lundi 9 février 2009

Noël au Gobolistan !

Noël est toujours une fête "magique" au Gobolistan. C'est vrai que depuis que les enfants sont là, la fête reprend quelque peu son sens, et est moins "commerciale".

 

Ici, les enfants croient encore dur comme fer à l'existence du Père Noël. Pourvu qu'ils ne tombent pas sur ces lignes tant qu'ils y croient encore !

 

Ce qui veut dire qu'il faut être vigilant sur les préparatifs. Cette année, ça a donné des choses assez cocasses, avec la préparation des cadeaux. Notamment parce que un certain nombre de cadeaux pour la famille (mes petites soeurs, mes parents, mon frère, mes beaux-parents) ont été commandés par Handicap International et au CCFD, et sont donc arrivés par la poste, dans d'immenses cartons. Et qu'il fallait emballer le tout. Oui mais voilà, les enfants étaient là au moment de la confection des paquets.

De fait, il y a certaines choses que je n'arrive pas à m'expliquer ici : comment se fait-il par exemple, qu'à chaque fois qu'ils ne devraient pas être là, il nous est impossible de nous en "débarrasser" en les envoyant par exemple dans la salle de jeux ou dans leurs chambres ? Non, forcément, ils viennent toujours là où nous sommes (c'est l'option "pot-de-colle" chez les petits Goboloviens, toujours activée quand on n'en a pas besoin, bien sûr), au moment où il ne le faut pas.

Toujours est-il qu'après avoir pu planquer leurs propres cadeaux (heureusement, pour eux, j'avais acheté des cadeaux à part, ce qui a permis qu'ils ne les voient pas lors de l'ouverture des paquets du CCFD et d'Handicap International), il a bien fallu emballer les autres, et de fait, ça s'est fait un peu devant eux (du moins en partie).

Seulement, et c'est là qu'on voit la magie de l'enfance, quand ils veulent croire quelque chose, rien ne saurait les en empêcher.

Donc, le fait que le 25 décembre au matin, il y ait sous le sapin des paquets avec le même papier que celui qui avait servi à emballer, deux jours plus tôt, les cadeaux du reste de la famille ne les a absolument pas perturbés. Et ça a donné des choses mignonnes...

 

Le 24 décembre, nous sommes allés chez les grands-parents des enfants, à Bergheim, donc, pour y fêter Noël (après la messe des familles à 17h30, et avant la messe de minuit à... minuit, donc).

De retour de chez les grands-parents, il était convenu que les enfants déposeraient un verre de lait chaud et un bredala sur une petite assiette, à côté du sapin, histoire que le Père Noël puisse se restaurer et se réchauffer.

Seulement voilà, nous sommes rentrés tard, et les petits Goboloviens étaient trop fatigués : tous les trois dormaient à poings fermés quand nous sommes rentrés à la maison. Du coup, comme je devais partir pour la messe de minuit (je faisais partie de la chorale ce soir-là), j'ai dit à Jean-Luc que je m'occuperais de tout à mon retour. De fait, je suis rentrée après la messe, vers 1h30 du matin, et j'ai joué au Père Noël. Tout d'abord, il fallait mettre les cadeaux au pied du sapin. Puis, j'ai déposé quelques miettes de gateaux dans une assiette, ainsi qu'un verre avec des traces de lait dedans. Et pour que cela fasse "vrai", j'ai laissé un mot au Père Noël, lui expliquant que c'était pour qu'il puisse se réchauffer et se restaurer, de la part des enfants.

Et j'ai rajouté un mot, en tentant de transformer mon écriture pour que Noémi ne se rende pas compte que c'était la même, où j'ai écrit en gros que le Père Noël remerciait les enfants pour leur attention, et qu'il leur souhaitait un joyeux Noël.

 

Le lendemain matin, voilà le résultat :

 


 

Et comme Noémi sait lire depuis Noël, justement, c'est à elle qu'est revenu l'honneur de lire le message du Père Noël !

Cette année encore, l'honneur est sauf, l'existence du Père Noël avérée une fois de plus.

On verra l'an prochain !

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