J'ai pas mal de retard. Oui. Une fois de plus. Louise-Marie a eu 10, puis 11 mois. Hem.
Donc je vais essayer de rattraper un tout petit peu le retard des deux derniers mois, puisque c'est le 14 mars que j'ai publié ici le dernier billet donnant des nouvelles de la famille.
Début avril, Louise-Marie a donc eu 10 mois. Et le 9 avril, un mercredi matin, Louise-Marie nous a quelque peu étonnés, Nathanaël et moi, durant notre partie d'échecs.
Ce jour-là, elle a tout simplement décidé de rester assise environ 28 secondes d'affilée ! Mais aussi de s'armer pour apprendre à se battre dans la vie. Et pour ce faire, elle a largement squatté le couteau (en plastique !) de Nathanaël...
Du côté des travaux (il faut bien commencer par un bout !), Jean-Luc a terminé (enfin presque !) le couloir du premier étage, qui mène à notre chambre. Il reste un petit bout à faire, côté façade, mais ça avance tranquillement. Dernières étapes en date : pose de l'engrain, peinture.
Dans la foulée, entre deux livraisons, il a terminé le plâtre dans la cuisine (il fallait bien lisser les murs avant d'y poser la tapisserie !). Et comme il est allergique au plâtre, il a immédiatement après posé, là encore, de l'engrain. L'avantage de ce truc, c'est que c'est un papier à poser sur le mur et à peindre ensuite dans la couleur que l'on veut. Et indéfiniment. Le papier, une fois posé, reste sur le mur et pour "rafraîchir", il suffit de passer un coup de peinture, éventuellement dans une autre couleur que précédemment. Du coup, c'est comme de tapisser une pièce au début, mais c'est plus simple d'entretien qu'une tapisserie classique par la suite. Et vue la surface des murs de la maison, il vaut mieux se simplifier la tâche !
Et puis, à peu près en même temps, l'électricien est venu pour préparer notre future chambre ! Oui, ça y est ! On commence l'aménagement de la dernière pièce encore totalement inhabitée. Et il en a profité pour mettre en place la cloison qui sépare notre future chambre de notre future salle de bains (notre future suite parentale, donc). Du coup, Jean-Luc s'est remis au plâtre avec les restes qui lui restaient de la cuisine :
Et encore quelques mots à propos de la salle de bains : elle était hideuse ! Du coup, au début de l'année, Jean-Luc a décidé de la refaire (ou plutôt de l'isoler et donc de poser de la fibre de verre sur les murs après avoir posé l'isolant). Voici le résultat (ne soyez pas trop exigeants : ceci n'est que provisoire : la salle de bains déménagera bien un jour ou l'autre. Elle est bien trop petite pour accueillir trois futurs ados, une lingerie et un bébé...) :
Du côté familial, nous avons eu des tas d'aventures ! Fin mars, tout d'abord, j'ai pris le train avec Louise-Marie, pour aller voir mes parents à Quimper pendant une petite semaine. Le voyage fut quelque peu épique, Louise-Marie refusant de dormir. Imaginez-moi avec un gros sac à dos sur le dos, un porte-bébé sur le ventre (avec un bébé dedans, sinon c'est un vrai non-sens, cela va de soi), un sac à langer suspendu à l'épaule droite et mon sac à main suspendu à l'épaule gauche (et "lycée de Versailles" en fonction de l'état de fatigue, des courbatures, de la place, etc.). La première partie du trajet (Sélestat-Strasbourg, puis Strasbourg-Paris Est) s'est plutôt bien passée. Là où ça a commencé à devenir un peu sportif, c'est dans le métro. Encore que les gens ont été particulièrement attentionnés (il suffit d'un ou deux pour rendre le voyage plus simple et plus sympathique surtout !). Un homme a gentiment pris sa fille sur ses genoux pour que je puisse m'asseoir, par exemple. Une jeune femme a signalé à une autre qu'elle devait faire attention à Louise-Marie, son sac étant très proche de la tête de ma petite puce et moi-même étant trop occupée à m'accrocher pour ne pas perdre l'équilibre pour pouvoir attirer son attention sur ce bébé derrière elle...
Arrivées à la gare Montparnasse, le plus long a été... de remonter les quelques vingt voitures du TGV pour trouver la nôtre et nous installer à notre place.
Au retour, la galère a été la même... en pire ! Parce que contrairement à l'aller, Louise-Marie a carrément refusé que je reste assise, sous peine de hurlements dans tout le wagon !
Bref, côté voyages, il paraît qu'ils forment la jeunesse. La jeunesse en question n'a rien de formé du tout, et surtout pas la zénitude. Mais je vais lui laisser un peu de temps, il paraît qu'elle n'a pas encore un an !
À Quimper, j'ai profité des quelques jours pour passer un peu de temps avec mes parents; bien sûr, mais aussi pour revoir des amies que je n'avais plus vues depuis de longues années. Et ça m'a fait beaucoup de bien !
Après cet épique voyage, la "routine" a repris sa place, ou presque. Nous avons alterné les gastros, les chutes, les bobos divers et variés chez à peu près tout le monde, pour arriver quelque peu hors service aux vacances de Pâques. Qui, bien sûr, ont fait du bien à tout le monde ! En Alsace, le Vendredi Saint est férié (eh oui, je sais, c'est parfaitement injuste, mais c'est un héritage protestant de l'alternance des périodes françaises et allemandes, une sorte de survivance de règles anciennes qui n'ont pas toutes été abolies quand la région est redevenue française, définitivement cette fois. On appelle ça le "Concordat", et c'est plutôt sympa, même s'il y a des aspects qui le sont un peu moins). Donc les enfants étaient en vacances le 17 avril au soir. Nous sommes donc partis très tôt le lendemain (un peu avant 6 heures du matin, un véritable exploit quand on nous connaît !) et sommes finalement arrivés pile 12 heures plus tard, ce même vendredi 18 avril, juste une heure avant la messe. Pour tous, cette semaine de vacances pascales a été un temps où nous avons pu nous reposer, nous promener, où les enfants ont pu voir leurs grands-parents, oncle, tantes, cousines... Nous en avons bien profité !
Nous sommes rentrés en deux jours, avec une halte à mi-chemin en région parisienne, chez le filleul de Jean-Luc (qui a l'âge de Nathanaël). L'occasion pour les enfants de retrouver Cécile, Vincent et Claire, leurs amis du même âge que chacun d'eux pour la désormais traditionnelle halte sur le trajet des vacances (ou, comme cette fois-ci, du retour de vacances).
Le 27 avril avait lieu la profession de foi de Thomas, le neveu de Jean-Luc, à Scherwiller. Nous nous y sommes donc tous rendus, avant d'aller prendre l'apéritif à Kintzheim et le repas à Ehnnwihr. La journée a été quelque peu fatigante, mais là encore, les enfants étaient heureux de retrouver leurs cousins, côté Platz cette fois.
La deuxième semaine de vacances a été plus calme, en tout cas pour nous... Jean-Luc, lui, est reparti vaillamment sur les routes (Rennes, Dinan, Dinard, Tours, Orléans, Bourges, Le Mans et Paris) pour trois jours de livraisons qui l'ont vu revenir épuisé. Et le 5 mai, les enfants sont repartis à l'école pour la dernière ligne droite avant la fin de l'année scolaire ! Courage, les zouaves ! On tient le bon bout !
Les vacances, en tout cas la seconde semaine, ont aussi été l'occasion pour eux d'inviter les copines et copains à la maison. En l'absence de télévision, ils ont laissé libre cours à leur créativité et se sont lancés dans la production de films ! Tout y est, costumes, dialogues, scénario... La preuve en images !
(Note de la rédactrice : l'importation de cette vidéo est un vrai casse-tête. Va falloir que je la mette dans un nouveau billet. De toute façon, côté dialogues... comment dire... C'était "bof", quoi.)
Et puis, dans tout ça, Louise-Marie a grandi. Elle a décidé, durant la seconde semaine de vacances, qu'il était peut-être temps pour elle de s'asseoir ! Elle observe donc le monde sous un nouvel angle et est de plus en plus dynamique (en fait, elle l'était déjà, mais ça se voyait moins parce qu'elle avait un peu un comportement de larve, allongée sur le dos en permanence). Là, elle adopte la position du Bouddha et je dois dire que, pour l'instant, elle semble s'y trouver plutôt bien !

