mercredi 14 mai 2008

Voyages, voyages...

Remarquez là encore la parfaite cohérence de la chose : le billet s'intitule "voyages, voyages...", et la catégorie à laquelle il appartient : je vous le donne en mille : Voyages ! (trop forte, la Gobol !)

 

Ceci dit, c'est pour une fois un titre et une catégorie qui parleront bien de ce dont ils sont censés parler, à savoir, donc, d'un voyage.

 

Le dernier en date nous a vus partir à cinq à l'autre bout de la France, en Bretagne.

Partis à 6h38 exactement le mercredi 7 mai, nous avons commencé par faire un léger détour par Reims (je vous passe les péripéties de la route : arrêts pipi fréquents, pique-nique improvisé permanent, besoins compulsifs de boire, et donc arrêts-pipi fréquents...). Et à Reims, nous avons fait halte chez un client, qui avait commandé du vin. Le GPS, malgré son âge (trois ans, ce qui peut s'apparenter à un age canonique pour un GPS, puisqu'il n'est même plus possible de le mettre à jour), a bien fait son office, et nous a conduits directement chez le client, ou plutôt chez sa voisine d'en face, le client en question n'étant pas là au moment où nous pouvions le livrer. Mais qu'à cela ne tienne, la voisine avait été prévenue, et ce fut l'occasion pour Jean-Luc d'expliquer ce qu'il faisait. Peut-être qu'un jour, si elle a besoin de vin, la voisine en question demandera l'adresse et le numéro de téléphone du viticulteur de son voisin, et peut-être qu'elle deviendra une cliente à son tour ?

 

La suite était plus simple : il s'agissait de partir directement de Reims, et d'aller le plus vite possible (en prenant garde tant aux radars qu'aux autres voitures) jusqu'à Paris : l'objectif était de quitter Paris avant le déjeuner, histoire de pouvoir s'arrêter tranquillement sur l'autoroute pour manger, sans avoir à se poser des questions stupides : Périph ? Pas périph ? Francilienne ? Bouchons ? etc.

Aussitôt dit, aussitôt fait, et nous voilà partis en direction de Paris.

A 13 heures exactement, nous quittions la Francilienne (Nationale 104), et arrivions sur l'autoroute A11 (si c'est bien comme ça qu'elle s'appelle à cet endroit-là, en tout cas, c'est ainsi qu'elle s'appelle par la suite), direction l'Ouest de la France.

Après l'A11, ce fut l'A81, puis la Nationale 165, ou encore Voie express bretonne, celle qui est gratuite depuis qu'Anne de Bretagne a accepté de céder la Bretagne à la France par le biais du mariage de sa fille Claude avec François 1er, à condition que les routes bretonnes restent gratuites (pas de droit de passage) (si mes souvenirs d'histoire sont exacts, merci de corriger si je me suis plantée, ça fait belle lurette que je n'ai plus fait d'Histoire...). (C'était notre séquence "culture").

Donc, la voie express à partir de Vitré est gratuite, et c'est pour cela que ce n'est pas une autoroute.

Vers 17 heures, après un énième arrêt pipi, nous étions à Rennes. Petite pensée émue pour Morgane, chez qui nous faisions halte lors de nos précédents voyages, mais là, nous n'avions pas le temps, ce sera donc pour une autre fois...

Donc, le GPS nous indique qu'il faut sortir juste avant Lorient, ce que nous faisons, et là, commence une véritable galère : 40 minutes, pas moins, par les petites routes, pour aller jusque chez le client suivant, perdu entre Gourin et Scaër... Ce n'est qu'une fois arrivés chez lui que nous nous rendons compte qu'en restant un tout petit peu plus longtemps sur la voie express, nous pouvions raccourcir ce trajet de quelques minutes, et surtout emprunter de bien meilleures routes. C'est que notre chère "Madame Papatte", comme Nathanaël a surnommé le GPS, a le chic pour nous faire passer les par les routes (ou plutôt les chemins) les plus invraisemblables, du moment que le kilométrage est plus court. Le principe de base, c'est donc : "Passer coûte que coûte par le chemin le plus court". Sauf que parfois, le plus court n'est pas forcément le moins long, et qu'en plus, cela veut parfois dire passer par les chemins de terre longeant les exploitations agricoles ou les champs, et tout cela pour éviter un "détour" de 100 mètres, qui nous ferait simplement passer par la départementale voisine.

Bref, avec le temps, Gobolof a appris à connaître Madame Papatte, et se méfie de plus en plus de ses "conseils", d'autant plus que la mise à jour étant impossible, il arrive de plus en plus souvent qu'elle confonde les rues, nous guide à travers champs parce qu'elle ne sait pas qu'il y a une route nouvellement achevée à 500 mètres de là, etc. Les commentaires du genre "Hors route, Calcul en cours" se multiplient donc, et il arrive fréquemment qu'elle ne trouve même pas le chemin pour aller là où nous voulons nous rendre, ce qui est tout de même embêtant pour un GPS, dont c'est la fonction principale, il faut bien le dire...

 

Bref, l'aller s'est relativement bien passé tout de même...

 

En arrivant chez le deuxième client de la journée, vers 19h45, nous nous sommes aperçus que nous n'étions qu'à quelques kilomètres de Scaër, en Finistère, lieu où nous devions aller le lendemain pour la préparation de la salle. Zut alors, nous venons de perdre une heure en faisant une escale par ici, alors qu'il aurait suffi de venir le lendemain et faire ainsi d'une pierre deux coups ! Mais le client nous a tout de suite rassurés : rallier Scaër depuis chez lui, c'est bien plus compliqué et long que de le faire depuis Quimper, alors que le village n'est qu'à 17 km... C'est ça aussi les surprises des voyages, parfois, les détours sont plus courts que les chemins directs... Allez comprendre.

Donc, nous partîmes de nouveau un peu après 20 heures (le temps pour Gobolof de papoter, c'est-à-dire de maintenir de bons rapports avec la clientèle), et l'arrivée à Quimper se fit sans encombre à 20h52 exactement (c'est-à-dire mieux que la fois précédente, au mois de décembre 2007, où nous étions arrivés à bon port à 21h15, en passant par chez ce même client breton, mais sans le client de Reims, mais avec un client à livrer en banlieue parisienne, mais en partant à 7h30, c'est-à-dire que je ne sais pas trop si cette fois-ci ce fut mieux que cette fois-là... finalement...).

 

Le lendemain, le premier objectif fut donc de livrer les quatre autres clients qui avaient commandé du vin : l'un était assez loin de Vannes, du côté de Nantes, mais la personne s'étant trompée de semaine, elle était partie en week-end, et a accepté d'être livrée à Vannes, qu'elle connaît très bien, chez un autre client chez qui nous devions passer puisque lui aussi avait commandé du vin. Bref, au lieu de 4, nous avions donc 3 lieux différents, tous à Vannes. Départ fut donc donné à 8h45 au lieu de 8 heures, et le premier client fut livré comme prévu vers 10 heures. Puis, nous allâmes chez le deuxième, à trois minutes en voiture (dixit Madame Papatte) du premier, et enfin, nous nous dirigeâmes vers le dernier, qui faisait également dépôt pour la première-qui-n'était-pas-là, en plein centre-ville de Vannes. Et c'est là que les choses se sont un peu corsées, dans la mesure où Madame Papatte a subitement décidé de se mettre en grève, en nous indiquant une rue qui ne semblait pas exister ! Il nous a donc fallu nous arrêter, errer quelques minutes dans les rues piétonnes, pour finalement tomber pile face à une maison porteuse d'un numéro 14, tel celui que nous cherchions. Comme la rue ne portait pas de nom, c'est au pifomètre que nous avons terminé cette livraison, en sonnant un peu au petit bonheur la chance...

Finalement, la chance était avec nous, si ce n'était le temps (pourri à notre départ de Quimper, radieux à partir de Quimperlé, la pluie nous avait finalement rejoints à Vannes à notre arrivée chez le deuxième client). Le quatrième et le premier client furent donc livrés dans les temps (l'heure limite de dépôt était 11 heure du matin, le client devant partir après), et nous sommes repartis en faisant un nouveau détour dans Vannes pour aller voir l'ancienne maison de ma grand-mère, décédée le 28 juin dernier.

Je m'attendais à des changements : que nenni ! Rien  n'avait bougé, la maison était fermée, pareille à celle que j'avais toujours connue, mais vide...

Séquence nostalgie, la page était tournée, il nous fallait rentrer.

C'est en quittant la maison de Mamie que Madame Papatte nous a montré l'étendue de ses talents, nous faisant partir à contre-sens, vers l'est au lieu d'aller vers l'ouest... heureusement que nous connaissions la route, si on devait se fier à l'informatique, on ne serait pas arrivés !

 

L'après-midi, le but du jeu était d'aller à la salle où devaient se dérouler les festivités du week-end suivant. Nous devions donc dans un premier temps trouver la salle, ne pas nous perdre, visiter les lieux et installer tout ce qu'il était possible d'installer... Ce fut fait, et vers 17 heures, nous étions de retour au QG, à savoir la maison de mes parents, à Quimper.

 

Vendredi 9 mai, le programme était chargé, et finalement, il ne s'est pas du tout déroulé comme il aurait dû, ma petite soeur et future mariée étant une professionnelle des plans foireux qui changent en permanence. J'avoue que là, pour le coup, j'ai admiré finalement le sens de l'organisation de ma soeurette : ça aurait pu être bien plus alambiqué !

 

Samedi 10 mai, Jour J, D Day. Ce jour fera l'objet d'un nouveau billet, tant il y a à dire...

 

Le retour était prévu lundi 12, très tôt. Finalement, j'avais sans doute mal compris. Quand je me suis couchée, j'étais persuadée que nous devions nous lever à 5 heures du matin, histoire de partir à 6. Que nenni ! Gobolof m'appris alors qu'il avait mis le réveil à sonner à 6 heures ! "Diantre !, fit Gobol,  Nous allons être à la bourre ! Et les bouchons à Paris, y as-tu-donc pensé, mon chéri ?

- Voui voui, bien sûr ! t'inquiètes pas ! On n'a pas de clients à livrer au retour !

- Certes, mais il paraît que Bison Futé va voir rouge..."

 

Bref, comme nous avions besoin de sommeil tous les deux, c'est à 6 heures du matin que nous nous sommes réveillés, c'est-à-dire en même temps que ma petite soeur Hélène qui rentrait à Nieul-le-Virouil le même jour, et avait prévu de partir à 8 heures du matin, en se disant que comme ça, elle avait une chance d'être partie à 8h30.

Finalement, le temps de tout mettre dans la voiture, d'habiller les enfants, de dire au revoir à tout le monde, nous avons décollé vers 7h30 seulement. Après 50 mètres maximum, Gobolof s'est arrêté pour vérifier qu'il y avait assez d'eau dans le moteur. Et devinez quoi ? Ben y'en avait pas assez ! Nous avons donc fait demi-tour, juste à temps pour voir Hélène partir (donc à 7h32 environ, soit avec une heure d'avance sur le timing espéré), et avons donné à boire au moteur. Après ce faux départ, nous voici partis dans la bonne direction, soit la voie express (la même qu'à l'aller).

Après une heure de route, soit un peu après Lorient, BBK a commencé à nous renvoyer le contenu de son petit déjeuner. Ne voulant pas s'interrompre pour si peu, Gobolof a continué de rouler, pendant que je tentais d'éponger et de sauver la jolie robe rose de BBK. A peine était-ce fini qu'elle a recommencé : le biberon était-il donc si grand pour contenir tout ça ? Je reprends mon essuie-tout, pour me rendre compte que la livraison n'était pas encore complète : une troisième vague arrivait, puis une quatrième. Coup de bol, à ce moment-là, Jean-Luc repère une sortie. Nous voici donc sur le bord de la route, à éponger le siège de BBK, et à la changer. Ce sera un t-shirt (pas trop sale) de Noémi qui lui tiendra lieu de vêtements : si jamais l'inondation recommence, au moins, comme ça, les lutins de la machine à laver ne travailleront pas pour rien.

A peine repartis, Gobolovitch réclame un arrêt-pipi (alors qu'il n'avait pas envie deux minutes avant), et Gobolovna également. On re-stoppe donc à l'arrêt suivant (heureusement qu'il y a aussi des aires de repos sur la voie express), non sans gronder les empêcheurs de conduire...

11 heures 45, cela fait un peu plus d'une heure 30 que je conduis, et malheureusement, l'autoroute a tendance à avoir sur moi l'effet d'un hypnotique doublé d'un somnifère. Il est temps de s'arrêter pour manger un peu. Et ça tombe bien : il y a une aire de repos tout près !

Je sors de l'autoroute, et qui vois-je, à ma gauche, en train de sortir de sa voiture ? Damien ! Mon cousin ! Celui qui était assis juste derrière moi au repas de noces, et avec qui je n'ai pas eu une minute pour échanger quelques mots !

Je gare la voiture dare-dare, puis retourne à pieds vers la sienne, et l'invite, ainsi que sa femme et sa fille, à partager notre pique-nique, constitué des restes du repas du retour de noces, soit de la charcuterie, des salades composées et du jambon. Il accepte immédiatement : cela lui économise le restaurant, et en plus, cela nous permettra de nous voir un peu. Troisième raison : en acceptant, il fait oeuvre de bienfaisance : comme nous avions 200 bouteilles de vin à livrer à l'aller, nous n'avions pas emporté de glacière pour venir, et donc, fatalement, nous n'en avions pas non plus au retour. Ce qui veut dire qu'en ce début d'été, et par les températures qu'il faisait ce jour-là, la charcuterie aurait eu du mal à survivre jusqu'à Sélestat, sans même parler des salades.

Bref, la pause déjeuner dura une heure, après laquelle nous reprîmes chacun la route.

 

Et hop, une fois sur la Francilienne, soit exactement une heure après notre départ de l'aire de repos, BBK nous a rejoué la scène de l'innondation, version risotto au poisson cette fois. Pour ce deuxième opus, ce fut un t-shirt (toujours pas trop sale) de Nathanaël qui fit office de vêtement, et de toute façon, vu la chaleur ambiante, pas de risque qu'elle s'enrhume !

 

Le reste de la route nous a paru bien long, égrénant les kilomètres, les aires de repos, les arrêts pipi... La variété venait de ce que nous trouvions sur le chemin : Damien à midi, une petite voiture, reproduction d'un des personnages du film "cars" à 16 heures... L'objet étant visiblement abandonné, j'ai pris la liberté de le donner aux enfants. Bien mal m'en a pris : à compter de cet instant, Noémi et Rébecca n'ont eu de cesse de vouloir le prendre à Nathanaël... (Ca m'apprendra à voler, tiens ! Bien mal acquis ne profite jamais, j'aurais dû m'en souvenir, que diable !)

 

Finalement, malgré l'absence de clients à livrer au retour, nous n'avons guère amélioré notre temps : l'arrivée se fit juste après 21 heures. Ouf ! Vite, une douche, les enfants au lit, et nous aussi !

 

(très bientôt, le récit de ce qui s'est passé sur place !)

1 commentaire:

Emilie a dit…

Mme Papatte? Chez nous, c'est "la Madame au jus de pomme" (me demande pas pourquoi :p)
Mais si ça peut te rassurer, elle a aussi le don de nous faire passer par les chemins de cambrousse..
ou à dire en plein milieu de l'autoroute "faites demi-tour"!
 
J'ai hâte de voir le prochain épisode en tout cas! J'espère que c'est aussi rigolo :p

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