mercredi 25 août 2010

Vacances à Quimper, suite et fin

Nous en étions restés à la journée du 15 août, jour de l'Assomption. Il s'est passé un certain nombre de choses par la suite.
Le 16, notamment, nous avons scindé l'équipe en deux : pendant que mes parents partaient chercher Thibault et Martin, les enfants d'Hélène et Laurent, à la gare de Brest, nous avons emmené les nôtres à Concarneau, dans la ville close, où avait lieu, comme tous les dimanche et lundi d'été, un spectacle équestre sur le thème des chevaliers. Rébecca a passé beaucoup de temps, pieds nus, à remplir ses sandales avec le sable et les cailloux qui se trouvaient à cet endroit, mais Noémi et surtout Nathanaël, n'ont pas quitté des yeux les "chevaliers" qui s'affrontaient sur l'esplanade, lors d'un tournoi où Ange-Albert était confronté à la tricherie et la mauvaise foi de Sinistre, le Chevalier noir, qui bénéficiait de la complicité du Maréchal, maître de cérémonie du tournoi. Finalement, avec l'aide du "peuple" (nous, quoi !), la justice et le droit ont triomphé, et Ange-Albert a quand même eu le bénéfice de son talent et a remporté le tournoi.
Après ce joli spectacle plein d'humour, nous avons eu droit à des démonstrations de voltige équestre, et les enfants en ont pris plein les yeux !
Comme il faisait très chaud (contrairement à ce qu'avait annoncé la météo !), nous avons fait une halte chez le glacier du coin. Et les enfants se sont régalés !
Le soir, le beau temps nous a tous incités à manger dehors, ce qui n'est pas si courant que ça quand on sait que le temps change très vite dans cette région !

Le lendemain, 17 août, nous avons eu le plaisir de voir arriver la dernière des petites-filles de mes parents en la présence d'Apolline et de sa maman, ma petite sœur Élisabeth. Les enfants ont beaucoup joué, les grands aussi. Cette journée-là a été quelque peu maussade au niveau du temps, aussi nous sommes-nous occupés à l'intérieur, en initiant les enfants au jeu du Barbu, jeu de cartes reprenant le principe de la Belote, mais où il faut perdre les points au lieu de les gagner. Le jeu se joue en plusieurs parties, avec chacune une difficulté différente : lors de la première partie, il ne faut pas remporter de pli, dans la seconde, il ne faut pas remporter de piques, pas de dames dans la troisième, pas de roi de coeur dans la quatrième (le Barbu !), la cinquième est intitulée "Salade", ce qui explique bien les contraintes, et la dernière est un peu particulière, ayant pour objectif de ranger les cartes. En commençant par les valets, chaque joueur dépose une carte après l'autre, dans l'ordre (Valet - Dame - Roi - As en montant, 10 - 9 - 8 - 7 ... en descendant). Le premier qui a mis toutes ses cartes a 0 points, le second 50, le troisième 100, etc... Lors de la finale, nous avons toujours fini par nous crêper le chignon, lorsque j'étais plus jeune. Cette partie-ci ne fit pas exception, la tradition fut donc respectée jusque dans les moindres détails !
Le mercredi, nous avons profité du retour du soleil pour emmener tout le monde à la plage, avant le départ d'Élisabeth et Apolline pour Port-Blanc, où elles devaient retrouver Sylvain, ses filles et ses parents. Les enfants s'en sont donné à coeur joie, et cette fois-ci, il faisait assez chaud pour les autoriser à se baigner. Nathanaël a été peu convaincu et est resté au bord pour se tremper les pieds un moment, puis il est allé sur le sable faire des châteaux et des trous avec son cousin. Rébecca a été plus téméraire, se rendant régulièrement dans l'eau, inconsciente de la force des vagues (et elle a trouvé ça très drôle, d'ailleurs !). Quant à Noémi, elle a profité de chaque seconde pour aller dans l'eau et y rester le plus longtemps possible. En fait, le plus dur a été d'une part de la sortir de l'eau, et d'autre part de faire comprendre à Nathanaël qu'il ne sert à rien de se laver les pieds dans la mer si c'est pour retourner dans le sable après pour y mettre ses chaussures. Du coup, il a essayé une autre technique, en remplissant le seau d'eau pour pouvoir se laver les pieds directement près de la serviette. Mais bizarrement, ça n'a pas marché non plus... Il apprendra vite comment faire, si nous retournons assez vite à Quimper...

Dès que je peux, je mets les photos des vacances en ligne !

samedi 21 août 2010

Voyage des sens

Voici une petite recette que je ne veux surtout pas oublier, maintenant que je l'ai trouvée.

Lorsque je suis allée en Irlande avec une amie, en juin 1995, j'ai goûté les scones irlandais. Et depuis, je cherche la recette pour refaire ces petits gâteaux qui se mangent à l'heure du thé, au petit déjeuner ou n'importe quand, nature, aux fruits, ou avec du beurre, de la confiture ou du chocolat, et qui peuvent aussi bien se manger avec du jambon, du pâté ou tout autre mets salé (à condition de ne pas mettre de sucre dans la pâte). Et lors de nos vacances à Quimper, je suis allée avec Gobolof au Comptoir Irlandais. J'y ai acheté un sachet d'une préparation pour scones, vendue par Odlum (une maison irlandaise dont je n'avais jamais entendu parler. Si je l'avais connue, je n'aurais pas attendu aujourd'hui pour manger des scones !).
J'ai acheté un paquet, mais je n'ai pas fait de scones avec cette préparation. En tout cas pas encore. Mais ça viendra.
En revanche, je suis allée sur leur site internet. Et j'ai trouvé non seulement une recette très simple (mais délicieuse), mais aussi une vidéo qui donne de petits trucs pour bien réussir les scones.
La recette étant en anglais, la voici en français :

225 gr de farine
25 gr de beurre ou margarine
25 gr de sucre
1 sachet de levure
une pincée de sel
150 ml de lait.

Dans une terrine, verser la farine tamisée, la levure, le sel et le sucre, bien mélanger ces ingrédients secs, puis ajouter le beurre et mélanger de nouveau.
Ajouter le lait progressivement, et pétrir jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Mettre de la farine sur la plaque du four, mettre la plaque dans le four et préchauffer à 220°C.
Terminer de pétrir le pâton sur un plan fariné, aplanir le pâton sur une épaisseur d'environ 2cm, et y découper des ronds de pâte avec un emporte-pièce. Pour que l'opération se déroule sans problème, il y a un truc tout simple : il suffit de mettre un peu de farine sur le plan de travail et d'y passer l'emporte-pièce. Ca marche tout aussi bien avec un verre.
Recommencer l'opération (pétrissage, aplanissement, découpage) jusqu'à épuisement de la pâte.
Quand le four est chaud, déposer les ronds de pâte sur la plaque farinée chaude (attention, c'est vraiment très chaud !, j'ai failli me brûler !), et mettre à cuire pendant 12 à 15 minutes en fonction de la taille des ronds.
Les scones se mangent chauds coupés en deux avec un peu de beurre et de confiture, ou nature, ou du miel... toutes les fantaisies sont permises !

Petites précisions :
- Cette quantité de pâte permet de faire environ 6 scones avec un petit moule, 3 avec un grand. Avec un verre (d'un diamètre plus petit que le petit moule à scones), j'ai pu en faire 9. Du coup, j'ai mis seulement 11 minutes de cuisson, mais j'ai dû arrêter avant : à 3 minutes de la fin, les scones étaient déjà bien dorés. Donc pour 9 petits scones, la durée de cuisson est de 8 minutes environ.
- Il est tout à fait possible de dorer les scones avec un jaune d'œuf battu, ou encore un peu de lait.
- Les scones peuvent être faits avec de la farine complète (125 gr de farine de blé et 100 gr de farine complète), et on peut y ajouter des fruits (cerises, raisins secs, canneberges, myrtilles...) ou des pépites de chocolat. On peut également en faire sans sucre, pour les manger salés : ajouter du fromage râpé dans la pâte, par exemple, ou des dés de jambon, des herbes...

Depuis 1995, j'ai testé au moins 5 ou 6 recettes différentes. J'en étais arrivée à la conclusion qu'il était impossible de retrouver le goût des scones tels que je les avais mangés en Irlande parce que les ingrédients utilisés là-bas sont différents de ceux que nous avons en France (notamment la farine, mais aussi le lait (ils utilisent du Buttermilk là-bas...), voire le beurre). Mais non, je n'avais tout simplement pas la bonne recette. En fait, la recette, il me fallait tout simplement aller la chercher en Irlande. Et il y a 15 ans, j'avais entendu parler d'Internet, mais l'accès était encore réservé à une toute petite élite, dont bien sûr je ne faisais pas partie. Aujourd'hui, tout est différent, et par la magie de ce magnifique outil qu'est Internet, pour peu qu'on sache où et quoi chercher, on finit par trouver...

Dernière information : voici le site internet Odlums, avec notamment la recette en vidéo. Vous avez tous les détails en dessous (proportions exactes en particulier). Seule différence : il s'agit d'un site commercial, ils veulent donc vendre leur farine. Je ne l'avais pas (ce n'est pas celle-ci que j'ai achetée), j'ai donc tenté avec de la simple farine T45 et un sachet de levure. Ca marche très très bien !

Enjoy !

Travaux au Gobolistan

Nous avons commencé (et terminé) une partie des travaux de la cave. Au menu : transformation bureau-chambre d'amis en bureau-chambre d'amis. Je sais, ça n'a pas l'air clair, mais c'est ainsi. En réalité, nous avons démoli l'étagère qui se trouvait dans le bureau et qui prenait beaucoup de place. Nous avons mis le canapé-lit à cet endroit, ajouté des étagères pour décorer un peu tout ça, et retiré les étagères qui se trouvaient de l'autre côté pour y installer un bureau sur planche et équerres murales. A la place de l'ancien bureau, nous avons remis des étagères, moins larges, pour y mettre ce qui se trouvait dans les autres étagères (ça va ? vous suivez ????).
L'objectif de tout ça, c'était de rendre la pièce plus chaleureuse, plus accueillante et surtout moins bordélique. Pari gagné semble-t-il. Sauf que... Sauf que l'autre partie des travaux, c'est d'installer un radiateur. Et de brancher le radiateur. Parce qu'il y en avait un, qui fonctionnait sur secteur, mais nous voulons un vrai radiateur, branché sur l'eau chaude (et donc qui ne s'éteint plus quand on éteint la lumière, ce qui devrait permettre aussi d'éviter les problèmes d'humidité en hiver). Oui mais voilà, Gobolov n'est pas chauffagiste. C'est un fait : il est viticulteur. Et il a demandé à notre voisin, qui avait déjà procédé chez lui (maison mitoyenne à la nôtre) à ce type d'installation, qui lui a donc expliqué comment il fallait faire, ce qu'il fallait faire, ce qu'il fallait éviter aussi... bref, il lui avait donné des tuyaux, si je puis dire.
Oui mais voilà, il semble que la chaudière en ait décidé autrement. Jean-Luc l'a bien coupée pour vider les tuyauteries et purger les radiateurs (inutiles pour le moment, étant donné la température extérieure), mais elle a refusé de se remettre en route. Bilan des courses : depuis hier soir, nous n'avons plus d'eau chaude ! Je ne vous cache pas le bonheur intense lors de la douche du matin...

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, le chauffagiste est en week-end (sinon, ce serait trop simple), même si son site internet indique qu'ils assurent la maintenance 7 jours sur 7. Ceci dit, nous ne sommes ni le centre Leclerc, ni le Conseil général, ni un autre client comme ça : nous sommes juste la République Populaire et Démocratique du Gobolistan Libre. Ceci expliquant peut-être cela : y a-t-il une clause permettant l'intervention d'un chauffagiste en pays étranger dans les statuts de notre chauffagiste ? Mystère !

Donc en conclusion : nous voici revenus une fois de plus à l'âge de pierre. Ici, les télécommunications fonctionnent encore et les lutins de la machine à laver et du lave-vaisselle semblent être avec nous et ne nous lâchent pas à leur tour. Ceux des ordinateurs et de l'imprimante ont l'air de s'être aussi mis de notre côté. Nous pouvons donc compter sur nos équipes de lutins pour faire tourner notre petite République Gobolistanaise. Nous résistons donc encore et toujours à l'adversité, et s'il le faut, nous nous passerons d'eau chaude pendant 48 heures !

dimanche 15 août 2010

Vacances à Quimper, suite.

Chose promise, chose due.
Donc nous sommes à Quimper. Et Météo France est quand même étrange. Depuis quelques jours, ils nous annoncent beaucoup, beaucoup de mauvais temps. Pensant que nous aurions donc de la pluie à partir d'aujourd'hui, dimanche, nous avons profité des jours précédents (depuis mercredi), pour aller nous promener. Après la Pointe de la Torche, nous avons passé la journée de jeudi à Combrit, dans le Pays Bigouden aussi, chez Morgane (ou plutôt chez sa maman), avec Morgane, Xavier son mari, leurs trois enfants, et deux couples de leurs amis avec leurs enfants. Au total, nous étions donc 18, 9 adultes et 9 enfants. Nous nous sommes retrouvés autour d'un excellent barbecue (oui, Xavier, c'était vraiment très bon !) et de salades. Et puis nous avons papoté, et encore papoté, et pris des nouvelles les uns des autres, et papoté encore, et les enfants ont joué, et nous avons... papoté. Oui. Ce fut une journée fort agréable, très belle avec beaucoup de soleil et le vent marin qui ne manque jamais d'être présent dans cette belle région.
Au programme pour vendredi : la plage. Eh oui. Nous avions promis aux enfants d'y aller, nous avions emmené les maillots au cas où la journée du jeudi aurait permis que nous y allions. Oui mais voilà : entre la préparation du déjeuner, le déjeuner lui-même, et la parlotte, il était bien tard et nous n'avons pas eu le coeur de séparer les enfants pour les emmener à la plage. Ils nous en ont voulu. Beaucoup.
"Mais vous aviez promis !"
Certes. Mais nous ne pouvons pas tout faire, et ce jour-là, nous avons privilégié les jeux avec les copains que nous ne reverrons pas de sitôt.

Il a donc fallu honorer notre promesse. Ce que nous avons fait le vendredi. J'ai d'abord passé un certain temps en cuisine pour préparer le goûter : j'ai fait des sablés que j'ai ensuite mis dans une boîte en fer (type bredalas) et hop, en route pour la plage. Oui, mais c'était sans compter la météo capricieuse. Il aurait dû faire beau. Il y avait en effet du soleil, mais la température extérieure était quand même fraîche : 22°C environ. Ce qui ne m'aurait pas fait peur il y a une dizaine d'années, soit dit en passant. Mais aujourd'hui, rien ne va plus !
Diantre. Je me suis adaptée au climat alsacien ! Une eau à 15°C, une température extérieure de 22°C, et je ne me mets même plus en maillot !!!!
Aie. Les enfants, eux, ont vite compris qu'ils ne se baigneraient pas. Mais ils n'ont pas non plus longtemps demandé : en fait, ce qui les intéressait, c'était surtout de creuser des trous, de faire des châteaux de sable, et de remplir leurs seaux d'eau de mer pour que le sable sec puisse tenir et faire de beaux châteaux (si nous étions descendus sur la plage de cinq mètres seulement, ils n'auraient pas eu besoin de cet artifice, le sable étant plus mouillé, mais bizarrement, ils n'y ont pas pensé...). Ça m'a fait penser à nos rêves de vider la mer à la petite cuillère quand j'étais petite... C'est un peu le même défi qu'ils s'étaient lancé.
Les sablés étaient fort bons, nous sommes rentrés assez tard, et une salade composée plus tard, tout le monde a regagné son lit, histoire d'être en pleine forme pour le lendemain.

Et le lendemain justement, samedi, je suis retournée aux fourneaux. But de la manœuvre : concocter un far breton (sorte de clafoutis aux pruneaux, en meilleur), pour le goûter. Parce que voilà, nous avions un programme chargé : Isabelle et ses enfants devaient venir à la maison pour que nous puissions nous voir. Les enfants ont été ravis, après un petit temps d'adaptation, d'avoir trois copains avec qui jouer. Ils ne se sont d'ailleurs pas privés, et entre les exercices de varappe de Bébé Rose (le doudou de BBK accroché à la corde à sauter), les jeux de cartes, de ballons et le ping-pong, il y a eu de quoi s'occuper. Le far a été vite goûté, et apprécié aussi d'ailleurs, et nous avons ensuite embarqué toute la marmaille (6 enfants entre 10 et 4 ans) pour le centre-ville de Quimper, où nous avions promis un tour de manège. En fait, il y en eut deux, plus des sucettes (et oui, j'ai craqué sur les pralines... on ne se refait pas, mais Isabelle et Jean-Luc m'ont bien aidée pour les manger !). Et ensuite, direction le jardin de la Retraite où se trouve une aire de jeux pour les enfants, qui s'en sont donné à cœur joie pendant plus d'une heure. Vers 18h30, voyant que le temps se mettait à fraîchir sérieusement et que l'heure avançait quand même, nous sommes rentrés à la maison, bien heureux de cette journée.

Le seul souci, c'est que nous avions un poulet à faire cuire, et qu'en faisant les sablés, j'avais laissé deux blancs d'œufs en souffrance. Il fallait absolument en faire quelque chose, sous peine de les perdre. J'ai donc passé la soirée à surveiller le poulet qui rôtissait au four pendant que je faisais ma pâte à meringue... Les meringues cuites, nous avons rangé la cuisine, mis les lutins de la machine à pain de mes parents au travail, et hop, direction le dodo.

Aujourd'hui, 15 août, est d'une part un dimanche, qui plus est celui de l'Assomption, donc nous sommes allés à la messe, mais aussi le jour du retour de mes parents dans leurs pénates. En fait, ils sont rentrés dans la nuit du 14 au 15, mais vraisemblablement vers minuit, soit le 15 quand même. Les enfants avaient ordre de laisser les autres dormir, mais c'est mal connaître les petits Goboloviens que de s'imaginer qu'ils puissent rester calme le matin. Nous avons donc dû faire la police, et nous sommes descendus nous aussi quand nous avons entendu des voix au rez-de-chaussée. Tout le monde s'est retrouvé à table, devant le pain des lutins... infect. Eh oui. J'avais voulu faire du pain, avec de la farine complète. Sauf que j'ai pris la farine qui était dans le Tupperware de ma maman, sans savoir qu'il s'agissait de farine de sarrasin... Qui n'est pas panifiable seul, mais qui n'est pas non plus très panifiable avec de la farine de blé normal. Ce qui a donné un truc informe pas bon, pâteux et pas bien cuit de surcroît... Bref, ça m'apprendra à jouer les dompteurs de lutins avec des lutins qui ne me connaissent pas. C'est normal, ce n'est pas moi qui les ai dressés. Donc forcément, ils ne m'obéissent pas !!!!
La journée est donc plutôt calme, les maîtres des lieux ayant fait 800 km hier et ayant donc besoin de repos. C'est vrai que la féria de Dax a l'air d'avoir été plutôt mouvementée !

Au programme de ce soir : peut-être crêperie, et pour demain, on ne sait pas encore. Pour mercredi, ce sera sans doute une escapade à Brest chez Élisabeth et Sylvain. Pour mardi, nous nous laisserons guider au gré de ce qu'il y aura à faire (et de la météo). Le retour est prévu pour jeudi. Si tout va bien. Vous serez tenus au courant de la fin de nos péripéties !

mercredi 11 août 2010

Vacances à Quimper

Eh oui, c'est la période (on est en été, c'est normal donc). Nous sommes en vacances, et cette année, nous avons décidé de partir, de quitter notre Gobolistan bien-aimé, histoire de quitter aussi les travaux, les factures qui arrivent dans la boîte aux lettres, etc., etc.
Le départ a été donné à 6h10 le lundi 9 août : le but du jeu était en effet d'arriver aux alentours de midi à Paris (ou plutôt à Taverny, dans la banlieue nord de Paris), pour le déjeuner chez ma soeur Hélène (et récupérer la machine à pain (Youpi ! De nouveaux lutins !), et faire un tout petit break). Finalement, nous sommes arrivés en avance sur l'horaire, à 11h45 (trop forts : d'habitude, nous sommes en retard !).
Les enfants ont donc retrouvé leurs cousins, et nous avons retrouvé Hélène et Laurent, avec qui nous avons passé un très agréable moment autour de la table, à discuter de leurs projets et des nôtres, des avancées desdits projets, etc. Et nous avons levé le camp à 13h35 exactement, histoire de ne pas arriver trop tard à Quimper. Sauf que nous avons eu des soucis sur la route : pour éviter les péages, nous avions décidé de passer par Rouen et l'autoroute des Estuaires (gratuite), que nous devions rattraper au niveau de Caen. Oui mais voilà, j'ai été incapable de trouver sur le plan imprimé par Laurent où exactement nous devions quitter la route de Rouen pour rejoindre celle de Caen... Bilan des courses : 1h30 de perdue sur l'horaire initial, ce qui fait qu'au lieu d'arriver vers 19h30, nous avons sonné chez la voisine pour récupérer les clefs à... 21h10. Soit.

Le lendemain, il a fallu commencer par le ravitaillement. Oui, parce que pour la première fois, nous allions chez mes parents... sans que mes parents y soient. J'ai donc entamé la matinée par les courses, en passant d'abord par le cinéma pour prendre les horaires. Eh oui, depuis la veille, il pleuvait, et le programme de l'après-midi a été vite trouvé : ce serait une séance ciné avec les enfants. Au programme : Toy Story 3 en 3D, à 16h05 au cinéma Bretagne. Les enfants ont beaucoup aimé, et nous aussi ! Nous nous sommes bien amusés. La seule à ne pas avoir bien compris, c'est BBK. Il faut dire que c'était la première fois qu'elle allait au cinéma, et les lunettes l'ont un peu gênée. Du coup, elle a regardé le film... sans.
Soit.

Après une nuit bien méritée, nous avons appelé une amie de la région de St-Malo, en vacances dans le pays Bigouden (soit à environ 15-20 km de Quimper), que nous n'avons pas vue depuis des lustres. Et du coup, l'idée m'est venue d'aller dans son pays, du côté de Pont-l'Abbé, donc, et de pousser jusqu'à la pointe de la Torche, haut lieu du surf, mais surtout lieu de ballades inoubliables quand j'étais petite. J'y ai donc entraîné Jean-Luc et les enfants, très heureux de crapahuter à leur tour dans les rochers de mon enfance. Il y avait du monde (normal), du vent (normal), du soleil (mieux qu'à Quimper, on a bien fait de venir !), bref, la ballade était formidable (bientôt, les photos, c'est promis !). Et comme il était presque l'heure du goûter, nous avons repris la voiture et sommes allés à Pont-l'Abbé, où nous avons trouvé un petit square avec une jolie fontaine et trois bancs. Nous avons testé les trois bancs, parce que le vent poussait l'eau de la fontaine vers l'un ou l'autre en fonction de la direction où il soufflait... Les enfants ont mangé les crêpes (et nous aussi d'ailleurs, et elles étaient très bonnes !), et nous avons fait un petit tour dans Pont-l'Abbé avant de reprendre le chemin de Quimper. Nous avions en effet promis aux enfants de les emmener au manège de la place St Corentin (où se trouve la cathédrale). Ils ont retrouvé le chemin tout seuls (comme quoi, ils commencent eux aussi à avoir leurs habitudes !), et nous avons retrouvé Constance, une amie de Quimper expatriée à Munich et de retour en Bretagne. Après s'être promis de nous revoir avant notre départ, nous sommes rentrés à la maison, où je me suis bien pris la tête avec la connexion internet de mon cher papa, qui refuse de me donner l'accès depuis mon portable. J'ai donc squatté son ordinateur personnel pour pouvoir vous poster ce message. Mais comme il n'est pas là, je suppose qu'il ne m'en voudra pas ! (promis papa, je n'abime rien !).

Voilà le récit de nos trois premiers jours (voyage compris), la suite viendra bien vite, je l'espère ! Au programme demain : retrouvailles avec Morgane et Xavier, ainsi que David, Eric et Lila, leurs enfants, pour un repas champêtre à Combrit, si j'ai bien tout compris. Je vous en dirai plus dans quelques temps !


mardi 3 août 2010

Petites réflexions du jour

Petit coup de gueule du jour :

J'ai deux-trois petites choses qui me restent en travers de la gorge aujourd'hui. Oui, je sais, on n'est pas au pays des Bisounours, et donc, j'aurais dû me rendre compte plus tôt que le monde dans lequel on vit est pourri jusqu'à la moëlle. Mais bon, j'ai toujours préféré les lunettes roses aux noires, et toujours tenté de voir le bon et le bien parmi le moche et le mal. Mais il y a des fois où ça fait du bien d'enlever les lunettes roses pour voir le monde en technicolor, c'est-à-dire tel qu'il est réellement.

