mardi 23 décembre 2008

Problèmes d'éducation


Cela fait quelques temps que je ne décolère plus.

Si, c'est vrai.

 

Le 6 mai 2007 au soir, je savais bien que nous aurions dû décréter ce jour comme "Jour de deuil national".

Personne ne l'a fait, au contraire, certains en ont fait une vraie fête ! Et pourtant, il n'y avait pas de quoi se réjouir.

18 mois plus tard, on en voit les conséquences.

En particulier en matière d'éducation.

Parce que notre gouvernement actuel a décidé de ne pas remplacer un poste sur deux départs en retraite chez les fonctionnaires. Seulement voilà, d'un autre côté, le même gouvernement est bien conscient qu'on manque d'infirmiers, de maisons de retraites, et même de policiers, de CRS, de militaires en tout genre... Et pourtant, tout le monde sait bien que les caisses de l'Etat sont vides, vides, vides.

Donc, il y a là une équation à résoudre : économiser sur le budget de l'Etat tout en augmentant certains personnels, tout en augmentant aussi le budget de l'Armée, mais en baissant les impôts que sont censés payer ceux qui ont de l'argent (parce que ceux qui n'en ont pas ne payent déjà pas d'impôt sur le revenu : on ne peut donc pas diminuer les impôts pour les gens qui n'en payent pas, on va donc les diminuer chez ceux qui en payent, histoire de dire que les impôts ont diminué, puisque c'était une promesse, et chacun sait que les promesses, il faut les tenir. Oh rassurez-vous, les petites gens qui ne payent pas d'impôts contribuent quand même à la santé financière de la société, puisque l'Etat s'est gentiment délesté de ses obligations sociales au profit des départements et que donc, les impôts locaux ont augmenté ! Faut être juste : il faut bien quelqu'un pour payer le RMi !).

 

Bref, donc, l'Etat cherche à faire des économies. Alors oui, une solution consiste à diminuer le budget pour la culture. Ca déjà été fait, et y'a pas de raison d'en rester là, mais il faut des idées neuves, là ! Et quand on augmente le nombre de policiers, il faut bien diminuer le nombre de fonctionnaires dans d'autres corps de la fonction publique d'Etat. Et devinez quel corps de l'Etat est le plus gros pourvoyeur de personnel, qui plus est toujours en grève ? Les enseignants ! Si ! Mais la voilà, la solution ! Vite, un ministre, et une réforme !

Donc, notre gentil Xavier Darcos, qui a quitté depuis longtemps l'école maternelle, a décrété un jour que la maternelle ne servait à rien, puisque les instits, actuellement, sont payés en maternelle pour faire la garderie et changer des couches.

 

Monsieur Darcos, permettez-moi de m'inscrire en faux.

Pour le premier point, d'abord : Je viens de voir les oeuvres de Nathanaël à la fin du premier trimestre de sa deuxième année de maternelle (il a 4 ans depuis le 10 décembre) : Figurez-vous, Monsieur le Ministre, que mon petit garçon de quatre ans sait écrire sont prénom en lettres capitales ! Vous croyez réellement qu'il en serait capable si les instits ne faisaient que de la garderie, et si elles n’étaient là que pour changer des couches ? D’ailleurs, deuxième point, en passant : les enfants ne sont acceptés à l’école maternelle que s’ils sont propres… Donc, en théorie, pas de couches à changer. En réalité, pour nos enfants, les seules fois où il y a eu des changes, ça a été pour cause de chute, en particulier les jours où il pleuvait, et du coup, les vêtements étaient trempés. Pour Nathanaël, nous n’avons eu à déplorer qu’un seul accident lors de la sieste de l’après-midi, l’an dernier, en petite section. Exit donc, l'excuse des couches à changer.

 

Les enfants de maternelle apprennent beaucoup. Alors, bien sûr, à la fin de l’année, ils ne savent pas lire, écrire ou compter (quoique : Nathanaël, comme Noémi au même âge, sait déjà compter, et il sait en plus reconnaître les chiffres jusqu’à 5, puisqu’il nous dit que « Noël, c’est quand il y a le 2 à côté du 4 »).

