Il y a quelques temps, je vous avais
raconté nos déboires avec l'agence immobilière qui avait fait du
forcing pour obtenir un mandat.
Si mes souvenirs sont bons, je m'étais
arrêtée à la fin du mandat, à l'envoi du courrier recommandé
avec accusé de réception pour signifier que nous mettions fin au
contrat.
Dans la foulée, à la fin des vacances
de Noël, nous avons eu un nouvel harceleur, en la personne d'un
agent immobilier de chez Guy Hoquet. Devant son insistance pour
obtenir un rendez-vous avec nous, Jean-Luc l'a d'abord reçu à
Sélestat et lui a fait visiter la maison, et il a repris
rendez-vous, juste avant la rentrée scolaire, pour nous donner son
estimation de notre maison. Nettement en-dessous, bien sûr, du prix
que nous avions fixé à l'époque.
Il faut dire à la décharge de ce
monsieur que je soupçonnais un truc du genre "baisse des prix"
et "surévaluation de notre bien", et que son estimation ne
m'a pas surprise outre mesure. J'ai donc attendu la suite avec
sérénité. Tout en lui expliquant, au cours de l'entretien que nous
avons eu avec lui, que le contrat d'exclusivité, nous avions déjà
donné, que nous avions le nom d'un agent immobilier qui nous
semblait correct, honnête et efficace, et que donc, si nous lui
donnions le mandat, ce serait de toute façon un mandat simple, et
non pas un mandat exclusif comme il nous le demandait.
Une semaine plus tard, je trouve dans
la boîte aux lettres une pochette plastique avec l'offre de l'agent
immobilier : Un mandat exclusif (oui, oui, vous avez bien lu) au même
prix que celui que nous avions affiché sur Le bon coin, c'est-à-dire
15.000 euros de plus que l'estimation qu'il avait faite lui-même une
semaine plus tôt, alors que nous savions qu'il serait impossible de
vendre à ce prix-là, puisqu'il était, de son propre aveu, trop
élevé.
Le papier en question est donc parti
illico à la poubelle, et j'ai repris contact avec l'autre
agent immobilier, celui que nous avions rencontré lors de l'achat de
Gobolistan II et qui nous paraissait, pour le coup, honnête, correct
et efficace. Parce qu'un agent immobilier qui n'est pas fichu de
donner à son client potentiel ce qu'il demande (à savoir un chance
de vendre sa maison quand même, et qui plus est avec un mandat
contraire à ce que recherche le client), c'est vraisemblablement
quelqu'un qui au mieux, n'écoute pas les clients, et au pire se
fiche d'eux, tant qu'il a le mandat, tout va bien.
Donc, le plan B est entré en action :
faire appel à l'agent immobilier que nous avions nous-même choisi,
et non pas subir les pressions d'agents immobiliers qui sont
uniquement à la recherche d'un mandat, eux-mêmes étant payés en
premier lieu s'ils obtiennent un mandat, et non pas s'ils vendent la
maison. Bien sûr, à la vente de la maison, ils ont une commission
(les fameux "frais d'agence"), mais ils sont de toute façon
gagnants du simple fait de faire signer un mandat au vendeur. Voici
donc une chose que j'aurai apprise dans l'histoire.
Seulement, la mise en pratique du plan
B a pris quelques semaines de retard (trois au bas-mot), suite à
quelques impératifs auxquels nous avons du faire face. Tout d'abord,
les délais de résiliation avec l'ancienne agence : il faut compter
15 jours entre le moment où ils reçoivent la lettre dénonçant le
mandat et le moment où le client est effectivement libéré de son
engagement envers l'agence. De plus, avant tout contrat, l'agent
immobilier voulait, lui aussi, faire une évaluation, des photos,
etc. Donc il a fallu le temps d'organiser tout ça (entre les jours
où il a neigé, ceux où je travaillais, ceux où Gobolof était en
vadrouille à l'autre bout de la France, ça n'a pas été simple).
Et puis, suite à la visite et à l'évaluation (qui concordait
parfaitement avec celle de l'agent précédent d'ailleurs), nous nous
sommes mal compris, avec l'agent immobilier. Lui pensait que je le
rappellerais après avoir parlé avec Jean-Luc, alors en salon à
Vannes, et moi, je pensais que lui nous ferait une proposition que je
ferai signer à Jean-Luc à son retour de Vannes. Bref, pendant une
petite semaine, chacun a attendu que l'autre lui fasse signe, et j'ai
fini par rappeler en lui demandant ce qui se passait.
Entre temps, une de nos amies nous
avait interpellés au sujet de cette maison vide qui ne servait à
personne depuis deux mois. Dans une situation un peu délicate au
niveau conjugal, elle a tâté le terrain pour savoir si nous étions
susceptibles de lui louer la maison si jamais elle devait quitter son
appartement avec ses enfants en urgence. Il a bien sûr été évident
tout de suite que nous l'aiderions si elle devait en arriver là, et
nous avons convenu d'un loyer et d'un fonctionnement permettant à
chacun de s'en sortir. Parce qu'il faut avouer que payer deux fois
les factures (gaz, électricité, eau, poubelles, etc.), c'est un peu
trop pour notre budget...
Le 8 février, alors que nous n'avions
pas d'autres nouvelles de cette amie, nous avions rendez-vous avec
l'agent immobilier pour signer enfin le mandat. Le même jour,
j'avais aussi envoyé à l'assureur le nouveau contrat, corrigé,
assurant Gobolistan I en tant que maison inhabitée (plus de 80€ de
différence, ça fait quand même réfléchir).
Oui mais
voilà : le lendemain, 9 février, la copine en question appelle...
du commissariat, me disant qu'elle a quitté sa maison et nous
demandant si elle peut emménager dans la nôtre, à Sélestat. Ni
une, ni deux, nous acceptons, bien sûr, parce qu'il était hors de
question de la laisser tomber après lui avoir dit qu'on l'aiderait,
et nous voilà à réorganiser la journée autrement pour que le choc
soit le moins rude possible pour les enfants.
Le lundi
suivant, le 11, l'agent immobilier est revenu chercher les clés,
pour pouvoir organiser les visites avec les clients potentiels... et
j'ai donc du lui annoncer que désormais, la maison était louée...
Ce qui n'a d'ailleurs pas semblé le perturber outre mesure : "Vous
savez, si la maison est habitée, ça va peut-être permettre aux
clients de se projeter davantage ?"
Bref, notre
plan B tourne au plan B-C (non, pas BBC (1), ne pas confondre, hein !), avec location en prime, nous permettant à
la fois d'organiser nous-mêmes des visites (certains acheteurs
potentiels refusant purement et simplement d'avoir recours à une
agence), de bénéficier des connaissances et du réseau d'un agent
immobilier, et de ne pas perdre trop d'argent grâce au loyer que
nous verse notre amie. Du coup, nous n'avons plus trop le couteau
sous la gorge : si on vend la maison dans trois mois, ou dans six,
pour nous, ça ne nous coûte que très peu, contrairement à ce que
ça aurait été si elle était restée inhabitée.
Elle est pas
belle, la vie ?
_________________
1 Selon que l'on est anglo-saxon ou Français, le sigle BBC ne veut absolument pas dire la même chose. En Angleterre, il désigne une (ou plutôt des) chaînes de télévision, et en France, il veut dire Bâtiment Basse Consommation. Dans le deuxième cas, on est quand même plus proche de notre sujet d'aujourd'hui, mais on n'y est quand même pas encore tout à fait !
_________________
1 Selon que l'on est anglo-saxon ou Français, le sigle BBC ne veut absolument pas dire la même chose. En Angleterre, il désigne une (ou plutôt des) chaînes de télévision, et en France, il veut dire Bâtiment Basse Consommation. Dans le deuxième cas, on est quand même plus proche de notre sujet d'aujourd'hui, mais on n'y est quand même pas encore tout à fait !
2 commentaires:
Voilà, on s'absente un peu et pouf! Plein de billets! Et que d'aventures!
J'espère que la situation pour ton amie va s'arranger en tout cas!
Si en France et en GB, il y a BBC, au Gobolistan, il y a BBK, c'est ça?
Ben oui... fallait pas t'absenter ! Il faut dire aussi que je suis parfaitement irrégulière dans la publication de billets, alors forcément ça n'aide pas.
Pour mon amie, oui, ça s'arrange, dans la mesure où elle a maintenant un logement qui la met à l'abri, ainsi que ses enfants.
Et oui... BBK, c'est une vraie spécificité gobolistanaise, ça ! :)
Enregistrer un commentaire