mardi 16 juin 2009

Rothenburg, deuxième jour

Dimanche de Pâques, le 12 avril, donc, nous nous sommes réveillés un peu tard (vers 8h30, si je me souviens bien, ce qui n'est pas tard pour certains, mais qui pour nous l'est, puisque nous sommes habitués à des réveils vers 6h30-7h : merci les enfants !). Comme annoncé par notre hôte Birgit, le petit déjeuner nous attendait dans le couloir, et quel petit déjeuner !

 

Quelques photos valant mieux qu'un long discours, je vous laisse juges :

 


 

Comme vous pouvez le constater, c'était un vrai petit déjeuner à l'allemande : brötchen, fromage, charcuterie, thé, café, beurre, confiture, jus de fruits, diverses sortes de pains et de brioches... et surprise du chef : le dimanche matin, Birgit s'occupe de ses 4 enfants et de sa maison. C'est donc son mari qui s'occupe du petit déjeuner des hôtes, et ce jour-là, il nous a proposé des oeufs. Mais quand nous l'avons vu arriver, c'était mieux que des oeufs : des oeufs brouillés à la tomate, bien chauds, bien appétissants... De quoi bien démarrer la journée !

 

Vers 10 heures, nous avons donc levé le camp, pour la messe de Pâques. De retour dans la jolie église près de la Marktplatz, j'ai été un peu moins perturbée que la veille, et surtout, j'ai trouvé les livrets de chants, ce qui m'a permis de mieux "suivre"...  Sitôt après la messe, nous sommes allés un peu plus loin, derrière l'église, où se tient le Kriminalmuseum (Musée du crime et de la criminologie au Moyen-Age). Plutôt rigolo, comme musée, d'ailleurs, on y voit les engins de torture, les piloris... L'un d'eux m'a particulièrement plu : il s'agissait d'un morceau de bois classique, avec un gros trou pour la tête et deux petits pour les bras (oui, vous l'avez déjà vu, j'en suis sûre !). Celui-là avait la particularité d'être double : de gauche à droite (ou de droite à gauche, c'est symétrique !) : un gros trou, deux petits, deux autres petits trous, un gros trou, et il était destiné aux couples qui s'étaient querellés : le mari et la femme étaient attachés ensemble, face à face, et y restaient jusqu'à ce que leurs différends soit réglés... Une façon un peu étrange de faire la paix des ménages, mais quand on n'a pas envie d'étaler ses problèmes conjugaux sur la place publique, le mieux est peut-être de ce réconcilier le plus rapidement possible... (ou de ne pas se disputer ? Ou de le faire discrètement ?)

 


 

Après le musée, direction la chambre, histoire de nous changer (il faisait très beau, ce week-end-là, et mine de rien, il faisait aussi plutôt chaud : nous avons donc opté pour des tenues plus légères, et profité de la halte pour récupérer la bd et une bouteille d'eau et ajouter un pull au cas où...).

 

Retour en ville : l'objectif du jour : faire le tour des remparts en démarrant dans l'autre sens par rapport à la veille : départ de la Röderschütt, remparts sud-est, direction  la Rödertor, la porte par laquelle nous étions arrivés la veille, et la seule que l'on peut visiter. A l'intérieur, une exposition de photos retrace le martyr de Rothenburg le 31 mars 1944... Nous voilà dans le vif du sujet... et plongés directement dans la bd, puisque c'est de cet événément tragique qu'est née "La Frontière de la Vie"...

Ce qui m'a le plus touchée, au début de ce périple, ce sont les remparts : le long des murs, il y avait des tas d'ex-votos, ces petites pierres sculptées aux noms et villes des donateurs : le monde entier s'est lié pour reconstruire les remparts de cette si jolie ville...

 


 

Certains portent une date, ce qui permet de voir que les travaux, ou tout au moins leur financement, a duré jusqu'au début de ce siècle (les plus récents datent de 2001-2002, si mes souvenirs sont bons), et d'autres portent un métrage, signifiant par là combien de mètres de remparts le donateur a financé...

 

Nous sommes ensuite montés dans la Rödertor, pour voir l'exposition et la vue. Nous n'avons pas été déçus...

 


 

Je vous laisse apprécier la magie...

 

Finalement, nous sommes redescendus et avons continué le tour des remparts, en partant vers le nord. Arrivés à la Galgentor, nous nous sommes dits qu'il était quand même temps d'aller nous sustenter (le Früstück était loin, mine de rien puisqu'il n'était pas loin de 13h30...). Direction le centre-ville, donc, en passant par les ruelles. Retour à la Klingengasse, là où nous étions la veille, où nous avons trouvé ce qu'on appelle en Alsace un "Winstub", plus connu sous le nom de "Brasserie"... Il était près de 14 heures quand nous avons été servis : saucisses du coin, pommes de terre... bien lourd, bien gras, mais tellement bon !

Après deux Apfelchorle pour moi, et deux bières pour Gobolof, plus le déjeuner en lui-même, il n'était pas question de prendre de dessert... D'autant plus que nous avons découvert qu'ici, à Rothenburg (mais peut-être est-ce la même chose ailleurs en Allemagne ?), les desserts en tant que tels n'existent pas. Il faut aller les chercher dans les pâtisseries...

La Klingengasse nous a ramenés vers la Marktplatz, où nous avons assisté aux préparatifs de la fête du moment, en costumes d'époque (Moyen-Age) pour une série de danses. Seulement, nous avions pu voir la veille que l'office de tourisme fermait à 15 heures le dimanche. Et comme je voulais des précisions à propos du plan en relief qui se trouve dans la bd, nous avons commencé par ça. Coup de bol, l'office de tourisme était encore ouvert, et la jeune femme à l'accueil avait le double avantage de parler un peu français et très bien anglais (ce qui m'a simplifié les choses, vu mon niveau d'allemand), et de connaître Yoko (normal, me direz-vous, quoi que...). Bref, elle m'a conseillé d'aller au Reichsstadtmuseum pour voir le plan, qui en réalité n'est pas le plan, mais un plan fait après la publication de "La Frontière de la Vie". Mais Jean-Luc lui, avait une autre idée en tête, et puisque la place était bouclée pour le spectacle de l'après-midi, nous avons fait halte sur une terrasse non loin de l'office de tourisme, sur la Marktplatz. Voici le résultat :

 


 

Après cette pause gourmande et bien méritée (et je conseille ce glacier : il était bien meilleur que celui de la veille !), nous avons repris nos pérégrinations dans la ville, en passant par la Herrngasse. Retour du côté du Burg, à l'ouest de la ville, mais à l'intérieur des remparts, cette fois. Nous avons longé la Klostegasse, et sommes "tombés" sur l'ancien couvent, qui abrite désormais le Reichsstadtmuseum. Seulement,  quand nous sommes arrivés devant le musée, il était déjà plus de 17 heures, et le musée fermait à 17h30... Comme ce musée est immense, nous avons préféré remettre la visite au lendemain, si nous en avions le temps, ou à une autre visite de Rothenburg.

 

La visite s'est poursuivie : quelques photos de la Schrannenplatz, bien sûr, puis retour sur les remparts, ceux du nord, en direction de la Galgentor (vers l'est). Nous sommes ensuite partis à la recherche d'une librairie : tant qu'à être en Allemagne, autant ramener des livres pour enfants dans la langue de Goethe. Nous avons trouvé, dans la Spitalgasse, un petit libraire (le magasin), vieux (le libraire), mais très sympa, qui nous a montré ce qu'il avait en matière de lives pour enfants, de bandes dessinées, etc. et qui nous a dit gentiment que nous ne trouverions pas Yoko en Allemand à Rothenburg : ils ne sont plus édités en Allemagne.

Dépitée, mais contente d'avoir trouvé mon bonheur pour les enfants, nous avons  poursuivi notre visite, et sommes tombés sur deux autres librairies, en y faisant la même constatation : point de Yoko. Pire : dans la 3e, elle y était totalement inconnue ! (la bd dans son ensemble aussi, semble-t-il...) Il faut croire que les Allemands ne lisent pas de bandes dessinées ! Diantre !

 

Comme nous avions bien mangé, et fort tard, nous nous sommes passés de dîner, ce jour-là. Et nous avons continué à marcher. Parce qu'à force d'interroger les gens, les libraires en particulier, il était devenu évident que l'endroit que je n'avais pasencore trouvé (la maison d'Ernst Schiffers, le "créateur" du plan en relief de Rothenburg dans la bd), pouvait se trouver dans deux endroits : soit le long des remparts nord, que nous avions déjà explorés, soit le long des remparts su, où nous n'étions pas encore allés. La nuit tombant, c'est dans la pénombre que nous avons fait le tour des remparts en partant de l'Est, au niveau de la Sterngasse, jusqu'à la Kobolzeller Tor : by night, c'est bien aussi !

 

 

Ah oui ! Nous n'avions pas pris de dessert, à midi. Et au goûter, le pâtissier était plutôt un glacier... Alors, comme Jean-Luc aime vraiment beaucoup, mais beaucoup, la Forêt Noire (le gâteau, hein !), il s'en est offert une part, dans l'un des plus beaux salons de thé de la Marktplatz. Du coup, j'ai "craqué" pour un chocolat viennois : chocolat chaud (du vrai, pas de l'instantané !) et chantilly, avec des du chocolat en poudre par dessus... C'était bon !!!

(fin du jour 2, bientôt, le jour 3)

 

 

 

 

 

4 commentaires:

Taco a dit…

He bé, journée bien chargé dis donc. Encore merci de nous faire partager ce merveilleux voyage (et de déblayer le terrain pour Mili et moi, hihihi!).

Amélie a dit…

Tricheur !!!(nan j'rigole !)

Jean Luc a dit…

Super.Quand c'est qu'on fait une descente en horde sauvage ?

Amélie a dit…

Pour un retour à Rothenburg, je préconise l'Avent, il paraît que c'est carrément magique...

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