Après notre premier épisode, voici le second, pas piqué des vers : les premiers aménagements.
Parce que cette magnifique maison d'Ebersheim, ben faut l'avouer, extérieurement et intérieurement, elle semble, à première vue, plutôt bof-bof. Mais pleine de surprises.
Nous avons eu une grande chance : la rencontre avec les propriétaires (enfants de la dame qui y habitait jusqu'en mai 2011), le jour de la signature du compromis, a été un moment très sympathique. De fil en aiguille, la discussion s'est prolongée, nous permettant de mieux faire connaissance. Et finalement, lorsque l'un des enfants a demandé à ses soeurs et beaux-frères s'ils étaient d'accord pour nous laisser une clé avant même la signature de l'acte authentique, tous ont approuvé, sachant que nous avions pas mal de travaux à réaliser avant de pouvoir emménager, et que le temps, vendanges obligent, allait nous manquer.
Nous avons donc pu avoir une clé dès la fin du mois d'août, et commencer les premières réparations.
En réalité, nous avons d'abord commencé par y déposer un certain nombre de cartons. Parce que du coup, tout cela encombrait sérieusement Gobolistan I, notre jolie petite maison sélestadienne. Il fallait donc faire un peu de place, histoire de mettre de nouveaux cartons (vides, à remplir bien sûr) dans la cave (pour notre plus grand bonheur, vous vous en doutez. A ce propos, je me vois dans l'obligation de vous révéler notre mode d'approvisionnement en cartons. Parce que bon, c'est pas tous les jours qu'on peut en avoir autant en si peu de temps. Premier fournisseur : le libraire. Oui, mon libraire que j'aime beaucoup, qui me voit très souvent, et qui vide régulièrement mon porte-monnaie. Oui, je crois que lui aussi, il m'aime bien. Deuxième fournisseur : le fils de l'ancienne propriétaire de la maison que nous allons acheter. Si. Parce que ce cher monsieur a une amie qui habite la même rue que nous, à Sélestat, et qui travaille à la pharmacie de l'hôpital de cette même ville. Et qui a donc tous les samedis une bonne dizaine de cartons à disposition, pile-poil pour nous. Récup', donc, mais c'est la loi du genre, tous ceux qui ont déjà déménagé au moins une fois comprendront ce que je veux dire par là.). Et là, nous avons pu sérieusement commencer à nous projeter dans notre futur chez-nous. Et ça n'a pas traîné : dès la deuxième visite seuls, j'ai débarqué avec éponges, bassines et couteaux pour commencer à virer le papier-peint psychédélique des années 70 qui habillait les murs des futures chambres de nos enfants. Sans parler des projets dans la grande cuisine du premier, qui deviendra une salle de bains et une chambre avec un passage secret donnant sur la salle de jeux et la grange.
Et puis, au bout de 4 demi-journées à m'acharner sur le papier de la plus petite des chambres, j'ai réalisé qu'à ce rythme-là (à peine un mur sur 4 en l'équivalent de 2 jours), j'en aurais pour au moins deux ans à tout décoller, la maison comptant pléthore de pièces... J'ai donc crié grâce et nous avons fait fi des dires d'un vendeur d'un magasin de bricolage, qui avait soutenu à mon cher beau-frère, quelques jours plus tôt, qu'une décolleuse n'offrait aucun avantage par rapport à la bassine d'eau et à l'éponge. Sauf que ce monsieur n'a vraisemblablement jamais décollé de papier-peint à l'eau et à l'éponge de sa vie, sinon, il saurait que ce qu'il a dit ce jour-là est une belle c*****ie : La décolleuse est déjà rentabilisée, puisqu'en deux heures, j'ai terminé la chambre, et qu'en une matinée, j'ai réussi à faire les toilettes (là, c'est une sorte d'exploit en soi : il y avait un papier peint vinyle, parfaitement étanche, recouvert d'une peinture jaune, elle aussi étanche : mouillée à la vapeur, elle prend une consistance élastique... c'est dire si elle est résistante ! Mais rien ne vient troubler la décolleuse, qui est depuis devenue ma meilleure amie du moment. Si. En une semaine (lundi matin, mercredi après-midi, vendredi toute la journée, et deux heures dimanche), j'ai réussi à faire la chambre de Rébecca, la nôtre, et j'ai quasiment terminé celle de Nathanaël. C'est-y pas beau, ça ?
(petit florilège des papiers-peint du premier étage. J'ai pas menti !)
En plus du papier peint, il y avait un problème de radiateurs, dans cette maison. L'hiver dernier avait été rude, engendrant un certain nombre de problèmes au Gobolistan I, nous obligeant à faire sauter la baignoire pour pouvoir isoler les canalisations qui passaient derrière et qui gelaient en hiver dès que la température descendait sous les -10°C, c'est-à-dire 4 fois en 9 hivers. Au Gobolistan II, les dégâts ont aussi été importants : la maison n'étant plus habitée et la cuve de fuel devant assurer le chauffage de la maison étant quasiment vide, les héritiers ont laisser le chauffage tourner sur "hors-gel", ce qui n'a pas vraiment suffi. Bilan : sur 10 radiateurs dans la maison, 8 ont explosé, ou ont commencé à se fissurer, provoquant inondations et dégâts. Par ailleurs, au même moment, une canalisation d'eau a rendu l'âme dans la salle de bains du 1er étage, provoquant là aussi une inondation, avec un important dégât des eaux (le plafond du rez-de-chaussée est, du coup, tout neuf !). Ce qui est assez marrant, c'est que comme il faisait très froid (-10, c'est pas rien dans une maison), au fur et à mesure que l'eau coulait dans la douche, ça gelait en gouttant. Quand le fils est arrivé dans la maison, il a trouvé un mètre-cube de glace dans le bac à douche, qu'il a dû casser à l'aide d'une masse... Je vous laisse imaginer.
Donc, la première chose qu'a faite Jean-Luc pendant que je faisais un sort au papier-peint, ça a été de virer la quasi-totalité des radiateurs de cette vénérable maison (de 1927. L'avais-je déjà précisé ?). Et de les remplacer par des neufs. Avant de se rendre compte que son installation n'irait pas, faute de raccords au bon endroit. Du coup, nous avons fait venir un chauffagiste qui nous a fait tout ça bien comme il faut, nous assurant un hiver bien douillet...
Sauf qu'en remettant la chaudière en route (et il a d'abord fallu acheter du fuel pour pouvoir la faire fonctionner), ses ouvriers ont entendu de l'eau couler dans le mur du salon qui donne sur la rue. Perplexité du côté de Gobol, incompréhension du côté du chauffagiste, et une seule solution : "Vous voulez qu'on ouvre ou vous préférez le faire vous-même ?" Euh... Comment dire... faites-le, si vous le voulez bien, parce que là, moi, je ne sais pas où ouvrir, en fait.
Ils ont fini par découper un carré dans l'angle du plafond, et trouvé un coude en cuivre qui n'avait pas survécu à l'hiver rigoureux. Mais personne ne s'en était rendu compte, parce que les héritiers avaient coupé le chauffage après le premier dégât des eaux ! Bref, on n'est pas rendu, comme on dit en Bretagne, mais ça avance.
Le chauffage fonctionne, ou presque. Il semble qu'il y ait une petite erreur de branchement dans trois endroits, tous branchés sur le même tuyau : la chambre de Nathanaël, la nôtre et l'oratoire. Les radiateurs n'y chauffent pas du tout ! Va falloir régler ça, mon bon monsieur ! Sinon, on va vraiment... geler, nous !!! Allez, au boulot, on vous attend de pied ferme pour finir le travail !
(la suite... au prochain épisode !)
4 commentaires:
Oh la vache, j'adore le papier-peint! Avec un bon éclairage et c'est à faire une crise d’épilepsie!
(Note que chez ma grand-mère, il y en a des pas mal non plus... mais à fleurs, alors ça brûle un peu moins la cornée... juste un peu moins!)
J'ai hâte de voir à quoi va ressembler le nouveau Gobolistan, parce que la description me rend très curieuse!
Concernant les inondations, il n'y a "pas plus" de dégât?
Oui, il était bien, hein ? Très "fun" le papier peint. Et le mieux, c'est quand même le néon violent dans la chambre d'enfant. Merveilleux au réveil...
Pour voir à quoi va ressembler le nouveau Gobolistan, deux options : soit vous attendez que je mette les photos en ligne, soit vous venez voir vous-mêmes (mais pas avant Novembre, parce que le déménagement devra encore attendre au moins deux semaines !).
Je pense que dans un premier temps, on va attendre les photos en ligne... et on viendra voir ce nouveau territoire un peu plus tard, quand vous serez un peu moins dans les cartons et les travaux (parce que bon, c'est déjà assez stressant comme ça, alors on va pas rajouter notre présence en plus).
Si tu savais combien on sera à Noël ! :)
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