Affichage des articles dont le libellé est Famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Famille. Afficher tous les articles

samedi 2 avril 2016

Aventures gobolistanaises en janvier - épisode 2

Nous en étions donc restés aux jours ayant suivi le dégât des eaux à la maison. Et au retour de Gobolof le 25 janvier, un lundi soir. Entre-temps, la machine de l'assurance s'était mise en branle et je n'allais pas tarder à avoir des appels téléphoniques et des messages m'informant de l'avancée de mon dossier sur mon téléphone portable ou ma messagerie internet. Mais bon, jusqu'à présent, je n'ai pas eu à me plaindre de la manière dont le dossier a été traité, si ce n'est un rien de "trop vite" dans les conclusions tirées et des erreurs - vite réparées - qui m'ont valu quelques sueurs froides.

Mais nos aventures n'étaient pas terminées pour autant.

Rentré le 25 janvier, Jean-Luc repartait en salon le jeudi suivant, soit le 28. J'ai oublié où c'était (sans doute du côté de Paris), mais en fait on s'en fiche un peu. Le tout, c'est qu'une fois de plus, je me retrouvai seule avec les quatre enfants et un lourd dossier à gérer avec l'assurance. Tout cela en plein hiver, bien sûr...
Bref.
Ce vendredi 29 janvier, vers 21h30, j'étais au téléphone avec mon époux, les enfants étaient couchés depuis un peu plus d'une heure et dormaient tous profondément. Installée dans l'un des fauteuils de la bibliothèque, je terminais ma conversation avec mon mari, projetant dans l'immédiat de retourner dans le garage pour y chercher deux ou trois pieds de vigne à brûler dans le poêle pour la nuit, avant de monter me coucher.
Oui mais voilà, à peine avais-je raccroché le téléphone que j'entendais du bruit, au premier étage. Je me dirigeai vers l'entrée, par où je devais passer pour aller dans le garage, en pestant déjà contre Noémi que je soupçonnais être toujours en train de lire dans son lit, contrairement à ma demande express qui avait été, ce soir-là, qu'elle se couche tout de suite et éteigne la lumière immédiatement, histoire de récupérer de la fatigue accumulée durant la semaine. Quelque peu irritée, j'appelais donc :
"Noémi ? Qu'est-ce que tu fais encore debout ?"
Mais rien, pas de réponse. En revanche, je perçus un bruit au premier, comme si quelqu'un marchait en essayant de faire le moins de bruit possible et s'arrêtait sur une lame de parquet grinçante en espérant ne pas être entendu. J'appelai de nouveau, certaine cette fois-ci (puisque depuis l'entrée je pouvais voir la chambre de Noémi par la porte entrouverte) que Noémi était profondément endormie et qu'il y avait quelqu'un d'autre au premier étage, espérant contre toute logique que ce soit Nathanaël ou Rebecca qui se soit levé(e) pour se rendre aux toilettes situées sur le pallier et qui, pour une raison que j'ignorais, aurait décidé de me jouer une mauvaise blague en me faisant peur à un peu plus de 21h30.

N'obtenant pas de réponse et de plus en plus certaine que les enfants étaient bien tous dans leurs lits, je décidai de gagner l'autre escalier, celui qui monte devant la cuisine et mène aux chambres des trois plus jeunes, histoire de vérifier la présence des enfants dans leurs chambre... et de donner le temps et la possibilité à un éventuel intrus de prendre la poudre d'escampette.
J'entrai dans la chambre de Nathanaël en faisant exprès assez de bruit pour alerter l'intrus et réveillai sans vraiment le vouloir mon second dont le sommeil est plutôt léger.
"Maman ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, sans doute rien. Dors bien.
- Bonne nuit."
Et hop, le voilà retombé dans les bras de Morphée et moi, seule une fois de plus face à l'adversité (en même temps, je ne pouvais décemment pas faire retomber sur les épaules d'un garçon de 11 ans la responsabilité de sauver sa mère et ses sœurs de l'attaque d'un intrus. À son âge, on a encore besoin d'être défendu par ses parents parce qu'on n'est pas encore un homme, que les choses soient claires).

Je repris le couloir allant vers le bureau puis ma chambre et celle de Noémi, et donnant également accès à l'entrée, pour constater qu'il n'y avait strictement personne dans la maison, du moins au premier étage, en dehors des enfants qui étaient bien sagement endormis chacun dans son lit.
Rassurée quant à leur sécurité, j'étais en train de me dire que j'avais sûrement rêvé... quand je me rendis compte que la porte d'entrée était ouverte. Pourtant, je la ferme toujours soigneusement en hiver, tout simplement parce que la chaleur a une malheureuse tendance à s'échapper vers les endroits froids et que j'ai horreur de chauffer la maison pour rien...

Là, j'avoue que j'ai (re)paniqué, après la panique du dimanche précédent. J'ai donc rappelé Jean-Luc pour le prévenir, en me rendant compte immédiatement que c'était idiot parce qu'il ne pouvait rien faire pour moi et que j'allais donc l'inquiéter pour rien, une fois de plus. Après avoir promis de le rappeler pour le tenir informé des événements, j'appelai mes amis du village. Quelques minutes plus tard, Manu frappait à la porte et je le découvrais armé de son sabre de Kendo, prêt à en découdre avec mes éventuels agresseurs/intrus/fuyards.
Bref. Nous avons fait le tour de la maison, sécurisé les différentes parties les unes après les autres, fermé les portes à clé pour prévenir toute nouvelle intrusion, en commençant par la porte d'entrée pour isoler la maison du garage et de la salle de jeu, dans l'hypothèse où l'intrus s'y serait caché.
Après avoir vérifié chaque pièce, placard, cellier... et tout endroit susceptible de servir de cachette, au rez-de-chaussée, nous sommes arrivés dans le couloir des enfants, au premier étage... pour constater que la porte-fenêtre donnant sur le balcon était ouverte, ce que je n'avais pas remarqué lors de mon premier passage un quart d'heure plus tôt. Mais j'avoue ne pas avoir du tout regardé cette porte alors je ne sais pas si c'était déjà le cas avant ou si elle avait été ouverte entre-temps. Sorti sur le balcon, Manu s'est alors étonné d'entendre du bruit à l'extérieur, mais en provenance du hangar des voisins, cette fois-ci. Un bruit qui ressemblait à des coups portés sur un mur ou une paroi en métal...
Après la maison, nous avons exploré la cave, puis le garage et la salle de jeu, ainsi que le jardin, sans rien trouver d'anormal. Manu est donc rentré chez lui, son sabre à la main. Quant à moi, je m'apprêtais à aller me coucher, pas vraiment rassurée, quand le téléphone a sonné. Jean-Luc s'inquiétait à plus de 500 km de là... et je n'avais pas eu le temps de le rappeler. Je le rassurai comme je pus, lui expliquant que Manu était venu et que nous avions fait le tour de la maison, et je lui promis de le rappeler si un événement nouveau survenait. À peine avais-je raccroché que le téléphone sonnait à nouveau. Cette fois-ci, c'était Manu qui me demandait si j'avais appelé la gendarmerie pour signaler l'intrusion et les bruits entendus à l'extérieur, chez la voisine. Bêtement, je n'y avais même pas pensé...
J'ai donc composé le 17 et suis tombée sur la gendarmerie de Sélestat. Dix minutes plus tard, trois gendarmes débarquaient dans la cour avant de partir directement voir dans le hangar de la voisine si ils trouvaient quelque chose d'anormal. Quelques minutes plus tard, l'un des gendarmes vint me voir en me disant qu'il n'y avait rien d'anormal chez la voisine, mais qu'ils allaient faire des rondes dans le village pendant la nuit, histoire de voir s'ils repéraient des rôdeurs. Ce n'est qu'à ce moment-là que je compris qu'ils avaient mal interprété mon appel : ils pensaient que j'avais entendu du bruit dehors et que je m'étais inquiétée pour ma voisine... sans savoir que le ou les intrus étaient d'abord venus chez moi. J'expliquai la situation, ce qui me valut le débarquement des gendarmes dans mon entrée pendant que j'expliquais ce qui s'était passé (les deux escaliers, le bruit que j'avais fait en montant pour prévenir l'intrus, la porte d'entrée ouverte à mon retour en haut de l'escalier...). 
Le gendarme me dit alors que j'avais eu les bons réflexes, à savoir qu'il est toujours difficile de savoir comment un intrus va réagir s'il est découvert par les habitants de la maison dans laquelle il s'est introduit. Soit c'est un cambrioleur et il fera tout pour quitter la maison sans violence, quitte à abandonner sur place les objets qu'il était en train de dérober. Soit il cherche à faire du mal et il vaut mieux éviter de se retrouver face à lui. Dans tous les cas, ce sont des tendances générales et on n'est jamais à l'abri d'un cambrioleur stressé et violent qui pourrait se mettre à frapper l'habitant des lieux juste parce qu'il aurait paniqué à l'idée d'avoir été découvert (en même temps, faut vraiment être débile pour cambrioler une maison à 21h30, alors que les lumières sont encore allumées, montrant bien clairement que les occupants des lieux sont debout...)
Pour ma part, j'avais plutôt pensé aux enfants : que faire si, en montant l'escalier, je me retrouve face-à-face avec un homme qui risque de me frapper pour pouvoir s'échapper ? Et si je me retrouvais blessée, ou pire, qui prendrait soin des enfants jusqu'au lundi suivant ? Comment prévenir mon mari si je me retrouvais dans les pommes en pleine nuit ?

En tout cas, deux mois après, je me pose toujours la question : y avait-il vraiment quelqu'un dans la maison ce soir-là ? N'ai-je pas rêvé ? Le bruit que j'ai entendu, se peut-il que ce soit simplement le grincement du lit de Noémi, que j'ai pu entendre parce que la porte de sa chambre était entrouverte ? Mais si c'est bien le lit de Noémi, pourquoi la porte menant au garage était-elle ouverte, ainsi que la porte extérieure (qui, elle ne ferme pas bien, sauf si elle est verrouillée de l'intérieur, soit dit en passant, ce qui n'était pas le cas ce soir-là) ?


En tout cas, intrus réel ou imaginé, depuis ce soir-là, la porte extérieure est verrouillée en permanence. J'ai eu bien trop peur !


Nous en sommes restés là, mais environ un mois plus tard, alors que Jean-Luc et moi nous promenions dans le village, un dimanche après-midi, nous avons vu une feuille placardée sur les panneaux d'affichage du village, un peu partout. C'était un appel à témoins émanant de la gendarmerie de Sélestat, concernant des crevaisons des pneus de six véhicules appartenant à des villageois de la rue des Francs et de la rue Saint Martin. Soit la rue qui commence une maison après la nôtre et celle qui est dans le prolongement de la rue des Francs. Interpellée, j'ai cherché la date de l'affichage... qui précisait que les faits avaient eu lieu dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 janvier, soit le lendemain de l'intrusion chez moi et, sans doute, chez ma voisine.
Était-ce une bande de voyous qui repéraient les lieux et qui avaient décidé de ne pas s'en prendre à nous parce que je les avais entendus ? Ou bien ces deux faits n'avaient-ils rien à voir entre eux ?

