma maman était en train de râler parce que le téléphone ne fonctionnait toujours pas. Et zou, tout d'un coup, voilà qu'il se met à sonner ! Ah mais c'est une bonne nouvelle, ça ! Ca veut dire qu'il fonctionne ! Merveilleuse technologie... Finalement, ils ont été un peu plus rapides que prévu... Merci !

 

31 décembre. 11 heures et quelques minutes, ma petite soeur m'appelle de Brest pour me souhaiter une bonne année. On papote un peu... et je raccroche toute contente d'avoir une installation qui fonctionne.

Vers midi, au moment du déjeuner, donc, discussion entre mes parents pour savoir s'ils s'arrêteront chez ma grand-mère à Rouen, au retour, ou pas. Je leur propose de l'appeler pour lui souhaiter un peu en avance la bonne année, et pour savoir si elle sera là le 2. Passant de la parole au geste, me voilà avec le combiné en main, je fais le numéro et... rien. Pas de tonalité. Deuxième tentative, deuxième échec. Troisième tentative, idem. Je me demande si l'un des enfants (je soupçonne BBK) n'a pas joué avec le combiné du 2e étage, et s'il est bien raccroché. Gobolof est déjà parti vérifier, et pour être sûr, il prend le portable et compose notre numéro : ça sonne occupé, mais ça ne sonne pas chez nous, alors que le combiné indique que la ligne est libre.

 

Je prend le téléphone portable de Gobolof et appelle le fournisseur.

"Allo, je vous rappelle parce que tout est planté !"

"Madame, avez-vous débranché et rebranché votre modem ?" (ah tiens non, je suis débile, et le modem est débranché, c'est pour ça qu'il ne fonctionne pas, bien entendu !)

"Oui, tout est bien branché, le voyant "wifi" est allumé, mais on a tout sauf le wifi normalement..."

"Je vais tester votre ligne" (oui, faites-donc ça, et dites-moi pourquoi ça plante comme ça pendant que vous y êtes !)

"Madame, votre ligne est inactive" (non ! sans blague !) "Je vais donc procéder à des tests"

Je vous passe la suite de cette conversation, et j'en arrive directement à la fin :

"Madame, j'ai fait tout ce qui était possible à mon niveau, maintenant, je vais vous poser quelques questions pour pouvoir transmettre votre dossier à un technicien qui fera le nécessaire pour rétablir votre ligne."

La dame me pose donc ses questions, et je pose moi aussi les miennes :

"Vos délais sont de combien de temps ?"

"3 à 7 jours, madame !"

"Hein ??? et pendant une semaine, plus de téléphone ? Mais c'est pas possible, ça ! et on fait quoi, en attendant ?"

"D'ici 48 heures, vous recevrez un SMS vous indiquant que vous pouvez aller chercher une clé 3 G pour vous connecter temporairement à Internet"

"Et pour le téléphone ?"

"Pour le téléphone, je ne peux rien faire !"

(ben ça va rendre Gobolof furieux, ça...)

"Bon, j'attends votre SMS, alors..."

 

Fin du 2e round.

 

Vendredi 2 janvier 2009 (Bonne année !) : toujours rien, il est 21h30, et pas de SMS. Pourtant, on a largement dépassé les 48 heures. Je reprend donc le téléphone portable de Gobolof, et je rappelle le service technique.

"Allo, on en est où de notre ligne téléphonique ?"

"Vous n'avez pas reçu les SMS ?"

"Quels SMS ?"

"On vous a envoyé un SMS hier, pour vous dire que nous prenions en charge votre problème, et un autre aujourd'hui pour vous dire que vous pouviez aller chercher votre clé 3 G."

"Ben non, pas de SMS. J'ai regardé toute la journée, rien. Alors on fait quoi ?"

et subitement, j'ai entendu trois "bip", et la ligne a été coupée.

 

Je rappelle. Et tombe sur quelqu'un d'autre, bien sûr.

"Allo, vous pouvez me rappeler ? Je suis en train d'épuiser la carte de mon mari, et tout ça pour rien."

"Madame, je ne peux pas vous rappeler car c'est bientôt le schift, rappelez demain, je pourrai vous rappeler."

"Quoi ??? C'est quoi cette histoire ?"

"Le Schift est dans 1/4 d'heure, je ne peux donc pas vous rappeler"

"Vous ne pouvez pas me rappeler ce soir, mais demain vous pourrez ? Vous vous fichez de moi, ou quoi ?"

"Non, le Schift est dans un quart d'heure, et c'est impossible"

"Bon sang, c'est quoi, ce Schift ?"

"Ben c'est le Schift, c'est dans un quart d'heure, et..."

"Bon laissez tomber, je perds mon temps. J'avais un certain Ali au téléphone, et la ligne a coupé. Vous pouvez me dire ce qui se passe ?"

"J'en sais rien, c'est quoi votre problème ?" (bon sang, c'est décidément pas une lumière, celle-là)

"Mon problème, c'est que rien ne marche : pas de téléphone, pas d'internet, on est au Moyen-Age ici, et c'est à cause de vous, on était très bien au dégroupage partiel, on m'avait dit 24 heures, et ça fait 10 jours maintenant que ça plante, alors qu'est-ce qui se passe, et quand la ligne sera-t-elle rétablie ?"

"Entre 3 et 7 jours madame !"

"Oui, je sais, on me l'a déjà dit. Vous avez jusqu'à lundi matin. Parce que le téléphone, on en a besoin, et mon mari en particulier, pour son travail. S'il ne peut pas appeler ses clients, on ne pourra rien payer du tout, parce qu'il ne pourra pas travailler. Alors si la ligne n'est pas rétablie lundi, je vais chez France Télécom, et je retourne chez eux dans la journée. Vous n'entendrez plus parler de nous. Suis-je claire ?"

"Oui madame, je fais passer votre dossier en priorité, mais ça prendra entre 3 et 7 jours."

"Non madame, demain, je vais chercher ma clé 3 G, et vous avez 2 jours pour rétablir la ligne, débrouillez-vous. Je ne rappellerai pas, j'en ai marre. Au revoir madame."

 

Fin du 3e round.

 

Samedi 3 janvier, ce matin, donc. Je pars à pieds au centre-ville dans le but premier d'aller chercher cette clé, mais mandatée par Gobolof pour aller du même coup rapporter le stock de médicaments en trop, et chargée d'un certain nombre d'enveloppes contenant nos voeux pour 2009. Je pars donc du Gobolistan, direction le centre-ville, chargée de tout plein de choses. Je passe devant la boutique, mais je décide d'aller d'abord à la pharmacie déposer mon stock. La poste est sur le chemin, je fais donc une halte là-bas, après la pharmacie, et j'y poste mes courriers. J'y croise Charlotte, et on papote, et me voilà partie dans le sens opposé, direction le Neja Waj, où se trouve en théorie l'agence France Télécom. Pas grave, j'ai le temps, j'y vais d'abord, et j'irai au retour à la boutique. Sur le chemin, je me rends compte que l'agence a déménagé, et qu'elle est au centre, près de la boutique en question. Je passe au marché (sur la place devant l'ancienne agence), et j'y achète clémentines et autres fruits qui manquent au Gobolistan. Je repars vers la nouvelle agence France Télécom, je la trouve, y entre et là, pas de bol, je mets un certain temps à comprendre que c'est comme chez le boucher : il faut prendre un ticket ! J'ai donc poireauté pendant quelques minutes, quand je me rends compte qu'il faut prendre son tour. Je vais donc m'inscrire, et quelques minutes plus tard, j'entend une des vendeuses qui dit à un client qu'elle va partir parce qu'il est presque midi. Je me fais confirmer l'heure par le responsable de l'agence, et me barre vite fait, parce que la boutique va fermer ! Je cours jusque là-bas, pour trouver portes closes, alors que les cloches sonnent tout juste midi. La poisse soit avec moi !

 

Bref, je ne veux pas avoir attendu pour rien, retour donc à l'agence France Télécom. Je me réinscris, et demande au monsieur s'il y en a pour longtemps.

"Ben elles sont deux, alors si c'est pour les mobiles, ce sera rapide, si c'est pour Internet, ce sera plus long, parce qu'elles inscrivent des clients, et qu'il y a 5 personnes devant vous."

"C'est impossible d'avoir simplement des infos de bases ?"

"Dites toujours, je peux peut-être vous renseigner ?"

"Je veux juste connaître vos tarifs pour Internet et téléphonie illimitée."

"Vous habitez où ?"

"A Sélestat" (je n'allais pas lui parler du Gobolistan, c'est un petit état bien trop confidentiel !)

"Ben ici, vous pouvez bénéficier d'une offre internet + téléphonie + télévision pour 42,90 € par mois avec une ligne et si vous souhaitez garder votre ligne, vous rajoutez 6€, et vous avez deux lignes de téléphone, vous gardez votre numéro actuel."

(bon, ça fait quand même 20 € de plus qu'actuellement, mais si ça marche...)

Allez zou, il est l'heure d'y aller ! Pour la clé : "I'll be back", comme dirait l'autre.

 

Fin du 4e round.

 

14 heures, ce même jour : Gobolof a du travail à Bergheim, je vais donc m'occuper des devoirs de Noémie, et j'irai chercher la clé à son retour.

16 heures, il est là, je peux donc partir. Au moment de partir, je me rends compte que mon sac à main est vide, et que je n'ai plus mon portefeuille. L'énervement monte chez Jean-Luc, on "sonde" les enfants pour savoir si par hasard, l'un d'entre eux n'aurait pas joué avec, Gobolovitch accuse BBK parce qu'il a peur d'être grondé, il faut donc lui expliquer que je ne vais gronder personne, je cherche juste à savoir où est mon portefeuille... Rien.

Je pars quand même, en me disant que je l'ai peut-être laissé chez France Télécom... Mais d'abord, passer à la boutique.

J'arrive à la boutique, et là, je demande ma clé.

"Vous avez le chèque de caution ?"

"Quoi ? Une caution ? Ah non, je ne vous laisserai pas de caution, pour deux raisons : la première c'est que j'en ai marre, rien ne marche, et c'est pas de ma faute, la deuxième, c'est que je n'ai rien reçu me disant que je devais laisser une caution."

"Vous n'avez pas lu le SMS ?"

"Non, je n'ai pas reçu le SMS. Je ne suis donc pas au courant, je viens juste chercher ma clé. De toute façon, je n'ai pas mon carnet de chèques sur moi, et j'ai perdu mon portefeuille, je n'ai aucun moyen de vous verser une quelconque caution. Je vous signerai tous les papiers que vous voulez, mais pas de caution."

5 minutes plus tard, je sortais avec ma clé.

Retour chez France Télécom... Rien.

Retour à la maison : Rien.

J'appelle le maraîcher : rien non plus.

J'appelle la banque, parce que maintenant, faut faire opposition, en espérant que personne n'aura pompé sur le compte bancaire...

Je branche la clé, et ô miracle ! Ca marche...

Donc, je peux écrire.

Donc, je peux vous expliquer ce qui se passe.

Donc, vous pouvez constater comme moi qu'il y a des jours où on devrait rester au lit.

 

Demain étant un autre jour, j'espère qu'il sera meilleur, et que je retrouverai mon portefeuille. Parce que mine de rien, dedans, il y a les timbres que j'ai achetés ce matin, ma carte d'identité et celle de Gobolovna, ma carte Famille nombreuse et celle de Gobolovna, mon permis de conduire, ma carte de groupe sanguin (j'ai un groupe sanguin rare, eh oui ! un bonheur n'arrive jamais seul, n'est-ce pas !), un peu d'argent, des cartes de réduction... Si je dois aller à la police pour déclarer la perte et faire refaire tous mes papiers, on n'est pas sortis de l'auberge...

 

Bref, à tous, je vous souhaite donc une bonne année, exempte de tous ces petits tracas quotidiens, qui enquiquinent sérieusement et empoisonnent la vie quand même.

 

Je vous souhaite plein de bonnes choses, et espère vous revoir bientôt, à défaut de pouvoir vous parler par MSN, ou par mail, ou par téléphone, puisque visiblement, on n'est pas encore sortis du Moyen-Age, ici !

 

BONNE ANNEE !

 

 

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Information de dernière minute !

 

Le portefeuille a été retrouvé... Dans la chambre de Nathanaël ! Ouf ! Je n'ai plus de carte bancaire, mais j'ai tous mes papiers !