Nouveau billet à propos des enfants, version « sécurité sanitaire » cette fois-ci.
La semaine dernière, nous avons connu un épisode épidémique inédit depuis de longs, très longs mois. En réalité, depuis le mois d’avril, où nous avions subi une attaque rangée de varicelle, nous n’avions pas connu un tel encombrement de médicaments. Et pour tout dire, la dernière fois, en avril, donc, c’était quand même plus simple : ils avaient tous les même chose, et il suffisait donc d’appliquer la même recette pour tout le monde… Oui, mais voilà, les choses ne peuvent pas toujours être aussi simples, ce ne serait sans doute pas assez drôle…
Vendredi 14 novembre, donc, je me suis rendue avec Noémi, Nathanaël et Rébecca chez le bon Docteur Firer, notre médecin de famille. Et la première question qu’il m’a posée, après la traditionnelle heure d’attente, a été pour savoir qui des 4 était malade. Et là, j’ai bien rigolé, et je lui ai dit qu’en réalité, je venais pour une consultation globale, et lui ai demandé s’il faisait un tarif de groupe. Parce que nous étions tous les 4 malades. Eh oui, mais remarquez que quelque part, c’est mieux comme ça, au moins je ne fais qu’une seule fois la queue dans la salle d’attente. Si on était malades à tour de rôle, il faudrait y aller au minimum 3 fois…
Bref, il a commencé par Nathanaël. Nez, gorge, oreilles, pesée, taille… « Ben c’est costaud : trachéite et bronchite ! » (Bon, la bronchite, ça va, je connais, c’est comme au mois d’octobre, je sais gérer. La trachéite, ça faisait longtemps, mais bon…).
Au tour de Noémi. Observation attentive des mêmes zones, pesée, taille… « Ah, là, c’est pas pareil : j’vous mets une angine et une bronchite ! » (Ben oui, c’est pas drôle s’ils ont tous la même chose ! Faut bien un peu d’originalité !)
A BBK maintenant. Taille et poids, et puis ensuite, bras de fer : la petite ne veut pas se laisser faire, et refuse catégoriquement de montrer sa gorge et ses oreilles ! Il faut se mettre à deux pour la maîtriser, et le verdict tombe enfin : « Double ottite moyenne ! A droite et à gauche ! » (Ah ben ça ! Quand je pense que je venais pour un contrôle, pour elle… Je ne savais pas qu’elle était malade ! Elle a l’air en pleine forme, pourtant !).
A qui le tour ?
A moi.
« Dites, les enfants, votre maman, c’est un rouge-gorge ! Si, si ! Pour vous, ce sera une angine, et une ottite également ! »
(ben zut, je me serais donc trompée dans mon pronostic ? J’aurais juré qu’il s’agissait d’une bronchite aussi !)
Retour à la maison après un détour par la pharmacie, et début du traitement dès le soir :
Pour Nathanaël : expectorant, paracétamol, « pschitt » dans le nez, et antibiotique.
Pour Noémi : sirop contre la fièvre, expectorant, comprimé d’antibiotique.
Pour BBK : « pschitt » dans le nez et les oreilles, antibiotique, cortisone.
Pour Gobol : traitement « light » parce que peu de temps pour le prendre (merci, docteur, de penser à moi !) : cortisone le matin, antibiotique matin et soir.
Bilan des courses : après 2 jours de traitement, soit le dimanche soir, les troupes du Gobolistan vont mieux.
Ah non… le Général en chef donne des signes inquiétants de fatigue…
« Mon chéri, soigne toi, je t’en prie ! Sinon, on va tous retomber malades ! »
Mercredi, fin du traitement pour tous, et ouf, Gobolof va mieux aussi. Parce que non, je ne reviendrai pas chez le médecin avec tout le monde la semaine prochaine ! Oui, je reviens chez le médecin lundi (demain…), mais c’est pour faire le bilan qu’on n’a pas pu faire pour BBK. Rien de plus. Le bilan, d’ailleurs, est obligatoire : elle aura deux ans dans deux semaines, il est temps de s’en occuper !
Vive l’automne, au Gobolistan !
On ne m’y reprendra plus : à partir de maintenant, c’est cure d’oligo-éléments pour moi, et tentative de cure de probiotiques pour les enfants ! J’espère qu’ils accepteront, les premiers signes indiquent que ce n’est pas si évident que ça… Paraît que le comprimé à croquer n'a pas bon goût ! En plus, il faudrait que ce soit bon ? Mais les médicaments, ce ne sont pas des bonbons, que diable !
Allez zou, finalement, tout est rentré dans l'ordre, et nous voici prêts à reprendre une activité normale !
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24 novembre.
Eh bien non. Il semble que reprendre une activité normale ne soit pas au programme !
Aujourd'hui, lundi, les enfants sont comme d'habitude allés à l'école. Et pourtant, Nathanaël avait bien tenté de rester à la maison : "Maman, j'ai mal au cou !", nous a-t-il dit ce matin, après avoir passé une demi-heure devant la télé, et nous avoir dit qu'il n'avait pas envie d'aller à l'école. Seulement voilà, Nath, on le connaît : il est soit malade, et dans ce cas-là, il comate sur le canapé, comme dimanche soir, soit en pleine forme, et il va à l'école. Donc, pas de raison de rester à la maison : tout le monde va en classe !
Sauf que pour une fois, Gobolovitch avait raison : à 9 heures du matin, la maîtresse a appelé Jean-Luc pour le prévenir qu'il avait vomi ! Chouette ! Le problème, c'est que Jean-Luc était à Bergheim avec BBK, parce que de mon côté, j'étais chez la sage-femme... Ensuite, je devais aller faire les courses (il faut bien remplir le frigo de temps en temps), et comme je ne suis pas non plus dans une forme olympique, je ne suis rentrée qu'à 11h40 du matin, et n'ai eu le message qu'à midi moins 5 petites minutes... A midi 10, donc, Nathanaël était de retour à la maison, il avait mangé une tranche de pain et et un peu de yaourt à la cantine, et semblait en pleine forme...
15h30, donc, je me rends chez le médecin pour le bilan des deux ans de BBK. Et là, je lui dis "Oui, je sais, docteur, je ne devais venir qu'avec BBK, mais voyez-vous, ils m'ont rendu Nath à l'école ce matin, il paraît qu'il est malade... Un truc du genre gastro..."
Pour la petite histoire, dès que le docteur a ouvert la porte, Nathanaël et BBK se sont précipités dehors. Et dès que BBK a reconnu le médecin, elle a fait demi-tour et est retournée en salle d'attente, signifiant par là qu'elle avait très bien compris ce qu'on venait faire là !
Un examen, et un bras de fer avec BBK plus tard, les doutes sont confirmés : Nath a la gastro, et BBK est guérie et en pleine forme. Re-détour par la pharmacie, et Nathanaël, tout content, prend son goûter en me demandant "le sirop à la banane !"
Eh oui... apparemment, il aime autant les médicaments que BBK les déteste...
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