Hier, j'ai fait une expérience pour l'heure inédite pour moi : j'ai participé à des entretiens d'embauche.
A l'ISSM, les choses bougent très très vite en ce moment. Jeudi dernier, le 18 septembre, Magali a fait sa dernière journée de travail. Elle est partie en congé maternité jeudi soir.
Alors bien sûr, il faut lui trouver une remplaçante.
N'allez surtout pas croire que nous nous y prenons au dernier moment. Non. Les circonstances sont contre nous.
Le 31 juillet, notre directrice a fait passer un annonce dans deux réseaux : celui de l'IUT d'Illkirch, près de Strasbourg, qui forme des documentalistes, et celui de l'antenne alsacienne de l'ADBS (Association des Documentalistes et Bibliothécaires Spécialisés). Oui, mais voilà, pour je ne sais quelle raison, l'annonce n'est pas parue à l'ADBS. Et à l'IUT d'Illkirch, vacances obligent, ils ont tout gelé jusqu'à la rentrée. Et du coup, ils ont pris du retard dans la publication des annonces, et la nôtre n'est parue à l'IUT que le 13 septembre... pour un remplacement à compter du 15 !
Evidemment, entre-temps, nous nous sommes inquiétés, la directrice a appelé, et finalement, Magali a transmis l'annonce à l'ADBS nationale, le 13 également. De mon côté, j'ai envoyé la même annonce à réseaudoc, un réseau de documentalistes avec lesquels je travaille de temps en temps, à Mulhouse et dans la région. Mais comme je ne travaille que le mardi et le jeudi, je n'ai pu faire l'envoi que le 16 au matin... Au moment où je recevais confirmation de l'envoi de l'annonce, je recevais en même temps 4 messages de la directrice, me transférant 4 CV et lettres de motivations de 4 candidats, 3 issus de l'IUT d'Illkirch, et 1 venant de la région bordelaise, qui avait eu l'annonce par le biais de l'ADBS.
Enfin, des réponses. Enfin, des CV, des personnes à contacter, des candidates pour un poste à pourvoir dans l'urgence.
Le 17 au matin, deux nouvelles candidatures sont arrivées, et une autre au début de la semaine suivante (le 22).
Au total, 7 candidatures pour un poste à mi-temps, en CDD.
Sur les 7, une ne m'a pas plu, immédiatement. Un CV alambiqué, bourré de trous (qu'a-t-elle bien pu faire entre 1992 et 2000 ? Combien de temps son expérience au centre de formation de la Croix-Rouge d'Alençon a-t-elle duré ?), bref, un truc bizarre, avec une lettre particulièrment peu soignée pour une personne qui se dit rigoureuse et ayant une bonne maîtrise de l'informatique... Mais on ne sait jamais...
Donc, sur 7 candidatures, 4 sont du Bas-Rhin, trois d'ailleurs (Vénissieux, Caen et Bordeaux). Pas question de les faire venir pour 1/2 heure d'entretien, pour un poste qui ne va pas leur permettre de vivre (1000€ net par mois, pour 20 heures par semaine, vu le coût de la vie aujourd'hui, c'est plutôt difficile...). En revanche, deux des trois candidatures sont intéressantes, l'une d'elles semble vraiment correspondre au profil, la deuxième est un tant soit peu surdiplômée (le risque, c'est qu'elle s'ennuie très vite à ce poste), et la troisième est à contacter pour éclaircir les zones d'ombre de son CV. Bref, la directrice décide donc de convoquer tout le monde, mais les entretiens se feront par téléphone (ça évite quand même des frais importants à des étudiantes qui habitent loin...).
Hier, donc, les entretiens étaient programmés à 14h30, 15h15 et 16h. Et j'avais rendez-vous avec la directrice pour qu'on voie exactement ce qu'on allait leur demander, à ces candidates. Parce que bien sûr, ce n'est pas mon rôle de faire passer des entretiens d'embauche. Je ne sais pas faire ça, et je ne peux que donner un avis sur les questions techniques, pas sur l'embauche...
Bref, la matinée a été particulièrement agitée. Sachant que je ne serai pas du tout à la doc l'après-midi, j'avais demandé à Casimir de venir de 14 heures à 17 heures et non pas de 10 à 13 heures. Du coup, j'étais seule à bord, et il se trouve qu'en cette période de rentrée, nous cumulons les mises à jour du fichier emprunteur, le dossier économie des 1er années, et l'atelier de recherche pour les 2e années. Beaucoup de monde, donc, au centre de documentation, avec des demandes incessantes (recherches bibliographiques, documents à sortir des archives...), mise à jour informatique des fichiers d'adresses... bref, pas de quoi s'ennuyer, sachant que la priorité sur tout autre travail, c'est bien entendu l'étudiant. D'autre part, il y a encore un certain nombre de livres, commandés en juillet, qui sont toujours en attente d'être catalogués, indexés et mis en rayons. Faute de temps et de documentaliste pour faire ce travail, ça attendra encore un peu. Pour ne rien arranger, l'inventaire du mois de juillet a montré un certain nombre de pertes, et nous retombons en fait beaucoup sur les mêmes... ceux qui avaient déjà disparu avant l'inventaire de 2006. Or, en novembre, je dois passer une autre commande d'ouvrages, censée remplacer les livres disparus ou volés. Seulement voilà, avant de racheter, encore faut-il pointer précisément ce qui a disparu... J'ai réussi à finir de pointer tous les emprunts en cours depuis mon arrivée (certains livres ont disparu depuis plus de 10 ans, ce travail n'ayant pas pu être fait avant que j'arrive... ni depuis mon arrivée, puisque nous avons toujours été en sous-effectif et que nous n'avons pu commencer ce travail que cette année, le reste ayant pu être mis en place dernièrement).
Je vous ai parlé d'autre part de l'initiative des formateurs, et je me suis rajoutée au cercle, pour les repas de midi. Oui mais voilà, hier, c'était Marie-Claire qui devait se mettre aux fourneaux, seulement en cette même période de rentrée, elle ne pouvait pas être là à midi, et la veille, elle n'avait pas pu préparer de repas. Elle est passée à la doc vers 11 heures pour me prévenir qu'il n'y avait rien à manger, et je me suis dit que ce n'était pas bien grave : une fois n'est pas coutume, j'irai m'acheter un sandwich ! Seulement voilà, en l'absence de Casimir, sortir de la bibliothèque pendant la pause de midi est tout simplement impossible : bibliothèque bondée, demandes continuelles, priorité à l'étudiant...Bref, j'ai pu me libérer à 13h30, soit une demi-heure avant mon entretien préparatoire aux entretiens d'embauche avec la directrice. J'ai vite foncé au 2e étage, pour découvrir qu'il n'y avait plus de sandwichs dans le distributeur. Je suis redescendue au premier pour y prendre mon sac et mon manteau, et j'ai foncé à la boulangerie du coin... pour me casser le nez une fois de plus : un pannonceau indiquait que la boulangerie était fermée de 13h15 à 13h45 (sans doute pour qu'ils puissent manger également... C'est dommage, ils font des super pizzas et de très bonnes quiches et tartes à l'oignon...). Je continue donc mon chemin : Monoprix n'est pas très loin, en allant vers la Rue du Sauvage (la plus grande artère commerciale de Mulhouse), ils ont un rayon boulangerie-sandwicherie, je devrais trouver mon bonheur. J'entre, et là, surprise, il reste des sandwichs ! L'autre option, c'était Paul, spécialiste des Bretzels et des Mauricettes, mais pour le même prix, j'ai deux fois moins à manger, et j'avoue qu'à 13h40, il commence à faire sérieusement faim ! Va donc pour un sandwich thon-mayonnaise-tomates et une part de mille-feuilles (pour une fois que j'ai l'occasion, tant pis pour le régime, je mangerai plus sainement ce soir).
Retour dare-dare à l'ISSM, où j'apprends par Hassina et Christine (les secrétaires) qu'Annie (la directrice) n'est pas encore là. Ouf, je peux me poser pour manger. Direction la "cuisine pédagogique", et je m'installe. Mais il faut faire vite : à mon arrivée, il est 13h50, le rendez-vous est dans 10 minutes, faut pas trainer : tant pis pour le dessert, je le mangerai quand j'aurai le temps.
14 heures : j'ai fini de manger. Je file à la doc chercher mes affaires (CV des postulantes, lettres de motivation, numéros de téléphone pour les appeler, stylo et papier pour prendre des notes), et je remonte au secrétariat, pour apprendre que la directrice n'est toujours pas là. Je retourne à la cuisine, et me fais chauffer de l'eau pour un thé. J'ai eu le temps pendant que l'eau chauffait, d'aller aux toilettes (la première fois depuis mon arrivée à 8h30 !), et hop, je me pose. Je n'ai plus qu'à attendre : Casimir est en bas, avec les étudiants, je peux donc être tranquille, ils peuvent faire leurs recherches sereinement.
14h15, puis 14h30 arrivent, toujours pas d'Annie... Je commence à stresser tellement pour les postulantes que je me décide à arrêter de tourner en rond au secrétariat, et à manger ma part de gâteau à la cuisine. Au moins, ça m'occupe, et qui sait, ça la fera peut-être arriver ?
Ben non. Toujours pas. Je redemande à Christine, pour la dixième fois, si elle a des nouvelles, et lui explique le pourquoi de mon stress. Elle me dit qu'il suffit de l'appeler pour savoir ce qui se passe. Ce qu'elle fait dans la minute qui suit (vive le téléphone portable... Je ne pensais pas en arriver là un jour...), et elle n'a le temps de rien dire : Annie connaît tellement bien Christine (qui fait partie des meubles de l'ISSM depuis plus de 20 ans maintenant), qu'elle sait exactement pourquoi celle-ci l'appelle. Christine raccroche donc au bout de 10 secondes en me disant qu'Annie est en bas de l'immeuble, et qu'elle monte.
Ouf, la vie va pouvoir reprendre un cours normal, et mon coeur va pouvoir se remettre à battre tranquillement : le Chef est là.
Evidemment, on ne peut pas arriver d'un déjeuner avec le vice-président de l'association, s'asseoir sur sa chaise et décrocher le téléphone pour un entretien d'embauche immédiatement. Il faut un minimum de préparation quand même : qui on appelle ? et pourquoi ? et que doit-on lui demander ?
Bref, 14h50, on s'y met. La première candidate vient de Vénissieux, elle est encore étudiante, doit finir son Master doc en décembre, mais est libérée de cours. Elle peut donc se déplacer, travailler...
Seulement, à la lecture de son CV, elle m'avait sembée un peu trop diplômée. L'entretien confirme mon opinion : très intéressante, enjouée, bon contact, mais trop diplômée il me semble pour ce qu'il y a à faire. Elle le sent d'ailleurs bien, à travers les questions qu'elle pose... A retenir, donc, parce que sa personnalité est intéressante et qu'elle correspond plutôt bien au profil recherché. Mais avec cette réserve du diplôme et manque d'intérêt potentiel du poste pour elle... Ce ne serait pas un problème si nous cherchions uniquement une remplaçante pour 5 mois. Seulement Magali m'a appris avant de partir que son mari avait trouvé un poste en région Rhône-Alpes, et que si la période d'essai se passait bien, elle partirait sans doute le rejoindre, soit à la fin de son congé maternité, en février, soit à la fin de l'année scolaire (elle a une fille de l'âge de Nathanaël). Tout dépend donc du travail de son mari, mais vu son profil, il a plus de chances de rester que de repartir... Donc, nous devons recruter quelqu'un dans l'optique de transformer éventuellement son CDD en CDI... et si la personne s'ennuie à ce poste, va-t-elle rester par la suite ? N'aurait-elle pas d'autres opportunités, plus intéressantes pour elle professionnellement, ailleurs ?
15h25 (on commence à rattraper le retard !), deuxième appel. C'est la candidate de Caen, celle qui a de gros trous dans son CV. L'entretien consistera donc à essayer de les boucher, pour comprendre son parcours et en savoir plus sur elle (sa lettre aussi bien que son CV sont plutôt laconiques...). Ca commence mal d'emblée. Le téléphone a un problème, et on commence illico par couper la conversation pour la rappeler par la suite. Deuxième essai, deuxième échec : le haut-parleur doit être coupé pour que la conversation puisse avoir lieu. Je n'entends donc plus que les réponses d'Annie, ses questions, mais rien de la candidate. Seulement, à l'air effaré, dubitatif, estomaqué par moments de la directrice, je me rends compte qu'on est à des années lumières de la première... J'attends patiemment qu'on en arrive aux questions sur le poste, pour pouvoir parler avec elle, et j'ai l'impression de me retrouver à faire les demandes et les réponses. Elle ne semble pas intéressée par la question, elle est toujours très laconique, et semble s'intéresser uniquement à l'aspect technique (purement documentaire, donc). Je lui repasse Annie, qui lui pose les deux questions rituelles : "Comment pourriez-vous vous décrire ? Qu'aimez-vous dans le métier de documentaliste ?"
Les réponses sont édifiantes : "Je sais écouter, je suis plutôt gentille" seront les réponses à la pemière question. Et "ce que j'aime, c'est le livre, le côté technique du métier. Bien sûr, il y a les usagers, il faut connaître le public auquel on s'adresse."
et vlan. Ce que j'avais pressenti en lui parlant des tâches qui font partie de notre quotidien se révèle exact : c'est un vrai rat de bibliothèque ! Pas une documentaliste moderne ! Elle aurait plus sa place dans un service d'archives... ou dans une grande bibliothèque universitaire, où son travail consisterait surtout à cataloguer des ouvrages... Seulement voilà, le travail qu'on lui propose, c'est beaucoup d'indexation et de catalogage, mais c'est aussi, et surtout, beaucoup de contact...
Bref, pour elle, mon avis est un "non" franc et massif. Et je vois que la directrice est à 100% d'accord avec moi...
Reste la troisième, celle qui vient de Bordeaux. Ce matin, elle m'avait déjà appelée, très inquiète, et persuadée que l'entretien devait avoir lieu la veille... Elle avait donc attendu pendant plusieurs heures que le téléphone sonne... en vain bien sûr ! Je l'avais rassurée le matin même, et lui avait confirmé notre appel pour 16 heures.
Oui, mais après la deuxième, il fallut faire une pause. Même en plein entretien d'embauche, la directrice doit être sur tous les fronts à la fois. Là, il s'agissait de Pascale, en pleine programmation pour les étudiants AVS (auxiliaires de vie sociale), avec un gros pataquès en cours avec un autre organisme de formation qui coorganise le projet... J'en profite pour retourner aux toilettes, et à mon retour, Marie-Hélène (pourtant à la retraite depuis un an) est là, et en pleine discussion avec Annie au sujet de ces mêmes AVS, mais pour un autre souci : l'organisation d'ateliers cuisine en Allemand...
Après cet intermède, nous revoici au téléphone, avec la troisième candidate. Elle nous parle avec passion de son métier, nous explique sans fausse modestie son parcours, semble-t-il plutôt brillant, et nous dit que l'éloignement n'est pas un souci, dans la mesure où elle a de la famille à Thann, c'est-à-dire pas très loin de Mulhouse, et qu'elle peut y loger sans souci pendant la durée de son contrat. Elle a un bon contact, et par certains côtés, me fait penser à Magali... Son CV et sa lettre de motivation m'avaient déjà donné une très bonne impression. L'entretien n'a fait que la confirmer... Je crois que j'aimerais assez travailler avec elle. Elle passe directement en première position, et celle de Vénissieux en 2e. Celle de Caen est éliminée...
16h30 : je me retrouve chargée d'organiser 4 nouveaux entretiens d'embauche, toujours par téléphone. Le souci, c'est d'une part que c'est un exercice difficile, et d'autre part que le temps est compté... L'agenda d'Annie est compliqué et plein, et il faut faire vite. Les trois candidates se sont déclarées prêtes à démarrer la semaine prochaine. Les besoins sont criants en doc, d'autant plus qu'actuellement, je peux me libérer quelques heures supplémentaires par semaine, mais c'est difficile à cause de la garde de BBK (sans parler de mon entreprise), et que je dois faire face à d'autres soucis : d'une part la réunion à Paris le 9, pour le thésaurus, et d'autre part le rachat de la boite qui vend notre logiciel par une autre boîte, avec changement de logiciel à la clé. La réunion d'information a lieu à Besançon le 20 octobre... et je dois y être, alors que j'ai un rendez-vous à la même heure à Sélestat. Il va falloir déplacer, mais ça veut surtout dire qu'il faudra que la remplaçante soit opérationnelle dès le 8, puisque ce jour-là, elle sera seule aux commandes l'après-midi, et que le 9, je ne serai pas là pour répondre à ses questions...
Ce qui me laisse en réalité une journée pour lui expliquer le fonctionnement du centre de doc, l'utilisation du logiciel, les tâches qu'elle aura à faire... Difficile, surtout pour elle !
Je redescends donc à la doc, pour y trouver Casimir totalement déboussolé : "Il y a eu du monde tout le temps, je devais aller aux archives, chercher des documents, répondre aux questions, enregistrer les prêts, les retours, faire les recherches avec les étudiants..." Je lui ais simplement dit que c'était la période... Je ne lui ai pas dit que c'était ça, le travail de documentaliste, celui qu'il veut faire en passant le DUT en cours du soir en plus de son travail ici. Je ne lui ai pas dit que j'avais fait bien pire ce matin, parce qu'en plus de ce qu'il avait fait, j'avais continué à rechercher les livres perdus... Je ne lui ai pas dit que pourtant, c'était ce qu'il m'avait dit aimer, un an auparavant, quand il m'avait dit qu'il n'aimait pas le mois de janvier parce qu'il n'y avait plus d'étudiants à l'ISSM puisqu'ils sont tous en stage à cette période-là. Je ne lui ai pas dit non plus que s'il "craquait" maintenant, cela poserait de gros problèmes... Je sais que Casimir ne pourra sans doute jamais être documentaliste. Je sais aussi que quand il n'est pas sous pression, il fait correctement son travail. J'ai vu qu'hier, il était sous pression, et je redoute le moment où je vais avoir à faire le point sur les entrées et les sorties d'ouvrages. Je redoute aussi le moment où la tension actuelle sera retombée : va-t-il décompenser, comme la dernière fois ? Comment va-t-il gérer l'arrivée de la remplaçante de Magali ?
Je prends donc le téléphone : j'ai 1/2 heure pour contacter les 4 candidats.
Pour la première : pas de réponse. Je passe à la seconde : pas de réponse non plus. Le troisième a un téléphone portable : c'est un bon point, mais pas de bol, il est sur messagerie. Heureusement, il a eu l'intelligence de mettre le numéro de téléphone fixe. Il a 20 ans, et il sort tout juste de l'IUT. Aucune expérience professionnelle, hormis les stages obligatoires. Bref, il est comme moi quand j'ai commencé à l'ISSM... Il a toutes ses chances ! Je lui donne rendez-vous à 14h15, lundi prochain. J'appelle la dernière : elle décroche tout de suite, mais semble perdue quand je lui propose un entretien téléphonique : elle ne sait visiblement pas de quoi je parle. Elle m'explique qu'elle a posé plusieurs candidatures, et me demande de lui redire qui on est... Ca commence bien ! Je m'exécute, et lui fixe rendez-vous à 14h45, lundi 29.
La suite est plus difficile : il me faut joindre les deux qui ne répondent pas. J'essaie de nouveau le téléphone de la première candidate. Je tombe sur sa mère, mais le téléphone bugge chez moi, et je dois raccrocher. Je recommence : messagerie. Je réitère, et je retrouve la maman, qui m'apprend que sa fille est à Mulhouse jusqu'au mardi 30. Pas de numéro de portable, pas de numéro de téléphone où la joindre sur son lieu de travail, où elle fait des vacations. J'opte pour le mail, en lui demandant de me confirmer sa présence le 29, et surtout de me donner un numéro de téléphone où on pourra la joindre...
La dernière est une jeune fille de 21 ans, qui a une musique de "Djeuns" sur son portable. Ca fait mal aux oreilles, et ça dure tout le temps que la mesagerie se mette en route... Bref, pour ne pas avoir à subir ça une nouvelle fois, je laisse finalement un message, à charge pour elle de me confirmer le rendez-vous de lundi... On verra bien ce que ça donnera !
17h27 : j'appelle Jean-Luc... Je lui apprends que je dois retourner à l'ISSM lundi, et qu'il devra garder BBK l'après-midi. Le problème, ce sont les vendanges ! Mais chouette, lundi, il ne vendangera pas... et il me dit qu'il est déjà à Sélestat, qu'il a pu aller chercher les enfants tout de suite après l'enterrement... et là, je reconnecte brusquement les neurones... Sa Grand-mère est décédée lundi matin, et avec tout ça, j'ai totalement oublié l'enterrement, qui avait lieu à 14h30... J'avais prévenu que je pouvais pas y être, mais je pensais que j'aurais eu une petite pensée à cette heure-là... Seulement, dans le stress de la journée, ma tête s'est copieusement vidée de son contenu autre que professionnel... Il est de toute façon l'heure de rentrer, nous pourrons en parler à mon retour...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire