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samedi 9 février 2013

Vous avez dit... Egalité ?

Il est beaucoup question d'égalité, dans les débats sociétaux du moment. Soit. La revendication d'égalité me paraît tout à fait légitime, mais il y a quand même quelques petites choses à savoir sur l'égalité : ce n'est pas quelque chose de très, très simple.

Pour prendre un exemple, j'ai un peu "bondi" l'autre jour à la lecture de commentaires sur un blog consacré à l'éducation, et en particulier à la réforme prévue des rythmes scolaires (celle de Vincent Peillon, vous savez ?). Un des lecteurs/commentateurs faisait part des légitimes soucis des instituteurs (notamment, si je me souviens bien, par rapport à la "mission" actuelle de l'école qui revient plus à éduquer les enfants en lieu et place des parents qu'à les instruire, comme c'est normalement son rôle). Mais il parlait aussi des difficultés des enseignants liées aux conditions de travail, en mentionnant par exemple le fait que la loi avait changé, et que dorénavant, en cas de maladie, les fonctionnaires avaient un jour de carence avant de voir leur salaire versé par l'assurance-maladie.
Et là, je me suis posé une question : en quoi est-ce un problème, cette histoire de jour de carence ? OK, les fonctionnaires n'y sont pas habitués : cette disposition est récente, et à chaque arrêt maladie, elle ampute leur salaire d'une journée de paye. Soit.
Les fonctionnaires sont pourtant bien informés que, dans le privé, cette disposition existe aussi, mais que pour le coup, la carence est de trois jours, contre un pour eux ? Non ? Ils l'ignorent ? C'est pourtant quelque chose de connu, cette différence de traitement public-privé.

Un autre exemple : 
Dans le privé, quand je suis en congé maternité, j'ai droit au maintien de mon salaire (je ne sais plus trop s'il s'agit là d'une disposition particulière liée au Concordat, puisque j'habite en Alsace, mais peu importe, ça ne change strictement rien au problème). Le maintien de mon salaire, ça veut dire que c'est mon employeur qui continue à me payer, et qui reçoit à ma place les indemnités journalières de l'assurance-maladie. Ce qui est intéressant pour moi, puisque si mon salaire journalier est supérieur aux indemnités en question, je gagne plus que si j'étais payée directement par l'assurance-maladie. La contrepartie, c'est que ces indemnités sont déclarées sur ma fiche de paye, et que je les déclare aux impôts, même si ce n'est pas moi qui les ai touchées, mais mon employeur. Bref, la question n'est pas là.
La question, c'est que si je travaille à temps partiel, ce qui est actuellement mon cas, je serai payée à temps partiel, tel que le dit mon contrat de travail. Normal, me direz-vous.
Ben c'est différent pour les fonctionnaires.
Quand on est fonctionnaire et en congé maternité, même si le contrat est à temps partiel, les indemnités maternité sont versées à taux plein, au motif que là, il s'agit non pas d'un calcul sur le temps de travail, mais sur le fait qu'un agent ne peut pas travailler. La logique est donc différente : agent immobilisé versus temps de travail.

N'allons pas faire de procès d'intention là où il n'y a pas lieu d'en faire : loin de moi l'idée de demander des comptes sur la différence de traitement entre le public et le privé. S'il y a trois jours de carence dans le privé et seulement un dans le public, c'est qu'il y a des raisons. D'abord, il ne s'agit pas de la même caisse : dans un cas, le régime général, dans l'autre, le régime particulier des fonctionnaires, dont les règles sont visiblement différentes. Même chose pour les congés maternité : il s'agit là d'une question de logique : dans un cas on considère la personne, dans l'autre le temps de travail mentionné au contrat.

On pourrait dire qu'il y a là inégalité. Certes. Flagrante, même. En quoi la situation d'un enseignant fonctionnaire de l’Éducation Nationale, est-elle différente de celle d'un formateur travaillant dans une école de travail social, relevant du régime privé ? Dans les deux cas, il s'agit d'enseignement, d'un professeur ou assimilé. La différence entre les deux est uniquement liée au statut : l'un appartient à la fonction publique, l'autre non. Zut alors ! J'aurais dû tenter ma chance à l’Éducation Nationale ?
Deux situations différentes, deux traitements différents. Normal. Ca ne choque visiblement personne. C'est un acquis dans la fonction publique et un fait dans le privé. Sans doute que je ne connais pas non plus toutes les raisons qui font que c'est comme ça et pas autrement.

En revanche, ce qui me choque, c'est qu'au nom de cette même égalité, on se permette de demander des traitements équivalents dans des situations qui ne le sont pas.
Je m'explique.
Un certain Erwann Binet, rapporteur à l'Assemblée Nationale du projet de loi sur le "mariage" pour tous, a été interviewé à la radio (je crois que c'était France Inter), le 20 décembre dernier, et a clairement et explicitement dit que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ne signifiait aucunement l'ouverture des droits des couples d'hommes à la GPA (Gestation Pour Autrui, autrement dit les mères porteuses). Et si cette disposition est "exclue", c'est au motif qu'un couple d'hommes et un couple de femme, c'est "différent", selon M. Binet.
Soit. Donc un couple d'hommes et un couples de femmes, c'est différent, mais un couple du même sexe et un couple pas de même sexe, c'est la même chose ?
Là, j'avoue que je commence à avoir un peu de mal à saisir la logique. Parce qu'il s'agit bien là d'un gros problème de logique. Au nom de l'égalité, les homosexuels, hommes et femmes, réclament le droit de se marier, et par voie de conséquence, le droit d'adopter des enfants, peu importe qu'il s'agisse des enfants du conjoint ou d'enfants adoptables car sans parents (à l'international ou en France). Soit. Dit comme ça, ça se tient, forcément. Les couples hétérosexuels ont le droit de se marier, d'avoir des enfants, d'adopter, pourquoi pas les couples homosexuels ?
Sauf que si on considère, comme Erwann Binet, qu'un couple d'hommes et un couple de femmes, c'est différent, alors la question de l'égalité entre couples homosexuels et couples hétérosexuels se pose forcément et le "fait" qu'ils soient égaux (puisque c'est présenté comme ça par les militants homosexuels) ne tient plus du tout. Il y a même encore plus de différences entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, qu'il soit composé d'hommes ou de femmes.
Un couple hétérosexuel, c'est un homme et une femme qui ont uni leurs vies (peu importe que ce soit sur le mode du mariage, du PACS ou de l'union libre). Cet homme et cette femme sont complémentaires, dans le sens où ils peuvent avoir des enfants.
La différence entre les couples d'hommes et les couples de femmes est beaucoup plus ténue : dans les deux cas, il s'agit d'homosexuels (j'espère que je n'apprend rien à personne) et dans les deux cas aussi, l'engendrement est impossible, puisqu'il faut un homme et une femme pour faire un bébé (parfois, je me demande s'il est bien nécessaire de rappeler de telles évidences).
Donc, entre un couple d'hommes et un couple de femmes, la différence fondamentale, c'est le sexe des partenaires. Le reste, c'est kif-kif, finalement, puisque les conséquences pour le "couple" sont exactement les mêmes (stérilité liée à la sexualité du couple, et non pas à une maladie).
Alors je me demande au nom de quoi il y a égalité entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, qu'il soit composé d'hommes ou de femmes, puisque par ailleurs, un couple d'hommes et un couple de femmes, c'est différent (dixit Erwann Binet soi-même).

Vous voyez mon problème de logique ?

Alors il y a autre chose qui me turlupine. On parle d'égalité par rapport au droit au mariage, et ça soulève des débats incroyables. Normal, on touche là à l'identité même des personnes, à quelque chose de fondamental qui est lié à l'intime le plus profond, la sexualité. Soit.
Et au nom de cette "égalité", qui reste d'ailleurs à démontrer (voir plus haut), on demande une égalité de traitement, alors même que cette "égalité" n'est pas revendiquée pour des personnes qui ont simplement des statuts différents (fonction publique vs secteur privé) ?
J'avoue que là, j'ai un peu de mal à comprendre.
S'il y a réellement égalité, alors il ne devrait y avoir aucune différence entre le congé maternité d'une femme de la fonction publique et celui d'une femme du privé. Il devrait y avoir un jour de carence pour tous, ou trois jours pour tous, en cas de maladie. Il devrait y avoir des départs à la retraite au même âge pour tous, quel que soit le métier exercé. Et là, on me répondra "Stop, tu vas trop loin ! Et la pénibilité au travail ?". Oui. C'est exactement là où je voulais en venir : cette pénibilité de certains métier justifie à elle seule la différence de traitement, puisqu'elle compense une diminution de l'espérance de vie dans certains métiers dits "pénibles". Donc l'égalité, c'est un tout petit peu différent en fonction des personnes et des situations. La loi prend en compte ces différences liées aux situations, de manière à faire face à des inégalités de fait (espérance de vie, fatigabilité, risques professionnels...). Alors si la loi entérine déjà ce principe (qui est plutôt un principe d'équité), pourquoi cela ne peut-il pas être le cas au niveau du mariage ?

Je suis sûrement naïve en écrivant ça. Et je n'ai pas de réponse à cette question. Seulement, j'aimerais vraiment que quelqu'un m'explique en quoi, exactement, un couple homosexuel et un couple hétérosexuel, c'est pareil au point de justifier qu'on les traite tous les deux de la même manière ?

vendredi 7 septembre 2012

Oh purée !!

... J'ai du retard.

En regardant rapidement ce blog, je me suis rendu compte que je n'ai toujours pas publié les photos de nos vacances de... l'année dernière ! Ni donné vraiment de nouvelles de celles que nous avons passées en Italie (et pourtant, c'était drôlement bien !), ni parlé du travail (en même temps, ça, on peut peut-être éviter :) ), ni posté de photos récentes des enfants, ni raconté les derniers coups pendables qu'ils nous ont concocté...

Bref, j'ai du retard.
Et croyez-le ou non, je ne sais pas du tout si j'aurai un jour le temps de le rattraper.
Mais bon, c'est pas bien grave, au fond, parce que les nouvelles importantes, il n'y a pas besoin d'un blog pour les donner. Celles-là, elles finissent toujours par se savoir, par courrier, par mail, par téléphone. Et ça, c'est quand même bien mieux !

(sauf que la question que je me pose, c'est de savoir si ça sert vraiment d'avoir un blog qu'on n'alimente pas... Mais là, tout de suite, je vais me coucher, j'y verrai peut-être plus clair demain !)

jeudi 3 novembre 2011

Novembre, petite forme...

Bon, est-ce le retour de l'hiver ? Le changement d'heure ? Ou d'autres raisons plus personnelles ? Je ne sais pas trop, mais je suis en petite forme en ce moment. Il faut dire que je crois savoir d'où viennent une partie de mes problèmes. Il y a un peu plus d'une semaine, fin octobre, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de régler une fois pour toutes un problème bien féminin. Et la solution m'a été donnée dans un livre dont j'ai eu connaissance par une amie, intitulé "La santé à la pharmacie du Bon Dieu" (santé par les plantes, tout simplement). Et j'ai donc commencé les tests. 
Alors je vais peut-être mettre ici une nouvelle catégorie, parce que les essais sont assez marrants.

Donc voici l'ouvrage en question :
Et quelques petits trucs que j'ai découverts dedans :

Contre la constipation : graines de lin (3 cuillères à soupe) avant ou pendant les repas, avec un peu de liquide. J'ai testé, ça fonctionne. Bien. J'ai même cru que j'avais un début de gastro ! Trop fort, le lin. Je crois que je vais réduire à  2 cuillères à soupe. 

Contre les règles trop longues et trop abondantes : mélange de plantes : Achillée, Arnica, Sauge, Mélisse, Mousse Islandaise et... racine de Valériane, à prendre le matin à jeun en tisane. Et ça marche aussi. Drôlement bien, même. Même sans les fleurs d'Arnica, introuvables en pharmacie.
Sauf que... la valériane, c'est aussi et surtout utilisé contre les troubles du sommeil et l'angoisse. Bilan des courses : je viens de passer une semaine complètement dans les choux, à boire une tisane somniférante le matin et à ne pas pouvoir dormir la nuit, le somnifère faisant effet... dans la journée. La prochaine fois, je me renseignerai sur les propriétés des plantes avant de faire des mélanges. Ceci dit, depuis que je bois cette tisane le soir, je dors bien mieux la nuit et j'ai la pêche le jour ! C'est juste une question de timing en fait. Quant à savoir si ça règle mon problème, ben faudra attendre un peu : les premiers effets "à long terme" commenceront à se voir normalement au bout de 4 semaines...

Sinon, il y a d'autres solutions : Achillée Millefeuille, seul ou en association avec l'Alchémille, pour régulariser le cycle, ou encore Chicorée (feuille ou racine ? Je ne sais pas encore !) contre la constipation, tige de pissenlit contre l'hépatite B et tous les problèmes de foie en général, ortie pour les problèmes de circulation sanguine... ce livre est une mine ! Faut juste se dire que ce sont des plantes, oui, mais que leur pouvoir est puissant, bien plus que les médicaments. Pour info : j'ai pris des somnifères (chimiques, ceux-là) pendant deux jours seulement en septembre, parce que le deuxième jour, ça ne marchait plus... En plus, le même jour, j'ai appris que les somnifères et autres anxiolytiques chimiques favoriseraient l'Alzheimer ! Un comble ! Parce que je veux bien pouvoir dormir, mais pas être sénile !!!!! 
A ce propos, il paraît qu'un député breton entend remettre en odeur de sainteté le diplôme d'herboriste. C'est une rudement bonne idée, si vous voulez mon avis. Ca permettra d'avoir un conseil judicieux plutôt que de tester des trucs pendant une semaine sans comprendre pourquoi on va mieux mais que dans le même temps, on voudrait tout le temps dormir... Et vous savez comment j'ai pensé à la Valériane ? Je me suis souvenue des enquêtes d'Hercule (Poirot, cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant), où j'ai confondu la valériane et la strychnine (oui, je sais, y'a aucun point commun, mais ça doit être ça, les associations d'idées). Enfin bref, merci Hercule, de m'avoir fait penser que la valériane pouvait peut-être être soporifique et que donc, le matin, ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de plus adapté...
Allez zou, trêves de bavardages. Ma tisane et au dodo !

Et cadeau Bonux bonus : Bonne nuit... les petits !


mercredi 1 juin 2011

Chambardements

Rassurez-vous, chers lecteurs, nous n'avons pas fait la révolution au Gobolistan. Quoique, des fois, ce serait peut-être salutaire.
Non, ce billet, c'est simplement parce que ce blog me tient lieu aussi de journal de bord, et que, vous le savez, j'y consigne aussi mes états d'âme et mes doutes (et c'est d'ailleurs pour ça qu'il est et reste privé, en lecture pour les quelques personnes que ça intéresse, c'est-à-dire finalement peu de personnes, mais des personnes de qualité !).
Donc voilà, je suis en plein chambardement, avec beaucoup de choses qui se passent, qui sont bizarres pour moi et parfaitement logiques par ailleurs. Bien entendu, je vous parle là d'une des grandes questions qui m'habite toujours : la foi. Eh oui, vous aurez beau faire ce que vous voulez, dire ce qui vous passe par la tête, la Foi reste un grand sujet d'interrogations pour moi, même si par beaucoup de côtés, j'y trouve tout un tas de réponses à bon nombre de questions.
Donc, là, j'en suis à :
- l'Amour de Dieu, du Christ pour moi
- pour quoi suis-je ici ? Que veut donc me confier comme mission le Christ ? Suis-je en mesure de répondre à son attente ?
- Le pardon, donné, reçu, accueilli surtout.
- L'abandon, l'acceptation, le lâcher-prise... et c'est pas simple, vous pouvez me croire.

C'est une sorte de quête, qui chamboule beaucoup de choses dans mes rapports aux autres (en bien, je vous rassure !) et met à mal bon nombre d'idées préconçues que j'avais. Pour un mieux, j'espère...
Je ne pense pas vous en reparler : mon comportement, mon évolution devraient le faire bien mieux que moi par la suite.
Oui, je sais, ce billet est frustrant : soit vous vous en fichez royalement, et donc vous venez de perdre quelques minutes de votre précieux temps à le lire, et là, je vous remercie parce que ça montre tout l'intérêt que vous portez à ce petit blog, soit vous ne vous en fichez pas, et vous devez être frustrés que je ne vous en dise pas plus... Sauf que, désolée, je ne peux pas : ce n'est pas vraiment plus clair pour moi non plus. Seulement il y a des fois où les choses doivent sortir, en vrac, et tant pis si ça vient dans le désordre : le Seigneur s'arrangera pour remettre de l'ordre dans le chaos...
Bonne fin de semaine à tous, et très belle fête de l'Ascension, demain !

samedi 5 février 2011

Quelques nouvelles...

Je suis d'une humeur bizarre en ce moment. Le dernier billet de ce blog était consacré à Jean-Jacques Goldman, qui, du coup, me poursuit...
Depuis quelques semaines (depuis novembre, en fait), une avalanche de nouvelles tristes sont arrivées (maladies, décès, dépressions...) rendant le quotidien un peu difficile voire carrément compliqué. On fait face et on se dit que nous avons de la chance d'être en très bonne santé, d'avoir tous les deux un boulot, d'avoir de beaux enfants qui font ce qu'ils peuvent avec plus ou moins de réussite mais pas de grosses catastrophes ni de gros troubles du comportement... Bref, on relativise.

Et puis la semaine dernière (dimanche, justement), j'ai appris par une amie le décès d'une amie commune, décès auquel nous nous préparions tous depuis plusieurs semaines (depuis les jours précédant Noël en fait). Elle a été enterrée ce matin.
En l'absence de Jean-Luc, j'ai du m'organiser pour "caser" les petits pendant que Noémi était au caté, et demander à la catéchiste si elle acceptait de prendre Noémi exceptionnellement dès 9h ce matin au lieu de 10h15. Une fois tout le monde casé, je suis allée à l'église St Georges, avec Elisabeth, la maman chez qui j'ai déposé les deux plus jeunes sous la garde de son aîné (vous suivez, là ???), pour la célébration qui devait commencer à 9h30.
L'église était pleine. Noire de monde. Il faut dire que Sabine était très croyante, très présente dans la vie de la communauté, très engagée auprès des scouts, au CPM, à l'hôpital où elle travaillait en tant qu'infirmière... et qu'elle et sa famille connaissent énormément de monde.
La célébration en elle-même a commencé par le Requiem de Cherubini, chanté par une chorale de Sélestat. Vers 10h15, la messe elle-même a débuté.
J'ai été surprise. Et heureuse d'être là. Je ne connaissais que très peu Sabine, je suis surtout venue parce que je voyais plus son mari depuis quelques temps, et que je tenais à lui apporter mon soutien, même s'il n'est pas aussi important que celui de leurs proches. Mais j'étais loin de m'attendre à ce que j'ai vécu ce matin.
Le Requiem était très beau, et a mis toute l'assemblée dans l'ambiance. Un texte grave, certes, mais empli de l'espérance de la foi chrétienne en la Résurrection des morts, tout était déjà dit, pensais-je.
Et puis, il y a eu le témoignage de Daniel, rempli d'espérance, de la joie des années passées, avec le rappel de leur engagement dans le mariage. Puis les témoignages des collègues, amis et membres de la famille de Sabine, tous très forts aussi, qui m'ont permis de mieux la connaître. De mieux comprendre qui elle était, pour moi qui l'ai très peu connue : elle et son mari ont quitté le CPM au moment où nous y sommes entrés, nous n'avons eu que peu d'occasions de les rencontrer dans ce cadre-là. Pour nous, Sabine était une paroissienne fidèle comme beaucoup d'autres que nous voyons de dimanche en dimanche. Alors forcément, son décès m'a touchée, mais comme le décès de n'importe quel autre paroissien que j'ai l'habitude de voir m'aurait touchée.
A la fin de la messe, les enfants de Sabine ont à leur tour témoigné. Sur le mode de l'humour en partie, ils ont rappelé qui était leur maman, ce qu'elle leur avait apporté. Ils ont aussi évoqué les derniers mois, la souffrance, la lutte contre le cancer qui l'a emportée, mais surtout, surtout, ils ont redit combien ils l'aimaient, combien elle allait leur manquer, mais qu'ils s'en sortiraient parce qu'elle les avait élevés, avec leur père, pour qu'ils soient adultes, responsables et autonomes. Comme l'a dit l'un d'eux : "Maintenant, nous en sommes à la pratique".
Et toujours cette formidable espérance que la mort n'est pas la fin, que la vie ne s'arrête pas avec la mort du corps.
Je l'aurai très peu connue, mais je suis heureuse d'avoir pu être là ce matin, parmi les centaines de personnes qui ont rempli l'église St Georges aujourd'hui.

Alors, le lien avec Goldman, me direz-vous ?
Le dernier chant de la messe, c'était un CD. "Puisque tu pars". De Goldman.

dimanche 30 janvier 2011

Goldman

Je suis une inconditionnelle de Jean-Jacques Goldman. Ce n'est pas une surprise pour ceux qui me connaissent depuis toujours, qui m'ont connue adolescente, pour les autres, c'est peut-être moins évident.
Toujours est-il que sans passer mon temps à guetter sur internet les dernières news, je tente de suivre la parution des albums.
Et voilà, aujourd'hui, j'ai appris plusieurs choses : d'une part, il paraît que cela fait environ trois ans qu'on parle d'un album de Goldman pour 2011, année de ses 60 ans (ça nous rajeunit pas, ça... !), et d'autre part, il parait qu'il n'y aura pas de prochain album. Le dernier, "Chansons pour les pieds", date de... 2001 ! Dix ans déjà...
Donc, me voilà bien en peine pour démêler le vrai du faux. Sauf que la deuxième info a l'air d'être plus sûre que la première, puisqu'elle viendrait de Goldman himself...
Alors j'ai regardé sur Internet, et j'y ai trouvé ça.
Du coup, je me suis fait une séquence nostalgie, en écoutant ou réécoutant plutôt un certain nombre de ses titres sur youtube. Pour que les choses soient bien claires pour tous : oui, j'ai tous les albums. Mais oui, je suis flemmarde aujourd'hui, et j'ai donc renoncé à remonter au deuxième étage où je les ai tous rangé par date de parution pour les descendre et les écouter sur le portable. Un jour prochain (quand j'aurai moins de travail, donc c'est pas pour tout de suite), j'irai les écouter sur ma chaîne hi-fi que paraît qu'elle est faite pour ça !

samedi 4 décembre 2010

Quand la Fnac... se rattrape !

J'ai eu la surprise hier de voir dans ma boîte mail un message de la Fnac me disant que mon livre était expédié (Virages, de Laurent Vicomte : La Servante de Lucifer, ils ne m'ont même pas envoyé de message pour me dire ce qu'on pouvait faire !).
Et ce soir, en rentrant de Bergheim où nous sommes allés fêter la Saint Nicolas, j'ai ouvert la boîte aux lettres, et j'y ai trouvé... ceci :

Et vous savez quoi ? Eh bien... il est en parfait état ! Ouf ! Parce que jusqu'à ce que je l'ouvre, j'ai eu peur qu'il soit abimé lui aussi... En tout cas, un moitié des problèmes est réglé. Reste... la Servante de Lucifer !

lundi 29 novembre 2010

Quand la Fnac se trompe...

Le 14 octobre, j'ai commandé deux livres à la Fnac (par internet). Le premier est un livre de Laurent Vicomte, l'auteur de Sasmira, une bd formidable sortie en 1997 : un livre d'esquisses, qui reprend le travail de L. Vicomte depuis ses débuts, vraiment magnifique. Sauf que, quand je l'ai reçu, une dizaine de jours après, il est arrivé avec le dos toilé tout déchiré. J'ai contacté le service client de la Fnac, leur ai expliqué le problème, et tout s'est bien passé : je l'ai renvoyé à leurs frais, il est bien arrivé, et j'ai demandé le remplacement de l'ouvrage. Tout cela serait parfait si... le deuxième exemplaire était arrivé ! Or ce n'est toujours pas le cas. Visiblement, ils ont des problèmes d'approvisionnement.
Mais il semble qu'ils aient plus que des problèmes d'approvisionnement. A mon avis, ils ont aussi un problème de bon sens...
Parce que dans cette même commande du 14 octobre, il y avait aussi "La Servante de Lucifer, esquisses d'une oeuvre", le tome 25 de la série Yoko Tsuno, en grand format.

 Il se trouve que cette bd est sortie le 26 novembre, 15 jours après la date prévue initialement (merci les grèves en France !). Je l'attends donc avec impatience depuis un moment déjà, et quand j'ai reçu le mail de la Fnac me disant qu'il était expédié, je me suis fait une joie... fausse. Eh oui.
Parce que la bd est bien arrivée. Sauf que la Fnac, ou plutôt les préparateurs de commandes, ne savent sans doute pas lire, puisqu'ils m'ont envoyé l'album classique (format plus petit, papier plus fin, absence du cahier de croquis et des textes qui l'accompagnent, et surtout, prix trois fois plus petit que l'album grand format).

L'album classique m'irait aussi, s'ils n'avaient pas prélevé au passage le prix du grand format sur ma carte bancaire. Donc, je suis furieuse.
Deux livres commandés, deux erreurs grossières ! J'ai déjà envoyé, bien sûr, un mail de contestation. Je pense que c'est une des dernières fois que je commande chez eux, moi ! Parce que faut pas pousser non plus, hein !

lundi 8 novembre 2010

Administration toujours, mais pas en France !

Hier, Gobolof a regardé "Capital" sur M6. Et là, j'ai écouté attentivement, ils parlaient des agriculteurs, en particulier de cas un peu spéciaux, dont un jeune homme Français expatrié en Ukraine.
Eh ben vous ne devinerez jamais : là-bas, ils ont une administration encore plus forte qu'en France (oui, nous avons trouvé nos maîtres, c'était pourtant pas gagné d'avance).
D'abord, ils doivent remplir des tas de déclarations qui servent juste à justifier qu'ils travaillent, mais qui servent aussi à dire qu'ils ne gagnent rien et travaillent donc pour des prunes.
Ensuite, et ça, c'est un héritage de la période soviétique, la propriété privée étant interdite, si l'agriculteur veut s'acheter un tournevis ou un marteau, il doit aller voir en magasin ce qu'il veut, commander l'article même s'il est en rayon, aller à la banque et demander une autorisation de virement d'argent depuis son compte. Au bout de deux jours environ, il peut aller chercher son marteau ou son tournevis, une fois qu'il a eu confirmation que le magasin a été payé par la banque.

Moi, je dis que les Ukrainiens post-soviétiques ont appris à appliquer les devises Shadok avec un zèle particulièrement redoutable et efficace. Bien entendu, comme ça, tout le monde a un emploi : l'administration doit avoir besoin d'énormément de monde pour lire les déclarations inutiles que tout le monde doit envoyer, et les banquiers doivent disposer de beaucoup de personnel pour répondre à la demande d'achat de matériel de tout un chacun ! C'est beau !!!!

vendredi 5 novembre 2010

La guerre avec l'administration a re-commencé !

Au Gobolistan, nous avons beau être dans un Etat libre, démocratique, indépendant et tout et tout, nous sommes quand même soumis pour les relations avec l'Etat Français et la Région Alsace à toute l'administration. Et ça n'est pas triste.
Dernier épisode en date : mercredi dernier. Nous sommes en pleine guerre de tranchées avec la Sécurité sociale pour mon dossier d'accident du travail (vous vous souvenez, le bras cassé du mois de février ?).

Petit récapitulatif des épisodes précédents :
- 11 février, je suis donc tombée à environ 50 m de chez moi, à cause du verglas, sur le chemin qui me conduisait à la gare. Dans la foulée, Jean-Luc m'a conduite à l'hôpital, j'ai été plâtrée, puis je suis rentrée en taxi à la maison, et j'ai prévenu mon employeur que je ne venais pas ce jour-là pour cause de chute, de bras cassé, en précisant qu'il s'agissait d'un accident du travail. J'ai également rempli tous les papiers qu'il fallait, et ai tout envoyé à la Sécurité sociale, agence de Sélestat.
- 25 février, j'appelle ma directrice au téléphone pour lui dire que mon arrêt de travail est prolongé de deux semaines, et à cette occasion, elle comprend durant la discussion que c'est un accident du travail. Héberluée, je lui dis que je l'avais dit à la secrétaire qui avait pris mon appel, et la directrice me rappelle que mon accident a eu lieu pendant les vacances de février, que le comptable et la secrétaire qui s'occupent de ces papiers d'habitude étaient en congé, et qu'il y a du y avoir maldonne : la déclaration n'a pas été faite. Dans la foulée, la secrétaire me rappelle pour faire la déclaration, qu'elle date donc du 25.
- Au mois de mars, je reçois un courrier de la Sécurité sociale m'informant du refus de prise en charge de mon arrêt comme accident du travail.
J'appelle donc la sécurité sociale pour contester la décision et au moins tenter de savoir pourquoi, et là, j'apprends que mon dossier est rejeté pour défaut d'arrêt initial et retard dans la déclaration. Oui, ça, je le savais bien, j'explique la situation, leur rappelle que la directrice a envoyé un courrier à la sécu pour leur expliquer pourquoi la déclaration n'a été faite que deux semaines après l'accident lui-même, et je leur dis aussi que je n'ai pas le certificat initial puisque je le leur ai déjà envoyé. Ils me répondent que je dois au moins leur envoyer un duplicata du certificat initial.
Donc, rassurée, je demande à mon beau-frère de me faire une copie de ce certificat, et je l'envoie par courrier.
- Au mois d'avril, nouveau courrier de la sécu, m'informant que la copie n'est pas valable, il faut un duplicata, et non pas une photocopie. En d'autres termes, je dois retourner à l'hôpital, avec mon propre exemplaire du certificat initial, et demander au médecin qui a établi ce certificat d'en faire un nouveau, avec la date de l'accident (et non pas la date du jour où il établit ce duplicata). Sauf que je suis retournée à l'hôpital, aux urgences, et que le médecin qui m'avait vue le 11 février n'était bien sûr pas là. Un autre médecin a donc établi le certificat, et j'ai envoyé en recommandé ce papier à la Sécurité sociale, au service contentieux (puisque je conteste la décision), situé à Sélestat (oui, entre temps, la CPAM a été restructurée, et celle de Sélestat a hérité du service contentieux).

Et puis, plus de nouvelles.

Jusqu'à mercredi dernier.

Mercredi, donc, je reçois un coup de téléphone d'un monsieur me disant m'appeler à propos d'un accident du travail. Pensant qu'ils avaient enfin retrouvé mon dossier et décidé d'y donner suite, je me mets à expliquer mon cas au monsieur qui m'appelle. Voici la conversation surréaliste que j'ai eu avec cet aimable agent :
- Bonjour, je vous appelle au sujet de l'accident du travail.
- Oui, très bien !
- Puis-je savoir à quelle heure il a eu lieu exactement, il y a quelque chose qui ne va pas dans la déclaration.
- Ah oui, c'est la date, c'est ça ?
- Non, c'est l'heure. C'est bien 7 heures du matin ?
- Non, plutôt 7h30, le 11.
- Ce n'était pas le 13 ?
- Le 13 ? Non, le 11, le mardi 11 !
- Ah bon ? Sur la déclaration, c'est noté mercredi 13 octobre.
- Octobre ? Non, c'était un mardi, en février !
- Non, la déclaration dit bien le mercredi matin, 13 octobre.
- Ben non, je ne travaille jamais le mercredi : ce n'est donc pas possible ! Et mon accident date du mois de février dernier !
- Vous ne travaillez pas le mercredi ? Non, je vous parle de votre employé !
- Mon employé ? Mais je n'ai pas d'employé !
- Vous n'êtes pas l'entreprise Unetelle (je n'ai pas retenu le nom qu'il m'a donné) ?
- Ah non, je suis Amélie Platz !
- Ah bon, alors je me suis trompé de numéro !
- Ah peut-être, n'empêche que moi, je n'ai toujours aucune nouvelle du contentieux pour la prise en charge de mon accident du travail.
- Du contentieux ?

Voilà le début de notre conversation. Une fois que chacun a compris que nous ne parlions pas du tout de la même chose, l'agent a pris mon numéro de sécurité sociale et a consulté mon dossier :
- Ah oui, effectivement, votre dossier a été rejeté, parce que vous n'avez pas envoyé le certificat initial.
- Vous rigolez ? Je l'ai envoyé deux fois ! Une première fois le jour de l'accident, et vous l'avez perdu, et une deuxième fois au mois de mars, un duplicata, que j'ai envoyé au service contentieux à Sélestat, parce que ma demande avait été refusée.
- Au service contentieux de Sélestat ? Ah mais non, c'est à Haguenau ! Le service contentieux a déménagé en mars-avril !
- Eh dites ! Il va peut-être falloir que vous arrêtiez de perdre les papiers qu'on vous envoie, là ! Parce que je ne vais pas pouvoir retourner indéfiniment à l'hôpital pour leur demander des duplicatas, ils ont autre chose à faire, et moi aussi !
- Vous savez, je ne m'occupe pas des dossiers du mois de février, uniquement ceux du mois d'octobre...
- Et pour mon dossier, alors, je fais quoi ?
- Je vais reprendre votre numéro de téléphone, et un agent vous rappellera dès demain matin !
- Ah non, demain, je travaille !
- Quand êtes-vous disponible ?
- Vendredi, je ne travaille pas.
- Bien, alors on vous appelle vendredi.

Fin de la discussion. Vendredi, c'était aujourd'hui. J'ai donc passé la plus grande partie de la journée à la maison (sauf entre 8h et 9h, le temps d'emmener les enfants à l'école et de faire les courses, mais j'ai vérifié, il n'y a pas eu d'appel pendant ce temps-là, c'est sans doute trop tôt pour l'administration, 9 heures du matin), en attendant ce coup de fil, qui, ô surprise, n'a jamais été passé.
Au mieux, maintenant, ils rappelleront lundi. Coup de bol, je suis en vacances toute la semaine...
Un jour, peut-être, mon dossier sera complet... quand la sécurité sociale aura retrouvé tous les papiers égarés entre Strasbourg où se trouve le siège, Sélestat où se trouvait la CPAM et où j'ai envoyé les papiers en février et en mars et Haguenau, où le service contentieux a déménagé. Et encore, j'ai du bol, ça reste dans le Bas-Rhin. Ils n'en sont pas encore à la régionalisation, mais juste à la départementalisation. Ca laisse de l'espoir, non ?
En attendant, avant la restructuration, il n'y avait qu'un seul endroit où on devait envoyer les papiers. Et du coup, c'était très simple pour les assurés sociaux. Ca l'est beaucoup moins maintenant... Et là où je n'ai pas eu de bol, c'est que j'ai envoyé mon dossier au moment précis où l'agence de Sélestat a changé d'attributions... Si ça se trouve, ce fameux certificat est bien arrivé à la Sécu, mais pas dans le bon service et il s'est du coup perdu dans les limbes de l'administration...

Je me prépare donc à une nouvelle "guerre des tranchées", après la CAF, la Sécu ! Hauts les cœurs, je vais avoir le temps de passer du temps au téléphone... Vivent les vacances !

lundi 1 novembre 2010

Vous avez dit... Halloween ?

S'il y a bien une "fête" qui m'énerve, ici, en France, c'est Halloween. Et particulièrement dans mon quartier. Parce que voyez-vous, hier, trois bandes d'ados (entre 12 et 15 ans à vue de nez), ont sonné chez moi tour à tour pour me demander :
"Vous avez des bonbons ???" (texto, je précise).
La première fois, j'ai poliment répondu :
"Non !"
La deuxième fois, un peu plus énervée :
"Non !!"

La troisième fois, j'ai ouvert la fenêtre, et je leur ai dit que "Non, je n'ai pas de bonbons, et de toute façon, je ne fête jamais cette fête débile, et je ne veux plus qu'on sonne chez moi, et vous pouvez prévenir les autres !"

Parce que voilà : les jeunes du quartier qui viennent sonner à ma porte ne savent visiblement pas ce qu'est Halloween. Ici, point de déguisements, de "Des bonbons ou des farces" (en VF, faut pas non plus trop en demander aux ados alsaciens d'origine Turque du quartier), et visiblement, ils ne connaissent même pas la politesse la plus élémentaire ("Pardon de vous déranger", "s'il vous plaît ?" "Merci", "bonsoir"...).
Bref, j'ai donc expliqué à mes enfants d'où vient Halloween, pourquoi cette histoire de monstres, fantômes, et autres sorcières, d'où vient la Toussaint (parce que oui, les deux sont liées), etc., etc.
Alors si, j'avais bien des bonbons, mais je ne les ai pas achetés pour nourrir tous les enfants du quartier. Je les ai achetés pour que les monstres, sorcières, zombis et autres fantômes ne me jettent pas de sorts, ne me jouent pas de mauvais tours. Mais bon, bizarrement, je n'en ai croisé aucun dans le quartier, le 31 octobre au soir... pourtant, il y en avait, du monde, dans la rue !

Ceci dit, nous avons passé une belle journée, pour une fois, à la Toussaint, il n'a pas fait un temps de Toussaint ! Pas de pluie, du soleil, des températures plus que décentes... Belle journée, quoi !

vendredi 29 octobre 2010

Capillothérapie

Alors il y a deux jours, j'ai réexpérimenté quelque chose qui m'avait fait beaucoup de bien il y a quelques temps, lors de ma métamorphose (voir les billets de 2007 et 2008). La capillothérapie.
Oui, sous ce terme barbare se cache quelque chose de parfaitement connu depuis des lustres, et qui a plein d'avantages :
- moins cher qu'une analyse
- moins long qu'une thérapie classique
- on se sent très léger après, alors que dans la plupart des thérapies classiques, on repart avec des tas de questions
- le thérapeute est en général très causant
- et nous le valons bien

J'ai nommé : le salon de coiffure, la coiffeuse ou le coiffeur, c'est selon, bref, la coupe de cheveux a désormais toutes mes faveurs, même si le problème c'est le manque de temps pour y aller.
Donc mercredi dernier, j'ai changé de tête (enfin pas trop quand même, les enfants et mon mari m'ont très bien reconnue), et du coup, ça va bien mieux ! Que des avantages : je gagne du temps le matin, je souffre moins en démêlant mes cheveux, je suis plus jolie, mon porte-monnaie a été allégé du même coup (bon ça, c'est un avantage pour la coiffeuse, pas pour moi ni pour mon porte-monnaie, mais on ne peut pas non plus tout avoir, et chaque chose a un prix...).
Ma nouvelle tête ???
Dès que j'ai le temps, je ferai des photos !

mardi 3 août 2010

Petites réflexions du jour

Petit coup de gueule du jour :

J'ai deux-trois petites choses qui me restent en travers de la gorge aujourd'hui. Oui, je sais, on n'est pas au pays des Bisounours, et donc, j'aurais dû me rendre compte plus tôt que le monde dans lequel on vit est pourri jusqu'à la moëlle. Mais bon, j'ai toujours préféré les lunettes roses aux noires, et toujours tenté de voir le bon et le bien parmi le moche et le mal. Mais il y a des fois où ça fait du bien d'enlever les lunettes roses pour voir le monde en technicolor, c'est-à-dire tel qu'il est réellement.

Donc, imaginez une visite amicale pour célébrer un petit événement chez des proches. La discussion passe du classique badinage au départ à des choses plus personnelles, et dérive vers les conditions de vie, les moyens qu'on a de faire ou de ne pas faire les choses, le rythme de travail et... l'argent. Et là, brusquement, PAF ! Grand coup de poing dans la figure : "Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut !"

Certes. On fait même rarement ce qu'on veut. Qu'est-ce qui avait donc déclenché ce type de réflexion ? Simplement ceci : nous parlions de nos faibles moyens financiers actuels. Rien de dramatique, ce ne sont que des questions d'argent, qui personnellement me font bien moins peur que des questions de santé par exemple (je ne veux pas revivre l'année 2005, pour ceux qui voient ce que je veux dire). Mais c'est vrai que pour lutter contre les accidents, les chutes, les opérations, le stress et les engueulades dans le couple qui vont avec, nous avons décidé d'un commun accord, Gobolof et moi, que je réduise mon activité professionnelle à 50% au lieu des 70% actuels, histoire que Gobolof ait moins de soucis avec les enfants, que je sois plus présente, et accessoirement que nous ayons moins de problèmes du genre de ce qui nous est tombé dessus depuis mon augmentation de temps de travail.

Petit catalogue histoire de rafraîchir la mémoire de nos lecteurs :
Décembre : Trois syndromes gripaux malgré (ou à cause de ?) la vaccination contre la grippe A (H1N1), une semaine d'arrêt pour moi pour grosse, grosse fatigue (épuisement général serait plus adapté en fait).
Janvier : poursuite de la fatigue (que j'ai mise sur le compte des vacances de Noël jamais reposantes), dûe en particulier aux déplacements de Gobolof et à ma journée supplémentaire de travail.
Février : un bras cassé pour moi, 6 semaines d'arrêt.
Mars : jambe cassée pour BBK, une semaine de congé supplémentaire à la fin de mon arrêt maladie pour pouvoir m'occuper d'elle parce que l'école refusait de la prendre en charge alors qu'il n'y avait aucune raison valable à ce refus.
Mai : opération (prévue dès le premier février) d'un kyste ovarien, et 4 semaines d'arrêt maladie en comptant l'hospitalisation, soit 11 semaines d'arrêt en 6 mois de travail à 70%. Qui dit mieux ?

Donc, devant cette avalanche de "tuiles", nous avons décidé de faire cesser tout cela, l'une des solutions consistant à réduire mon temps de travail pour retrouver le rythme que nous avions avant (pas un seul arrêt maladie depuis le changement de rythme après l'hospitalisation de Gobolovitch en juillet 2005, hormis le congé maternité pour BBK en 2006-2007). Et la tranquillité d'esprit et l'équilibre familial qui allaient avec.
Et voilà qu'on s'entend dire "Dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut". Certes. Mais cette personne avec ses solutions toutes faites savait-elle réellement ce que nous voulons ? Ce qui lui posait question (et qu'elle ne comprend sans doute pas), c'est que nous puissions faire passer notre bien-être familial et personnel avant notre train de vie, avant notre rémunération, avant un niveau de vie qu'elle estime être le minimum vital. Il a fallu que je lui dise que justement, nous faisions le choix de diminuer notre train de vie pour pouvoir conserver un bon équilibre de vie... et une certaine tranquillité d'esprit. Mais même en mettant les points sur les "I", je ne suis pas persuadée qu'elle ait vraiment compris de quoi je parlais. Cette même personne parlant un peu plus tard d'une connaissance commune nous disait par ailleurs qu'il fallait choyer cette personne... que c'était bien la moindre des choses si l'on voulait rester dans ses bonnes grâces (en d'autres termes, il s'agit ici de rester en bon termes avec un proche sous peine de voir le pactole financier qui est derrière s'en aller vers d'autres horizons).