 

Alors les suppressions de postes ? Elles vont se faire en deux fois au moins :

Dans un premier temps, nous avons entendu parler de la suppression de 3000 postes de RASED (Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté). Bon sang, mais pourquoi donc supprimer des postes destinés à aider les élèves en difficulté alors que justement, tout le monde s’accorde à dire que beaucoup d’élèves ont des problèmes en 6e, ne serait-ce que pour lire, écrire et compter ?

Parce que, voyez-vous, notre ministre a mis en place à la rentrée scolaire un nouveau système, destiné lui aussi à venir en aide aux enfants en difficulté : l’aide personnalisée. Et cette aide personnalisée est faite par les enseignants eux-mêmes, avec les trois heures du samedi matin qu’ils n’ont plus à faire, puisque l’école a été supprimée le samedi matin, pour les enfants de maternelle et de primaire. Bref, nous en sommes à la semaine de 4 jours, mais alors quels jours !

Jugez plutôt :

Un enfant qui n’est pas en difficulté, chez nous, entre à l’école le matin à 8 heures, jusqu’à 11h30. Puis il va déjeuner, et il reprend l’école à 13h30, jusqu’à 16 heures, en primaire (en maternelle, c’est 8h30-11h30 le matin, et 13h20-15h50 l’après-midi). Puis c’est l’heure de rentrer à la maison, puis les devoirs, s’il est en primaire, après le goûter.

Un élève en difficulté va se voir proposer une aide personnalisée (il faut bien justifier la paie des instits, tenus d’assurer les trois heures hebdomadaires libérées par la fin de l’école le samedi). C’est une proposition : les parents sont libres d’accepter ou de refuser. Oui mais voilà, il semblerait qu’en cas de refus, ce soit noté dans le livret scolaire de l'élève en question. En d’autres termes, si c’est vraiment le cas, refuser revient en fait à ce que, si l’enfant ne progresse pas, cela soit la faute des parents… Bref, il vaut mieux adhérer à la mesure, et de toute façon, quel est le parent normalement constitué, qui refuserait de mettre tout en œuvre pour que son enfant apprenne correctement à lire et à écrire, à compter ?

Donc, l’aide personnalisée est proposée. Et organisée. A Sélestat, cela donne ceci :

Le mardi et le jeudi soir, de 16h à 17h, les enfants qui ont été repérés et dont les parents ont accepté se rendent en petits groupes, formés en fonction des types de difficultés rencontrés, dans les salles de classes. En réalité, ça ne commence qu’à 16h15, pour laisser le temps à des enfants qui sont déjà restés assis toute l’après-midi de se défouler 5 minutes et de goûter avant d’attaquer le travail.

Oui, me direz-vous, mais cela ne fait que deux heures ! Ah oui, certes. Mais quand on enlève le ¼ d’heure du goûter, ça ne fait même qu’une heure et demie ! Et l’heure qui manque, alors ? Ben rien. Quand le système a été proposé sous cette forme, l’inspectrice d’académie a accepté, tellement les autres solutions étaient plus compliquées pour tout le monde, ou tout simplement impossibles :

-          faire commencer les journées par ½ heure de soutien de 8 heures à 8h30 ne réglait rien, et pénalisait tout le monde (on commence la journée tôt, en Alsace : beaucoup de parents sont au travail à 8 heures 30, ce qui est impossible pour les parents dont les enfants doivent aller à l’école à 8h30 s’ils n’ont pas besoin de soutien, sauf à organiser une prise en charge de type périscolaire de 8 heures à 8 heures 30, ce que la communauté de commune n’a pas les moyens de faire pour l’instant).

-          placer le soutien à 11 heures 30, jusqu’à midi, tous les jours (ça fait toujours deux heures). Oui, mais là encore, ça ne règle rien, puisque ça décale tout le monde au niveau de la cantine, puisque potentiellement, tous les élèves sont concernés, dans la mesure où il peut y en avoir dans toutes les classes. Cette solution obligerait à faire manger les enfants plus tard, donc à reprendre l’école plus tard, et donc à finir plus tard…

-          Mettre les heures de soutien le mercredi matin. Là, c’est l’inspection d’académie qui a refusé. Motif : cela obligerait à mettre les réunions avec les enseignants le mercredi après-midi, et donc à les faire revenir…

-          Le samedi ? Ben non. Parce que le texte de loi dit très clairement que les heures d’aide personnalisée doivent être placées dans la semaine, le samedi étant interdit (sinon, ça ne sert à rien de l’avoir libéré, remarquez, au passage, la grande logique de la chose), et le mercredi devant être évité.

