Nous nous étions couchés, tard, nous ne nous levâmes donc pas aux aurores. Mais comme nous avions du pain sur la planche, et que la journée promettait d'être longue, vers 9 heures du matin, nous étions prêts, ou presque.
Toute la petite bande s'est retrouvée dans le hall d'entrée pour les tickets de petit déjeuner. Il faut dire que l'organisation de cet Etap'Hotel est particulièrement merdique :
Pour le petit déjeuner, il faut acheter des tickets, non remboursables.
Hall, en arrivant, avait acheté trois tickets, un pour chaque jour.
De notre côté, nous n'en avions pas acheté du tout, puisque nous ne savions pas ce que nous allions faire.
Taco, lui non plus, n'avait pas acheté d'avance, ne sachant pas exactement s'il prendrait un petit déjeuner tous les jours. Quant à Mili, elle n'était pas censée être là, c'était donc la clandestine du groupe.
Bref, nous avions donc 3 tickets pour 5. Hall a donné deux de ses tickets à Taco et Mili, et nous sommes allés jusqu'à la réception pour en acheter deux de plus, pour nous.
Direction la salle de restaurant. Nous déposons chacun notre ticket dans la corbeille prévue à cet effet, et commençons à remplir nos plateaux. Après nous être installés, nous commençons à manger, et la personne chargée de faire le service, la vaisselle, le ravitaillement, le contrôle (tout, toute seule, donc), arrive près de nous avec sa feuille, nous demande le numéro de notre chambre. Pas de problème pour Jean-Luc, Hall et moi, en revanche, ça a coincé pour Taco, puisqu'il n'avait officiellement pas acheté de ticket.
Bref, elle a fini par nous laisser tranquilles, non sans avoir appelé l'accueil pour avoir confirmation. Nous avons terminé notre petit déjeuner et sommes retournés, plus ou moins irrités, dans nos chambres. C'est vrai que la façon de faire de notre côté n'était pas forcément très orthodoxe, mais leur façon de faire à eux était on ne peut plus limite, dans la mesure où le fait de déposer un ticket dans la corbeille ne garantit pas qu'on a payé le déjeuner, puisqu'il n'y a personne à l'entrée pour contrôler qu'on dépose bien un ticket... Un hôtel où, d'un commun avis, nous ne remettrons donc pas les pieds.
La suite de la matinée a été bien plus réjouissante. Au programme :
Confection du visa pour les mariés. Oui, Jean-Luc et moi sommes les dictateurs du Gobolistan, petit état libre et indépendant. Pour entrer sur le territoire gobolistanais, il faut donc des papiers en règle. Comme le Gobolistan est un Etat trop petit pour disposer d'une imprimerie nationale, cette fonction a donc été dévolue au Consul Honoraire d'Ex-RDA, en la personne d'Hallberg, qui a donc travaillé une bonne partie de la mâtinée à confectionner ledit visa.
De son côté, Taco n'est pas resté inactif : il a fait des photos. Il fallait bien immortaliser l'instant de cette rencontre au sommet.
Emilie et moi, en bonnes filles que nous sommes, avons pensé à l'essentiel : nous faire belles pour la longue journée qui s'annonçait. Ce fut donc une séance de maquillage effectuée par l'esthéticienne du groupe (moi, donc). (au moins, ma formation de l'an dernier a servi à quelque chose, c'est déjà ça).
Quant à Jean-Luc, il a observé de loin ces préparatifs, en prenant des forces, et en piquant un petit roupillon. Histoire d'être en forme pour le reste de la journée.
Comme nous avions mangé finalement assez tard, et plutôt copieux (l'avantage dans ces hôtels, c'est que le buffet est à volonté), nous avons décidé que nous n'avions pas le temps de prendre de repas à midi. Donc, nous sommes partis directement au mariage. Parce que le mariage était à 14h à la mairie de Vincennes, et nous avions du travail pour les préparatifs : Jean-Luc et moi devions livrer le vin de la noce pour 13 heures à la salle. Sauf que nous ignorions où était la salle, bien sûr. Ca aurait été trop facile.
Une fois prêts, nous sommes donc partis avec le vin, dans une seule voiture, pour Vincennes. Nous avons trouvé l'église, puis la mairie, nous avons contourné la mairie, et appelé le marié, parce que nous ne savions décidément pas où était cette salle. Renseignements pris, nous étions... juste devant. Eh oui ! Sauf que Karen, l'organisatrice qui était normalement là pour nous montrer où nous devions déposer le vin, ben... elle n'était pas là. Nous avons décidé de nous débrouiller seuls, parce que cest bien joli, tout ça, mais l'heure passait, et il était déjà pas loin de 13h30 ! Un gentil agent de sécurité, seul à bord à ce moment-là, nous a indiqué l'entrée pour les livraisons. Et après nous être perdus dans le parking (l'agent à l'entrée était là depuis la veille seulement, et ne savait absolument pas de quoi nous lui parlions, il était tout aussi perdu que nous), nous avons enfin trouvé la porte et pu arriver dans "l'entrée des artistes".
Le déchargement a donc eu lieu sans problème, nous avons trouvé les toilettes et Karen (important, l'un comme l'autre), et le traiteur est arrivé quasiment en même temps. Jean-Luc lui a expliqué avec quel plat il fallait boire quel vin, et nous sommes partis à la noce.
Là, ben c'était un mariage classique, hein, donc je vous laisse les photos, ce sera plus simple :
Hall, de son côté, n'a pas assisté à la cérémonie civile : il avait à répéter avec l'organiste pour la cérémonie religieuse. Je l'ai donc rejoint dès la fin du mariage civil, et nous avons répété ensemble l'Ave Maria de Schubert. Il fallait encore sortir les partitions, décider de ce qu'on ferait exactement, etc. Bref, le tout était quasiment prêt au moment où les mariés, suivis de la noce, sont arrivés devant l'église. Sauf qu'ils avaient perdu les livrets... C'était Karen, l'organisatrice, qui les avait... à la salle ! Le marié est donc allé les chercher, ça a été un joyeux bazar, et finalement, tout le monde a pu entrer, et le mariage a quand même eu lieu. Si.
Alors, ils sont pas beaux, les mariés ???
Les photos de groupe ont été une occasion de nous distinguer (une fois de plus !) :
Alors évidemment, je n'ai pas les photos de tout le groupe. Ni celles de la famille de la mariée. Il faut dire que nous étions occupés ailleurs...
Donc, la suite, ça a été plutôt marrant. Nous avions retrouvé, avant le mariage civil, deux autres Yokotsuniens, et la bande au complet, nous avons pu terminer le cadeau. Les deux Toulousains ont déposé leurs participations dans la valise, et nous sommes allés à la médiathèque située juste au-dessus de la salle où avait lieu la fête pour peaufiner notre carte, dessinée par Mili. Les indigènes ont du nous prendre pour des dingues, mais ce n'était pas fondamentalement grave : de toute façon, nous sommes au courant de cet état de fait.
Arrivés les premiers à la salle, et refoulés par Karen qui n'avait pas fini d'installer la salle, nous sommes finalement arrivés bons derniers à l'apéro. Mais qu'à cela ne tienne : l'ambiance, c'est nous qui l'avons faite (ou presque), donc la fête n'avait pas commencé sans nous !
Le cocktail fut somptueux, les mariés ont passé tout l'après-midi à dédicacer leur livre, ils ont quand même pu boire un peu (parce que nous avons pensé à leur apporter de quoi se désaltérer, et les serveurs, eux, avaient mis de côté de quoi les ravitailler côté alimentaire).
Le reste de la soirée, nous l'avons passé comme le reste du week-end, en pire. Nous étions 7, sur une table de 8. Kaldo a eu la fausse bonne idée de mettre à notre table une de ses cousines. Elle a tenu 50 minutes dans la tempête (nom de notre table !), puis a été remplacé par un ami du frère du marié, qui n'a tenu le choc qu'en faisant appel aux copains... Petit joueur, va !
Le reste en images :
Ce qui était drôle, c'est qu'à l'exception de Cécile (la cousine de Kaldo) et de Jean-Luc (mon mari), aucun de nos noms ne figuraient sur la table : Kaldo (Georges, le Marié), avait utilisé nos pseudos : Hallberg, Gobol, Le grand migrateur, Pearl-of-Light, Diablowagner, Al'Lan Mandragoran. Le ton était donné...
La soirée s'est terminée par de grandes discussions sur comment on ramène le vin qui reste ? Où ? et finalement, nous avons rechargé la voiture avec les cartons restants, et repris tout le monde pour retourner à leur hôtel, où nous avons finalement re-déchargé le vin gobolistanais dans la chambre des mariés... à 2 heures du matin environ. Le gérant de l'hôtel nous a d'abord regardé d'un drôle d'air, et puis finalement, le va-et-vient terminé, nous sommes rentrés à l'hôtel pour un bon somme.
Il fallait toutefois faire face à la dernière étape de la journée : le démaquillage des filles. Les garçons sont donc restés dans la chambre pendant que nous nous appliquions à ne pas bousiller nos jolies peaux et à enlever tout ce que j'avais patiemment mis dessus. Ceci fait, chacun a regagné sa chambre pour une nuit courte, mais réparatrice.
La suite un autre jour !
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