vendredi 16 mai 2008

Arrivée en Finistère

Je n'avais pas prévu de le faire ce soir (il est très tard, au Gobolistan, et comme nous sommes une toute petite enclave au beau milieu de l'Alsace, il se trouve que nous sommes à la même heure que le reste de l'Alsace, elle-même sur le même fuseau horaire que la France de l'Intérieur, donc je suppose qu'il est la même heure partout en France, soit très tard aussi), mais je ne résiste pas à vous dire quelques mots sur nos aventures bretonnes.

 

Tout d'abord, nous sommes arrivés vers 21 heures (voir billet précédent) à Quimper, chez mes parents. Et là, surprise ! Qui voit-on ? Etienne, mon petit frère émigré au Canada (Montréal), et Toudjani, un ami de ma soeurette Zabeth débarqué l'après-midi même du Cameroun, via Zurich et Orly, où l'attendait mon petit frère, fraîchement débarqué du Québec, avant de prendre le train pour joindre la lointaine province bretonne.

Je vous laisse découvrir ci-dessous leurs photos, charge à vous de savoir qui est Etienne, et qui est Toudjani.

 

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Vous avez trouvé ? Oui ? Avouez que celle-là, elle était facile quand même, hein ?

 

Donc, Etienne que je n'avais pas vu depuis l'été dernier nous accueille chez nos parents, ainsi d'ailleurs que nos parents, qui étaient eux aussi chez eux, et Donatienne, mon autre petite soeurette, la toute dernière (petite, oui, parce que comme je suis l'aînée, toutes mes soeurs sont forcément mes "petites" soeurs, mais pas la toute petite, parce que les filles Gravrand, une fois adultes, ont toutes la même taille à peu de chose près, il est donc difficile de dire laquelle est plus petite que l'autre, et dans ce domaine, ce n'est pas forcément le rang de naissance qui fait foi).

Donc, pour continuer les présentations, voici Donatienne, ainsi que mon papa et ma maman, Henri et Cécile :

 

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(alors avant que les puristes ne m'en fassent la remarque : oui, la photo de ma maman est floue, mais c'est la seule où elle est bien dans toutes celles que j'ai, et non, mon papa n'est pas le petit garçon qui tient un caribou canadien appelé Canada dans ses mains, mais bien le monsieur sur les genoux duquel est assis le petit garçon en question, qui lui, est bien Nathanaël. Ca va, vous suivez toujours ???)

 

Donc, nous voici arrivés à Quimper, tous fourbus après une longue route (voir épisode précédent pour ceux qui débarquent). Evidemment, comme d'habitude, Nathanaël s'était endormi à environ 30 secondes de l'arrivée, mais quand on a voulu le sortir de la voiture, ben pas de bol, ça l'a réveillé, d'autant plus que son parrain (Etienne) était là, ce qui n'a pas favorisé l'atterrissage en douceur que nous avions espéré.

Bref, à l'arrivée, bien sûr, et toujours selon notre rituel quasi-immuable, il y a des tas de choses à faire, et en particulier :

1- sortir le vin de la voiture afin de renflouer le stock et de faire le point sur ce qui reste, sur où se trouve le vin pour le mariage Cateloy, pour le mariage Curunet et pour le mariage Gravrand, histoire de pouvoir ajuster au besoin avant le jour J ;

2- donner à manger aux zouaves : Des pâtes, des pâtes, oui mais des ... (je ne mentionne pas le nom, tout le monde aura compris à quoi je fais allusion), qui sont la nourriture de base des petits Goboloviens. Oui, mais le repas, à Quimper, ça se mérite. D'abord, il faut dire bonjour à tout le monde : Papapa, Mamama, Donatienne, Etienne (puisqu'il est là), Toudjani (en tant qu'invité, il mérite en plus tous les égards dûs à ceux qui ont fait un long, difficile chemin pour arriver jusqu'en Finistère (département qui, parmi les 97 que compte la France, porte le mieux son nom, si vous voulez mon avis, Finistère venant du latin Finis Terrae, ce qui signifie, on s'en doute, "Fin de la Terre", ce qui, quand on regarde une carte de France, est parfaitement évident effectivement : à croire que celui qui a créé les Départements (Napoléon 1er si mes souvenirs d'histoire sont bons), soit manquait totalement d'imagination, soit voulait être certain que tout le monde saurait où situer le département le plus à l'Ouest de la France)) puis il faut raconter par le menu les péripéties de la route, les dernières nouvelles d'Alsace (les DNA, comme le dit si bien un des deux quotidiens locaux, l'autre étant plsu sobrement intitulé "L'Alsace"), etc, etc. ;

3- sortir les bagages de la voiture (non, ce n'est pas forcément la première chose que fait Gobolof quand il arrive ici, voir le 1-, même si parfois, la succession des événements se fait de manière très rapide dans le temps, voire le 2- pendant le 1- et le 3-, tout dépendant du point de vue où on se place, et de qui on observe, puisque, comme vous avez pu le constater sur les photos, Gobol et Gobolof sont deux êtres humains distincts, non soudés, non siamois, et qu'à ce titre, ils bénéficient chacun d'une totale liberté de mouvements, ce qui permet à Gobolof de sortir le vin, puis les bagages de la voiture, pendant que Gobol donne à manger aux zouaves, par exemple ;

4- Préparer psychologiquement les petits Goboloviens à aller au lit, ce qui sous-entend d'abord de préparer les lits, puis de trouver les pyjamas, puis de mettre les trois petits Goboloviens en pyjamas, et de leur faire accepter l'idée qu'ils peuvent aller au lit, et que le lendemain, leurs grands-parents (papapa et mamama), leur oncle, leur tante, et tous les autres seront encore là, et que donc ils pourront jouer avec eux, les voir, leur parler, et faire tout ce qu'on fait habituellement dans une journée normale de vacances normales chez des grands-parents normaux.

5- Manger (en général, l'ordre entre le 2- et le 5- importe peu : parfois, les enfants mangent avant, parfois ils mangent en même temps que les adultes : cela dépend et du temps imparti pour faire cuire les pâtes (seront-elles prêtes plus tôt, ou plus tard que les tartes pour les adultes), ou bien tout simplement du manque d'organisation au démarrage (ou plutôt à l'arrivée) : il arrive fréquemment que les adultes se mettent à table en même temps que les enfants, tout simplement parce qu'il faut courir après les enfants pour les faire manger, alors qu'en général, les adultes trouvent tout de suite le chemin de la cuisine ;

6- coucher tout le monde : c'est la conséquence du 4-, et ça se passe forcément après le 5-, mais là encore, il nous faut toujours un certain temps pour arriver à une bonne sychronisation. En général, d'ailleurs, nos rythmes arrivent à s'accorder... la veille du départ ! Ce qui est plutôt normal, dans la mesure où (voir le billet sur le sommeil), à la base, nous n'avons déjà pas les mêmes rythmes de sommeil (vous vous souvenez sans doute des "couche-tôt - lève-tôt", des "couche-tard - lève-tard" ?) et qu'en plus, nous arrivons d'une part dans un environnement qui n'est pas notre habitat naturel (les petits Goboloviens ont toujours été très sensibles aux changements de lieux), et d'autre part, que notre arrivée est toujours perçue différemment en fonction du point de vue de chacun : Si Gobolof n'a qu'une envie, c'est d'aller se reposer après la longue route et plus de 1000 km en voiture, Gobolovitch et Gobolovna, eux, sont tellement heureux en général d'être chez Papapa et Mamama, qu'ils font les fous, sautent partout, et ont énormément de mal à se calmer. BBK, de son côté, a toujours beaucoup de mal à changer de chambre, qui plus est de lit, comme c'était le cas cette fois-ci encore, et donc passe un certain temps à hurler pour montrer sa désapprobation, et de mon côté, l'arrivée à Quimper est toujours synonyme de retrouvailles avec ma famille d'origine, celle d'avant mon immigration au Gobolistan, et à ce titre, il y a toujours des tas de choses à se dire les uns aux autres, des choses importantes comme des choses pas importantes : l'impression qui domine est qu'il y a longtemps que la conversation a été interrompue, et que, sans la reprendre là où elle avait été laissée, il convient au moins de rattrapper le temps perdu...

Ce qui donne en général un coucher décalé : d'abord BBK, qui pour l'heure est la première à capituler (combien de temps cet état de grâce va-t-il encore durer ? un an ???), puis Gobolovitch et Gobolovna, qui finissent toujours par se calmer sous la menace d'une expulsion s'ils ne se taisent pas, puis Gobolof, qui lui, ne tient pas la route sans un certain quota d'heures de sommeil, et surtout, ne tient plus la route passée une certaine heure le soir, et enfin, Gobol, qui pour sa part, capitule le plus tard possible, soit quand elle ne tient vraiment plus debout du tout, soit quand tous les autres sont déjà couchés ou sur le point de le faire, soit encore parce qu'elle culpabiliser de laisser Gobolof seul dans un milieu qui n'est pas son milieu d'origine.

 

Tout cela m'a donné l'envie de dormir, je vais donc, moi aussi, me coucher. Demain est un autre jour, et nos aventures continuent !

Bonne nuit à tous !

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