mardi 29 juillet 2008

Nuit de folie au Gobolistan !

Alors la nuit dernière, ça a été la folie furieuse.

Tout d'abord, nous avons eu droit à des températures hors concours : temps lourd, chaud, impossible de dormir.

Je me suis donc couchée vers 22 heures 30, et n'ai pas pu m'endormir avant minuit, à cause de la chaleur d'une part, et des cogitaions de mon cerveau fatigué. Donc, à minuit, je me suis relevée, j'ai pris deux feuilles de papier et un stylo, et j'ai commencé à faire les plans du bureau (va falloir qu'on revoie l'aménagement intérieur pour gagner en espace et facilités) et de la salle de bains (mêmes problèmes, mêmes solutions : aménager, réaménager...). J'en ai profité pour faire aussi le point sur les investissements immédiats pour l'entreprise (depuis la caisse pour la monnaie à la table d'épilation, en passant par l'appareil pour faire chauffer la cire et le coût de la formation en gestion).

Ouf ! Minuit et demie, je me dis que cette fois, mon cerveau est vide de toutes ces petites questions existentielles, et que je vais enfin pouvoir dormir !

Ben non.

Minuit et demie et quelques secondes, je suis au lit depuis... quelques secondes, donc, quand j'entends Nathanaël qui commence à crier qu'il y a un loup dans sa chambre ! Jusque là, rien que du très normal, ce n'est pas la première fois que Nath nous dit qu'il a peur du loup. Je le rassure en lui disant qu'il n'y a pas de loup, que c'est juste un cauchemar, et il me répond que ce n'est pas un loup, mais un tonneau qu'il y a dans sa chambre ! Ah, celle-là, il ne nous l'avait jamais faite !

Avant qu'il ne réveille tout le monde, je suis donc descendue le voir, histoire de savoir où est le tonneau en question. Et là, il m'a bien fallu plusieurs minutes pour le rassurer, et lui faire admettre que ce qu'il prenait pour un tonneau, c'était tout simplement... la porte de sa chambre !

Après un calin, un bisou, il accepte de se rallonger dans son lit, et de se remettre à dormir.

00h45, je remonte me coucher.

1h15 : Noémi commence à crier, à pleurer parce qu'elle a mal partout, son eczéma la gratte. Discussion d'un étage à l'autre :

"Maman ! J'ai mal !"

"Faut mettre de la crème, ma chérie !"

"Non, elle brûle ! J'en ai déjà mis, et j'ai encore plus mal !"

"Ma chérie, on ne peut rien faire de plus pour l'instant, il faut essayer de dormir !"

"Mais le drap il me fait mal !"

"T'as qu'à mettre un pyjama et enlever la couette !"

"Mais j'ai toujours mal !"

"Bouge pas, papa va venir."

 

et hop, "Jean-Luc, tu peux aller voir ta fille et lui donner du paracétamol, s'il te plaît ? J'avoue que j'en peux plus, là !"

Et comme mon mari est formidable, il a accepté de se lever pour soigner sa fille aînée. Hop, un coup de Doliprane, et c'est reparti pour le reste

de la nuit.

Bon. Vais-je pouvoir dormir, un peu ? C'est que je n'ai toujours pas fermé l'oeil, moi !

 

5h00 (quoi ? J'ai dormi si longtemps ?) : j'entends, venant du premier étage, un babillage assez marrant : "papapapapapapapapapapapapapa" (etc, vous avez sans doute compris le principe) : BBK !

"Rébecca, tais-toi !"

et hop, terminé. Ouf ! Maintenant, je peux dormir.

 

7h05 (Déjà !!!!!) : "Amélie, il est 7 heures, il est temps de te lever, ton train part dans une demi-heure !"

Branle-bas de combat, douche, compote, yaourt, tomate dans la boîte avec une tranche de jambon et un reste de fromage, et c'est parti. Pour le thé, on verra à l'ISSM, si j'ai le temps d'attrapper mon train !

 

Nuit de folie = journée foutue : j'ai été nettement moins "efficace" aujourd'hui...

 

Mais c'est pas grave : ce soir, ce sont les vacances !!

dimanche 27 juillet 2008

Photos

 

 

Petite info "express" :

 

Sur une suggestion de ma petite soeur, j'ai ajouté un mini-album avec les photos de l'Orient-Express (visibles en cliquant sur l'album "Orient Express", à droite de l'écran), parce que le billet où les photos ont été ajoutées est maintenant en deuxième page, donc moins visible.

Je ferai sans doute ça aussi pour Bruxelles, Bruges et le reste, pour une meilleure lisibilité.

Grand concours !

Attention !

 

J'ouvre un grand concours de nom.

Non, je ne suis pas enceinte (ce concours, je l'avais déjà fait quand j'attendais Gobolovitch, et l'aide des Yokotsuniens s'était révélée aussi marrante que précieuse et décisive).

Non, là, il s'agit pour moi de trouver un nom pour mon entreprise.

 

Voilà les règles du jeu :

- Le nom ne doit pas comporter les mots "Amélie", "institut" et "spa" (je n'ouvre pas un institut, mais une entreprise d'esthétique à domicile, ni un spa, qui est un institut de plus de 80 m², et je ne veux pas mon prénom dans le nom de l'entreprise).

- Le nom doit faire penser au bien-être, puisque c'est l'accent que je veux donner à mon travail.

- Je vais travailler avec des produits bio (soins du visage, maquillage et cires pour l'épilation, tout sera bio) : si cet élément peut apparaître, c'est encore mieux.

- Si en plus il peut être assez court, ce serait pas mal (c'est plus facile à retenir !).

 

Pour l'instant, j'ai pensé à "Bien-être et Beauté Bio", mais ça me paraît un peu banal, et puis ça fait "B&BB", ça peut être marrant, mais on risque de confondre avec la chaîne d'hôtels "B&B".

 

Si vous avez des idées, je suis preneuse, les propositions peuvent se faire soit dans les commentaires (auquel cas, les autres lecteurs connaîtront les propositions faites et ne feront pas les mêmes normalement), soit par mail à gobolkifa@hotmail.com ou amelie.platz@hotmail.fr

 

Merci d'avance pour votre participation, le gagnant remportera toute ma gratitude, et selon les possibilités, un petit soin pourra être offert (bio, le soin, bien entendu).

Ah oui, tous les délires sont permis pour l'instant, alors lâchez-vous : je considère ce jeu comme un brain-storming géant, qui m'aidera à construire l'identité de mon entreprise (Attention, le choix final, lui, sera forcément sérieux !)

 

Allez, les jeux sont ouverts, amusez-vous bien !

vendredi 25 juillet 2008

Info

Juste un petit billet pour vous signaler que j'ai (enfin !!!!) mis les photos de l'Orient Express en ligne (Merci LGM !). Elles sont donc visibles dans le billet "Une "Alsacienne" à Paris", ou dans les albums : Photos de mon blog (mais il commence à y en avoir beaucoup, alors...).

Très bientôt (dès que j'aurai eu le temps de trier les photos, en fait), je posterai les photos de Bruxelles (la Grand' Place) et Bruges.

Je fais rien que des bêtises...

Je viens de retrouver ce billet jamais publié, relatant une matinée presque ordinaire au Gobolistan, au mois de mai, en l'absence de Gobolof, parti en livraisons. J'ai d'abord hésité à le poster : il est un peu périmé, non ? Et puis non, finalement, il a toute sa place ici, même si entre temps, plusieurs mois sont passés, même si ce sont les vacances, même si le seuil d'énervement est bien moins important aujourd'hui, alors qu'à l'époque, j'étais en pleine période de révisions, juste avant les premières épreuves du CAP...

Bref, voici de quoi vous donner un petit aperçu de ce que peut être une matinée somme toute assez habituelle au Gobolistan...

 

Samedi 17 mai 2008.

 

Il y a des jours où on aimerait bien rester couché. Aujourd'hui en est un, où je me demande si je n'aurais pas dû me faire porter pâle, aller voir un docteur, pour qu'il me signe un certificat, un arrêt maladie...

Ah bon ? C'est pas possible pour le quotidien ?

Dommage...

 

Parce qu'aujourd'hui, je crois qu'ils m'auront tout fait, ou à peu près !

Ca a commencé immédiatement au réveil, soit vers 7 heures du matin, avec Nathanaël qui réclamait son père. Evidemment, Jean-Luc ne pouvait pas lui répondre, étant donné qu'il est à Lyon actuellement, pour des livraisons et une foire au vin. Difficile, dans ce cas, de répondre aux sollicitations d'un bout'chou de trois ans, qui a encore du mal à s'y retrouver avec les jours de la semaine, et qui demande son goûter à 7 heures du matin, son petit déjeuner à midi, et son goûter de nouveau le soir, avant d'aller au lit...

