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mercredi 24 juillet 2013

L'Arche, c'est reparti

Il y a des choses, comme ça, dont on ne se défait pas facilement. Des événements qui semblent n'être que passagers, uniquement relatifs à une période donnée de notre vie. On y participe, on y passe du temps, on s'y investit, et puis, un jour, la Vie nous fait prendre un autre chemin, on s'éloigne, et on pense que c'est définitif.

Quand j'étais adolescente, vers 14 ans, j'ai "rencontré" l'Arche, fondée par Jean Vannier. L'Arche, ce sont des communautés de vie qui accueillent des personnes présentant un handicap (mental, physique, à des degrés divers). Les personnes y vivent, y travaillent, et y meurent. Elles y sont accueillies jusqu'à la fin de leur vie, en ce sens, la communauté devient pour elles une vraie famille.
Pour les aider, et c'est en cela que l'Arche est un projet novateur, il y a, dans chaque foyer, plusieurs "assistants", des personnes valides, qui donnent un an de leur vie (ou plus, selon les affinités) pour les aider dans le quotidien. Autre originalité : des familles entières se greffent autour de ces communautés. Elles ne vivent pas au sein de la communauté, mais en partagent la vie quotidienne, par le travail, les activités...

Celle que je "fréquentais" à l'époque est établie à une quinzaine de kilomètres de chez mes parents, à Clohars-Fouesnant. Il s'agit de la communauté du Caillou Blanc, qui comporte plusieurs foyers de vie, un ESAT (ex-CAT) et plusieurs familles "amies" qui sont engagées dans la vie de la communauté. Je connais un peu ces familles, puisque, contrairement aux assistants qui "tournent" pas mal au gré des années et de leurs choix de vie, ces familles sont engagées sur le long terme. Durant mon adolescence, le Caillou Blanc a entrepris de nombreux chantiers pour retaper un vieux corps de ferme et agrandir l'Arche, devenue trop petite pour le nombre de personnes accueillies. J'ai ainsi, avec de nombreux autres jeunes, participé à plusieurs chantiers, où nous avons par exemple chevillé tout le plancher de la chapelle ou fait les joints du Cadran Solaire (l'un des bâtiments de l'ancienne ferme) à l'aide de petites cuillers. Outre le gain d'argent indéniable pour la communauté (vous pensez ! Une bande de jeunes en pleine forme, corvéables à merci, volontaires et qui, en plus, en redemande, c'est de la main-d'oeuvre bénie pour toute association sans le sou ou presque qui se respecte !), le bénéfice est immense aussi pour les jeunes que nous étions (j'ai l'impression d'être un dinosaure, là... !) : découverte du handicap, sensibilisation à la différence, à la maladie et au partage, vie spirituelle et de foi... De quoi nourrir la soif d'absolu que l'on a à cet âge...

Bien après la fin de ma "période Arche" (j'ai participé au rassemblement à Ottrott en 1992, et ai commencé mes études dans la foulée, mettant ainsi fin à mon engagement au sein de l'Arche), ma petite sœur, handicapée mentale, a intégré cette même communauté où j'avais "fait mes armes" avant de m'engager au sein de l'Hospitalité Diocésaine de Quimper et Léon. J'ai donc vu l'Arche revenir dans ma vie par un moyen détourné, au travers de ma petite sœur, et j'ai eu l'occasion d'y convertir Gobolof, mon mari, qui ne connaissait pas du tout. En fait, c'est ma sœur qui nous a invités à dîner, un soir, lors de nos vacances d'été en Bretagne, il y a quelques années, me replongeant des années en arrière, à une période où nous partagions les repas avec les jeunes, les assistants et les personnes accueillies.

Par l'intermédiaire de Facebook et de ma boîte mail (les messages sont arrivés simultanément sur ces deux supports, au cas où je risquais de manquer l'info sans doute), je suis allée voir, au mois de mars dernier, une vidéo tournée à l'Arche de Marseille. Un appel aux dons original, puisqu'il s'agit d'un clip de la chanson "Je te donne", de Jean-Jacques Goldman, tourné dans les locaux de l'Arche. D'ailleurs, elle est bien sûr toujours en ligne, ici. Revoilà donc l'Arche qui s'invite dans ma petite vie bien rodée (bon, pour le côté "rodé", on repassera : je suis en pleine "restructuration" depuis l'arrivée de Louise-Marie dans nos vies !)

Et puis, il y a deux semaines, à la sortie de la messe, nous avons retrouvé un couple de nos amis, des voisins, et nous voulions simplement les inviter à prendre l'apéritif chez nous. Ils ont décliné l'invitation en nous disant qu'ils attendaient du monde pour le repas de midi, mais que si nous le souhaitions, nous pouvions prendre l'apéritif chez eux, et qu'ils nous présenteraient leurs amis.
Quelle ne fut pas notre surprise de constater que ces amis, nous les connaissions de vue depuis de nombreuses années, puisqu'ils participaient régulièrement à la messe du dimanche à Sélestat, et que nous étions souvent installés un rang devant ou derrière eux. Au fil de la discussion, nous apprenons qu'ils sont engagés dans l'Arche d'Alsace. J'ignorais jusqu'à l'existence d'une communauté à Strasbourg, mais c'est normal : elle n'existe pas encore. En revanche, l'association, elle, existe bien, et met tout en œuvre pour créer une communauté à Strasbourg, qui permettra d'accueillir plusieurs personnes handicapées.
Et nous voilà embarqués dans l'histoire. Adhésion en cours, Katimavic... Je ne sais pas où nous allons, mais s'il y a bien une association en laquelle je crois et pour laquelle je sais que l'argent versé ira bien là où il doit aller, c'est l'Arche. Alors tant qu'à faire...

N'hésitez pas à aller voir leur site. Et puis, ici aussi, tant que vous y êtes. Et encore (quand il ne sera plus en maintenance !)
Ou comment, dans la vie, il peut aussi y avoir des sortes de "boucles", comme les boucles temporelles décrites par les auteurs de science-fiction... Sauf qu'ici, il ne s'agit en rien d'un retour à la case départ, mais bien d'une continuité. À nous de voir, maintenant, ce que nous en ferons.

jeudi 6 septembre 2012

Facebook et la rentrée...

Alors voilà, ça y est, on y est, il paraît que la rentrée des classes, c'était mardi.
Chouette !
J'ai vu, depuis mardi soir (et j'y ai volontairement participé), des tas de messages sur Facebook, photos à l'appui parfois, de la rentrée des enfants, des parents, etc.
Et ça m'a un peu interpellée : un de mes cousins a mis un mot sur son profil où il se moquait ouvertement de tous ceux et celles qui faisaient un rapide "compte-rendu" de la rentrée de leurs enfants (moi y compris, donc), et je me suis demandé pourquoi.

Pourquoi tant de haine ???

Plus sérieusement, pourquoi ce message, après d'autres du même accabit (sur la fin des vacances, sur les départs en vacances, etc.) ?
Après tout, Facebook, c'est fait pour informer les autres de ce qu'on fait, ni plus, ni moins. On joue, on dit aux autres où on est, comment on va, on leur montre nos photos de vacances (mais pas que), nos découvertes sur Youtube et Dailymotion (mais pas que non plus), les articles qu'on a lus, les informations choquantes, drôles, incroyables, inattendues... qu'on a glanées au cours de la journée... On dit aussi comment on va, et la plupart du temps, c'est pour dire qu'on va bien (parce que quand même, c'est difficile de dire, comme dans la vraie vie, qu'on ne va pas bien (à part à son médecin !). Vous avez déjà remarqué que quand on croise quelqu'un qu'on connaît (dans la rue, au boulot, à l'école...) et qu'on lui dit bonjour, en général, ça donne un truc du genre :
- Salut ! Comment ça va ?
- Bien, merci, et toi ?
- Bien, bien ! C'est cool !
etc. Alors que parfois, on a mal au dos, on est crevé par le boulot, les enfants, on vient de se disputer avec son mari ou ses parents, sa soeur ou oncle Marcel, bref, ça va pas, mais pas, mais pas du tout, quoi ! Et pourtant, on dit que tout va bien, pour je ne sais quelle raison (j'ai jamais compris !). Pudeur ? Peur d'embêter l'autre ? Peur de la pitié ? De la compassion ? Manque de temps ? De confiance ? Bref, cette question, elle me turlupine depuis la Fac (donc avant l'ère Facebook en ce qui me concerne, et je suis toujours frappée de voir que sur le réseau, c'est finalement comme dans la vraie vie. Fin de la parenthèse, et félicitations à ceux et celles qui arrivent à suivre mes digressions. Mais c'est mon blog, et j'y écris ce que je veux ! Na !)
Donc je me pose pas mal de questions : Quelle est la validité de toutes ces informations ? Quelle est la véracité de tous ces "statuts" publiés sur nos murs respectifs ? Sont-ils sincères ? Véridiques ? Honnêtes ?

Et puis, finalement, je me suis dit deux choses :
- d'abord, il y a des tas de gens qui s'en fichent éperdument de savoir que Trucmuche a réussi le niveau X du jeu Bidule, ou que Machin-Chouette est en week-end et que zut, il pleut.
- et puis aussi que finalement, ce n'est pas grave de le dire quand même, parce qu'après tout, personne n'est vraiment obligé de lire ce que les autres publient sur leurs propres murs. Et surtout, que si vraiment, vraiment, les statuts de l'un ou de l'autre me "gavent", je peux toujours le ou la retirer de mes contacts, non ?

Finalement, je me dis que si telle ou telle personne ne le fait pas, de me retirer de ses contacts, même si il semble que je l'exaspère profondément, c'est peut-être pour une raison toute simple : "que pensera cette personne si je la vire de mes "relations" facebookiennes ? Et que penseront mes autres contacts qui peut-être connaissent la personne en question, du fait que je l'ai virée de mes contacts ? M'aimeront-ils toujours ? Accepteront-ils toujours de faire partie de mes "amis" ?"

Bref, je me pose de plus en plus de questions sur ce fameux réseau social. Il a un côté très sympa, qui permet de suivre de loin ceux dont on ne veut pas perdre la trace mais que l'on n'a pas le temps d'appeler tous les jours. J'ai ainsi pu apprendre que Gwennyn avait gagné le prix du Télégramme pour son nouvel album, qu'une de mes connaissances avait eu son 4e bébé (je ne savais même pas qu'elle était enceinte !), ou que ma cousine souffrait toujours du genou, avec toutefois un léger mieux. 
Mais très honnêtement, Facebook, c'est surtout un super calendrier qui permet de ne pas oublier de souhaiter un bon anniversaire à tous ceux qu'on oublierait sans ce rappel.
Encore faut-il y être connecté tous les jours, pour être sûr de ne pas en rater !

Allez, hauts les coeurs, amis lecteurs : au moins, ceux qui viennent ici, je sais qu'ils le veulent vraiment ! (et je vous en remercie !)

mercredi 15 février 2012

Hiver gobolistanais

Nous commençons à revivre. Oui, ce n'est pas exagéré que de le dire. Il y a comme un air de dégel, de fin d'hibernation, ici, et ce n'est pas pour déplaire aux Gobolistanais que nous sommes.

Donc, le froid, le gel, qui poussent sérieusement à l'hibernation. Pendant environ deux semaines, nous avons eu quelques surprises au deuxième étage de notre jolie petite république autonome. Le gel des canalisations s'est gentiment invité un dimanche matin, et nous avons eu la surprise de voir les robinets s'assécher puis se tarir, comme aux plus importantes périodes de sécheresse dans Manon des Sources après que Manon a bouché la source des collines et mis ainsi un terme à la culture d’œillets d'Ugolin. Sauf que chez nous, le tarissement de la source ne doit rien à un acte de malveillance, sauf à croire que le Malin se cache dans la météo. Dans un premier temps, c'est la baignoire et les vasques qui ont été touchés. Et une semaine plus tard, nous avons eu l'immense bonheur de nous rendre compte qu'à leur tour, les WC et la douche étaient aussi contaminés par ce mal galopant le long des canalisations, mal contre lequel, malheureusement, nous ne pouvions rien faire.
C'était sans compter Gobolof, l'homme de la situation, de toutes les situations d'ailleurs. Ici, il a simplement pris un marteau (et un tournevis), et est allé explorer les conduites d'eau derrière le carrelage de la salle de bains. Autant vous dire tout de suite que la salle de bains est pleine de trous, maintenant, et ce qui devait être un chantier dans 4 ou 5 ans sera vraisemblablement avancé d'au moins 3 ou 4, voire sera terminé avant les prochains frimas. Parce que bon, neuves ou pas, les canalisations ont gelé pour la 3e fois en quatre ans, alors faut pas non plus pousser mémé dans les orties, comme on dit, et il est temps de prendre le taureau par les cornes et de tout faire pour qu'il ne nous arrive pas la même mésaventure qu'à bon nombre d'Alsaciens qui ont vu leur Saint Valentin gâchée par la rupture des canalisations dans leurs propres maisons et ont donc remplacé le dîner aux chandelles par une soirée balai-serpillères. Ceci dit, ça peut avoir son charme, mais quand on a réservé au restaurant, c'est quand même moyen comme plan B.

Bref, une semaine après le gel de la douche, la température extérieure ayant décidé de remonter un peu au-dessus de -10°C, et Jean-Luc ayant isolé toutes les canalisations atteignables de la salle de bains, nous avons vu l'eau revenir dans les toilettes et quelques jours après, c'est l'eau chaude qui a fait sa réapparition au deuxième étage.
Alors, me direz-vous, comment survit-on au Gobolistan sans eau chaude dans la salle de bains ?
Question ô combien pertinente et essentielle !
Eh bien, coup de bol, nous avons trois points d'eau à la maison : au 2e, dans la salle de bains, donc, au rez-de-chaussée, dans la cuisine, et au sous-sol, dans la buanderie. Pendant quelques jours, j'ai donc pris mon courage à deux mains, et ma serviette et mon savon avec par la même occasion, et j'ai repris les méthodes antiques, celles qui avaient cours avant que l'on installe des douches dans tous les logements ou presque, parce que c'est quand même plus pratique. Lavage au lavabo, donc, mais bon, c'est pas ce qu'il y a de mieux quand même. Surtout pour les cheveux. Au bout de quelques jours, je devais aller travailler, et je ne pouvais pas le faire avec des cheveux dans cet état-là (je vous laisse vous faire une idée de l'état en question, l'imaginaire au travail, je suis pour à 100%), et j'ai donc opté pour la même technique celle utilisée l'an passé lorsque la chaudière nous avait lâchés : bouilloire et tupperware. Mais voilà, quand la chaudière nous avait lâchés, nous étions au mois de juillet. Et il y avait de l'eau dans les canalisations. Là, c'était plus compliqué.
Mode d'emploi :
Mettre de l'eau dans la bouilloire (heureusement, l'eau froide était revenue dans la douche, sinon il aurait fallu monter de l'eau dans une grande bassine depuis la cuisine, deux étages au-dessous), la faire bouillir.
Pendant ce temps, remplir un grand tupperware avec de l'eau froide, en faisant attention de ne pas trop le remplir quand même, histoire d'avoir de la place pour l'eau chaude (vous remarquez la pertinence de la logique : ça ne servirait à rien de chauffer l'eau si on ne pouvait pas l'utiliser, hein !). Compléter avec l'eau chaude (pas trop pour ne pas se brûler mais suffisamment quand même pour ne pas avoir froid), et se verser l'eau tiède sur soi pour se laver.
Ça paraît très simple, dit comme ça, mais ajoutez deux difficultés :
- je suis myope. Tout ce qui relève du visuel est donc très approximatif quand je suis sous la douche, que la douche soit en bon état de fonctionnement ou non ne change rien au problème visuel.
- la bouilloire ne peut contenir qu'un litre. Et un litre, quand il s'agit de se rincer, ça va vite, même mélangé à l'eau froide (presque gelée) de la douche. Surtout quand on veut aussi se laver les cheveux.

Donc pour la première douche, j'étais seule, un mercredi après-midi, et ça a été assez épique. J'ai dû procéder en deux étapes, après avoir manqué geler sur place lors du rinçage, faute d'eau chaude suffisante pour terminer.
Malgré le chauffage dans la salle de bains, il faisait là-haut un froid de canard, et j'ai préféré me laver les cheveux après la douche plutôt que pendant. Et j'ai bien fait. Là encore, le rinçage a été particulièrement éprouvant.

Pour la douche suivante, j'ai mis Gobolof à contribution, avec pour mission de procéder au chauffage de l'eau en cours d'opération, pour éviter les désagréments du mercredi précédent. Et ça a très bien fonctionné : j'ai pu avoir une (presque bonne) douche.

Et vous savez quoi ? Le lendemain, l'eau chaude est revenue.
Je suis maudite.

Donc, je réitère : je suis "eau-chaude-addict", comme d'autres sont accros aux écrans, à la coke ou à la cigarette. Alors, pour être privé d'eau chaude, quelle est la meilleure période, à votre avis ? Été ou  hiver ? Franchement, des deux, je préfère de loin la version estivale. C'est plus fun, si vous voulez mon avis, et un peu plus pratique aussi. Mais ce n'est que mon avis...

Au fait, nous avons de la chance : les canalisations ont tenu. Yaisse.

samedi 1 janvier 2011

... et Bonne année 2011 !!!

L'année 2010 est morte. Et enterrée.
Hier soir, nous avons assisté à sa fin, en famille, et avons été rejoints dans les premières minutes de 2011, par Martine et Philippe, de passage à Sélestat. Nous avons profité de cette soirée pour tirer les rois avec mes parents, Donatienne et les enfants, et nous avons remis ça quelques heures plus tard avec Martine et Philippe.
Rébecca est devenue reine en 2010, et Philippe fut couronné en 2011 !

En tout cas, toute la famille vous souhaite une belle et bonne année. Pour notre part, nous souhaitons qu'elle se déroule avec une meilleure santé pour tous !
Que 2011 vous apporte paix, joie, santé et sérénité. Que vous puissiez voir la réalisation et la réussite de vos projets, quels qu'ils soient.

Belle année 2011 !!!

samedi 13 février 2010

Météo gobolistanaise

Eh oui, c'est d'actualité : il neige !
Voici l'état de la cour, du jardin et de la rue...




C'est beau, la neige, non ?

mardi 2 septembre 2008

Dates...

J'aime bien les dates.


Jean-Luc et moi, on s'est fiancés le 27 décembre 2000. Juste après Noël, parce que c'était pas possible de le faire le jour de Noël.

Nous avons pris la décision de nous marier le 1er juin 2000, un jeudi de l'Ascension.

Nous nous sommes mariés le 30 juin 2001, histoire de couper l'année pile-poil en deux.

BBK a été baptisée le 31 décembre 2006, jour de la Sainte Famille.

etc.

 

Hier, le 1er septembre, j'ai fêté avec moi-même deux événements importants pour mon travail (mes, en fait).

Hier, le 1er juin, cela a fait exactement 10 ans jour pour jour que je suis entrée à l'ISSM. 10 ans. L'âge de la mâturité ? Je ne sais pas, mais quand je regarde un tout petit peu en arrière, je me dis que j'ai fait du chemin, et que la situation a très nettement évolué...

 

Hier, le 1er juin, c'était aussi le premier jour officiel de ma deuxième activité, et en plus, j'ai eu ma première cliente !

Un double anniversaire, donc, qui me fait regarder les choses avec un peu de nostalgie (un tout petit peu), et beaucoup de joies ! Joie dans mon travail de documentaliste, parce que c'est un métier (en tout cas à l'endroit où je l'exerce) qui ne connaît pas la routine, qui bouge tout le temps, où des tas de choses sont toujours en construction, en évolution, au gré des idées des uns et des autres... et qui est surtout passionnant à travers tous ces documents qui nous passent entre les mains.

Joie aussi dans mon travail d'esthéticienne, parce que malgré les incertitudes, malgré les doutes, les difficultés qui ne manqueront pas de se poser un jour ou l'autre, c'est aussi un travail passionnant par les promesses de rencontres... et tout ce qui peut être construit au fil du temps avec les personnes que je vais avoir la lourde tâche de rendre "belles", au moins à leurs yeux. Je n'ambitionne rien de plus, si ce n'est de contribuer à leur (re)donner une bonne image d'elles.

 

Hier, j'ai créé un site internet. Et vous savez quoi ? Il faut que je recommence ! Parce qu'il ne me plaît pas, parce que je ne peux pas le modifier comme je veux, et parce que je n'ai pas noté l'URL et que je vais avoir du mal à le retrouver dans tout ce fourbi des sites webs...

C'est bête, hein ? C'est drôle aussi, non ?

 

Et vous savez quoi ? Aujourd'hui, c'est la rentrée des classes ! (on en parle tellement à la télé, à la radio, autour du café du matin ou dans le bistrot d'à côté que je me demande si c'est vraiment un scoop).

La rentrée des classes, cette année, c'est vraiment très chouette : Je suis au travail, Noémi entre au CP et elle en est plutôt contente, semble-t-il, malgré un chouia de stress (le retour de l'eczéma il y a deux jours en est la preuve), et Nathanaël peut aller à la cantine directement le premier jour ! YAISSE ! On fait des progrès tous les jours au Gobolistan !

 

Sur ces belles paroles, je vous laisse vaquer à vos occupations favorites !

 

Bonne rentrée à tous !

 

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Vous savez quoi ? J'ai retrouvé mon site ! Si si !

 

Vous pouvez le voir à l'adresse suivante :

 


 

Il est tout neuf, pas tout beau, et toujours en construction. Les critiques constructives et bonnes idées sont les bienvenues !!

lundi 5 mai 2008

Un Tiers de siècle !!!

Eh oui ! Aujourd'hui, j'ai 33 ans!

Un tiers de siècle.

Dans deux fois mon âge, dans deux fois le temps qu'il m'a fallu pour aller de ma naissance à aujourd'hui + un an, j'aurai 100 ans.

100 ans ! Vous vous rendez compte ?

 

C'est quoi, une centaine d'années ? Les déchets toxiques vivent bien plus longtemps. Les éléphants aussi d'ailleurs... mais un peu moins quand même que les déchets toxiques...

Dans deux fois 33 ans, dans 66 ans donc, nous serons en 2074.

A partir de là, on ne peut que supposer...

Ce qui semble certain aujourd'hui, c'est que si Dieu me prête vie pour voir ça, je ne serai certainement pas la seule centenaire ! D'ailleurs, être centenaire ne devrait plus vraiment être spectaculaire, si j'en crois le nombre de personnes qui atteignent cet âge vénérable actuellement...

 

Où serons-nous, dans 66 ans ?

La Terre existera-t-elle encore ?

On parle tellement du réchauffement climatique que le doute est permis aujourd'hui ! Ou bien alors les hommes seront peut-être devenus enfin raisonnables et peut-être auront-ils arrêté de ne penser qu'à eux pour penser un peu au groupe, à nos communautés humaines, à notre survie ?

Peut-être que notre monde sera devenu invivable ?

Ou peut-être que nous serons de toute façon trop nombreux pour y vivre, et qu'au lieu d'émigrer vers les villes ou d'autres continents, nous aurons commencé de coloniser les autres planètes de notre système solaire ?

Peut-être même que nous irons encore plus loin ? Dans d'autres mondes ? Peut-être que nos sociétés seront un peu plus avancées technologiquement, et que nous aurons trouvé le moyen d'explorer enfin ces planètes qui nous font rêver depuis que nous sommes tout petits, et que nous aurons trouvé le moyen de vivre en bonne intelligence avec leurs habitants ?

 

Où serai-je dans 66 ans ?

Je me vois bien avec Jean-Luc, qui en aura trois de plus que moi. Il sera très vieux, mais les progrès de la médecine, de l'esthétique et de l'alimentation seront tels que nous serons tous les deux plutôt bien conservés. Nous serons donc très vieux. Et nos enfants aussi. Et nos petits-enfants auront des enfants, qui seront déjà presque en âge d'être eux-mêmes parents. Nous serons donc très heureux, parce que nous aurons eu la grande joie de voir grandir nos enfants et nos petits-enfants, parce que ce que nous aurons construit pendant notre vie aura été transmis à ceux que nous aimons. L'entreprise de Jean-Luc sera désormais florissante, après des moments difficiles, mais le tournant écologique aura été le bon, et les choix faits à la fin du siècle précédent et au tout début du 21e siècle auront porté leurs fruits et se seront révélés prometteurs et intelligents : en 2074, l'agriculture sera (re)devenue entièrement biologique, les pesticides et autres nitrates auront été bannis des terres cultivables et des parcelles de vignes, parce que l'homme se sera enfin rendu compte, à grande échelle, de l'impasse où il allait en surexploitant de la sorte ses terres agricoles...

De mon côté, je goûterai un repos bien mérité, après avoir passé la moitié de mon temps dans les livres, et l'autre moitié à tenter d'apporter un peu de bien-être aux personnes souffrantes, seules ou en difficulté. Les débuts n'auront pas été faciles, c'est une évidence : il aura fallu créer une micro-entreprise, trouver des clients, démarcher d'abord dans les cliniques, puisque c'étaient les seuls établissements, au départ, à avoir les fonds nécessaires pour apporter ce type de service aux personnes accueillies en leur sein. Mais quand les instances politiques ont enfin compris qu'ils prenaient les choses dans le mauvais sens, et qu'ils ont enfin vu qu'il vaut mieux prévenir que guérir, la Sécurité sociale a fait de nombreuses économies (d'autant plus qu'elle avait pu récupérer des recettes quand l'Etat avait décidé enfin de transformer ces honteux contrats aidés en véritables contrats de travail, et donc de donner à tous les travailleurs les mêmes droits, et donc les mêmes devoirs aussi, notamment celui de participer activement à la solidarité nationale, y compris en terme de santé), économies qui ont permis d'apporter ce petit "plus" qui fait que l'hôpital public est plus accueillant et respecte mieux la personne elle-même. Ce qui s'est traduit immédiatement dans la façon dont les soignants ont commencé à voir leurs patients, non plus comme des numéros de chambres ou des pathologies, mais comme des personnes. Du coup, ils ont commencé aussi à se soucier non plus seulement de leurs souffrances et de leurs maladies, mais aussi de leur bien-être pendant le temps qu'ils passaient à l'hôpital. Les services comme ceux que je proposais se sont alors développés : on a vu entrer à l'hôpital des coiffeurs, des esthéticiennes, des conseillers en image personnelle... Ma petite entreprise qui avait eu tant de mal à démarrer a pris alors son envol...

 

_________________

 

5 mai 2008...

Je redescends sur Terre.

Demain, j'irai travailler comme tous les mardi. En rentrant, je passerai à l'Institut pour passer ma commande de matériel pour l'examen du mois de juin.

Mercredi, toute la famille prendra la route pour la Bretagne où nous irons faire la fête pour le mariage de ma petite soeur Zabeth et de Sylvain (oui, elle ne se marie pas toute seule : elle se marie avec Sylvain).

Dans un mois, les épreuves théoriques seront passées, et je serai déjà en train de stresser pour les épreuves orale et pratique.

 

En tout cas, aujourd'hui, j'ai 33 ans. J'ai un mari formidable, qui s'occupe merveilleusement bien de moi, et de nos enfants. J'ai la chance de pouvoir faire ce que j'aime. J'ai la chance aussi de pouvoir avancer, me remettre en question, faire des projets...

J'ai parfois l'impression que ma tête bouillonne, tant les idées s'y bousculent ! C'est bon signe : un de mes autres projets étant de me remettre sérieusement à l'écriture, ça laisse présager des tas de choses !

Aujourd'hui, j'apprécie de faire les magasins, j'apprécie l'idée d'être jolie pour mon mari. J'ai mis le paquet pour en arriver là, mais le pari semble en bonne voie d'être gagné. Tout est possible ! Et il reste encore tellement de temps, pour tellement de choses à vivre et tant de projets !

 

Demain...

Demain est un autre jour. Et comme le dit si bien l'adage :

A chaque jour suffit sa peine !

 

lundi 24 mars 2008

Pâques !

 

je m'y prends une fois de plus un chouia trop tard, mais le coeur y est :

Je vous souhaite à tous de belles et saintes fêtes de Pâques !

Ou plutôt, je souhaite que vous ayiez tous passé de très belles fêtes pascales.

 

Que vous ayiez bien mangé, que vous ayiez pu retrouver ceux que vous aimez, passer de belles journées avec eux.

Pour ceux qui y croient, je voulais partager avec vous la joie qu'ont été pour moi ces journées, et comme chaque année, la grande joie d'entrer dans cette fête par la célébration de la Sainte Cène.

J'ai eu la grâce aussi de vivre le sacrement de la réconciliation, et j'ai pu ainsi vivre pleinement la journée du Vendredi Saint, dans le recueillement, et sans, pour une fois, me battre en permanence avec les enfants.

Samedi a, comme tous les ans, été une journée de silence (relatif, la vie continue !) et de préparation, du moins le matin. J'ai pu trouver le temps de faire les Lammala pour toute la famille (sauf pour Rébecca, un peu trop petite, mais ce sera pour l'an prochain), soit quatre en tout. J'ai aussi pu préparer un flan pour l'après-midi (pas encore Pâques, mais déjà de la visite !) et nous avons eu la joie de recevoir ma grand-mère, ainsi que deux de mes tantes, trois de mes cousins, et une des nombreuses arrière-petite-filles de ma grand-mère ! Au menu de l'après-midi : papotage, gâteau, vin et jus de fruits pour les enfants, maquillage pour ma grand-mère (venue aussi pour me servir de cobbaye, donc), épilation des sourcils d'une de mes cousines, et du coup, trois cobbayes de plus (ma tante, et ses deux filles !)

Le soir, j'étais de service pour la Vigile Pascale. Les enfants étant trop petits et un peu trop turbulents aussi, Jean-Luc a fait du baby-sitting pour la deuxième année consécutive (promis, mon chéri, bientôt, nous pourrons y retourner en famille !). La messe était très belle, très priante, sans fioriture, mais très joyeuse !

Dimanche, re-belotte : messe à 11 heures, avec les enfants cette fois. mais contrairement à la messe du Jeudi Saint et à celle du Vendredi Saint, un temps de partage de l'Evangile était prévu pour les enfants de maternelle, ce qui a permis à nos deux grands de mieux suivre ce qui se passe pendant ces journées. Restait le problème de BBK, qui n'a rien de mieux à faire que d'explorer l'église dans tous les sens ! Depuis qu'elle marche, il faut qu'elle aille partout !

Vendredi, elle a réussi à faire tomber la Croix, le Crucifix de Saint Damien qui devait être exposé devant l'autel à la fin de la célébration. J'ai pu voir que BBK n'avait rien, j'ai alors eu peur pour la croix...

Dimanche, elle a jeté son dévolu sur les lumignons, pile-poil à sa hauteur dans le présentoir !

A la fin de la messe, nombreux étaient ceux qui se demandaient s'il fallait se souhaiter une belle fête de Pâques ou... un Joyeux Noël ! Il a neigé toute la matinée !

 

L'après-midi, nous avons enfin pu nous retrouver un peu seuls Jean-Luc et moi, avant d'aller chez mes beaux-parents pour la traditionnelle chasse aux oeufs ! Le lièvre de Pâques a donc bien déposé les oeufs en chocolat, et chacun des trois zouaves Goboloviens a pu retrouver le paquet qui avait été déposé pour lui. Puis, nous avons eu la surprise de voir débarquer le frère de Jean-Luc avec femme et enfants, ce qui a encore augmenté d'une part le volume sonore ambiant, et d'autre part le bazar dans la maison. Mais c'est vrai que 5 enfants entre 1 et 5 ans, ça déménage !

 

Profitez bien de cette belle journée fériée en famille ou entre amis !

 

Et n'oubliez pas !

 

Le Christ est ressuscité !

Il est vraiment ressuscité !

 

mardi 18 mars 2008

Semaine Sainte

Ca y est ! Nous sommes entrés depuis Dimanche dernier dans la Semaine Sainte.

Je ne vous ferai pas l'affront de vous expliquer ce qu'est la Semaine Sainte : même les non croyants, en général, savent à quel point ce moment de l'année peut être important pour les chrétiens : on en parle même sur TF1...

Mais cette semaine, c'est aussi une semaine intense de stress, notamment quand on s'est engagé auprès de la paroisse en tant qu'animateur/animatrice/chef de choeur/organiste (rayer la mention inutile).

Parce que voyez-vous, la Semaine Sainte, c'est certes, comme toutes les semaines, une messe par jour (oui, il y en a qui y vont tous les jours, et pas uniquement le dimanche), mais comme c'est une semaine particulière, ce sont des messes particulières. Par exemple, pour 2008 (comme chaque année, d'ailleurs, me direz-vous), nous avons la Semaine qui commence par la Messe des Rameaux (ça, c'était dimanche dernier). Puis, le lundi, il n'y a pas grand'chose de particulier, ni le mardi non plus, d'ailleurs, si ce n'est des célébrations pénitentielles collectives, histoire de se préparer spirituellement aux événements à venir, et le mercredi, les grandes festivités commencent : messe chrismale à la Cathédrale (bon, là, d'accord, c'est pas évident pour nous). Le Jeudi, ça se corse un tout petit peu : c'est la célébration de la Cène, le dernier repas du Christ, moment où Il nous fait don de l'Eucharistie (personnellement, pour moi, la messe du dimanche est une véritable nourriture, au sens propre (la communion) comme au figuré (la Parole). La messe du Jeudi Saint est donc particulièrement importante, puisque c'est l'institution du don que Jésus nous fait de son corps et de son sang). Le Vendredi, c'est la célébration de la Passion du Christ : C'est le jour où Il meurt sur la croix. Moment intense et grave, où l'on fait silence (les cloches ne sonneront plus jusqu'à la Résurrection), et en Alsace, c'est particulièrement important, puisque héritage protestant oblige, on a en plus droit à un jour férié (pas moyen d'oublier, quoi !). Le samedi, on a droit à deux messes, si on veut : la messe du jour (comme tous les autres samedis), et la Vigile Pascale, le soir. Et là, c'est carrément la fête : le Christ est RESSUSCITE ! Rien que ça ! Si, si, il était mort, et il est Vivant ! Pour nous, et jusqu'à la fin du monde ! (bon, alors c'est vrai qu'expliquer ça aux enfants, ça peut paraître un peu compliqué, mais bon, pour l'instant, ils ne posent pas trop de questions, sans doute parce qu'ils ne semblent pas être encore bien conscients de ce qu'est réellement la mort...). Et le dimanche c'est la grande fête de Pâques.

 

Voilà pour le côté "religieux". Parce qu'il y a l'aspect stressant. Par exemple, pour le Jeudi Saint, c'est à mon tour d'animer la célébration. Et ben c'est pas gagné ! Parce que là, on est mardi soir, et je n'ai toujours pas le déroulement définitif de cette célébration (je l'ai préparée toute seule, et j'attends donc les modifications de notre curé... qui ne semble pas bien pressé de me faire ses observations !). Mais il y a pire. Samedi soir, pour la Vigile, les deux chorales rescapées plus mes ex-choristes chanteront, sous la direction des deux chefs, alternativement. Répétition ce soir, mais sans l'une des deux chefs ! Elle est partie pour la semaine, et rentrera en fin de semaine (mais quand ? That's the question of the day !). Autre sujet de préoccupation : notre curé (encore lui !) m'a gentiment demandé de chanter les psaumes qui seront comme un écho à chacune des lectures de la célébration. Oui, mais lesquels ? A l'heure qu'il est, il ne m'a toujours pas donné d'indications précises (ni les psaumes en question, ni les mélodies, ni les textes...). Heureusement, l'organiste est encore plus stressé que moi, et il m'a appelée ce soir pour me demander de lui donner les textes, afin qu'il sache exactement comment jouer sur les psalmodies. Il a été sidéré d'apprendre que je n'avais même pas le "programme" (oh que je n'aime pas ce terme quand il s'agit de la messe... ce n'est pas un concert !), et que je ne savais même pas ce que je devais chanter. Du coup, c'est lui qui m'a transmis ce qu'il avait, c'est-à-dire le déroulement précis, les titres des chants, et les partitions pour les trois psaumes. Et là, surprise ! Ce ne sont pas deux, mais trois psaumes, et uniquement des chants que je ne connais pas ! Chouette ! En plus, va falloir les travailler ! Bon, pas de panique, j'ai le temps, demain, entre 9h30 et 10h30, d'aller au presbytère "sonner les cloches" de notre curé pour obtenir des explications, des éclaircissements, et surtout des partitions complètes, comprenant non seulement la musique, mais aussi les paroles...

 

L'autre aspect de Pâques, ce sont les traditions culinaires alsaciennes. Parce qu'ici, il y a un petit truc que je n'ai jamais rencontré ailleurs : le Lammala. Le Lammala est un agneau en biscuit confectionné le samedi saint, et consommé exclusivement le matin du dimanche de Pâques. Et comme je me dois, ayant épousé un Alsacien pure souche, de me mettre aux coutumes locales, j'ai pris le parti de faire les Lammalas à la maison (parce que bien entendu, on peut les acheter, mais honnêtement, ce n'est pas pareil, et c'est bien plus cher...). En ces temps difficiles où le pouvoir d'achat des Français, des Alsaciens et des Goboloviens est mis à mal, ce n'est pas un aspect à négliger. Mais le Lammala n'est pas la seule tradition. S'y ajoute aussi le Pain de Pâques. Depuis quelques années, c'est-à-dire depuis mon arrivée à Sélestat, je me fais livrer tous les ans ce pain, confectionné uniquement le Samedi Saint, tout comme le Lammala. Et en plus, ça fait travailler une association à caractère social locale, et ce n'est donc pas plus mal (et encore en plus en plus, c'est carrément bon, donc on ne va pas refuser de se faire du bien, et de faire du bien aux autres, ce serait parfaitement stupide, non ?). Autre tradition, mais celle-là semble être répandue bien au-delà de l'Alsace et du Gobolistan : la chasse aux oeufs, et sa variante, la livraison du lapin de Pâques, qui tient à la fois de la visite familiale et du Père Noël à Pâques. Chez nous, ou plutôt dans la famille de Gobolof, cela se traduit invariablement par un défilé des frères, parents et oncles côté Platz. Et là, c'est la débauche, l'avalanche, à croire qu'il y a  un concours, dont le gagnant est celui qui apportera le plus gros lapin en chocolat... Je vous avouerai que c'est l'aspect qui me plaît le moins là-dedans : que faire de trois lapins de 60 cm de haut chacun ??? et que faire quand ça se multiplie par trois parce que trois enfants, puis par 5, parce que chacun y va de son cadeau (les deux frères de Gobolof, ses parents, son oncle et sa grand-mère) ? Et comme ce serait mal vu que nous ne rendions pas la pareille, ben on est bien obligés de s'y mettre aussi... Mais je me refuse à la surenchère. Donc, ici, c'est un budget raisonnable par enfant, c'est la même chose pour tout le monde (comme ça, y'a pas de jaloux), et rien ou presque pour nos propres enfants (ils auront déjà bien assez de la part des autres, c'est pas la peine qu'on en rajoute...).

Le côté sympa, c'est que le week-end de Pâques dure 4 jours entiers, et qu'on a le temps de voir la famille (dont ma tante de Strasbourg, elle aussi "exilée" en Alsace depuis quelques années, et elle aussi "adaptée" aux traditions locales : elle a encore plus de mérite que moi, puisque son mari, tout comme elle, est normand, et qu'ils n'étaient pas du tout obligés de s'y mettre !) ! Donc, soit nous allons à Strasbourg le lundi de Pâques, soit, comme cette année, ce sont eux qui viendront nous voir, et puis ce seront les visites chez les parents, frères, oncle et grand-mère de mon cher Gobolof.

Et finalement, je trouve que ces traditions ont du bon : elles permettent de se préparer à la fête, de penser à chacun, elles permettent aussi de se revoir, alors que ce n'est pas si facile que ça de se poser quand on a un quotidien surbooké comme le nôtre (mais je sais que nous ne sommes pas des cas isolés, loin de là !). Ca demande beaucoup de temps et de préparation, un peu (beaucoup, parfois !) de stress, mais le plaisir de se revoir aussi...

 

Et puis, n'oublions pas le principal : si nous sommes ici pour en parler, de Pâques, c'est parce qu'il y a 2000 ans environ, un certain Jésus a donné sa vie pour nous sauver de la mort, et qu'il est ressuscité. Et qu'au passage, il nous a promis la Vie éternelle. Ca mérite qu'on s'y arrête, non ?

mardi 8 janvier 2008

C'est la belle nuit de Noël...

Nous sommes partis pour les fêtes de fin d'année chez mes parents, en Bretagne (Maman, Papa, je ne vous ai sans doute pas assez remerciés pour ces dix jours de vraies vacances ! Merci, merci, merci !!!!).

Et en Bretagne, pendant la période de Noêl, il se passe des tas de choses !

Tout d'abord, en Bretagne, y'a le Père Noël. Si, mais uniquement à Noël (sinon, il ne s'appellerait pas "Père Noël", mais "Père Hiver", ou "Père Quimper", ou...). Mais en Bretagne, par contre, y'a pas de neige pour qu'il arrive avec son traîneau. Il ne fait pas assez froid d'abord pour les rênes : ils ne supporteraient pas le climat, je pense. Donc, il a fallu que le Père Noël trouve un autre moyen de transport. Et il a trouvé, figurez-vous ! Le Père Noël, quand il débarque en Bretagne, et en Armor en particulier, c'est en bateau (sinon, ce n'est pas un débarquement, d'ailleurs. Les Américains l'ont fait aussi, mais en Normandie, et c'était pas à Noël, d'ailleurs, mais c'est une autre histoire, ça...).

Donc, la veille de la veille de Noël, nous sommes tous partis nous promener à Douarnenez, puisque le journal de Quimper annonçait l'arrivée imminente du Père Noël sur le port, vers 17h30. C'est que pour venir d'aussi loin, le calcul doit sans doute être précis : il faut tenir compte de l'heure des marées, de l'heure du coucher du soleil (le Père Noël doit pas être bien bronzé, il ne circule que la nuit...), et tout ça a fini par poser un petit problème : le soleil ne voulait pas se coucher, et donc, le Père Noël ne pouvait pas venir (faut dire aussi que les Douarnenistes avaient organisé un feu d'artifice pour l'accueillir dignement, et qu'un feu d'artifice quand il fait jour, ça a quand même moins de prestance que quand il fait nuit). Bref, nous avons donc attendu comme les autres, sur le quai, dans le froid, que le jour veuille bien laisser la place à la nuit, et qu'on puisse accueillir le Père Noël comme il se doit.

Les enfants, Noémi en tête, attendaient cet événement avec impatience. Quelle joie donc, quand ils ont vu le bateau tant attendu arriver enfin, et qui plus est, amarrer juste devant nous ! C'était un joli petit bateau, avec des tas de petites lumières et une belle étoile tout en haut du mat. Et le Père Noël avait une hotte toute remplie de cadeaux pour les enfants qui l'attendaient... Seulement, les enfants, ils étaient tellement nombreux, que les nôtres n'ont jamais pu parvenir jusqu'à lui... Noémi était un peu déçue, mais bien moins que ce que je m'imaginais en réalité. Il faut dire qu'elle avait déjà échafaudé un plan.

 

Le jour même, un peu avant de partir pour Douarnenez, Papa avait emmené Nathanaël dans sa chambre pour lui montrer la cheminée par laquelle le Père Noël devait passer (tout à la découverte, notre "petit poussin" n'a même pas remarqué les cadeaux à peine planqués dans la chambre...). Fort de ces explications de son Papapa, Nathanaël est sorti de la chambre, et est allé cherché sa grand-mère, pour lui expliquer à son tour que le Père Noël allait descendre par la cheminée, traverser la chambre pendant qu'elle dormirait, et déposer les cadeaux au pied du sapin, dans le salon attenant. Il faut dire que cette cheminée-là est la seule ouverte, et qui plus est, elle se trouve dans la pièce la plus proche de l'endroit où on installe tous les ans le sapin, autant dire que le Père Noël connaît bien le chemin, depuis le temps qu'il le fait.

En rentrant de Douarnenez, Noémi nous a fait remarquer qu'il faisait froid, puisque c'était l'hiver.

Et le lendemain, elle s'est montrée assez inquiète pour le Père Noël. Aussi a-t-elle décidé de lui faciliter la tâche, et de lui permettre de se requinquer avant de continuer sa tournée, en lui préparant un grand verre de lait, avec deux bredalas dans une assiette. Elle m'a par aileurs fait promettre de ne pas oublier de réchauffer le lait quand je rentrerai de la messe de minuit, pour que le Père Noël ne prenne pas froid.

Puis s'est posé le problème des chaussures. Parce que Noémi est plutôt pragmatique : si le Père Noël entre dans les maison par la cheminée, il est peut-être plus simple pour lui de ressortir par la porte, non ? Donc, pour être vraiment, vraiment sûre qu'il ne les oublierait pas, Noémi a déménagé les chaussures de Nathanaël, ainsi que celles de Rébecca et les siennes, du sapin vers la porte d'entrée.

 

Et le lendemain matin, bien sûr, ils étaient tous les deux debout avant tout le monde. Et l'une des premières choses qu'ils ont faite a été d'aller voir si le Père Noël était passé. Quand ils on vu les chaussures sous le sapin, avec des cadeaux dessous, dedans, à côté, ils n'ont plus eu le moindre doute. Et les hésitations qui pouvaient rester se sont évanouies quand ils sont rentrés dans la cuisine et qu'ils ont découvert l'assiette et le verre vide, preuve incontestable du passage du Père Noël dans la maison...

lundi 17 septembre 2007

Rentrée scolaire !

Chose promise, chose dûe ! Donc, la rentrée. Epique. Jugez plutôt.

 

Tout a donc commencé un beau matin de septembre, un mardi, et le 4 pour être précise. 8 heures du matin, toute la Gobolskaïa est prête. Ben oui, aujourd'hui, c'est un grand jour, c'est la rentrée ! Et pourtant, si tout se présente bien ce matin, ça a failli ne pas arriver...

Petit retour en arrière pour les péripéties pré-rentrée, histoire de vous donner un aperçu.

 

Gobolovitch a 2 ans et un peu plus de 8 mois. Nous sommes à Quimper, ce sont les vacances, et l'un des gros soucis, c'est la question : "Va-t-il être propre ?" Question anxiogène que se posent toutes les mamans (enfin j'espère, parce que sinon, ça veut dire qu'on n'est pas du tout normaux, au Gobolistan) juste avant la rentrée, quand le petit de trois ans doit intégrer la maternelle et qu'il a pris un peu de retard question autonomie-propreté (on peut pas tout faire en même temps, d'accord, mais il y a des échéances à ne pas rater, que diable !). Donc, on ne voulait pas lui mettre la pression, mais depuis deux mois, déjà, tout en sachant qu'il n'était pas franchement prêt, Jean-Luc le papa et moi la maman, on lui disait régulièrement : "Tu sais, Nathanaël, il faut faire pipi dans le pot, sinon, la maîtresse ne voudra pas que tu viennes à l'école, parce qu'elle n'a pas le temps de changer les couches des enfants... Alors si tu veux aller à l'école jouer avec les copains et faire du toboggan, tu dois être propre, et ne plus faire pipi dans la couche !". Répété inlassablement pendant tout le mois de mai, tout le mois de juin, et une partie de juillet (parce qu'il y a des moments où on se décourage un tout petit peu, et que comme je continuais à travailler, mais que dans le même temps, vacances obligent, les enfants étaient chez les grands-parents paternels, je n'ai pas eu trop le temps de m'occuper de tout ça en juillet.

Bref, on a finalement décidé de prendre les choses en mains, et pendant les vacances (les vraies, celles où on quitte la maison, où les allers-retours à Bergheim pour voir le vin ou servir les clients sont impossibles), on a commencé à mettre notre futur écolier sur le pot. Il connaissait déjà, acceptait d'y faire un petit pipi de temps en temps, mais pas moyen d'éviter la couche jusque là... Donc, on reprend tout depuis le début, et on recommence. Le pot, le pipi dedans... bien ! bravo ! Caca aussi ? Oui ? Non ? Ah ben zut, alors... Bon, tant pis, pipi c'est déjà bien, le reste, ce sera plus tard.

Et puis, un jour, Jean-Luc était venu me chercher sur mon lieu de stage (détails dans un autre message), avec Nathanaël, en short (pas de slip, mais pas de couche non plus !) Et O miracle ! de retour à la maison, le short était toujours sec ! Lueur d'espoir côté maternel, et hop, direction le supermarché immédiatement, puisque l'une des promesses qu'on avait faites à Nathanaël, c'était de lui acheter des slips de garçon quand il serait propre ! Alors bon, je ne suis pas naïve au point de penser que deux heures au sec et hop, c'est gagné, mais histoire de marquer le coup, et surtout de l'encourager, ni une, ni deux, me voilà en train d'acheter des slips à Nathanaël.

Evidemment, si ça avait été aussi simple... A la fin des vacances, les slips étaient régulièrement mouillés, voire totalement souillés... Désespoir dans le camp des grands parents, lueur quand même côté parental : ben oui, de rien du tout, on était quand même arrivé à "maman, c'est mouillé"... Pas si mal que ça. Mais par prudence, pour le retour, on remet la couche, hein...

 

Et au retour, on recommence. Le pot, le slip à laver... pour finalement arriver une semaine avant la rentrée, au déclic : "Maman, ze veux faire pipi !" Victoire !!!!

 

Et hop ! Direction les toilettes, parce que le pot, il n'en veut pas, "Ze veux faire pipi sur les toilettes, comme les grands !" (Ben voyons... Mais bon, si ça le motive, après tout, Noémi nous avait fait le même cirque deux ans avant...). Et ça marche ! Les accidents se raréfient... On en est quand même à un slip mouillé par jour, mais l'heure où il "s'oublie" recule de plus en plus, et passe de 10h du matin le lundi 27 août à 7h du soir le lundi 3 septembre. Pour l'école, ça ira... Enfin j'espère !

 

Arrive donc le fameux mardi 4 septembre, et la rentrée tant attendue par les enfants et redoutée par moi, à cause de cette histoire de propreté. La veille au soir, encore, j'ai réprimandé (gentiment quand même, pour ne pas le décourager) Nathanaël histoire de lui rappeler que le pipi dans la culotte, c'est maintenant interdit, on ne rigole plus !

 

A Sélestat, nous avons deux particularités. La première, c'est que l'école est autorisée pour les enfants de moins de trois ans (c'est à dire ceux qui auront trois ens dans l'année de leur rentrée scolaire), mais pas la cantine ou le périscolaire (question d'agrément). En résumé, Nathanaël, qui aura trois ans en décembre, peut aller à l'école dès septembre, mais devra attendre ses trois ans révolus pour aller à la cantine... Ce qui implique d'aller le chercher tous les jours...

Autre particularité de la belle Cité des Humanistes, c'est que l'école pratique une semaine d'adaptation pour les petites sections, à savoir une rentrée "en douceur", avec des demi-matinées au début. En terme d'horaires, ça donne ça :

Arrivée à l'école entre 7h50 et 8h30, et retour à la maison à 9h45, retour à l'école entre 13h20 et 13h30 pour la sieste, retour à la maison entre 15h50 et 16h. Ca, c'est pour la semaine de la rentrée. A partir de la deuxième semaine, les horaires deviennent les suivants : arrivée entre 7h50 et 8h30, retour entre 11h20 et 11h30, arrivée entre 13h20 et 13h30, retour entre 15h50 et 16h.

Oui, mais ça, c'est plutôt chouette quand on n'a qu'un seul enfant scolarisé. Dans notre cas, il y a Noémie en plus, chez les grands. Là, ça complique un peu les choses, parce que pour permettre une rentrée encore plus en douceur pour les petits, les grands ne rentraient le 4 septembre qu'à 10h... jusqu'à 11h30 ! Ce que faisait 5 allers-retour dans la journée...

Dès le jeudi 6, Noémi a pu bénéficier des horaires normaux. Mais pas Nathanaël... vous voyez le souci ?

Bref, entre les allers-retours, les courses, les démarches administratives de dernière minute (il y en a toujours à la rentrée), l'inscription à l'école de musique en éveil musical pour Noémie, etc., ma semaine de congé est passé très vite, et j'ai fait plus de 50 km en trois jours, rien que sur les trajets école-maison et maison-centre-ville pour les courses...

 

La rentrée, c'est donc une période éprouvante, surtout pour les parents !!!

 

Donc, Nathanaël est entré sans encombre à l'école, et il n'y a pas eu d'accidents... On a eu chaud !

 

mercredi 5 septembre 2007

Les vacances de la Gobolskaïa

Eh oui, un mois et demi vient de passer, et honte à moi, je n'ai toujours rien écrit ici, sur ces pages, de ce que devient notre petite famille...

Nous en étions donc restés aux expériences culinaires de Gobolovitch, à propos du yaourt en particulier.

Depuis, il s'est passé pas mal de choses au Gobolistan. Tout d'abord, les enfants étaient en vacances (vous savez, ce truc qui pousse tout le monde sur les routes, en particulier au début et à la fin des mois de juillet et août, avec ce que les comentateurs du journal de 13h appellent le "grand chassé croisé"... Et bien là, pas de doute, les enfants étaient en vacances. Oui, mais pas les parents. Premier hic, donc. Parce que le fait que les uns travaillent et pas les autres complique un tantinet les choses au Gobolistan : en temps tout à fait normal, jusqu'à la fin de l'année scolaire, l'organisation était parfaitement rodée : Si Gobolof est au travail, Gobol est à la maison, et se charge d'emmener Gobolovna à l'école, le matin, et de la rechercher le soir. Gobolovitch est du voyage, la plupart du temps, mais pas BBK, grosse dormeuse devant l'Eternel, qui préfère passer son temps libre au plumard.

Bref, toute cette belle organisation s'est trouvée un tant soit peu chamboulée avec les vacances : que faire donc de la marmaille, quand eux peuvent se lever à l'heure qu'ils veulent (à savoir 6 heures du matin, au mieux), pour regarder "Shrek 1 ! à la télé, alors que les parents n'aspirent qu'à grapiller encore quelques minutes de sommeil avant une dure journée de labeur pour l'un (ou l'une, ça dépend des jours), et de prise de tête enfantine pour l'autre... ???

Donc, si les vacances ont ceci de formidable qu'elles permettent à tous de prendre du repos, encore faut-il pour cela que tout le monde vive au même rythme, ce qui n'est pas forcément le cas au Gobolistan.

Donc, Amélie travaillait jusqu'au 31 juillet inclus, malgré les travaux entamés à l'ISSM dès le 28 (cloisons, faux-plafonds à refaire... je vous passe les détails), et Jean-Luc, lui, a toujours du travail, même quand il est en vacances. Or donc, si les trajets sont simplifiés, puisque quasi inexistants, il n'en reste pas moins vrai que trois enfants à la maison, ça remue plus que deux, d'autant que la "Zouavounette n°3" (autre surnom de BBK) compte pour l'instant pour du beurre dans l'agitation familiale, ou presque, et que si (et seulement si) Zouave n°2 est seul, on peut être assuré d'un minimum de deux heures de tranquillité, au moins le matin (puisqu'il est passé maître dans l'art de s'occuper tout seul, ce qui n'est pas encore le cas de sa grande soeur...).

 

Bref, cahin-caha, les vacances sont donc arrivées pour tout le monde en même temps, à partir du 1er août.

Ou presque, mais ça, je vous en parlerai dans un autre message.

Donc, le 1er août à 7 heures du matin, nous devions prendre la route pour aller à Quimper, chez "Papapa et Mamama" (parents de Gobol-Amélie). En fait, après un premier départ raté, puis un passage à la banque histoire de renflouer les caisses avant le grand départ, nous quittions le Gobolistan vers 7h40 seulement (merci les distributeurs automatiques, sinon, il nous aurait fallu attendre deux heures de plus l'ouverture de la banque...).

Le voyage s'est déroulé aussi bien qu'on pouvait l'espérer : pas trop de crises de larmes, pas d'inondations dans la voiture, mais ce n'est qu'au prix de multiples arrêts-pipi que nous avons pu accomplir cet exploit, et c'est vers 21h15 que nous sommes arrivés à destination.

 

Au programme : ballades, plage, farniente (littéralement "Ne rien faire" en Italien), cinéma si le temps avait décidé de se couvrir, bref, il y avait de quoi faire. Et nous avons eu beaucoup de chance ! Partis sous le soleil alsacien, nous sommes arrivés au soir du troisième jour de beau temps en Finistère ! Pendant ce temps-là, le soleil, qui semble-t-il, ne peut être partout, et avait décidé de nous suivre cet été, avait déserté l'Alsace, au point de faire peur aux viticulteurs locaux ! Les vendanges auront-elles lieu à la date prévue ? Le millésime sera-t-il bon ? Le raisin pourra-t-il mûrir ??? Autant de questions existentielles, que nous aborderons un autre jour également. Toujours est-il qu'à l'exception de la journée où nous sommes allés voir Ratatouille au cinéma (très bien, d'ailleurs !), grand beau temps à l'Ouest, et pluie à l'Est !

Au moment de notre départ, le ciel nous a montré toute sa tristesse de nous voir déserter les côtes bretonnes, mais a délégué le soleil pour nous accompagner sur la route ! Le 13 août, donc, à 20h, nous étions de retour dans nos pénates, avec le soleil dans nos bagages... et la tempête en Finistère ! (véridique !).

 

Nous avons donc pleinement profité de notre séjour, avec le soleil qui nous gratifia généreusement de sa présence : la plage de Kervel, puis celle de Cap-Coz, mais aussi Locronan, Quimper, Argol et nos amis... les activités n'ont pas manqué, d'autant plus qu'Hélène, ma petite soeurette, nous a rejoints avec ses deux enfants, Thibault et Martin. Les 4 Fantastiques n'ont pas manqué de faire les 400 coups, et se sont, je crois, bien amusés : manège, parc de loisirs, toboggan, cinéma (eh oui, ils étaient presque tous de la partie, à l'exception du benjamin de la troupe, BBK comptant pour du beurre), et bien sûr, plage, et crèperie ! Ah, les crèpes... Tout un programme...

 

Le retour a été nettement moins réjouissant... Et tout à fait improvisé. Etienne, mon cher témoin-petit-frère-expatrié-au-Canada-pour-ses-études-de-cinéma a débarqué dans l'Est après un passage exprès dans l'Ouest (on n'est plus à 1000km près quand on vient d'en faire 6000, hein !), et nous avons eu le privilège de rencontrer son amie Elisabeth et sa petite fille Hannah, venues faire connaissance avec notre petite famille (faut bien profiter des occasions quand elles se présentent, surtout quand on sait que la prochaine fois, ce sera au mariage de notre autre soeur, Zabeth !) (à ne surtout pas confondre avec Elisabeth, d'ailleurs, vous voilà avertis). Donc, Etienne est resté quelques jours en Alsace, ce qui m'a permis de profiter à fond de la présence inespérée d'un baby-sitter taillable et corvéable à merci (faut bien qu'il s'entraine !) : j'ai ainsi pu accomplir toutes les démarches que je ne pouvais pas faire avant, sauf à emmener toute la Gobolskaïa avec moi, ce qui multiplie par trois le temps passé pour n'importe quel déplacement normalement peu chronophage...

Le 24 août, Jean-Luc est parti en région Rhône-Alpes (à St Triviers pour être exacte), pour une foire aux vins et quelques livraisons. Le 25, c'est Etienne qui est parti pour Paris avant de rejoindre Montréal, et le 26, Manuela (la marraine autrichienne de Noémi) a débarqué à 8h30 du matin (le chauffeur de taxi a mis 1/4 d'heure à trouver le chemin pour aller chez nous, alors que je ne mets que 9 minutes à pieds... y'en a qui sont pas doués...), pour fêter avec nous l'anniversaire de sa filleule (ah oui, ça, c'est toujours le grand événément de l'été, parce que l'anniversaire de Noémi, c'est au minimum trois fêtes distinctes : l'une en classe, fin juin, avec tous les copains, la seconde, à la maison avec les copains les plus proches, au tout début des vacances (en général, début juillet, donc), et la troisième fin août, c'est-à-dire à la date réelle de son anniversaire, avec les cousins, parrain, oncles, tantes, grands-parents, et ceux qui sont là. Seulement cette année, aux trois fêtes traditionnelles, on en a ajouté une autre, une semaine après la fête familiale de Sélestat, avec sa marraine, spécialement venue passer la journée avec sa filleule pour l'occasion). Comme d'habitude, elle a donc une fois de plus été pourrie gâtée, et semble y prendre goût très vite. Nous allons donc tenter un changement d'approche sur cette question de l'anniversaire pour l'an prochain. Histoire de ne pas trop l'habituer à recevoir des cadeaux. Elle risque de penser que c'est normal d'en avoir toutes les semaines...

Le 26 au soir, après le départ de Manuela, Jean-Luc est revenu, et le 28, j'ai repris le travail. Juste une semaine (soit deux jours de travail, mardi et jeudi), mais bon sang, que ça fait du bien ! Ne plus avoir à passer son temps à demander à un enfant de 2 ans et demi s'il a envie de faire pipi, à lui rappeler ainsi qu'à sa grande soeur, qu'on fait pipi aux toilettes ou sur le pot, mais pas dans la culotte... Parce que figurez-vous que cette histoire a l'air tout à fait anecdotique, mais qu'en réalité, elle était d'une importance capitale ! L'apprentissage de la propreté, pour Nathanaël, ça a commencé à Quimper, seul moment où nous étions à peu près disponibles pour ça. Mais jusqu'à lundi dernier (veille de la rentrée, je vous le rappelle), ce n'était pas gagné, mais alors pas du tout ! Mais ça aussi, c'est une autre histoire...

 

D'ici peu, donc, vous saurez tout sur les projets professionnels et les dessous des vacances quimpéroises de votre serviteur Gobol, sur les péripéties de la rentrée scolaire, sur l'apprentissage de la propreté par Gobolovitch, sur les vendanges et le cru 2007, sur nos projets pour la fin de l'année... Bref, dans peu de temps, toutes les news du Gobolistan...

dimanche 8 juillet 2007

Petites explications...

Ce blog a pour origine plusieurs sujets du site "yoko.tsuno.free.fr" que je fréquente plus ou moins assidûment depuis plus de trois ans maintenant. Suite à des tas d'événements, j'ai enfin compris que j'utilisais mal le forum, et que je m'en servais un peu comme d'un blog. J'ai donc décidé de sauter le pas, et de créer un véritable blog. On verra quelle sera son évolution, mais je compte bien y parler de notre petite famille, la Gobolskaïa comme elle a été surnommée sur le forum, à savoir Jean-Luc (Gobolof), Noémi (Gobolovna), Nathanaël (Gobolovitch), Rébecca (BBK) et moi-même, Amélie (Gobol).

 

J'espère que ces informations permettront à la famille, de plus en plus éparpillée, et aux amis, de maintenir un lien avec nous, voire de rétablir un contact qui, avec les viscissitudes de la vie, peut avoir été un tant soit peu altéré...

N'hésitez pas à réagir, j'écris pour ça !

vendredi 6 juillet 2007

Et c'est parti !

Alors voilà. Un Blog c'est bien, encore faut-il avoir quelque chose à dire !

Donc, on y va. Ceux qui me connaissent me reconnaîtront : Ici Gobol-Amélie, je vous parle depuis chez moi, et j'espère faire de ce petit espace personnel quelque chose qui vous permettra de garder le lien avec notre petite famille.

 

Très prochainement (si j'ai le temps !), je vous parlerai de mes projets, des enfants, du pourquoi du comment des choses qui se passent chez nous...

 

N'hésitez pas à donner votre avis, à me dire si ça vous intéresse ou pas, etc. etc...

 

Bises,

 

Amélie