En tout cas, je pensais que la vie était tranquille dans un village comme Ebersheim. Je finis par croire qu'il va falloir créer une armée gobolistanaise pour défendre notre petit territoire, moi ! J'ai déjà pu embaucher sur le vif un copain ceinture noire de Kendo, armé de son sabre de combat. Et ce n'est déjà pas si mal. En attendant, heureusement, les gendarmes font bien leur travail !

dimanche 20 mars 2016

Aventures gobolistanaises en janvier - épisode 1

Des fois, au Gobolistan, on se fait quelques frayeurs...
Il se trouve qu'au mois de janvier, le 22 pour être précise, il y avait de la neige un peu partout près de chez nous. Oh pas 15 cm, non, ni même 5 d'ailleurs. Juste une petite pellicule et de jolis cristaux sur les branches des arbres. Rien de très embêtant, on pouvait d'ailleurs très bien circuler.
Mais voilà, de la neige, il y en avait aussi sur les toits, en particulier sur celui de notre maison. Et comme je ne suis pas très rapide à la comprenette, parfois, eh bien j'en viens à tirer trop rapidement des conclusions erronées ou bien à ne pas réagir assez vite à une situation quelque peu problématique. C'est selon l'humeur du jour, si vous voyez ce que je veux dire.

Donc, le 22 janvier, il y avait encore de la neige sur le toit. Et il faisait un bon petit -4°C, ce qui incitait à rester au chaud. Cette semaine-là, Jean-Luc était parti le mercredi précédent (le 20, quoi), pour un salon à Vannes et les livraisons qui vont avec. Il ne devait rentrer que le lundi suivant. De plus, nous avions Thibault, le fils aîné de ma soeur, qui passait une semaine chez nous pour son stage de découverte du monde professionnel de classe de Troisième. Les enfants étaient plutôt contents, Thibault aussi... Bref, tout allait bien ou presque dans le meilleur des mondes.

Le samedi matin, 23 janvier, le réveil fut un peu plus facile que les jours précédents, à cause d'un redoux impressionnant. Et la tendance s'est confirmée : +10°C dans l'après-midi ! Bien sûr, toute la neige du toit se mit à fondre. Et c'est sans surprise aucune que j'ai vu des cataractes d'eau couler par la gouttière jusque dans le caniveau situé devant la maison.
Seulement voilà, le 24 janvier, vers 8h30 du matin, alors que je revenais de Sélestat où j'avais déposé Thibault à la gare pour son voyage de retour vers l'appartement qu'il habite avec son frère et sa maman (ma soeur, quoi !), je vis avec beaucoup de circonspection que l'eau coulait toujours par la gouttière. Et j'en fus quelque peu étonnée, parce que je ne pensais tout de même pas qu'il y ait assez de neige sur le toit pour que ça coule non-stop depuis la veille au matin...
Un peu pressée par le temps (je n'avais pas encore mangé et les enfants n'étaient pas prêts alors que Nathanaël était noté au tableau des servants d'autel pour la messe de 10h30 ce matin-là), je décidai de remettre la réponse au problème à plus tard et m'en fus ouvrir les volets du salon, les seuls que je n'avais pas eu le temps d'ouvrir ce matin-là, histoire de faire profiter cette pièce de la relative chaleur ambiante.
J'ai allumé la lumière... et je l'ai éteinte immédiatement. Je venais d'un coup de comprendre ce que c'était que ce bruit de cataracte que j'entendais depuis la veille et que je pensais au départ venir du toit, puis de la cave où se trouve la pompe immergée qui se met automatiquement en route en cas d'inondation (nous sommes 30cm au-dessus de la nappe phréatique, apparemment), ce qui arrive somme toute assez régulièrement en hiver et ne m'alarme pas outre mesure d'habitude, mais là, c'était quand même bizarre... parce qu'il n'avait pas plu depuis des lustres (à l'exception notable de la neige tombée en début de semaine) et que les routes, habituellement coupées en cas d'inondation, ne l'étaient pas du tout à ce moment-là. Bref, il y avait un truc qui ne collait pas dans le paysage, et je venais de comprendre lequel.

L'eau coulait bien, mais en provenance du plafond du salon, en passant par le lustre situé au-dessus du tapis du coin télé. Eh oui. Rien que ça.
J'ai beau être un peu lente parfois, je sais quand même que le mélange eau + électricité ne fait pas bon ménage en général. J'ai donc éteint la lumière, atteint (dans le noir complet) la première fenêtre à droite et ouvert le volet, histoire de voir ce qui se passait à la lumière du jour. Et je n'ai pas été déçue.
Ce que j'ai vu était assez délirant, avec une sorte de robinet ouvert en grand dans le lustre, qui déversait des litres et des litres d'eau directement sur le tapis. Ça gouttait sérieusement, éclaboussant au passage les fauteuils Ikea blanc et les poufs verts des enfants. J'ai contourné le tapis pour atteindre la deuxième fenêtre, avant de m'apercevoir que le tapis lui-même (pourtant d'une bonne surface) était totalement imbibé d'eau... J'ai donc évalué rapidement la situation et me suis mise à éponger l'eau, avant de comprendre que pour que ce travail de titan ne ressemble pas au tonneau des Danaïdes, il fallait d'abord que je trouve d'où venait la fuite pour pouvoir l'arrêter. Comme ça venait du plafond, j'ai réfléchi au moins trois secondes avant de réaliser que le seul point d'eau au-dessus du salon, c'était le robinet se trouvant sur le balcon du côté des chambres des enfants. Ni une, ni deux, je suis montée au premier étage, j'ai ouvert la porte-fenêtre... et ai trouvé le robinet ouvert à fond, déversant des litres d'eau à n'en plus finir. Avec beaucoup de peine, j'ai réussi à fermer le robinet, en me disant qu'il y avait quand même un "truc" qui n'allait pas dans tout ça : si le robinet avait été ouvert, pourquoi l'eau coulait-elle dans le salon et par la gouttière, et non pas simplement par la gouttière ? Il y avait donc forcément un problème quelque part ailleurs.

Je suis retournée au salon et ai commencé mon travail de titan consistant à éponger. J'ai commencé par les côtés du tapis, histoire de pouvoir approcher le tapis lui-même sans risquer de me casser un jambe en glissant dans la pataugeoire qu'était devenue mon salon. Et puis, alors que le robinet était fermé, je me suis rendu compte que le débit de l'eau ne diminuait pas du tout. Il y avait donc bien un autre problème ailleurs.
Entre-temps, Nathanaël s'était levé et avait fini son petit déjeuner et mon manège ne lui avait pas échappé. Il prit donc le relais à la serpillière et j'allai cette fois-ci à la cave pour trouver une solution à ce déluge. Entre-temps, j'avais attrapé le téléphone et j'essayais de joindre Jean-Luc qui, lui, s'en allait à la messe. Mais j'ai eu de la chance, j'ai réussi à l'appeler juste avant, ce qui m'a permis de savoir où chercher. Il m'a alors confirmé ce que je pressentais : il avait bien coupé l'arrivée d'eau du robinet du jardin, avant l'hiver... mais il avait oublié celui de la terrasse. Le gel avait donc fait son effet... et le dégel le sien. Il n'y avait aucun doute que la canalisation menant au robinet extérieur du premier étage avait gelé puis explosé sous l'effet du gel. Le dégel venu, le trou avait laissé filer l'eau qui s'infiltrait maintenant dans le plafond du salon et inondait toute la pièce. Youpi.

J'ai donc abandonné Nathanaël au salon, j'ai foncé à la cave où j'ai trouvé l'arrivée d'eau de la maison, que j'ai coupée avant de chercher la vanne qui fermait le tuyau d'eau du premier étage. Puis je suis remontée dans le bureau du premier étage, espérant y trouver la marche à suivre pour appeler l'assurance et déclarer le dégât des eaux, sachant que c'était dimanche et qu'il risquait de n'y avoir personne à l'autre bout du fil.
J'ai quand même eu de la chance : mon assurance maison a une permanence pour les dimanches et les jours fériés, avec une vraie personne chargée de prendre les appels, de faire la déclaration du sinistre même s'il faut attendre le jour ouvré suivant pour engager la procédure.
Rassurée, j'ai envoyé Nathanaël se changer avant de reprendre l'épongeage du salon et n'ai arrêté que quand 10h15 a sonné et qu'il était temps d'aller à la messe.
Entre-temps, les filles, au premier étage, m'avaient signalé une drôle d'odeur. Mais quand j'étais montée pour chercher des vêtements pour habiller Louise-Marie, je n'avais rien constaté d'anormal et en avait donc conclu que les enfants paniquaient un peu trop.

Après la messe, nous sommes rentrés à la maison où j'ai préparé un repas rapide, histoire de profiter des quelques heures de jour qui restaient encore pour terminer le nettoyage du salon. Seulement voilà, quand j'ai voulu coucher Louise-Marie vers 13h30, j'ai cette fois-ci nettement senti une forte odeur de brûlé en haut de l'escalier menant au premier étage, soit juste au-dessus du salon inondé.

Et là, j'ai paniqué.
Odeur de brûlé après une inondation dans le salon, où l'eau a emprunté le circuit lumière pour se frayer un chemin vers le tapis, ça ne me disait rien d'autre que "et si tu avais un incendie dans le faux-plafond que le détecteur de fumée n'a pas encore détecté ?"

Que faire ? Où aller avec les enfants ? Comment les mettre en sécurité si jamais il le fallait ?

J'ai alors appelé à la rescousse des amis du village, espérant qu'ils pourraient prendre les enfants le temps que je trouve l'origine de l'odeur. Sauf que les copains en question étaient à l'autre bout de l'Alsace. J'ai raccroché, au bord de la panique cette fois, et j'ai rappelé mon cher mari, toujours à 1000 km de là et sans doute tout autant paniqué que moi, avec en plus la certitude qu'en étant aussi loin, il ne pouvait strictement rien faire pour m'aider... Bref, je lui ai fait part de mon inquiétude et j'ai raccroché parce qu'on sonnait à la porte. Avant de raccrocher, j'ai quand même eu le temps de l'entendre me dire qu'il allait appeler l'électricien, histoire qu'il voie ce qui se passait dans le plafond. Je me disais, en allant ouvrir la porte, que ce n'était pas gagné parce que trouver un électricien un dimanche, c'était quand même une sacrée gageure. Et en ouvrant la porte, quelle n'a pas été ma surprise en voyant débarquer une autre amie, pharmacienne du village, accompagné d'un homme à peu près de son âge (et du mien) qui m'était totalement inconnu. Je les ai fait entrer, un peu sonnée qu'ils soient là alors que je ne savais pas du tout comment ils avaient pu savoir quand mon amie me dit qu'elle venait d'avoir un appel de notre ami commun (celui que j'avais appelé un peu avant) et qu'il lui avait demandé de passer pour voir si elle pouvait m'aider avec mon début d'incendie. Et coup de chance, son frère, pompier, était avec elle pour le déjeuner... et il me proposait son aide !

Un peu rassurée, nous avons fait le tour de la maison, depuis la cave jusqu'au grenier, histoire de voir de près cette histoire d'odeur de brûler (si je peux parler ainsi). Dans la panique, mon premier réflexe, avant d'appeler les copains, avait été de faire disjoncter les deux disjoncteurs de la maison. Je n'avais donc plus d'électricité ni de téléphone et j'avais dû utiliser le portable pour appeler à l'aide, malgré un réseau de téléphonie mobile plus qu'aléatoire. Du coup, après nous être assurés qu'il n'y avait pas de départ de feu apparent, nous sommes revenus vers les deux disjoncteurs et nous avons commencé à remettre progressivement l'électricité, pièce par pièce, en attendant à chaque fois pour voir si le fusible "tenait" ou s'il se mettait à disjoncter sous un éventuel court-circuit. Il n'y eut rien, heureusement, mais par sécurité, nous n'avons pas remis le circuit électrique du salon sous tension (pas fous, non plus !). 

Nous en étions là quand on a à nouveau sonné à la porte d'entrée. Cette fois-ci, c'était l'électricien qui s'était occupé de refaire toute l'électricité de la maison, sauf dans le salon, justement, où nous avions décidé d'attendre d'avoir un peu plus d'argent avant de tout refaire... 
Il a démonté en partie le lustre (heureusement que j'avais épongé et réussi à rouler le tapis situé juste en-dessous, sinon l'opération aurait sans doute été à la fois dangereuse et digne des aventures de Moogli dans la jungle humide du Bengale version Grand Ried) et vérifié ce qu'il pouvait voir depuis l'échelle sans démonter tout le plafond... et il n'a rien vu de particulier, si ce n'est que les fils électriques étaient en parfait état mais mouillés et que ça ne pouvait pas venir de là, parce que la gaine qui les protège est en plastique imperméable et en très bon état. 
Seule conclusion possible : si départ de feu il y a eu, ce ne peut être que dans le plafond, à cause d'un court circuit provoqué par l'eau sur un domino situé quelque part entre la boîte de dérivation dans le mur et le lustre.
J'ai donc remercié à la fois mon amie et son frère d'être venus à la rescousse et l'électricien d'avoir pris sur son repos dominical bien mérité pour pouvoir secourir une pauvre mère de famille nombreuse et temporairement monoparentale d'un pseudo incendie consécutif à une véritable inondation due elle-même à un vrai dégât des eaux provoqué par les intempéries hivernales. Maintenant que la situation était quelque peu clarifiée et la maison sécurisée, j'ai pu refermer les volets avant la nuit complète et fermé la porte en interdisant aux enfants d'entrer dans la pièce tant qu'il ferait nuit et que leur père ne serait pas rentré. Parce que, bien sûr, il était impossible de remettre en route l'électricité...

Le lendemain, je suis quand même retournée sur les lieux du sinistre histoire de prendre quelques photos au cas où l'assurance contesterait. Le soir, Jean-Luc rentrait à la maison, encore paniqué à l'idée de ce que j'avais eu à affronter dans la journée, même si je l'avais rassuré plusieurs fois au téléphone.







Je ne sais pas ce qui est le pire, pour un bon père de famille : être à la maison quand il y a un problème de ce genre et ne pas trop savoir quoi faire pour le régler, ou bien ne pas y être, tout en sachant que ceux qu'on aime y sont et se retrouvent seuls pour trouver des solutions... En tout cas, il a eu encore plus peur que nous, mon cher Gobolof !

vendredi 18 septembre 2015

Eté 2015 au Gobolistan

Mon dernier message ici date du mois de mai... ça fait un bail, donc.
Autant arrêter de se voiler la face : je n'arriverai jamais à écrire régulièrement sur ce blog, ni sur les autres, d'ailleurs. Parfois, je tente de rattraper le retard en vous reparlant ici, photos à l'appui, des changements à la maison, des enfants qui grandissent... mais la vérité, c'est que je cours après le temps. Tout le temps.

Cet été n'a pas fait exception à la règle. Et pour tout un tas de raisons d'ailleurs.

Il y a d'abord eu, avant même les grandes vacances, la course à Strasbourg pour préparer l'intervention que je devais subir au mois de juin et qui m'a laissée complètement hors service pendant plus de trois semaines au mois de juillet. Je tournais littéralement au ralenti, faisant avec peine en une journée ce qu'auparavant je faisais en moins d'une heure. Ou plutôt, non. Je faisais le matin ce que j'avais décidé de faire (au hasard : une lessive), et j'étais ensuite assez fatiguée pour tout le reste de la journée. Heureusement, du coup, que c'était les vacances et non pas le mois de juin. Parce qu'avec tout ce qu'il y a à faire au mois de juin (spectacles de fin d'année, réunions diverses pour faire les bilans des activités de l'année scolaire, préparation de la rentrée avant que tout le monde soit parti se reposer sous d'autres cieux...), assurer tout cela en sortant de l'hôpital, rétrospectivement, je me dis que ça aurait simplement été totalement impossible.
Je remercie donc mon chirurgien (extrêmement compétent d'ailleurs !) d'avoir eu un empêchement le 10 juin et d'avoir repoussé l'intervention au 26 ! Il y a des circonstances où un petit retard rend beaucoup de services et facilite la vie...
Et puis, j'ai eu de la chance quand même : ma maman a pu venir s'occuper des enfants pendant que je n'étais pas là. Parce qu'il ne faut pas se leurrer : au mois de juin, même si c'est plus "tranquille" dans les vignes qu'au mois de septembre où il y a les vendanges, le travail, pour Jean-Luc, est tout de même très prenant.

Donc, le mois de juin, pour moi, c'est surtout cette opération qui m'a valu une anesthésie de cinq heures et d'être groggy pendant trois semaines. Mais bon, maintenant, tout va bien, c'est le plus important !

En juillet, du coup, j'avais tout mis en standby histoire de pouvoir me reposer. Dans ces cas-là, c'est le minimum vital qui prévaut : soins des enfants, devoirs de vacances si on y arrive et préparation des repas. Une lessive de temps en temps mais pas de repassage (de toute façon, en juillet, il a fait tellement chaud qu'il aurait été totalement délirant de brancher un fer à repasser). De même, d'ailleurs, pour les repas où nous avons beaucoup varié sur le thème de la salade (mes neveux se souviennent encore de leurs dix jours chez nous en juillet 2014). Sauf qu'en 2015, je n'ai pas fait autant de gâteaux... :) !

Fin juillet, durant la dernière semaine, j'étais un peu plus en forme et un peu plus moi-même. Du coup, quand des amis se sont annoncés pour dix jours de vacances chez nous, j'étais parée pour les recevoir décemment : ménage, rangement, courses, lits pour 6 personnes en plus de nous, tout était prêt. Et puis, il y avait aussi un deal entre nous : "On vous loge et on vous nourrit autant de temps que vous le voulez. Vous arrivez quand vous voulez, vous repartez quand vous le souhaitez, vous êtes chez vous ici. La seule petite chose qu'on vous demande, c'est... trois jours de baby-sitting !"

Eh oui. Il faut dire que notre curé nous avait demandé de participer avec lui et tout notre groupe de prière (8 adultes au total) à une retraite dans un Carmel à un peu moins de deux heures de route de chez nous, dans le Jura suisse. Sans les enfants, histoire d'être un peu à ce qu'on faisait et non pas occupés à savoir comment va notre nombreuse progéniture.
Pari gagné : les amis ont accepté la mission et ont gardé Nathanaël, Rebecca et Louise-Marie du 3 au 7 août, pendant que Noémi était à Lunéville chez sa marraine. Merci à eux, ainsi, d'ailleurs, qu'à la marraine de Noémi d'avoir assumé cette lourde charge !

Cette retraite a été un moment très fort de communion avec les autres membres du groupe de prière. L'objectif était simple : il devenait urgent pour nous de savoir ce que deviendrait ce groupe à la rentrée. Comment allions-nous continuer ? Et d'ailleurs, allions-nous continuer ?
Finalement, toutes les questions n'auront pas trouvé de réponses, mais ce qui s'est passé durant ces trois jours a permis de construire quelque chose de solide entre nous. C'est encore un peu tôt pour en voir les fruits, mais nul doute qu'ils seront importants.

Le mois d'août s'est ensuite déroulé tranquillement, en rangement et préparatifs. En effet, une fois n'est pas coutume, j'avais décidé de fêter dignement mon anniversaire. C'est qu'on n'a pas quarante ans tous les jours, hein !

Donc, le 22 août, nous avons pu réunir... 39 personnes exactement, en comptant les enfants. Ce fut une soirée très réussie, et les enfants nous ont fait une petite surprise. Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain billet ! (sinon, ça va encore faire des billets à rallonge... :) )

lundi 16 février 2015

Quoi de neuf...

... depuis le 11 septembre ? 
Zut. tant que ça ? Tant de mois passés à ne rien écrire ici ? (parce que oui, j'ai écrit ailleurs, heureusement !). J'ai écrit sur mon blog "lectures", pas mal d'articles sur les livres que j'ai lus ces derniers mois. J'ai écrit sur mon blog "humeurs" un certain nombre d'articles en rapport avec l'actualité, les futures lois plus ou moins absurdes que nous pond notre gouvernement... 
Et rien ici. Rien du tout. Comme s'il ne s'était rien passé dans notre petite famille. Et pourtant !

Pourtant, depuis la rentrée, Noémi est en 5e. Nathanaël en CM2 et Rebecca en CE2. Louise-Marie a eu 15, puis 16, 17 mois... et finalement, aujourd'hui, elle a 20 mois.
Les journées passent, vite, trop vite.
Jean-Luc est parti en salons. Il y a eu les vendanges. La drosophile Zuzukii qui a failli transformer toute la récolte de l'année en vinaigre. Et puis d'autres salons. Vannes, La Rochelle, dont il est revenu ce soir.
Il y a eu Noël aussi, des retrouvailles en famille où, avec mes frère, soeurs, neveux, nièces, nous nous sommes tous retrouvés dans la maison où nous avons grandi, en Bretagne, à Quimper.
Nous ne sommes plus des enfants. Cette année, ce sont les enfants qui ont dormi dans la maison de mes parents. Tous les enfants, entre cousins. Et nous, frère et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, nous avons dormi chez des voisins, parce que, des fois, ça fait du bien de se retrouver entre adultes d'une même fratrie pour renouer les liens que la vie distend parfois, à cause du travail, de l'éloignement géographique, des choix de vie variés autant que divers et pour lesquels nous ne sommes pas tous d'accord.
Mais ce qui est bien, dans une fratrie, c'est qu'on s'aime suffisamment pour savoir s'écouter, se parler sans (trop) se juger. On peut partager un peu les soucis que l'on a, les problèmes que l'on rencontre avec les enfants, le travail... les doutes aussi, les joies surtout. Et ça, c'est plutôt sympa.
(bon, d'accord. L'autre chose hyper sympa, c'était justement que... les enfants étaient chez leurs grands-parents. Pour Gobolof et moi, c'était un peu comme une lune de miel après plus de 13 ans de mariage ! Ca fait un bien fou au couple, je ne vous dis que ça !)

Alors ce n'est pas en un tout petit billet que je vais pouvoir rattraper 5 mois de silence. C'est impossible.
Mais bon, voici les dernières nouvelles.
Le 1er novembre et le 2 novembre, Louise-Marie nous a fait le grand Chelem. En deux jours, elle a changé de taille de vêtements (passant du 12 au 18 mois !), elle a été sevrée et s'est mise à marcher.
Nous avons aussi, ce même week-end de la Toussaint, assisté à une pièce de théâtre en famille (l'occasion justement pour Louise-Marie de faire ses premiers pas) et enchaîné avec la pendaison de crémaillère chez des copains du village (où Louise-Marie a profité de l'occasion pour refaire ses premiers pas, devant son parrain cette fois-ci). Nous avons aussi pu voir la marraine de Louise-Marie un peu plus tard, et avons alors appris qu'elle attendait son sixième enfant, qui, depuis, est né. Une petite fille, Maylis !

En décembre, saison des bredalas, nous avons eu droit à un spectacle son et lumières à la Cathédrale de Strasbourg avec les jeunes préparant leur confirmation. Et puis, il y a eu la vente des bougies pour la Caritas, la participation du groupe de caté de Noémi à la banque alimentaire, et donc le voyage vers Quimper pour les fêtes. Dans notre paroisse, nous avons enchaîné en janvier avec une mission paroissiale à destination des jeunes. Et ça décoiffe !
Le 1er janvier, nous étions de nouveau chez les amis qui pendaient leur crémaillère en novembre et nous y avons fêté dignement la nouvelle année. Louise-Marie en a profité pour nous montrer l'étendue de ses talents de danseuse et Nathanaël a chanté... en polonais !

