vendredi 8 février 2013

To be or not to be...

... handicapée !
Non, je rassure tout de suite mes lecteurs, je n'ai rien qui "cloche" au niveau santé, je ne suis pas handicapée ou atteinte d'une maladie avec des conséquences lourdes.
Je suis juste enceinte.
Et qui dit "grossesse", chez moi, dit aussi "hyperlaxité ligamentaire" et "syndrome de Lacôme" (pardon pour l'orthographe, je ne sais pas si c'est la bonne, mais j'ai vraiment la flemme de chercher.) 
Donc, le syndrome de Lacôme, c'est tout bonnement une hyperlaxité ligamentaire qui s'accentue pendant la grossesse, sous l'effet des hormones. Et c'est loin d'être sympa à vivre. Chez moi, ça se traduit immanquablement par des douleurs (normalement dont l'intensité augmente progressivement) dans toutes les articulations. Quand j'attendais Rébecca, le dernier mois a été particulièrement pénible à ce niveau-là, me laissant quasiment paralysée le matin, au réveil, sauf si je dormais en position demi-assise (moins pratique pour récupérer, mais plus simple pour le lever le matin). Là, le problème, c'est que je n'en suis qu'à la moitié de la grossesse, et que les douleurs s'accentuent très très rapidement. J'ai un peu l'impression d'être une mamie percluse d'arthrose au niveau de la hanche droite !

Et, vous allez me dire, il y a quelque chose à faire ???
Oh que oui ! L'ostéopathie, par exemple, peut aider, dans les cas légers (autant dire pas le mien). Les antalgiques étant plutôt déconseillés pendant la grossesse, à l'exception du paracétamol, il n'y a pas grand-chose pour soulager la douleur par un moyen médicamenteux.
L'autre "solution", la dernière, est l'acupuncture. Et coup de bol, à l'hôpital de Sélestat, une sage-femme est formée dans cette discipline. J'ai rendez-vous mercredi matin, histoire de voir comment je peux vivre ces 4 prochains mois de manière plus humaine et moins douloureuse, surtout. Parce que là, ça s'apparente à un parcours du combattant. Ce matin, il m'a fallu pas moins de 40 minutes entre mon lit et la douche ! (d'habitude, douche comprise, je ne mets que 5 minutes chrono !). Bref, c'est... handicapant, ce truc.

Mais finalement, dans tout cela, il y a une bonne nouvelle, plusieurs, même. La première, c'est que, coup de bol, j'ai vu le médecin vendredi dernier (le 1er février), et que compte-tenu de la distance qui me sépare de mon lieu de travail, elle n'a pas jugé raisonnable que j'y retourne mardi dernier. Re-coup de bol, ce n'est que mercredi que j'ai eu les premières vraies douleurs, celles qui rendent la marche difficile. Du coup, l'arrêt me semble vraiment définitif, là.
Et la deuxième bonne nouvelle ? Le Syndrome de Lacôme étant provoqué par l'augmentation des hormones de grossesse, il s'arrête aussi dès qu'il n'y a plus de grossesse, donc dès la naissance du bébé. Bon, en fait, pour Rébecca, ça avait duré un peu plus longtemps (quelques jours supplémentaires, mais c'était fini à la sortie de l'hôpital). Donc, même si on ne peut rien faire, c'est une "maladie" uniquement temporaire. Ouf !
Rendez-vous dans 4 mois ?

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