Alors ça y est, j'ai réussi à trouver le chargeur de la batterie de l'appareil photo en rangeant les cartons de la cuisine. Du coup, j'ai aussi commencé à habiter ma cuisine, et je peux vous dire que faire un pain d'épices pour la première fois dans un four qu'on connaît, qui obéit au doigt et à l'oeil, où en plus les temps de cuisson sont les bons, ça fait un bien fou, c'est presque exaltant... Du coup, je pense aux futurs bredelas que je vais faire dans les prochains jours (quand je me serai ravitaillée en oeufs et en farine en particulier), je ne vous dis que ça !
Mais pour l'heure, voici les photos !
La cuisine du Gobolistan I (pour rappel, pour ceux qui ont connu !) :
Et la cuisine du Gobolistan II, quelques jours après notre arrivée :
Le "vaisselier", qui a perdu ses pieds entre notre premier appartement et notre seconde maison. La porte de droite, c'est la porte du sas qui mène à l'entrée, la porte de gauche, c'est celle qui conduit au bureau (ou petit salon, ça fait tout de suite plus chic) :
La table de jardin, bien malmenée par les intempéries (elle a quand même passé deux hivers dehors, on a oublié de la rentrer...), sert de plan de travail. A côté, un frigo qu'on nous a prêté, et la cuisinière électrique avec laquelle je n'ai jamais réussi à cuisiner quoi que ce soit de bon :
Sous le "manteau" de la "cheminée" se trouvait la hotte. Nous y avons mis une étagère, puis une seconde (pas encore sur la photo), pour pouvoir y ranger un minimum nos réserves :
Et voici la cuisine aujourd'hui (en fonction depuis hier, ça, c'est de l'information !) :
Ca, c'est là où se trouvait le vaisselier jusqu'au début de la semaine :
Là, vous reconnaîtrez sans doute l'emplacement de notre jolie table de
jardin, remplacée par un vrai plan de travail ! (et un meuble haut, des
meubles bas, pour le rangement) :
La hotte a disparu, ainsi que le faux manteau de cheminée qui la
dissimulait, de même que le magnifique carrelage marron hideux, le
linoléum et l'évier en grès, remplacé par notre évier en inox. Et tout à
droite : le four !!!
Alors bien sûr, il reste des tas de choses à faire dans cette cuisine : poser un nouveau carrelage aux murs et au sol par exemple. Ca ne se voit pas, mais par terre, il y a un plancher en chêne massif, posé en chevrons. Nous voulions le garder et le mettre en valeur en le ponçant et le vitrifiant pour qu'il soit protégé. Sauf que du côté de la fenêtre, c'est aussi du plancher, mais ce sont de bêtes planches de sapin posées platement les unes à côté des autres, très abimées (à certains endroits, le plancher est tout noir). J'avais pensé carreler du côté de la fenêtre et poncer et vitrifier le reste, sauf que ça me paraît difficile à ravoir en l'état : même protégé par le lino, le plancher d'origine a été vraiment bien malmené. De plus, carreler une partie seulement de la cuisine créerait un seuil et deux niveaux différents. C'est moins pratique pour le ménage, d'autant plus que les pieds de la table se retrouveraient à cheval sur les deux niveaux différents. Et puis, franchement, nettoyer du plancher quand il y a des miettes de pain, des grains de sucre ou de riz tombés à terre, c'est un peu galérien au quotidien. On va donc essayer de se simplifier un peu la vie au Gobolistan. Mais que nos visiteurs soient rassurés : ils auront le temps de profiter de notre magnifique plancher lors de leurs visites à Noël et un peu après : nous n'aurons pas le temps de faire tout cela avant la fin de l'année. Gobolof prévoit ces travaux-là au mieux pour la fin de l'hiver (février peut-être !).
Autre travaux : poser un papier peint digne de ce nom, et digne d'une cuisine surtout. Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais des murs en brique recouverts par endroit de plâtre ou, comme c'est le cas près de la fenêtre, d'une hideuse peinture marron, ça vous donne des envies de meurtre. C'est froid, ça pue, ça résonne, c'est moche et déprimant. Donc on va tenter de pacifier un peu tout ça avec un papier un peu joyeux, clair et de préférence assorti à la cuisine, histoire de ne dézinguer personne au cours de l'année.
Sinon, voici à quoi ressemble le reste du rez-de-chaussée actuellement, après quelques menus travaux sous l'escalier :
Ô joie, ô bonheur : des WC suspendus, qui fonctionnent, et dont, en plus, la canalisation d'évacuation n'est pas bouchée !!! Y'a pas de petits bonheurs, vous dis-je !!!
Du côté de la bibliothèque, voilà ce que ça donne :
Bon alors d'accord, là, il n'y a rien de fait, apparemment. Toujours le lino moche, les tentures en tissu moche, le plafond en placo brut et même pas poncé moche, etc. Sauf que vous pouvez voir, sur la gauche, la fameuse table de jardin, qui a migré dans la bibliothèque, le temps pour les poseur, plombier et électricien, de travailler dans la cuisine à nous installer le confort moderne. Ce que vous ne savez pas, c'est que pendant une bonne semaine, nous avons eu ici le seul appareil électroménager en fonction dans cette "annexe" de la cuisine : le micro-ondes, le reste étant débranché et impossible à rebrancher ailleurs pour raison de sécurité (à l'exception du frigo, déplacé plusieurs fois avant de prendre sa place contre la porte du petit salon). C'est également là que se trouvait toute la vaisselle, les réserves de pâtes, riz, légumes et autres compotes et biscuits pour les goûters des enfants, ainsi que tout ce qui se trouvait auparavant dans la cuisine (à ce sujet : nous n'avons pas encore vidé totalement Gobolistan I : tout le petit électroménager, comme le gaufrier, la crêpière ou l'appareil à raclette s'y trouve encore, ainsi que diverses autres choses égarées au sous-sol... on ne va pas chômer la semaine prochaine !). La vaisselle se faisait tout au fond de la bibliothèque, dans la salle de bains. Et à cette occasion, j'ai compris pourquoi, dans la salle de bains, le point d'eau s'appelle "lavabo", alors que dans la cuisine, il s'appelle "évier". Ca a la même fonction, ça se ressemble, mais ça n'est pas du tout, du tout la même chose !!!! Et, me direz-vous, où mangions-nous donc ???
Ben... dans le bureau. Il fallait donc aller du bureau à la cuisine, puis traverser toute la bibliothèque jusqu'à la salle de bain (soit au bas mot une dizaine de mètres de couloir) pour aller porter la vaisselle sale jusque dans le lavabo pour la laver ! J'en ai fait, des kilomètres, en quelques jours !).
Ben... dans le bureau. Il fallait donc aller du bureau à la cuisine, puis traverser toute la bibliothèque jusqu'à la salle de bain (soit au bas mot une dizaine de mètres de couloir) pour aller porter la vaisselle sale jusque dans le lavabo pour la laver ! J'en ai fait, des kilomètres, en quelques jours !).
Ce que vous voyez au fond, ce sont les cartons que j'ai déballés aujourd'hui (une bonne dizaine au total), juste devant la machine à laver le linge (le truc carré blanc pile au milieu de la photo). Au fond, la porte qui donne sur la pièce en vert, c'est celle de la salle de bains (l'unique de notre palais). Et en bas à gauche : les derniers cartons qui restent à déballer et ranger. Ca n'a l'air de rien, mais on a fait de grands pas avec le rangement. Un jour, si, si, ce grand et magnifique couloir moche sera une belle bibliothèque. Mais vous comprendrez aisément que nous avons quelques autres priorités pour l'instant ! :)
Enfin, dernière pièce d'importance du rez-de-chaussée (en dehors de la salle de bains et de l'entrée-buanderie que je ne vous montrerai pas ici pour l'instant) : le salon (le grand) :
Alors oui, sur la table, il y a un peu du bazar : les enfants ont investi l'endroit pour jouer (et du même coup redécouvert les jeux de société et autres puzzles) parce que le salon, par opposition à la salle de jeux, a l'immense avantage d'être chauffé, lui. Va donc falloir faire quelque chose si nous voulons garder à ce salon son identité de salon.
Le fauteuil blanc n'a bien sûr strictement rien à faire ici, en plein milieu de l'espace salon du grand salon. Il devrait être dans la bibliothèque, qui pour l'instant (voir plus haut) est plutôt un entrepôt de stockage. Donc le fauteuil est devant la télé, mais comme nous n'avons pas encore réussi à savoir quel câble brancher sur la télé (parce que je ne vous dis pas tout le fatras de câbles qu'il peut y avoir à différents endroits de la maison, câbles d'antennes classiques, mais aussi de paraboles diverses et variées), ben pour l'instant, la télé n'est tout simplement pas branchée. De toute façon, nous n'avons pas énormément de temps pour la regarder, alors ça ne manque pas à grand-monde ici.
Au fond, en haut du petit escalier, l'ancienne maîtresse de maison avait installé ses plantes vertes. J'ai préféré pour ma part y faire un "salon de musique", histoire de donner à Nathanaël un endroit où s'installer pour travailler sa guitare (c'est encore très spartiate, et il y joue plus aux dominos qu'autre chose pour l'instant, mais on y travaille !) et surtout avoir un lieu pour entreposer les instruments de musique (violon, guitare, bien sûr, et violoncelle de Noémie que nous n'avons toujours pas revendu).
Et donc, ici, admirez la belle horloge de Tante Louisette (la belle-soeur de ma grand-mère paternelle), qui habitait Colmar. Il y a quelques semaines, après sa mort, ses enfants nous ont demandé de venir chez elle : ils vidaient la maison et ne savaient que faire d'un certain nombre de ses meubles, eux-mêmes ayant l'âge de mes parents et étant donc installés dans leurs propres meubles depuis des lustres. Nous avons donc hérité du buffet se trouvant sur la première photo du salon, du meuble sur lequel est posée la télé, de cette horloge (un jour, quand on n'aura plus rien d'autre à faire, on la fera peut-être réparer), même si elle me fait bien rire comme ça (parce qu'elle renferme des trésors !!!), et de trois tables gigogne, également présentes dans le salon.
J'oubliais une pièce d'importance : le bureau-petit salon !
Pour l'instant, les meubles sont quelque peu disparates : l'ancienne armoire de Noémi, le clic-clac de la cave du Gobolistan I, le fauteuil de Tante Louisette, ainsi que la table de sa salle à manger et 5 de ses six chaises (la dernière est tellement abimée qu'elle n'a plus de dossier, alors nous l'avons mise dans l'entrée-buanderie, histoire d'avoir un endroit où s'asseoir pour lacer les chaussures !), notre table de cuisine provisoire, provisoirement installée dans ce lieux plutôt incongru (parce que ça fait bizarre de manger à 1,5 mètre de l'ordinateur quand même...). Quand nous aurons rendu le frigo en trop qui se trouve devant la double-porte du petit salon à ses propriétaires légitimes, nous pourrons rouvrir la double porte et faire sortir la table du bureau pour la remettre dans la cuisine, ainsi que les chaises. Parce qu'il ne faut pas rêver : la petite table ronde me sert désormais plus de plan de travail et de "bar" que de table pour y faire manger la famille : les enfants grandissent et on y est quand même plutôt serrés ! J'espère juste qu'il y aura assez de place pour mettre la table en bois de Tante Louisette, qui a quand même des dimensions assez honorables ! Enfin, tout ça, on le saura au retour de Gobolof, parti en vadrouille du côté de Chartres pour y vendre du vin. Faut bien, par les temps qui courent et la crise que nous traversons, assurer la pitance quotidienne des Gobolistanais !
D'ici quelques temps, je vous montrerai d'autres photos, si tant est que le peintre trouve le temps de venir un peu pour s'occuper du premier étage... Parce que là-haut aussi, il y a des surprises de taille ! (pour savoir à quoi ça ressemblait au moment où nous avons acheté la maison, vous pouvez toujours vous faire une petite idée ici).
2 commentaires:
Bravo,Amélie, pour ta façon de nous présenter votre nouvelle maison: avec humour, cela aide à accepter plus facilement les difficultés de tous ordres et je ne peux que vous souhaiter beaucoup de courage pour vivre au quotidien, surtout que c'est pour un mieux ensuite. Merci aussi pour les photos qui nous donnent un aperçu. Mais je voulais surtout te féliciter pour ton texte "ça m'horripile". J'espère que beaucoup, beaucoup de tes amis y auront accès!!
Cécile
Hello maman !
Pour la maison, c'est moins pire avec un peu d'humour, donc je prends ! Le peintre a eu un décès dans sa famille, ce qui explique sa désaffection, et franchement, je le comprends très bien.
Du côté du texte sur l'autre blog, il est public. Je sais qu'il a été lu, je n'ai aucun commentaire pour l'instant, mais peut-être cela vaut-il mieux : le but n'est pas de créer une énième polémique ou un grand débat politique, mais de m'exprimer en un lieu où je peux maîtriser les commentaires, en supprimer, etc., ce qui permettra d'éviter un certain nombre de prises de tête. Maintenant, j'aimerais surtout que le débat ne se fasse pas ici, mais à l'échelle du pays. Mais ça, il semble que notre gouvernement Normal n'en ait pas vraiment l'intention... C'est dommage !
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