Puis, c'est à Noémi que je m'en suis prise, parce qu'elle refusait de se lever ! Grosse dormeuse devant l'Eternel, elle aime tellement son lit, qu'il faut l'en tirer le matin pour espérer être à l'heure et pouvoir l'emmener dans les temps à l'école... Au troisième jour d'absence de Jean-Luc, j'avoue que ça devient une habitude d'avoir à la sortir de son lit manu militari, alors je m'y prends autrement maintenant : je commence par me doucher. Histoire d'être bien réveillée, et puis de toute façon, si je le fais après, ben... je ne peux plus le faire : pas le temps.

Puis je descends d'un étage, j'allume la lumière chez Noémi en lui disant qu'il est l'heure de se lever, et je sors de la chambre avec une lingette. En général, en m'entendant descendre, Nathanaël s'est déjà réveillé. Je n'ai donc plus qu'à l'aider à émerger, lui sortir ses vêtements, l'aider à retirer la couche qu'il porte encore la nuit, le laver un peu, et lui dire de s'habiller. Comme c'est un lève-tôt, en général, ça ne pose pas trop de problème.

Puis, retour dans la chambre de Noémi. La lumière est donc allumée. Noémi dort toujours profondément. Je lui dis bien fort : "Noémi, c'est l'heure de se lever ! On va à l'école !" etc., j'ouvre la fenêtre et les volets, histoire que la lumière du jour, et l'air frais entrent dans la pièce. En général, comme ça, après deux allers-retours, BBK est bien réveillée, et je peux m'occuper d'elle. Mais d'abord, sortir des vêtements pour Noémi, tout en lui demandant de se lever. En général, au bout de 2 ou 3 appels, elle finit par entendre, et commence à s'étirer... Pour se rendormir illico.

Retour à la case départ, donc, mais en instistant un peu, elle ne se rendort pas complètement, et la deuxième phase est plus courte et plus facile : guilis, chatouilles, bisous... et hop, elle ouvre les yeux, grogne un peu, râle beaucoup, et me demande quel jour on est. Comme elle maîtrise un peu mieux que Nathanaël les questions relatives au temps, si je lui dis qu'on est samedi, elle comprend qu'il y a école, et je n'ai pas ça à lui expliquer.

Bref, je lui demande de s'habiller, ce qu'elle fait en général de pas trop mauvaise grâce, mais relativement lentement (elle est lente pour tout : s'habiller, ranger, manger, etc., sauf quand il s'agit de se préparer pour aller regarder la télé...).

Puis, direction le lit de Rébecca, qui en général m'accueille avec un "Maman ?" tout doux, ou bien, au choix, avec un "Papa !" tonitruant, ou une gifle quand elle est bien réveillée. Ce fut le cas ce matin, et j'ai donc commencé la journée de fort mauvaise humeur, en la grondant immédiatement après l'avoir sortie de son lit pour tentative de tabassage de sa mère.

Puis vient le rituel du petit déjeuner.

- Leur faire accepter de descendre (en général, ils ont toujours quelque chose de plus important à faire : jouer avec des cartes, parler entre eux, consoler le doudou, etc.) constitue la première épreuve de force.

- Une fois que c'est fait, il faut les décider à s'installer à table. En général, ça se fait au bout de quelques minutes, après tergiversations et tentatives de corruption.

- Troisième épreuve : le choix du petit déjeuner. En ce moment, pour Nathanaël, c'est assez simple : banane, "du pain avec du beurre et de la confiture s'il te plaît maman !", et jus d'orange. Pour Noémi, c'est plus complexe : si je lui propose une banane, bien entendu, elle n'en veut pas. Ou si, elle en veut bien une, mais "pas tout de suite". Doc, la question devient là encore rituelle : "Et toi, ma chérie, qu'est-ce que tu veux pour le petit déjeuner ?" Et la réponse, en général, est "du lait avec des céréales" (ça, c'était la semaine dernière), ou bien "du pain avec de la confiture, mais c'est moi qui le fait", comme c'est le cas cette semaine.

Bref, ce matin, j'ai eu droit à un florilège : "Du pain avec de la confiture, s'il te plaît maman, mais c'est moi qui le fait" fut sa première demande. Une fois le pain terminé, il lui en fallait un autre morceau, "et aussi une banane." Je lui donne donc sa banane, et lui demande ce qu'elle veut boire, puisque là, elle n'a rien. "du jus d'orange ? du lait ?" "Non, rien". "Noémi, il faut boire ! Tu n'as rien bu depuis hier, c'est important !"

"Allez, je te donne du jus d'orange, comme à Nathanaël." "Non, du lait avec des céréales !" (ben voyons... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-ce pas ?) Seulement il faut qu'elle boive, je lui trouve donc un bol, du lait que je fais chauffer un peu au micro-ondes ("j'aime pas le lait froid !"), et je lui sors les céréales. Trois minutes plus tard : "maman, je peux avoir du jus d'orange, s'il te plaît ?"

Arghh !

- 8 heures 10 : Bon, Noémi, s'agirait d'activer un peu, là, il est 8 heures 10, il est temps de partir à l'école !

"c'est quoi, 8 heures 10 ? c'est un 8 et un 2 ?" (bon sang, elle commence à savoir lire... On n'a pas fini...)

- 8 heures 15 : Les enfants, on y va ! Chaussures, vestes (la température a baissé sérieusement cette nuit), sacs à goûter ! (et là : bon sang mais que puis-je leur donner au goûter ??? gâteaux au chocolat ? ça ferait 3 fois dans la semaine ! bretzels ?)

Je dis à Nathanaël : "Je te donne une bretzel pour ton goûter !" "Nan ! Une mauricette !" (c'est pareil, mais au lieu d'être en forme de noeud, c'est une sorte de petit pain salé).

Je file à la buanderie, voir ce qu'il y a au congélateur, et comme Noémi me crie d'en haut qu'elle ne veut pas de mauricette, je prends une bretzel pour Nathanaël, et la dernière brioche pour Noémi. Je remonte, et montre la bretzel à Nathanaël, qui saute de joie... et Noémi fonce sur moi pour me prendre la bretzel ! Je me fâche, mais je n'ai pas le temps de tergiverser. Je retourne dare-dare à la cave, en leur intimant l'ordre de mettre enfin leurs chaussures et leurs vestes, et remonte avec une deuxième bretzel au lieu de la brioche, je file au micro-onde pour débuter la décongélation (environ 25 secondes suffisent en général), tout en pestant contre Noémi...

De mauvaise humeur, je les houspille pour qu'ils activent la manoeuvre et montent dans la voiture où Rébecca les attend déjà. Peine perdue, Noémi est en train de trafiquer je ne sais quoi dans le vestibule... Je me mets vraiment en colère, parce que là, y'a de l'abus, quand même, et hop, elle comprend tout à coup qu'il n'y a aucun intérêt à m'énerver ce matin !

- 8h30 : je quitte l'école : Ouf ! Tranquille jusqu'à 11 heures !

 

- 11 heures du matin : retour de l'école. "Maman, on peut regarder la télé ?" "Oui, d'accord, le temps que je prépare le déjeuner, mais si vous la regardez ce matin, vous ne la regarderez pas cet après-midi !" "D'accord !"

Et Hop, les voici tous les trois dans le salon pendant que j'essaie de trouver la façon la plus simple et la moins longue pour préparer des épinards.

Et là, le cirque commence : Rébecca veut jouer dans son cosy (trop petit pour elle, mais elle s'amuse à s'y installer, pour s'y balancer, et pour le plaisir d'en sortir seule). Nathanaël a décidé de l'embêter, et Noémi l'aide dans sa démarche. Je les laisse se débrouiller, après tout, pendant ce temps-là, ils ne regardent pas la télé, et au moins, ils apprennent à jouer ensemble. Bien mal m'en a pris. Au bout d'environ 50 secondes, BBK se met à hurler. Nathanaël vient de la pousser. Puis, avant même que j'aie le temps de finir ma phrase censée gronder Nathanaël et lui expliquer qu'on ne pousse pas les autres, il commence à m'insulter. De colère, je quitte la cuisine pour aller m'expliquer avec lui, et l'attrappe au passage, et lui colle une fessée bien sentie. Evidemment, il se met à pleurer, en me disant entre deux sanglots "J't'aime pas maman !, T'est méchante, maman !" (ben voyons, comme si je ne l'avais jamais entendue, celle-là...). Je retourne dans la cuisine, le laisse mariner un peu, et commence à équeuter mes feuilles d'épinards, quand Noémi me dit "Maman, Nathanaël il a craché !"

