dimanche 16 janvier 2011

Vacances de Noël, suite !

Chose promise, chose dûe, paraît-il.
Donc voici le récit de nos vacances de Noël, et je vais reprendre là où j'en étais : le 24 !
Le 24 a été mouvementé, parce qu'il a fallu faire les dernières courses (oui, le 25 et le 26 étant fériés (mais on s'en fichait pour le 26, parce que ça tombait un dimanche cette année, donc ça ne changeait strictement rien d'un point de vue ouverture de magasins), il n'y avait pas de possibilités de s'approvisionner et il était urgent de le faire, histoire de pouvoir tenir durant le week-end), et préparer un minimum de choses pour le soir et le lendemain.
Le gros problème était surtout lié à une question existentielle : les bredalas : j'en offre ou pas à ma belle-mère ??? Parce que j'avais déjà un cadeau pour mes beaux-parents, mais nous n'offrons pas de cadeaux entre frères et belles-soeurs, histoire de ne pas multiplier. Personnellement, je trouve ça complètement stupide, mais je n'ai eu qu'à me plier à cette règle édictée il y a quelques années déjà par ma belle-soeur, qui en avait marre, je suppose, de se prendre la tête pour trouver des idées de cadeaux pour ses belles-soeurs qu'elle ne connaît finalement pas si bien que ça. Bref, même si je déplore cet état de fait et que je ne voulais pas déroger à cette règle, j'avais un cadeau pour Didier, le frère de Jean-Luc, qui est aussi le parrain de Noémi. Et je tenais à le lui offrir, puisque j'avais fait le même cadeau à tous les parrains et marraines des enfants (un livre de photos du baptême de leur filleul(e) respectif(ve). Mais il est délicat d'arriver avec un cadeau pour le parrain, et rien dans les mains pour l'autre frère, ni pour les belles-soeurs (encore que). Donc, pour faire simple, j'ai choisi des petits paniers métalliques avec un habillage en tissu, que j'ai garni d'un sachet de bredalas, de deux berawekas (voir les commentaires dans le premier billet sur les vacances de Noël pour savoir ce que c'est que cette bête-là), et d'une petite bougie en forme de sapin pour décorer le tout. Et là, je me suis retrouvée face au dilemme suivant : bredalas ou pas bredalas pour ma belle-mère ??? (parce que tant qu'à faire un sachet pour mes deux belles-soeurs, pourquoi ne pas en faire un pour ma belle-mère, d'autant plus que j'avais prévu d'autres sachets pour les prêtres de notre paroisse, comme je le fais tous les ans).

Bref, une fois la question réglée (bredalas pour tout le monde, c'est finalement plus simple), nous sommes partis à la messe. Petites précisions : il n'était pas minuit, non. Il était beaucoup plus tôt.
A 16 heures, j'avais déposé Noémi à l'église St Georges où se tenait la répétition (l'ultime !) de chorale des enfants qui animaient la messe des familles à 17 heures 30. Cette messe est la seule à laquelle nous allons depuis plusieurs années, à cause des enfants. Parce que minuit, pour eux, c'est vraiment, vraiment trop tard.
Donc un peu avant 17 heures, nous avons tenté de partir. Sauf que la neige s'était invitée depuis la veille, et que Jean-Luc avait déjà déneigé un peu avant 16 heures, et qu'il a fallu recommencer une heure après. Donc, moyennant quelques coups de pelle, nous avons réussi à sortir de l'allée et à nous rendre à St Georges. La messe de Noël se méritait, cette année !
Les enfants ont bien participé, la messe était très belle, et nous sommes repassés à la maison avant d'aller à Bergheim pour réveillonner, parce que j'avais oublié... les bredalas pour ma belle-mère ! Véridique ! Un peu après 19 heures, donc, nous voici arrivés à destination, pour y trouver mes beaux-parents, le Père Noël en train de mettre son habit rouge (eh oui, le grand-oncle avait décidé de la jouer déguisé cette année !), le parrain de Noémi, sa femme et leurs enfants dans la salle de dégustation, à l'exploitation familiale. Ne manquaient que Vincent, Nouchine et leurs enfants, qui arrivèrent un peu après nous.
Et là, entre l'apéritif et l'entrée, le Père Noël est passé. Distributions de cadeaux, chacun son tour (histoire que tout le monde sache bien qui offre quoi...), et première remarque de ma belle-soeur : "Mais on avait dit qu'on ne faisait pas de cadeaux entre nous ! Nous, je te préviens, on n'a rien pour vous !"
J'ai ignoré la remarque, parce que je me dis que je fais des cadeaux si je veux, et que si je ne reçois rien, je m'en fiche royalement, parce que je ne fais pas de cadeaux pour en recevoir en échange. Visiblement, une fois encore, mon avis semble n'appartenir qu'à moi...
Avec mon autre belle-soeur, au moins, c'est nettement plus simple. Nous avons d'ailleurs bien ri en découvrant le cadeau que mon beau-père nous avait réservé à toutes les trois : un sac en papier contenant une boîte de chocolats et un pot de confitures... sur lequel était inscrit : "Minceur", "Régime".
Autant vous dire que le fou-rire nous a pris, sans mauvais esprit aucun d'ailleurs. C'était juste le comique du sac et de son contenu qui a attiré notre attention... et a bien détendu l'atmosphère !
La soirée a ensuite été fort agréable, et les enfants ont mangé bien plus de chocolats et de mandarines que de haricots et saumon fumé, mais le soir de Noël, nous avions décidé de ne pas les enquiquiner pour des questions d'équilibre alimentaire. Vers 23 heures, les cousins ont commencé à lever le camp, nous avons donc fait de même, et les enfants étaient couchés avant les douze coups de minuit... mais pas nous, parce que les préparatifs pour le lendemain n'étaient pas tout à fait terminés.

Le 25 a été tout aussi sportif. Les enfants, une fois n'est pas coutume, ne se sont pas levés aussi tôt que d'habitude. Il faut dire que le coucher plus que tardif les en a empêchés, mais surtout, ils étaient très occupés, le matin vers 8 heures, avec les cadeaux ouverts la veille, si bien qu'aucun d'entre eux n'a eu l'idée de descendre voir sous le pied du sapin si par hasard le Père Noël n'était pas passé durant la nuit.
Ce n'est que vers 9 heures du matin que Nathanaël, poussé par la faim, est descendu au rez-de-chaussée pour préparer, comme d'habitude, le petit déjeuner. Et là, nous avons entendu un grand cri :
"Noémi ! Rébecca ! Le Père Noël est passé cette nuit et il a laissé plein de cadeaux sous le sapin !!! Venez vite !!!"
Cavalcade dans l'escalier, bien sûr, et déballage en règle des cadeaux. Et là, étonnement de Nathanaël :
"Mais comment ça se fait qu'il y a des cadeaux pour Mamama, pour Papapa, pour Donatienne, Elisabeth, Apolline ????"
Et en examinant de près les paquets, il en a remarqué deux qu'il a reconnus tout de suite, puisqu'achetés le 18 lors de notre ballade au centre-ville avec Emilie et Taco : "Maman ! Tu sais, les cadeaux pour Ludovic et Samuel, c'est ceux qu'on a achetés l'autre jour !"
Quelques instants de réflexions plus tard :
"En fait, les copains ont raison : le Père Noël, c'est les parents !"
(c'est qu'il est intelligent, ce petit, décidément, il ira loin !).

Le mystère du Père Noël étant éclairci, je pensais que les choses seraient plus simples par la suite. Ben non.
Parce que ce n'est pas parce que Nathanaël a compris que le Père Noël, c'est papa et maman, que pour autant le Père Noël n'existe pas.
Mais comment une telle chose peut-elle se faire ???
C'est que, voyez-vous, chers lecteurs, Nathanaël n'est pas à court d'explications. Et il ne lui paraît absolument pas inimaginable que les parents fassent des cadeaux à leurs enfants pour Noël et que le Père Noël fasse des cadeaux aux enfants en général. D'où la conclusion suivante : "Le Père Noël est passé deux fois : une fois à Bergheim le 24, une fois à Sélestat le 25, y'a qu'à lui préparer des bredalas et un verre de lait chaud, sans oublier la carotte pour son âne, et peut-être qu'il passera encore une fois le 26 !"

Le 25, nous avons donc passé la journée à la maison. Point de repas de famille ce jour-là : c'était notre seul jour seuls ! Nous en avons donc profité pour nous la couler douce. Au menu : après le petit déjeuner, messe du Jour de Noël, puis déjeuner, puis... rien. Découverte des cadeaux du matin, pestage contre les marchands de jouets qui ne fournissent pas les piles pour faire fonctionner tracteur télécommandé et jeu de Uno extrême, etc, etc..., montage du bateau de pirate légo et film à la télé. Il fallait bien prendre des forces !
Le dimanche 26, jour de la Sainte Famille, nous avions donc prévu d'aller à la messe, comme tous les dimanches. Mais là, il a fallu négocier durement : Nathanaël, encore lui, ne comprenait pas pourquoi il fallait aller à la messe tous les jours ! Et en plus, "y'a même pas la crypte" ! Il a fini par accepter de nous suivre, non sans avoir vérifié au préalable si de nouveaux cadeaux n'avaient pas fait leur apparition au pied du sapin entre temps. Ses recherches s'étant révélées vaines, il nous a suivis à la messe et le 26 décembre s'est déroulé dans l'attente des grands-parents maternels qui avaient à affronter la neige, le froid et le verglas sur un peu plus de 1100 km.

Le soir du 26, ils sont enfin arrivés à bon port, et les enfants se sont hâtés de leur montrer leurs cadeaux fraîchement reçus.
Mais le lendemain matin...

Nathanaël, premier levé comme toujours, a rappelé les troupes en clamant à qui voulait l'entendre qu'il avait raison, et que le Père Noël était repassé ! Il avait sûrement oublié des cadeaux dans ses deux précédentes livraisons ! D'ailleurs, c'était normal : Papapa et Mamama étant arrivés, il ne faisait pas de doute pour lui que le Père Noël allait repasser.
Le 27, nous avons donc eu notre troisième séance d'ouverture de cadeaux, assortie d'une séance de photos et, plus tard, des courses. C'est qu'il fallait quand même assurer le ravitaillement, notamment en piles pour faire fonctionner les jouets en mal d'énergie !
Je me suis acquittée de cette tâche hautement importante, secondée par mon papa : il était plus facile de partir avec sa voiture plutôt qu'avec la nôtre, puisque la leur était garée devant la nôtre et qu'il fallait de toute façon la sortir de l'allée avant de pouvoir sortir la nôtre. Vous suivez ?
Sur ce coup-là, d'ailleurs, je me suis fait avoir : arrivée à la caisse, mon papa a joué au Père Noël avec moi et a réglé la facture...
Ceci dit, nous avions d'autres courses à faire plus tard dans la semaine, mais ça, ce sera pour un autre jour !

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