dimanche 1 mai 2011

Tante Germaine

Le vendredi précédant les vacances, le 15 avril, je m'étais rendue à Colmar, au Diaconat, au chevet de la sœur de ma grand-mère, malade depuis plusieurs mois et hospitalisée depuis quelques semaines. Je n'avais pas pu venir auparavant, et j'ai apprécié de pouvoir y aller ce jour-là. Parce que quand je l'ai vue, j'ai su qu'elle n'en avait plus pour très longtemps à vivre : elle était très faible, décharnée, elle avait de grandes difficultés à respirer, et j'ai eu le sentiment que je ne la reverrai pas vivante.
Le vendredi suivant, 22 avril et Vendredi Saint, nous avons appris par la cousine de papa qu'elle était morte entre 15h30 et 16 heures.

Jacqueline (la cousine) nous a informés chaque jour de son état de santé, et à partir du vendredi, des dispositions prises par ses sœurs pour son enterrement. La célébration a eu lieu le jeudi suivant (28 avril), à 10 heures à Colmar. Tante Françoise, l'une des deux sœurs encore en vie de tante Germaine, m'a appelée durant le retour à Sélestat pour m'informer qu'elle souhaitait que je vienne avec Jean-Luc, mais sans les enfants. Sans comprendre vraiment les raisons de cette demande, j'ai fini par lui dire que j'allais y aller seule, puisqu'il était très difficile de faire garder les enfants un jour de vacances scolaires.
Jean-Luc a donc emmené les enfants à Bergheim et je suis partie ce jeudi matin pour Colmar, en train. J'ai d'abord retrouvé Stéphanie, ma tante, et son fils Dorian, chez eux, avant d'aller à la Collégiale St Martin pour la célébration. Là, nous avons retrouvé tous ceux de la famille qui avaient pu se libérer : Tantes Denise et Françoise, Oncle Robert et sa femme Edith, les derniers de la fratrie, Raymond et Eugénie, cousins de Colmar, Denise Quesnel, arrivée de Paris la veille, Tante Louisette et ses fils Pierre et Philippe, venu avec Catherine, sa femme, Jacqueline, leur cousine, Michel et Louis accompagné de Brigitte, les fils de Thérèse, ma grand-mère, mais aussi Robert et Véronique Hartemann avec leur mère, cousine des tantes, Jean-Paul, beau-frère de Jacqueline, et Michel et Marguerite Papineau, cousins de la famille également. Je connaissais la plupart d'entre eux, excepté les Papineau, et j'avais tellement entendu parler d'eux que ce fut une vraie joie de les rencontrer, malgré les circonstances. Hasard du calendrier : ils fêtent ce week-end leurs 30 ans de mariage et ont invité leurs cousins Gravrand, dont mes parents ainsi que Bernard, le frère de mon père, à cette fête. Parce que je ne pouvais pas laisser à Jean-Luc la charge des enfants toute la journée, je suis rentrée après un rapide pique-nique sur la place Rapp avec Stéphanie et j'ai eu la surprise et la joie de faire le trajet avec Marguerite et Michel, qui repartaient en Normandie en début d'après-midi.
La journée a donc été assez étrange, entre joie des retrouvailles et des rencontres et tristesse de la séparation : j'aimais beaucoup Tante Germaine, toujours très attentive à ce que devenait chacun... Elle nous a vus grandir, mes frère, soeurs, cousins et moi, elle était à notre mariage et a vu les enfants tout petits, elle les aimait beaucoup... j'étais heureuse d'avoir pu aller lui dire au revoir et l'accompagner un moment encore.

Ce fut donc une belle journée, malgré les circonstances. Un seul regret : que Jean-Luc et les enfants n'aient pas pu m'accompagner...

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