Inquiète, parce qu'il a été malade récemment, je m'interromps dans mon équeutage, et lui demande : "Tu as mal au ventre ? Tu as vomi ?" et Noémi qui répond pour lui : "Non, il a craché par terre !"

Ni une, ni deux, je laisse tout en plan, et fonce vers la table basse du salon, sur laquelle il est perché, et lui demande si c'est vrai ce que dit Noémi, s'il a craché par terre. Il me répond "Oui !", et se prend une gifle à laquelle il ne s'attendait pas du tout. C'est que là, il a quand même abusé, accumulant en moins de 5 minutes la violence physique, les insultes et les crachats. C'en est trop !

Il se remet à pleurer, se frotte les yeux, se gratte la tête, et se dirige vers l'escalier en pleurant "Je suis fatigué ! Je veux aller au lit !" (la fuite, comme seule réponse... où va-t-on !)

Je le retiens, et lui demande : "Est-ce que tu as compris ? Pourquoi t'ai-je donné une giffle ?" En l'absence de réponse, je réitère, je repose la question au moins trois fois, et trois fois, j'obtiens la même réponse : "Je suis fatigué ! Je veux aller au lit !"

Je l'attrappe par le bras, m'accroupis face à lui, et lui demande plus calmement : "Est-ce que tu as compris ?" "Oui !" "Qu'est-ce que tu as fait ?" "J'ai craché par terre." "Est-ce que c'est bien ? Est-ce qu'on a le droit de cracher par terre ?" "Non !!!"

"Allez zou, file au lit !" Il ouvre la porte, se dirige vers l'escalier, et s'arrête en bas, visiblement, il n'a plus du tout envie d'aller dormir...

 

La journée a sans doute fini par se terminer, et laisser place à une autre. Une autre journée, un dimanche, où nous avons, comme le samedi, pris le petit déjeuner, où nous sommes allés à la messe dominicale, où nous avons mangé de la purée et du jambon à midi, où BBK a fait la sieste l'après-midi, et où j'ai attendu le retour de mon mari...

 

samedi 19 juillet 2008

Métamorphose, suite (fin ?)

Bon, ça fait un moment que je n'ai plus parlé de ce qui a initié le blog au départ, à savoir mes questions existentielles (qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? etc.).

Il s'est passé quelques petites choses intéressantes depuis un an maintenant.

D'abord, je suis devenue esthéticienne. Eh oui. Et c'était pas trop prévu au programme au début.

Et puis, tout ça avait commencé suite à des posts sur le site Yoko.tsuno.free.fr, à propos de magasinage (à l'époque, on discutait beaucoup avec Cherrydean, qui est Québécoise, et qui donc appelait "magasinage" ce que nous appelons nous "faire du shopping").

Eh bien, vous savez quoi ?


J'aime beaucoup faire les magasins, maintenant !

Véridique !

Serais-je devenue une shopping-addict ?

Je ne sais, mais c'est une nouvelle que je tenais à partager avec vous, parce que c'était un des aspects les plus pénibles de ma vie "avant-métamorphose", et qui me posait le plus de problèmes : en effet, c'est très utile de savoir faire les magasins ! Si, c'est vrai ! Parce que mine de rien, quand on se lève le matin, c'est plutôt pas mal de trouver dans son armoire de jolis vêtements qu'on a envie de mettre pour être belle (ou pas, d'ailleurs, mais ce n'est pas le problème). C'est pas mal aussi d'apprécier de faire les magasins, parce que si on n'apprécie pas (et je parle en connaissance de cause), ben faire les magasins, ça s'apparente rapidement à la corvée la pire de l'année, et en plus, ça pose de sérieux problèmes, parce que comme on n'aime pas ça, on n'y va que quand on ne peut plus faire autrement, c'est-à-dire quand ça devient vraiment urgent d'aller ravitailler l'armoire. Et on attend les soldes, parce que du coup, y'a plein de choses à acheter, alors autant le faire en une fois. Et on y prend encore moins de plaisir, parce que d'une part, pendant les soldes, y'a souvent beaucoup de monde, et en plus, on ne peut même pas être sûr qu'on trouvera la taille qu'il faut. Donc, après une journée à faire la tournée des magasins et à n'y trouver que des trucs minables parce que c'est gavant de faire les essayages dans des magasins bondés, on n'a plus qu'une envie : rentrer chez soi et ne plus jamais avoir à faire cette corvée. Un jour, j'ai lu dans un magasine qu'il existait des personnes dont c'est le métier : trouver pour des clientes les vêtements qu'il leur faut, à leur place, parce qu'elles n'ont pas le temps ou l'envie d'aller faire du shopping. Embaucher quelqu'un pour faire les magasins à ma place, et renvoyer au fabriquant tout ce qui ne me plaît pas. Vous allez rire, mais c'est exactement ce que j'aurais voulu pouvoir faire. J'ai donc regardé les adresses et les bons plans : pas de bol, ce genre de services ne se trouve qu'à Paris, et en plus, ça coûte une vraie fortune... Pas pour moi, quoi !

Heureusement, maintenant que je suis "normale" question magasinage, je n'ai plus besoin de me prendre la tête pour les vêtements, et je vais donc pouvoir renouveler ma garde-robe tranquillement, sans me prendre la tête, sans que ce soit une corvée ! Le pied ! (parce que des corvées, il y e en a déjà largement assez dans la vie quotidienne, alors si on peut en transformer certaines en petits plaisirs...)

 

Bon allez, j'y vais, à propos de vêtements, la réalité me rappelle à l'ordre : j'ai une machine à étendre, moi !

 

Bonne nuit à tous !

jeudi 17 juillet 2008

Champions du monde !!!


 

Et non, quand je parle ici de « champions du monde », il ne s’agit pas du tout de sport, de football ou de rugby. C’est tout à fait autre chose, vous allez bien vite comprendre.

 

Avec Magali, ma collègue, nous avons identifié au moins 3 champions du monde :

Tout d’abord, il y a F., dont je vous ai déjà parlé, que j’appellerai « Casimir » pour garantir son anonymat.

Casimir, donc, est notre champion à nous. Il est largement hors compétition dans tous les domaines liés à la documentation.

Quelques exemples :

 

Casimir est capable de poser une question à Magali un jour (hier, par exemple), puis d’aller poser la (même, évidemment) question à un formateur, puis de me reposer la (toujours même) question, le lendemain matin. Et comme bien entendu, je ne suis pas au courant de ce qui s’est passé la veille, puisque je ne travaille qu’un jour sur deux, il est en plus parfaitement capable de me faire croire que je suis une imbécile.

Cas concret, vécu pas plus tard que ce matin :

Nous avons eu un arrivage de livres la semaine dernière. Mardi dernier, j’ai inventorié un des livres qui se trouvaient dans les cartons, et qui s’intitule : « Familles ».

Mercredi, une formatrice du troisième étage, qui est intéressée par ce thème de la famille, envoie un mail pour savoir si on a quelque chose là-dessus, dans les nouveaux bouquins, et ce mail, c’est Casimir qui l’a eu, parce qu’aucune des documentalistes n’est là le mercredi matin. Plus tard, Casimir monte au secrétariat pour y prendre le courrier, et par je ne sais quelle association d’idées, se souvient avoir vu un bouquin sur le bureau, dans le tas des bouquins à couvrir et à mettre ensuite sur le chariot pour catalogage. Du coup, il redescend à la doc qui se trouve au premier (le secrétariat, c’est au deuxième étage, la formatrice étant donc au troisième), et téléphone à la formatrice pour lui demander si le bouquin en question l’intéresse. Pas de bol, la formatrice n’est plus dans son bureau. Qu’à cela ne tienne, il remet ça à plus tard. En fin de matinée, Magali arrive pour prendre la suite du service, et Casimir lui demande si la formatrice est intéressée par le livre. Comme Magali n’en sait rien (c’est vrai, elle n’est pas dans la tête de la formatrice, après tout), elle lui dit qu’elle va poser la question dès qu’elle l’aura au téléphone : elle l’appellera après le déjeuner, puisqu’il n’est même pas encore 14 heures, et que si ça se trouve, la formatrice n’est pas encore revenue de sa pause déjeuner, tout simplement. Et que c’est pour ça qu’elle n’a pas répondu au téléphone la première fois.

Pour Casimir, c’est l’heure de partir. Il s’en va donc, et Magali prend le téléphone pour appeler la formatrice. Et coup de bol, elle répond, cette fois, et quand Magali lui pose la question, c’est pour apprendre qu’avant de partir, Casimir est monté jusqu’au troisième étage pour demander lui-même à la formatrice si elle avait besoin du livre.

Comme la réponse est « oui », mais que Casimir s’est bien gardé de le dire à Magali, celle-ci met un post-it sur le bouquin, pour le réserver pour la formatrice, en se disant que décidément, Casimir n’a pas du tout confiance en elle, puisqu’il ne l’a pas crue quand elle lui a dit qu’elle appellerait Delphine pour savoir si elle avait besoin du livre.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Eh bien non ! Parce que ce matin, jeudi, quand je suis arrivée au travail vers 8h30, j’ai trouvé tout un tas de bouquins sur la table. Je ne m’en suis pas inquiétée, c’est normal de trouver le bureau dans cet état-là quand on est en plein dans un nouvel arrivage de livres. Oui mais voilà. A 10 heures, Casimir est arrivé. Et là, il a commencé directement avec la question du bouquin : « Dis-moi, Amélie, ce livre, là, sur la famille, c’est un livre qu’on avait et qu’on a perdu et qu’on a recommandé, ou c’est un qu’on n’avait pas ? » Comme ce livre fait partie d’une collection qu’on avait un jour commandé en intégralité, j’ai supposé qu’on l’avait déjà eu, mais comme je n’ai pas non plus d’ordinateur dans la tête, je n’étais pas certaine à cent pour cent qu’il avait bien fait partie du fonds. Je lui réponds donc qu’a priori, c’est un bouquin qu’on avait déjà et qu’on a recommandé parce qu’il avait disparu, mais que je ne pouvais pas être catégorique sur ce point, et qu’il fallait que je regarde dans l’inventaire des livres qu’on venait de finir pour être certaine (et puis d’abord, qu’est-ce que ça peut faire ???).

Bref, pour moi, le sujet était clos, mais pas pour Casimir, il faut croire.

Parce que dans la foulée, il me demande si Delphine (la formatrice, si vous avez bien suivi) a besoin du bouquin. Je lui répond qu’a priori oui, puisqu’il y a un post-it dessus, et je précise que j’ai vu Magali mettre des post-its sur des bouquins le mardi, mais que je ne sais pas si c’est celui-là… A quoi il me répond que ce n’est pas possible puisqu’il a posé la question la veille, donc mercredi. Je lui dis alors que je suis certaine d’avoir vu Magali mettre des post-its, mais que comme je viens de le lui dire, je ne sais pas s’il s’agit de ce bouquin précisément, ou d’un autre, parce que j’étais tout simplement occupée à autre chose, et que je ne surveille pas les faits et gestes de Magali….

Là-dessus, il me redit que ce n’est pas possible, puisque la question, il l’a posée la veille.

Là, je me rends compte qu’il est en train de me parler avec un sourire qui ne me plaît pas du tout, et je m’arrête immédiatement en me demandant s’il fait exprès pour me mettre en rogne, s’il pense que je suis débile, s’il pense que je ne comprends rien à ce qu’il me dit, ou si c’est carrément moi qui suis complètement à l’ouest dans l’histoire, et que je ferais mieux d’aller me coucher.

Je lui redis que je n’en sais rien, que de toute façon, pour lui, ça ne change rien.

Sur ce, il se tait, continue son travail, et cinq minutes plus tard, il me regarde de nouveau, et me demande, de but en blanc : « Amélie, tu crois qu’il faut que j’enregistre le prêt de ce livre pour Delphine ? »

 

J’ai carrément envie, à cet instant précis, de commettre un meurtre. Parce que là, je ne sais pas du tout comment lui dire que je n’en sais rien, que peut-être la formatrice, elle est tout simplement en vacances et que donc, ce n’est pas la peine d’enregistrer un prêt si c’est pour qu’elle ne vienne chercher le livre que dans deux mois… et je me décide à finalement ne rien dire, si ce n’est que pour l’instant je ne sais pas, et que ce n’est pas la priorité dans l’immédiat, que je poserai la question à Magali, qui elle, a l’avantage de savoir exactement de quoi il parle, et ce qui s’est réellement passé…

 

Casimir retourne donc à son travail, qui consistait à ce moment-là, à couvrir les livres qu’on avait inventoriés mardi et mercredi. Et là, je le vois prendre le rouleau de papier adhésif, le poser sur la table, et commencer à poser les bouquins dessus, et je vois avec horreur qu’il y a une grande bande de papier adhésif, d’environ 20 cm de large sur 40 cm de long, qui est visiblement inutilisée. Or, Casimir sait que le gâchis de papier est ce qui me hérisse le plus dans une bibliothèque (le gâchis en général, mais celui du papier adhésif encore plus, parce que ce papier vaut une fortune et que pour en commander, il faut à chaque fois dépasser un certain montant, sinon, la livraison n’est pas effectuée, il faut aller chercher le papier à Paris. Alors plutôt que de commander 3 rouleaux de papier dans l’année, et donc du matériel avec pour atteindre le montant, je préfère qu’on gaspille le moins de papier possible, afin d’en avoir un de moins à commander sur deux ans (ça évite aussi d’avoir à commander du matériel dont on n’a pas vraiment besoin dans l’immédiat, et ça permet d’économiser sur le budget doc pour acheter plus de bouquins). Et de toute façon, j’ai horreur du gâchis).

Bref, je le vois préparer les couvertures, et je me demandais déjà ce qu’il allait faire, quand je le vois poser un bouquin sur le côté, dans le prolongement de la bande 20*40, et continuer à rallonger cette bande, puis, une fois le papier à la bonne dimension pour le bouquin qu’il avait dans les mains, je le vois couper la bande en question, c’est-à-dire la chute de papier, passée dans l’intervalle de 20*40 à environ 20*65 cm.

J’ai intérieurement bondi, me suis arrêtée dans mon travail, et lui ai demandé du plus calmement que j’ai pu si c’était une chute de papier. Il m’a répondu que non, que ça servirait pour les petits bouquins.

Sauf que j’avais bien vu son manège, juste avant. Et que le plus petit bouquin de la commande, il l’avait dans les mains en commençant à couvrir les livres, et il avait déjà tenté de le faire tenir dans la bande de papier qui existait déjà… Va falloir qu’il m’explique ce qu’il compte faire de la chute de papier. Vous allez dire que je suis maniaque, mais le problème, c’est que ce n’est pas la première fois que je lui fais la remarque. En réalité, ça fait maintenant plus de trois ans. Et ça commence à me pomper l’air ! Qu’il fasse l’erreur une fois, je comprends, qu’il recommence une deuxième fois, je veux bien l’admettre parce qu’on n’a pas tous les jours 200 bouquins à couvrir et qu’il y a toujours des petites pertes… Mais qu’il recommence et avec la plus mauvaise foi du monde, encore et encore, au bout de trois ans, non, là, ça ne va pas !!!

 

Bref, notre champion du monde à la bibliothèque, il n’en loupe pas une. Allez, une petite dernière pour la route : Mardi dernier, j’avais décidé d’être calme et de bonne humeur. Donc, quand Casimir est venu pour me poser une question, je me suis arrêtée tranquillement, j’ai écouté sa question, et je lui ai répondu le plus tranquillement du monde, même si la question était la plus bête que j’aie eu l’occasion d’entendre de sa part depuis son arrivée. Je vous explique : Casimir est chargé depuis son arrivée chez nous de tout le traitement matériel des livres : couvrir les livres, y mettre le tampon de l’école, la cote permettant de retrouver le livre en rayons, la petite fiche à l’intérieur pour y indiquer la date à laquelle le livre doit être rendu, puis de ranger les livres en rayons. Et justement, nous lui avions laissé, jeudi dernier, un tas de livres avec les couvertures à faire et le tampon à mettre. Et un tampon, dans un livre, ça se met sur la première page, sur la page de titre, et sur au moins trois pages réparties au hasard dans le bouquin. Et là, vous savez quelle est la question qu’il m’a posée ? Il m’a demandé très sérieusement si le tampon, il devait le mettre dans tout le bouquin, ou seulement sur le dessus.

Sur le coup, j’ai cru que je n’avais pas compris la question. Je lui ai donc demandé de me la répéter. Puis, je me suis demandé s’il était vraiment débile, s’il le faisait exprès, ou si c’était un test pour savoir si je connaissais bien le travail en bibliothèque. J’ai décidé de ne pas approfondir ces questions, et lui ai répondu que « comme d’habitude, tu les mets dans tout le livre, le tampon ! »

Casimir est capable d’à peu près tout, en particulier de me faire douter de mes capacités intellectuelles. Ce qu’il ignore, c’est que je n’ai pas du tout besoin de lui pour douter de mes propres capacités ! J’y arrive très bien toute seule ! C'est que je suis très forte, moi ! (voir le billet précédent).

 

Toujours est-il qu’un de nos rituels, quand Magali arrive à 13h30, le mardi et le jeudi, consiste à nous raconter mutuellement les dernières frasques de notre aide-documentaliste préféré. Depuis quelques temps, nous demandions à Casimir de nous donner ses dates de vacances. Oh pas par curiosité, bien sûr, mais simplement pour savoir quand la doc serait fermée exactement, histoire de prévenir les étudiants. Il a traîné pour nous donner l'information, et a fini par nous dire, un jour, que contrairement aux autres années, il ne partait pas dans les ïles Grecques cet été. Et là, cet après-midi, j’ai tout bonnement appris qu’en fait, Casimir, il ne partait pas en vacances cette année, parce qu’il était seul ! Il faut vous préciser que Casimir est gay, qu’il est reconnu travailleur handicapé par la COTOREP, au vu de sa maladie mentale (non, je ne considère pas l’homosexualité comme une maladie mentale, il se trouve qu’il est gay et malade mental), et qu’en plus, son ami était psychiatre). Du coup, je me suis toujours demandé lequel des deux, de Casimir ou de son ami psychiatre, était le plus fou. Il me semblait que c’était Casimir, puis je me suis dit, à force de le connaître, qu’en fait, ce devait être le psy, parce que pour sortir avec Casimir, il faut être franchement atteint, compte-tenu de ses délires, et je me suis dit tout à l’heure que si c’était fini entre eux, c’était sans doute que l’un des deux avait recouvré la raison. Et comme ce n’est pas Casimir…

 

Voilà pour notre premier champion du monde.

 

Le deuxième, il se trouve aussi à l’ISSM, mais pour un temps plus court : il s’agit du stagiaire de notre informaticien. Normalement, un stagiaire qui travaille chez nous, supervisé par notre informaticien, est diplômé : il est titulaire au moins d’un DUT en informatique. Donc, en théorie, il sait brancher un ordinateur, il sait au moins le formater, faire des mises à jours, faire un premier diagnostic en cas de panne, etc. Eh bien apparemment, pas celui-là ! C’est-à-dire que d'après notre informaticien, Alain, celui-là, il ne peut même pas lui confier de vieilles machines à mettre dans son coffre de voiture, parce qu'il n'est pas certain qu'elles y arriveront en bon état. Donc, Alain nous a bien fait rire la semaine dernière en nous racontant les exploits de son champion du monde à lui, à tel point qu’on a eu droit à un véritable fou-rire à la doc, ce qui est somme toute assez rare, même si, avec Magali, on s’amuse plutôt bien.

 

Le troisième, c’est le champion du monde du mari de Magali. Celui-là œuvre dans le domaine des ressources humaines, et c’est le supérieur du mari de Magali. A tel point que Jean-Philippe, le mari, en est à faire des plannings en permanence : un planning pour planifier ce qui est à faire, un autre pour dire ce qui a vraiment été fait, et un troisième qui reprend ce qui a été changé par le supérieur, histoire que ledit supérieur (le champion, quoi), s’y retrouve en terme d’heures de travail, de nuits d’astreinte, etc.

 

Depuis, j’ai identifié trois autres champions du monde !

Le premier, nous l’appellerons Anatole, et c’est le stagiaire de Jean-Luc. Alors lui, dans son domaine, il est vraiment très très fort.

Tout d’abord, dès son premier jour de travail sur l’exploitation, il a réussi à perdre les clés de son scooter. Comme il n’avait évidemment pas de double sur lui, Jean-Luc a proposé de le ramener chez lui à midi, et de revenir le chercher après le déjeuner. Et il lui a bien précisé de ne pas oublier de prendre le double de la clé, sans quoi il ne pourrait pas non plus rentrer le soir. Aussitôt dit, aussitôt fait, et Jean-Luc a ramené Anatole chez lui. A 14 heures, Jean-Luc est retourné le chercher chez lui, et lui a demandé dans la voiture s’il avait bien la clé. Anatole a répondu que « oui, oui, je l’ai ! ». Arrivé dans les vignes, Jean-Luc demande à Anatole de lui donner la clé pour qu’il la suspende à un piquet, histoire de ne pas perdre le double. Et là, la réponse a été sidérante : « Mais, je ne l’ai pas, le double ! »

Ca commençait bien.

Mais bon, on avait mis ça à l’époque sur le compte du nouveau travail, du changement, des difficultés familiales (ça n’allait pas très fort entre ses parents, et le pauvre, il avait tout juste 17 ans, il était somme toute un peu perturbé, sans doute, il fallait être patient, ça allait venir). Oui mais voilà, ça ne vient pas. C’est-à-dire que là, ça fait un an qu’Anatole est en stage chez les Platz. Et en un an, il a réussi à comprendre que la pluie, ça tombe des nuages. Véridique ! Du coup, un peu inquiets, on a demandé à Noémi si elle savait d’où venait la pluie. Et elle nous a répondu du tac-au-tac que la pluie, ça vient du ciel. Mais d’où, dans le ciel, précisément, Noémi ? Ben des nuages ! Comme si c’était une évidence. Du coup, ça nous a rassurés sur l’intelligence de Noémi, mais pas du tout sur celle d’Anatole.

Par la suite, Anatole a essayé tout ce qu’il y avait à faire sur l’exploitation. L’hiver dernier, quand il pleuvait trop, Jean-Luc lui a demandé de peindre des caisses-palettes pour y mettre après les bouteilles de vin, parce qu’il n’y en avait pas assez. Il l’a fait… et il a déclaré que ça lui plaisait bien, la peinture, et que comme il avait 2000€ de côté, il allait les prendre pour ouvrir sa boîte et travailler à son compte.

Plus tard, quand il en a reparlé, j’étais pour ma part persuadée qu’il s’était trompé d’orientation, et que s’il était doué dans la peinture, il aurait dû faire un BEP de peintre en bâtiment plutôt qu’en viticulture. Mais non, en fait, il avait une autre idée derrière la tête. Quand Jean-Luc lui a demandé ce qu’il voulait créer comme entreprise avec 2000€, il a répondu qu’il aimait bien les jeux informatiques, et qu’il voulait en créer.

Et là, nous avons pu mesurer l’étendue des dégâts : corrigez-moi si je me trompe, mais pour créer une boîte de création de jeux vidéos, il faut d’une part s’y connaître en informatique (et pas uniquement savoir jouer aux jeux vidéos), et d’autre part avoir quelques connaissances tant en graphisme qu’en animation, en programmation, en design…

Bref, Anatole est carrément hors des réalités du monde.

Du coup, Jean-Luc l’a remis à la peinture, et lui a demandé de vernir des planches avant qu’ils ne les mettent sur la façade du bâtiment qu’ils sont en train de restaurer. Et là, nouvelle catastrophe : Il a été capable de renverser un pot de Lazure alors qu’il venait à peine de commencer ! Alors, on s’est dit qu’il était très maladroit… Et Jean-Luc l’a envoyé dans les vignes, pour enfoncer des piquets dans les parcelles, là où il en manque (pieds morts à remplacer, par exemple). Et là, nouvelle surprise : dans ces parcelles-là, c’est facile : on enfonce le piquet jusqu’à la hauteur du fil qui fait tout le long de la rangée, pour pouvoir attacher le fil au piquet. Eh bien non ! Anatole a réussi à enfoncer le piquet bien plus bas !

Jean-Luc lui a ré-expliqué, puis lui a demandé, plus tard, de couper avec une cisaille les branches qui dépassaient sur le haut du pied, au-delà des fameux fils tenus par les piquets. Et là, il a eu la surprise de constater qu’Anatole, après environ un an de travail sur une exploitation de 3 hectares, ne connaissait toujours pas l’emplacement des vignes, et qu’il avait commencé de rogner chez le voisin !

Anatole mérite donc largement son titre de champion du monde… en viticulture au moins et toutes catégories confondues !

 

Hier, j'en ai croisée une autre, une femme, cette fois, également très très forte dans son domaine. Seulement, je vous laisserai imaginer lequel, parce qu'elle est tellement douée en tout que ce n'est pas du tout évident.

Nous avons rencontré Cunégonde à une fête paroissiale, elle était assise en face de Jean-Luc au déjeuner. Et Jean-Luc, en bon passionné qu'il est, a commencé à lui expliquer ce qu'il fait dans la vie, à savoir du vin, et que ce vin, il le livre à tous ses clients, et ce dans toute la France. Notre Cunégonde a paru vivement intéressée, et a commencé à poser des questions : "Et jusqu'où livrez-vous ? Jusqu'à Bordeaux, par exemple ?"  Là, la conversation a pris un tour un peu surréaliste : sur la réponse affirmative de Gobolof, elle a commencé à lui parler d'un landeau, un landeau de famille qu'elle devait donner à sa soeur, qui habite du côté de Bordeaux, et le landeau, il est vieux, encombrant, il a du mal à rouler, mais sa soeur veut absolument le récupérer parce qu'elle connaît un artisan qui pourrait le retaper et en faire un tout beau qui roule. Et d'ajouter : "Quand vous irez à Bordeaux, vous pourrez emmener mon landeau ?" Jean-Luc était tellement estomaqué, qu'il n'a pas trop su quoi dire sur le moment, surtout qu'il a quand même un peu de savoir vivre, et qu'il ne voulait pas envoyer Cunégonde sur les roses alors qu'on venait à peine de la rencontrer. Bref, il a dit que ça dépendrait de la place qui resterait dans la camionnette, mais que ce n'était pas du tout certain qu'il puisse l'emmener, et donc qu'il serait préférable qu'elle trouve une autre solution, d'autant plus que le prochain voyage vers Bordeaux n'était pas prévu avant plusieurs mois. A cette objection, elle a répondu que ce n'était pas un problème, qu'il n'y avait plus de bébés dans sa famille, et que donc la réparation du landeau n'était pas du tout urgente, et que ce serait quand ils pourraient l'emmener.

Nous lui avons fait comprendre que ce serait difficile, et nous avions cru à l'époque qu'elle avait compris.

Oui, mais nous ne connaissions pas encore Cunégonde et l'étendue de ses talents de championne du monde.

Quelques semaines plus tard, coup de sonnette. Bien sûr, c'était Cunégonde avec sa fille et... le fameux landeau. Je vais ouvrir, bien décidée à la mettre dehors, en lui disant qu'elle pouvait ramener le landeau d'où il venait, que nous ne pouvions pas l'emmener à Bordeaux.

Réponse de notre championne : "Mais j'ai eu beaucoup de mal à l'amener jusqu'ici : il roule tellement mal et il est si lourd, que j'ai dû quasiment le porter depuis la rue voisine où j'habite. Et le problème, c'est que je suis en co-propriété, et que les voisins en ont marre de ce landeau qui encombre la cour et les empêche d'accéder à leur garage. Vous pourriez le garder un peu, je vois que vous avez de la place sous l'abri !"

Là, je me suis dit que j'étais mal barrée, et en bloc, j'ai beaucoup plaint les voisins d'avoir une voisine championne du monde de ce genre : elle devait être sacrément douée, et elle me montrait là ses talents de fouteuse de merde. Je lui ai fait remarquer que notre cour était toute petite, que je ne pouvais pas garder son landeau à l'abri, parce que l'abri, c'est notre garage et qu'avec le landeau dessous, je n'aurais plus la place de mettre la voiture (parce que ce que vous ne savez pas, c'est qu'il s'agit d'un landeau antique, très grand, très large, totalement hors normes, comme sa propriétaire, d'ailleurs). Encore en plus en plus, je lui ai dit que je ne pouvais pas le prendre, parce que Jean-Luc n'allait pas à Bordeaux avant l'hiver et que de toute façon, en hiver, il n'a pas de place dans la camionnette parce qu'il y a trop de vin à emmener, et que de toute façon, sur l'exlploitation, il n'y a pas de place pour le stocker en attendant un hypothétique voyage.

Donc, malgré ses arguments, et ma pitié pour ses voisins, j'en voulais pas, de son landeau. Il n'y avait aucune raison que je devienne dépositaire de son antiquité inutile ! A l'époque, en plus, j'attendais Nathanaël, et elle m'a dit très sérieusement que si ça m'aidait, elle était d'accord pour que j'utilise le landeau si j'en avais besoin. Je lui ai fait calmement remarquer qu'il ne roulait pas, et donc qu'il était parfaitement inutile et inutilisable. Eh bien figurez-vous qu'elle a forcé la porte, qu'elle est entrée avec son landeau, en me disant qu'elle était très embêtée mais que comme elle avait réussi à l'amener jusqu'ici, elle ne pouvait pas le ramener chez elle, et que peut-être, elle pouvait téléphoner à quelqu'un de Bergheim (où se trouve l'exploitation de mon mari) et que peut-être cette personne pourrait garder le landeau le temps qu'on puisse  l'emmener jusqu'à Bordeaux.

Voyant un moyen de me débarrasser d'elle et de la corvée du landeau, je l'ai vite fait entrer, et lui ai dit qu'elle pouvait user et abuser de mon téléphone (de toute façon, on a l'illimité sur les fixes, et j'étais prête à lui payer la communication sur un portable si elle le voulait pour me débarasser d'elle et de son landeau). Elle appelle donc à Bergheim, une dame qu'elle ne connaissait pas, mais dont le fils avait fréquenté la même classe qu'elle, à Sélestat, au lycée. Elle s'est présentée comme une amie de son fils, et a dit qu'elle était présentement chez les Platz, qui ont une exploitation à Bergheim, et qu'elle avait un problème de stockage, et que si elle avait la place, ce serait bien si elle pouvait la dépanner en stockant le landeau chez elle. A ma grande surprise, la dame a accepté tout de suite. Je me suis dit qu'elle devait être tout aussi folle que Cunégonde, ou alors qu'elle la connaissait très bien, ou encore qu'elle avait un coeur d'or, ou qu'elle avait de la place à revendre, et comme le deal a été rondement mené, je ne me suis pas posé de questions, j'ai noté l'adresse de la femme, et j'ai dit que je ne gardais le landeau que le temps que Jean-Luc l'emmène chez cette dame à Bergheim, mais qu'après, je ne voulais plus jamais en entendre parler.

Quand Jean-Luc est rentré à la maison ce jour-là, pour le déjeuner, il a eu la surprise de voir l'énorme landeau pourri dans la cour. Je lui ai donc raconté la matinée par le menu, lui ai donné l'adresse de la dame chez qui il devait déposer le landeau, et lui ai dit que de cette façon, elle ne viendrait plus nous enquiquiner avec son landeau. Il a un peu râlé, s'est étonné que la dame de Bergheim ait accepté, mais m'a dit qu'il la connaissait, qu'elle était très gentille, et que donc, c'était possible...

Bref, il est allé chez cette dame, et là, il a compris ce qui s'est passé : comme Cunégonde avait dit au téléphone qu'elle était chez les Platz, la dame de Bergheim a cru qu'elle était une employée de mon mari. Et comme elle ne veut pas se brouiller avec quelqu'un du village et qu'elle connaît le sérieux des Platz, elle s'est dit qu'elle aurait une explication après, et que ça ne devait pas être bien grave, tout ça. Quand son mari est rentré (Jean-Luc était encore là), il a traité sa femme de dingue, en lui disant que si la folle (Cunégonde, donc) ne venait pas chercher rapidement son engin, il irait lui-même le porter à la décharge. Jean-Luc leur a dit qu'elle nous avait forcé la main, et que je n'avais accepté de prendre le landeau que parce que la dame la connaissait et avait accepté de le stocker.

Finalement, un jour (peut-être 9 mois plus tard), Cunégonde a fait sa réapparition dans notre vie tranquille, en nous demandant ce qu'il en était du landeau. Je lui ai dit que je n'en savais rien, que je ne connaissais pas du tout la dame à qui elle l'avait confié, et que ce n'était pas à moi de m'en occuper, puisque j'avais rempli ma part bien au-delà de ce que j'étais censée faire, et que zut, d'abord, c'est son landeau à elle, et pas le mien, et que j'en ai rien à faire, moi, de ce qu'il devient, le landeau. Je lui ai dit aussi qu'il fallait qu'elle trouve une autre solution pour le transport jusqu'à Bordeaux, parce qu'entre-temps, le nombre de clients avait augmenté dans cette région, et qu'il était maintenant certain que nous n'aurions jamais la place pour embarquer en plus un landeau. Elle m'a dit alors que ce n'était pas grave, qu'elle trouverait une autre solution, et merci mille fois pour ce que vous avez fait pour moi. Là, elle m'a complètement sciée, parce que pour la première fois, je venais d'être désagréable avec elle, en tentant de lui faire comprendre que franchement, elle commençait à m'enquiquiner sérieusement avec son landeau de m..., et que je m'en  fichais royalement, et que je ne voulais plus la voir.