J'ai arrêté de discuter à ce moment-là, effarée de ce que je venais d'entendre. Oui, je le reconnais, je suis très, très naïve. Je venais de réaliser à quel point la pseudo-gentillesse peut être calculatrice, à quel point l'accueil peut être surfait. J'estime pouvoir accueillir n'importe qui chez moi, parce que j'ai plaisir à voir ces personnes. J'ai d'ailleurs toujours grand plaisir à ouvrir ma porte, ajouter des chaises et vider mon frigo pour mes hôtes parce que j'ai plaisir à partager un repas avec eux, un moment de discussion, de partage, de rires... Je n'avais pas jusqu'alors réussi à comprendre pourquoi j'étais si mal à l'aise chez ces proches. Je viens brusquement d'en prendre conscience, et ça fait mal.
Qu'est-ce que cela signifie donc ? La question se pose en plusieurs termes : quand nous les recevons chez nous, que cherchent-ils donc à obtenir ? Est-ce de rester en bons termes avec nous parce qu'il y a des intérêts financiers derrière ? Quand ils nous reçoivent chez eux, est-ce pour nous voir ou pour ne pas gâter des relations qui peuvent être intéressantes sur le long terme pour eux ? Et la "poule aux œufs d'or" dont il était question hier soir ? Se rend-elle compte des raisons véritables qui font qu'elle est si choyée chez eux ? Sait-elle à quel point elle peut les enquiquiner à rester tard le soir après le dîner parce qu'elle est seule chez elle et qu'elle préfère leur compagnie à celle de la télé ?
Notre "poule aux œufs d'or", maintenant, me ferait presque pitié. Et ses "amis" me dégoûtent. Carrément. Il y a tout simplement une question d'argent. Et donc les relations sont faussées. C'est-à-dire qu'en fait, ce que nous voulions éviter à tout prix vient de se produire (ou plutôt, je viens d'en prendre conscience).
La question qui se pose maintenant, c'est "comment vais-je donc pouvoir les accueillir chez moi à partir de maintenant ?" Il se trouve que nos enfants et les leurs s'entendent à merveille, et qu'il est hors de question de les priver de ces camarades. Mais comment être enjouée et heureuse de les accueillir sous mon toit et à ma table maintenant que je sais quelles peuvent être les arrières pensées qui guident une partie de leurs actes ?
Je me dis que ce n'est pas chez nous que la question de l'argent se posera, et que ce ne sera pas un mobile pour eux de venir chez nous. Puisque nous n'avons pas d'argent. Mais alors, est-ce à dire qu'ils ne viendront plus et que nos enfants seront privés de leurs camarades de jeux ?

Chers lecteurs, n'allez pas croire que je suis triste ou amère (enfin, si, peut-être un peu, mais ça va passer, rassurez-vous). Non, je ne suis pas vraiment triste. Juste déçue. J'avais une haute estime de ces personnes, et elles me sont apparues hier soir sans leur masque lisse fait pour tromper les apparences. J'ai donc vu en partie leur vrai visage, et ce n'est pas très beau...

En fait, je crois que je sais ce que je vais faire : continuer à inviter nos amis désargentés, passer du bon temps avec eux, refaire le monde avec l'argent que nous n'avons pas, et rire avec eux de l'absurdité de certaines situations. Finalement, tout cela n'est pas si grave : je viens d'entrer de plein pied dans le monde froid et calculateur des gens riches ou croyant l'être. C'est finalement une bonne chose : moi qui croyais les envier, je me rends compte maintenant qu'ils vivent aux antipodes de ce que je veux pour mes enfants et ma famille. Et cadeau bonus : la vie et ces expériences m'ôtent l'une après l'autre les illusions que j'ai sur les gens. S'il est des relations que nous ne pouvons pas rompre, diplomatiquement parlant, il en est des tas, gratuites celles-là, bien plus plaisantes, qui ne demandent qu'à s'épanouir.

Amis, notre porte vous sera toujours ouverte, et soyez sûrs et certains que jamais nous ne vous demanderons quoi que ce soit en échange !!!

jeudi 11 février 2010

Il y a des jours comme ça...

...où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester au lit !
Aujourd'hui est un de ces jours...
Si je vous dit :
- train à prendre,
- verglas
- trajet à pieds,
- urgences

Quel est le mot qui vient compléter cette jolie liste ???

Vous avez le choix parmi cette nouvelle liste :
- boum
- aîe
- examen
- accident du travail
- platre
- bras cassé

Je ne vous fait pas de dessin : je suis au repos forcé pour 12 jours (c'était bien le moment, tiens !), avec 10 ou 11 jours de plâtre !
Hauts les coeurs : Jean-Luc ne repart "que" le 19 !!

mardi 2 février 2010

Vie quotidienne au Gobolistan

Petite forme en ce moment.
Pas envie d'écrire non plus, ou plutôt si, mais trop de choses à écrire en même temps pour réussir à me concentrer sur une seule à la fois. Je vais repartir dans l'ordre, histoire que les lecteurs de ce blog ne soient pas trop perdus.

Au mois de janvier, nous avons identifié un comportement inquiétant chez Gobolovna. Du coup, grosse, grosse prise de tête. Ca a été difficile, et nous pensions en être sortis... Sauf que je me suis rendu compte hier que ce n'était sans doute pas terminé. Il va donc falloir passer à la vitesse supérieure.
Oui, mais c'est quoi, la vitesse supérieure ?
Ce comportement est-il dû à Noémi elle-même, ou puis-je, par le mien, la rassurer assez pour qu'elle arrête d'elle-même ? Auquel cas, il y a urgence à répondre mes propres questions...

Fin janvier, Jean-Luc est parti à Vannes (une fois de plus), et ouf, il est rentré. Lundi de la semaine dernière. Et il repart vendredi. Ca a été difficile, un peu plus à chaque départ, un peu plus chaque année. Là encore, il faut que j'arrive à accepter ses départs pour que la situation reste vivable pour les enfants et moi quand il n'est pas là... J'ai encore du boulot, quoi.
Hier, j'avais rendez-vous chez mon médecin. Un banal contrôle. Sauf que... Sauf que non. Parce qu'elle a voulu contrôler un peu plus que les autres fois, et elle a trouvé ce qu'elle redoutait de trouver. Bilan : je repasse sur la table d'opération au mois de mai. Rien de bien grave, c'est pris à temps, pas de souci, donc, mais ce n'est pas une partie de plaisir, alors je ne suis pas spécialement enthousiaste de devoir refaire un petit tour à l'hôpital. J'espère juste que cette fois, ce sera moins compliqué que la dernière fois (5 jours au lieu de 3 à l'hôpital, 5 semaines d'arrêt au lieu des 3 prévues... sans compter les douleurs, qui auraient du être moins importantes...).

Bref, hauts les coeurs ! La bonne nouvelle, c'est que je vais avoir un joli cadeau d'anniversaire avec quelques mois d'avance : j'ai enfin pris le temps d'aller chez notre dompteur de lutins informatiques, et il m'a trouvé un ordinateur portable avec exactement ce qu'il me fallait dessus, ni plus, ni moins. Le gros, gros avantage, c'est que je pourrai écrire sans avoir à tout mettre d'abord au brouillon, puis à descendre deux étages avec mes notes (en en ayant oublié une partie au 2e étage), pour le mettre dans l'ordinateur avant impression pour corrections et tout et tout.
Là, je vais avoir simplement besoin de ma petite clé USB que j'aime parce qu'elle est toute mignonne et qu'elle contient pas moins de 4 giga de données (ça fait beaucoup, beaucoup de textes, ça !), et qu'en plus, j'ai eu la très, très bonne idée d'acheter un disque dur externe où je stocke mes données, justement. Et que comme il est externe, le truc encore plus mieux, c'est que je peux le débrancher de l'ordinateur du bas pour récupérer mes données sur le portable, sans me prendre la tête !!!! C'est-y- pas beau, ça ?

Et je ne vous ai pas tout dit, amis lecteurs ! Le must du must :

Je n'aurai plus froid aux pieds ! Si !
Ca vaut au moins un bon verre de crémant Gobolistanais, ça. C'est trop top ! Rendez-vous compte ! Je pourrai même écrire, si je le veux, depuis le canapé du salon ou le fauteuil de la bibliothèque du deuxième étage ! TROP BIEN !
Je récupère notre nouvelle équipe de lutins demain dans l'après-midi. Va falloir les marier avec l'imprimante, mais peut-être pas : la clé, cet outil formidable, permettant aux données de devenir nomades, permettra d'imprimer tout ça sans même avoir besoin de configurer une imprimante ! Moi qui ne suis pas technicienne... C'est que du bonheur !
Bon, donc, dans ce froid et rigoureux hiver (il a encore neigé hier, et ça tombe un peu aujourd'hui, mais faut pas se plaindre, il paraît qu'en cette saison, c'est tout à fait normal !), je vais enfin avoir un peu chaud... Si, c'est vrai !
Allez ! Bonne journée à toi, lecteur, lectrice, n'hésite pas à laisser des petits commentaires : ça fait toujours du bien, surtout quand le moral flanche un peu comme c'est le cas depuis hier.
(ceci est donc un billet "Journal intime", que je n'aime pas trop écrire ici, mais bon, une fois n'est pas coutume ! Promis, le prochain sera plus drôle !)

vendredi 20 novembre 2009

Roman... encore !

Grande nouvelle !

J'ai tout écrit ! Si ! Tout est dans l'ordinateur. Du coup, j'ai commencé à imprimer, pour pouvoir tout relire tranquillement, et là... la tuile !

Panne d'encre.


Si.

Je suis maudite.

 

Faut donc que j'aille à la Fnac pour y trouver une cartouche d'encre. Ou ailleurs. Que je trouve le temps d'y aller.

C'est pas gagné.

lundi 13 juillet 2009

Quelqu'un de bien...

Un billet un peu amer, ce soir. Une fois n'est pas coutume, mais là, c'est grave, alors il faut que j'écrive, sans quoi j'aurai du mal à dormir.

Il y a une petite dizaine d'année, à mon arrivée à Sélestat, j'avais rencontré un séminariste en insertion dans notre paroisse. J'avais beaucoup sympathisé avec lui. Un futur prêtre profond, simple, sincère, ne mâchant pas ses mots, et à qui on pouvait parler en toute confiance.

Il a été ordonné prêtre le 24 juin 2001, et il n'avait pas pu être à notre mariage parce que le 30 juin, il se préparait pour sa première messe dans sa paroisse d'origine, comme le font tous les jeunes prêtres après leur ordination.

Je l'avais revu à diverses reprises, après son passage de deux ans à Mulhouse, puis son installation comme curé dans la vallée de Thann, il y a 6 ans, lors d'ordinations sacerdotales, la dernière en date étant celle de l'an dernier, où le diacre que nous avions à l'époque, Jauffrey, était ordonné prêtre à son tour.

Il y a quelques temps, une amie commune m'avait dit qu'il allait s'éloigner, prendre une année sabbatique, voire quitter le diocèse pour des raisons qu'elle ne connaissait pas. Je lui ai envoyé un message pour avoir des nouvelles, et il m'a confirmé ce que cette amie m'avait dit, sans donner de raisons plus précises...

 

Hier soir, en sortant de la messe, Jean-Luc et moi avons papoté un peu avec notre actuel vicaire, ordonné lui aussi l'an dernier, et avec qui nous nous entendons très bien. Et ce qu'il nous a appris a été très violent, très perturbant, totalement incompréhensible tellement c'est loin de celui qu'on connaît :

Ce prêtre en qui nous avions confiance, qui nous avait bénis la veille de notre mariage, aumônier des scouts, responsable de l'organsation des pélés jeunes à Lourdes, aumônier des équipes Notre-Dame du Haut-Rhin, s'était dénoncé mercredi dernier à la gendarmerie pour viols et agressions sexuels sur deux mineurs, âgés de 14 et 15 ans au moment des faits, en 2004.