Donc, imaginez une visite amicale pour célébrer un petit événement chez des proches. La discussion passe du classique badinage au départ à des choses plus personnelles, et dérive vers les conditions de vie, les moyens qu'on a de faire ou de ne pas faire les choses, le rythme de travail et... l'argent. Et là, brusquement, PAF ! Grand coup de poing dans la figure : "Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut !"

Certes. On fait même rarement ce qu'on veut. Qu'est-ce qui avait donc déclenché ce type de réflexion ? Simplement ceci : nous parlions de nos faibles moyens financiers actuels. Rien de dramatique, ce ne sont que des questions d'argent, qui personnellement me font bien moins peur que des questions de santé par exemple (je ne veux pas revivre l'année 2005, pour ceux qui voient ce que je veux dire). Mais c'est vrai que pour lutter contre les accidents, les chutes, les opérations, le stress et les engueulades dans le couple qui vont avec, nous avons décidé d'un commun accord, Gobolof et moi, que je réduise mon activité professionnelle à 50% au lieu des 70% actuels, histoire que Gobolof ait moins de soucis avec les enfants, que je sois plus présente, et accessoirement que nous ayons moins de problèmes du genre de ce qui nous est tombé dessus depuis mon augmentation de temps de travail.

Petit catalogue histoire de rafraîchir la mémoire de nos lecteurs :
Décembre : Trois syndromes gripaux malgré (ou à cause de ?) la vaccination contre la grippe A (H1N1), une semaine d'arrêt pour moi pour grosse, grosse fatigue (épuisement général serait plus adapté en fait).
Janvier : poursuite de la fatigue (que j'ai mise sur le compte des vacances de Noël jamais reposantes), dûe en particulier aux déplacements de Gobolof et à ma journée supplémentaire de travail.
Février : un bras cassé pour moi, 6 semaines d'arrêt.
Mars : jambe cassée pour BBK, une semaine de congé supplémentaire à la fin de mon arrêt maladie pour pouvoir m'occuper d'elle parce que l'école refusait de la prendre en charge alors qu'il n'y avait aucune raison valable à ce refus.
Mai : opération (prévue dès le premier février) d'un kyste ovarien, et 4 semaines d'arrêt maladie en comptant l'hospitalisation, soit 11 semaines d'arrêt en 6 mois de travail à 70%. Qui dit mieux ?

Donc, devant cette avalanche de "tuiles", nous avons décidé de faire cesser tout cela, l'une des solutions consistant à réduire mon temps de travail pour retrouver le rythme que nous avions avant (pas un seul arrêt maladie depuis le changement de rythme après l'hospitalisation de Gobolovitch en juillet 2005, hormis le congé maternité pour BBK en 2006-2007). Et la tranquillité d'esprit et l'équilibre familial qui allaient avec.
Et voilà qu'on s'entend dire "Dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut". Certes. Mais cette personne avec ses solutions toutes faites savait-elle réellement ce que nous voulons ? Ce qui lui posait question (et qu'elle ne comprend sans doute pas), c'est que nous puissions faire passer notre bien-être familial et personnel avant notre train de vie, avant notre rémunération, avant un niveau de vie qu'elle estime être le minimum vital. Il a fallu que je lui dise que justement, nous faisions le choix de diminuer notre train de vie pour pouvoir conserver un bon équilibre de vie... et une certaine tranquillité d'esprit. Mais même en mettant les points sur les "I", je ne suis pas persuadée qu'elle ait vraiment compris de quoi je parlais. Cette même personne parlant un peu plus tard d'une connaissance commune nous disait par ailleurs qu'il fallait choyer cette personne... que c'était bien la moindre des choses si l'on voulait rester dans ses bonnes grâces (en d'autres termes, il s'agit ici de rester en bon termes avec un proche sous peine de voir le pactole financier qui est derrière s'en aller vers d'autres horizons).

J'ai arrêté de discuter à ce moment-là, effarée de ce que je venais d'entendre. Oui, je le reconnais, je suis très, très naïve. Je venais de réaliser à quel point la pseudo-gentillesse peut être calculatrice, à quel point l'accueil peut être surfait. J'estime pouvoir accueillir n'importe qui chez moi, parce que j'ai plaisir à voir ces personnes. J'ai d'ailleurs toujours grand plaisir à ouvrir ma porte, ajouter des chaises et vider mon frigo pour mes hôtes parce que j'ai plaisir à partager un repas avec eux, un moment de discussion, de partage, de rires... Je n'avais pas jusqu'alors réussi à comprendre pourquoi j'étais si mal à l'aise chez ces proches. Je viens brusquement d'en prendre conscience, et ça fait mal.
Qu'est-ce que cela signifie donc ? La question se pose en plusieurs termes : quand nous les recevons chez nous, que cherchent-ils donc à obtenir ? Est-ce de rester en bons termes avec nous parce qu'il y a des intérêts financiers derrière ? Quand ils nous reçoivent chez eux, est-ce pour nous voir ou pour ne pas gâter des relations qui peuvent être intéressantes sur le long terme pour eux ? Et la "poule aux œufs d'or" dont il était question hier soir ? Se rend-elle compte des raisons véritables qui font qu'elle est si choyée chez eux ? Sait-elle à quel point elle peut les enquiquiner à rester tard le soir après le dîner parce qu'elle est seule chez elle et qu'elle préfère leur compagnie à celle de la télé ?
Notre "poule aux œufs d'or", maintenant, me ferait presque pitié. Et ses "amis" me dégoûtent. Carrément. Il y a tout simplement une question d'argent. Et donc les relations sont faussées. C'est-à-dire qu'en fait, ce que nous voulions éviter à tout prix vient de se produire (ou plutôt, je viens d'en prendre conscience).
La question qui se pose maintenant, c'est "comment vais-je donc pouvoir les accueillir chez moi à partir de maintenant ?" Il se trouve que nos enfants et les leurs s'entendent à merveille, et qu'il est hors de question de les priver de ces camarades. Mais comment être enjouée et heureuse de les accueillir sous mon toit et à ma table maintenant que je sais quelles peuvent être les arrières pensées qui guident une partie de leurs actes ?
Je me dis que ce n'est pas chez nous que la question de l'argent se posera, et que ce ne sera pas un mobile pour eux de venir chez nous. Puisque nous n'avons pas d'argent. Mais alors, est-ce à dire qu'ils ne viendront plus et que nos enfants seront privés de leurs camarades de jeux ?

Chers lecteurs, n'allez pas croire que je suis triste ou amère (enfin, si, peut-être un peu, mais ça va passer, rassurez-vous). Non, je ne suis pas vraiment triste. Juste déçue. J'avais une haute estime de ces personnes, et elles me sont apparues hier soir sans leur masque lisse fait pour tromper les apparences. J'ai donc vu en partie leur vrai visage, et ce n'est pas très beau...

En fait, je crois que je sais ce que je vais faire : continuer à inviter nos amis désargentés, passer du bon temps avec eux, refaire le monde avec l'argent que nous n'avons pas, et rire avec eux de l'absurdité de certaines situations. Finalement, tout cela n'est pas si grave : je viens d'entrer de plein pied dans le monde froid et calculateur des gens riches ou croyant l'être. C'est finalement une bonne chose : moi qui croyais les envier, je me rends compte maintenant qu'ils vivent aux antipodes de ce que je veux pour mes enfants et ma famille. Et cadeau bonus : la vie et ces expériences m'ôtent l'une après l'autre les illusions que j'ai sur les gens. S'il est des relations que nous ne pouvons pas rompre, diplomatiquement parlant, il en est des tas, gratuites celles-là, bien plus plaisantes, qui ne demandent qu'à s'épanouir.

Amis, notre porte vous sera toujours ouverte, et soyez sûrs et certains que jamais nous ne vous demanderons quoi que ce soit en échange !!!