Jeudi après-midi, Rebecca est allée passer la soirée et la nuit chez sa grand-mère, à Bergheim. Eh oui, Jean-Luc et son père sont partis à Bordeaux s'amuser sans leurs femmes et leurs enfants, alors du coup, les femmes et les enfants ont décidé de faire la fête sans eux.
Donc, jeudi après-midi, j'ai déposé Rebecca chez sa grand-mère et je suis rentrée à la maison m'occuper des trois autres.
Vendredi après-midi, j'ai mis tout le monde dans la voiture et hop, direction Bergheim pour le goûter, puisque Mami nous avait invités tous les cinq et elle avait prévu thé, chocolat chaud et brioche pour tous. Rebecca était ravie de sa journée seule avec Mami et... très contente de revoir ses frère et soeurs !
En rentrant un peu après 18 heures, nous avons eu la surprise de voir, sur la place de la mairie à Ebersheim, la camionnette du pizzaïolo (il faut dire qu'il est là toutes les semaines et que c'est maintenant une habitude). Sauf que je n'achète jamais de pizza chez lui, parce que sinon, c'est un vrai gouffre financier. Pensez donc ! Les enfants grandissent et une pizza ne suffit plus à les nourrir. Deux non plus, d'ailleurs. Il en faut donc à peu près trois pour qu'ils aient assez mangé, ce qui monte le prix du repas à environ 24€ par semaine. Ce qui est un peu beaucoup pour un repas !
Donc une de mes amies m'a passé sa recette de pâte à pizza, et je dois dire que c'est vraiment formidable. Avec ces quantités, je fais une grosse pizza sur ma plaque à pâtisserie, et j'ai de quoi nourrir les enfants au dîner le soir. Et souvent, il en reste encore pour l'entrée le lendemain midi.
Donc, en arrivant à Ebersheim, vendredi soir, Rebecca m'a bien sûr demandé une pizza. De chez le pizzaïolo (elle a beau savoir que je n'en achète jamais, elle continue, semaine après semaine, à essayer de m'amadouer). Et là, Nathanaël m'a surprise.
" Non, moi, je préfère quand c'est maman qui les fait !"
Et Rebecca a essayé de savoir pourquoi, à quoi il a répondu :
" Elle sont plus grandes, tiens !"
Comme Rebecca n'avait rien à répliquer, il a été convenu que je leur ferai une pizza pour le soir. Et comme il était déjà tard, je m'y suis mise immédiatement. Une demi-heure plus tard la pizza était au four : tomate, jambon, saumon fumé, olives noires et lardons ! Un vrai régal !
D'ailleurs, Nathanaël me l'a dit : "Maman, tu fais les meilleures pizzas du monde !"
Ça m'a un peu sciée, d'entendre ça. Mais ça fait du bien, surtout que je suis en plein dans une phase de doute : "Mais j'y arrive pas ! De toute façon, je ne sais rien faire, j'ai tout le temps besoin que Jean-Luc soit là pour m'aider, lui, il fait tellement de choses pour moi et moi, je n'arrive à rien..." etc.
Donc, entendre que mes pizzas sont les meilleures du monde, j'avoue que ça a fait beaucoup de bien à mon ego et que c'est toujours bon à prendre.
Et puis ce matin, j'étais fatiguée parce que j'accumule toujours la fatigue quand Jean-Luc est absent. Donc j'avais prévu une grasse matinée, mais le réveil a quand même sonné vers 7 heures du matin, Je l'ai éteint et suis retournée dans les bras de Morphée... jusque vers 8h30, quand Rebecca et Nathanaël ont débarqué dans la chambre :
"Maman, on a prié tous ensemble ce matin, Noémi, Rebecca et moi !" m'a dit Nathanaël. Et de fait, ils étaient très sages, souriants et semblaient assez soudés, sans se disputer comme ils en ont l'habitude le matin.
Je suis descendue avec eux : ils avaient ouvert les volets de la bibliothèque et de la cuisine, ainsi que de la salle de bains et ils étaient en train de préparer le petit déjeuner. Au menu : restes de leurs assiettes de pizza d'hier soir (ils avaient tellement mangé de brioche qu'aucun des trois n'avait fini sa part !), pain, beurre, confiture et chocolat chaud, jus de pommes...
Et puis ce matin, j'ai pu faire à peu près tout ce que je voulais, il n'empêche qu'à 11 heures, j'étais un peu "charrette", comme disent mes collègues (comprendre "à la bourre" ou "en retard"...) et Louise-Marie revenait sans cesse pieds nus devant moi et je ne savais pas trop ce qu'elle voulait. Seulement, je n'avais pas le temps de m'occuper d'elle parce qu'il y avait le feu à faire pour chauffer la maison et le repas de midi à préparer. Du coup, la voir pieds nus, puis avec une écharpe autour du cou m'a donné une idée : "Eh, les enfants, et si vous emmeniez votre petite sœur au parc ? Elle a envie de sortir, il fait beau, et ça vous ferait du bien à tous les quatre d'aller dehors !"
Après avoir donné les consignes, ils ont mis à Louise-Marie sa veste et ses chaussures, puis chacun a mis sa veste et Nathanaël s'est chargé de mettre Louise-Marie dans la poussette. Mais Noémi ne voulait pas y aller seulement avec ses frère et sœurs : elle voulait en profiter pour jouer avec les petites voisines, âgées de 5 et 3 ans et demi.
"Eh bien, allez les voir, demandez-leur si elles veulent y aller aussi, et rentrez à midi !"
Ils sont tous partis et j'ai donc eu le temps de nettoyer le poêle, de faire du feu et de préparer le repas. J'ai un peu hésité entre une quiche aux poireaux et saumon d'une part et un poulet au curry d'autre part. Mais comme comme on avait déjà mangé du saumon la veille dans la pizza, j'ai opté pour le poulet au curry. Bien m'en a pris !
Quand il est rentré, Nathanaël a crié de joie en voyant ce qu'il y avait dans la poêle. Et une fois devant son assiette, il m'a dit : "Maman, c'est trop bon ! En fait, tu es la meilleure cuisinière du monde" !
Rien que ça !
Oui, ça fait plaisir ! Et ça fait d'autant plus plaisir que c'est souvent Nathanaël qui mange peu, qui n'aime pas trop ce que je fais (entre autres les gâteaux). Rebecca non plus d'ailleurs. Hier, la pizza, elle n'avait pas trop apprécié à cause du saumon (j'ai bien fait de ne pas en refaire à midi !!!). Mais elle l'a finie ce matin et a approuvé Nathanaël à midi.
J'ai des enfants formidables !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire