lundi 31 mars 2008

Week-end de folie !!!


Alors comme d'habitude, le week-end dernier aurait pu être réjouissant : au programme, nous avions prévu :

Rien le samedi (une fois n'est pas coutume !)

aller chez des amis le dimanche, la première fois depuis leur déménagement il y a maintenant plusieurs mois, la première fois aussi depuis la naissance de leur 4ème (Tiphaine, née le 1er août, si Alzheimer ne m'a pas encore atteinte).

Or, vous vous en doutez bien, sinon je ne serais pas là à écrire ces lignes, les choses ne se sont pas tout à fait passées comme prévu.

 

En réalité, le désastre s'annonçait déjà dès jeudi soir. Je suis allée à Paris le 27 mars, et j'y ai retrouvé Emilie (Pearl-of-Light pour ceux qui fréquentent le site Yoko (voir dans les liens)), et j'ai eu aussi l'immense joie de rencontrer Valérie (Val sur le même site). Après un petit déjeuner sympathique à refaire le monde et à essayer de prévoir notre week-end à Bruges, je suis partie à ma réunion au CNAM. Tout s'est bien passé, et à part le retard de 10 minutes à l'arrivée du train le matin, je n'ai rien eu à déplorer ce jour-là : pas de manifestations, pas de suicides dans le métro, pas de problèmes de correspondances, bref, tout semblait bien se passer. Je suis arrivée à l'heure à la gare pour mon retour en Alsace, et coup de bol, le train était à l'heure à Sélestat aussi !

Et là, les choses ont commencé à doucement se gâter.

Tout d'abord, Gobolof m'avait promis d'être à la gare à 19h11 pour venir me chercher. Je ne le lui avais même pas demandé, il m'avait simplement dit qu'il voulait être là. Mais c'est que c'est une bonne idée, ça !

19h12 : je sors de la gare : pas de Gobolof. Pas grave, il va arriver ! J'attends !

19h15 : toujours personne. Bon, ça ne fait que 4 minutes de retard, ce n'est quand même pas la catastrophe !

19h17 : j'appelle Vincent, le frère de Gobolof, pour savoir si lui sait quelque chose (parce qu'en fait, je ne peux pas appeler Gobolof lui-même : c'est moi qui ai son téléphone !). Et là, Vincent me dit gentiment : "Mais si, je sais où il est ! Il est chez le médecin, Nathanaël a des boutons, et la maîtresse a appelé pour qu'on vienne le chercher parce qu'il est contagieux, et alors ils n'ont pas le téléphone de Jean-Luc, donc ils m'ont appelé, et comme je n'étais pas avec Jean-Luc, il n'a pu aller le chercher qu'à plus de 17 heures, et il est parti chez le médecin, et il n'est pas encore rentré."

Pas très clair, tout cela, si ce n'est que comme d'hab', Gobolof gère, et que je n'ai plus qu'à rentrer à pieds. Et puis, peut-être qu'entre temps, ils seront rentrés : le médecin ferme à 19 heures...

19h27 : je suis devant la maison, et y'a personne. Pas de voiture. Donc, puisque le médecin n'est pas là non plus (j'ai appelé à son cabinet), ben c'est qu'ils sont en route, vu que la pharmacie, à cette heure-là, doit elle aussi être fermée. Vont pas tarder.

19h28 : j'appelle maman parce que je viens de voir dans la boîte aux lettres que Popi est arrivé pour BBK : l'abonnement se terminait donc en Avril et pas en Mars, il faut donc le faire repartir à partir de Mai, et pas d'Avril. Et "au fait, Nathanaël est malade, sans doute la varicelle, je te tiens au courant". Je raccroche, et hop ! qui je vois arriver ? La voiture ! Donc, forcément, Gobolof, Gobolovitch et BBK aussi (Gobolovna est en classe verte-devenue-classe-de-neige jusqu'à vendredi !).

