lundi 5 mai 2008

Un Tiers de siècle !!!

Eh oui ! Aujourd'hui, j'ai 33 ans!

Un tiers de siècle.

Dans deux fois mon âge, dans deux fois le temps qu'il m'a fallu pour aller de ma naissance à aujourd'hui + un an, j'aurai 100 ans.

100 ans ! Vous vous rendez compte ?

 

C'est quoi, une centaine d'années ? Les déchets toxiques vivent bien plus longtemps. Les éléphants aussi d'ailleurs... mais un peu moins quand même que les déchets toxiques...

Dans deux fois 33 ans, dans 66 ans donc, nous serons en 2074.

A partir de là, on ne peut que supposer...

Ce qui semble certain aujourd'hui, c'est que si Dieu me prête vie pour voir ça, je ne serai certainement pas la seule centenaire ! D'ailleurs, être centenaire ne devrait plus vraiment être spectaculaire, si j'en crois le nombre de personnes qui atteignent cet âge vénérable actuellement...

 

Où serons-nous, dans 66 ans ?

La Terre existera-t-elle encore ?

On parle tellement du réchauffement climatique que le doute est permis aujourd'hui ! Ou bien alors les hommes seront peut-être devenus enfin raisonnables et peut-être auront-ils arrêté de ne penser qu'à eux pour penser un peu au groupe, à nos communautés humaines, à notre survie ?

Peut-être que notre monde sera devenu invivable ?

Ou peut-être que nous serons de toute façon trop nombreux pour y vivre, et qu'au lieu d'émigrer vers les villes ou d'autres continents, nous aurons commencé de coloniser les autres planètes de notre système solaire ?

Peut-être même que nous irons encore plus loin ? Dans d'autres mondes ? Peut-être que nos sociétés seront un peu plus avancées technologiquement, et que nous aurons trouvé le moyen d'explorer enfin ces planètes qui nous font rêver depuis que nous sommes tout petits, et que nous aurons trouvé le moyen de vivre en bonne intelligence avec leurs habitants ?

 

Où serai-je dans 66 ans ?

Je me vois bien avec Jean-Luc, qui en aura trois de plus que moi. Il sera très vieux, mais les progrès de la médecine, de l'esthétique et de l'alimentation seront tels que nous serons tous les deux plutôt bien conservés. Nous serons donc très vieux. Et nos enfants aussi. Et nos petits-enfants auront des enfants, qui seront déjà presque en âge d'être eux-mêmes parents. Nous serons donc très heureux, parce que nous aurons eu la grande joie de voir grandir nos enfants et nos petits-enfants, parce que ce que nous aurons construit pendant notre vie aura été transmis à ceux que nous aimons. L'entreprise de Jean-Luc sera désormais florissante, après des moments difficiles, mais le tournant écologique aura été le bon, et les choix faits à la fin du siècle précédent et au tout début du 21e siècle auront porté leurs fruits et se seront révélés prometteurs et intelligents : en 2074, l'agriculture sera (re)devenue entièrement biologique, les pesticides et autres nitrates auront été bannis des terres cultivables et des parcelles de vignes, parce que l'homme se sera enfin rendu compte, à grande échelle, de l'impasse où il allait en surexploitant de la sorte ses terres agricoles...

De mon côté, je goûterai un repos bien mérité, après avoir passé la moitié de mon temps dans les livres, et l'autre moitié à tenter d'apporter un peu de bien-être aux personnes souffrantes, seules ou en difficulté. Les débuts n'auront pas été faciles, c'est une évidence : il aura fallu créer une micro-entreprise, trouver des clients, démarcher d'abord dans les cliniques, puisque c'étaient les seuls établissements, au départ, à avoir les fonds nécessaires pour apporter ce type de service aux personnes accueillies en leur sein. Mais quand les instances politiques ont enfin compris qu'ils prenaient les choses dans le mauvais sens, et qu'ils ont enfin vu qu'il vaut mieux prévenir que guérir, la Sécurité sociale a fait de nombreuses économies (d'autant plus qu'elle avait pu récupérer des recettes quand l'Etat avait décidé enfin de transformer ces honteux contrats aidés en véritables contrats de travail, et donc de donner à tous les travailleurs les mêmes droits, et donc les mêmes devoirs aussi, notamment celui de participer activement à la solidarité nationale, y compris en terme de santé), économies qui ont permis d'apporter ce petit "plus" qui fait que l'hôpital public est plus accueillant et respecte mieux la personne elle-même. Ce qui s'est traduit immédiatement dans la façon dont les soignants ont commencé à voir leurs patients, non plus comme des numéros de chambres ou des pathologies, mais comme des personnes. Du coup, ils ont commencé aussi à se soucier non plus seulement de leurs souffrances et de leurs maladies, mais aussi de leur bien-être pendant le temps qu'ils passaient à l'hôpital. Les services comme ceux que je proposais se sont alors développés : on a vu entrer à l'hôpital des coiffeurs, des esthéticiennes, des conseillers en image personnelle... Ma petite entreprise qui avait eu tant de mal à démarrer a pris alors son envol...

 

_________________

 

5 mai 2008...

Je redescends sur Terre.

Demain, j'irai travailler comme tous les mardi. En rentrant, je passerai à l'Institut pour passer ma commande de matériel pour l'examen du mois de juin.

Mercredi, toute la famille prendra la route pour la Bretagne où nous irons faire la fête pour le mariage de ma petite soeur Zabeth et de Sylvain (oui, elle ne se marie pas toute seule : elle se marie avec Sylvain).

Dans un mois, les épreuves théoriques seront passées, et je serai déjà en train de stresser pour les épreuves orale et pratique.

 

En tout cas, aujourd'hui, j'ai 33 ans. J'ai un mari formidable, qui s'occupe merveilleusement bien de moi, et de nos enfants. J'ai la chance de pouvoir faire ce que j'aime. J'ai la chance aussi de pouvoir avancer, me remettre en question, faire des projets...

J'ai parfois l'impression que ma tête bouillonne, tant les idées s'y bousculent ! C'est bon signe : un de mes autres projets étant de me remettre sérieusement à l'écriture, ça laisse présager des tas de choses !

Aujourd'hui, j'apprécie de faire les magasins, j'apprécie l'idée d'être jolie pour mon mari. J'ai mis le paquet pour en arriver là, mais le pari semble en bonne voie d'être gagné. Tout est possible ! Et il reste encore tellement de temps, pour tellement de choses à vivre et tant de projets !

 

Demain...

Demain est un autre jour. Et comme le dit si bien l'adage :

A chaque jour suffit sa peine !

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire