Eh oui, un mois et demi vient de passer, et honte à moi, je n'ai toujours rien écrit ici, sur ces pages, de ce que devient notre petite famille...
Nous en étions donc restés aux expériences culinaires de Gobolovitch, à propos du yaourt en particulier.
Depuis, il s'est passé pas mal de choses au Gobolistan. Tout d'abord, les enfants étaient en vacances (vous savez, ce truc qui pousse tout le monde sur les routes, en particulier au début et à la fin des mois de juillet et août, avec ce que les comentateurs du journal de 13h appellent le "grand chassé croisé"... Et bien là, pas de doute, les enfants étaient en vacances. Oui, mais pas les parents. Premier hic, donc. Parce que le fait que les uns travaillent et pas les autres complique un tantinet les choses au Gobolistan : en temps tout à fait normal, jusqu'à la fin de l'année scolaire, l'organisation était parfaitement rodée : Si Gobolof est au travail, Gobol est à la maison, et se charge d'emmener Gobolovna à l'école, le matin, et de la rechercher le soir. Gobolovitch est du voyage, la plupart du temps, mais pas BBK, grosse dormeuse devant l'Eternel, qui préfère passer son temps libre au plumard.
Bref, toute cette belle organisation s'est trouvée un tant soit peu chamboulée avec les vacances : que faire donc de la marmaille, quand eux peuvent se lever à l'heure qu'ils veulent (à savoir 6 heures du matin, au mieux), pour regarder "Shrek 1 ! à la télé, alors que les parents n'aspirent qu'à grapiller encore quelques minutes de sommeil avant une dure journée de labeur pour l'un (ou l'une, ça dépend des jours), et de prise de tête enfantine pour l'autre... ???
Donc, si les vacances ont ceci de formidable qu'elles permettent à tous de prendre du repos, encore faut-il pour cela que tout le monde vive au même rythme, ce qui n'est pas forcément le cas au Gobolistan.
Donc, Amélie travaillait jusqu'au 31 juillet inclus, malgré les travaux entamés à l'ISSM dès le 28 (cloisons, faux-plafonds à refaire... je vous passe les détails), et Jean-Luc, lui, a toujours du travail, même quand il est en vacances. Or donc, si les trajets sont simplifiés, puisque quasi inexistants, il n'en reste pas moins vrai que trois enfants à la maison, ça remue plus que deux, d'autant que la "Zouavounette n°3" (autre surnom de BBK) compte pour l'instant pour du beurre dans l'agitation familiale, ou presque, et que si (et seulement si) Zouave n°2 est seul, on peut être assuré d'un minimum de deux heures de tranquillité, au moins le matin (puisqu'il est passé maître dans l'art de s'occuper tout seul, ce qui n'est pas encore le cas de sa grande soeur...).
Bref, cahin-caha, les vacances sont donc arrivées pour tout le monde en même temps, à partir du 1er août.
Ou presque, mais ça, je vous en parlerai dans un autre message.
Donc, le 1er août à 7 heures du matin, nous devions prendre la route pour aller à Quimper, chez "Papapa et Mamama" (parents de Gobol-Amélie). En fait, après un premier départ raté, puis un passage à la banque histoire de renflouer les caisses avant le grand départ, nous quittions le Gobolistan vers 7h40 seulement (merci les distributeurs automatiques, sinon, il nous aurait fallu attendre deux heures de plus l'ouverture de la banque...).
Le voyage s'est déroulé aussi bien qu'on pouvait l'espérer : pas trop de crises de larmes, pas d'inondations dans la voiture, mais ce n'est qu'au prix de multiples arrêts-pipi que nous avons pu accomplir cet exploit, et c'est vers 21h15 que nous sommes arrivés à destination.
Au programme : ballades, plage, farniente (littéralement "Ne rien faire" en Italien), cinéma si le temps avait décidé de se couvrir, bref, il y avait de quoi faire. Et nous avons eu beaucoup de chance ! Partis sous le soleil alsacien, nous sommes arrivés au soir du troisième jour de beau temps en Finistère ! Pendant ce temps-là, le soleil, qui semble-t-il, ne peut être partout, et avait décidé de nous suivre cet été, avait déserté l'Alsace, au point de faire peur aux viticulteurs locaux ! Les vendanges auront-elles lieu à la date prévue ? Le millésime sera-t-il bon ? Le raisin pourra-t-il mûrir ??? Autant de questions existentielles, que nous aborderons un autre jour également. Toujours est-il qu'à l'exception de la journée où nous sommes allés voir Ratatouille au cinéma (très bien, d'ailleurs !), grand beau temps à l'Ouest, et pluie à l'Est !
Au moment de notre départ, le ciel nous a montré toute sa tristesse de nous voir déserter les côtes bretonnes, mais a délégué le soleil pour nous accompagner sur la route ! Le 13 août, donc, à 20h, nous étions de retour dans nos pénates, avec le soleil dans nos bagages... et la tempête en Finistère ! (véridique !).
Nous avons donc pleinement profité de notre séjour, avec le soleil qui nous gratifia généreusement de sa présence : la plage de Kervel, puis celle de Cap-Coz, mais aussi Locronan, Quimper, Argol et nos amis... les activités n'ont pas manqué, d'autant plus qu'Hélène, ma petite soeurette, nous a rejoints avec ses deux enfants, Thibault et Martin. Les 4 Fantastiques n'ont pas manqué de faire les 400 coups, et se sont, je crois, bien amusés : manège, parc de loisirs, toboggan, cinéma (eh oui, ils étaient presque tous de la partie, à l'exception du benjamin de la troupe, BBK comptant pour du beurre), et bien sûr, plage, et crèperie ! Ah, les crèpes... Tout un programme...
Le retour a été nettement moins réjouissant... Et tout à fait improvisé. Etienne, mon cher témoin-petit-frère-expatrié-au-Canada-pour-ses-études-de-cinéma a débarqué dans l'Est après un passage exprès dans l'Ouest (on n'est plus à 1000km près quand on vient d'en faire 6000, hein !), et nous avons eu le privilège de rencontrer son amie Elisabeth et sa petite fille Hannah, venues faire connaissance avec notre petite famille (faut bien profiter des occasions quand elles se présentent, surtout quand on sait que la prochaine fois, ce sera au mariage de notre autre soeur, Zabeth !) (à ne surtout pas confondre avec Elisabeth, d'ailleurs, vous voilà avertis). Donc, Etienne est resté quelques jours en Alsace, ce qui m'a permis de profiter à fond de la présence inespérée d'un baby-sitter taillable et corvéable à merci (faut bien qu'il s'entraine !) : j'ai ainsi pu accomplir toutes les démarches que je ne pouvais pas faire avant, sauf à emmener toute la Gobolskaïa avec moi, ce qui multiplie par trois le temps passé pour n'importe quel déplacement normalement peu chronophage...
Le 24 août, Jean-Luc est parti en région Rhône-Alpes (à St Triviers pour être exacte), pour une foire aux vins et quelques livraisons. Le 25, c'est Etienne qui est parti pour Paris avant de rejoindre Montréal, et le 26, Manuela (la marraine autrichienne de Noémi) a débarqué à 8h30 du matin (le chauffeur de taxi a mis 1/4 d'heure à trouver le chemin pour aller chez nous, alors que je ne mets que 9 minutes à pieds... y'en a qui sont pas doués...), pour fêter avec nous l'anniversaire de sa filleule (ah oui, ça, c'est toujours le grand événément de l'été, parce que l'anniversaire de Noémi, c'est au minimum trois fêtes distinctes : l'une en classe, fin juin, avec tous les copains, la seconde, à la maison avec les copains les plus proches, au tout début des vacances (en général, début juillet, donc), et la troisième fin août, c'est-à-dire à la date réelle de son anniversaire, avec les cousins, parrain, oncles, tantes, grands-parents, et ceux qui sont là. Seulement cette année, aux trois fêtes traditionnelles, on en a ajouté une autre, une semaine après la fête familiale de Sélestat, avec sa marraine, spécialement venue passer la journée avec sa filleule pour l'occasion). Comme d'habitude, elle a donc une fois de plus été pourrie gâtée, et semble y prendre goût très vite. Nous allons donc tenter un changement d'approche sur cette question de l'anniversaire pour l'an prochain. Histoire de ne pas trop l'habituer à recevoir des cadeaux. Elle risque de penser que c'est normal d'en avoir toutes les semaines...
Le 26 au soir, après le départ de Manuela, Jean-Luc est revenu, et le 28, j'ai repris le travail. Juste une semaine (soit deux jours de travail, mardi et jeudi), mais bon sang, que ça fait du bien ! Ne plus avoir à passer son temps à demander à un enfant de 2 ans et demi s'il a envie de faire pipi, à lui rappeler ainsi qu'à sa grande soeur, qu'on fait pipi aux toilettes ou sur le pot, mais pas dans la culotte... Parce que figurez-vous que cette histoire a l'air tout à fait anecdotique, mais qu'en réalité, elle était d'une importance capitale ! L'apprentissage de la propreté, pour Nathanaël, ça a commencé à Quimper, seul moment où nous étions à peu près disponibles pour ça. Mais jusqu'à lundi dernier (veille de la rentrée, je vous le rappelle), ce n'était pas gagné, mais alors pas du tout ! Mais ça aussi, c'est une autre histoire...
D'ici peu, donc, vous saurez tout sur les projets professionnels et les dessous des vacances quimpéroises de votre serviteur Gobol, sur les péripéties de la rentrée scolaire, sur l'apprentissage de la propreté par Gobolovitch, sur les vendanges et le cru 2007, sur nos projets pour la fin de l'année... Bref, dans peu de temps, toutes les news du Gobolistan...
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