Je ne sais toujours pas ce qu'est devenu le landeau, mais si je vous racontais tout ce dont elle est capable, et tout ce que j'ai déjà vu, il faudrait des pages et des pages pour tout expliquer. Parce qeu nous avons un lourd passif avec cette championne-là, qui se considèrerait presque, maintenant, comme notre amie, alors que c'est une véritable catastrophe ambulante, cette femme, et que je ne souhaite pas à ma pire ennemie de l'avoir dans ses relations. Je vais donc vous laisser décider pour moi dans quel domaine Cunégonde est championne du monde. Quelques indices tout de même : elle est capable d'enquiquiner toute l'équipe pédagogique de l'école et de faire le siège du bureau de la directrice pendant toute l'année scolaire pour obtenir que sa plus jeune fille passe directement de la moyenne section au CP, parce qu'elle la considère comme surdouée. Au bout de 7 mois de siège, la directrice a capitulé, en se disant qu'au moins comme ça, elle n'aurait plus à voir cette folle tous les jours. Je plains le directeur du primaire, et surtout la petite, qui n'est pas du tout surdouée, et qui va être larguée à l'école. Elle est aussi capable de commencer une activité professionnelle de démonstratrice d'un appareil coutant une fortune, sans aucun talent de commerciale, et de demander à toutes les mamans de l'école des rendez-vous pour qu'elle puisse s'entraîner à vendre son truc. Evidemment, j'ai fait partie de celles qui ont accepté, parce que là aussi, elle sait être persévérante, et que je n'avais pas du tout envie de la voir tous les jours m'attendre dans la cour de l'école pour obtenir son rendez-vous. Donc, au bout d'une semaine de harcèlement, j'ai capitulé, proposé un créneau de 30 minutes entre deux rendez-vous (comme ça, j'étais sûre qu'elle ne pourrait pas s'incruster à la maison), et elle a été capable d'oublier le premier rendez-vous. Je lui en ai redonné un autre, en lui faisant comprendre qu'elle commençait sérieusement à abuser de ma patience, que j'avais trois enfants à la maison, et que c'était sa dernière chance. Elle est venue, a fait sa démonstration, ne m'a bien entendue pas du tout convaincue, et a en plus eu l'idée de me demander ce qui n'allait pas dans sa démonstration. J'ai été sciée une nouvelle fois par tant de candeur, de naïveté (faut-il dire de bêtise ? Je crois qu'on peut décidément aller jusque là), et lui ai dit que sa démonstration était nulle, et que si elle voulait vendre son appareil un jour à quelqu'un, il fallait soit qu'elle baisse le prix, soit qu'elle travaille beaucoup beaucoup, mais que là, désolée, je n'ai pas le temps, j'ai un rendez-vous, je dois y aller, au revoir, Cunégonde ! Dernier indice : J'ai croisé l'ex-nourrice d'une des filles de Cunégonde, qui m'a dit que pour la première fois de sa vie, elle avait été obligée de faire un signalement à la DDASS pour suspiscion de mauvais traitements envers un mineur : la gamine, visiblement, n'avait pas accès aux soins élémentaires d'hygiène (vêtements propres et bain, nourriture appropriée à son âge), et comme elle connaissait l'extravagance de la mère, elle commençait à avoir peur pour la santé (physique et mentale) de la petite. Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour décider du domaine de compétences de Cunégonde.

 

Champion suivant :

Aujourd’hui, j’ai eu la surprise d’en identifier un autre, à la SNCF, cette fois. En fait, c’est un contrôleur que j’ai rencontré au début du mois de juin en allant à Strasbourg pour y passer mes épreuves écrites. Je suis montée dans le train, et en vérifiant mon billet, je me suis rendu compte que j’avais oublié ma carte « Familles nombreuses ». Comme je suis honnête (et surtout que j’aurais vraiment mal au cœur de payer une fortune pour un billet que j’ai déjà payé plus de 10€, mais dont je ne suis pas en mesure de justifier la ristourne), je suis allée directement voir le contrôleur, et lui ai expliqué que j’avais oublié ma carte. Sur ce, il a vérifié mon billet, et m’a dit qu’il y avait un supplément, de 4€, mais que ce n’était pas grave, parce qu’avec le papier qu’il allait me donner, je pouvais aller au guichet pour me faire rembourser les 4€ payés en plus, sur présentation de ma carte « Familles nombreuses ».

Comme je n’avais pas eu le temps avant, je n’y suis allée que ce soir, au guichet.

Et là, après plus de 20 minutes d’attente, l’agent prend mon billet, le papier du contrôleur, et me dit qu’il n’y a rien à rembourser. Je lui ré-explique la situation, lui remontre ma carte, et il me dit qu’il comprend bien, mais que si le paiement dans le train avait été de 6€ au lieu de 4, il aurait pu me rembourser, mais de 2€ uniquement à cause de la retenue dûe au tarif de bord… Je lui ai dit que c’était stupide, puisque c’était le contrôleur lui-même qui m’avait dit que je pouvais aller au guichet me faire rembourser. Du coup, l’agent l’a mal pris, m’a demandé de ne pas l’agresser parce qu’il n’y pouvait rien, que ce n’était pas de sa faute. Je lui ai dit que ce n’était pas lui que j’agressais, mais la SNCF, parce que y’en a marre d’entendre un truc, puis son contraire, de la part d’agents de la même entreprise qui ne sont pas fichus de donner les mêmes informations sur le même problème.

Ensuite, il a recommencé son explication, en me disant qu’il ne pouvait pas me rembourser 4€, puisque la retenue était de 4€… J’ai eu beau lui dire que j’avais compris, que je n’étais pas débile, il a recommencé une nouvelle fois, à croire que c’est impossible de comprendre en une seule fois ce que dit un agent de la SNCF. Je lui ai donc dit que le problème n’était plus du tout les 4€, mais d'une part le temps que je venais de perdre pour ces bêtises, et surtout le principe, parce que c’est quand même un monde que le contrôleur m’ait dit que je pouvais me faire rembourser, si ce n’est pas vrai. Ce n’est quand même pas à moi de connaître par cœur les règles tarifaires de la SNCF ! Il m’a bien dit qu’il me comprenait, mais que je ne devais pas l’agresser parce qu’il n’y pouvait rien, et que de toute façon, il ne pouvait pas rembourser les 4€. Je lui ai redit que je m’en foutais complètement d’être remboursée, mais que je ne comprenais pas comment un contrôleur pouvait dire aux passagers un truc qui n’était pas vrai. Je lui ai demandé si les contrôleurs avaient une formation, et s’ils suivaient tous la même… Il m’a dit qu’à la SNCF comme ailleurs, il y a des gens qui font bien leur boulot, et d’autres non… Et bien sûr, je suis certaine qu’il se considérait comme faisant partie de la première catégorie…

 

Donc, là, j’hésite : qui du contrôleur ou du guichetier est le champion du monde ?

A vous de décider…

mercredi 16 juillet 2008

J'suis trop forte !!!

 

Voilà tous frais les résultats du CAP :

 

Sciences appliquées : coefficient 4 : 15,5/20 (finalement, la biologie a plus compté que prévu, et je ne me suis pas tant plantée que ça en technologie des produits, il faut croire !).

 

Techniques esthétiques : coefficient 8 (et non pas 7, c'était donc encore pire que ce que je pensais) : 12,5/20 (c'est ce que je vous disais : moyen, mais tant que j'ai plus de 10/20, tout est ok).

 

Vente-conseil : coefficient 2 : 13/20 (alors là, je m'attendais à ça, étant donné que je ne connaissais pas vraiment les exigeances, et que je savais que j'avais totalement zappé la première partie de la question, mais que j'ai par ailleurs bien géré toute la seconde partie, y compris l'objection obligatoire).

 

Arts appliqués à la profession : coefficient 1 : 13/20 (alors là, par contre, je ne m'y attendais pas du tout : pour moi, cette épreuve était la plus catastrophique des 4, et finalement, je m'en suis honorablement sortie, pour quelqu'un qui ne savait pas du tout dessiner en arrivant à l'épreuve, et qui a appris à utiliser des pastels secs au cours de l'épreuve elle-même).

 

Conclusion : Oui, je suis FIERE de moi ! Ce n'est pas si souvent que ça m'arrive, alors je me permets de m'autocongratuler :

 

Bravo Amélie ! Félicitations !

 

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Réception 

(si mes souvenirs d'école sont bons, cela me donne le CAP avec la mention assez bien, non ? Trop forte, moi !)

mardi 15 juillet 2008

Bruges !!


Noémie et moi sommes parties joyeusement en train vendredi matin, après un réveil aux aurores pour moi (6h00 du mat...), et un peu moins pour Noémie (en gros, même heure que d'habitude, 7 heures...)
Le train partant à 7h41, il a fallu accélérer un rien la manoeuvre pour être à l'heure (finir la valise en particulier...), avaler vite fait un petit déjeuner (ou ce qui en faisait office selon le temps disponible), et nous voici parties pour l`aventure...

