vendredi 18 septembre 2015

Eté 2015 au Gobolistan

Mon dernier message ici date du mois de mai... ça fait un bail, donc.
Autant arrêter de se voiler la face : je n'arriverai jamais à écrire régulièrement sur ce blog, ni sur les autres, d'ailleurs. Parfois, je tente de rattraper le retard en vous reparlant ici, photos à l'appui, des changements à la maison, des enfants qui grandissent... mais la vérité, c'est que je cours après le temps. Tout le temps.

Cet été n'a pas fait exception à la règle. Et pour tout un tas de raisons d'ailleurs.

Il y a d'abord eu, avant même les grandes vacances, la course à Strasbourg pour préparer l'intervention que je devais subir au mois de juin et qui m'a laissée complètement hors service pendant plus de trois semaines au mois de juillet. Je tournais littéralement au ralenti, faisant avec peine en une journée ce qu'auparavant je faisais en moins d'une heure. Ou plutôt, non. Je faisais le matin ce que j'avais décidé de faire (au hasard : une lessive), et j'étais ensuite assez fatiguée pour tout le reste de la journée. Heureusement, du coup, que c'était les vacances et non pas le mois de juin. Parce qu'avec tout ce qu'il y a à faire au mois de juin (spectacles de fin d'année, réunions diverses pour faire les bilans des activités de l'année scolaire, préparation de la rentrée avant que tout le monde soit parti se reposer sous d'autres cieux...), assurer tout cela en sortant de l'hôpital, rétrospectivement, je me dis que ça aurait simplement été totalement impossible.
Je remercie donc mon chirurgien (extrêmement compétent d'ailleurs !) d'avoir eu un empêchement le 10 juin et d'avoir repoussé l'intervention au 26 ! Il y a des circonstances où un petit retard rend beaucoup de services et facilite la vie...
Et puis, j'ai eu de la chance quand même : ma maman a pu venir s'occuper des enfants pendant que je n'étais pas là. Parce qu'il ne faut pas se leurrer : au mois de juin, même si c'est plus "tranquille" dans les vignes qu'au mois de septembre où il y a les vendanges, le travail, pour Jean-Luc, est tout de même très prenant.

Donc, le mois de juin, pour moi, c'est surtout cette opération qui m'a valu une anesthésie de cinq heures et d'être groggy pendant trois semaines. Mais bon, maintenant, tout va bien, c'est le plus important !

En juillet, du coup, j'avais tout mis en standby histoire de pouvoir me reposer. Dans ces cas-là, c'est le minimum vital qui prévaut : soins des enfants, devoirs de vacances si on y arrive et préparation des repas. Une lessive de temps en temps mais pas de repassage (de toute façon, en juillet, il a fait tellement chaud qu'il aurait été totalement délirant de brancher un fer à repasser). De même, d'ailleurs, pour les repas où nous avons beaucoup varié sur le thème de la salade (mes neveux se souviennent encore de leurs dix jours chez nous en juillet 2014). Sauf qu'en 2015, je n'ai pas fait autant de gâteaux... :) !

Fin juillet, durant la dernière semaine, j'étais un peu plus en forme et un peu plus moi-même. Du coup, quand des amis se sont annoncés pour dix jours de vacances chez nous, j'étais parée pour les recevoir décemment : ménage, rangement, courses, lits pour 6 personnes en plus de nous, tout était prêt. Et puis, il y avait aussi un deal entre nous : "On vous loge et on vous nourrit autant de temps que vous le voulez. Vous arrivez quand vous voulez, vous repartez quand vous le souhaitez, vous êtes chez vous ici. La seule petite chose qu'on vous demande, c'est... trois jours de baby-sitting !"

Eh oui. Il faut dire que notre curé nous avait demandé de participer avec lui et tout notre groupe de prière (8 adultes au total) à une retraite dans un Carmel à un peu moins de deux heures de route de chez nous, dans le Jura suisse. Sans les enfants, histoire d'être un peu à ce qu'on faisait et non pas occupés à savoir comment va notre nombreuse progéniture.
Pari gagné : les amis ont accepté la mission et ont gardé Nathanaël, Rebecca et Louise-Marie du 3 au 7 août, pendant que Noémi était à Lunéville chez sa marraine. Merci à eux, ainsi, d'ailleurs, qu'à la marraine de Noémi d'avoir assumé cette lourde charge !

Cette retraite a été un moment très fort de communion avec les autres membres du groupe de prière. L'objectif était simple : il devenait urgent pour nous de savoir ce que deviendrait ce groupe à la rentrée. Comment allions-nous continuer ? Et d'ailleurs, allions-nous continuer ?
Finalement, toutes les questions n'auront pas trouvé de réponses, mais ce qui s'est passé durant ces trois jours a permis de construire quelque chose de solide entre nous. C'est encore un peu tôt pour en voir les fruits, mais nul doute qu'ils seront importants.

Le mois d'août s'est ensuite déroulé tranquillement, en rangement et préparatifs. En effet, une fois n'est pas coutume, j'avais décidé de fêter dignement mon anniversaire. C'est qu'on n'a pas quarante ans tous les jours, hein !

Donc, le 22 août, nous avons pu réunir... 39 personnes exactement, en comptant les enfants. Ce fut une soirée très réussie, et les enfants nous ont fait une petite surprise. Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain billet ! (sinon, ça va encore faire des billets à rallonge... :) )

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire