vendredi 23 janvier 2009

Retour au 21e siècle !


Les lecteurs (ceux qui ont continué à garder espoir, et qui ont cru que nous étions toujours parmi les vivants, mais dans l'incapacité temporaire de communiquer) (en gros, un peu comme dans un univers parallèle) ont pu suivre le début de nos aventures avec le téléphone et SFR. Nous en étions restés aux retrouvailles tardives avec mon portefeuille (j’avais fait opposition sur la carte bancaire, il a donc fallu attendre son renouvellement pour récupérer un moyen de paiement).

 

Ce que nos lecteurs ne savent pas, c’est que les soucis ne s’arrêtaient pas au téléphone.

En effet, depuis déjà quelques temps, depuis la fin de l’été, en vérité, notre bonne vieille voiture avait quelques soucis au démarrage. Elle réussissait quand même, moyennant un peu (beaucoup, parfois !) de patience et d’acharnement, à démarrer cahin-caha. Néanmoins, il devenait de plus en plus évident qu’il faudrait faire quelque chose, un jour ou l’autre.

Seulement voilà, faire réparer une voiture, ça coûte souvent assez cher. Le souci a donc été de pouvoir attendre des jours « meilleurs » pour pouvoir emmener la voiture chez Renault, c’est-à-dire qu’il fallait un moment où nous n’en avions pas besoin, en gros, et d’autre part, il fallait prévoir un budget pour cette dépense supplémentaire.

Les finances du Gobolistan n’étant pas extensibles, il a été décidé par Gobolof, maître es-voiture, d’attendre le mois de janvier pour effectuer cette réparation.

Comme le souci se posait au démarrage, et que la voiture démarrait au départ sans problème quand on branchait sur la batterie celle d’une autre voiture déjà en marche, nous avons d’abord résolu ce « petit » problème en la faisant démarrer avec le Kangoo de l’entreprise, puis avec la Focus de mes parents, pendant leur séjour chez nous à la fin de l’année. L’essai avec le Trafic n’a pas été concluant, dans la mesure où il est plus récent que le Kangoo, et que la batterie y est inaccessible, sauf à tout démonter, ce qui fait qu’après, le moteur ne peut pas démarrer de toute façon.

Toujours est-il que finalement, Gobolof a eu la sage idée d’acheter une batterie, après avoir remarqué que le niveau d’eau de celle de l’Espace était à zéro (je n’y connais rien, mais il paraît qu’il doit y avoir de l’eau dans une batterie pour qu’elle fonctionne…). Dans les premiers jours de janvier, donc, Jean-Luc s’est mis en quête d’une batterie, qu’il a lui-mêmet installée, et la voiture a gentiment démarré… du moins dans l’immédiat.

Seulement voilà, le lendemain matin, c’était comme si la batterie n’avait pas été installée du tout, ou plutôt comme s’il n’y avait carrément pas de batterie branchée sur le moteur. Bref, il devenait urgent de confier la voiture aux vétérinaires spécialisés dans ces bêtes-là : les lutins étaient vraiment dans le coma, cette fois-ci.

Le 9 janvier, nous avions donc un rendez-vous chez Renault pour faire réparer la voiture. Entre-temps, nous avons heureusement pu nous servir de la voiture d’amis qui nous l’ont laissée en pension pendant leur voyage à l’autre bout du monde. Comme cette voiture n’avait pas roulé depuis un mois, l’utilisation que j’en ai faite sur deux jours a permis au moins de la faire circuler un peu. Le 7 janvier, à ma grande surprise, Jean-Luc m’a donc annoncé d’une part que nous avions rendez-vous chez le Renault le vendredi suivant, et d’autre part que le mieux était d’aller déposer la voiture le jour même, soit le mercredi, parce que sinon, entre mes horaires de travail et les siens (je rappelle à nos aimables lecteurs que nous étions sans téléphone, et que donc, pour appeler les clients, Jean-Luc devait rester jusque vers 20h30 à Bergheim, et à cette heure-là, le parking Renault est fermé…), nous ne pourrions pas déposer la voiture pour le jour du rendez-vous.

Le jeudi 8, alors que j’étais en plein travail à Mulhouse, Jean-Luc m’a appelée pour me dire qu’il pouvait venir me chercher à la gare. Sur le coup, j’ai cru qu’il était dans un bon jour, et qu’il avait décidé de me faire une belle surprise… ou qu’il avait eu pitié de moi à cause du froid. Ben pas du tout. En fait, la voiture était déjà réparée (le fait de l’avoir déposée le mercredi avait « boosté » les mécanos de Renault qui, sans doute faute de travail en ces temps de crise, l’avaient réparée 24 heures plus tôt), et Jean-Luc avait pu la récupérer en fin d’après-midi, mais pour s’y rendre, il y était allé avec le Trafic, qu’il avait laissé sur le parking d’en face, et il était allé chercher les enfants à l’école avec l’Espace, mais il fallait récupérer le Trafic dont il aurait besoin le lendemain… Bref, en fait, il voulait simplement venir me chercher pour que je puisse le déposer en face de Renault pour qu’il puisse récupérer le Trafic… Ce que c’est que d’avoir plusieurs véhicules : on devient feignant, et on oublie qu’il existe des transports en commun…

 

Donc, première bonne nouvelle de la semaine : la voiture était réparée ! Miracle ! Les bougies étaient foutues, et c’est pour cela qu’elle ne démarrait pas !

 

Boostée par le succès de la veille, le vendredi 9, j’ai profité de ma première journée « zen » à la maison pour appeler France Télécom, et leur demander la réactivation de notre ligne téléphonique chez eux le plus rapidement possible. Après une longue conversation avec la conseillère, il est ressorti de l’échange que la ligne serait rétablie dès le lendemain midi ! Je n’osais pas croire au miracle…

 

J’ai bien fait.

Le samedi midi : rien.

Samedi soir : rien.

Dimanche matin : rien.

Ni Dimanche soir.

Lundi 12, je devais aller travailler à Mulhouse en prévision du départ de Jean-Luc pour Vannes le 14. Impossible donc de m’occuper de rappeler France Télécom pour leur faire activer les choses. Jean-Luc a donc été mandaté pour le faire.

Ce premier coup de fil a permis à Jean-Luc de prendre la mesure du temps qu’on peut perdre pour rien au téléphone, et m’a décidée à acquérir un téléphone portable. Seulement, pour acheter un téléphone, il faut avoir le temps d’aller dans une agence (France Télécom, parce qu’il était hors de question pour moi d’aller chez SFR que nous tentions de quitter par ailleurs. Logique, non ?). Or, ce lundi, j’étais tellement fatiguée, que je n’ai pas vu l’heure passer, et je me suis « réveillée » à 18h10… alors que mon train partait à 18h11. Impossible donc de prendre le train prévu, il me fallait prendre le suivant. Comme le travail ne manque pas actuellement, j’en ai profité pour avancer un peu encore, en me disant que du coup, j’aurais du temps le lendemain…

 

Le lendemain, mardi 13, donc, j’ai quitté le travail plus tôt que d’habitude, pour deux raisons : la première, c’est que j’avais fait une heure de plus la veille, et que la politique de l’ISSM, c’est que chacun gère son temps,e t qu’en tout état de cause, les heures en plus ne sont pas payées, mais rattrapées. Du coup, c’est à moi de noter mes heures supplémentaires, et de m’organiser dans mon travail pour « récupérer » les heures en trop dans mon emploi du temps. En plus, l’agence France télécom de Sélestat fermait à 18 heures 30, il me fallait donc impérativement prendre le train de 17h11 pour être à 17h45 à Sélestat et avoir encore le temps d’aller à l’agence pour y acheter un téléphone portable.

D’autre part, Jean-Luc avait rappelé France Télécom dans la journée, et la réponse à la question du « Pourquoi ça traîne ? » a été stupéfiante.

L’échange a été quelque peu surréaliste : Il est ressorti de la conversation qu’SFR faisait obstruction en refusant de laisser France Télécom reprendre le contrôle de notre ligne de téléphone !

Le technicien a précisé à mon cher et tendre qu’il se retrouvait dans l’obligation d’envoyer un mail à SFR pour les sommer de rendre la ligne, que le mail partirait immédiatement après le coup de fil de Jean-Luc, et qu’il faudrait attendre ensuite que la situation soit débloquée.

Le même jour, Jean-Luc a reçu un appel de SFR sur son portable, le premier depuis le début de notre « incident » de ligne : ils ne comprenaient pas pourquoi nous avions demandé la résiliation de la ligne chez eux ! Jean-Luc les a « félicités » d’avoir enfin réussi à nous appeler, alors que ça faisait 10 jours que soi-disant, ils nous envoyaient des SMS pour nous prévenir de l’état d’avancement des travaux, et leur a ensuite dit qu’ils se fichaient de nous depuis le début, et que nous les avions prévenus dès le 2 janvier que si la ligne n’était pas rétablie dans les délais les plus brefs, nous retournerions chez France Télécom… Il a ensuite coupé court aux explications vaseuses du commercial, et s’est fait un plaisir de lui raccrocher au nez…

Moyennant quoi, le mardi soir, la ligne n’étant toujours pas rétablie, je suis partie chez France Télécom à Sélestat pour y acheter un téléphone portable digne de ce nom, doté d’une Mobicarte pour pouvoir être jointe et pouvoir appeler à partir du lendemain : Jean-Luc partait en livraisons le lendemain matin à 7h30 : c’est la deuxième raison pour laquelle je devais donc partir plus tôt de mon travail, et avoir un téléphone en attendant le « vrai » !

Ce même mardi 13 janvier, au courrier, j’ai eu la bonne surprise de trouver une lettre de la banque m’informant que ma nouvelle carte bancaire était à ma disposition au guichet ! J’en avais presque oublié que je n’avais plus de moyen de paiement !

 

Le mercredi matin, donc, je me suis retrouvée avec les trois enfants seule à la maison. J’ai commencé par aller à la banque chercher ma nouvelle carte, puis au Phone House pour y acheter une recharge pour mon portable (5€ offerts avec le téléphone, ça ne fait quand même pas beaucoup de temps de communication…), et j’ai eu l’impression très agréable que je commençais à revenir petit à petit à la civilisation. Le seul grand souci cette journée-là a été le verglas : bilan des chutes : Rébecca a ouvert le bal en sortant précipitamment de la maison : 1 chute. Nathanaël a été très prudent pendant toute la matinée, et a réussi à ne tomber qu’à notre retour à la voiture. Noémie a battu tout le monde, en tombant 7 fois au cours de la matinée… Ca l’a d’ailleurs bien fait rigoler, jusqu’à ce qu’elle se cogne la tête sur le macadam, juste devant la voiture. Là, elle a compris pourquoi cela faisait une heure que je lui disais de faire attention…

 

Nous sommes rentrés en vie et entiers à la maison, et puis, vers midi, le téléphone a sonné. Pas le portable, non ! Le fixe ! Si !

J’ai été tellement surprise, que j’ai d’abord mis quelques secondes à retrouver le téléphone fixe : j’étais à la limite de l’hallucination… C’était la baby-sitter qui appelait pour vérifier qu’il n’y avait pas de changement par rapport à ma demande qui datait du mois de novembre ! Elle voulait juste me dire que sa sœur viendrait au lieu d’elle-même, le jeudi 15 (hier, donc), et le vendredi 16 (ce soir).

Elle a du me prendre pour une cinglée : je l’ai remerciée mille fois d’avoir appelée, je lui ai dit que c’était merveilleux, fantastique… Bref, je suis définitivement « grillée » auprès d’elle et de ses sœurs, mais la présence de sa cadette hier et ce soir m’a quand même un peu rassurée : elle n’a pas l’air d’avoir peur de moi et de mes excentricités...

Bref, du coup, j’ai passé l’après-midi du mercredi « pendue » au téléphone : Jean-Luc, d’abord, puis ma mère, ma petite sœur (qui attend un bébé pour la fin de cette semaine), et ensuite France Télécom.

Parce qu’il faut vous dire que le plan pour retrouver l’usage plein et entier de notre ligne est plutôt compliqué.

 

Phase 1 : récupérer la ligne chez SFR. Effective le 14 janvier, donc.

 

Phase 2 : envoyer le mandat pour résilier le dégroupage total chez SFR pour pouvoir obtenir Internet chez France Télécom. Le mandat était attendu pour le lundi, il n’est arrivé que le mardi. Je l’ai donc signé, et Vincent, le petit frère de Jean-Luc, est passé le prendre le mercredi matin, pour l’envoyer par fax depuis l’entreprise, ce qui a l’avantage d’accélérer un peu les choses, dans la mesure où on s’affranchit par là des délais postaux, qui auraient rallongé le délai jusqu’au lundi 19 environ.

Le mercredi 13, donc, dès que la ligne a été rétablie, j’ai appelé France Télécom pour savoir quelle suite on devait donner aux événements.

 

Phase 3 : la demande de dégroupage totale arrivée, il faut demander une « formule » Internet et téléphonie illimitée (l’équivalent du dégroupage partiel chez les autres opérateurs), de manière à avoir deux lignes de téléphone : une en 03.88…, avec l’abonnement téléphonique, et une en 09… pour Internet et le téléphone illimité vers les fixes en France et à l’Etranger. Alors pourquoi garder l’abonnement ? Tout simplement parce que sinon, le téléphone est recoupé lors de l’installation de l’ADSL et de la téléphonie illimitée… Cette deuxième ligne permet de garder le téléphone en fonction pendant que la ligne 03 est regroupée avec la ligne 09. Dans les faits, il faut donc, pour éviter toute nouvelle coupure, avoir une ligne de secours en état de marche, le temps que la ligne ADSL en dégroupage total, sans abonnement donc, soit activée totalement. Le délai est officiellement de 15 jours pour obtenir la « formule », puis de 15 jours pour le dégroupage total.

 

Seulement voilà : hier, jeudi 15, je reçois un SMS de France Télécom, sur mon nouveau téléphone portable, m’informant que ma demande avait été prise en compte pour l’activation d’Internet, et qu’un second SMS me préviendrait de l’activation de la ligne. Le modem, par ailleurs, est parti mercredi 14, et devrait arriver à destination incessamment sous peu, je n’aurai donc qu’à le brancher à réception de ce fameux deuxième SMS.

Et aujourd’hui, vendredi 16, je reçois un SMS, toujours de France Télécom, m’informant que ma ligne Internet est… active !

Seulement, pour une fois, ils sont allés (trop ?) vite : le modem n’est pas encore arrivé…

Dès que j’aurai reçu le modem (demain ? Lundi ?), il me restera à le brancher, puis à attendre que le téléphone de la deuxième ligne fonctionne.

 

Phase 4 : quand cette ligne fonctionnera, il me faudra rappeler France Télécom, pour demander le regroupement des deux lignes, la ligne « 03 » devant être coupée à partir de l’activation du service, pour permettre le regroupement en question. Délais : 15 jours environ.

 

Donc, il me reste pour l’instant à attendre le modem pour être connectée à Internet et pouvoir reposter ici plus régulièrement. Le reste est une question de temps, sachant que le temps, justement, et surtout la perception qu’on en a, est décidément très subjective… Les trois semaines qui viennent de passer sont parmi les plus longues que j’aie vues !

 

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