 

Explications de Gobolof : « C’est pas la varicelle ! C’est de l’eczéma ! »

Bref, on fait du neuf avec du vieux, quoi ! On pourrait dire aussi « Rien de nouveau sous le soleil », ce serait pareil. Parce que l’eczéma, au Gobolistan, on connaît bien. Avec Gobolovna, d’abord, on en a pris pour un an, et on en a été sauvés par la Canicule (vous savez, celle qui a fait environ 15 000 morts en France en 15 jours ? Ben au Gobolistan, elle a eu un effet inattendu et tout à fait bénéfique, en asséchant la peau et en faisant disparaître l’eczéma !).

Ensuite, on a remis ça avec Gobolovitch, en plus fort, plus long, encore plus étendu (si c’était possible !) et encore plus suintant (ça aussi, je n’aurais jamais pensé que ce fût possible…).

Parce que l’eczéma de Gobolovitch, il était non seulement atopique, comme celui de Gobolovna, mais également allergique ! Chouette !

Donc, de l’eczéma. Ouf. Rien que nous ne sachions soigner et gérer, en fait. J’étais presque déçue que ce ne soit pas la varicelle !

Et Gobolof poursuit : « Et puis la maîtresse, elle disait qu’il était contagieux » (Ben bien sûr que non, puisque c’est de l’eczéma, c’est donc pas du tout contagieux).

Ok, donc, pour demain, y’aura qu’à la rassurer, et il pourra retourner à l’école ! C’est que je travaille, moi, demain !

 

La journée de jeudi, qui aurait pu si mal se terminer, a donc fini paisiblement, et Gobol s’en est allée au lit, rassurée, certaine que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes dès le lendemain.

Mais voilà…

 

8h15, vendredi matin : Gobolof est parti avec Gobolovitch et BBK à 8h05, pour déposer Gobolovitch à l’école. Et il téléphone : « Amélie, la maîtresse elle dit que Nathanaël est contagieux et qu’il faut un certificat du médecin pour qu’il puisse retourner en classe ! Attend, je te donne le nom du virus pour qu’il puisse faire le bon certificat : c’est le Parvovirus B19, il paraît qu’il est dangereux pour les femmes enceintes, et que c’est pour ça que la maîtresse est partie, hier, et elle ne reviendra que quand ils auront le certificat pour Nathanaël ».

Ben voyons. Et ils pensent qu’un certificat, ça se trouve dans une pochette surprise ?

Le problème, c’est que du coup, Nathanaël a été exclu de l’école jusqu’à l’obtention du certificat en question. Va donc falloir faire quelque chose.

 

8h17 : j’appelle le service de l’éducation : « Madame, je vous appelle parce que Nathanaël est interdit d’école à cause du Parvovirus B19. C’est quoi ce délire ? » « Ben je ne sais pas, madame Platz, faut vous adresser à l’éducation Nationale. Mais je note qu’il ne sera pas à la cantine, c’est ça ? » « Ben oui, puisqu’il n’a pas le droit d’aller à l’école ! Et c’est légal, ça ? » « J’en sais rien, faut voir avec l’Education nationale ».

8h19 : « Allo docteur ? Je suis désolée de vous déranger, mais Nathanaël, c’est bien de l’eczéma, qu’il a ? » « Ben oui, pourquoi ? » « Parce qu’il a été refusé à l’école sous prétexte qu’il est contagieux, et ils veulent un certificat comme quoi il n’a pas le Parvovirus B19 ! » « Bon sang, c’est qui le médecin, ici ? Eux ou moi ? C’est pas contagieux l’eczéma ! et c’est pas non plus dû à un virus ! Mais on est en plein délire, là ! » « Ben je suis bien d’accord avec vous, moi, mais il leur faut un certificat, sinon, il ne pourra pas retourner en classe ! »

« Attendez, je me renseigne et je vous rappelle ».

 

8h30 : j’appelle l’école : « Bonjour, je voudrais parler à la directrice, s’il vous plaît » « La directrice est en classe verte » « Ah oui, c’est vrai, ma fille est avec eux. Bon, je vous appelle à propos de Nathanaël Platz » « Je vous passe sa maîtresse ! » (l’autre, parce que l’enseignante de la partie allemande est en arrêt de maladie, là, j’ai droit à l’enseignante française).

« Bonjour Madame Platz ! Oui, il faut un certificat pour Nathanaël » « Mais c’est que je ne peux pas vous donner de certificat, moi ! Je ne peux pas aller chez le médecin tous les jours : hier, il nous a dit que c’était un eczéma, et l’eczéma n’est pas contagieux, et puis, je suis sûre que c’est ça, ça va déjà mieux avec la crème qu’on lui a donnée. » « Vous savez, madame, je l’ai vu ce matin, et il avait toujours les joues aussi rouges qu’hier ! » (c’est ça, traitez-moi de menteuse, pendant que vous y êtes !)

« Non, ça va mieux, il n’a plus rien sur les jambes, le ventre… et puis, vous savez, l’eczéma, je sais ce que c’est, et là, c’est rien, c’est atopique, ça peut récidiver pendant plusieurs années, mais ce n’est pas contagieux ! » « Peut-être, mais il faut un certificat ! » (bon, ça va, j’ai compris…)

« Au fait, c’est quoi, ce « parvovirus B19 ? Ca sort d’où, ça ? »

« Ben c’est un virus tout à fait bénin chez les enfants, mais qui provoque des fausses couches chez les femmes enceintes au cours du troisième trimestre, et comme l’autre maîtresse connaît, elle a demandé conseil à son médecin traitant, qui a préféré l’arrêter pour lui éviter de prendre des risques… »

etc, etc.

 

Bilan du coup de fil : le certificat médical est obligatoire, sans cela Nathanaël n’ira plus en classe.

Je rappelle le médecin, qui voit rouge et me dit qu’il ne peut pas le faire, parce que pour le faire, il faut que je revienne avec Nathanaël, qu’on fasse des prélèvements, qu’on envoie le tout à Lyon pour les faire analyser, et que ça prendra une semaine au bas mot pour avoir des résultats, et que zut, y’en a marre des enseignants !

Vous en faîtes pas, docteur. Vous pouvez peut-être faire un certificat comme quoi la maladie qu’il a n’est pas contagieuse ? Comme ça, ça vous évite la paperasse, ça nous évite les prélèvements, l’attente, et à l’école, ils auront le certificat demandé, et il pourra retourner en classe demain ?

Il est d’accord, alors on est parti comme ça.

 

9 heures : il est temps que je me prépare pour aller à mon stage : c’est dans 45 minutes.

Allez zou, séquence maquillage, je me fais belle, et à 9h15, je suis prête. Je dois faire vite : je voudrais passer à la pharmacie pour aller chercher un nouveau tube de crème pour Nath, et au service de l’éducation pour inscrire Gobolovna au CP. Y’a pas de temps à perdre !

Je descends, et au moment où je veux sortir : pas moyen, la porte est fermée à clé ! Et où est la clé ? Pas là ! Chouette ! Je suis enfermée à la maison ! Et bien entendu, pas moyen d’appeler Jean-Luc : la veille, Vincent lui a donné un nouveau portable avec un nouveau numéro, parce que François partait en livraisons, et qu’il avait besoin du téléphone, et que Vincent aussi partait en livraisons, et qu’il avait donc lui aussi besoin du téléphone, et que jusqu’à présent, ils avaient réussi à se débrouiller avec seulement deux téléphones pour trois, mais que là, un troisième était devenu indispensable. Sauf qu’il avait oublié de nous donner… le numéro ! Impossible de joindre Jean-Luc.

J’appelle donc Vincent, puisque François (le père), est injoignable sur l’ancien numéro de Jean-Luc (le téléphone que j’avais la veille à Paris !). Et là, il me dit qu’il n’est pas du tout à Sélestat, qu’il ne peut pas m’aider, qu’il n’a pas le numéro de Jean-Luc sur lui, et que je n’ai qu’à passer par la fenêtre !

 

Après avoir vérifié, je me rends compte que, pour bête que ce soit, c’est néanmoins la seule chose possible. Je prends donc mon courage à deux mains, et j’ouvre la fenêtre. Premier problème : atteindre le balai qui se trouve debout, à droite de la table de jardin qui se trouve sous la fenêtre. Après quelques contorsions, j’arrive à attraper le balai, et je peux alors soulever un côté de la table pour enlever l’eau qui stagne dessus (vous savez, il a neigé en début de semaine, et l’eau qui stagne, ce sont les restes !). Je remets mes chaussons, parce qu’il est hors de question que je descende en chaussettes, et commence à tenter une sortie. Et que faire si la clé n’est pas dans la poche de ma veste ? Comment rentrer ? Comment fermer la fenêtre ? Comment appeler l’institut pour dire à Frédérique que je ne peux pas venir ? On verra après. Pour l’heure, j’ai réussi à sortir, à escalader le mur, à descendre sur la table en plastique qui miracle, ne s’est pas cassée (je suis donc moins lourde que je ne le pensais ???), à descendre de la table, et hop, sans perdre mes chaussons, à ouvrir la porte extérieure provisoire (celle qui ne ferme pas), à ouvrir la penderie dans le vestibule, et ô miracle, mes clés sont dans ma poche : J’ouvre la porte d’entrée, retourne dans la cuisine pour fermer la fenêtre, récupère mon sac, vite, ma veste, mes chaussures, et c’est parti. Je n’aurai pas le temps pour le service de l’éducation, mais la pharmacie, ça devrait être possible !

 

Et bien non. Parce que je croise Claire-Marie. Et on commence à papoter. Et au bout de quelques minutes, je me rends compte que si je n’active pas, ce n’est pas la peine d’y aller ! Je vais être en retard !!!

9h45 pétantes : me voici à Soleil Beauté, l’institut de beauté où j’effectue mon stage pour préparer le CAP. La journée a commencé il y a moins de 3 heures, et j’ai déjà l’impression d’y être depuis une éternité…

Heureusement, le stage se passe bien. Le premier soin n’est qu’à 10 heures, ce qui me laisse le temps de me poser, et le deuxième à midi, ce sera fini vers 13h30, reprise à 15 heures.

Pendant la pause, je découvre trois messages sur le répondeur : l’un de Jean-Luc, inquiet à propos de cette histoire de clés, à 9h30 (je devais être partie depuis moins de 3 minutes…), le deuxième vers 10h45, le médecin pour me dire que le certificat est prêt, ainsi que l’ordonnance, que Jean-Luc a oubliée la veille au cabinet médical, et le troisième de Jean-Luc, à 13h36, étonné que je ne sois pas encore rentrée (mais mon chéri, il me faut au bas mot 10 minutes à pieds, minimum, pour rentrer, et je finissais à 13 heures 30, mais j’en ai profité pour aller d’abord au service de l’éducation qui ouvre à 13h30, inscrire d’une part Noémi au CP, et d’autre part les deux grands au centre de loisirs pendant la première semaine des vacances de printemps, puisque je dois faire un stage…, et puis ensuite, je suis passée à la pharmacie pour les médicaments de Nath, et donc, je suis rentrée vers 14h15, j’ai donc maxi ½ heure pour manger, heureusement qu’il y a encore des choses à réchauffer pour midi, ça devrait suffire).

 

Je rappelle néanmoins Jean-Luc, histoire de le prévenir pour le certificat, parce que Noémi rentre ce soir de classe verte, et que je ne pourrai pas être partout, alors tant qu’à faire, s’il peut passer chez le médecin avant de rentrer à 17h30, ce serait bien…

 

18 heures, je suis de retour à la maison. Et là, bien sûr, je me dis que je suis à la bourre, puisque l’heure de retour de Noémi, c’est… 18 heures ! Eh ben non ! Pour une fois, je suis contente du retard : 18h15, ça suffit ! Chouette ! Un pipi, et c’est reparti pour un tour, direction l’école, cette fois. Allez, en voiture, Simone !

18h30 : tout le monde est enfin réuni, et Noémi nous raconte les péripéties de la classe verte transformée par la météo en classe de neige depuis mardi (50 cm en hauteur, fallait pas les rater !)

 

20h : les trois zouaves sont au lit, on va peut-être pouvoir passer une soirée en amoureux ?

(la suite au prochain épisode).


 

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