samedi 9 février 2013
Vous avez dit... Egalité ?
vendredi 7 septembre 2012
Oh purée !!
jeudi 3 novembre 2011
Novembre, petite forme...
Donc voici l'ouvrage en question :
mercredi 1 juin 2011
Chambardements
samedi 5 février 2011
Quelques nouvelles...
dimanche 30 janvier 2011
Goldman
samedi 4 décembre 2010
Quand la Fnac... se rattrape !
Et ce soir, en rentrant de Bergheim où nous sommes allés fêter la Saint Nicolas, j'ai ouvert la boîte aux lettres, et j'y ai trouvé... ceci :
Et vous savez quoi ? Eh bien... il est en parfait état ! Ouf ! Parce que jusqu'à ce que je l'ouvre, j'ai eu peur qu'il soit abimé lui aussi... En tout cas, un moitié des problèmes est réglé. Reste... la Servante de Lucifer !
lundi 29 novembre 2010
Quand la Fnac se trompe...
Mais il semble qu'ils aient plus que des problèmes d'approvisionnement. A mon avis, ils ont aussi un problème de bon sens...
Parce que dans cette même commande du 14 octobre, il y avait aussi "La Servante de Lucifer, esquisses d'une oeuvre", le tome 25 de la série Yoko Tsuno, en grand format.
Il se trouve que cette bd est sortie le 26 novembre, 15 jours après la date prévue initialement (merci les grèves en France !). Je l'attends donc avec impatience depuis un moment déjà, et quand j'ai reçu le mail de la Fnac me disant qu'il était expédié, je me suis fait une joie... fausse. Eh oui.
Parce que la bd est bien arrivée. Sauf que la Fnac, ou plutôt les préparateurs de commandes, ne savent sans doute pas lire, puisqu'ils m'ont envoyé l'album classique (format plus petit, papier plus fin, absence du cahier de croquis et des textes qui l'accompagnent, et surtout, prix trois fois plus petit que l'album grand format).
L'album classique m'irait aussi, s'ils n'avaient pas prélevé au passage le prix du grand format sur ma carte bancaire. Donc, je suis furieuse.
Deux livres commandés, deux erreurs grossières ! J'ai déjà envoyé, bien sûr, un mail de contestation. Je pense que c'est une des dernières fois que je commande chez eux, moi ! Parce que faut pas pousser non plus, hein !
lundi 8 novembre 2010
Administration toujours, mais pas en France !
Eh ben vous ne devinerez jamais : là-bas, ils ont une administration encore plus forte qu'en France (oui, nous avons trouvé nos maîtres, c'était pourtant pas gagné d'avance).
D'abord, ils doivent remplir des tas de déclarations qui servent juste à justifier qu'ils travaillent, mais qui servent aussi à dire qu'ils ne gagnent rien et travaillent donc pour des prunes.
Ensuite, et ça, c'est un héritage de la période soviétique, la propriété privée étant interdite, si l'agriculteur veut s'acheter un tournevis ou un marteau, il doit aller voir en magasin ce qu'il veut, commander l'article même s'il est en rayon, aller à la banque et demander une autorisation de virement d'argent depuis son compte. Au bout de deux jours environ, il peut aller chercher son marteau ou son tournevis, une fois qu'il a eu confirmation que le magasin a été payé par la banque.
Moi, je dis que les Ukrainiens post-soviétiques ont appris à appliquer les devises Shadok avec un zèle particulièrement redoutable et efficace. Bien entendu, comme ça, tout le monde a un emploi : l'administration doit avoir besoin d'énormément de monde pour lire les déclarations inutiles que tout le monde doit envoyer, et les banquiers doivent disposer de beaucoup de personnel pour répondre à la demande d'achat de matériel de tout un chacun ! C'est beau !!!!
vendredi 5 novembre 2010
La guerre avec l'administration a re-commencé !
Dernier épisode en date : mercredi dernier. Nous sommes en pleine guerre de tranchées avec la Sécurité sociale pour mon dossier d'accident du travail (vous vous souvenez, le bras cassé du mois de février ?).
Petit récapitulatif des épisodes précédents :
- 11 février, je suis donc tombée à environ 50 m de chez moi, à cause du verglas, sur le chemin qui me conduisait à la gare. Dans la foulée, Jean-Luc m'a conduite à l'hôpital, j'ai été plâtrée, puis je suis rentrée en taxi à la maison, et j'ai prévenu mon employeur que je ne venais pas ce jour-là pour cause de chute, de bras cassé, en précisant qu'il s'agissait d'un accident du travail. J'ai également rempli tous les papiers qu'il fallait, et ai tout envoyé à la Sécurité sociale, agence de Sélestat.
- 25 février, j'appelle ma directrice au téléphone pour lui dire que mon arrêt de travail est prolongé de deux semaines, et à cette occasion, elle comprend durant la discussion que c'est un accident du travail. Héberluée, je lui dis que je l'avais dit à la secrétaire qui avait pris mon appel, et la directrice me rappelle que mon accident a eu lieu pendant les vacances de février, que le comptable et la secrétaire qui s'occupent de ces papiers d'habitude étaient en congé, et qu'il y a du y avoir maldonne : la déclaration n'a pas été faite. Dans la foulée, la secrétaire me rappelle pour faire la déclaration, qu'elle date donc du 25.
- Au mois de mars, je reçois un courrier de la Sécurité sociale m'informant du refus de prise en charge de mon arrêt comme accident du travail.
J'appelle donc la sécurité sociale pour contester la décision et au moins tenter de savoir pourquoi, et là, j'apprends que mon dossier est rejeté pour défaut d'arrêt initial et retard dans la déclaration. Oui, ça, je le savais bien, j'explique la situation, leur rappelle que la directrice a envoyé un courrier à la sécu pour leur expliquer pourquoi la déclaration n'a été faite que deux semaines après l'accident lui-même, et je leur dis aussi que je n'ai pas le certificat initial puisque je le leur ai déjà envoyé. Ils me répondent que je dois au moins leur envoyer un duplicata du certificat initial.
Donc, rassurée, je demande à mon beau-frère de me faire une copie de ce certificat, et je l'envoie par courrier.
- Au mois d'avril, nouveau courrier de la sécu, m'informant que la copie n'est pas valable, il faut un duplicata, et non pas une photocopie. En d'autres termes, je dois retourner à l'hôpital, avec mon propre exemplaire du certificat initial, et demander au médecin qui a établi ce certificat d'en faire un nouveau, avec la date de l'accident (et non pas la date du jour où il établit ce duplicata). Sauf que je suis retournée à l'hôpital, aux urgences, et que le médecin qui m'avait vue le 11 février n'était bien sûr pas là. Un autre médecin a donc établi le certificat, et j'ai envoyé en recommandé ce papier à la Sécurité sociale, au service contentieux (puisque je conteste la décision), situé à Sélestat (oui, entre temps, la CPAM a été restructurée, et celle de Sélestat a hérité du service contentieux).
Et puis, plus de nouvelles.
Jusqu'à mercredi dernier.
Mercredi, donc, je reçois un coup de téléphone d'un monsieur me disant m'appeler à propos d'un accident du travail. Pensant qu'ils avaient enfin retrouvé mon dossier et décidé d'y donner suite, je me mets à expliquer mon cas au monsieur qui m'appelle. Voici la conversation surréaliste que j'ai eu avec cet aimable agent :
- Bonjour, je vous appelle au sujet de l'accident du travail.
- Oui, très bien !
- Puis-je savoir à quelle heure il a eu lieu exactement, il y a quelque chose qui ne va pas dans la déclaration.
- Ah oui, c'est la date, c'est ça ?
- Non, c'est l'heure. C'est bien 7 heures du matin ?
- Non, plutôt 7h30, le 11.
- Ce n'était pas le 13 ?
- Le 13 ? Non, le 11, le mardi 11 !
- Ah bon ? Sur la déclaration, c'est noté mercredi 13 octobre.
- Octobre ? Non, c'était un mardi, en février !
- Non, la déclaration dit bien le mercredi matin, 13 octobre.
- Ben non, je ne travaille jamais le mercredi : ce n'est donc pas possible ! Et mon accident date du mois de février dernier !
- Vous ne travaillez pas le mercredi ? Non, je vous parle de votre employé !
- Mon employé ? Mais je n'ai pas d'employé !
- Vous n'êtes pas l'entreprise Unetelle (je n'ai pas retenu le nom qu'il m'a donné) ?
- Ah non, je suis Amélie Platz !
- Ah bon, alors je me suis trompé de numéro !
- Ah peut-être, n'empêche que moi, je n'ai toujours aucune nouvelle du contentieux pour la prise en charge de mon accident du travail.
- Du contentieux ?
Voilà le début de notre conversation. Une fois que chacun a compris que nous ne parlions pas du tout de la même chose, l'agent a pris mon numéro de sécurité sociale et a consulté mon dossier :
- Ah oui, effectivement, votre dossier a été rejeté, parce que vous n'avez pas envoyé le certificat initial.
- Vous rigolez ? Je l'ai envoyé deux fois ! Une première fois le jour de l'accident, et vous l'avez perdu, et une deuxième fois au mois de mars, un duplicata, que j'ai envoyé au service contentieux à Sélestat, parce que ma demande avait été refusée.
- Au service contentieux de Sélestat ? Ah mais non, c'est à Haguenau ! Le service contentieux a déménagé en mars-avril !
- Eh dites ! Il va peut-être falloir que vous arrêtiez de perdre les papiers qu'on vous envoie, là ! Parce que je ne vais pas pouvoir retourner indéfiniment à l'hôpital pour leur demander des duplicatas, ils ont autre chose à faire, et moi aussi !
- Vous savez, je ne m'occupe pas des dossiers du mois de février, uniquement ceux du mois d'octobre...
- Et pour mon dossier, alors, je fais quoi ?
- Je vais reprendre votre numéro de téléphone, et un agent vous rappellera dès demain matin !
- Ah non, demain, je travaille !
- Quand êtes-vous disponible ?
- Vendredi, je ne travaille pas.
- Bien, alors on vous appelle vendredi.
Fin de la discussion. Vendredi, c'était aujourd'hui. J'ai donc passé la plus grande partie de la journée à la maison (sauf entre 8h et 9h, le temps d'emmener les enfants à l'école et de faire les courses, mais j'ai vérifié, il n'y a pas eu d'appel pendant ce temps-là, c'est sans doute trop tôt pour l'administration, 9 heures du matin), en attendant ce coup de fil, qui, ô surprise, n'a jamais été passé.
Au mieux, maintenant, ils rappelleront lundi. Coup de bol, je suis en vacances toute la semaine...
Un jour, peut-être, mon dossier sera complet... quand la sécurité sociale aura retrouvé tous les papiers égarés entre Strasbourg où se trouve le siège, Sélestat où se trouvait la CPAM et où j'ai envoyé les papiers en février et en mars et Haguenau, où le service contentieux a déménagé. Et encore, j'ai du bol, ça reste dans le Bas-Rhin. Ils n'en sont pas encore à la régionalisation, mais juste à la départementalisation. Ca laisse de l'espoir, non ?
En attendant, avant la restructuration, il n'y avait qu'un seul endroit où on devait envoyer les papiers. Et du coup, c'était très simple pour les assurés sociaux. Ca l'est beaucoup moins maintenant... Et là où je n'ai pas eu de bol, c'est que j'ai envoyé mon dossier au moment précis où l'agence de Sélestat a changé d'attributions... Si ça se trouve, ce fameux certificat est bien arrivé à la Sécu, mais pas dans le bon service et il s'est du coup perdu dans les limbes de l'administration...
Je me prépare donc à une nouvelle "guerre des tranchées", après la CAF, la Sécu ! Hauts les cœurs, je vais avoir le temps de passer du temps au téléphone... Vivent les vacances !
lundi 1 novembre 2010
Vous avez dit... Halloween ?
"Vous avez des bonbons ???" (texto, je précise).
La première fois, j'ai poliment répondu :
"Non !"
La deuxième fois, un peu plus énervée :
"Non !!"
La troisième fois, j'ai ouvert la fenêtre, et je leur ai dit que "Non, je n'ai pas de bonbons, et de toute façon, je ne fête jamais cette fête débile, et je ne veux plus qu'on sonne chez moi, et vous pouvez prévenir les autres !"
Parce que voilà : les jeunes du quartier qui viennent sonner à ma porte ne savent visiblement pas ce qu'est Halloween. Ici, point de déguisements, de "Des bonbons ou des farces" (en VF, faut pas non plus trop en demander aux ados alsaciens d'origine Turque du quartier), et visiblement, ils ne connaissent même pas la politesse la plus élémentaire ("Pardon de vous déranger", "s'il vous plaît ?" "Merci", "bonsoir"...).
Bref, j'ai donc expliqué à mes enfants d'où vient Halloween, pourquoi cette histoire de monstres, fantômes, et autres sorcières, d'où vient la Toussaint (parce que oui, les deux sont liées), etc., etc.
Alors si, j'avais bien des bonbons, mais je ne les ai pas achetés pour nourrir tous les enfants du quartier. Je les ai achetés pour que les monstres, sorcières, zombis et autres fantômes ne me jettent pas de sorts, ne me jouent pas de mauvais tours. Mais bon, bizarrement, je n'en ai croisé aucun dans le quartier, le 31 octobre au soir... pourtant, il y en avait, du monde, dans la rue !
Ceci dit, nous avons passé une belle journée, pour une fois, à la Toussaint, il n'a pas fait un temps de Toussaint ! Pas de pluie, du soleil, des températures plus que décentes... Belle journée, quoi !
vendredi 29 octobre 2010
Capillothérapie
Oui, sous ce terme barbare se cache quelque chose de parfaitement connu depuis des lustres, et qui a plein d'avantages :
- moins cher qu'une analyse
- moins long qu'une thérapie classique
- on se sent très léger après, alors que dans la plupart des thérapies classiques, on repart avec des tas de questions
- le thérapeute est en général très causant
- et nous le valons bien
J'ai nommé : le salon de coiffure, la coiffeuse ou le coiffeur, c'est selon, bref, la coupe de cheveux a désormais toutes mes faveurs, même si le problème c'est le manque de temps pour y aller.
Donc mercredi dernier, j'ai changé de tête (enfin pas trop quand même, les enfants et mon mari m'ont très bien reconnue), et du coup, ça va bien mieux ! Que des avantages : je gagne du temps le matin, je souffre moins en démêlant mes cheveux, je suis plus jolie, mon porte-monnaie a été allégé du même coup (bon ça, c'est un avantage pour la coiffeuse, pas pour moi ni pour mon porte-monnaie, mais on ne peut pas non plus tout avoir, et chaque chose a un prix...).
Ma nouvelle tête ???
Dès que j'ai le temps, je ferai des photos !
mardi 3 août 2010
Petites réflexions du jour
J'ai deux-trois petites choses qui me restent en travers de la gorge aujourd'hui. Oui, je sais, on n'est pas au pays des Bisounours, et donc, j'aurais dû me rendre compte plus tôt que le monde dans lequel on vit est pourri jusqu'à la moëlle. Mais bon, j'ai toujours préféré les lunettes roses aux noires, et toujours tenté de voir le bon et le bien parmi le moche et le mal. Mais il y a des fois où ça fait du bien d'enlever les lunettes roses pour voir le monde en technicolor, c'est-à-dire tel qu'il est réellement.
Donc, imaginez une visite amicale pour célébrer un petit événement chez des proches. La discussion passe du classique badinage au départ à des choses plus personnelles, et dérive vers les conditions de vie, les moyens qu'on a de faire ou de ne pas faire les choses, le rythme de travail et... l'argent. Et là, brusquement, PAF ! Grand coup de poing dans la figure : "Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut !"
Certes. On fait même rarement ce qu'on veut. Qu'est-ce qui avait donc déclenché ce type de réflexion ? Simplement ceci : nous parlions de nos faibles moyens financiers actuels. Rien de dramatique, ce ne sont que des questions d'argent, qui personnellement me font bien moins peur que des questions de santé par exemple (je ne veux pas revivre l'année 2005, pour ceux qui voient ce que je veux dire). Mais c'est vrai que pour lutter contre les accidents, les chutes, les opérations, le stress et les engueulades dans le couple qui vont avec, nous avons décidé d'un commun accord, Gobolof et moi, que je réduise mon activité professionnelle à 50% au lieu des 70% actuels, histoire que Gobolof ait moins de soucis avec les enfants, que je sois plus présente, et accessoirement que nous ayons moins de problèmes du genre de ce qui nous est tombé dessus depuis mon augmentation de temps de travail.
Petit catalogue histoire de rafraîchir la mémoire de nos lecteurs :
Décembre : Trois syndromes gripaux malgré (ou à cause de ?) la vaccination contre la grippe A (H1N1), une semaine d'arrêt pour moi pour grosse, grosse fatigue (épuisement général serait plus adapté en fait).
Janvier : poursuite de la fatigue (que j'ai mise sur le compte des vacances de Noël jamais reposantes), dûe en particulier aux déplacements de Gobolof et à ma journée supplémentaire de travail.
Février : un bras cassé pour moi, 6 semaines d'arrêt.
Mars : jambe cassée pour BBK, une semaine de congé supplémentaire à la fin de mon arrêt maladie pour pouvoir m'occuper d'elle parce que l'école refusait de la prendre en charge alors qu'il n'y avait aucune raison valable à ce refus.
Mai : opération (prévue dès le premier février) d'un kyste ovarien, et 4 semaines d'arrêt maladie en comptant l'hospitalisation, soit 11 semaines d'arrêt en 6 mois de travail à 70%. Qui dit mieux ?
Donc, devant cette avalanche de "tuiles", nous avons décidé de faire cesser tout cela, l'une des solutions consistant à réduire mon temps de travail pour retrouver le rythme que nous avions avant (pas un seul arrêt maladie depuis le changement de rythme après l'hospitalisation de Gobolovitch en juillet 2005, hormis le congé maternité pour BBK en 2006-2007). Et la tranquillité d'esprit et l'équilibre familial qui allaient avec.
Et voilà qu'on s'entend dire "Dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut". Certes. Mais cette personne avec ses solutions toutes faites savait-elle réellement ce que nous voulons ? Ce qui lui posait question (et qu'elle ne comprend sans doute pas), c'est que nous puissions faire passer notre bien-être familial et personnel avant notre train de vie, avant notre rémunération, avant un niveau de vie qu'elle estime être le minimum vital. Il a fallu que je lui dise que justement, nous faisions le choix de diminuer notre train de vie pour pouvoir conserver un bon équilibre de vie... et une certaine tranquillité d'esprit. Mais même en mettant les points sur les "I", je ne suis pas persuadée qu'elle ait vraiment compris de quoi je parlais. Cette même personne parlant un peu plus tard d'une connaissance commune nous disait par ailleurs qu'il fallait choyer cette personne... que c'était bien la moindre des choses si l'on voulait rester dans ses bonnes grâces (en d'autres termes, il s'agit ici de rester en bon termes avec un proche sous peine de voir le pactole financier qui est derrière s'en aller vers d'autres horizons).
J'ai arrêté de discuter à ce moment-là, effarée de ce que je venais d'entendre. Oui, je le reconnais, je suis très, très naïve. Je venais de réaliser à quel point la pseudo-gentillesse peut être calculatrice, à quel point l'accueil peut être surfait. J'estime pouvoir accueillir n'importe qui chez moi, parce que j'ai plaisir à voir ces personnes. J'ai d'ailleurs toujours grand plaisir à ouvrir ma porte, ajouter des chaises et vider mon frigo pour mes hôtes parce que j'ai plaisir à partager un repas avec eux, un moment de discussion, de partage, de rires... Je n'avais pas jusqu'alors réussi à comprendre pourquoi j'étais si mal à l'aise chez ces proches. Je viens brusquement d'en prendre conscience, et ça fait mal.
Qu'est-ce que cela signifie donc ? La question se pose en plusieurs termes : quand nous les recevons chez nous, que cherchent-ils donc à obtenir ? Est-ce de rester en bons termes avec nous parce qu'il y a des intérêts financiers derrière ? Quand ils nous reçoivent chez eux, est-ce pour nous voir ou pour ne pas gâter des relations qui peuvent être intéressantes sur le long terme pour eux ? Et la "poule aux œufs d'or" dont il était question hier soir ? Se rend-elle compte des raisons véritables qui font qu'elle est si choyée chez eux ? Sait-elle à quel point elle peut les enquiquiner à rester tard le soir après le dîner parce qu'elle est seule chez elle et qu'elle préfère leur compagnie à celle de la télé ?
Notre "poule aux œufs d'or", maintenant, me ferait presque pitié. Et ses "amis" me dégoûtent. Carrément. Il y a tout simplement une question d'argent. Et donc les relations sont faussées. C'est-à-dire qu'en fait, ce que nous voulions éviter à tout prix vient de se produire (ou plutôt, je viens d'en prendre conscience).
La question qui se pose maintenant, c'est "comment vais-je donc pouvoir les accueillir chez moi à partir de maintenant ?" Il se trouve que nos enfants et les leurs s'entendent à merveille, et qu'il est hors de question de les priver de ces camarades. Mais comment être enjouée et heureuse de les accueillir sous mon toit et à ma table maintenant que je sais quelles peuvent être les arrières pensées qui guident une partie de leurs actes ?
Je me dis que ce n'est pas chez nous que la question de l'argent se posera, et que ce ne sera pas un mobile pour eux de venir chez nous. Puisque nous n'avons pas d'argent. Mais alors, est-ce à dire qu'ils ne viendront plus et que nos enfants seront privés de leurs camarades de jeux ?
Chers lecteurs, n'allez pas croire que je suis triste ou amère (enfin, si, peut-être un peu, mais ça va passer, rassurez-vous). Non, je ne suis pas vraiment triste. Juste déçue. J'avais une haute estime de ces personnes, et elles me sont apparues hier soir sans leur masque lisse fait pour tromper les apparences. J'ai donc vu en partie leur vrai visage, et ce n'est pas très beau...
En fait, je crois que je sais ce que je vais faire : continuer à inviter nos amis désargentés, passer du bon temps avec eux, refaire le monde avec l'argent que nous n'avons pas, et rire avec eux de l'absurdité de certaines situations. Finalement, tout cela n'est pas si grave : je viens d'entrer de plein pied dans le monde froid et calculateur des gens riches ou croyant l'être. C'est finalement une bonne chose : moi qui croyais les envier, je me rends compte maintenant qu'ils vivent aux antipodes de ce que je veux pour mes enfants et ma famille. Et cadeau bonus : la vie et ces expériences m'ôtent l'une après l'autre les illusions que j'ai sur les gens. S'il est des relations que nous ne pouvons pas rompre, diplomatiquement parlant, il en est des tas, gratuites celles-là, bien plus plaisantes, qui ne demandent qu'à s'épanouir.
Amis, notre porte vous sera toujours ouverte, et soyez sûrs et certains que jamais nous ne vous demanderons quoi que ce soit en échange !!!
jeudi 11 février 2010
Il y a des jours comme ça...
Si je vous dit :
- train à prendre,
mardi 2 février 2010
Vie quotidienne au Gobolistan
vendredi 20 novembre 2009
Roman... encore !
Si.
lundi 13 juillet 2009
Quelqu'un de bien...
Et pourtant. Sur Google, j'ai tapé son nom, j'ai trouvé des articles de presse, des vidéos des journaux télévisés locaux, une interview du chanoine de la Cathédrale, un mot de l'Archevêque... Bref, non, ce n'est ni une blague de très mauvais goût, ni un cauchemar, c'est la réalité brutale : non seulement il est homosexuel, mais encore pédophile et violeur. Ca fait beaucoup pour un prêtre que tout le monde appréciait...
vendredi 13 mars 2009
Il n'y a que les imbéciles qui...
J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce billet.
Parce que, voyez-vous, j’ai ma fierté. Et ma fierté me disait que je ne devais pas renier ce que j’avais dit depuis si longtemps.
Mais d’un autre côté, les choses changent, les personnes aussi, et moi en particulier.
Figurez-vous que depuis un mois, il m’arrive des choses étranges quand je suis dans ma buanderie.
Je repasse le linge.
Ceux qui ne me connaissent pas bien vont se demander pourquoi je parle de « choses étranges », puisque repasser le linge fait partie des tâches ménagères habituelles de toute femme qui se respecte.
Ceux qui me connaissent savent que les mots « Amélie » et « repassage » n’ont jamais été dits ensemble, dans la même phrase (ou en tout cas pas sous la forme affirmative), et même que c’est une activité qui était bannie de la maison depuis fort longtemps, c’est-à-dire à quelques exceptions près depuis que je suis « autonome », et plus exactement depuis que je ne vis plus sous le toit de mes parents.
Alors certes, j’ai toujours eu un fer à repasser. Histoire de me donner bonne conscience, et de parer au plus pressé en cas de nécessité (mariage ou rideaux à faire, par exemple) (vous voyez tout de suite où je veux en venir, là, à savoir que d’une part, on ne va pas à un mariage tous les jours, et d’autre part, on ne fait pas des rideaux tous les jours, parce que bien entendu, quand je parle de rideaux, je parle du moment où j’ai confectionné mes rideaux, pas de les avoir repassés après les avoir lavés…).
Depuis mon mariage, j’ai même à ma disposition une super centrale vapeur qui permet d’abattre pas mal de boulot en un minimum de temps (pour ceux qui connaissent, c’est le même rapport entre le fer à repasser classique et la centrale vapeur qu’entre le désintégrateur « classique » et le « modèle familial » de Pol dans « Le Trio de l’Etrange »). (pour ceux qui ne connaissent pas, qui ne voient pas du tout de quoi je parle, c’est par ici que ça se passe).
Seulement, après notre mariage, il y a eu le fait que la centrale vapeur n’avait pas été accompagnée de la table à repasser. Donc, pas de repassage.
Puis, nous avons acheté une table à repasser. Histoire que l’argument précédent ne soit plus une excuse valable.
Donc, nous avons acheté une table. Seulement, repasser dans le bazar permanent qu’était devenu notre appartement avec les cadeaux de mariage qu’on ne savait plus où mettre, faute de meubles pour les ranger, ce n’était guère évident. Du coup, la table est restée dans un coin, sagement pliée, en attendant des jours meilleurs.
Puis, nous avons déménagé, et là, de la place, il y en avait. J’ai donc installé la table dans la pièce qui faisait office de buanderie ainsi que la centrale vapeur, prête à fonctionner.
Seulement voilà, j’ai très vite été enceinte, et incapable de faire quoi que ce soit pendant ma grossesse. Exit le repassage donc, puisque j’avais ordre de dormir.
A la naissance de Noémie, j’étais « un peu » paumée (pour ne pas dire totalement larguée, ce qui serait plus juste, en fait), et quand j’en ai fait part à la sage-femme à l’hôpital, celle-ci m’a dit que dans un premier temps, je devais me concentrer sur l’essentiel : le bébé. Et donc laisser tomber le repassage.
Je ne repassais déjà plus depuis de longs mois, mais cette « autorisation » venue de celles qui « savent » m’a littéralement déculpabilisée, et j’ai totalement banni le repassage de ma vie quotidienne.
Alors bien sûr, le repassage revenait régulièrement sur le tapis, notamment lors des conversations avec ma maman. Ces conversations se transformaient d’ailleurs régulièrement en conflits, puisque ma maman ne peut envisager qu’on ne repasse pas le linge.
Pourtant, c’est très simple de ne pas repasser le linge, et je vous assure qu’il y a des manières multiples de s’en passer. En voici quelques-unes :
1- Acheter du linge qui se froisse peu, ou qui se défroisse très vite, ou mieux, des textiles « froissés » au départ.
2- Ne pas utiliser de sèche-linge (dont les vêtements ressortent froissés) et bien étendre le linge pour ne pas avoir besoin de le repasser.
3- Prendre le temps, après séchage, de bien plier le linge. Du coup, on y passe autant de temps que si on le repassait, sans se prendre la tête avec le repassage.
4- Empiler correctement les t-shirts et pantalons, de manière à tasser le linge avant de le ranger dans l’armoire. De fait, il se repasse tout seul.
Ma maman a des tas d’arguments « pour » le repassage, dont le plus important (puisqu’il revient régulièrement) semble être celui-ci :
« Repasser fait du bien au linge ».
J’avoue que j’ai toujours été très dubitative concernant cet argument-là. Alors soit je suis débile et je n'ai rien compris à ce qu'elle veut dire par là, soit... je ne comprends pas ce qu'elle veut dire par là.
Parce que pour moi, le linge est un objet inanimé. De fait, un objet ne peut ressentir aucune émotion, aucun bien-être ou mal-être, et donc, en gros, il s’en fiche pas mal d’être repassé ou pas.
Il y aurait des tas d’autres arguments plus pertinents à mon sens, à faire valoir :
- Pour les tout-petits, la chaleur du fer « tue » les microbes et autres bactéries, le linge est donc plus « sain » quand il est repassé.
- Le linge repassé se range plus facilement dans une armoire que s’il n’est pas repassé.
- Porter des vêtements repassés est plus beau que des vêtements froissés.
- Etc.
Bref, cet argument du « bien-être » du linge ne m’ayant jamais convaincue, je l’ai pris comme « excuse » et raison pour ne pas repasser. D’autant plus que j’avais d’autres raisons plus importantes et bien plus pratiques : la table à repasser s’est retrouvée dans la buanderie à notre arrivée au Gobolistan. Mais jusqu’à l’hiver 2008-2009, elle a servi à stocker alternativement du matériel, des vêtements, les dons de jouets, de chaussures et de vêtements dont nous étions l’objet, des boîtes en fer pour les bredalas et autres choses tout aussi essentielles dans notre vie.
Cet hiver, donc, nous avons décidé de dégager toute la buanderie afin de lui rendre sa fonction première, à savoir être une buanderie plutôt qu’un vaste placard à n’importe quoi, et surtout à bazar sans nom. Dont acte : depuis le début de l’hiver, plus rien ne vient encombrer la table à repasser, ni dessus, ni dessous.
Oui mais voilà, deuxième problème épineux : pour repasser, il faut un fer à repasser. Et pour qu’il fonctionne, celui-ci doit être branché. Donc, il faut une prise de courant. Alors certes, il y en a une, mais elle supporte déjà la chaudière, le congélateur et la lumière extérieure avec détecteur de mouvement. Y ajouter un fer à repasser est possible avec une prise multiple, mais pas vraiment pratique, dans la mesure où ça oblige à déplacer la table et la centrale vapeur, et à passer par-dessus le congélateur et à brancher ou tenter de brancher la centrale vapeur sur la prise multiple… Chose qui peut prendre plus ou moins de temps selon l’humeur de la prise multiple.
Donc, me direz-vous, qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête si dure de Gobol pour que soudainement, elle se mette en tête de repasser, alors que Amélie et repassage sont parfaitement antinomiques au naturel ?
C’est que, voyez-vous, j’ai eu au début du mois de novembre 2008 une discussion avec la maîtresse de Noémie. Et celle-ci me disait que Noémie avait de gros problèmes de comportement à l’école. A ma question quant à la cause de ces problèmes, elle n’a pas su répondre avec précision, si ce n’est que ma Noémie semblait être en décalage avec ses petites camarades, qui la rejetaient du groupe, pour des raisons visiblement totalement futiles de mon point de vue. Et de préciser :
« Vous voyez, Madame Platz, Noémie a des vêtements disons… de deuxième main (sous entendu : « c’est de la récup, et ça se voit, ils ne sont plus à la mode »), et elle semble parfois (un peu gênée)… négligée »
(et vlan, prends-toi ça dans la figure, Amélie, et mets-le dans ta poche avec un gros paquet de mouchoirs par-dessus).
Donc, j’ai posé des questions : qu’est-ce qu’elle entendait par là ? Et comment pouvais-je faire selon elle pour acheter des vêtements neufs à une gamine qui passe son temps à les abîmer, d’une part, et d’autre part, sans avoir le moindre argent disponible pour ça, ou très peu ? (avec accessoirement deux autres enfants à habiller, je ne vous explique pas le problème…).
Bref, elle m’a dit que les enfants de cet âge ont des codes vestimentaires, et que Noémie est hors de ces codes. L’y faire entrer permettrait peut-être de la faire accepter dans le groupe.
(et voilà à quoi conduit la psychologie de comptoir mal comprise par quelqu’un qui semble tout vouloir savoir…).
Sans parler du fait, bien entendu, que céder aux sirènes de la mode est pour nous contraire à ce que nous tentons de donner comme valeurs à nos enfants, à savoir qu’on ne juge pas les gens sur leur apparence, et que ce n’est pas parce qu’une telle n’a pas de t-shirt « Dora » ou « Charlotte aux Fraises » qu’elle n’est pas intéressante et qu’il faut la laisser de côté. Si j’ai bien compris la leçon, c’est du coup Noémie elle-même qui s’est vue mettre de côté, exactement pour cette raison… faut qu’on m’explique, là…
Bref, j’ai eu confirmation par le pédopsychiatre qui suit Noémie que cette histoire de vêtements est absurde. Seulement voilà, il s’est trouvé que Noémie a grandi très vite les mois derniers, et qu’en quelques semaines, elle est passée du 6 au 8 ans… sans que nous ayons de quoi fournir dans cette taille. Du coup, au mois de Novembre, j’ai fait les courses avec elle. Elle a donc pu refaire une petite partie de sa garde-robe. Et comme je n’aime pas (mais pas du tout) qu’on me dise que je ne fais pas bien mon boulot, j’ai décidé que je le ferai bien, et que ma fille ne serait pas d’apparence « négligée ».
Comme je ne peux pas acheter des t-shirts, jeans et autres pulls à la mode toutes les semaines, je me suis dit que je pouvais sans doute redonner un peu d’éclat aux t-shirts de Noémie et je me suis souvenue à ce moment-là que j’avais une centrale vapeur, et qu’accessoirement les vêtements de notre Noémie auraient un air plus présentable si je les repassais.
Il se trouve que j’ai la confirmation que le repassage ne change rien à la popularité de Noémie en classe. D’une part parce que cela ne fait qu’un mois que je repasse, or, la situation s’est nettement améliorée depuis 2 mois maintenant. Aucun rapport, donc, le repassage étant intervenu après le changement d’attitude des autres enfants.
D’autre part, il se trouve que le seul moment où le linge repassé est repassé quand il est porté, c’est au moment où on le met. Après, dès qu’on s’assoit, à table ou dans une voiture, par exemple, qui plus est quand on s’appelle Noémie Platz, des plis apparaissent, et il faut tout recommencer. Donc, le repassage ne sert strictement à rien, sauf à donner bonne conscience à celles qui y passent des heures entières toutes les semaines…
Toujours est-il que j’ai bizarrement décidé de continuer. Alors ne vous en faites pas, gentils lecteurs, je ne suis pas devenue du jour au lendemain une alsacienne pure souche à ce niveau-là (pour donner un exemple de ce que peut penser une alsacienne pure souche du repassage, j’ai eu le témoignage d’une amie récemment, Française de l’Intérieure mais mariée à un alsacien « pur beurre », à qui sa belle-mère alsacienne a dit un jour : « Ne t’en fais pas, en hiver, tu n’es pas obligée de repasser les slips ». Ca ne s’invente pas…).
Non, je ne suis pas devenue maniaque. En revanche, je me suis rangée à l’argument qui dit que du linge repassé se range plus facilement dans une armoire. J’ai pu l’observer, je l’ai donc adopté… pour une partie du linge seulement !