Après un détournement de train pour cause d'accident de personne avant l'arrivée à Bruxelles, nous avons fini par débarquer dans la capitale européenne, pour quelques heures de visite en attendant de rejoindre Bruges...
La première étape fut de trouver la consigne pour la valise (hors de question de la balader dans toute la ville), puis de trouver la sortie de la gare centrale (vous allez rire, mais ce n'était pas si évident que ça, étant donné que les voies sont au sous-sol, et que le seul chemin vers la sortie que j'ai pu repérer était celui qui menait vers un truc identifié "M". Sur le coup, j'ai cru que comme à Paris, "M" signifiait "Métro", mais en réalité, je n'ai pas trouvé de métro...
J'ai renoncé à comprendre cette bizarrerie, et nous sommes parties en direction de la Grand' Place, puisque le plan gentiment prêté par Emilie (retrouvée à Paris fin juin) annonçait à cet endroit un musée du chocolat, la Maison du Roi, l'Hôtel de Ville, et cela promettait d'être un bel endroit à visiter...

Je vous passe les détails du chemin et les détours pour y arriver, mais nous avons fini par trouver la Place d'Espagne, où nous sommes tombées en plein milieu d'une fête, avec ballons aux couleurs de la Flandre et autres concerts, et nous nous sommes réfugiées tout près, dans la Maison de Tintin (oui, nous sommes à Bruxelles !!!). Là, nous avons pu trouver quelques cadeaux pour les neveux de Jean-Luc qui fêtent tous les deux leurs anniversaires au mois de juillet. Emeline et Thomas vont donc avoir des cadeaux d'anniversaire à l'effigie de Tintin, mais Chut ! Il ne faut rien dire jusque là !
La suite des réjouissances, ce fut le musée du Cacao et du Chocolat (beaucoup de mal à le trouver, celui-là, le plan n'était pas à jour...). La visite était passionnante, pas trop longue, qui plus est, et nous avons pu assister à une démonstration. Nous avons donc appris plein de belles choses sur le chocolat (et goûté, en plus, et vraiment, le bon chocolat, c'est bon... c'est bon !). La personne qui nous a fait la démonstration du moulage du chocolat (pour faire les coques des pralines belges, en particulier), nous a expliqué qu'elle allait régulièrement en Alsace. Comme elle est aussi passionnée par son métier que Jean-Luc l'est par le sien, j'ai décidé que la prochaine fois qu'ils viendraient en Alsace, ils devaient faire une halte sur l'exploitation familiale, histoire de lier de nouvelles relations européennes et de faire goûter et connaître nos produits hors des frontières. Elle était enthousiaste à l'idée de venir visiter une cave bio, nous attendons donc leur visite. Ensuite, nous sommes retournées Place d'Espagne, et nous avons tapé la discute avec une Espagnole immigrée à Bruxelles depuis 40 ans, devant un jus d'orange pour Noémi, Pomme-cerise pour moi, et une gaufre pour nous deux (impossible de passer à côté d'une spécialité !!! et vue la taille de la gauffre, une pour deux, c'était bien suffisant !), puis nous sommes retournées à la Gare Centrale histoire de ne pas arriver trop tard à notre destination finale du jour : Bruges !!!

La suite de nos aventures plus tard, avec photos à l'appui !

lundi 7 juillet 2008

Retour de Noces

Je n'avais pas complètement terminé le récit de ces joyeuses journées du mois de mai (il est temps, nous sommes en juillet !!!).

Donc, je vais ici tenter de réparer cet oubli.

 

Après une nuit courte, mais bonne (on dort un peu partout, et un peu n'importe où quand on est vraiment fatigué), tout le monde s'est retrouvé à la salle le lendemain. Le but du jeu : prolonger un peu les festivités, histoire de ne pas se quitter tout de suite.

Donc, comme tout retour de noces qui se respecte, nous avons commencé par un petit déjeuner. D'ailleurs, si vous regardez bien la photo, vous aurez, à nos têtes, une idée des résidus de fatigue. Je vous laisse apprécier...

 

Il a fallu faire plusieurs choses, ce matin-là : d'abord, mener à bien ma dernière mission : récupérer les participations financières des uns et des autres pour le logement (pour ceux qui avaient demandé une chambre dans le gîte à côté de la salle, dont nous, les cousins, Hélène, les oncles et tantes... et quelques amis de Zabeth). Tout le problème était de savoir exactement à qui demander (maman avait proposé de payer une partie du logement de mes cousins, si ma tante n'avait pas assez : du coup, je devais demander à qui ? Ma tante ou ma maman qui en plus, ne logeait pas sur place ? Et les amis de Zabeth, c'est qui ? j'ai les noms, mais pas les photos...). Bref, entre ceux qui se sont couchés très tard et n'ont presque pas dormi, et ceux qui se sont couchés, mais à cause d'autres qui ronflaient, n'ont pas pu dormir, la situation était un peu compliquée, et il fallait montrer du tact et de la diplomatie pour mener cette mission à bien. J'ai presque pu le faire, sachant que certains avaient déjà payé leur part, que d'autres étaient financés par Zabeth elle-même, et que je n'avais pas de carnet de chèque pour payer notre propre participation...

 

Deuxième chose à faire : attendre les mariés. Mine de rien, ça a été notre principale activité, l'autre étant de surveiller les enfants (étangs non sécurisés à proximité). D'ailleurs, les mariés, quand ils sont arrivés, je ne les ai pas vus, occupée que j'étais à chercher Nathanaël... J'ai tourné en rond avec Stéphanie, ma tante, pour essayer de le retrouver, et finalement, j'ai pu apprendre qu'il jouait tranquillement avec des petites voitures dans un coin de la salle...


Troisième occupation : manger. Eh oui, encore. Vous vous souvenez, les plats que Jean-Luc et Etienne étaient allés chercher chez le traiteur ? Ben c'était pour ça... manger. Donc, nous avons mangé. Encore. Et bien mangé, en plus. Et donc, discuté. Et fait manger les enfants (qui eux, n'avaient pas mangé grand-chose la veille, occupés qu'ils étaient à jouer avec leurs baby-sitters (ça, bravo, soeurette, c'était bien vu, d'embaucher des baby-sitters chargés de surveiller les enfants, avant et pendant le dîner, et au gîte pendant la nuit avant le retour des parents)).

Vers 17 heures, tout le monde est reparti : la journée touchait à sa fin. Nous avons bien entendu rapporté des restes à Quimper, et sitôt rentrés, nous avons préparé le... dîner, avec les restes du repas de midi. Et comme il en restait aussi, nous avons eu droit, pour le dessert, aux restes des gâteaux du samedi soir, après la distribution aux amis du quartier (eh oui, malgré ça, il en restait encore pour nourrir la bonne quinzaine de personnes qui étaient encore là...).

Ensuite, nous avons regardé rapidement les photos prises les deux jours qui venaient de s'écouler : photos prises par Robert, chargé par les mariés de jouer les paparazzi. Rôle qu'il a très bien rempli d'ailleurs, puisqu'au final, ce sont, je crois, plus de mille photos qui ont été prises ! Chapeau bas !

 

Sur ce, je vous laisse, et tenterai de mettre ici quelques-unes des photos que j'ai pu prendre ou récupérer (notamment celles que m'a gentiment envoyées Fanny, je vous laisserai apprécier, parce que bien sûr, dans cette journée, il s'est passé des tas de choses, mais comme j'ai passé mon temps à "chasser" (les participations financières et Nathanaël en particulier), ben j'ai loupé plein d'épisodes, notamment le concert improvisé qui a eu lieu à l'extérieur...

jeudi 3 juillet 2008

Résultats !!

Je suis diplômée !!!

 

Je viens de voir les résultats sur le site Publinet, et je suis admise. Ca y est, je suis une documentaliste-esthéticienne !

 

Je voulais publier ici le résultat immédiatement, parce que je suis vraiment très contente, j'ai eu le CAP !!!!

 

Les prochaines étapes, c'est d'abord de prendre contact avec la chambre des métiers, puis faire la formation sur la création d'entreprise (formation en gestion je crois), et ensuite passer à l'action !

Mais c'est une tout autre aventure, je vous en reparlerai !

 

Amélie

L'attente...

... moment toujours difficile.

Attente des résultats, aujourd'hui ! La publication sera faite à 14 heures, j'espère que les résultats seront sur le site internet de l'Académie, histoire de me passer de l'aller-retour avec Rébecca sous la pluie, en train et tram, jusqu'au lycée où j'ai passé les écrits, le lycée Couffignal à Strasbourg.

 

Je clos ici ce billet : du travail m'attend par ailleurs...

Je reviendrai pour vous tenir au courant des derniers événements, des développements, des résultats, aussi (si, si !).