 

Restait donc le soir, mais pas tous les jours, sinon ça fait des journées trop longues pour les enfants. Parce qu’il y a une autre donnée à prendre en compte : l’aide personnalisée n’est pas faite pour faire les devoirs ! Eh non ! Elle est faite uniquement pour permettre aux enseignants de revenir sur des notions qui n’ont pas été comprises par l’enfant. Les devoirs sont donc à faire après… Je vous laisse imaginer ce que ça implique pour des enfants de 6 ans au CP, qui ont déjà passé 6 heures assis sur une chaise à l’école, puis 1 heure supplémentaire en soutien, et qui, en rentrant, doivent encore se farcir les devoirs. Parce que le problème, c’est que justement, ce sont des enfants en difficulté. Et que donc, les devoirs, c’est tous les jours qu’il faut les faire, et que ça prend plus de temps que pour un enfant qui n’est pas en difficulté.

Ah oui, un détail : Pour l'instant, les retours des instits sont mitigés : pour la plupart d'entre eux, le système est contre-productif... Ca laisse rêveur, non ?

Au mieux, on finira par dégoûter très vite les enfants d'aller à l’école… Au moins comme ça, ils quitteront plus vite le système scolaire, et y'aura moins besoin de profs, puisqu'il y aura moins d'élèves ! (Dites, vous pensez que c'est ça, la vision à long terme du ministre ?)

 

Ah oui, dernière chose : les enfants de maternelle sont concernés également. Ben oui, leurs instits ont eux aussi vu leur emploi du temps allégé de trois heures !

Au fait : envoyer en soutien de 16h à 17h un enfant de trois ans qui ne va à l’école que le matin, puisque l’après-midi est consacré à la sieste, y compris à l’école, cela a-t-il un sens ?

 

Bref, j’en reviens aux RASED. Parce que selon le ministre, puisqu’il y a l’aide personnalisée, les RASED ne servent plus à rien ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! Les voilà, les économies de budget ! Supprimons les RASED !

Sauf, Monsieur le ministre, que toutes les personnes qui se sont un peu renseignées savent bien que le psychologue du RASED ne fait pas travailler les maths à un enfant qui a des troubles du comportement… Il va l’aider à régler ses troubles du comportement, et lui permettre d’être un élève comme les autres, tout simplement ! Les deux dispositifs sont donc complémentaires… et ne peuvent se substituer l’un à l’autre.

Bref, on a l’impression que le Ministre n’a pas vu une école depuis longtemps. Bon sang, et nous, on faisait comment, avant que ça existe, l’aide personnalisée ? On était nuls ? Brillants ?

 

Je vous laisse sur ces quelques réflexions, la suite pour un autre jour…

 

Ah non, dernière chose : La suppression des petite et moyenne section de maternelle.

Ben oui, puisque les maternelles, c’est de la garderie, et que les instits sont là pour changer les couches, supprimons les maternelles !

Quoi ? Ca n’arrange pas les parents ? Ah zut, les parents, ce sont des électeurs, et ça va râler dans les chaumières… Pas grave, on va créer des Jardins d’éveil pour remplacer les maternelles. Mais comme l’objectif est de supprimer des postes d’enseignants pour économiser sur le budget de l’éducation nationale, ça ne doit pas être pris sur des fonds de l’Etat. Autrement dit, ce sera organisé par les collectivités locales (de préférence), ou par des institutions privées (on ne sait pas encore), et ce sera payant ! Ben oui, où les organismes vont-ils trouver l’argent, sinon, à part en augmentant les impôts locaux ? Faut éviter ça, sinon, les parents, ils vont râler encore, à cause des impôts. Alors que là, ce ne sera pas obligatoire, et ceux qui ne pourront pas payer, ben ils n’auront qu’à se débrouiller autrement ! Après tout, l’école n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans ! Et puis, les allocations pour la garde des enfants, c’est jusqu’à 3 ans, parce qu’entre 3 et 6 , c’est demi-tarif (faut pas exagérer non plus, puisqu’il y a l’éc… euh… le jardin d’éveil (payant) !

 

Bref, c’est un peu le serpent qui se mord la queue, c’t’histoire-là, ma pov’dame ! Mais bon, en tout cas, on va tester le système. Si, si, du côté de Lyon, à la rentrée 2009, en septembre, les enfants qui n’auront pas 3 ans n’auront pas le droit d’aller à l’école maternelle. Et en septembre 2010, les enfants qui n’auront pas 4 ans n’auront pas non plus le droit d’aller à l’école !

Concrètement, pour les enfants comme Rébecca, qui est née en décembre, si cette mesure était appliquée chez nous, elle resterait encore à la maison pendant deux ans… et n’entrerait à l’école qu’à presque 5 ans, en grande section, sans avoir eu la chance d'être en contact avec des enfants autres que son frère et sa soeur, donc sans avoir la moindre notion de ce qu’est la vie en collectivité, tout simplement parce qu’elle n’a jamais été gardée à l’extérieur de la maison, et que nous n’avons pas les moyens, surtout à partir de l’année prochaine, de faire la dépense supplémentaire du jardin d’éveil. Pour des raisons financières uniquement, donc, elle resterait à la maison, et débarquerait à l’école à 5 ans, et elle aurait tout à apprendre en même temps : faire connaissance avec les autres enfants, accepter de ne pas avoir un adulte pour elle toute seule, savoir se mettre en rang, tenir un crayon, aller aux toilettes avec les autres, se laver les mains avec les autres, sans compter tout ce qu’un enfant de 5 ans doit apprendre à l’école à cet âge-là : Noémi, l’an dernier, avait déjà appris les rudiments de la lecture, et commençait à déchiffrer les inscriptions sur les fromages et autres pots de yaourts au mois de mai 2008, alors qu’elle n’est entrée au CP qu’en septembre. Oui, mais cela n’est possible que parce qu’elle était au contact de l’écrit depuis 3 ans… Je plains les instits qui auront à mettre en place cette réforme, si jamais elle passe. Je plains surtout les enfants qui vont en faire les frais. Finalement, l’école maternelle à la française, c’est quand même l’une des seules institutions qui nous soit enviée partout ailleurs. Et c’est ça qu’ils veulent supprimer pour des raisons de financement ? Y’a qu’à arrêter de faire des cadeaux fiscaux aux gens qui ont les moyens de payer leurs impôts et faire payer les charges sociales à toutes les entreprises, et pour tous les emplois… On y arriverait peut-être un peu mieux, non ?

 

Allez, cette fois-ci, c’est la bonne, je vous souhaite quand même une belle nuit, et un très bon Noël !

 

C’était mon coup de gueule du jour : ça ne change rien au problème, mais ça va mieux en le disant !

 

L'arrivée du Père Noël

L'an dernier, à Douarnenez, nous avions vu le Père Noël à son arrivée en terre bretonne, sur un bâteau (ben oui, le plus facile, quand on vient en Bretagne, c'est de le faire par la mer...).

Ben cette année, le Père Noël viendra avec son traineau, ses rennes et sa hotte. Véridique, nous l'avons vu.

 

Tout a commencé samedi matin, dans les rues de Sélestat. Nous étions partis, Noémi, Nathanaël, Rébecca et moi, à l'école de musique, pour assister, sur l'invitation du professeur d'éveil musical de Noémi, au dernier cours de l'année. A 10 heures, donc, nous sommes sortis tous les quatre de l'école de musique, et sommes partis en direction du Square Ehm, où se trouve installé le marché de Noël. Parce qu'à côté du marché de Noël, il y a, le samedi matin pendant l'Avent, le marché tout court, la place où se tient le marché d'habitude étant réquisitionnée par le marché aux sapins. Pour y parvenir, il nous fallait passer par la place d'Armes, puis la place où se trouve la salle Ste Barbe. Et devant la salle Ste Barbe, surprise : un Tipi ! Un grand. Sur le coup, j'a cru que les Indiens d'Amérique avaient établi leurs quartiers au centre-ville. Ben non. Les envahisseurs étaient bien là, mais ils ne venaient pas du Nouveau Monde, mais de Laponie. Si, si ! Même qu'ils étaient bien jolis, avec leurs costumes bleu, or et rouge... On aurait dit de grands lutins colorés, mais pas dans les mêmes couleurs que les lutins qu'on voit d'habitude sur les illustrations de Noël. Ceux-là étaient plus beaux, plus grands, et rappelaient davantage les costumes russes d'avant la Révolution de 1917...

Ces "lutins", d'ailleurs, étaient accompagnés... des rennes du Père Noël ! Véridique ! D'ailleurs, pas moyen d'en douter : à côté de l'enclos où ils se trouvaient, il y avait aussi le traîneau du Père Noël !

Nous avons rencontré un des soigneurs des rennes, qui s'en occupe toute l'année : il nous a autorisés à les caresser, nous a expliqué que si l'un des deux n'avait pas ses bois, c'était tout simplement parce que les rennes mâles les perdent au début de l'hiver. Les bois du deuxième allaient donc tomber d'ici peu. Pour les femelles, c'est différents : elles gardent leurs bois en hiver, et les perdent au printemps, pendant la grossesse. Comme ça, entre-temps, les bois des mâles ont eu le temps de repousser, et ils peuvent défendre les femelles et les jeunes...

Noémi a beaucoup discuté avec le soigneur... Le rennes sans bois s'appelle Eclair et il a deux ans ! L'âge de BBK, quoi... Seulement, à deux ans, il pèse déjà plus de 150 kilos, et Rébecca n'était pas totalement rassurée... Elle a quand même voulu le carresser, et a trouvé ça très bien, tout doux !

Nous aurions pu passer notre chemin et aller au marché, comme prévu, acheter des bananes et des bretzels. Oui mais voilà, nous avons rencontré un autre soigneur, et celui-ci nous a fait une confidence : le Père Noël en personne devait arriver très vite pour vérifier que tout était en ordre un quart d'heure plus tard ! Du coup, nous sommes restés, et en avons profité pour discuter avec les soigneurs, mais aussi avec Antoine et sa maman, en partance également pour le marché, puis avec notre spécialiste des sapins de Noël, le Professeur Sapinus !

 

Il faut vous dire qu'à Sélestat, nous avons la fierté d'avoir à la Bibliothèque Humaniste un livre datant de 1521, où, pour la première fois, il est fait mention du Sapin de Noël. C'est en fait la première mention écrite connue de cet arbre. Du coup, à Sélestat, pendant l'Avent, on voit des sapins partout : il y a le circuit des Sept sapins géants, à l'Eglise St Georges, il y a également une exposition de sapins, décorés selon l'évolution des coutumes et des décorations : des pommes rouges, puis des pommes et des osties, puis pommes, osties et fleurs en papier, auxquelles sont venus s'ajouter les pains d'épices et autres bredalas (biscuits secs confectionnés pendant l'Avent). Au 19e siècle, les boules en verre ont commencé à remplacer les pommes, les bougies se sont rajoutées à la décoration, pour arriver à ce que nous connaissons aujourd'hui...Bref, le Professeur Sapinus est venu également planter un nouveau sapin, et il est toujours attentif à ce que les préparatifs de Noël se passent bien...

 

Un bon moment après, nous avons quand même pu voir le Père Noël ! Il est enfin arrivé ! Il a rencontré les enfants, les a fait monter dans son traîneau, et leur a dit d'être bien sages... Trois jours après, on voit ce que ça donne ! Il faut parfois intervenir manu militari pour les séparer... et pourtant, ils restent persuadés qu'ils sont sages... en toute bonne foi !

 

Nous verrons donc le 25 au matin ce qu'il y aura au pied du sapin. Cette année, faute de place, nous l'avons installé dans la nouvelle entrée de notre petite maison. Au moins, s'il le rate en passant par la cheminée, il le trouvera en sortant par la porte !

 

Allez, en attendant d'ouvrir les paquets, petits et grands, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année !

 

Passez un bon et Saint Noël !

jeudi 4 décembre 2008

Première audition pour Noémie !

Ce soir était celui de la première audition de violoncelle de Noémie.

Celle-ci a été un peu bizarre, je vais de ce pas vous expliquer pourquoi.

En théorie, lors d'une audition d'élèves, on commence par les débutants, les moins avancés, et on termine par les plus "grands", les plus avancés dans la pratique de l'instrument, histoire d'une part de voir une progression tout le long du concert, et de ne pas être "déçu" par les prestations. Entre autres.

Seulement voilà, il y a des impondérables.

En l'occurence, ce soir, l'audition était prévue à 18h30. Et à 18h30, il manquait deux élèves, et la pianiste qui devait accompagner 4 d'entre eux. Après un petit moment d'attente, la prof de violoncelle s'est décidée à téléphoner, et finalement, elle a démarré l'audition, en commençant par Noémi (la seule vraie débutante de la bande).

Ensuite, elle a fait jouer Antoine, qui n'avait pas besoin d'accompagnatrice, et qui a joué une pièce de Haendel.

Puis, nous avons eu droit à deux morceaux de Saxophone soprano : deux pièces d'un compositeur contemporain italien dont j'ai oublié le nom. Anne, qui jouait, était en réalité d'un niveau professionnel, et prépare actuellement un concert avec Bénédicte (autre élève violoncelliste) et Anne-Catherine (la prof), qui aura lieu lundi. Nous avons donc entendu ensuite deux pièces au violoncelle, l'une d'un compositeur contemporain, américain, Crumb, et l'autre d'un compositeur du 18e, violoncelliste lui-même, qui n'a écrit que des sonates pour violoncelle. Cette dernière pièce était jouée par les deux violoncellistes (Bénédicte et Anne-Catherine).

Juste à la fin de cette pièce, l'accompagnatrice est arrivée, et le dernier élève attendu était lui, arrivé avec ses parents entre les deux pièces jouées par la saxophoniste.

L'audition a donc repris un cours "normal" après les professionnelles, puisque nous avons pu écouter un Menuet de Bach, joué par Alexis, puis une pièce de je ne sais plus qui, jouée par l'élève retardataire dont je n'ai pas compris le prénom, et enfin, Mathieu et Emma ont joué tous les deux la même pièce, ensemble (ou presque, ça dépendait parfois de leur dextérité pour parvenir à jouer "de concert" !), accompagnés par la pianiste d'une part, et Anne-Catherine (le professeur), qui jouait la deuxième partie, d'autre part.

 

Pour en revenir à la prestation de notre petite Gobolovna, qui a ouvert le bal, donc, tout s'est bien passé, à savoir que le morceau qu'elle a joué, c'était "Pomme de reinette et pomme d'api" (je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez, ça fait quand même partie du répertoire enfantin. Et un certain nombre d'entre nous étant restés un peu enfants, quelque part, ça ne doit pas être si loin que ça pour beaucoup). En réalité, comme Noémi vient tout juste de commencer le violoncelle, elle sait pour l'instant à peu près tenir son archet (pas trop longtemps, pour l'instant...), d'une part, et d'autre part, elle connaît trois notes sur la corde de Ré, qu'elle joue en pizz (corde pincée, pour les non-initiés) : le ré (corde à vide), le mi (un doigt sur la corde) et le fa dièse (trois doigts sur la corde). Le souci, c'est qu'elle n'a pas encore compris que la place des doigts est importante, et pour l'instant, elle les pose un peu au hasard, sans se soucier le moins du monde de la justesse. Elle tombe souvent bien pour le fa dièse, et bien sûr, c'est sans problème pour le ré. Quant au mi, il est souvent trop haut, tout simplement parce qu'elle n'écarte pas assez les doigts pour qu'il soit juste.

Quant à mettre les doigts de la main gauche sur les cordes et tirer ou pousser l'archet avec la main droite en même temps, c'est un peu beaucoup, après deux mois de cours.
Elle a donc joué "Pomme de reinette et pomme d'api", ou plus exactement, elle a joué les basses, soit le ré et le sol (cordes à vide), et le but du jeu, c'était qu'elle marque les temps avec ses deux notes. Et c'est Anne-Catherine qui a joué la mélodie.

Gros, gros succès.

 

Demain, ou après-demain, je mettrai ici une photo (ou deux). Faut d'abord que je retrouve l'appareil. Mais cette fois, je ne l'ai pas oublié. Promis.

 

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Voici les photos tant attendues !

 


 

 

 


 

(la prochaine fois, il faudra penser aux barettes !)