Incompréhension. Totale.

Pas lui. C'est impossible.


Et pourtant. Sur Google, j'ai tapé son nom, j'ai trouvé des articles de presse, des vidéos des journaux télévisés locaux, une interview du chanoine de la Cathédrale, un mot de l'Archevêque... Bref, non, ce n'est ni une blague de très mauvais goût, ni un cauchemar, c'est la réalité brutale : non seulement il est homosexuel, mais encore pédophile et violeur. Ca fait beaucoup pour un prêtre que tout le monde appréciait...

 

Et puis, je me suis interrogée. Comment s'en sortent les deux jeunes adultes qui ont été abusés il y a 5 ans ? Quelle est leur vision de l'Eglise, des prêtres, aujourd'hui ? Comment vont-ils se reconstruire après tout ça ?

Et l'Eglise ? Un scandale de plus, un prêtre pédophile de plus... Pour une fois, la hiérarchie n'a pas étouffé l'affaire. Le mal est fait. Mais il semble que là, on ait appris des erreurs passées, et que les choses soient claires. Ce ne sera ni le premier, ni le dernier scandale. Mais c'est un rude coup.

 

Le Diable est bien là.

Il y a un peu plus d'un mois, il nous avait attaqués, Jean-Luc d'abord, à la Pentecôte, et moi, à la Fête-Dieu. Pris pour cible parce que nous mettons Dieu au centre de notre foyer, parce que nous lui avons enfin construit un oratoire et lui avons fait une place au coeur de notre maison. Apparente.

Le conseil de notre vicaire, le dialogue entre nous nous avaient permis de surmonter cette attaque, et nous sommes presque arrivés à la dernière étape de la construction de notre oratoire : le vicaire reviendra bénir cet endroit consacré à Dieu et à la prière à son retour de vacances.

Le Diable s'est attaqué à un jeune prêtre, apprécié de tous.

La tentation était trop forte, il n'a pas su résister à ses pulsions. Qu'est-ce que c'est, sinon les tentations que le Diable met sur nos routes pour nous détourner du Bien, de Dieu ?

J'ai l'impression d'être en guerre, parfois. Et cette histoire dramatique me remet une fois de plus les points sur les "i" : rien n'est jamais acquis. Pour personne. Il nous faut être vigilants au quotidien si nous ne voulons pas chuter nous aussi.

 

Il nous reste à prier pour les jeunes qui ont été abusés, pour leurs familles, pour ce prêtre aussi, puisque la justice est saisie et qu'il est en prison, les choses doivent maintenant suivre leur cours, et ce n'est certainement pas à nous de juger. En revanche, il ne faudrait pas qu'il mette fin à ses jours... Là, le Diable aurait réellement gagné... Il est "surveillé" : l'aumônier passe le voir deux fois par jour pour éviter qu'il ne lui arrive malheur.

 

Et puis voilà, ce soir, Rébecca s'est échappée. Elle s'est relevée pour la dixième fois. Et elle est sortie pour la dixième fois pour faire du vélo. Et pour la dixième fois, je lui ai demandé de remonter. Je l'ai entendue, j'ai cru qu'elle était rentrée dans sa chambre. Vers 21h30, Jean-Luc est sorti pour arroser les géraniums, et a vu le portail ouvert, Rébecca dans la cour, et une dame et une jeune fille de l'autre côté du portail. Elles nous ont expliqué qu'elles avaient trouvé Rébecca devant chez elles, de l'autre côté du pâté de maison, et qu'elles étaient parties à la recherche des parents. Heureusement que Rébecca a reconnu la rue, qu'elle leur a indiqué le chemin...

 

Il y a des gens en qui on a confiance, et qui nous trahissent, qui trahissent cette confiance qu'on avait placée en eux.

Il y a des gens bien, des personnes qui nous sont inconnues, et en qui on peut avoir confiance.

La vie vient de me remettre en mémoire quelque chose que je m'efforce de comprendre et de retenir depuis de longs mois maintenant : 

Nous ne devons jamais nous arrêter au premier abord, jamais juger quelqu'un sur les apparences, sur les impressions ou le ressenti, on peut être surpris, voire très surpris, et continuer à en apprendre encore, même quand on croit connaitre quelqu'un.

 

Ce soir, dans ma prière, je demanderai au Seigneur d'aider ce prêtre, sa famille, et les jeunes victimes et leurs familles. Je prierai aussi pour notre église diocésaine, et pour la paroisse de ce prêtre, pour les fidèles qui avaient placé toute leur confiance en lui, qui lui avaient confié leurs enfants, et qui doivent se sentir trahis aujourd'hui, pour qu'ils ne confondent pas l'homme et la fonction, l'Eglise et les hommes, et qu'ils ne se détournent pas de Dieu, de leur foi, aussi difficile que cela puisse être.

Dans ma prière, je demanderai aussi à Dieu de bénir cette dame qui nous a ramené notre petite fille, cette dame dont je  ne connais même pas le nom.

 

 
 

vendredi 13 mars 2009

Il n'y a que les imbéciles qui...


J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce billet.

Parce que, voyez-vous, j’ai ma fierté. Et ma fierté me disait que je ne devais pas renier ce que j’avais dit depuis si longtemps.

Mais d’un autre côté, les choses changent, les personnes aussi, et moi en particulier.

Figurez-vous que depuis un mois, il m’arrive des choses étranges quand je suis dans ma buanderie.

 

Je repasse le linge.

 

Ceux qui ne me connaissent pas bien vont se demander pourquoi je parle de « choses étranges », puisque repasser le linge fait partie des tâches ménagères habituelles de toute femme qui se respecte.

Ceux qui me connaissent savent que les mots « Amélie » et « repassage » n’ont jamais été dits ensemble, dans la même phrase (ou en tout cas pas sous la forme affirmative), et même que c’est une activité qui était bannie de la maison depuis fort longtemps, c’est-à-dire à quelques exceptions près depuis que je suis « autonome », et plus exactement depuis que je ne vis plus sous le toit de mes parents.

 

Alors certes, j’ai toujours eu un fer à repasser. Histoire de me donner bonne conscience, et de parer au plus pressé en cas de nécessité (mariage ou rideaux à faire, par exemple) (vous voyez tout de suite où je veux en venir, là, à savoir que d’une part, on ne va pas à un mariage tous les jours, et d’autre part, on ne fait pas des rideaux tous les jours, parce que bien entendu, quand je parle de rideaux, je parle du moment où j’ai confectionné mes rideaux, pas de les avoir repassés après les avoir lavés…).

Depuis mon mariage, j’ai même à ma disposition une super centrale vapeur qui permet d’abattre pas mal de boulot en un minimum de temps (pour ceux qui connaissent, c’est le même rapport entre le fer à repasser classique et la centrale vapeur qu’entre le désintégrateur « classique » et le « modèle familial » de Pol dans « Le Trio de l’Etrange »). (pour ceux qui ne connaissent pas, qui ne voient pas du tout de quoi je parle, c’est par ici que ça se passe).

 

Seulement, après notre mariage, il y a eu le fait que la centrale vapeur n’avait pas été accompagnée de la table à repasser. Donc, pas de repassage.

Puis, nous avons acheté une table à repasser. Histoire que l’argument précédent ne soit plus une excuse valable.

Donc, nous avons acheté une table. Seulement, repasser dans le bazar permanent qu’était devenu notre appartement avec les cadeaux de mariage qu’on ne savait plus où mettre, faute de meubles pour les ranger, ce n’était guère évident. Du coup, la table est restée dans un coin, sagement pliée, en attendant des jours meilleurs.

Puis, nous avons déménagé, et là, de la place, il y en avait. J’ai donc installé la table dans la pièce qui faisait office de buanderie ainsi que la centrale vapeur, prête à fonctionner.

Seulement voilà, j’ai très vite été enceinte, et incapable de faire quoi que ce soit pendant ma grossesse. Exit le repassage donc, puisque j’avais ordre de dormir.

A la naissance de Noémie, j’étais « un peu » paumée (pour ne pas dire totalement larguée, ce qui serait plus juste, en fait), et quand j’en ai fait part à la sage-femme à l’hôpital, celle-ci m’a dit que dans un premier temps, je devais me concentrer sur l’essentiel : le bébé. Et donc laisser tomber le repassage.

Je ne repassais déjà plus depuis de longs mois, mais cette « autorisation » venue de celles qui « savent » m’a littéralement déculpabilisée, et j’ai totalement banni le repassage de ma vie quotidienne.

 

Alors bien sûr, le repassage revenait régulièrement sur le tapis, notamment lors des conversations avec ma maman. Ces conversations se transformaient d’ailleurs régulièrement en conflits, puisque ma maman ne peut envisager qu’on ne repasse pas le linge.

Pourtant, c’est très simple de ne pas repasser le linge, et je vous assure qu’il y a des manières multiples de s’en passer. En voici quelques-unes :

 

1-     Acheter du linge qui se froisse peu, ou qui se défroisse très vite, ou mieux, des textiles « froissés » au départ.

2-     Ne pas utiliser de sèche-linge (dont les vêtements ressortent froissés) et bien étendre le linge pour ne pas avoir besoin de le repasser.

3-     Prendre le temps, après séchage, de bien plier le linge. Du coup, on y passe autant de temps que si on le repassait, sans se prendre la tête avec le repassage.

4-     Empiler correctement les t-shirts et pantalons, de manière à tasser le linge avant de le ranger dans l’armoire. De fait, il se repasse tout seul.

 

Ma maman a des tas d’arguments « pour » le repassage, dont le plus important (puisqu’il revient régulièrement) semble être celui-ci :

« Repasser fait du bien au linge ».

 

J’avoue que j’ai toujours été très dubitative concernant cet argument-là. Alors soit je suis débile et je n'ai rien compris à ce qu'elle veut dire par là, soit... je ne comprends pas ce qu'elle veut dire par là.

Parce que pour moi, le linge est un objet inanimé. De fait, un objet ne peut ressentir aucune émotion, aucun bien-être ou mal-être, et donc, en gros, il s’en fiche pas mal d’être repassé ou pas.

 

Il y aurait des tas d’autres arguments plus pertinents à mon sens, à faire valoir :

-         Pour les tout-petits, la chaleur du fer « tue » les microbes et autres bactéries, le linge est donc plus « sain » quand il est repassé.

-         Le linge repassé se range plus facilement dans une armoire que s’il n’est pas repassé.

-         Porter des vêtements repassés est plus beau que des vêtements froissés.

-         Etc.

 

Bref, cet argument du « bien-être » du linge ne m’ayant jamais convaincue, je l’ai pris comme « excuse » et raison pour ne pas repasser. D’autant plus que j’avais d’autres raisons plus importantes et bien plus pratiques : la table à repasser s’est retrouvée dans la buanderie à notre arrivée au Gobolistan. Mais jusqu’à l’hiver 2008-2009, elle a servi à stocker alternativement du matériel, des vêtements, les dons de jouets, de chaussures et de vêtements dont nous étions l’objet, des boîtes en fer pour les bredalas et autres choses tout aussi essentielles dans notre vie.

Cet hiver, donc, nous avons décidé de dégager toute la buanderie afin de lui rendre sa fonction première, à savoir être une buanderie plutôt qu’un vaste placard à n’importe quoi, et surtout à bazar sans nom. Dont acte : depuis le début de l’hiver, plus rien ne vient encombrer la table à repasser, ni dessus, ni dessous.

Oui mais voilà, deuxième problème épineux : pour repasser, il faut un fer à repasser. Et pour qu’il fonctionne, celui-ci doit être branché. Donc, il faut une prise de courant. Alors certes, il y en a une, mais elle supporte déjà la chaudière, le congélateur et la lumière extérieure avec détecteur de mouvement. Y ajouter un fer à repasser est possible avec une prise multiple, mais pas vraiment pratique, dans la mesure où ça oblige à déplacer la table et la centrale vapeur, et à passer par-dessus le congélateur et à brancher ou tenter de brancher la centrale vapeur sur la prise multiple… Chose qui peut prendre plus ou moins de temps selon l’humeur de la prise multiple.

 

Donc, me direz-vous, qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête si dure de Gobol pour que soudainement, elle se mette en tête de repasser, alors que Amélie et repassage sont parfaitement antinomiques au naturel ?

 

C’est que, voyez-vous, j’ai eu au début du mois de novembre 2008 une discussion avec la maîtresse de Noémie. Et celle-ci me disait que Noémie avait de gros problèmes de comportement à l’école. A ma question quant à la cause de ces problèmes, elle n’a pas su répondre avec précision, si ce n’est que ma Noémie semblait être en décalage avec ses petites camarades, qui la rejetaient du groupe, pour des raisons visiblement totalement futiles de mon point de vue. Et de préciser :

« Vous voyez, Madame Platz, Noémie a des vêtements disons… de deuxième main (sous entendu : « c’est de la récup, et ça se voit, ils ne sont plus à la mode »), et elle semble parfois (un peu gênée)… négligée »

(et vlan, prends-toi ça dans la figure, Amélie, et mets-le dans ta poche avec un gros paquet de mouchoirs par-dessus).

Donc, j’ai posé des questions : qu’est-ce qu’elle entendait par là ? Et comment pouvais-je faire selon elle pour acheter des vêtements neufs à une gamine qui passe son temps à les abîmer, d’une part, et d’autre part, sans avoir le moindre argent disponible pour ça, ou très peu ? (avec accessoirement deux autres enfants à habiller, je ne vous explique pas le problème…).

Bref, elle m’a dit que les enfants de cet âge ont des codes vestimentaires, et que Noémie est hors de ces codes. L’y faire entrer permettrait peut-être de la faire accepter dans le groupe.

(et voilà à quoi conduit la psychologie de comptoir mal comprise par quelqu’un qui semble tout vouloir savoir…).

Sans parler du fait, bien entendu, que céder aux sirènes de la mode est pour nous contraire à ce que nous tentons de donner comme valeurs à nos enfants, à savoir qu’on ne juge pas les gens sur leur apparence, et que ce n’est pas parce qu’une telle n’a pas de t-shirt « Dora » ou « Charlotte aux Fraises » qu’elle n’est pas intéressante et qu’il faut la laisser de côté. Si j’ai bien compris la leçon, c’est du coup Noémie elle-même qui s’est vue mettre de côté, exactement pour cette raison… faut qu’on m’explique, là…

Bref, j’ai eu confirmation par le pédopsychiatre qui suit Noémie que cette histoire de vêtements est absurde. Seulement voilà, il s’est trouvé que Noémie a grandi très vite les mois derniers, et qu’en quelques semaines, elle est passée du 6 au 8 ans… sans que nous ayons de quoi fournir dans cette taille. Du coup, au mois de Novembre, j’ai fait les courses avec elle. Elle a donc pu refaire une petite partie de sa garde-robe. Et comme je n’aime pas (mais pas du tout) qu’on me dise que je ne fais pas bien mon boulot, j’ai décidé que je le ferai bien, et que ma fille ne serait pas d’apparence « négligée ».

Comme je ne peux pas acheter des t-shirts, jeans et autres pulls à la mode toutes les semaines, je me suis dit que je pouvais sans doute redonner un peu d’éclat aux t-shirts de Noémie et je me suis souvenue à ce moment-là que j’avais une centrale vapeur, et qu’accessoirement les vêtements de notre Noémie auraient un air plus présentable si je les repassais.

 

Il se trouve que j’ai la confirmation que le repassage ne change rien à la popularité de Noémie en classe. D’une part parce que cela ne fait qu’un mois que je repasse, or, la situation s’est nettement améliorée depuis 2 mois maintenant. Aucun rapport, donc, le repassage étant intervenu après le changement d’attitude des autres enfants.

D’autre part, il se trouve que le seul moment où le linge repassé est repassé quand il est porté, c’est au moment où on le met. Après, dès qu’on s’assoit, à table ou dans une voiture, par exemple, qui plus est quand on s’appelle Noémie Platz, des plis apparaissent, et il faut tout recommencer. Donc, le repassage ne sert strictement à rien, sauf à donner bonne conscience à celles qui y passent des heures entières toutes les semaines…

 

Toujours est-il que j’ai bizarrement décidé de continuer. Alors ne vous en faites pas, gentils lecteurs, je ne suis pas devenue du jour au lendemain une alsacienne pure souche à ce niveau-là (pour donner un exemple de ce que peut penser une alsacienne pure souche du repassage, j’ai eu le témoignage d’une amie récemment, Française de l’Intérieure mais mariée à un alsacien « pur beurre », à qui sa belle-mère alsacienne a dit un jour : « Ne t’en fais pas, en hiver, tu n’es pas obligée de repasser les slips ». Ca ne s’invente pas…).

Non, je ne suis pas devenue maniaque. En revanche, je me suis rangée à l’argument qui dit que du linge repassé se range plus facilement dans une armoire. J’ai pu l’observer, je l’ai donc adopté… pour une partie du linge seulement !

samedi 3 janvier 2009

Moyen-âge...

Bon, alors là, il me faut absolument donner des explications.

 

Tout d'abord, bonne année à tous ! J'espère qu'elle se passera mieux pour vous qu'elle n'a commencé pour nous !

 

Oui, oui, j'explique.

 

Tout a commencé le 15 décembre, quand nous avons (j'ai, plutôt), cédé à la pression de notre fournisseur d'accès internet pour passer du dégroupage partiel au dégroupage total. J'avais dit que je ne voulais pas de ce truc à la maison parce qu'en cas de panne, y'a plus rien : ni internet (on peut vivre sans), ni téléphone (là, c'est plus difficile : on ne fait plus que survivre, et ça inquiète beaucoup de monde inutilement). Bref, après avoir eu la promesse que l'installation ne durerait pas plus de 24 heures, et qu'il était fort probable que nous ne nous en rendions même pas compte, j'ai accepté.

Oui mais voilà.

Le nouveau modem est bien arrivé. Chouette.

J'ai bien branché le modem, et re-chouette, il a fonctionné tout de suite.

J'ai téléphoné pour voir si le téléphone marchait, en même temps que je me connectais à Internet, et re-re-chouette, ça marchait bien ! On était donc le 23 décembre, et tout fonctionnait très bien.

Le 25 décembre, j'ai même pu appeler mon petit frère au Canada ! Et ça a très bien marché !

Oui, mais voilà, le 26 au matin, quand nous sommes descendus, nous avons vu le téléphone portable de Jean-Luc quasi-saturé de messages : apparemment, Vincent, son frère, et mes parents, qui devaient arriver le soir même au Gobolistan, avaient essayé de nous joindre sur le portable. Bizarre, quand on sait que tout le monde a notre numéro fixe et qu'il n'y avait pas de raison qu'ils ne nous appellent pas dessus.

Gobolof a donc appelé Vincent, qui lui a dit qu'il avait appelé plusieurs fois sur le fixe et que personne ne répondait. Même son de cloche chez les parents de Gobol. Etonnée, je prend le téléphone, et appelle le service technique.

"Allo ? Oui, je suis cliente chez vous, et je ne comprends pas, personne n'arrive à nous joindre, alors que nous pouvons appeler !"

"Oui, votre ligne n'est pas totalement activée : elle est activée pour internet (merci, j'avais remarqué), elle est déconnectée pour la télé (normal, on ne peut pas brancher notre télé sur le modem, qui se trouve deux étages au-dessus), et elle est activée partiellement pour la téléphonie : elle est activée en émission, mais pas en réception."

"Hein ???" fait Gobol. "Et ça va durer longtemps ?"

"Entre 7 et 21 jours, madame !"

"QUOI ???????" Rugit Gobol. "7 à 21 jours ? Entre 1 et 3 semaines ? Mais vous vous foutez du monde, là ! On m'avait dit 24 heures ! Sinon, j'aurais jamais accepté !"

"La personne qui vous a dit ça n'est sans doute pas de chez nous, c'est impossible."

(c'est ça, traitez-moi de menteuse, en plus)

"Si, je vous l'assure, j'avais même refusé la première fois parce que l'activation de la ligne devait prendre 72 heures, alors vous pensez que 1 à 3 semaines, j'aurais refusé ! En tout cas, vous avez intérêt à ce que ça se fasse vite, parce que le téléphone qui ne fonctionne qu'à moitié, pendant les fêtes, mais c'est impensable ! Vous me réglez ça vite fait !"

"Oui, madame, je demande l'activation en urgence de votre ligne, le maximum sera fait !"

(ben y'a intérêt !)

 

Fin du premier round.

 

29 décembre, au moment du déjeuner, ma maman était en train de râler parce que le téléphone ne fonctionnait toujours pas. Et zou, tout d'un coup, voilà qu'il se met à sonner ! Ah mais c'est une bonne nouvelle, ça ! Ca veut dire qu'il fonctionne ! Merveilleuse technologie... Finalement, ils ont été un peu plus rapides que prévu... Merci !

 

31 décembre. 11 heures et quelques minutes, ma petite soeur m'appelle de Brest pour me souhaiter une bonne année. On papote un peu... et je raccroche toute contente d'avoir une installation qui fonctionne.

Vers midi, au moment du déjeuner, donc, discussion entre mes parents pour savoir s'ils s'arrêteront chez ma grand-mère à Rouen, au retour, ou pas. Je leur propose de l'appeler pour lui souhaiter un peu en avance la bonne année, et pour savoir si elle sera là le 2. Passant de la parole au geste, me voilà avec le combiné en main, je fais le numéro et... rien. Pas de tonalité. Deuxième tentative, deuxième échec. Troisième tentative, idem. Je me demande si l'un des enfants (je soupçonne BBK) n'a pas joué avec le combiné du 2e étage, et s'il est bien raccroché. Gobolof est déjà parti vérifier, et pour être sûr, il prend le portable et compose notre numéro : ça sonne occupé, mais ça ne sonne pas chez nous, alors que le combiné indique que la ligne est libre.

 

Je prend le téléphone portable de Gobolof et appelle le fournisseur.

"Allo, je vous rappelle parce que tout est planté !"

"Madame, avez-vous débranché et rebranché votre modem ?" (ah tiens non, je suis débile, et le modem est débranché, c'est pour ça qu'il ne fonctionne pas, bien entendu !)

"Oui, tout est bien branché, le voyant "wifi" est allumé, mais on a tout sauf le wifi normalement..."

"Je vais tester votre ligne" (oui, faites-donc ça, et dites-moi pourquoi ça plante comme ça pendant que vous y êtes !)

"Madame, votre ligne est inactive" (non ! sans blague !) "Je vais donc procéder à des tests"

Je vous passe la suite de cette conversation, et j'en arrive directement à la fin :

"Madame, j'ai fait tout ce qui était possible à mon niveau, maintenant, je vais vous poser quelques questions pour pouvoir transmettre votre dossier à un technicien qui fera le nécessaire pour rétablir votre ligne."

La dame me pose donc ses questions, et je pose moi aussi les miennes :

"Vos délais sont de combien de temps ?"

"3 à 7 jours, madame !"

"Hein ??? et pendant une semaine, plus de téléphone ? Mais c'est pas possible, ça ! et on fait quoi, en attendant ?"

"D'ici 48 heures, vous recevrez un SMS vous indiquant que vous pouvez aller chercher une clé 3 G pour vous connecter temporairement à Internet"

"Et pour le téléphone ?"

"Pour le téléphone, je ne peux rien faire !"

(ben ça va rendre Gobolof furieux, ça...)

"Bon, j'attends votre SMS, alors..."

 

Fin du 2e round.

 

Vendredi 2 janvier 2009 (Bonne année !) : toujours rien, il est 21h30, et pas de SMS. Pourtant, on a largement dépassé les 48 heures. Je reprend donc le téléphone portable de Gobolof, et je rappelle le service technique.

"Allo, on en est où de notre ligne téléphonique ?"

"Vous n'avez pas reçu les SMS ?"

"Quels SMS ?"

"On vous a envoyé un SMS hier, pour vous dire que nous prenions en charge votre problème, et un autre aujourd'hui pour vous dire que vous pouviez aller chercher votre clé 3 G."

"Ben non, pas de SMS. J'ai regardé toute la journée, rien. Alors on fait quoi ?"

et subitement, j'ai entendu trois "bip", et la ligne a été coupée.

 

Je rappelle. Et tombe sur quelqu'un d'autre, bien sûr.

"Allo, vous pouvez me rappeler ? Je suis en train d'épuiser la carte de mon mari, et tout ça pour rien."

"Madame, je ne peux pas vous rappeler car c'est bientôt le schift, rappelez demain, je pourrai vous rappeler."

"Quoi ??? C'est quoi cette histoire ?"

"Le Schift est dans 1/4 d'heure, je ne peux donc pas vous rappeler"

"Vous ne pouvez pas me rappeler ce soir, mais demain vous pourrez ? Vous vous fichez de moi, ou quoi ?"

"Non, le Schift est dans un quart d'heure, et c'est impossible"

"Bon sang, c'est quoi, ce Schift ?"

"Ben c'est le Schift, c'est dans un quart d'heure, et..."

"Bon laissez tomber, je perds mon temps. J'avais un certain Ali au téléphone, et la ligne a coupé. Vous pouvez me dire ce qui se passe ?"

"J'en sais rien, c'est quoi votre problème ?" (bon sang, c'est décidément pas une lumière, celle-là)

"Mon problème, c'est que rien ne marche : pas de téléphone, pas d'internet, on est au Moyen-Age ici, et c'est à cause de vous, on était très bien au dégroupage partiel, on m'avait dit 24 heures, et ça fait 10 jours maintenant que ça plante, alors qu'est-ce qui se passe, et quand la ligne sera-t-elle rétablie ?"

"Entre 3 et 7 jours madame !"

"Oui, je sais, on me l'a déjà dit. Vous avez jusqu'à lundi matin. Parce que le téléphone, on en a besoin, et mon mari en particulier, pour son travail. S'il ne peut pas appeler ses clients, on ne pourra rien payer du tout, parce qu'il ne pourra pas travailler. Alors si la ligne n'est pas rétablie lundi, je vais chez France Télécom, et je retourne chez eux dans la journée. Vous n'entendrez plus parler de nous. Suis-je claire ?"

"Oui madame, je fais passer votre dossier en priorité, mais ça prendra entre 3 et 7 jours."

"Non madame, demain, je vais chercher ma clé 3 G, et vous avez 2 jours pour rétablir la ligne, débrouillez-vous. Je ne rappellerai pas, j'en ai marre. Au revoir madame."

 

Fin du 3e round.

 

Samedi 3 janvier, ce matin, donc. Je pars à pieds au centre-ville dans le but premier d'aller chercher cette clé, mais mandatée par Gobolof pour aller du même coup rapporter le stock de médicaments en trop, et chargée d'un certain nombre d'enveloppes contenant nos voeux pour 2009. Je pars donc du Gobolistan, direction le centre-ville, chargée de tout plein de choses. Je passe devant la boutique, mais je décide d'aller d'abord à la pharmacie déposer mon stock. La poste est sur le chemin, je fais donc une halte là-bas, après la pharmacie, et j'y poste mes courriers. J'y croise Charlotte, et on papote, et me voilà partie dans le sens opposé, direction le Neja Waj, où se trouve en théorie l'agence France Télécom. Pas grave, j'ai le temps, j'y vais d'abord, et j'irai au retour à la boutique. Sur le chemin, je me rends compte que l'agence a déménagé, et qu'elle est au centre, près de la boutique en question. Je passe au marché (sur la place devant l'ancienne agence), et j'y achète clémentines et autres fruits qui manquent au Gobolistan. Je repars vers la nouvelle agence France Télécom, je la trouve, y entre et là, pas de bol, je mets un certain temps à comprendre que c'est comme chez le boucher : il faut prendre un ticket ! J'ai donc poireauté pendant quelques minutes, quand je me rends compte qu'il faut prendre son tour. Je vais donc m'inscrire, et quelques minutes plus tard, j'entend une des vendeuses qui dit à un client qu'elle va partir parce qu'il est presque midi. Je me fais confirmer l'heure par le responsable de l'agence, et me barre vite fait, parce que la boutique va fermer ! Je cours jusque là-bas, pour trouver portes closes, alors que les cloches sonnent tout juste midi. La poisse soit avec moi !

 

Bref, je ne veux pas avoir attendu pour rien, retour donc à l'agence France Télécom. Je me réinscris, et demande au monsieur s'il y en a pour longtemps.

"Ben elles sont deux, alors si c'est pour les mobiles, ce sera rapide, si c'est pour Internet, ce sera plus long, parce qu'elles inscrivent des clients, et qu'il y a 5 personnes devant vous."

"C'est impossible d'avoir simplement des infos de bases ?"

"Dites toujours, je peux peut-être vous renseigner ?"

"Je veux juste connaître vos tarifs pour Internet et téléphonie illimitée."

"Vous habitez où ?"

"A Sélestat" (je n'allais pas lui parler du Gobolistan, c'est un petit état bien trop confidentiel !)

"Ben ici, vous pouvez bénéficier d'une offre internet + téléphonie + télévision pour 42,90 € par mois avec une ligne et si vous souhaitez garder votre ligne, vous rajoutez 6€, et vous avez deux lignes de téléphone, vous gardez votre numéro actuel."

(bon, ça fait quand même 20 € de plus qu'actuellement, mais si ça marche...)

Allez zou, il est l'heure d'y aller ! Pour la clé : "I'll be back", comme dirait l'autre.

 

Fin du 4e round.

 

14 heures, ce même jour : Gobolof a du travail à Bergheim, je vais donc m'occuper des devoirs de Noémie, et j'irai chercher la clé à son retour.

16 heures, il est là, je peux donc partir. Au moment de partir, je me rends compte que mon sac à main est vide, et que je n'ai plus mon portefeuille. L'énervement monte chez Jean-Luc, on "sonde" les enfants pour savoir si par hasard, l'un d'entre eux n'aurait pas joué avec, Gobolovitch accuse BBK parce qu'il a peur d'être grondé, il faut donc lui expliquer que je ne vais gronder personne, je cherche juste à savoir où est mon portefeuille... Rien.

Je pars quand même, en me disant que je l'ai peut-être laissé chez France Télécom... Mais d'abord, passer à la boutique.

J'arrive à la boutique, et là, je demande ma clé.

"Vous avez le chèque de caution ?"

"Quoi ? Une caution ? Ah non, je ne vous laisserai pas de caution, pour deux raisons : la première c'est que j'en ai marre, rien ne marche, et c'est pas de ma faute, la deuxième, c'est que je n'ai rien reçu me disant que je devais laisser une caution."

"Vous n'avez pas lu le SMS ?"

"Non, je n'ai pas reçu le SMS. Je ne suis donc pas au courant, je viens juste chercher ma clé. De toute façon, je n'ai pas mon carnet de chèques sur moi, et j'ai perdu mon portefeuille, je n'ai aucun moyen de vous verser une quelconque caution. Je vous signerai tous les papiers que vous voulez, mais pas de caution."

5 minutes plus tard, je sortais avec ma clé.

Retour chez France Télécom... Rien.

Retour à la maison : Rien.

J'appelle le maraîcher : rien non plus.

J'appelle la banque, parce que maintenant, faut faire opposition, en espérant que personne n'aura pompé sur le compte bancaire...

Je branche la clé, et ô miracle ! Ca marche...

Donc, je peux écrire.

Donc, je peux vous expliquer ce qui se passe.

Donc, vous pouvez constater comme moi qu'il y a des jours où on devrait rester au lit.

 

Demain étant un autre jour, j'espère qu'il sera meilleur, et que je retrouverai mon portefeuille. Parce que mine de rien, dedans, il y a les timbres que j'ai achetés ce matin, ma carte d'identité et celle de Gobolovna, ma carte Famille nombreuse et celle de Gobolovna, mon permis de conduire, ma carte de groupe sanguin (j'ai un groupe sanguin rare, eh oui ! un bonheur n'arrive jamais seul, n'est-ce pas !), un peu d'argent, des cartes de réduction... Si je dois aller à la police pour déclarer la perte et faire refaire tous mes papiers, on n'est pas sortis de l'auberge...

 

Bref, à tous, je vous souhaite donc une bonne année, exempte de tous ces petits tracas quotidiens, qui enquiquinent sérieusement et empoisonnent la vie quand même.

 

Je vous souhaite plein de bonnes choses, et espère vous revoir bientôt, à défaut de pouvoir vous parler par MSN, ou par mail, ou par téléphone, puisque visiblement, on n'est pas encore sortis du Moyen-Age, ici !

 

BONNE ANNEE !

 

 

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Information de dernière minute !

 

Le portefeuille a été retrouvé... Dans la chambre de Nathanaël ! Ouf ! Je n'ai plus de carte bancaire, mais j'ai tous mes papiers !