Et puis, Jean-Luc est reparti en salon. Vannes et La Rochelle, donc. Et il a essayé de cibler les moments où il était là pour se remettre aux travaux dans la maison. Isolation de l'entrée, abattage de l'habillage en lambris hideux de l'escalier, pose de la fibre de verre au plafond de l'entrée et, ce soir, peinture du plafond. Il y a encore du boulot, mais ça avance. Doucement.
Nathanaël a donné plusieurs concerts, avant Noël, puis en janvier pour l'inauguration d'une exposition sur la Pologne (d'où le chant en Polonais...).

Et puis, juste avant le dernier départ de Jean-Luc, j'ai eu une idée lumineuse, nourrie par mes récentes lectures. La suite de "La Messagère du Temps" est, cette fois, bien sur les rails. J'ai accéléré les lessives et autres tâches ménagères pour me libérer l'après-midi. Et j'ai pu avancer un peu. Je suis bien. Mon mari est rentré et j'ai enfin, après 5 ans, retrouvé l'inspiration pour écrire la suite des aventures de Jacques Schultz.
Alors oui, j'ai du mal à tenir ce blog à jour. Et je le regrette. Mais ce n'est pas par manque de choses à y écrire. C'est juste que le temps passe tellement vite que c'est parfois difficile d'arbitrer entre les différentes choses à faire, à écrire, à dire... 

J'espère juste pouvoir faire renaître de ses cendres mon dernier blog... Mon atelier d'écriture qui n'a plus été alimenté depuis... septembre 2013 !

jeudi 11 septembre 2014

Tentative de rattrapage #6 : week-end chargé !

Le week-end du 20 au 22 juin a été plus que chargé. Pour mémoire, c'était le week-end de la première communion de Rebecca. Mais pas seulement !

Tout a commencé le vendredi 20, avec l'arrivée vers 13h, en avion, d’Élisabeth (la marraine de Rebecca et accessoirement ma petite sœur) et sa fille Apolline. 
 Apolline à l'aéroport de Brest... (photo : Elisabeth Croguennec)
... et dans l'avion... (photo : Elisabeth Croguennec)
... et à l'aéroport d'Entzheim ! (photo : Elisabeth Croguennec)

Et pour faire simple, mes parents arrivaient également ce jour-là, également par avion, également à l'aéroport d'Entzheim, près de Strasbourg, mais pas à la même heure (bien que l'heure en question ne soit pas trop éloignée de l'arrivée de l'avion d’Élisabeth et Apolline. Toujours est-il que je suis partie vers 13h (pas pu faire mieux, parce que cela supposait que Jean-Luc rentre à la maison pour s'occuper de Louise-Marie et pour s'assurer que Rebecca partait bien à l'heure pour l'école), avec un pique-nique pour ma sœur et ma nièce et que nous avons attendu l'arrivée du second avion pour que tout le monde puisse rentrer à Ebersheim en même temps (avouez que ça aurait été stupide de faire deux fois l'aller-retour dans l'après-midi !). Finalement, nous sommes arrivés un peu après 15h à Ebersheim et nos hôtes ont pu s'installer, se sustenter et se rafraîchir un peu. C'est que la journée était loin d'être terminée !

Le soir, à 20 heures, avait lieu le concert de Noémi, concert et spectacle pour lesquels elle avait répété toute la journée avec son professeur de musique. Le tout avait lieu à la salle de spectacle de Sélestat, les Tanzmatten, que les enfants connaissent bien pour y avoir joué et chanté plusieurs fois à l'occasion des concerts de fin d'année de l'école de musique ou encore du Friehjohr fer unsri sproch (un printemps pour notre langue en Alsacien). Toujours est-il que ceux qui étaient en forme (à savoir tout le monde sauf ma maman et Apolline qui avaient besoin de se reposer après le voyage et Louise-Marie qui, de toute façon, n'en avait carrément rien à faire et avait plus besoin de dormir que de faire la fête) se sont rendus à Sélestat pour regarder les élèves du Collège Jean Mentel danser et chanter pendant plus de deux heures.
 La chorale au grand complet, sur scène (photo : Henri Gravrand)
Noémi est à peu près au milieu de la photo, en gris (photo : Henri Gravrand)

Le lendemain, samedi 21 juin, la journée n'était pas moins chargée, loin de là !
Tout d'abord, Élisabeth, Noémi, Apolline, Nathanaël et Rebecca ont pris le bus pour Sélestat puis la navette du Haut-Koenigsbourg pour se rendre à la montagne des singes (près de Kintzheim) pour la matinée.
 Les 4 cousins dans le bus (photo : Elisabeth Croguennec)
 A la montagne des Singes ! (photos : Elisabeth Croguennec)



Déjeuner ! (photo : Elisabeth Croguennec)


Pendant ce temps-là, mes parents, Jean-Luc, Louise-Marie et moi nous rendions à Rosheim, près d'Obernai (au nord d'Ebersheim) pour le mariage civil de Virginie et Jean-Baptiste, deux de nos amis du groupe de prière. Nous y avons retrouvé la famille de Virginie, que je connaissais déjà pour les avoir rencontrés en plusieurs occasions et avons rencontré celle de Jean-Baptiste et quelques-uns des amis de Virginie (que nous étions appelés à revoir un peu plus tard, au mois d'août pour le mariage religieux). 




(Photos : Henri Gravrand)

Du coup, nous en avons profité pour faire un petit tour et visiter le village.









(Photos : Amélie Platz)

Juste après, nous étions conviés au pique-nique avec la famille et les amis, mais nous ne sommes pas restés très longtemps...




(Photos : Henri Gravrand)


... parce que les enfants nous attendaient à l'école de musique de Sélestat, où nous devions les rejoindre pour apporter à Nathanaël sa guitare. Il était de concert avec le petit ensemble de guitares pour la fête de la musique !

 Nathanaël et Simon, juste avant de jouer (Photo : Henri Gravrand)
Le petit ensemble en train de jouer (Photo : Henri Gravrand)
Jean-Luc, Rebecca, Noémi, Cécile, la grand-mère maternelle en spectateurs attentifs (Photo : Henri Gravrand)


Et pendant ce temps-là, Élisabeth a fait les magasins pour trouver des chaussures pour la journée du lendemain...

Assez vite après le concert, nous sommes rentrés à Ebersheim parce que le matin, lors des photos devant l'église, j'avais reçu un appel téléphonique d'une de nos amies à Ebersheim nous informant que l'AMAP dont nous sommes toutes les deux adhérentes ouvrait la fraiseraie pour une libre collecte ! Comme nous savions parfaitement que la collecte serait impossible le lendemain, il fallait absolument y aller le samedi sous peine de passer à côté, ce qui aurait été dommage... Jean-Luc s'est donc dévoué et est rentré avec un seau plein de fraises que nous avons en partie dégustées le soir même et que nous avons mangées également lors du dîner du lendemain. Le reste a servi, dès le lundi suivant, à faire de la confiture (excellente d'ailleurs !).

Une fois que tout le monde est allé se coucher, après le dîner, j'ai enfin eu le temps de préparer le repas du lendemain. Heureusement, sachant que nous aurions peu de temps devant nous, nous avions décidé de faire un buffet de salades et de viandes et poissons. Seulement, il restait à préparer les salades. Ma maman avait pris l'initiative, pendant que je retournais à Sélestat chercher Élisabeth qui avait enfin trouvé ses chaussures pour le lendemain, de faire cuire des pommes de terre. Elle les a préparées de manière à ce que je n'ai plus qu'à les assaisonner et à faire les trois autres salades composées qui étaient au menu. Il était près de minuit quand j'ai pu me coucher, mais je crois que tous étaient heureux de la journée.

Le lendemain, c'était la première communion de Rebecca. Mais ça, je vous en ai déjà parlé !

vendredi 5 septembre 2014

Tentative de rattrapage #4 : Premières communions

Eh oui. Premières au pluriel, parce que cette année, nous avons eu droit à deux grands événements de cet ordre pour nos enfants.
Nathanaël a suivi, comme les autres enfants de son âge, le classique parcours de préparation à la première confession, puis à la première communion. Il n'était d'ailleurs pas peu fier le jour J !

 Nathanaël, avant la messe.
 Les enfants, entourés de leurs catéchistes, du Curé de la communauté de paroisse et du diacre.
Nathanaël, fier d'avoir fait sa première communion, entouré de son catéchiste Bruno et, derrière lui, de M. Le Curé.

Tout ça, c'était le 29 mai 2014, jour de la fête de l'Ascension. Nous avons poursuivi la journée par l'apéritif et le repas, à la maison, où nous ont retrouvé ceux qui ont pu venir : les grands-parents paternels, oncles et tantes, cousins du côté de Jean-Luc, ainsi que le grand-oncle des enfants. De mon côté, personne n'a pu être là malheureusement : mes parents étaient retenus à Quimper, Élisabeth avait déjà programmé une visite pour le mois de juin, pour la première communion de sa filleule Rebecca, Étienne n'a pas pu revenir en France en mai faute des finances nécessaires pour le voyage depuis Montréal et Silvia, la marraine de Nathanaël, n'a pas non plus pu se libérer. Mais Nathanaël a bien profité de la journée avec ses cousins. Par contre, nous n'avons quasiment aucune photo... puisque le photographe préféré de la famille Platz n'y était pas... Dommage !

À peine un mois plus tard avait lieu la première communion de Rebecca.
Et là, il y avait plus de monde. Du coup, on a, cette fois, des photos. D'autant plus que c'était une journée un peu particulière, puisque c'était aussi la première messe du diacre de la paroisse, Pierre-Hubert, ordonné prêtre la semaine précédente (15 juin), et qui célébrait donc pour la première fois la grand-messe de la fête du Corps et du Sang de Jésus et que Rébecca a communié pour la première fois lors de cette fameuse messe. Du coup, il y a eu tout en une fois : procession avant la messe, messe, apéritif à la salle des fêtes de Châtenois... bref, ça a quelque peu simplifié l'organisation de la fête à la maison puisque nous n'avons, du coup, pas fait d'apéritif supplémentaire (et celui-là était bon !).

Voici la journée en photos (prises par notre photographe préféré !) :

La procession démarre de la Chapelle Sainte Croix après un temps de prière du nouveau prêtre.

 Pierre-Hubert donne la communion à Rébecca.

 Première communiante toute fière... et toujours facétieuse !

 Photo souvenir...

 Avec ses parrain et marraine, Bertrand et Élisabeth.

 Avec Noémi, Nathanaël et Apolline.


 Apéritif dans la salle des fêtes. Elisabeth présente Louise-Marie aux grands-mères de la paroisse.

À la maison, en attendant le repas, avec Marie-Thérèse et François, ses grands-parents paternels, ainsi qu’Élisabeth et Apolline.

 Cécile (grand-mère maternelle de Rébecca), Didier (frère de Jean-Luc) et son fils Thomas et Noémi
 Nathalie (la femme de Didier, ça va, vous suivez ?) et Émeline, sa fille.

 Bertrand, le parrain

 ... qui a bien gâté sa filleule !

 ... avec Michèle, sa femme.

 L'un des deux gâteaux...

 ... et l'autre ! Un excellent vacherin...

Le soir, comme d'habitude, on a continué avec ceux qui n'avaient pas pu être là dans la journée. Ici, Virginie, une de nos amies.

 ... qui a d'ailleurs bien sympathisé avec Michèle et Bertrand !

 Les enfants étaient ravis.

 Il faut dire qu'un barbecue, ça ne se refuse pas !